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Full text of "Revue de l'Orient chrétien"

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MAY  22  1956  ' 


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Revue   de   l'Orient   chr   etien 


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REVUE 


DE 


L'ORIENT  CHRÉTIEN 


DIRIGEE 


Par   R.    GRAFFIN 


TROISIEIHE     SÉRIE 
Tome  III    XXIII I 


QS""  volume.  —  1922-1923 


LES  MOMIOLS  ET  LA  PAPAL'Tl': 


DilCUMEXTS  NOrVEALX  KDITES,  TRADLITS  KT  COMMENTES  PAR 
M.  PALI.  PEI.LIOT,  AVEC  LA  COLLABORATION  DE  MM.  ItORCHr.ZIo, 
MASSÉ    ET    TISSERAXT. 

INTRODUCTION 

En  1-2-21,  les  Mongols  envoyés  par  Gengis-khan  avaient  lait 
leur  apparition  au  Caucase;  deu.x  ans  plus  tard,  ils  infligeaient 
aux  princes  slaves  la  grande  défaite  de  la  KalUa.  La  mort  de 
Gengis-klian  en  1-2-27  donna  quelque  répil  au  monde  chrétien. 
Mais,  en  1-241,  les  cavaliers  mongols  s'avançaient  jusqu'en  Silé- 
sie  et  en  Hongrie.  Il  fallut  une  nouvelle  mort,  celle  du  grand 
khan  Ogodâi,  pour  faire  tourner  bride  aux  envahisseurs.  L'Occi- 
dent se  reprit  à  espérer,  et  cherclia  à  se  prémunir  contre  de 
nouveaux  dangers.  Avant  tout,  on  souhaitait  de  savoir  à  quoi 
s'en  tenir  sur  ces  nomades  mystérieux  brusquement  surgis  des 
steppes  de  l'Asie  la  plus  lointaine.  Le  bruit  courait  d'ail- 
leurs d'un  potental  chrétien  qui  habitait,  disait-on,  en  ces 
régions.  Et  c'est  ainsi  qu'au  printemps  de  121.),  juste  avant  le 
concile  de  Lyon  qui  allait  déposer  Frédéric  II,  et  après  s'être 
l'onsulté  avec  les  Franciscains  et  les  Dominicains,  Innocent  IV 
dépêcha  vers  les  Mongols  de  la  Russie  méridionale  la  mission 
franciscaine  de  Jean  du  Plan  Carpin;  une  mission  dominicaine, 
celle  d'Ascelin  de  Lombardie,  sur  laquelle  les  données  chrono- 
logiques sont  moins  précises  et  surtout  moins  étudiées,  entre- 
prit de  se  rendre  auprès  du  général  qui  gouvernait  pour  les 
Mongols  dans  le  nord-ouest  de  la  Perse.  Plan  Carpin  comme 
Ascelin  demandaient  au  grand  khan  de  se  faire  chrétien; 
ils  furent  éconduits.  Quelques  années  plus  tard,  saint  Louis 
n'eut  pas  un  meilleur  succès  avec  Guillaume  de  Rubrouck.  Mais, 

[1] 


4  REVUE    DE    L  ORIENT    CHRETIEN. 

dès  ce  moment,  on  voit  poindre  un  projet  d'accord  et  même 
d'alliance  entre  les  chrétiens  d'Occident  et  les  Mongols.  C'est 
qu'ils  ont  un  ennemi  commun,  l'islam,  repivsenti'  surtout  à 
cette  époque  par  les  sullans  mamlouks  d'Ég-ypte  qui  dominent 
la  Syrie.  Les  ambassades  se  multiplient,  les  promesses  s'échan- 
gent. Mais  on  est  trop  loin  à  tous  points  de  vue  ;  chaque  lois, 
l'un  ou  l'autre  des  alliés  manque  au  rendez-vous.  Enfin,  au 
début  du  XIV'"  siècle,  la  conversion  décisive  des  princes  mongols 
de  Perse  ;'i  l'islam  ruine  à  l'avance  tout  nouveau  projet  de  coopé- 
ration militairi'  contre  les  Mamlouks.  Ces  missions  en  appa- 
rence stériles  et  ces  tentatives  avortées  n'en  constituent  pas 
moins  un  des  épisodes  les  plus  curieu.x  dans  l'histoire  des  reia- 
tionsanciennes  entre  lahauleAsieetl'Occident.Ellesont  été  sou- 
vent étudiées,  au  xviiT  siècle  par  Mosheim,  au  xix'^  par  Abel  Rému- 
sat,  d'Oiisson,  d'Avezac,  Yule,  plus  récemment  par  Rockhill, 
M.  Cordier,  M.  Beazley,  .M.  Chabot,  M.  G.  PuUé,  M.  Malein,  hier 
encore  par  MM.  Moule  et  Golubovich,  et  aussi  par  moi-même. 
11  s'en  faut  cependant  qu'elles  n'aient  plu.s  rien  à  nous  livrer. 
Des  recherrhes  récentes  ont  fait  retrouver  dans  les  archives 
du  Vatican  des  documents  aussi  sensationnels  que  l'original 
persan  de  la  réponse  du  grand  khan  Giiyiik  à  Innocent  IV, 
rapportée  par  Plan  Carpin,  et  plusieurs  lettres  en  mongol  des 
Mongols  de  Perse.  Par  l'aimable  entremise  de  W  Tisserant, 
M^'''G.  Mercati,  préfet  de  la  Vaticane,  m'a  vivement  engagé  à 
publier  dans  la  Ileviie  de  FOi  ieiit  rlirétieii  toute  la  série  de 
ces  monuments,  ainsi  que  ipielques  études  qui  traitent  de 
sujets  connexes.  Le  présent  travail  se  divise  par  suite  en  plu- 
sieurs chapitres,  qui  sont  consacrés  aux  sujets  suivants  : 

r  La  réponse  en  persan  de  Giiyiik  à  Innocent  IV,  avec  le 
cachet  mongol  de  Guyiik  (déliut  de  novembre  12 IG);  le  premier 
déchiffrement  du  texte  persan  est  dû  à  M.  Massé; 

•2"  Le  nestorien  Siméon  Rabban-ata,  André  de  Longjumeau  et 
Ascelin  ; 

3°  Une  lettre  latine  d'Abagha  au  pape,  datée  de  I2GS  ;  publiée 
par  M"'  Tisserant  ; 

-P  Un  document  latin  émanant  des  envoyés  d'Abagha  au  con- 
cile de  Lyon  de  1274;  découvert  et  communiqué  par  M.  l'abbé 
Borghezio; 

[2] 


LES    MONGOLS    ET    I.A    PAP.VITE.  0 

5"  Une  lettre  mongole  d'Arghun,  datée  de  1-290; 

G"  Un  saufconduil  mongol  émanant  d'Argliun,  daté  de  12!»l  ; 

7°  Une  lettiv  mongole  de  Gliazan,  datée  de  I3(i-2: 

8"  et  9"  Deux  lettres  arabesdii  patriarche  nestorien  Màr  Yalili- 
alalià  III,  datées  ilr  i:>(i-2  et  1:>01,  publiées  et  traduites  par 
.M«'  Tisserant;  traduction  du  cachet  ouigour  par  moi-même; 

Kt°  <v>uelq;ies  précisions  nouvelles  sur  les  rapports  de  la 
papauté  et  des  .Mongols  de  Chine  dans  la  première  moitié  du 
XIV*  sièile  (I). 

Ces  chapitres  seront  loin  d'épuiser  les  renseignements  nou- 
veaux que  j"ai  groupés  et  qui  font  mieux  connaître  la  situation 
du  rhristianisme  en  Asie  Centrale  et  en  Extrême-Orient  au 
xiii"  et  au  \i\'  siècles.  Mais  la  plupart  des  autres  documents  dont 
je  dispose  coni-ernent  les  seuls  nestoriens,  et  sont  en  langue 
chinoise  (2).  .I"en  rései've  l'étude  détaillée  pour  une  autre  publi- 
cation, que  l'abondance  seule  des  matériaux  risque  de  relarder 
encore  assez  longtemps. 

P.  Pelliot. 


(1)  J'ai  annoncé  à  l'.Vcadémie  dos  Inscriptions  et  Bellos-Lcttres  la  découverte 
lies  documents  du  Vatican  dans  les  séances  des  20  janvier,  17  février  et  7  juillet 
VJii;  j'ai  parlé  en  outre  de  Rabban-ata  dans  la  séance  du  4  août  l!>2-2  (cf.  les 
Com/iles  rewtu.t  de  l'Ar.  des  Inscr.  et  B.-L.,  1922.  pages  11,  52-53,  231-235,  268- 
2(J0l.  Enlin  j"ai  lu  à  la  séance  des  cinq  Académies  du  25  octobre  1922  un  e.xposé 
as.sez  liref,  Miiur/dU  el  l'apea  au-r  XIIl'  cl  X/V  siècles,  qui  a  été  publié  depuis 
lors  par  l'Institut  avec  les  autres  mémoires  lus  à  cette  séance. 

(2)  On  trouvera  un  aperçu  très  sommaire  de  ces  documents  dans  un  article 
Chréliens  d'Asie  Centrale  et  d'Eilrémc-Orient,  piihVic  par  le  T'ouny  Pao  en  1914 
(pages  623-611);  bien  d'autres  sources  me  sont  devenues  accessibles  depuis 
cette  date. 


[3] 


CHAPITRE  PREMIER 

LA    LETTRE    UU    riRAND    K1L\N    GUVi'lK    A    INNOCENT    IV    (1216). 

Le  Franciscain  Jean  du  Pian  Carpin  quitta  Lyon  le  16  avril 
1215,  quand  s'appivtait  le  concile  qui  s'ouvrit  dans  cette  même 
ville  le  28  juin  (1).  11  était  muni  d'une  lettre  en  date  du  5  ou  plus 
proltablement  du  1  :!  mars,  adressée  «  au  roi  et  au  peuple  des  Tar- 
tares  »  (2 >  Innocent  IV  y  reprochait  aux  Mongols  leurs  destruc- 
tions et  leurs  massacres  et  les  exhortait  à  résipiscence  en  des 
termes  qui  ne  leur  pouvaient  pas  agréer;  toutefois  le  pontife 
s'efforçait  visiblement  à  la  modération  et  souhaitait  une  expli- 
cation et  un  accord.  Dans  cette  lettre,  de  caractère  presque 
entièrement  politique,  il  n'est  pas  demandé  au  grand  khan  de 
se  convertir  à  la  foi  chrétienne.  Mais,  en  même  temps  que 
cette  lettre  «  Cum  non  solum  »  confiée  à  .Jean  du  Pian  Carpin, 
ou  plutôt  huit  jours  avant,  si  cette  lettre  est  bien  du  13  mars, 
Innocent  IV  en  écrivait  le  5  mars  une  autre,  «  Dei  patris  im- 
mensa  »,  adresséeelle  aussi  «  au  roiet  au  peuple  des  Tartares  », 
et    qui   devait   être    portée   par  le  Franciscain    Laurent    de 

(1)  Cf.  crA\e7.ac,  Relation  des  Mongols  on  Tarlarcs  par  le  frère  Jean  du  Plan 
de  Carpin,  dans  Reeiieil  ilr  voi/ages  et  de  mémoires  publié  par  la  Société  de  lléo- 
r/raphie,  t.  IV  [1839],  p.  4(34  (le  travail  de  d'Avezac,  qui  n"a  pas  encore  été  rem- 
placé, occupe  les  pages  399-TTO  do  ce  t.  IV;  il  sera  cité  par  la  suite  sous  la  seule 
mention  de  d'Avezac,  telle  iiago).  D'Avezac  se  trompe  en  plaçant  au  20  juin  la 
première  session  du  concile  de  Lyon,  do  même  que  Rockhill  {The  Jouincy  uf 
Friar  William  of  Huhruck,  [).  xxn)  en  la  mettant  au  26;  les  indications  de  Jlas 
Latrie,  Trésor  de  chronologie,  col.  1301,  et  de  Potthast,  Regesta,  II,  ]i.  'Mi,  ne 
laissent  pas  de  doute  sur  la  date  du  28. 

(2)  Wadding  {Ann.  Min.,  a,a.  1215,  n°  4),  Sliaralea  (iîiiW.  franc,  I,  :Kîi,  Eubol 
(Epitome,  n"  361),  Potthast  {Regesta,  II,  n"  11072)  datent  la  lettre  3  non.  martii, 
c'est-à-dire  du  5  mars;  mais  les  registres  du  Vatican  ont  3  idus  martii,  autrement 
dit  le  13  mars,  et  c'est  cette  dernière  date  que  donnent  Theiner,  ]'el.  Monuni. 
Ilungariae,  I,  p.  195,  E.  Berger,  Rcg.  d'Inn.  IV,  n°  1365  (le  P.  Golubovich, 
Biblioteca  bio-bibtiogr.  d.  Terra  Sanin,  II  ;1913],  322,  n.  2,  écrit  par  lapsus 
n°  1364),  et  K.  Rodenberg,  Ep.  saec.  XIII  sel.,  n°  105  (dans  Mon.  tierm.  Hist., 
Berlin,  1887,  in-4",  t.  II,  p.  74-75).  La  date  du  9  mars  donnée  par  Rockhill 
(Rubruck,  p.  .xxn)  ne  repose  sur  rien. 

['1] 


LES    MONT.Ol.S    HT    I.A    i'APAUTÉ.  ' 

l'orlugal;  dans  cell.--ci,  il  n'est  question  que  de  religion,  ei  il 
s'a-il  d'amener  le  destinataire  à  se  faire  baptiser. 

Cette  lettre  remise  à  Laurent  .le  Portugal  pose  un  problème 
nui  n-est  pas  encore  résolu:  il  serait  trop  long  et  entraînerait 
t,-op  loinden  exposer  et  d'.-n  peser  iei  tous  les  éléments.  Le 
1>  Golubovicli  (IL  319-3^1)  a  le  premier  tenté  de  trouver  une 
solution  en  s'appuyant  sur  la  grande  majorité  des  documents 
accessil.les.   D'après  lui,   Laurent  de  Portugal,  porteur  dune 
lettre  adressée  simplement  «  au  roi  et  au  peuple  des  Tartares  », 
aurait  été  envoyé  vers  un  prince  tartare  quelconque  du  Caucase 
ou  de  la  Perse,  tandis  que  la  lettre  remise  à  Jean  du  Plan  Car- 
pin,  adressée  «  au  qrand  roi  et  au  peuple  des  Tartares  »,  aurait 
été  destinée  au  gran.i  khan  de  Karakorum  en  personne    Je 
crains  que  retle   argumentation  ne  soit  pas  Lien  solide  (1,. 
D'abord  la  ditlTTenee  dans   l'intitulé  des  deux  lettres  ne  rne 
parait   |.as  autrement  garantie  :  le  BaUarUnn    A&  Sbaralea 
préfixe  magno  à  régi  dans  les  deux  cas,  et  VEpitomeA  Eubel, 
qui  est  d'accord  avec  Sbaralea  pour  la  lettre  remise  a  Plan  Car- 
pin,  donne  aussi  le  mmjno,  entre  crochets  il  est  vrai,  dans  1  in- 
titulé .le  la  lettre  remise  à  Laurent  de  Portugal;  mais  m  Wad- 
dino-    ni  Theiner,  ni  Potthast,  ni  Rodenberg  (n-  1U2  et  lOo) 
n'ont  «  nmfjno  »  dans  aucun  des  deux  intitulés;  M.  E.  Berger 
n'en  t-arle  pas;  les  registres  du  Vatican  ne  l'ont  pas  (2).  La 
dillérence  existât-elle  quelque  part  qu'elle  ne  me   paraîtrait 
pas  entraîner  les  conséquences  qu'en  tire  le  P.  Golubovich  (3). 

,1 ,  Le  P  «iolubovich.  dont  les  travaux  sont  si  précieux  du  point  de  vue  de  la 
docu.^o„,;tion  f.anciscaino,  nost  pas  aussi  sùren  matiè.-e  d  h>stou-o  et  d. 
'eoTaphi.  orientales;  à  la  p.  318,  Pla.t  Carpin  arrive  de  Pologne  eti  Hussu,Me 
?ait  en  Volhvnie),  et  non  .  à  Moscou  ■•,  avant  de  passer  par  K.ev;  a  la  p.  319,  e 
chef  monc-ol"  de  la  Por.e  du  nord-ouest  s'appelait  Baicu-noyan,  et  non  -  Ba.du 
Kan  .-  àla  p.  320.  Ociidai  est  mort  en  1211,  et  non  en  U\b,  etc. 
l\an  .,  a  la  1).  o-v.  ro^islres  du   Vatican,  au 

(2)  .J'ajouterai  que    Iheincr,  1,  194,  Usait  aan^  as  n„iMn^.  u 
début  de  la  lettre  remise  à  Laurent  de  Portugal, />e.  patri.  wuversa   elnon 
TiJrl  i.n.ensa  comme  on  l'a  fait  avant  et  ap.-és  lui  sans  "-uter  sa   ec  ur. 

(3)A  vrai  dire,  je  ne  vois  pas  bien  d'où  ce  niagno  a  pu  sortir  Sbaialea  le 
donne  dans  l'intilulé  des  deux  lettres  iBuUar.,  I,  353-354 ,  mais  lui-,nem  ne 
di,  connaître  les  deux  lettres  que  par  les  archives  du  X  atican  ,en  ^u 
liegi^.resi  .t  par  Wadding,  qui  n'ont  pas  maf,no.  Si  Eubel  l'a  conserve  dan. 
lintitulé  de  la  lettre  f»m  non  sulwn,  c'est  sans  doute  qu'il  a  copie  la  purement 
e  i  nplement  Sbaralea.  Mais  s'étant  aperçu  pour  la  lettre  r>ei  pa^^^^ 
que  les  sources  navaient  pas  magno,  il  l'y  aura  néanmoins  laisse  entre c. ochets 

[51 


e  REVUE    DE    L  ORIENT   CHRETIEN'. 

Quand  Innocent  IV,  qui  ne  sait  encore  rien  de  précis  sur 
rorganisalion  des  Mongols,  envoie  une  lettre  à  leur  «  roi  »  et 
à  leur  «  peuple  »,  cette  lettre,  avec  ou  sans  «  tiiagno  »,  est 
destinée  à  qui  on  pourra  la  remettre,  le  plus  haut  possible, 
et  au  grand  klian  lui-même  si  les  circonstances  font  arriver 
jusqu'à  lui  (I).  Plus  admissible  serait  cette  autre  idée  du 
P.  Golubovich  que  Laurent  de  Portugal  a  pu  être  envoyé  vers 
les  Mongols  de  l'Arménie  et  de  la  Perse,  tandis  que  Plan  Carpin 
se  rendait  vers  ceux  de  la  Volga.  Mais  ce  n'en  est  pas  moins 
une  hj'pothèse  gratuite,  puisque  nous  ne  savons  rien  de  la 
route  prise  par  Laurent  de  Portugal,  si  tant  est  qu'il  se  soit  mis 
en  route.  Par  ailleurs  cette  divergence  dans  la  route  éventuelle 
de  deux  missions  envoyées,  somme  toute,  aux  mêmes  gens,  ne 
rend  aucunement  compte  de  la  différence  fondamentale  entre  les 
deux  lettres  pratiquement  de  même  date  qui  leur  sont  confiées, 
et  dont  l'une  est  toute  religieuse,  l'autre  presque  exclusivement 
politique  (2).  Mon  impression  —  sans  plus  —  est  assez  éloi- 
gnée de  celle  du  P.  Golubovich.  Il  me  semble  vraisemblable 
que  Laurent  de  Portugal  ait  bien  reçu  mission,  comme  le 
veut  la  letlre  du  3  mars  1-24.5,  de  se  rendre  chez  les  Mongols. 
Mais  quelques  jours  plus  tard  on  aurait  renoncé  à  faire  appel 
à  lui;  Plan  Carpin  fut  désigné,  à  qui  on  confia  la  lettre  «  Cum 
non  solum  »  du  13  mars.  Pourquoi  cette  rédaction  nouvelle  si 
différente?  Il  est  aujourd'hui  difficile  de  le  dire.  Peut-être  Plan 
Carpin,  plus  que  cinquantenaire  et  vraisemblablement  de  beau- 
cnup  Fainé  de  Laurent  de  Portugal,  estima-t-il  peu  opportun 
d'aller  entretenir  les  Mongols  de  dogme  et  uniquement  de 
dogme  quand  la  vie  même  de  tous  les  peuples  chrétiens  était 
en  si  gravepéril.  Je  n'y  insisterais  pas,  si  la  réponse  de  Giiyiik  ne 
supposait,  dans  le  message  qu'il  reçut  d'Innocent  IV,  une  invi- 

par  fidclilé  pour  Sbaralea  et,  par  analogie  avec  le  litre  qu'il  avait  garde  par 
niégarde  dans  le  numéro  précédent. 

(1)  Quand  Plan  Carpin  rencontre  les  preniiei's  Mongols  sur  sa  route  et  qu'ils 
l'interrogent,  il  leur  dit  être  envoyé  ••  tani  ad  regem  quam  ad  principes  et 
Tartaros  ouines  »  (d'Avezac,  p.  739);  il  ne  distingue  pas  entre  un  «  grand  roi  » 
et  un  ou  des  princes  subalternes  qui  seraient  «  rois  »  tout  court. 

(2)  Les  deu.x  lettres  ont  toutefois  un  passage  commun  sur  la  protection 
demandée  pour  les  envoyés  pontificaux  et  les  raisons  qui  les  ont  fait  choisir. 
tJne  partie  de  ce  passage  se  retrouve,  un  peu  modifiée,  dans  la  lettre  Cumsimus 
super  des  21  et  25  mars  1245  dont  il  va  être  question  un  peu  plus  loin. 

[6] 


LES    MoNOnLS    KT    LA    PAP.VITK.  9 

tation  à  se  faire  baptiser  i|ue  la  lettre  liu  13  mars  ne  contient 
pas.  Uaiilre  part,  quanti  i'iau  t'arpin  arrive  au  contact  des  pi'e- 
miers  .Mongols  dans  la  Riissir  nu'ridionale,  il  leur  e.xplique 
quelle  est  sa  mission  (dWvezac,  p.  739);  c'est  le  seul  [tassago 
où  Plan  Carpiii  donne  des  indications  sur  le  contenu  de  la  lettre 
ponlilicale  au  nà  et  au  peuple  tartare;  et  en  première  liune, 
d'après  Plan  Carpin,  «  monebat  eos  tam  per  nos  quam  per  lit- 
teras  suas  Dominus  i'apa.  quod  Cliristiani  efficm-entur  et  fidem 
recipereut  Domini  Nustri  Jesu  Christi,  quia  aliter  salvari  non 
possent  ».  Et  seulement  ensuite  vient  un  résume  de  ce  que 
nous  trouvons  etïective;nent  dans  la  lettre  «  Ciim  non  solum  » 
du  i:î  mars  P21.">.  Ce  premier  paragraphe  est-il  un  simple  com- 
nn'ntaire  oral  ajouté  par  Plan  Carpin?  C'est  possible,  mais  on 
ne  voit  pas  qu'il  en  ail  pu  être  de  même  lors  des  traduc- 
tions assez  minutieuses  qui  furent  faites  pour  Giiyuk.  Peut-être 
n"est-il  pas  exclu  que  Plan  Carpin,  en  dehors  de  la  lettre  du 
13  mars  spécialement  rédigée  à  son  intention,  ait  emporté 
aussi,  en  cas  de  besoin,  une  expédition  de  la  lettre  du  .">  mars 
établie  d'abord  pour  Laurent  de  Portugal,  et  où  le  nom  de  Lau- 
rent de  Portugal  aurait  été  simplement  remplacé  par  le  sien  (1). 
Parti  de  Lyon  le  16  avril  121."),  Plan  Carpin  mit  près  de  dix 

(Il  Plan  Carpin  devait  emporter  d'ailleurs  d'auties  lettres  pontificales  que 
relies  destinées  aux  Mongols.  Lui-même  nous  dit,  au  déljut  do  son  ouvi-age 
(d'Avezac.  p.  6*Mi,  qu'il  «'tait  envoyé  par  le  .Souverain  l'ontile  ■  ad  Tartaros  et 
ad  uatioues  alias  Orienlis  •■  et  que  c'est  à  raison  du  danger  de  la  clirétiimté 
qu'il  a  résolu  de  se  rendre  chez  les  .Mongols  (»  Tartares  -i  en  premier  lieu;  il 
devait  avoii'  eu  des  lettres  pour  ces  ■  autres  nations  de  l'Orient  -.  Nous  pou- 
vons même,  je  crois,  dire  quelles  étaient  ces  lettres.  Quand  sa  route  vers  les 
.Mongols  fait  passer  Plan  Carpin  par  la  Volhynie,  le  duc  Vasilko  rassemble 
les  évêquos.  et  Plan  Carpin  leur  lit  ■  litteras  Domini  Papae  in  quibus  monebat 
eos  quod  deberent  redire  ad  Ecclesiae  unitatem  sanctae  matris  "  ;  c'est  donc 
que  Plan  Carpin  avait  apporté  ces  lettres  avec  lui.  Il  n'est  pas  impossible 
que  Plan  Carpin  ait  eu  d'abord  l'idée  de  passer  par  l'Orient  méditerranéen,  et 
qu'à  ce  premier  projet  et  à  son  changement  se  rapportent  certaines  des  données 
rapportées  par  Golubovich,  11,  316  et  317.  En  ce  cas,  les  lettres  au  nom  des 
évéques  russes  n'auraient  été  écrites  qu'après  que  Plan  Carpin  eut  décidé  de 
passeï'  par  la  Bohème  et  les  autres  pays  slaves.  Mais  ces  lettres  ne  devaient 
être  que  des  expéditions  nouvelles  de  la  lettre  Cum  simiis  shii'T  adressée  le 
"•'1  mars  li-15  au  roi  Coloman  et  le  "25  mars  aux  chefs  de  toutes  les  églises  chr'-- 
tiennes  dissidentes  de  l'Orient  iPolthast,  n"  UGutJ,  11013;  Golubovich.  Il,  p.  31iii. 
Innocent  IV  spécifie  que  les  porteurs  de  cette  lettre  sont  des  Franciscains,  et 
demande  aux  destinataires  d'aider  ces  envoyés  à  passer  chez  les  Mongols;  il 
doit  bien  s'agir  la  de  la  mission  de  Plan  Carpin. 

[7] 


10  REVUE    DE    E  ORIENT    CHRETIEN. 

mois  à  travei'ser  l'Europe  et  ne  quitta  Kiev  que  le  3  février 
1216  (1).  Vingt  jours  plus  tard,  il  rencontre  les  premiers 
Mongols,  ft  leur  donne  quelques  infurmations  sur  sa  mission 
en  leur  résumant  les  lettres  du  pape.  Le  clief  «  Corenza  »,  com- 
mandant sur  la  rive  gauclie  du  Dnieper,  veut  se  faire  traduire 
le  message  pontifical,  mais  l'interprète  amené  de  Kiev  se  révèle 
insuftisant,  et  «  Corenza  »  fait  poursuivre  aux  voyageurs  jus- 
qu'à la  Volga,  où  commandait  en  chef  Batu,  petit-tils  de  Gen- 
gis-khan.  Hatu  fournit  des  interprètes;  et  le  (1  avril  les  lettres 
pontificales  furent  traduites  «  in  litterà  rutlienicâ,  saracenicà, 
et  in  litterà  Tartarorum  »  (d'Avezac,  p.  7 15),  autrement  dit  en 
russe,  en  «  sarrasin  »  (2),  et  en  mongol;  Batu  qui,  semble- 
t-il,  savait  lire,  examina  de  près  cette  dernière  version;  et  il 
décida  d'envoyer  Plan  Carpin  jusqu'au  grand  klian  en  pleine 
Mongolie  (3).  Plan  Carpin  arriva  le  22  juillet  12 IG  au  campe- 
ment impérial  de  Sira-Ordo,  situé  à  une  demi-journée  de  Kara- 
korum;  il  y  resta  jusqu'au  13  novembre,  et  fut  ainsi  témoin, 
entre  autres,  de  l'intronisation  deGiiyuk  le  21  août. 

Batu  avaittransuiis  au  grand  khan  les  traductions  des  lettres 
pontiiicales,  ainsi  que  celle  des  déclarations  orales  de  Plan  Car- 
pin (d'Avezac,  p.  751).  A  deux  repri.ses,  on  lit  encore  traduire 
les  lettres  et  répéter  les  déclarations  devant  -les  ministres 
Qadaq,  «  Bala  »  et  Cinqai  (p.  763-764)  ;  le  premier  et  le  troisième 
étaient  chrétiens,  mais  ncstoriens:  un  certain  «  Temer  », 
amené  par  le  duc  russe  Yaroslav,  servait  d'interprète  (1).  Pour 
que  Giiyiik  répontlit  nu  pape,  on  demanda  si  quelqu'un  dans 
l'entourage  du  pape  comprenait  le  russe,  le  »  sarrasin  »  ou  le 

(1)  •  Secuiulà  ilio  post  festuiii  l'iirificationis  iJuiriinae  nostrae  ■•;  la  fête  do 
la  l'iirifli-ation  est  le  2  féxrier;  le  départ  est  donc  du  3.  C'est  par  ina.d\er- 
tance  que  d'Avozai-  (p.  48-2),  .suivi  par  Kockliill  (Rubruck,  p.  8),  a  compris  à 
la  fran^'aise  <•  deux  jour.s  après  »  pour  ••  socuudà  die  »,  et  fixé  le  départ  au 
'I  février. 

(2)  .J'aurai  à  revenir  tout  à  l'heure  sur  le  sens  à  donner  ici  à  ce  mot. 

ÇA)  Plan  Cai'piu  s'en  serait  volontiers  tenu,  semble-t-il,  à  remettre  enti'e  les 
mains  do  Bain  le  message  d'Innocent  IV;  lui  et  Benoit  de  Pologne  ne  conti- 
nuèrenl  leur  route  que  «  cum  multis  lacriniis,  neseientes  ntrum  ad  mortem  vel 
ad  vitam  iremus  »;  cette  émotion  était  d'ailli'urs  naturelle  au  moment  où  ils  se 
séparaient  de  leui's  compagnons. 

(A)  Deux  clercs  assistaient  en  outre,  l'un  de  l'cnlourage  de  Yaroslav,  Tauli'e  de 
celui  de  l'empereur;  RocUhill  iRubrurl,,  p.  27)  a  fait  par  erreur  de  •  Temer  » 
lui-même  l'un  des  clercs. 


LES    MON  .i(LS    i;ï    1.A    PAPAlTi;.  Il 

lai'lare  (mongol)  (  1).  Plan  Carpin  déclara  qu'on  n'y  entendait 
aucune  de  ces  langues,  e1  qu'il  y  avait  bien  en  Occident  dos 
«  Sarrasins  ».  mais  qu'ils  étaient  loin  du  pape;  il  proposait  que 
la  réponse  du  grand  khan  au  pape  fiit  écrite  en  mongol  et 
qu'on  la  lui  expli(iu;'it;  il  rappiirterait  au  pape  l'original  et  la 
traduction  (p.  TG'r.  Le  11  novembre,  les  trois  ministies  inter- 
prétèrent mot  pour  mot  à  Plan  Carpin  la  réponse  de  Giiyiik, 
puisse  firent  expliquer  minutieusement,  dopeur  dcmalentcmlu, 
la  traduction  que  Plan  Carpin  en  notait  au  fur  et  à  mesure  en 
latin.  Finalement  ils  «  récrivirent  »  la  lettre  en  «  sarrasin  », 
dans  l'idée  qu'on  trouverait  en  Occident,  si  on  le  voulait,  quel- 
qu'un qui  la  sût  lire.  Le  13  novembre,  la  réponse  do  Giiyiik, 
scellée  du  sceau  impérial,  était  définitivement  remise  à  Plan 
Carpin,  qui  le  jour  même  prenait  le  chemin  du  retour.  A  la 
lin  de  1:217,  l'envoyé  d'Innncrnt  IV.  heureusement  revenu  de 
son  dur  voyage,  remettait  au  pontife  la  réponse  du  grand  khan. 
Ainsi,  la  réponse  de  Ctuyïik  a  existé  en  trois  états  :  un  origi-, 
nul  mongol,  une  version  latine  faite  sur  ce  texte  mongol,  et  une 
version  »  sarrasino  >i  établie  au  dernier  moment  le  11  novem- 
bre. Plan  Carpin  rapporta-t-il  ces  trois  textes'.'  .-Vbel  Rémnsat 
la  admis  sans  discussion,  disant  que  les  envoyés  pontificaux 
rapportèrent  la  lettre  de  (uiyuk  «  en  trois  langues,  en  tartare, 
en  latin,  et  en  langue  sarrasine,  c'est-à-dire  en  arabe  ou  en 
persan  »  (2).  J'ai  parlé  aussi  des  trois  textes  rapportés  par 
Plan  Carpin  dans  la  brève  communication  où,  le  20  janvier  1922, 
j'ai  annoncé  à  l'.Académie  des  Inscriptions  la  découverte  faite 
au  \'atican.  Il  me  parait  aujourd'hui  que  le  doute  est  au  moins 
possible.  Plan  Carpin  établit  sa  version  latine  le  II  novi-mbre 
d'après  un  original  mongiil;  mai.--,  à  la  fin  de  la  conférence  de 
ce  jour,  les  Mongols  «  récrivirent  »  {rescripaerunt)  la  lettre  en 
«  sarrasin  •>,  cette  lang  :e  pouvant  à  la  rigueur  trouver  des 
interprètes  en  Occident;  et  il  n'est  question  le  13  novembre 

(1)  On  noiera,  sans  qne  je  voie  à  en  rien  tinîr  de  préci.s,  que  Pl.nn  Carpin 
considéniit  la  lettre  de  Giiyiilc  comme  de.stinéc  non  seulement  au  pape,  mais 
aux  ■  autres  princes  -  (p. .767). 

(i)  Mémoires  sur  les  relaliuns  /lotUiques  ihs  /iriiices  chrétiens,  el  pnrlivuliére- 
menl  des  rois  de  France,  avec  les  empereurs  mongols,  \"  Mémoire,  Mem.  de 
fAc.  des  I.  el  B.-L.,  t.  VI  [ISii],  p.  m.  La  date  de  novembre  1247  indiquée 
par  Abel  Uêmusat  pour  la  réponse  de  Giiyiik  est  un  lapsus  pour  novembre  1246. 


12  REVUE    DE    l'orient   CHRÉTIEN. 

que  de  la  remise  finale  d\ine  seule  lettre  scellée  du  sceau  impé- 
rial (1).  Je  crois  donc  que  Plan  Carpin  ne  rapporta,  en  dehors 
de  sa  traduction  latine,  qu'un  état  original  de  la  lettre  de  Gtiyfik, 
à  savoir  la  rédaction  «  sarrasine  »  substituée  le  11  novembre 
au  te.xte  mongol  primitif. 

La  réponse  de  (iiiyiik  n'est  pas  insérée  dans  la  recension  cou- 
rante de  Vliistnria  Monijiilonnn  de  Plan  Carpin  et,  pendant 
longtemps,  rédaction  «  sarrasine  »  et  version  latine  restèrent 
inconnues  des  érudits.  Encore  en  18-2-2,  Abel  Rémusat  (p.  428) 
était  réduit  à  invoquer  la  manière  dont  Plan  Carpin  parle  de 
Giiylik  et  les  échos  des  chroniques  du  temps  pour  conclure  que, 
sans  doute,  »  la  réponse  ne  fut  pas  conforme  aux  vues  d'Inno- 
cent »  (2).  Enfin,  en  1S38-1.S30,  d'Avezac  publia  (pp.  591- 
ÔO.'i)  la  version  latine  de  Plan  Carpin  retrouvée  par  lui  dans  le 
manuscrit  de  Colliert  où  elle  fait  suite  à  la  courte  relation  de 
Benoit  de  Pologne.  Il  s'avère  aujourd'hui  que  ce  texte  est  incom- 
plet. Un  texte  assez  différent,  et  complet  celui-là,  a  été  publié 
en  1913  par  M.  G.  Pullé  dans  son  édition  de  VHisloria  Monga- 
lorum  d'après  le  manuscrit  latin  .jI2  de  Vienne  (3).  La  même 
année,  M.  Holder-Egger  publiait  un  autre  texte  complet  de 
cette  réponse,  et  préférable  dans  plusieurs  cas  à  celui  de 
M.  Pullé,  d'après  un  autre  manuscrit  de  Vienne,  latin  389  (1). 


(1)  La  brève  relation  de  Benoit  de  Polo^'ne  (d'Avezac,  p.  779)  dit  que  l'Empc- 
rour  renvoya  les  ambassadeurs  «  cum  litteris  sigillo  suo  signatis  ad  Dominuiu 
Papam  reportandis  »,  ee  qui  ne  prouverait  rien,  lltlcrae  pouvant  signifier  aussi 
bien  une  ou  plusieurs  lettres.  Mais  cette  amphibologie  n'exisie  pas  cliez  Plan 
Carpin  lui-même  c|ui  écrit  (p.  767;  ■  dedei'unt  nobis  licenciam  et  litteram  Inipe- 
raloris  sigillo  siL'natam  ». 

{î)  Le  P.  Golubovich  (\,  192i  se  trompe  en  disant  qu'Abel  Hémusat  a  publié 
le  texte  latin  de  la  réponse  de  Giiyuk. 

(3)  Cette  édition  a  paru  au  t.  IX  des  Sixidi  ilaliani  di  /ilolor/ia  indo-iranica 
publiés  par  51.  F.  L.  Pullé.  La  version  latine  de  la  lettre  de  Giiyiik  est  à  la 
p.  125  (il  y  a  au  moins  une  faute  manifeste  •■  lui  gratiam  suam  »  pour  •  oui 
gratiam  suam  .).  D'autre  part,  M.  G.  Pullé  reproduit  aussi,  p.  125-126,  le  texte 
du  manuscril  do  Colbert,  non  sans  quelques  erreurs.  Le  P.  Golubovich  donne 
de  son  coté  |l,  214)  le  texte  du  minusci'it  de  Colbert  d'après  d'Avezac,  mais, 
puisqu'il  con-igeail  au  début  la  mauvaise  ponctuation  de  d'.-Vvezac  qui  mettait 
un  point  après  «  viarpio  Popae  »,  il  ne  f.allait  pas  conserver  le  >  per  ■•  introduit 
ensuite  arbiti'airement  par  d'Avezac  comme  «  exigé  parle  sens  de  la  phrase  »; 
•  .Moraviorum  •  pour  -  Moravorum  •  i)araît  être  une  inadvertance  de  d'Avezac 
que  M.  Pullé  ne  reproduit  pas. 

(4)  Cf.  Holder-Egger,  Cronlca  de  Salimbene,  éd.  critique  des  Mon.  Germ.  Hiat., 

[10] 


LES    MONGOLS    ET    LA    PAPAITK.  13 

Mais  le  meilleur  tHat  que  nous  ay^ns  de  la  version  latine 
établie  K'  1 1  novembre  avec  tant  de  soin  par  Plan  Carpin  est 
celui  inséré  dans  sa  chronique  par  Salinibene,  et  celui-ci 
l'avait  copié  sur  le  texte  même  de  Plan  Carpin.  soit  lorsqu'au 
début  de  novembre  1-2  17,  un  peu  au  Nord  de  Lyon  (1),  il  avait 
rencontré  l'envoyé  pontifical  alors  presque  au  terme  de  sa 
lointaine  ambassade,  soit  lorsqu'il  avait  passé  quelques  jours 
en  sa  compagnie  à  Sens  m  mars  124S.  Cette  version  latine 
de  la  réponse  do  (iiiyiik,  mise  en  lumière  dès  litnii  par  le 
P.  Oolubiivich,  aide  trop  à  comprendre  l'original  «  sarrasin  » 
retrouvé  au  Vatican  pour  que  je  ne  la  reproduise  pas  ici  (2)  : 

Epistola  domini  Tattarorum  ad  papam  Innocentium  IV. 

Dei  fortitudo,  omnium  liominiim  impenitor  (3),  magno  pape  litteras 
ccrtissimas  atque  veras.  Habito  consilio  pro  pace  habeiida  noijiscum,  tu  papa 
et  omncs  Cliristiani,  iiuntiuiii  tuum  nobis  trausmisisti,  sicut  ab  ipso  audi- 
viinus.  et  in  tuis  litteris  liabcbatur.  Ijritur  si  pacem  nobiscum  habere  desi- 
(leratis,  tu  papa  et  oiunes  rcges  et  poteiites,  pro  pace  diffinieiida  ad  me 
venirc  iiuilo  modo  postpoiiatis,  et  luuc  nostram  audietis  responsionem 
paritcr  at(|ue  voluntatem.  Tuarum  continebat  séries  litterarum  quod 
dcbemus  baptiçari  et  effici  Christiani.  Ad  lioc  tibi  breviter  respondemus. 
(juod  lioc  non  intolligimus,  qualiter  iioc  facere  dcbeamus.  Ad  aliud,  quod 
(.■tiam  in  tuis  litteris  iiabebatur,  scilicct  quod  miraris  de  tanta  occisione 

iii-l',  t.  XXXII  [1913;,  |).  il)':.  M.  l'ullo,  qui  a  étudié  deUx  inss.  de  Plan  Carpin 
conservés  à  Vienne,  ne  parait  pas  avoir  étudié  celui-ci,  encore  que  son  analogie 
avec  le  Colbertinus  et  le  nass.  latin  ôpi  fasse  supposer  qu'il  contienne  lui  aussi 
la  relation  de  licnoit  de  Pologne. 

i\)  Sans  doute  à  Villel'ranche,  comme  le  suppose  .M.  Ilolder-Egger  (p.  iOG). 

(•2)  Je  suis  lo  texte  <lo  Salinibene  publié  en  l'JI3  par  M.  Ilolder-Egger  (p.  iOT), 
très  supérieur  à  celui  de  l'édition  de  IS57  dont  avait  dû  se  contenter  lo 
P.  f.iolubovich  (1, 192-103).  Un  manuscrit  de  Turin,  qui  contient  un  abrogé,  parfois 
aberrant,  de  Vllisloria  M'inf/ulnruiii,  a  été  publié  par  le  P.  Golubovich  (I,  -JOi-ïl^). 
On  y  trouve  une  réponse  du  grand  khan  à  l'empereur,  très  abrégée,  et  qui 
s'apparente  en  réalité,  comme  le  P.  Golubovich  ei'il  pu  le  dire  plus  foiinellement. 
non  pas  à  la  réponse  de  Gii.viik  rapportée  par  Plan  Carpin,  mais  à  celle  qui 
fut  remise  au  nom  du  grand  khan  par  Baiéu-noyan  à  la  mission  d'Ascelin. 

(3)  On  leinarqueni  qu'il  n'y  a  ici  aucun  nom  de  grand  khan.  Le  manuscrit 
de  Colbert  a  absurdemcnt  ■  Chingiscan  ■  ;  le  mss.  de  Vienne  latin  '512  donne 
-  Kuiukan  •.  .Mais  ce  doivent  être  des  interpolations,  car  on  verra  que  le  texte 
•  sari-isin  •,  d'accord  avec  la  version  latine  copiée  par  Saliml)ene  et  avec  le 
mss.  de  Vienne  latin  389,  ne  contient  au  début  aucun  nom  propre.  11  semblerait 
donc  qu'il  y  ciit  eu  une  innovation  dans  les  habitudes  mongoles  après  1216. 
car  les  •  ordres  •  postérieui's  nomment  toujours,  au  début  du  texte,  la  pei'sonnc 
de  qui  ils  émanent. 

[H] 


14  REVUE    DE    l'orient   CHRÉTIEN. 

hominum  et  maxime  Christianoriim  et  potissime  Pollonorum,  Moravorum 
et  Ungarorum,  tibi  taliter  respondemus,  quod  etiam  lioc  non  intelligi- 
mus.  Verumtamen  ne  hoc  sub  silentio  omnimodo  transire  videamur, 
taliter  tibi  dicimus  respondendiim  :  Quia  littere  Dei  et  precepto  Cyngis- 
Chan  et  Chan  (1)  non  obedierunt  et  magnum  consilium  habentes  nuntios 
occiderunt,  propterea  Deus  eos  delere  precepit  et  in  manibus  nostris  tra- 
didit.  Alioqnin,quod  si  Deus  non  fecisset,  homo  homini  quid  facere  potuis- 
set?  Sed  vos  homines  occidentis  solos  vos  Cliristianos  esse  creditis,  et 
alios  despicitis.  Sed  quomodo  scire  potestis  cui  Deus  suam  gratiam  con- 
ferre  dignetur?  Nos  autem  Deum  adorando  in  fortitudine  Dei  ab  oriente 
usque  inoccidentem  delevimus  omnem  terram;  et  si  liée  Dei  fortitudo  non 
esset,  homines  quid  facere  potuissent?  A'os  autem  si  pacem  susripitis  et 
vestras  nobis  vultis  tradere  fortitudines,  tu  papa  cum  potentibus  Christia- 
nis  ad  me  venire  pro  pace  facienda  nuUo  modo  dilï'eratis  ;  et  tune  seiemus, 
quod  vultis  pacem  habere  iiobiscum.  Si  vero  Dei  et  nostris  litteris  non 
credideritis  et  consilium  non  audieritis,  ut  ad  nos  veniatis.  tune  pro  certo 
seiemus,  quod  guerram  habere  vultis  nobiscum.  Post  hec  quid  futurum  .sit, 
nos  nescimus,  solus  Deus  novit  (,2).  Cyngis-Chan  primus  Imiieratur. 
Secundus  Ochoday-Chan.  Tertius  Cuiuch-Chan.  —  Non  plus  continebatur 
in  lilteris  Domini  Tattarorum  missis  ad  Papam. 

La  version  latine  de  la  lettre  de  Giiyiik  était  ainsi  revenue 
à  la  lumière,  plus  ou  moins  mutilée,  en  1838-1839,  puis  de 
façon  plus  complète  dans  les  éditions  de  la  Chroniijtie  de 
Salimbene.  Mais  on  était  toujours  dans  l'ignorance  de  l'original 
«  sarrasin  ».  Abel-Rémusat  avait  varié  dans  l'interprétation 
de  ce  terme.  A  propos  de  la  traduction  des  lettres  d'Innocent  H' 
en  «  rutliène,  sarrasin  et  tartare  »,  il  avait,  sans  autre  remarque, 
substitué  «  aral>e  »  à  «  sarrasin  »  (p.  4"27),  mais,  à  la  page  sui- 
vante, il  expliquai!  le  terme  de  «  sarrasin  ■>,  employé  pour  le 
texte  de  la  réponse  de  (Hiyiik  établi  le  11  novembre  12  Ki,  par 
«  c'est-à-dire  en  arabe  ou  en  persan  ».  Dans  le  premier  cas, 
pour  ce  qui  se  passa  chez  Batu,  d'Avezac  (p.  18.j)  exprima  en 
note  l'opinion  que  «  sarrasin  »  signifiait  généralement  «  arabe  », 

(1)  Ce  second  »  Chan  »,  comme  je  le  montrerai  plus  loin,  reprcsento  i/aVoi  et 
suffit  à  lui  seul  à  dosignei'  Otjodiii. 

(2)  La  kHtre  de  Guylik  s'arrête  en  réalité  ici.  Los  noms  suivants  des  trois 
liremiers  grands  khans,  njal  lus  dans  l'édition  de  1857  que  le  P.  Golubovich 
pouvait  encore  seul  connaître  en  11J06,  sont  une  information  indépendante  que 
Salimbene  avait  rocnoillie  auprès  do  Plan  Carpin,  La  date  finale  n'est  traduite 
dans  aucune  des  recensions  de  la  version  latine  de  la  lettre;  Plan  Cai'idn l'avait 
peut-être  laissée  de  cOlé:  mais  peut-être  aussi  le  to\te  mongol  n'en  iMjrtail-il 
pas  encore. 

Li^J 


LES    MONGOLS    ET    LA    TAPAUTÉ.  1") 

mais  que  dans  le  cas  présent  il  s'aiiissait  probablement  de  la 
laii,i:uc  tuniiie;  [)ar  contre,  pour  la  lettre  du  11  novembre,  il 
dit  sans  hésitation  (p.  593)  qu'  «  on  leur  remit  on  outre  une 
version  arabe  ».  Ni  Ixockliill  d  ),ni  M.  Tulle,  ni  M.  Maleiu  n'ont 
dit  ce  qu'ils  entendaient  ici  par  «  sarrasin  ».  Le  P.  (iolubovicli 
(I,  -il;!!  y  a  vu  un  équivalent  d'  «  arabe  ».  La  découverte  récente 
montre  que,  bien  au  contraire,  «  sarrasin  »  n'a  ici  le  sens  ni 
d'arabe,  ni  de  turc,  mais  seulement  de  persan  (-).  Voici  comment 
cette  découverte  s'est  produite. 

Le  P.  Cyrille  Ivarale\skyj,  en  faisant  des  recherches  au 
N'atican  pour  la  Mission  historique  ruthène  fondée  par 
M*-''  .\ndré  Szeptyckyj,  truuva  en  l'J-20,  dans  le  fonds  des  archi- 
ves vaticanes  appelé  «  Archivio  di  Castello  »  pour  provenir  des 
anciennes  archives  du  Château  Saint-Ange,  un  certain  nombre 
de  documents  en  écritures  orientales,  qu'il  communiqua  à 
W  E.  Tisserant,  bibliothécaire  à  la  V'aticane.  W  Tisserant 
reconnut  dans  le  lot  l'original  d'une  lettie  du  patriarche  nes- 
torien  Màr  Yalibalahà  111  (il  en  devait  par  la  suite  découvrir  une 
seconde),  puis  trois  documents  en  écriture  mongole  et  un  en 
persan.  Une  photographie  de  ce  document  persan  fut  envoyée 
à  .M.  .Massé,  qui  procéda  à  un  déchilTrement  et  à  une  traduc- 
tion provisoires;  mais,  pressé  par  d'autres  travau.x,  et  voyant 
en  tète  de  la  pièce  des  lignes  qui  lui  parurent  être  du  turc, 
sans  compter  un  double  cachet  en  écriture  ouigoure  ou  mon- 
gole, M.  Massé  envoya  la  photngrapliie  à  .AI.  Deny,  qui  à  son 
tour  me  l'apporta;  un  coup  d'œil  sur  le  déchiffrement  provisoire 
de  .M.  Massé  suffit  à  me  montrer  que  nous  avions  là  l'original 
«  sarrasin  »  de  la  réponse  de  Giiyiik  à  Innocent  IV,  et  que  cet 
original  était  en  persan.  M*-"  A.  .Mercati,  aussitôt  pressenti,  don- 
nait liien  volontiers  l'autorisation  nécessaire  à  la  publication 
du  document.  Pour  mener  à  bien  cette  publication,  j'ai  pris,  au 
point  de  vue  persan,  des  avis  de  .MM.  Cl.  Muart  et  .Mirzà  Mul.iam- 

(IJ  Toutefois  liockhili  [Hubruck,  p.  48)  se  trompe  absolument  en  identifiant 
C^lymologiiiuement  le  nom  de  suri,  sartn'ul,  sarla'/ci)i,  et  celui  dos  Sarrasins. 

f2)  Ce  n'est  pas  à  dire  que  le  mot  que  Plan  Carpin  rend  par  ■  sarrasin  ■ 
(sans  doute  sarla'ul)  n'ait  eu  que  le  sens  do  ■  persan  .  au-i  yeux  des  Mongols; 
mais  c'était  réquivalenl  de  •  musulman  -,  et  tout  texte  écrit  en  cariii-léres 
arabes,  quelle  qu'en  fût  la  langue  vérit;ible,  était  pour  eux  >  sarrasin  -.  tout 
comme  il  aumit  été  /louci-honei  pour  des  Chinois. 


16  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

mad,  à  qui  j'adresse  tous  mes  remerciements;  mais  je  tiens 
surtout  à  dire  tout  ce  que  je  dois  au  déciiiffrement  préliminaire 
de  M.  Massé.  Je  n'en  reste  pas  moins  seul  responsable  des  opi- 
nions auxquelles  je  me  suis  arrêté,  — et  des  erreurs  auxquelles 
je  n'ai  pas  échappé,  —  aussi  bien  en  mettant  au  point  la  tra- 
duction de  la  lettre  persane  proprement  dite  qu'en  déchillrant 
le  préambule  turc  et  le  cachet  mongol/ 

Voici  la  note  que  le  P.  Karalevskyj  m'adressait  le  12  jan- 
vier 10:22  quant  à  l'apparence  extérieure  du  document  : 

«  Cette  lettre  est  écrite  à  l'encre  noire  sur  papier  de  coton  (1) 
sans  filigrane,  d'une  couleur  jaunâtre  qui  semble  être  naturelle.. . 
Les  dimensions  totales  du  document  sont  de  r"12><  tr20.  11 
est  formé  de  deux  morceaux  collés,  longs  le  premier  de  O^GT, 
le  second  de  (r  IS.'i,  non  compris  la  partie  collée  qui  est  de 
0"'01.  A  di'oite  se  trouve  une  marge  de  0"'03;  à  gauche  il  n'y 
en  a  aucune;  il  n'y  a  pas  d'encadrement.  Les  deux  sceaux  en 
mongol  sont  imprimés  à  l'encre  rouge;  ils  ont,  le  premier 
U"'15  X  0"1 15,  et  le  second  trUô  x  0°"  M.5  (2).  Chacun  com- 
prend six  lignes  et  est  entouré  d'un  tilet  simple.  Au  bas  du  verso 
est  écrit  à  l'encre,  d'une  main  du  xvi''  siècle,  «  n°  80.  Arabica  ». 
Ceux  (les  anciens  index  ou  registres  d'entrée  aux  archives  du 
Château  Saint-Ange  que  j'ai  examinés  ne  mentionnent  pas  cette 
pièce.  Les  index  ne  sont  d'ailleurs  pas  méthodiques  et  ont  été 
rédigés  par  divers,,  entre  autres  par  Conlalonieri,  custode 
des  archives  au  xvii"  siècle,  en  vue  de  travaux  particuliers. 
Leur  dépouillement  complet  aurait  demandé  un  temps  consi- 
dérable. » 

Les  deux  planches  jointes  au  présent  travail  dispensent  d'une 
description  plus  détaillée;  en  particulier  le  cachet  rouge  de 
Giiyulv  a  été  très  heureusement  isolé  par  M.  Pompeo  Sansaïni, 
piiotographe  à  Rome,  des  lettres  noires  sur  lesquelles  il  était 
apposé. 

(l)  On  sait  quo  cette  vieille  tradition  des  •  papiers  de  coton  ••  risque  fort 

d'être  controuvée.  .l'ai  eu  dans  l'été  de  1922  Totcasion  de  voir  le  document 
original;   il  m'a  paru  être  écrit  sur  un  papier  analogue  à  ceux  employés  un 

peu  plus  tard  par  les  filongols  de  Perse  et  que  les  recherches  poursuivies  à 
Vienne  ont  montré  n'être  aucunement  à  base  de  coton. 

(•,')  C'est  le  même  sceau,  et  il  est  carré;  la  différence  dans  les  mesures  pi'o- 
\it'iit  d'un  retrait  inégal  du  pa]iier. 

[14] 


LES   MONGOLS   ET    LA    PAPAUTÉ.  17 

* 

TFA'TE    PERSAN    DE    LA    RÉPONSE    DE    GiiYUK    A    INNOCENT    IV. 


9 


O-yy   ^J-J    w-vj   tr'j^y   A^i    \j^ 

(?)    .U:   .i  (?)  O.^^  U  _\ji'  Jlv.  j  juÎjj  .5 

Jj^  Jb'  ^J  .:u^:>/  ;^Lt^  ^1/  -l^.^j  .6 

'j  >3'-^  jî-/  ,v.V"  C'-^  f*  y  c^""  •^'' 

^by^^_^  .  ^1  Si/  ^  ^i/  jj'__^ii  ^,bir(?)  ji^  .17 

^lii    \j    j'-'-y    J    '^"^.5    j'    -Uii/  l.b    jb^V.'  .18 

3'  ^— s'  ^'j^   (jby  jl  ^  -\r='V    >-^^'^j  ■Jl^J^S   v>Ji  .19 

.,Lls-*-'    J    A/>    OpS     W<^S).    J-ijS    AJ»\:;>.        |Xdj«i.    vJ1j»5  .20 

^  ^  ^j  j  r-^  ^-^  'j  -''^  ,*^V  u.^  ^  J^  ^  -21 

j^  ^jj^-''  ^  'j  ^  ^'^  ^  J^  ^  y  r''  -^  '"^ 

*W  ^J^J  if   ^i  j-^'  f  v*^'   [jl]   ,_^'J^  O^  ^^  ^  .24 

[10, 


ORIENT  CURETIEN. 


i 


18  REVUE   DE    l'orient  CHRÉTIEN. 

,1    I  Ui.       Jb!    JjU    U      J'j^j    vJUv^.Vsrf     ^l=v    >_t^    aL=^    4^      .28 

^b  U  l.Ui  j.iS'yC:)  IL.  jWj  '^p'  ^'j^   .l»y  jitj  ^   .29 


TRADUCTION 

Dans  la  force  du  Ciel  éternel,  [nous]  le  Khan  océanique  du  grand 
peuple  tout  entier;  notre  ordre  (1). 

Ceci  est  un  ordre  (2)  envoyé  au  grand  pape  (3)  pour  qu'il  le  connaisse  et 
le  comprenne  (4). 

Après  (5)  en  avoir  tenu  conseil  (6)  dans  les....  des  territoires  du 

(1)  Je  reviendrai  plus  loin  en  détail  sur  ce  début,  qui  est  en  turc. 

(2)  Le  mot  JLo»  mi^âl  a  le  sens  précis  d'ordre  du  souverain,  de  firman,  dans 
les  textes  persans  de  l'époque  mongole;  cf.  par  ex.,  en  dehors  de  VuUers,  Blo- 
chet,  Hisi.  des  Mongols,  II,  39'^. 

(3)  Pâpài-kalân.  Le  texte  n'ayant  pas  de  points  diacritiques,  je  n'ose  affirmer 
que  les  scribes  aient  voulu  écrire  vraiment  pùpâ,  et  non  bâbâ  à  la  mongole  (le 
mongol  du  Moyen  Age  n'avait  pas  de  p,  encore  que  les  Mongols  le  pronon- 
çassent peut-être  dans  les  mots  d'origine  étrangère). 

(4)  Dans  toute  la  lettre,  ..\^f  (y**  ^^^  employé  au  sens  de  ■  connaître  •, 
••  comprendre  •,  et  non  de  •■  faire  connaître  »  (pour  lequel  on  a  le   causatif 

..J_JI.Jp    ilz*^   '^  ^^  '■  "''^)'  l'expression  a  en  outre  plus  ou  moins  la  valeur 
d'  •  accepter  »,  ■■  prendre  acte  de  »  (dérivant  du  sens  de  connaître). 

(5)  Je  traduis  tant  bien  que  mal  cette  phrase  fort  difficile  en  me  fondant  sur 
les  parties  du  déchiffrement  qui  sont  assurées  et  sur  la  correspondance  avec  le 
texte  latin.  J'ai  inséré  dans  le  déchiffrement  les  lectures  qui  m'ont  été  pro 
posées,  sous  réserves,  par  l'érudit  éditeur  de  Juwainî,  M.  Mîrzâ  Muhammad 
Qazwlnî.  Le  mot  ij^A^  rubïst  pourrait  être  une  forme  archaïque  de  ,_;;,^  J 
nXiclk  ou  nûunst,  «  écrit  «,  •  lettre  •.  Quanta      U:   zifûn  pour       \j\   zXbân, 

'  langue  »,  cette  forme  se  rencontre  dans  Juwainî.  11  faut  alors  sous-entendre 
^  ki  après  nïbïït,  et  il  y  a  de  toutes  façons  une  rupture  de  construction  entre 

le  mû,  -  nous  »,  qui  commence  la  phrase  à  la  première  personne,  et  son  achè- 
vement à  la  troisième  personne  en  construction  passive.  Ce  qui  m'a  ampèché 
d'adopter  ici  dans  ma  traduction  les  conjectures  de  M.  Mîrzâ  Muhammad,  c'est 
qu'elles  amènent  à  parler  de  la  «  lettre  [rédigée]  dans  la  langue  des  gouver- 
nements du  karàl  ..  Or  il  n'y  a  pas  trace  de  cela  dans  la  version  latine,  en 
somme  assez  fidèle,  mais  seulement  d'un  conseil  tenu  préalablement  à  l'envoi 
de  ]a  lettre. 

(6)  Kanijas   e.st  bien  la  forme  ouigoure  de  ce  mot  emprunté  au  turc  par  le 

[16] 


LES   MONGOLS    ET   LA    PAPAUTÉ.  19 

kâràl  (1),  vous  nous  avez  envoyé  une  requête  (2)  de  soumission  (3),  que 
nous  avons  entendue  de  vos  ambassadeurs  (4). 


persan  du  Moyen  Age  (cf.  le  dictionnaire  de  Radlov);  on  trouve  aussi  en  persan 
kanfjàh  (cf.  Vullers,  II,  ï)00),  par  exemple  dans  Blochet,  llist.  des  Mmxgols,  II, 
15"  ;  51".  Le  sens  de  bangas  est  •  conseil  •,  •  délibéi-alion  •;  cf.  le  •  habite  con- 
silio  •  de  la  version  latine. 

(1)  \S  liûrùl  est  évidemment  le  mot  que  Slaves,  Hongrois,  etc.,  ont  tiré 

du  nom  de  Cliarlemagne  pour  en  faire  en  leurs  langues  le  nom  du  •  roi  •.  Cer- 
tains historiens  persans  emploient  le  mot  sous  la  forme  métathétique  Ji5'  kaldr, 
et  l'appliquent  aux  rois  de  Hongrie  ou  de  Pologne;  on  voit  que  la  lettre  de 
Guyûk  a  encore  la  forme  correcte;  contrairement  à  ce  qu'a  dit  Bretschneider 
(Med.  Reaearches,  l,  331),  la  transcription  chinoise  k'ic-lien  suppose  d'ailleurs 
aussi,  d'après  les  habitudes  de  transcription  du  temps,  un  original  kûrdl 
(' kaial  serait  possible  théoriquement,  mais  peu  vraisemblable  en  fait),  et  non 
kular.  Dans  la  suite  de  la  lettre,  on  trouve  deu.x  fois  kardl  au  pluriel.  Ici  le 
mot  est  au  singulier;  il  doit  donc  s'agir  d'un  roi  en  particulier.  A  la  fln  du 
.xiii"  siècle,  le  ■  roi  de  France  •  est  connu  dans  le  monde  oriental  sous  le  titre 
de  •  redifrans  •,  qui  a  alors  passé  même  dans  la  langue  de  la  chancellerie  mon- 
gole en  Perse;  mais  il  n'en  allait  pas  de  même  cinquante  ans  plus  tùt.  Encore 
que  j'ignore  de  quelle  •  délibération  •  il  s'agit,  peut-être  est-ce  lui,  si  j'ai  bien 
compris  le  passage,  qui  est  visé  ici.  La.Chronique  de  Salimbene  (p.  207)  contient 
sur  les  conversations  de  Giiyuk  et  de  Plan  Carpin  un  passage  dont  Vllisloria 
Mongalorum  n'offre  pas  l'équivalent  :  ■ ...  Etquod  inquisivit  [Giiyuk],  quot  essent 
qui  dominabantur  in  partibus  occidentis;  et  respondit  quod  duo,  papa  videlicet 
et  imperator,  et  ab  istis  duobus  omnos  alii  habebant  dorainia.  Iterum  quesivit, 
quis  istorum  duorum  esset  maior.  Cumque  frater  lohannes  dixisset,  quod 
papa,  protuiit  litleras  pape  et  dédit  ei  ■.  D'après  ce  passage,  on  serait  tenté  de 
penser  que  kàral  pourrait  viser  ici  l'empereur,  n'était  qu'Innocent  IV  n'avait 
évidemment  pas  consulté  Frédéric  II  qu'il  se  préparait  à  faire  déposer.  Peut-être 
est-ce  d'ailleurs  la  déposition  de  Frédéric  II  qui  a  fait  disparaître  cette  conver- 
sation lors  de  la  rédaction  linale  de  VHisluria  Mongalorum.  La  note  de  Qua- 
iremère,  Hisl.  des  Mongols,  p.  72,  sur  kâlâr,  etc.,  est  en  partie  erronée. 

(2)  Le  mot  .^C^.l  Olûg,  •  prière  -,  •  requête  •,  ne  s'est  pas,  je  crois,  ren- 
contré jusqu'ici  en  persan,  et  le  dictionnaire  de  Radlov  ne  connaît  encore  en 
turc  que  la  forme  otiinc;  mais  otiig  est  aujourd'hui  bien  attesté  dans  les  textes 
ouigours(cf.  MùUer,  C'igurica  //,  p.  16*-;  Le  Coq,  Tiirk.  Manichaica  aus  Cholsvho, 
I,  p.  112;  pelliot,  dans  T'oung  Pau,  191-4,  p.  265);  et,  tant  pour  la  forme  que 
pour  le  sens,  le  mongol  iJcik  lui  correspond  rigoureusement. 

(3)  L'idée  de  •  soumission  »  est  exprimée  par  deux  abstraits  persans  en  -î,  mais 
formés  le  premier  du  mot  turc  il  (qui  a  passé  aussi  en  mongol;  cf.  aussi  Quatre- 
mère,  Uist.  des  Mongols,  p.  73),  le  second  d'un  mot  ii'anien.  Contrairement  aux 
habitudes  persanes,  ils  ne  sont  pas  réunis  par  une  copule.  De  même,  aux 
lignes  17-18,  le  mot  •  envoyé  •,  •  ambassadeur  »,  est  exprimé  par  deux  mots, 
l'un  turc,  l'autre  persan  (en  réalité  arabe),  placés  l'un  après  l'autre  sans  copule. 
Il  semble  qu'il  y  ait  là  un  phénomène  un  peu  analogue  à  celui  qui  a  fait  juxta- 
poser dans  l'Indochine  et  l'Insulinde  un  mot  sanscrit  et  son  équivalent  en  une 
langue  indigène  (cf.  Huber,  dans  B.  E.  F.  E.-O.,  V,  173). 

(4)  Le  mot  pour  •  ambassadeurs  •  est  ici  la  mot  turc  iici  {el'ci).  Le  pluriel 

[17] 


20  REVUE   DE    l'orient  CHRÉTIEN. 

Et  si  vous  agissez  selon  vos  propres  paroles  (1),  toi  qui  es  le  grand 
pape,  avec  les  rois  (2),  venez  ensemble  en  personne  pour  nous  rendre 
hommage,  et  nous  vous  ferons  entendre  à  ce  moment-là  les  ordres  [résul- 
tant] du  ijûm  (3). 

Autre  [chose].  Vous  avez  dit  que  si  je  recevais  le  baptême  (4),  ce  serait 
bien  ;  tu  m'en  as  informé  moi-même  et  tu  m'as  envoyé  une  requête.  Cette 
tienne  requête,  nous  ne  l'avons  pas  comprise. 

emplo\'é  dans  la  réponse  de  Giiyuk  me  paraît  s'adresser  à  la  fois  au  pape  et  aux 
•  rois  »  avec  lesquels  le  pape  s'était  abouché  avant  de  faire  partir  ses  mes- 
sagers. Quand  Giiyiik  vise  le  pape  seul,  il  lui  dit  -  tu  ». 

(1)  J'ai  traduit  littéralement.  Le  sens  indiqué  par  VuUers  pour  l'expression  ne 
semble  pas  aller  bien  ici. 

(i!)  Ici  comme  à  la  ligne  27,  le  pluriel  de  kâràl  est  écrit  kârâllân  au  lieu  de 
ktiralân,  et  il  en  est  de  même  pour  le  pluriel  rasTiUân  au  lieu  de  rasïdân  <à  la 
ligne  17. 

(3)  Il  est  intéressant  de  trouver  ainsi  attestée  sans  conteste  dès  1246  la  forme 
yâsâ  des  historiens  persans,  au  lieu  qu'en  turc  et  en  mongol  on  a  généralement 
la  forme  régulière  yasaq.  Le  «  yâsâ  •  est  la  loi  arrêtée  sous  Gengis-khan. 

(4)  Mot  à  mot  "  entrer  dans  le  sUâm  ».  Ce  mot  n'est  pas  persan,  et  il  était 
inconnu  jusqu'ici  en  turc  comme  en  mongol.  Il  est  certain  que  l'expression 
répond  au  «  baptizari  et  effici  chrisliani  »  de  la  version  latine.  D'autre  part, 
dans  une  lettre  mongole  d'Arghun  datée  de  1290  et  qui  sera  publiée  au  cours 
du  présent  travail,  Arghun  parle  des  •  peuples  chrétiens  »  (kirislan  irgân)  et 
de  sa  grand'mère  qui  était  sUâmtai;  cet  adjectif  est  normalement  dérivé  de 
silcim,  et  le  sens  en  est  sûrement  «  baptisé  »  ou  «  chrétien  »;  enfin  Arghun 
mentionne  l'avis  qui  lui  a  été  donné  à  lui-même  -  d'entrer  dans  le  siUim  • 
{silâmlii)'  oralii-^ai),  et  cette  même  construction  reparait  encore  deux  fois  dans 
sa  lettre  {silttm-liir  orabasu,  silàm-tur  oraxsat);  c'est  l'équivalent  exact,  en  mon- 
gol, de  la  tournure  que  nous  avons  ici  en  persan.  Mais  qu'est-ce  que  le  mot 
si/iim,  suffisamment  technique  pour  qu'un  scribe  per.san  l'ait  employé  ici  tel 
quel;'  Notons  d'abord  qu'en  écriture  persane  comme  en  écriture  mongole,  on 
pourrait  aus.si  lire  silàm;  le  mongol  moderne  prononce  toujours  x-  devant  i. 
mais  un  certain  nombre  de  ces  si-  actuels  sont  d'anciens  si-,  en  particulier 
lorsqu'il  s'agit  de  mots  étrangers  arrivés  au  mongol  par  le  tui-c.  J'avais  pensé 
à  un  emprunt  qui  relierait  siUim  ou  sildm  à  la  racine  sémitique  exprimant 
l'idée  de  salut;  arrivant  normalement  par  le  syriaque,  l'initiale  y  serait  /-, 
mais  slmn  a  en  syriaque  le  sens  de  •  paix  .,  et  non  de  •  baptême  ».  Si  je  me 
suis  décidé  pour  «  baptême  »,  c'est  qu'il  y  a  dans  le  mongol  écrit  classique  un 
verbe  silâindâ-,  •  humecter  »,  «  tremper  dans  l'eau  »,  qui  a  des  dérivés  cau- 
satifs  et  passifs  réguliers,  et  qui  serait  lui-même  tiorraalcment  un  verbe  déno- 
minatif issu  de  silàm.  Ce  silum,  aujourd'hui  inconnu  en  mongol  tout  comme 
l'adjectif  sitamldi,  était-il  primitivement  un  mot  étranger?  C'est  possible  sans 
plus;  on  peut  invoquer  en  faveur  de  cette  origine  étrangère  qu'il  n'y  a  pas  un 
seul  autre  mot  mongol  dans  toute  la  lettre;  mais  les  verbes  dérivés  issus  de 
ce  mot  n'ont  dans  le  mongol  écrit  classique  aucun  sens  religieux.  J'ajoute  enfin 
que  le  rattachement  de  silamdâ-  à  sildm,  qui  me  parait  avoir  de  grandes 
chances  d'être  fondé,  suppose  une  priorité  de  la  forme  sildmdd-  recueillie 
par  Kovalovskiï  par  rapport  à  la  forme  sildmddd-  indiquée  par  certains  dic- 
tionnaires indigènes  et  par  Golstunskiï. 

[18] 


LES   MONGOLS   LT   LA   PAPAUTÉ.  21 

Autre  [chose].  Vous  m'avez  envoyé  (1)  ces  paroles  :  «  Vous  avez  pris 
«  tous  les  territoires  des  Mâjar  et  des  kirisliïn  (2)  ;  je  m'en  étonne.  Ditcs- 
€  nous  (luelle  était  la  faute  de  ceux-là?  (3)  »  Ces  tiennes  paroles,  nous 
ne  les  avons  pas  comprises  non  plus.  L'ordre  de  Dieu,  Cingiz-kliân  et  le 
Qâ'ân  (4)  l'ont  envoyé  tous  deux  pour  le  faire  entendre.  .Mais  à  l'ordre  de 


(1)  Ici  et  plus  loin,  je  lis  -'il,  forme  archaïque  de  la  i°  personne  du  pluric 
pour  -M. 

(■2)  La  traduction  latine  parle  ici  de  la  mise  à  mort  de  tant  d'hommes,  •  et 
ma.\imc  christianorum,  et  potissime  Pollonorum,  Moravorum  et  Ilungarorum  ■. 
La  forme  Mâjar  est  r('j,'ulii're  pour  le  nom  des  Magyars  ou  Hongrois.  Kirislân 
ne  peut  représenter  que  le  nom  des  •  chrétiens  •  en  généial;  j'ai  signalé  dans 
une  note  précédente  la  présence  du  même  mot,  sous  la  même  forme,  dans  unn 
lettre  mongole  d'Arghun  do  l-'90.  On  voit  que  la  traduction  latine  introduit  des 
noms  de  peuples  que  la  lettre  persane  de  Giiyiik  ne  contenait  pas,  et  qu'il  n'y 
a  guère  de  vraisemblance  qu'ils  se  soient  trouvés  dans  sa  lettre  mongole.  On 
remarquera  toutefois  que  la  vereion  latine  de  la  réponse /de  Guyiik  est  ici 
étrangement  voisine  du  contenu  de  la  lettre  d'Innocent  IV  ■  Cum  non  solum  - 
tel  qu'il  est  exposé  par  Plan  Carpin  aux  premiers  Slongols  qu'il  rencontre  en 
Russie  méridionale  :  •  ...  mandabat  praeterea  [Dominus  Papa]  quod  mirabatur 
de  tant<à  occisione  hominum  et  maxime  Christianorum,  et  potissime  Ilungaro- 
rum, Moravorum,  Pollonorum  ...  ■  L'énumération  n'est  pas  dans  la  lettre 
même  d'Innocent  IV,  et,  où  que  Plan  Carpin  l'ait  prise,  il  a  du  se  souvenir 
de  sa  traduction  latine  de  la  réponse  de  Guyiik  en  résumant  rétrospective- 
ment dans  son  récit  de  voyage  sa  conversation  avec  les  Mongols  de  la  Russie 
méridionale. 

(3)  La  lettre  d'Innocent  IV  (d'Avezac,  p.  479)  disait  en  effet  :  mirnrl  non 
immerilo  cogimur  ve/iemenler  ...  à  propos  des  dév;istations  des  pays  chrétiens 
et  non  chrétiens,  et  demandait  quUI  vos  ad  i/entium  exlerminium  moveril  alia- 
rum;  mais  elle  ne  nommait,  nous  l'avons  vu,  aucun  peuple  en  particulier. 

(4)  Le  mss.  de  Colbert  a  seulement  ■  Chingiscan  •  (d'Avezac,  p.  5!)5;  G.  Pullé, 
p.  126);  mais  le  mss.  lat.  512  de  Vienne  porte  ■  cingis  kan  et  kan  •  (G.  Pullé, 
p.  125),  et  on  a  •  Cyngis-Chan  et  Chan  •  dans  la  chronique  de  Salinibene 
(cf.  supra,  p.  12).  Même  avec  ce  nom  double,  rien  dans  la  version  latine 
n'implique  qu'il  s'agisse  de  deux  personnages,  et  on  serait  assez  tenté  à  pre- 
mière vue  de  comprendre  que  Guyiik  ne  nomme  que  Gengis-khan,  qui  est  à  la 
fois  khan  et  qayaii  (tja'an).  Je  ne  crois  pas  qu'il  y  ait  lieu  de  s'arrêter  à  cette 
explication.  Le  .i  ^s  •  tous  deux  ■  du  texte  persan  implique  Ijicn  qu'il  s'agisse 

de  deux  personnages.  Or  c'est  une  tradition  ancienne,  qui  se  retrouve  dans  les 
textes  chinois  de  l'époque  mongole  —  encore  que  l'histoire  mongole  moderne  ne 
la  connaisse  plus  —  que  Gengis-khan  n'a  pas  porté  le  titre  suprême  de  r/ayan  ; 
ce  titre  n'aurait  été  pris  que  par  son  successeur  Ogôdâi.  En  fait,  nous  con- 
naissons nombre  de  cas  où  qa-fon  (qa'an,  qa'an),  sans  autre  spécification, 
est  une  désignation  suffisante  d'Ogodài  (cf.  par  e.xemple  Chavannes,  dans 
T'ounij  Pao,  1908,  p.  376;  Chavannes  a  bien  vu  qu'il  s'agissait  d'Ogodui,  mais 
n'a  pas  reconnu  le  titre  de  qayan,  donné  cependant  par  les  versions  mon- 
goles; je  pourrais  ajouter  bien  des  exemples  aux  trois  que  Chavannes  a 
cités).  Gùyùk  mentionne  donc  ici  les  ordres  envoyés  en  Occident  par  ses  deux 
prédécesseurs. 

[19] 


22  REVUE   DE   l'orient  CHRÉTIEN. 

Dieu  [ces  gens]  n"ont  pas  cru  (1).  Ceux-là  dont  tu  parles  ont  même  tenu  un 
grand  conseil  (?)  (2),  ils  se  sont  montrés  arrogants  et  ont  tué  nos  envoyés- 
ambassadeurs  (3).  Dans  ces  territoires,  les  hommes  [c'est  le]  Dieu  éternel 
qui  les  a  tués  et  anéantis  (4).  Sauf  par  l'ordre  de  Dieu,  quelqu'un,  par  sa 
seule  force,  comment  tuerait-il,  comment  prendrait-il  (5)? 

Et  si  tu  dis  :  «  Je  suis  chrétien  (6);  j'adore  Dieu;  je  méprise  et...  [les 
autres]  »  (7),  comment  sais-tu  qui  Dieu  absout  et  en  faveur  de  qui  il  octroie 

f  (1)  On  pourrait  également  comprendre  «  vous  n'avez  pas  cru  »  en  ponctuant 
^1  au  lieu  de  jj'. 

(2)  Je  ne  suis  sur  ni  de  la  lecture  ni  du  mot  à  mot.  Ma  traduction  s'inspire 
du  •  magnum  consilium  habentes  »  de  la  version  latine;  kalân,  «  grand  »> 
répond  bien  à  magnum,  mais  j'ai  des  doutes  sur  ce  qui  précède  kalân. 

(3)  Sur  la  double  forme  rasftllân-Uciyân,  cf.  supra,  p.  18,  n.  2.  Ainsi  que 
d'Avezac  l'a  supposé  (p.  595),  Gûyiik  doit  faire  ici  allusion  à  la  mise  à  mort  des 
envoyés  mongols  par  les  princes  slaves  en  1223,  peu  avant  la  bataille  de  la 
Kalka.  C'est  sans  doute  sous  l'inlluence  de  cette  réponse  que  Plan  Carpin  note 
(d'Avezac,  p.  767)  que  •  consuotudo  enim  est  Tartarorum  nunquam  facere 
pacom  cum  hominibus  illis  qui  nuncios  eorura  occiderunt,  quin  de  ipsissumant 
vindiciam  ». 

(4)  Nous  avons  déjà  eu  et  aurons  encore  plusieurs  fois,  dans  cette  lettre  de 
Guytik,  le  mot  ^tj.:i.  qu'il  convient  de  rendre  par  Dieu.  Mais  c'est  là,  dans  le 
texte  persan,  une  traduction  un  peu  infidèle  à  l'original  mongol  qui  avait  cer- 
tainement ((Mî^rr*,  leCiel(divinisé);  et-leDieu  éternel»,  ojjj     c|j.à.,  quedonne 

la  présente  phrase,  habille  d'un  vêtement  arabo-persan  le  mongka  tàngri,  «  le 
Ciel  éternel  »,  que  portait  sOirement  l'original  mongol;  c'est  aussi  là  le  mdngû 
tàngri  par  lequel  débute  en  turc  la  présente  lettre  de  Giiyuk.  Les  notions 
exprimées  par  tàngri,  yiidâi  et  même  màngii  (mongka)  étaient  d'ailleurs  assez 
voisines  pour  que  Tangriberti,  Khudâiberti  et  Mangiiberti  soient  pratiquement 
autant  d'équivalents  turcs  de  Dieudonné. 

(5)  Le  texte  latin  est  moins  précis  «  ...  homo  homini  quid  facere  potuisset  ». 
J'ai  admis  que  les  deux  verbes  se  rapportaient  aux  deux  actions  dont  le  pape 
avait  marqué  sa  surprise,  le  >■  meurtre  -  des  populations  et  la  «  prise  »  des  ter- 
ritoires. Le  mot  pour  •  tuer  •  est  généralement  écrit  en  persan  jJxS  kusian, 
mais  notre  lettre  a  toujours     j;±,S  kûslan,  comme  dans  le  cas  présent.  Je  ne 

pense  pas  d'ailleurs  qu'il  y  ait  lieu  d'attacher  grande  importance  à  cette  scriptio 
plena,  pas  plus  par  exemple  qu'à  la  double  leçon  .^si— '  suyjtn  des  lignes  8  et  M, 
mais    .^jdï—'  siixiin  de  la  ligne  16. 

(6)  "  Chrétien  »  est  exprimé  ici  par  le  vrai  mot  iranien  tarsâ,  >  trembleur  • 
on  sait  que  ce  mot  existait  déjà  avec  ce  sens  en  pehlvî,  sauf  qu'il  a  pu  désigner 
au  début  les  .  moines  •;  comme  tel,  lise  trouve  déjà  en  transcription  chinoise 
dans  l'inscription  syro-chinoise  de  781. 

(7)  Je  ne  suis  pas  sur  du  sens;  le  mot  ^  J;  -ârï  a  le  double  sens  de  >  lamen- 
tation •  et  de  «  mépris  »  ;  je  me  suis  inspiré  du  •  alios  despicitis  «  de  la  version 
latine;  le  second  verbe  m'échappe.  Vu  l'entourage  nestorien  de  Giiyuk,  je  me 
demande  s'il  n'y  a  pas  ici  une  allusion  aux  Nestoriens  méprisés  par  les  chré- 
tiens d'Occident;  la  version  latine,  établie  en  présence  des   chrétiens   Cinqai 

[20] 


LES   MONGOLS   ET   LA    PAPAUTÉ.  23 

la  miséricorde,  comment  le  sais-tu  pour  que  tu  prononces  de  telles 
paroles  (1)? 

Dans  la  force  de  Dieu  (2),  depuis  le  soleil  levant  jusqu'à  son  occident, 
tous  les  territoires  nous  ont  été  octroyés.  Sauf  par  l'ordre  de  Dieu,  com- 
ment quelqu'un  pourrait-il  rien  faire?  A  présent,  vous  devez  dire  d'un 
cœur  sincère  :  «  Nous  serons  [vos]  sujets  (3);  nous  [vous]  donnerons 
notre  force  (4)  ».  Toi  en  personne,  à  la  tète  des  rois,  tous  ensemble,  sans 
exception  (â),  venez  (6)  nous  offrir  service  et  hommage.  A  ce  moment-là 
nous  connaîtrons  votre  soumission  (7).  Et  si  vous  n'observez  pas  (?)  l'ordre 
de  Dieu  et  contrevenez  (8)  à  nos  ordres,  nous  vous  saurons  [nos]  ennemis  (9). 

Voilà  ce  que  nous  vous  faisons  savoir.  Si  vous  [y]  contrevenez,  en  quoi 
en  connaitrions-nous?  Dieu  en  connaitra. 

Dans  les  derniers  jours  de  jumâda  le  second  de  l'année  644  (3-11  novem- 
bre 1246)   (10). 


et  Qadaq,  prête  à  cette  interprétation  quand  clic  dit  :  ■  Sed  vos,  horaines  occi- 
dentis,  solos  vos  christianos  esse  creditis,  et  alios  despicitis.  • 

(1)  Le  texte  persan  doit  subir  ici  rinfluence  de  la  terminologie  musulmane,  et 
ne  donne  sans  doute  pas  une  impression  absolument  fidèle  de  l'original  mongol. 

(2)  L'original  mongol  avait  sûrement  tiingri  kucun-diir,  c'ost-à-dire  la  mOme 
formule  à  laquelle  correspond  en  turc  [miiniju]  liingri  kûciindà  au  début  de  la 
lettre. 

(3)  L>l  il.  Sur  ce  mot  turc,  passé  en  mongol  et  en  persan,  cf.  Qualremèrc, 
Ilist.  des  Moiiijols,  p.  U-15,  et  infra,  mes  notes  relatives  au  cachet  de  Guytik. 

(4)  Le  mot  que  je  traduis  par  ■  force  •  est  ici  kiic,  au  lieu  qu'aux  lignes  20 
et  24,  il  répondait  à  l'arabo-persan  ^.^3.  U  est  certain  que  le  mongol  avait 
kùciin  dans  tous  les  cas,  et  la  traduction  latine  a  bien  partout  la  même  équiva- 
lence •  fortitudo  -.  Mais  le  correspondant  turc  du  mongol  kiicUn  est  kiic,  et 
on  emploie  en  turc  une  expression  kiic  ber-,  tout  comme  en  mongol  kiiciin 
6(1;  -  donner  [sa]  force  ■,  au  sens  de  •  servir  [quelqu'un]  •.  Sous  les  Mongols, 
ou  peut-être  avant  eux,  l'expression  a  été  copiée,  en  gardant  le  mot  turc  kiic, 
dans  le  persan     ,^1.5  ?-^  \  ''exemple  que  fournit  la  lettre  de  Giiyiik  est  plus 

ancien  que  ceux  réunis  déjà  par  Quatremère,  Hisl.  des  Monr/ols,  p.  S-lS-S-ig. 

(5)  J'emploie  ■  sans  exception  •  comme  un  équivalent  de  rl^-~  afin  de 
ne  pas  répéter  ■  tous  ensemble  •. 

(6)  Au  lieu  de  JjLj,  il  faudrait  J_)L>. 

(7)  C'est-à-dire  que  (juyiik  comprendra  alors  la  sincérité  de  cette  soumission. 

(8)  Aux  lignes  20  et  30,  jcL^est  pour  x^ . 

(9)  -ivj  yâyi.  C'est  le  mot  turc.  Quatremère  lui  a  consacré  une  note  (Itisi. 

des  Mongols,  p.  128-129),  où  il  n'y  a  à  changer  que  l'hypothèse  selon  laquelle 
ySyl  pourrait  être  mongol. 

(W)  On  a  vu  plus  haut  que  cette  lettre  persane  a  été  écrite  exactement  le 
Il  novembre  1216.  D'autre  part,  si  la  version  latine  de  Plan  Carpin  n'indique 
aucune  date,  peut-être  est-ce  parce  qu'il  la  lit  sur  le  texte  mongol,  qui  pouvait 
n'être  qu'un  brouillon,  et  ne  pas  porter  encore  de  date;  j'ai  exprimé,  plus  haut, 
l'avis  que  ce  texte  mongol  avait  été  finalement  mis  de  côté. 

[21] 


24  REVUE    DE   l'orient   CHRÉTIEN. 


J'ai  traduit,  mais  sans  les  discuter,  les  trois  lignes  initiales 
en  turc.  Il  importe  d"y  revenir  maintenant,  en  donnant  d'abord 
la  transcription  et  la  traduction  de  ce  préambule  en  turc,  et 
ensuite  le  déchiffrement  et  la  traduction  du  cachet  mongol 
apposé  à  deux  reprises  sur  la  lettre.  Les  deux  textes  s'éclairent 
en  partie  l'un  par  l'autre. 

1°  Préambule  en  tnrc  : 

M{â)ngu  t{a)nQri  kuc{û)ndà  |  kïir  {u)l{xiy;  ulus  n{u)ng  taluï 
nung  \  yan  y{a)rl(iy(g)m{i)z. 

«  Dans  la  force  du  ciel  éternel,  [nous]  le  khan  océanique  du 
grand  peuple  tout  entier;  notre  ordre  ». 

2°  Cachet  en  mongol  en  six  lignes  : 

Mongka  t{a)ngri-yin  \  kûcûn-dûr  yàkâ  mong^ol  \  ulus-un 
dalai-in  \  yanu  j{'/)rl{'i)y  il-  bol-(a  \  irgàn-diir  kurbàsii  bûs- 
iràtugui  ayutu'iai  \  . 

«  Dans  la  force  du  ciel  éternel,  du  khan  océanique  du  peu- 
ple des  grands  Mongols,  l'ordre.  S'il  arrive  à  des  peuples  sou- 
mis, qu'ils  le  respectent  et  qu'ils  craignent!  » 

La  première  ligne  turque  ne  fait  pas  difficulté;' c'est  la  for- 
mule initiale  de  tous  les  édits  mongols. 

Je  lis,  au  début  de  la  deuxième  ligne  turque,  kilr  ou  gïn\ 
que  je  rends  par  «  tout  entier  ».  Ce  mol  n'a  pas  survécu  en  turc 
avec  ce  sens  précis,  mais  il  a  laissé  des  traces.  C'est  à  lui  que 
se  rattache  le  gïn-,  «  abondant  »,  »  puissant  »,  de  Tosmanli, 
inséparable  lui-même  du  kïir  des  dialectes  de  l'Altaï,  aux  sens 
encore  plus  évolués.  En  mongol  littéraire,  Kovalevskiï  a  relevé 
une  expression  kïir  ulus,  «  tout  le  peuple  »,  qui  ne  peut  guère 
être  qu'un  emprunt  au  turc,  et  qu'il  convient  en  tout  cas  de 
rapprocher  de  notre  kïir  idit-^  ulus.  Enfin  et  surtout,  le  vieux 
titre  de  gur-yan,  gurkhan,  qui  a  été  porté  par  les  souverains 
des  Keraït  etdes  Karakhitai,  est  toujours  expliqué  dans  l'His- 
toire secrète  des  Mongols  en  traduisant  gûr  {kiir)  par  p'ou, 
«  universel  ».  En  somme,  un  souvenir  de  la  titulature  du  gur- 

[22] 


nuc. 


\4b^..      rv^MJfefiMSâBL.. 


-  ■*»^ 


'W  ^^5'^!&*^'î^^^"^"'2j» 


Pl.  II.  —  Sceau  du  grand  khan  r.ûjùl;. 
Voir  page  [â-2]. 


LES   MONGOLS   ET   LA   PAPAUTÉ.  25 

khan  se  retrouve  dans  celle  que  prend  ici  l'empereur  mongol. 

Le  mot  suivant  ^-'1  ne  peut  guère  être  qu'w/My,  «  grand  »,  et 
répond  d'ailleurs  à  yalui  du  cachet,  qui  a  le  même  sens  en 
mongol  (1). 

Ulus  existe  en  turc  et  en  mongol  et  se  trouve  ici  dans  le  pré- 
ambule turc  ciimme  dans  le  cachet  mongol. 

J'aurais  fort  hésité  à  proposer  mon  interprétation  de  la  fin 
de  cette  deu.xièrae  ligne  turque  si  le  déchifTrement  du  cachet 
mongol  n'était  venu  la  confirmer.  On  sait  que  le  turc  taluï, 
«  océan  »,  se  retrouve  en  mongol  sous  la  forme  dalai;  or,  au 
taluï  nung  yan  du  préambule  turc  le  cachet  mongol  répond 
rigoureusement  par  un  dalai-in  yan;  il  n'y  a  donc  pas,  à  mon 
sens,  de  doute  à  garder  sur  la  lecturo.  Reste  à  expliquer  ce 
titre.  L'idée  première  doit  être  celle  de  l'ucéan  qui  entoure  le 
monde;  le  souverain  «  océanique  »  est  celui  qui  domine  aux 
rives  de  cet  océan,  c'est-à-dii'e  le  souverain  universel.  Il  n'est 
pas  établi  que  .M.  Ramstedt  et  moi-même  ayons  eu  raison  quand 
nous  avons  songé,  indépendamment  l'un  de  l'autre,  à  voir  dans 
le  nom  de  Gengis-khan,  Cingiz-yan,  une  forme  palatalisée  de 
Tengiz-7an,oii  f('ngi:,«  mer  »,jou<'rait  le  même  rôle  que  joue  ici 
talu'i  (dalai)  (2).  Mais  il  est  bien  connu  en  tout  cas  que  l'image 
d'  «  océanique  »  a  fait  une  grande  fortune  lorsque  le  dalai- 
lama  de  Lhasa  a  reçu  ce  titre  mongol  au  milieu  du  xvii"  siècle. 
On  savait  d'ailleurs  que  l'épithète  tibétaine  équivalente  de 
rQija-mcho,  «  océan  »,  figurait  déjà  dans  les  noms  de  plusieurs 
grands  lamas  avant  cette  date.  Nous  n'en  serons  plus  surpris 
en  constatant  que,  dès  la  première  moitié  du  xiii"'  siècle,  cette 
même  image  entrait  dans  la  tilulalure  des  Gengisklianidcs  (3). 

La  fin  du  préambule  turc  n'offre  pas  de  difficultés. 

(1)  Je   lis   bien   àj|  et  non     jj'  ;  il  n'y  a  pas  de     c  final. 

(2)  Les  alternances  l  <  c  sont  fréquentes  dans  les  correspondances  turco- 
mongoles  devant  les  voyelles  palatales;  on  on  connaît  même  quelques  exemples 
dans  d'autres  cas,  par  exemple  la  forme  turque  Tusi  ou  Tosi  do  Jo6i,  nom  du 
fils  aine  de  Gengis-khan.  L'explication  du  nom  de  Gengis-khan  par  tanr/iz  a  été 
proposée  par  M.  Ramstedt  dans  ses  Mog/iolica,  p.  -iô;  sans  connaître  son  travail, 
je  l'ai  proposée  plusieurs  fois  à  mes  cours,  l'cut-étre  n'est-ce  pas  un  hasard  si 
Ibn  Batûtah  a  Tangiz-/Sn  comme  nom  de  Gengis-khan. 

(3)  Cette  partie  de  mon  travail  était  déjà  rédigée  quand  je  me  suis  rappelé 
que  j'avais  déjà  rencontré  un  autre  exemple  du  litre  que  prend  ici  Giiyiik, 
encore  que  cet  autre  exemple  n'ait  pas  été,  lui  non  plus,  relevé  jusqu'ici.  Dans 

&3] 


26  REVUE    DE   l'orient   CHRÉTIEN. 

Le  début  du  cachet  mongol  est  conforme  à  toutes  les  formules 
initiales  d'édits  qui  nous  sont  déjà  connues,  y  compris  l'ortho- 
graphe consacrée  (mais  inexpliquée)  mongka  (1). 

Le  préambule  turc  faisait  du  khan  le  souverain  du  «  grand 
peuple  »,  sans  nommer  autrement  ce  peuple.  Le  cachet  mongol 
spécifie  au  contraire  qu'il  s'agit  des  Yaka-Mongyol  ou  «  Grands 
Mongols  ».  Les  Yàka-MongYoI  sont  l'un  des  quatre  peuples 
Mongols  proprement  dits  qu'énumère  Plan  Carpin  (d'Avezac, 
IV,  645),  et  c'est  à  eux  qu'appartenait  la  famille  de  Gengis- 
khan. 

Le  mot  jarliy  est  le  yarlî-^  du  turc,  passé  ici  en  mongol  avec 
la  même  orthographe,  c'est-à-dire  avec  l'omission  des  voj'elles 
qui  est  usuelle  pour  ce  mot  en  écriture  ouigoure  ou  arabe;  l'écri- 
ture mongole  postérieure  adoptera  la  scriptio  plena. 

Dans  il  bol'ict,  il  s'agit  sans  aucun  doute  des  gens  qui  sont 
il,  c'est-à-dire  «  soumis  »;  ce  mot  turc  que  nous  avons  déjà 
rencontré  dans  le  corps  même  de  la  lettre  de  Guyiik,  avait  plus 
ou  moins  passé  en  mongol  ancien  (2).  Pour  le  second  mot,  je 
ne  puis  lire  autre  chose  que  bolya,  qui  serait  le  participe  passé 
«  non  achevé  »  de  bol-,  «  être  »,  «  devenir  »  ;  ce  qui  me  surprend 
est  que  je  ne  me  rappelle  pas  avoir  déjà  rencontré  cette  forme 
de  participe  dans  le  texte  mongol  de  VHistoire  secrète  des 
Mongols. 

Les  textes  d'édits  de  l'époque  mongole  se  terminent  régu- 
lièrement par  des  défenses,  suivies  de  la  formule  que  si  on  agit 
autrement,  est-ce  donc  qu'on  est  sans  crainte?  Autrement  dit, 
craignez  de  désobéir.  L'impératif  à  la  3°  personne  ayutu-(ai 
(du  verbe  ayii-,  «  craindre   »),  qui  termine  ici  le  texte,  est 

le  S  280  de  Vllisloire  secrète  des  Monr/ols,  Ogodai,  le  prédécesseur  de  Guyùk, 
est  qualifié  de  dalai-in  qa'an,  ce  que  la  traduction  chinoise  interlinéaire  rend 
par  «  empereur  de  l'intérieur  des  mers  •  {hai-nei  houang-ti).  Giiyiîk  n'est  donc 
pas  le  premier  Gengiskhanide  à  s'être  qualifié  d'.  océanique  ».  Peut-être  est-ce 
le  même  titre  que  veut  rendre  Etienne  Orbelian  quand  il  qualifie  Mongka  de 
«  maître  de  la  terre  et  de  la  mer  »  (cf.  Saint-Martin,  Méin.  sur  l'Arménie,  ii, 
131,  277;  Brosset,  Hist.  de  la  Siounie,  p.  229),  mais  j'en  doute  assez  fort. 

(1)  Cf.  J.  A.,  mars-avril  1913,  pp.  452-453. 

(2)  On  sait  que  ce  mot,  en  turc  comme  en  mongol,  a  des  formes  il  et  lil  (cf. 
les  dictionnaires  de  Radiov  et  de  Kovalevskiï).  Lt  pourrait  se  lire  il  ou  el, 
mais  l'écriture  ouigouro-mongole  ne  prête  pas  ici  à  confusion,  et  le  cachet  de 
Guyiik  garantit,  dans  le  cas  présent,  la  lecture  il. 

[24] 


LES   MONGOLS   ET    LA    PAPAUTÉ.  27 

donc  tout  à  fait  à  sa  place.  Le  mot  précédent  ne  prête  pas 
non  plus  au  doute;  je  le  lis  hiisirâdigiii,  où  je  ne  puis  voir 
qu'une  orthographe  un  peu  anormale  de  VïmpéraWf  busiradiffài 
d'un  verbe  buéirà-.  Quant  à  bûsirà-,  c'est  là  le  verbe  qu'on 
écrit  actuellement  hUirà-,  et  qui  signifie  «  respecter  »,  «  vé- 
nérer ».  La  forme  biiSirà-  était  celle  en  usage  pour  ce  mot  au 
xiii"  siècle;  c'est  celle  qui  est  employée,  en  écriture  'pliags-pa 
et  en  écriture  ouigoure,  dans  les  dcu.x  tablettes  ou  p'ai-tseu 
qui  sont  reproduites  dans  Yule-Cordier,  Marco  Polo,  i,  352, 
355. 


Ce  document  n'est  pas  seulement  intéressant  au  point  de 
vue  des  rapports  de  la  papauté  et  des  Mongols;  il  nous  fournit 
aussi  quelques  indications  sur  l'état  de  la  civilisation  mongole 
avant  que  les  Mongols  n'eussent  penché  définitivement  vers  la 
Chine. 

Jusqu'ici,  en  dehors  de  la  pierre  dite  de  Gengis-khan  qui 
est  conservée  au  Musée  Asiati(iue  de  Petrograd  et  qui  porte 
cinq  lignes  mongoles,  de  déchiffrement  malaisé,  écrites  sans 
doute  vers  12-20-1225,  on  n'avait  aucun  monument  original  en 
langue  mongole  qui  fût  matériellement  antérieur  à  deux  ins- 
criptions 'phags-pa  de  127G  et  1280  et  à  la  lettre  envoyée  par 
Arghun  à  Philippe  le  Bel  en  1289;  les  six  lignes  du  cachet 
mongol  de  Giiytik  viennent  heureusement  se  placer  à  mi- 
route.  Voilà  pour  le  point  de  vue  linguistique.  .Mais,  du 
point  de  vue  des  habitudes  de  la  chancellerie  mongole,  le  docu- 
ment prête  à  des  remarques  non  moins  importantes. 

1°  Au  point  de  vue  de  la  disposition  matérielle,  la  lettre 
rapportée  par  Plan  Carpin  offre  déjà  la  plupart  des  caractéris- 
tiques que  nous  connaissons  dans  les  documents  mongols  de 
la  fin  du  xiii«  et  du  commencement  du  xiv"  siècle,  à  savoir  : 

a)  Le  nom  du  Ciel  Éternel  et  celui  du  khan  dépassent  les 
lignes  voisines  sur  la  droite.  .Vutrement  dit,  en  écrivant  de 
haut  en  bas,  ces  noms  particulièrement  vénérables  sont  placés 
au  début  d'une  ligne  et  plus  haut  que  les  lignes  voisines.  Déjà 
la  pierre  de  Gengis-khan  nous  montre  le  nom  de  Gengis-khan 


28  REVUE   DE    l'orient   CHRÉTIEN. 

très  en  vedette  en  haut  de  ligne,  puis  à  une  autre  ligne  un 
nom  de  prince  distingué  de  même,  mais  à  un  moindre  degré. 
Il  n'y  a  pas  à  douter  que  ce  soit  là  un  usage  venu  de  la  Chine 
et,  pour  que  les  Mongols  l'aient  connu  du  temps  de  Gengis- 
khan,  il  est  bien  vraisemblable  qu'ils  l'aient  reçu  des  Ouigours 
qui  l'auront  emprunté  à  la  Chine  avant  eux. 

|3)  Les  lignes  2  et  4  à  7  sont  seules  en  retrait;  nous  retrou- 
vons le  même  usage  de  ne  mettre  en  retrait]  que  quelques 
lignes  du  début  dans  les  inscriptions  mongoles  de  la  fin  du 
xiiT  siècle.  Je  pense  que  c'est  parce  qu'après  avoir  ainsi  mis  en 
vedette  l'éminente  dignité  du  Ciel  et  du  grand  khan,  on  ne 
tenait  pas  à  perdre  une  telle  marge  tout  au  long  du  texte.  Mais 
le  résultat  est  que  lorsqu'au  début  de  la  ligne  15  on  va  à  la  ligne 
pour  le  nom  de  Gengis-khan,  ce  nom  n'est  plus  placé  au-dessus 
du  début  des  lignes  qui  l'entourent.  Enfin  l'usage  de  la  fin  du 
XIII'  siècle  et  du  début  du  xiv"  voudrait  qu'on  allât  à  nouveau  à 
la  ligne  pour  le  qa'an,  c'est-à-dire  pour  Ogodài  ;  mais  je  connais 
deux  inscriptions  de  1276  et  de  1280  qui,  dans  le  même  cas, 
ont  encore  la  disposition  de  la  lettre  de  1216. 

y)  La  formule  initiale,  quoique  en  turc,  est  conforme  en  gros 
aux  habitudes  que  nous  trouvons  dans  les  lettres  et  édits  à  par- 
tir de  1276,  à  savoir  la  mention  du  Ciel,  puis  celle  du  khan, 
ensuite  celle  du  destinataire  avec  l'indication  que  le  documen 
lui  est  adressé  pour  qu'il  le  connaisse.  Mais  tous  les  textes  qui 
s'échelonnent  à  partir  de  1276  donnent  le  nom  même  de  l'auteur 
du  document,  au  lieu  qu'ici  Giiyûk  n'est  désigné  que  par  un  titre. 

o)  La  date  du  document  est  donnée  comme  toujours  à  la  fin; 
mais,  contrairement  à  l'usage  courant,  elle  est  indiquée  d'après 
l'hégire.  Si  le  document  eût  été  remis  à  Plan  Carpin  en  mongol, 
il  est  probable  qu'il  eût  été  daté  d'après  le  cycle  des  douze  ani- 
maux. Une  autre  différence  est  que  tous  les  documents  mongols 
que  nous  connaissons  par  la  suite  spécifient  toujours  l'endroit 
où  ils  ont  été  rédigés.  J'aurai  l'occasion  de  revenir  sur  ce  point 
dans  la  suite  du  présent  travail. 

s)  Le  cachet  est  apposé  à  la  fin  du  document,  ce  qui  est  de 
règle  absolue.  En  outre,  conformément  à  un  usage  que  nous 
retrouvons  sur  tous  les  monuments  analogues,  le  cachet  est 
apposé,  comme  garantie,  à  cheval  sur  la  jonction  des  deux 

[26] 


LES  MONGOLS    ET    LA    PAPAUTÉ.  29 

feuilles  de  papier  que  l'étendue  du  document  a  contraint  de 
coller  bout  à  bout. 

•2''  Le  document  qui  fut  d'abord  montre  à  l'ian  Carpin  était 
en  mongol.  Finalement  on  le  récrivit  en  persan.  Mais  pourquoi 
alors  les  trois  premières  lignes  sont-elles  en  turc?  J'avoue  ne 
pouvoir  répondre  que  par  voie  d'hypothèse.  Le  persan,  langue 
do  Musulmans,  déplaisait  sans  duute  aux  ^IongoIs  pour  ce 
préambule  consacré  et  presque  sacré.  D'autre  part,  le  mongol 
était  tout  à  fait  inconnu  en  «Jccidont,  et  surtout,  je  pense,  ne 
s'était  jamais  écrit  en  écriture  arabe.  Le  turc  offrait  cet  avan- 
tage d'être  une  langue  à  certains  égards  voisine  du  mongol, 
ayant  en  outre  avec  lui  de  nombreu.x  points  de  contact  culturels, 
et  (jue  cependant  on  avait  dû  déjà  écrire  avec  l'alphabet  arabe 
bien  des  fois.  C'est  pourquoi,  j'imagine,  nous  avons,  en  tète 
de  cette  lettre  persane  traduite  du  mongol,  un  préambule  de 
trois  lignes  en  turc. 

3"  Un  certain  nombre  de  mots  turcs  se  trouvent  dans  la  lettre 
persane  (mais  aucun  mot  vraiment  mongol,  si  du  moins  iilain 
est  bien  un  mot  étranger  arrivé  en  mongol  par  le  turc);  la 
plupart  sont  de  ceux  que  les  historiens  persans  de  l'époque 
mongole  ont  adoptés.  Jusqu'ici  on  tendait  plutôt  à  admettre 
que  ces  mots  étaient  entrés  en  persan  lors  de  la  conquête  mon- 
gole. .Mais  nous  les  trouvons  déjà  employés  couramment  dans 
la  lettre  de  Giiyak;,  douze  ans  avant  la  chute  du  khalifat  de 
Bagdad.  Sans  doute,  à  ce  moment,  les  Mongols  occupaient 
déjà  une  bonne  partie  de  la  Perse,  et  beaucoup  des  fonction- 
naires qu'ils  employaient  en  pays  persan  étaient  d'origine 
ouigoure.  Mais  on  peut  aussi  se  demander  si  cette  invasion  du 
vocabulaire  admini.stratif  persan  par  des  mots  turcs  n'est  pas 
antérieure  aux  Mongols,  et  due  à  l'influence  des  hordes  turques 
qui,  dès  la  fin  du  x"  siècle  et  même  avant,  se  sont  imposées 
à  toute  une  partie  du  monde  iranien. 

4°  Une  tradition,  qui  prend  dans  les  textes  chinois  et  mon- 
gols anciens  des  formes  assez  divergentes  et  d'allure  légendaire, 
prétendait  qu'au  début  de  son  règne  Gengis-khan  n'avait  pas 
de  cachet  et  en  ignorait  même  l'usage.  En  tout  cas,  il  n'y  a 
pas  à  douter  quUgodâi  en  ait  possédé,  et  sa  chancellerie  avait 
même  pour  l'expédition  des  pièces  des  règles  assez  compliquées 

[27] 


30  REVUE   DE    l'orient   CHRÉTIEN. 

qui  ne  sont  pas  encore  tirées  bien  au  clair.  Quant  à  Guyiik,  le 
cacliet  que  nous  avons  ici  offre  un  intérêt  tout  particulier. 
Plan  Carpin  (d'Avezac,  p.  715)  nous  avait  donné  de  son  inscrip- 
tion une  prétendue  traduction  que  Qadaq,  «  Bala  »  et  Cinqai 
n'avaient  pas  revue  assurément  :  Deus  in  cœlo,  et  Cuyuc-Can 
super  terram.  Dei  fortitudo,  omnium  hominum  imperatoris 
sigiUum  (1).  Qu'il  s'agisse  bien  cependant  du  même  sceau, 
c'est  ce  dont  les  termes  de  Plan  Carpin  et  les  circonstances 
mêmes  ne  permettent  pas  de  douter.  Gûyiik  venait  d'être  pro- 
clamé et  intronisé  le  24  août.  Il  y  avait  alors  à  la  cour  mongole 
un  artisan  russe  nommé  Cosmas  qui  se  montra  compatissant 
envers  Plan  Carpin  et  son  compagnon  quand  les  Mongols 
leur  mesuraient  la  nourriture  trop  chichement.  Cet  artisan 
russe  avait  fabriqué  le  trône  de  Giiyûk;  mais  il  avait  aussi 
gravé  son  sceau.  Et  voilà  comment  la  réponse  de  Guyiik  rap- 
portée à  Innocent  IV  par  Plan  Carpin  et  qu'on  vient  de  retrou- 
ver au  Vatican  nous  vaut  par  surcroît  une  double  empreinte 
du  cachet  qui  avait  été  gravé  pour  le  grand  khan  par  le  Russe 
Cosmas. 

P.  Pelliot. 


(1)  Rockhill  (Rubriœk,  p.  26)  avait  supposé  que  ce  cachet  devait  être  mi-partie 
en  mongol,  mi-partie  en  caractères  sigillaires  chinois;  nous  voyons  aujourd'hui 
qu'il  était  uniquement  en  mongol. 


[28] 


RAVAGES  DE  TIMOUR-LENG 

EN  ARMÉNIE 


Au  muinent  où  l'Arméno-Cilicie  se  voyait  arracher  son  der- 
nier roi  par  les  Mamelouks  d'Egypte,  un  autre  conquérant, 
incomparablement  plus  puissant  et  plus  cruel,  surgissait  à 
l'Orient.  Entraînant  à  sa  suite  des  hordes  dévastatrices,  toujours 
grossissantes,  dont  son  génie  organisateur  avait  su  former  une 
armée  redoutable,  il  subjuguait  les  principales  nations  de  l'A- 
sie et  jusqu'à  la  Russie  d'Europe,  substituant  à  leurs  princes  en 
fuite  ou  exterminés  ses  lils  et  ses  petits-fil.s.  Tous  les  peuples 
placés  sur  les  pas  de  l'envahisseur  furent  sans  doute  meurtris. 
Mais  l'un  des  plus  broyés,  ce  fut  le  peuple  arménien;  car  la 
vague  de  fer  et  de  l'eu  passa  et  repassa  plusieurs  fois  sur  l'Ar- 
ménie. 

Timour,  l'homme  de  fer,  surnommé  aussi  Lenk,  le  Boiteux, 
par  suite  d'une  blessure  reçue  au  siè^-e  de  la  capitale  du  Sistan, 
se  distinguait  par  une  grande  et  vive  intelligence,  une  vaste 
mémoire,  une  fermeté  inébranlable,  dons  rarement  unis  au 
même  degré,  mais  qui,  mis  au  service  d'une  ambition  insa- 
tiable et  d'une  cruauté  inouïe,  allaient  faire  de  cet  homme  l'un 
des  plus  formidables  fléaux  qui  aient  jamais  désolé  l'Asie.  Des- 
cendant de  Genghis-Khan  par  sa  mère,  il  dépassa  son  aïeul 
par  l'étendue  de  ses  exploits  et  aussi  de  ses  ravages.  Devenu 
chef  de  la  tribu  de  Bêlas  par  la  mort  de  son  oncle  Seïf-Eddyn, 
en  1360,  Tamerlan,  comme  l'appellent  les  Occidentaux,  conquit 
successivement  Balkli,  Buchara,  Samarkand  dont  il  fit  sa 
capitale,  puis  envahit  le  Khorassan  et  la  Perse  septentrionale. 
Ahmed  Djélaïr,  l'Ilkhan,  après  avoir  essayé  de  l'arrêter,  s'enfuit 
de  sa  capitale  Sultanieh  et  se  réfugia  à  Bagdad  auprès  de  son 
frère.  Tamerlan  franchit  l'Araxe  sur  le  gigantesque  pont  de 

[1] 


32  REVUE   DE   l'orient   CHRÉTIEN. 

Djoulfa  et  entra  en  Géorgie  par  Kars  qui  lui  ouvrit  ses  portes. 
Au  cri  de  guerre  des  Tartares  :  Sûrûn,  en  avant,  la  capitale  de 
Géorgie  Titlis  et  toute  la  contrée  furent  conquises  en  peu  de 
temps.  Bagarat,  prince  des  Géorgiens,  ou  mieux  des  Aghouans, 
conserva  sa  principauté,  mais  en  abjurant  la  foi  chrétienne 
(1387).  Les  hordes  dévastatrices  promenèrent  le  fer  et  le  feu 
danslaSiounie,  l'Ararat,  le  Touroubéran  et  le  Vaspourakan. 

Toute  la  région  comprise  entre  le  Kour  et  le  lac  de  Van  fut 
abreuvée  de  sang,  raconte  le  moine  arménien  Thomas  de 
Medzopli,  témoin  des  événements  (1).  Cet  historien,  tant  que 
son  fanatisme  contre  le  concile  de  Chalcédoine  n'a  point  l'occa- 
sion de  se  déployer,  doit  être  consulté  sur  les  événements  de 
cette  époque.  11  complète,  heureusement,  en  ce  qui  touche  l'Ar- 
ménie, les  historiens  grecs  et  musulmans  Chalchondylos,  Du- 
cas,  Cherefeddin.  Tout  en  tenant  compte  de  sa  crédulité, 
on  peut  d'ordinaire  lui  faire  crédit  sur  les  atrocités  qu'il 
raconte.  Ce  qu'on  sait  de  la  barbarie  du  conquérant  mongol 
dispose  assez  à  admettre  tels  autres  excès,  si  horribles 
soient-ils. 

Bagarat,  qui  par  son  apostasie  avait  trouvé  grâce  devant 
Timour,  chercha  bientôt  l'occasion  de  secouer  un  joug  odieux. 
S'étant  fait  confier  par  son  vainqueur  le  commandement  de 
quelques  milliers  d'iiommes,  sous  le  prétexte  de  lui  assujétir 
toute  sa  nation,  il  engagea  les  troupes  dans  un  défilé,  et  fit 
secrètement  avertir  ses  trois  fils  Georges,  Constantin  et  David 
de  sa  manœuvre.  Les  princes  se  portant  au  secours  de  leur 
père  le  délivrèrent  et  firent  un  grand  massacre  des  troupes 
dont  il  avait  la  conduite.  Timour  ajourna  sa  vengeance  qui 
devait  être  terrible.  Il  poursuivit  sa  marche  du  Touroubéran 
vers  les  régions  de  Taron.  Le  commandant  de  la  contrée  dépen- 
dait de  Kara-Youssouf,  prince  de  la  dynastie  du  Mouton-Noir, 

(1)  Histoire  de  l'impie  Thamour,  ea  arménien;  ras.  96  de  la  Bibliotli.  nation, 
de  Paris,  ancien  fonds,  du  fol.  57  au  fol.  84.  Voir  F.  Macler,  Catalogue  des 
Mss.  armén.  et  géonj.,  n.  192.  —  Ui%t.  de  Timour  et  des  Timourides,  dans  le 
même  catal.  de  la  Bibliotli.  nation,  de  Paris,  n.  232.  Le  texte  a  été  édité  par 
G.  Schanazarian,  Paris,  1S60.  Les  principaux  passages  de  l'œuvre  de  Thomas 
de  M.  ont  été  traduits  en  français  par  F.  Nève  :  Exposé  des  guerres  de 
Tamerlan  et  de  Schah  Rokh,  Bruxelles,  1860;  voir  aussi  Tchamtchian,  Hist. 
d'Arménie,  III,  419-430;  Alichan,  Aïrwral,  pp.   321  sq.  Aïapatoum,  503  sq. 

m 


RWAiiKS    DE    TIMOfR-LENG   EN    ARMÉMK.  33 

sit-geant  à  Diarl^ikir.  Kara-.Maliiuat,  c'était  son  nom,  essaya  île 
défendre  le  pays  d..>nt  il  avait  la  garde;  mais  il  fut  rejeté  vers 
Mouscli,  où  se  piirtèreut  des  lian<le>>  de  maraudeurs  animées  de 
l'esprit  sauvage  de  leur  grand  ciief.  ïamerlan,  pour  alii'ger  ses 
propres  dépenses  et  diminuer  les  richesses  excessives  de  ses 
généraux,  leur  avail  imposé  la  rliargc  d'enirelenir  à  leurs  frais 
les  troupes  dnnt  ils  avaient  le  commandement.  Le  eonquérant  y 
irouvait  si  in  compte;  mais  c'était  aussi  un  encouragement  au 
|iillage:et  il  n'est  pas  d'excès  auxquels  ne  se  portassent  ces 
ramassis  de  peuples  divers,  sous  l'empii-e  des  mêmes  passions 
lirutales  et  de. la  mèmc.voraciti-. 

Les  habitants  de  Bdcheni.  au  canlon  de  Nig,  dans  l'Ararat, 
n'avaient  eu  d'autre  alti-rnativi'  que  l'apostasie  ou  la  mort  par 
le  tranchant  du  glaive  ou  la  pendaison;  et  l'i-vêque  de  la  ville 
Vanak  avait  subi  un  douloureux  martyre.  Les  mêmes  atrocités 
se  renouvelèrent  dans  .Mousch  et  les  villages  de  Sassoun.  Les 
liordcs  déchaînées  faisaient  fort  larges  la  part  du  feu  et  celle  du 
glaive:  mais  heaucoup  déjeunes  femmes  et  déjeunes  garçons 
n'étaient  soustraits  à  la  mort  que  pour  devenir  la  proie  de  ces 
forcenés.  Ne  voulant  pas  subir  la  honteuse  captivit»-  qui  l'at- 
tendait, une  femme  de  .Mousch,  à  l'approche  des  soldats 
musulmans,  égorgea  de  sa  main  son  enfant  au  visage  angé- 
lique;  puis,  ayant  gravi  une  roche  élevée,  elle  se  précipita  en 
bas.  ne  laissant  aux  infâmes  ravisseuis  que  deux  cadavi-es  (1). 
Actes  r.'préhensibles.  il  est  vrai,  mais  dont  rinspiratinn  n'était 
pas  sans  noblesse  et  que  pouvait  excuser  la  bonne  foi. 

Les  impitoyabli's  rigueurs  des  troupes  mongoles  envers  les 
chrétiens  étaient  tantôt  commandées,  tantôt  encouragées  par 
ïamerlan.  Toutefois  le  potentat,  avec  son  sens  politique  pro- 
I  ind  et  ses  inspirations  intermittentes  de  justice,  oubliait  par- 
lois,  même  en  face  des  chrétii-ns,  ses  instincts  féroees  et  leur 
aceordait  une  grâce  inespérée.  .Après  la  prise  de  Hagran.  ou 
selon  d'autres,  de  Kars,  il  ht  ranger  en  deux  troupes  3D0  musul- 
mans et  3(10  chrétiens;  puis  il  leur  dit  :  «  On  va  mettre  à  mort 
les  chrétiens  et  rendre  la  liberté  aux  musulmans  ».  .V  cette 
déclaration,  les  deux  frères  arméniens  de  l'évèque  de  la  ville 

(Il  Thomas  de  .Moil/.o|>li,  ms.  !Hi.  fol.  OJ  et  IJI. 

[3] 

ORUJIT    r.lIRÉTIEN.  3 


34  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

appelé  Meghertitscli  passèrent  dans  le  groupe  des  musulmans. 
Mais,  contre  l'attente  générale,  Timour  ordonna  d'épargner  les 
chrétiens  etd'égorger  les  deux  apostats  (1).  La  franchise,  d'ail- 
leurs, était  l'une  des  qualités  de  ce  grand  assassin;  souvent  il 
l'honorait  même  chez  ses  ennemis.  Aux  princes  et  aux  souve- 
rains qui  se  soumettaient  sans  arrière-pensée  il  demandait 
seulement  un  tribut  avec  des  renforts  de  soldats.  D'ordinaire, 
avant  d'en  venir  aux  mains,  il  proposait  la  paix  aux  condi- 
tions précédentes  ;  mais  la  captivité  ou  l'extermination  étaient 
le  lot  des  vaincus,  si  avant  de  combattre  ils  avaient  rejeté  ses 
offres. 

L'historien  déjà  cité  raconte  qu'en  arrivant  sous  les  murs 
d'une  cité,  il  dressait  d'abord  un  p;nilliin  blanc.  Par  là,  il  indi- 
quait qu'il  ferait  grâce  aux  habitants  s'ils  se  soumettaient 
immédiatement.  Se  heurtait-il  à  quelque  résistance,  il  substi- 
tuait au  pavillon  blanc  un  pavillon  rouge  et  marquait  par  ce 
signe  que  la  ville  pouvait  encore  ne  subir  que  les  ravages  du  fer 
et  du  feu.  Les  assiégés  s'obstinaient-ils  à  ne  point  capituler,  un 
troisième  pavillon,  de  rouleur  noire,  leur  annonçait  que  leur 
ville  était  vouée  à  une  entière  destruction.  La  garnison  et  les 
habitants  de  Van  n'avaient  pas  été  intimidés  par  les  ravages  de 
la  belle  plaine  de  Mousch  et  ils  soutinrent  un  siège  qui  dura 
vingt  jours  au  dire  de  Cherefeddin,  et  quarante  jours  d'après 
Thomas  de  Medzoph.  La  ville  ayant  été  prise  par  la  rigueur  de 
la  famine  plus  encore  que  par  la  force  des  armes,  Timour 
ordonna  de  réserver  pour  la  captivité  les  jeunes  garçons  et  les 
jeunes  femmes.  Les  défenseurs  de  la  ville,  chrétiens  et  infi- 
dèles, furent  précipiti'S  du  haut  des  remparts.  Le  sang  arménien 
continua  découler  à  Ilots  des  bords  du  Kour  jusqu'aux  rives  du 
lac  de  Van.  La  famine  suivit  la  dévastation  des  campagnes. 
<Jn  vit  des  malheureux  se  nourrir  de  chair  humaine;  la  disette 
augmenta  le  nombre  des  apostats,  que  la  peur  de  la  mort  avait 
déjà  multipliés. 

Le  Ilot  des  envahisseurs  roula  ensuite  ses  vagues  sur  le  Kur- 
distan, puis  sur  la  Mésopotamie.  Bagdad  ouvrit  ses  portes, 
pendant  que  son  prince  Ahmed  Djelaïr  s'enfuyait  vers  l'Eu- 

(1;   Thomas  (fol.    05)  l'attache   ce   fait  à   la  prise  de  Bagrau.    Tchamtchiaii. 
t.  m,  p.  -126,  le  place  après  la  pi-i.se  de  Kars. 

[4] 


R.\VA(ii:S    DE    TIMOUR-LENO    EN    ARMÉNIE.  35 

plirate.  Ces!  pendant  son  st'joiir  à  Bagdad  que  Timour,  qui 
vniilait  avoir  ses  troupes  bien  en  main,  fit  jeter  dans  ie  Tigre 
tout  le  vin  ilo  la  ville.  D'autres  villes  de  Mésopotamie,  surtout 
.Mardiii  l't  Ainid,  oppnsèrent  une  vive  résistance.  Le  conquérant 
tatarc  se  vengea  de  son  échec  devant  .Mardin  en  prenant  d'as- 
saut Amid  et  en  la  livrant  au  |iillage.  Par  une  étrange  incon- 
séquence, tandis  qu'il  autorisait  ses  soldats  à  s'enivrer  de  sang 
et  à  se  charger  de  butin,  il  donnait  vingt  mille  copecs  pour  que 
les  chrétiens  élevassent  deu.\  dômes  sur  les  tombeaux  de  Jonas 
et  de  saint  Sergius,  qu'il  visitait  en  pèlerin,  «  distribuant  par- 
tout sur  son  passage  de  riches  aumônes  aux  pauvres  de  la 
ville  »  (1). 

.A|irès  avoir  de  nouveau  poussé  contre  le  prince  de  Kiptscliak. 
Ti'katmisch,  ses  hordes  redoutables,  l'avoii-  écrasé  sur  les  bords 
tiu  Térek,  13!)4,  avoir  passé  le  \'olga,  le  Don,  le  Dnieper,  ravagé 
la  région  jusqu'à  Moscou,  entraîne  à  .Samarkand  une  foule  de 
captifs,  et  parmi  cu.\  des  savants,  des  devins  et  des  ouvriers, 
après  avoir  porti'  sou  épée,  toujours  victorieuse  et  toujours 
ensanglantée,  jusqu'aux  sources  du  Gange,  rasé  et  pillé  Delhi, 
capitale  des  Guèbres,  écorché  vifs  les  haliilants  de  Mj'rtlié, 
gorgé  sa  propre  capitale  de  richesses,  Timour  reparut  en  Géor- 
gie et  en  Arménie.  Melek-Gourghen,  ou  le  prince  Georges,  fils 
de  Bagarat,  s'était  révolté,  à  la  tète  de  ses  Aghouans,  et  refu- 
sait de  livrer  le  fils  d'Ahmed  DJelaïr,  souverain  de  Bagdad 
réfugié  près  de  lui.  Pour  atteindre  les  vaillants  Albanais  du 
I  aucase,  jusque  dans  les  retraites  qu'ils  jugeaient  inaccessibles, 
Timour  fit  monter  ses  soldats  dans  d'immenses  corbeilles, 
suspendues  à  des  cordes  de  luu  ou  200  mdres  de  longueur  et 
mues  au  moyen  de  poulies;  arrivés  devant  l'ouverture  des 
retraites  où  s'abritaient  les  fugitifs,  ils  les  criblaient  de  flèches; 
ou  entassaient  à  l'entrée  de  leurs  refuges  des  matières  combus- 
tibles; les  malheureux  étaient  ainsi  consumes  dans  les  llammes 
ou  étoufft'S  par  la  fumée.  Les  forteresses  n'étaient  pas  un  abri 
plus  sur.  Il  y  en  eut  vingt-deux  de  prises;  leurs  murs  furent 
rasés  et  leurs  défenseurs  égorgés. 

La  plupart  des  princes  d'Arménie  n'avaient  pas  attendu  ces 

(I)  ClierefedUin,  ch.  37,  \>.  ilb  cité  par  de  llamiucr,  IJisl.  de  l'ICm/j.  utlumau, 
trad.  II.Mlert.  U,  \>.  37. 

[5J 


36  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

sanglantes  exécutions  pour  renouveler  leur  soumission.  Talier- 
ten,  prince  d'Ezendjan,  était  venu  se  prosterner  devant  Tiinour, 
avait  baisé  neuf  fois  la  terre  et,  se  conformant  à  l'usage  des 
Tatares,  pour  lesquels  le  nombre  9  est  sacré,  avait  offert  à  son 
suzerain  neuf  espèces  de  présents,  dont  chacune  comprenait 
neuf  objets.  En  échange  de  son  humble  hommage,  le  terrible 
souverain  lui  avait  offert  l'étendard  de  queue  de  cheval  et  deux 
timbales  symbolisant  son  titre  de  prince  vassal  de  l'empire,  et 
il  avait  signé  son  diplôme  en  y  appliquant  sa  main  trempée 
dans  l'encre  rouge. 

Peu  de  temps  après  la  dernière  campagne  de  Timour  en 
Géorgie,  Taherten,  de  concert  avec  d'autres  princes  dépossé- 
dés, implorait  le  secours  du  conquérant  contre  le  sultan  Bajazet 
qui  lui  avait  enlevé  ses  trésors  et  son  harem,  insulte  abomi- 
nable aux  yeux  d'un  musulman.  Bajazet  avait  d'autres  torts 
plus  graves  encore  au  regard  du  souverain  tatare  :  il  avait  mis 
la  main  sur  Aniasia  et  d'autres  villes  arméniennes  et  donné 
asile  à  ses  ennemis.  Aux  menaces  de  l'empereur,  le  sultan 
répondit  par  des  insultes,  et  lui  déclara  qu'il  s'emparerait  de 
son  harem.  Le  défi  était  jeté  et  la  collision  entre  les  deux  puis- 
sants souverains  devenait  inévitalile;  mais  cette  collision  allait 
broyer  encoie  bien  des  Arméniens.  Timour  se  dirigea  d'abord 
sur  Sivas,  l'ancienne  Sébaste,  reconstruite  par  le  prince  seldjou- 
kide  Alaeddin-le-Grand,  et  qui  comptait  alors,  dit  Chalchon- 
dyle,  I20.U0U  habitants  (1). 

La  nature  et  l'art  en  avaient  fait  lune  des  villes  les  plus 
fortes  du  royaume.  Elle  était  entourée  d'un  mur  élevé  et  de 
larges  fossés  remplis  d'eau  sur  trois  de  ses  cùtés.  Timour  l'at- 
taqua du  côté  de  l'ouest  qui  était  seul  abordable.  Huit  mille 
mineurs  se  mirent  à  saper  les  fondements;  ils  creusèrent  des 
souterrains,  en  soutenant  les  murs  avec  des  poutres  et  des 
planches,  puis,  mettant  le  feu  au  bois  accumulé,  ils  firent  crouler 
une  partie  des  murailles.  Au  bout  de  dix-huit  jours,  les  assiégés 
dé.sespérés  offrirent  de  capituler.  Le  vainqueur  promit  tl'épar- 
gner  les  musulmans;  mais  il  déclara  que  les  ciirétiens  et,  en 
particulier,  les  l.dOU  Arméniens  qui  s'étaient  distingués  par 
leur  inln'pidité  .seraient  réduits  en  esclavage.  Or,  après  la  reddi- 

[l)  L.  111,  p.  M7,  OU.  .Niebuhr. 


ItWAGES   DE   TIMOin-LEXr,    EN    ARMÉNIE.  37 

lion,  le  barbare  reniant  son  serment,  donna  l'ordre  d'enterrer 
vivants  les  1.000  Arméniens.  Ils  furent  placés  dix  à  dix  dans  de 
larges  fossés,  la  tète  assujétie  au  moyen  de  cordes  entre  les 
cuisses,  et  sur  les  fosses  fut  jel>'  un  plancliei-  couvert  de  terre, 
alin  qu.'  la  niort  de  ces  malheureux  fût  plus  lente  et  plus 
alïrense  (  I  ).  .\  beaucoup  de  femmes  fut  iniligé  un  suppliée  non 
moins  barbare;  attacliées  par  la  chevelure  à  la  queue  do  jeunes 
chevaux  fougueux,  elles  furent  mises  en  pièces.  Dans  la  plaine 
même  où  leurs  parentes  venaient  d'être  écartelées,  nombre  de 
jeunes  garçons  furent  jetés  pieds  et  mains  liés  pour  être  broyés 
sous  le  sabot  des  chevaux.  Le  champ  ihéàtre  de  ces  horreurs 
fut  ap|iel<'  le  ihnmp  noir.  C'est  par  de  tels  moyens  que  le  con- 
quérant forçait  les  survivants  à  lui  livrer  leurs  trésors.  Le 
bourreau  qui  ne  riait  jamais  ne  dédaignait  pas  toujours  les 
plaisanteries  les  plus  sinistres.  Il  (it  étrangler  les  cproux 
d'Amasia,  alin.  disait-il,  de  préserver  les  bien  portants  d<'  la 
rnntagion. 

Hajazet,  qui  assiégeait  alors  Byzance,  en  abandonna  le  siège 
pour  se  porter  au-devant  de  Timour.  Celui-ci  continuait  sa 
marche  triomphante,  répandant  partout  la  terreur.  Cené'tait  pas 
seulement  Bajazel  qu'il  combattait.  Il  considérait  aussi  le  sultan 
d'Egypte  comme  son  ennemi  déclaré.  Berkouk,  le  souverain 
mamelouk,  qui  avait  anéanti  le  royaume  arméno-cilicien  de 
Léon  VI,  avait  été  sommé  naguère  de'  reconnaître  la  suprématie 
lie  Tiinuur,  et  il  avait  répondu  en  décapitant  le  principal 
ambassadeur  tatarc,  Scheikh  Sawé.  Le  fils  et  successeur  de 
Berkouk,  Ferroudj,  au  lieu  d'accorder  à  Timour  les  satisfac- 
tions demandées,  avait  emprisonné  ses  envoyés.  .Vussi  le  con- 
quérant mongol  se  dirigea-t-il  vers  .\lep,  place  frontière  de 
l'erroudj  en  Syrie.  En  route,  il  s'empara  do  Malatia,  Aïntab. 
Le  30  octobre  1  KKt,  il  é'tait  sous  les  murs  d'Alep.  Placé  au 
centre  de  ses  troupes,  derrière  la  redoute  que  formaient  des 
éléphants  montés  par  des  archers  lançant,  avec  des  flèches 
enflammi'cs,  du  feu  grégeois,  il  dirigea  lui-même  l'attaque.  La 
déroute  des  Égyptiens  fut  complète,  et  les  représailles  des  vain- 
queurs furent  horribles.  Le  sang  des  habitants  fut  répandu  à 
Ilots  sans  distinction  d'âge  ou  de  sexe.  Tandis  que  le  sauvage 

(1)  Corp.  scripl.  Ilisl.  byzanl.  Ducas,  1.  XV,  p.  59-60. 

[7] 


38  RKVl'R    DE    lVjRIENT  CHRÉTIEN. 

guerrier  prenait  part  aux  cérémonies  religieuses  musulmanes  et 
célébrait  sa  victoire  par  un  grand  festin,  ses  soldats  continuaient 
le  pillage  et  le  massacre. 

Quelques  semaines  après,  Timour  se  dirigea  vers  Damas,  en 
passant  par  Hama,  Homs  (Ilems)  Balbêk,  ville  alors  très  peu- 
plée. Le  5  janvier  1 101,  il  écrasait  près  de  Damas  ce  qui  restait 
de  Tarraée  égyptienne.  Les  débris  des  troupes  de  Ferroudj 
purent  entrer  et  s'enfermer  dans  la  ville.  Mais  les  assiégés, 
certains  de  n'être  point  secourus,  négocièrent.  Au  nombre  des 
messagers  di'pulés  vers  Timour  se  trouvait  le  fimieux  historien 
arabe  Ibn-Kiialedoun,  qui  sut  par  ses  adroits  compliments 
gagner  les  bonnes  grâces  du  terrible  despote.  Il  fut  convenu  que 
Damas,  en  payant  un  million  de  ducats,  échapperait  au  pillage. 
Après  ];\  reddition  de  la  ville,  les  savants,  les  ouvriers  d'art  et 
les  artisans,  comme  il  avait  été  fait  à  l'égard  des  autres  villes 
conquises,  furent  envoyés  à  Samarcand.  Mais  le  payement  d'un 
million  de  ducats  ne  sauva  pas  Damas.  Elle  fut  livrée  aux 
llammes  et  sa  population  massacrée.  On  raconte  que  de  l'im- 
mense brasier  formé  partiellement  par  des  boiseries  de  cèdre  et 
de  cyprès,  vernies  de  sumac  et  desandarac,  se  dégageait  un  par- 
fum qui  s'étendait  à  plusieurs  lieues  à  la  ronde.  Le  dôme  de  la 
grande  mosquée  des  ( Jmmiades,  ehef-d'uîuvre  de  l'architecture 
sarrasine,  fut  consunn'.  Il  n'y  eut  qu'un  minnret  qui  échappa 
aux  flanimes,  le  minaret  d'Aarous,  sur  lequel,  d'après  une 
légende  musulmane,  descendra  J.-C.  venant  juger  les  vivants 
et  les  morts  ;  la  préservation  de  ce  dôme,  entièrement  recou- 
vert de  bois,  fut  considérée  comme  un  miracle  par  les  musul- 
mans, 25  mars  1 101.  Trois  mois  plus  tard,  le  conquérant  était 
devant  Bagdad. 

Les  ai'deurs  d'un  soleil  de  feu,  réfléchies  par  un  sable  brû- 
lant, l'intrépiditi'  des  d('renseurs,  commandés  par  le  gouverneur 
Ahmed-Djélaïr  tout  dévoué  à  Ferroudj,  tenaient  en  l'Chec  les 
assaillants,  quand  une  grave  négligence  des  assiégés  permit  à 
Tin:iour  de  les  surprendre.  Celui-ci  remarqua  que  les  soldats  de 
la  garnison,  aux  heures  où  le  soleil  était  le  plus  ardent,  quit- 
taient les  remparts,  en  laissant  leur  casque  au  bout  de  leur 
lance  et  s'abritaient  dans  les  casemates.  Dans  l'un  de  ces  mo- 
ments, un  assaut  général  fut  donné;  et  peu  de  temps  après, 

[8] 


RAVAOFS    r)K   TIMOfR-I.RNr;    V.S    ARMKME.  f^iO 

l'rtondaiil  tataro.  orné  d'une  queue  de  cheval,  llnttait  sur  li's 
romiiarts.  Alinird-Djelaïr  s'écliappa  avec  sa  fille;  mais,  suivi  do 
pivs  par  dos  soldats  mongols,  ils  se  jetèrent  dans  IRuphrale  et 
se  noyèrent.  Bagdad  détruite  jadis  par  le  Khan  Ilnulagoii,  suiiit 
le  même  sort.  Tamerlan  ne  laissa  debout  que  les  «Voles,  les 
mosquées  et  les  couvents  avec  les  imans,  les  professeurs  et  les 
juges.  Les  habitants  au-dessus  de  huit  ans  furent  égorgés  et 
leurs  tètes,  comme  jadis  celles  des  70.<l0<l  victimes  d'Ispaliau, 
servirent  ;\  la  construction  de  sept  hautes  pyramides. 

Kn  regagnant  la  plaine  de  Kaiabagii.  pour  y  prendre  ses 
quartiers  d'hiver  (1401  ».  il  reiut  à  .NaUhtchévan  la  soumission 
dedorgui.  le  prince  gtVirgien.  .\u  printemps  suivant,  Bajazet, 
au  lieu  des  satisfactions  attendues,  lui  ayant  lait  parvenir  les 
messages  insultants  dont  nous  avons  parlé,  Timour  activa  .ses 
préparatifs  formiilables.  .V  cette  époque,  une  comète  gigan- 
tesque apparut  prnilant  trois  mois  dans  le  firmament,  en  se 
dirigeant  de  l'iiceidenl  vers  l'Urienl.  Les  astrologues  de  Timour 
ne  manquèrent  pas  de  lui  représenter  le  météore  comme  un 
signe  de  sa  prochaine  victoire;  aussi  sa  confiance  en  fut-elle 
accrue.  \u  début  du  cnnilit,  il  semble  avoir  voulu  éviter  une 
bataille  avec  le  puissant  sultan.  .Mais  il  avait  été  blessé  dans  son 
orgueil,  et  sa  résolution  pri.se  était,  comme  «l'ordinaire,  sans 
retour.  Il  se  mit  en  marche  vers  l'Asie  .Mineure,  en  passant 
par  la  plaine  d'Erzendjan  iKrzenga)  et  par  Sivas.  Il  reçut  dans 
cette  ville  une  dernière  réponse  de  Hajazet,  qui  le  sommait 
impi-rieusement  de  comparaître  devant  lui.  .Maîtrisant  sa  colère, 
Timour  chargea  les  ambassadeurs  ottomans  de  dire  à  leur 
maître  qu'il  consentait  encore  à  lui  pardonner,  mais  à  la  condi- 
tion qu'il  rendît  au  prince  d'Erzendjan  Taherten,  se.s  sujets 
retenus  prisiinniers  et  que  le  sultan  lui  envoyât  son  propre  lils 
eu  otage.  En  présence  des  envoyés  ottomans,  qu'il  voulait  cdu- 
vaincre  de  sa  formidable  puissance,  il  passa  la  revue  générale 
de  ses  troupes.  Les  gén<M"au.\,  défilant  l'un  après  l'autre  devant 
leur  souverain,  mettaient  pied  à  terre,  s'agenouillaient  et  féli- 
I  liaient  le  conquérant  «  toujours  victorieux  ».  Celui-ci  répon- 
ilait  par  quelque  chaude  [larole  d'encouragement  ;  il  compli- 
menta surtout  son  petit-lils  .Mirza  .Mohammed-sultan,  qui,  le 
premier  en  Orient,  venait  de  vêtir  ses  soldats  d'un  uniforme  et 

[9] 


40  REVCE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

de  former  deux  régiments  de  cuirassiers.  La  revue  fut  terminée 
par  la  priore. 

Les  deux  souverains  étaient  é.Li'aux  par  l'orgueil  et  le  courage. 
Mais,  cette  fois  du  moins,  Timour  fut  incomparablement  plus 
prévoyant  que  son  rival.  11  envoya  des  émissaires  auprès  des 
troupes  tatares  qui  servaient  dans  l'armée  ottomane,  afin  de  les 
rallier  à  sa  cause.  En  six  jour,s,  Timour  atteignit  Césarée;  six 
jours  plus  tard,  averti  de  l'approche  de  Bajazel,  il  arrivait  à 
Angora  et  choisissait  une  forte  position  sur  les  bords  de  la 
rivière  Tchibukabad.  Bajazet  la  Foudre  (Yildirim)  avec  une 
armée  de  cent  mille  hommes  exténuée  de  fatigue,  privée  d'eau, 
mal  payée  et  mécontente,  n'hésita  pas  à  risquer  une  bataille 
contre  une  armée  de  1  ou  500.000  hommes,  ayant  une  foi 
aveugle  en  son  chef.  Le  combat  acharné  de  part  et  d'autre, 
signalé  par  la  défection  de  quelques  troupes  ottomanes,  se 
dénoua  par  la  victoire  complète  de  Timour,  que  ne  purent  que 
retarder  la  vaillance  de  10.000  janissaires  et  10.000  cliréliens, 
de  Servie.  Bajazet  fut  fait  captif.  L'empire  ottoman,  déciiiré  à 
l'intérieui'  par  les  rivalités  des  fils  de  Bajazet,  semblait  devoir 
s'écrouler. 

Ce  ne  sera  qu'après  ilix  ans  de  lutte  que  le  plus  jeune,  le  plus 
modéré  et  le  mieux  doué  de  ces  princes,  achèvera  de  vaincre 
ses  frères  et  n'unira  en  un  seul  faisceau  toutes  les  forces  otto- 
manes. 

Le  \"  décembre  1102,  Timour  arrivait  devant  Smyrne.  Cette 
ville  était  occupée  depuis  un  demi-siècle  par  les  chevaliers  de 
Rhodes.  Sommés  de  payer  tribut  ou  de  devenir  musulmans, 
les  hospitaliers  commandés  par  le  grand-maître  Frère  Guil- 
laume de  Mine,  rejetèrent  avec  mépris  ces  offres  et  ces  me- 
naces. La  place  ayant  été  prise  d'assaut,  les  chevaliers  se 
frayèrent  un  passage  à  travers  l'armée  mongole  et  arrivèrent 
à  la  mer  où  les  attendaient  des  galères:  mais  les  chn'tiens  de 
l'île  furent  immolés,  et  leurs  têles  unies  à  des  pierres  furent 
employées  au  trophée  dont  la  vue  délectait  ce  monstre  à  face 
humaine.  Quelques  jours  plus  tard,  aux  environs  d'Éphèse,  des 
enfants  musulmans  vinrent  processionnellement  en  récitant  les 
sourras  du  Coran,  faire  appel  à  sa  générosité.  Il  leur  répondit  en 
les  faisant  écraser  sous  la  charge  d'une  troupe  de  ses  cavaliers. 

[10] 


RAVAGES    DF.    TIMOLR-LF.NG    EN    ARMIÎXIE.  Il 

Timour,  au  faite  de  la  puissance,  revint  triomplialement  ;'i 
Samarkiintl.  L'impitoyaljlc  despote  avait  accumulé  partout 
d'iiuiui'nst'S  ruines;  il  avait  rasé  maintes  cglises-arménienncs, 
et,  paruii  celles-ri,  l'église  des  10  martyrs  de  Sivas  couronnée 
de  40  coupoles.  Plusieurs  des  nombreux  chrétiens  immol(''S  par 
son  ordre  méritent  bien  le  nom  de  martyrs.  .-Vinsi  en  est-il  de 
Tévèque  de  Sébasti',  .Stepliauos.  Et  parmi  les  di-portés  qu'on 
peut  estimer  au  di'là  de  200.000,  combien  ne  comptait-on  pas 
d'.Vrmr-niens'.'  Ce  conqut-rant  qui  entassa  plus  de  ruines  que 
tous  les  souverains  vandals,  protégea,  à  l'intérieur  de  son 
royaume,  les  lettres  et  les  arts.  De  là,  sa  constante  préoccupa- 
tion d'envoyer  dans  ses  villes  prim-ipales,  surtout  à  Samarkand, 
ceux  qui  pouvaient  contribuer  le  plus  à  la  gloire  et  à  la  pros- 
périt»'  de  ses  États  :  artisans,  maçons,  tailleurs  de  pierre,  ou- 
vriers d'art,  comme  les  fabricants  d'armes  de  Damas,  enfin,  let- 
trés ou  savants  en  toute  sorte  de  sciences.  Dès  le  début  de  snn 
règne,  il  avait  donné  à  Kescli,  sa  ville  natale,  le  nom  quelque 
peu  prétentieux  de  Dôme  de  la  science  et  de  la  civilisation 
(1379).  Son  code  législatif  et  militaire,  appelé  ïouzoukal,  mal- 
gré ses  défauts  et  ses  lacunes,  révèle  son  esprit  d'organisation, 
et  sa  fameuse  bibliothèque  de  Samarkand,  son  goût  pour  les 
sciences  et  les  lettres,  qu'il  n'eut  jamais  les  loisirs  de  cultiver. 
Les  colons  chrétiens,  transportés  dans  le  Turkestan  et  le  Klio- 
rassan.  servirent  aussi  son  dessein.  Mais  nombre  d'entre  eux,  en 
particulier  parmi  ceux  qui  furent  transportés  des  rives  du  Kour 
à  Kandahar,  ne  tardèrent  point  à  passer  à  l'islamisme  et  ne  gar- 
dèrent guère  d'autre  indice  de  leur  ancienne  religion  que  la 
coutume  de  tracer  un  signe  de  croix  sur  leur  nourriture  au 
moment  du  rejjas.  Celui  que  la  conquête  de  vingt-sept  royaumes 
ne  pouvait  satisfaire,  entreprenait  celle  de  la  Chine,  quand  il 
mourut  àotrar,.  à  l'âge  de  soixante  et  onze  ans  (I  1()!)). 

Placée  sous  les  continuelles  menaces  de  hordes  avides  de 
jullage  et  de  sang,  la  vie  spirituelle  des  Arméniens  était  trop 
paralysée  par  la  crainte,  trop  dominée  par  la  violence  puur 
s'épanouir  et  prospérer.  Ils  ne  manquèrent  pias  les  Arméniens, 
qui.  afin  de  sauver  leur  situation,  leur  avoir  ou  même  leur 
existence,  renièrent,  du  moins  des  lèvres,  le  Christ  puur  .Maho- 
met. Mais  un  certain  nombre  de  ceux  qui  défaillirent  ainsi  par 

[U] 


12  re\'i;e  de  l'orient  chrétien. 

peur  de  la  mort,  de  la  confiscation  de  leurs  biens  ou  de  l'exil, 
rejetèrent  la  profession  de  foi  musulmane,  dès  qu'ils  le  purent 
sans  de  trop  gros  risrpies.  Tel  fut  l'Ischkhan  Sembat,  lils  d'Ivanè, 
petit-neveu  de  r('vêque  Klienne  Orpélian  de  Sunie.  Sembat,  qui 
gouvernait  la  partie  supérieure  de  cette  province,  sauva  sa  \  ie 
en  embrassant  l'islamisme.  Il  n'en  fut  pas  moins  entraîné  cap- 
tif à  Samarkand  par  Timour.  .\u  retour,  il  fut  assez  habile  pour 
revenir  au  christianisme  sans  e.xciter  la  colère  de  ses  maîtres. 
Son  fils  Péliguiné,  nakhai'ar  plein  de  ressources,  chrétien  aussi 
ferme  que  prudent  et  bienfaisant,  hérita  du  gouvernement  de 
son  père;  et  maints  Arinéuieiis  persécutés  trouvèrent  près  de 
lui  encouragements  et  appui  (1). 

D'autres  nobles  .arméniens  qui,  à  l'instigation  de  Mélik 
Omar,  petit-fils  de  Timour,  avaient  renié  le  Christ,  firent  aussi 
plus  tard  amende  honorable.  On  cite  parmi  eux  le  frère  de  Sem- 
bat, Bourthel,  gouverneur  d'Orotn;  Tarsaidj,  seigneur  d'Eké- 
ghiats;  Souratmisch,  seigneur  de  Makou,  et  un  personnage  de 
l'Ararat,  nommé  Aghidan  (1  l-'l). 

Plusieurs  des  chefs  de  l'Église  arménienne  périrent  victimes 
de  la  barbarie  musulmane.  Mais  quelques-uns  d'entre  eux,  s'ils 
ne  connurent  pas  les  hontes  de  l'apostasie,  ne  méritèrent  pas 
davantage  les  honneurs  du  martyre.  Ainsi,  ce  fut  à  l'instigation 
des  chrétiens  que  Mélik  Omar  lit  saisir  et  égorger  le  catholicos 
Théodoros  (1.377-1393).  Avec  lui,  raconte  Thomas  de  iMedzoph, 
furent  immolés  seize  notables  chefs  de  famille  arméniens.  Plus 
triste  encore  fut  lu  lin  ties  deuxième  et  troisième  successeurs 
de  Tliéuduros.  A  la  mort  de  Garabed  I,  le  vartabed  Hakob  ou 
Jacques  III  de  Sis  avait  été  investi  du  patriarcat  par  la  protec- 
tion du  gouverneur  musulman.  Bien  qu'il  fût  mal  affermi  sur 
son  siège  et  que  son  élection  fût  fort  contestée,  il  faillit  un 
moment,  à  la  faveur  des  divisions  des  suffragants  d'Aghthamar, 
réunir  ce  siège  sous  sa  dépendance.  Mais  loin  de  réussir  dans 
cette  tentative,  il  ne  put  déjouer  les  complots  de  son  entourage 
et  il  fut  empoisonné  par  quelques-uns  de  ses  moines  (-2);  non 
moins  lamentable,  le  sort  de  son  successeur  Grégoire  VIII, 
enfermé  dans  une  forteresse,  puis  mis  à  mort.  Un  peu  aupa- 

il)  ïchamtchian.  111.   llo.  Nous  aurons  l'occasion  de  reiiarlei-  de  Péliguiné. 
(2)  Tchamtchian,  111,  -157. 

[12] 


I 


nAVAOES    DE    TIMOt'R-l.i:\r,    F.\    ARMKXIF..  13 

iMvant.  il  avait  étf'-  excommunié,  en  punition  do  f=;on  apostasie. 
Tcilo  est  du  moins  la  conclusion,  d'ailleurs  assez  flottante, 
du  Wtc  Tiliaintchian  (  1  ). 

I.a  iilupart  des  pastiiirs  di'  l'Arinéiiie,  encore  qur  leur  vie 
-piriluelle  lût  aiipauvrie  par  leur  séparation  de  TKglise  univer- 
-elle.  i^ardaient  ct'pondant  une  foi  inviolable  en  la  divinité  du 
Christ,  .appartenant  par  leur  bonne  foi  à  l'àiiie  de  l'Église  catho- 
lique, des  Arniénii'n.-;  île  toute  classe,  de  tout  âge:  occlésias- 
liquos,  hommes,  femmes,  jeunes  gens  continuaient  de  donner  à 
.'ésus  le  témoignage  de  leur  sang.  Ce  n'est  pas  que,  chez  les 
maîtres  ou  les  guuverneurs  îles  provinces  arméniennes,  il  y  eùl 
alors  un  système  arrèti'  de  persécutions  en  vue  d'amener  les 
.Vrméniens  au  niahomélisme.  .Mais,  ta  part  quelques  chefs  vrai- 
ment modérés,  la  plupart  considéraient  leurs  sujets  chrétiens 
comme  des  gens  corccab/cs  et  taillables  à  merci,  comme  des 
esclaves  dont  les  délits,  vrais  ou  supposés,  à  l'égard  du  Gouver- 
nement perse  ou  ottoman,  se  transformaient  vite  en  crime  capi- 
tal. Ainsi  prévenus,  les  gouverneurs  ubi'issaient  aveugli'ment  à 
leur  barbarie  native  et  à  leur  fanatisme.  Ils  étaient  prompts  à 
lancer  une  sentence  de  mort,  à  laquelle  ils  ne  laissaient  qu'un 
moyen  d'éehapper  :  l'apostasie. 

.Ahmed  I  Bonrhaneddin  [Preuve  de  la  Foi)  ayant  mis  la 
main  sur  Sivas,  tandis  que  d'autres  émirs  s'arrogeaient  le  Gou- 
vernement de  Tokat,  d'Amasia,  etc.,  eut  à  réprimer  plusieurs 
révoltes,  auxquelles  étaient  mêlés  ses  propres  soldats.  On 
lui  signala  comme  instigateur  de  l'un  de  ces  complots  l'ar- 
chevêque de  la  ville,  Stéphanos,  et  les  moines  du  couvent  du 
>V//»/  Signe,  dont  il  était  l'aradchenord.  Le  prince  lui  offrit  un 
seul  moyen  de  se  justifier  et  de  prouver  son  loyalisme  :  c'était 
de  devenir  musulman.  Stéphanos  et  deux  de  ses  moines,  ."^yl- 
vestrios  et  Thorps,  préférèrent  mourir  cl).  Le  bourreau  dut  s'y 
prendre  à  plusieurs  lois  pour  trancher  la  tète  de  l'évèque  dont 
la  taille  était  gigantesque  et  la  force  extraordinaire.  Son  visage 

(1)  Ouvr.  cité,  p.  457. 

|2|  Voir  llnvits  nor  Vkaner,  Xouvfniu-  martyr»  itrmèiiiens  (1105-18131,  par 
Manandian  et  .\djarian,  Valarcliapat,  1003,  p.  137-100,  ouvrage  critir)ue  d"aprés 
les  sources  et  la  confrontation  des  mss.  Revue  liazmuve/i,  article  d'.Vlichan, 
1848,  p.   131.  Tchamtchian,  111,  -131-433.  Ilaisinavouri],  3*  éd.,  p.  i^l-iGii. 

[13] 


44  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

fut  broy»'  sous  les  coups  et  son  corps  dépecé  (1387,  836  de  l'ère 
armén.).  Quelques  monastères  arméniens,  notamment  le  Saint 
Signe,  furent  ensuite  pillés,  grevés  d'impôts.  Le  supérieur 
Micliel  et  36  moines  ayant  refusé  d'accepter  la  foi  mahométane, 
furent  associés  au  martyre  de  Stéplianos.  La  même  année, 
après  la  prise  de  Bdschni,  l'évêque  Vanakan  et  plusieurs  chré- 
tiens mouraient  aussi  témoins  du  Glirist  par  Tordre  de  Timour. 
Même  parmi  les  catliolicos  d'Aghtliamar,  qui  formaient  un 
schisme  dnns  le  schisme,  il  en  est  un  qui  peut  être  considéré 
comme  martyr,  bien  qu'au  récit  de  sa  mort,  il  se  mêle  certaines 
circonstances  assez  romanesques.  On  raconte  que  le  sous-gou- 
verneur Djafar,  siégeant  à  Ostan,  proposa  au  catholicos  Zacha- 
rias  (1378-1393)  de  lui  confier  un  dépôt,  pour  avoir  le  moyen 
de  le  compromettre.  L'archevêque  flairant  un  piège  refusa;  de 
là,  altercidJoni't  violences  exercées  sur  Zaeharias.  Des  Arméniens 
di'livivrenl  alors  ce  dernier  des  mains  du  sous-gouverneur. 
Celui-ci,  feignant  d'être  victime,  s'arracha  les  cheveux,  se 
meurtrit  le  corps  et  accusa  l'archevêque  auprès  du  gouver- 
neur Izdin.  Que  les  griefs  deDjafar  fussent  fondés  ou  non,  il  paraît 
du  moins  que  le  gouverneur  lui  promit  son  acquittement  à  la 
condition  qu'il  renierait  le  Christ.  «  .Je  suis  innocent,  répondit 
le  catholicos;  mais,  fussé-je  coupable,  serait-ce  une  raison  de 
renier  le  Chi-ist  qui  ne  m'a  jamais  renié?  »  Zaeharias,  le  corps 
dépouillé  (le  ses  vêtements,  la  corde  au  cou,  fut  traîné  dans  les 
rues  de  la  ville:  et  sous  les  coups  de  pierre  et  de  bâton  dont  la 
foule  l'accablait,  sa  tète  fut  brisée  et  sa  cervelle  répandue  sur  le 
sol  (1393,  842  de  l'ère  arm.)(l). 

Si  la  loi  musulmane  jugeait  digne  de  mort  un  catholicos  qui 
ne  voulait  point  payer  son  acquittement  par  l'apostasie,  quelle 
condamnation  ne  devaient  pas  encourir  ceux  qui,  regardés  à 
tort  ou  à  raison  comme  ayant  embrassé  l'islam,  revenaient 
ostensiblement  au  culte  chrétien?  L'Eglise  arménienne  compte 
parmi  ses  martyrs  un  homme  île  Bitlis,  nommé  Avag,  Grand. 
.\ttaché  penilant  trente  ans  à  un  Perse  de  Salamast,  en  qualité 
d'intendant,  il  s'i'lait  probablement  associé  à  ses  usages  reli- 
gieux. Mais  revenu  dans  sa  ville  natale,  il  se  remit  à  fréquenter 

1)  Xouv.  matiyrs,  p.   170-183. 

[1-1] 


RAVAGES    DE  TIMOUR-LEyC    EX    AHMENIE.  -Il 

l'église  chrétienne.  Saisi  par  les  musulmans,  il  refusa  d'abju- 
r<T,  ft  fut  frappé  à  coups  i\o  li;\ton  et  d'épée  jusqu'à  ce  qu'il 
rendit  losprit  (-j:!  février  \'.)00)  (1). 

Plus  d'une  fois,  le  martyre  fut  la  conséquence  d'un  jugement 
ayant,  à  son  point  de  di'part,  la  passion  impudique  de  quelque 
malionii'-lan  ou  même  de  quelque  musulmane  qui,  rebutés,  se 
liient accusateurs.  Et,  ici  encnre,  la  seule  voie  ouverte  au  chré- 
tien uu  à  la  chrétienne  pour  se  justifier  était  l'apostasie,  .\insi, 
en  i:î9S,  fut  lapidée  à  Oslan.  I.3!>S,  la  belle  Tliamar,  surnommée 
la  perle  de  .Mokq  et  le  jeune  et  lieau  Khosrov  de  (iant/.ak.  pour- 
suivi par  une  musulmane  (2). 

Plus  extraordinaire  encore,  le  martyre  de  cette  pénitente 
d'.Ardjesch,  appelée  Klisabeth,  qui  d'abord  entraînée  par  de 
j''unes  musulmans  persans,  avait  trafiqué  de  sa  beauté  et  aban- 
tlnnné  sa  religion,  à  Bergri.  Après  plusieurs  années  d'égare- 
ments, elle  s'était  retirée  à  Van,  sans  doute  afin  il'y  reprendre, 
inconnue,  le  libre  e.xercice  du  christianisme.  Un  jour,  sur  une 
place  publique,  discutant  avec  un  chrétien  et  voulant  con- 
vaincre sou  interlocuteur  de  la  vérité  de  son  affirmation,  elle 
s'écria  :  «  Ce  que  je  dis  est  certain,  je  le  jure  par  la  .sainte  Mère 
de  Dieu.  »  Des  musulmans,  qui  conilaissaient  sa  vie  passée, 
l'entendirent.  Ils  voulurent  la  contraindre  de  rétracter  ime 
parole  contraire  à  la  foi  des  mahonn'tans.  Elisabeth  refusa  de 
reniiT  la  maternité  divine  de  la  ^■ierge  Marie.  Conduite  devant 
le  pacha  Khatlmun  et,  persistant,  malgré  les  promesses  et  les 
menaces  de  ses  juges,  à  confesser  que  le  Christ  est  Dieu,  et  la 
\  ierge  Marie,  mère  de  Dieu,  elle  fut  condamnée  à  être  lapidée 
I3i)l)(:j). 

.\insi,  les  dénonciateurs  des  chrétiens,  qu'ils  fussent  perses  ou 
"Uomans,  étaient  d'ordinaire  favorablement  écoutés  des  juges 
mahométans  et  les  victimes  étaient  souvent  réduites  à  cette 
alternative  :  la  mort  ou  l'apostasie.  -Si  confiante  qu'elle  fut  dans 

1 1)  .\ouv.  martyrs,  p.  15--l(j5. 

{i)  .Sui  Tliamar,  .Voiir.  marlyr*.  |i.  186-107;  siii'  Khosrov,  p.  23-3'.i;  /lanëi/yr., 
par  Mkliitliar  liolscli,  32-3'.i;  citations  de.s  llaïxuiiiriÊurq.  13-15.  La  date  de  ci' 
iiiailj re est  fautive  cliez  Tcliamtcliian;  il  eut  lieu  en  1107,  10  janvier. 

^3;  .Voui'.  martyrs,  \>.  lOC-lC'J. 


46  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

le  verdict  de  ses  chefs,  une  foule  fanatique  ne  l'attendait  pas  tou- 
jours; et  comme  les  lapidateurs  du  premier  martyr  Etienne,  elle 
se  laissait  aller,  contre  le  prévenu  chrétien,  à  tous  les  emporte- 
ments de  son  zèle  sauvage.  Dans  les  récits  des  martyres  conser- 
vés par  les  traditions  arméniennes,  il  n'est  pas  le  moins  inté- 
ressant celui  de  la  pauvre  Ilimar  de  ^'an.  Après  avoir  vu  périr 
son  mari  par  la  main  des  soldats  de  Timour,  dans  le  carnat;e 
qui  suivit  la  prise  de  Van,  elle  avait  été  recueillie  par  un  Kurde 
et  était  devenue  sa  femme,  sans  toutefois  abjurer  le  christia- 
nisme. Un  jour,  cependant,  menée  par  les  parents  de  son  époux 
devant  l'église  chrétienne,  elle  consentit  à  jeter,  en  signe  de 
reniement, trois  pierres  dans  la  nef  du  lieu  saint,  \ingt  ans 
plus  tard,  le  remords  assoupi  ou  combattu  linit  par  l'emporter. 
S'étant  réfugiée  à  Makou,  dont  le  gouverneur  était  chrétien, 
elle  voulut  y  reprendre  ses  anciennes  praticiues  chrétiennes. 
Mais  on  lui  déclara  que  c'était  à  \"an,  devant  les  témoins  de  ses 
scandales,  qu'elle  devait  se  rétracter.  Revenue  à  Van,  et  recon- 
nue au  sortir  de  l'église  par  des  Perses  musulmans,  elle  avoua 
ses  remords  cl  son  repentir.  Avec  une  satisfaction  qui  se  tra- 
hissait sur  son  visage,  elle  se  laissa  mener  sur  une  place 
publique  et  tomba,  vraie  martyre,  sous  les  pierres  dont  on 
l'accabla,  «  ayant  reçu  ces  pierres  à  l'instar  de  roses  »,  disent 
ses  .lc/t's(  1-118)  (1). 

r.    Fr.    TOURNKBIZE, 
lirofosseiir  à  l'Univei-sité  Saint-Joseph,  Beyi'outli,  .Syrie. 

(1)  \ûiii\  i/iiirli/is,  |i.  ■.!:il-v;iS. 


[16] 


LES  i>s(:iuPiio.\s  \i{>ii:menm:s  dam 

DE  BALIXAIR  ET  DH  MAHMACHl^N 
(Sifife.) 


16 

A.NI.  —  Sur  le  iiiiir  extérieur  de  léglise  de  Saint-Grégoire 
des  Apuugliamriens  {\e  n"  .">  du  Plan),  coté  septentrional  : 

I.   -/■■M'/''/''///.('.'//'.'j,/.///////'."i/.'/.('./'/'"i:('.///;//v'./'.'r'//'.v, 

lll"hl''N'l''l-lirilhl' 
l;lll:l'hir.hl'l: 

;i.  hni:!{(\njVhi\'hi\(sic!)'ii'iihi'ni>i'H;r:i.rMi.ir.riihr,i'. 

I'h-'l,ll'l.l'.li(':i.lll'l'llil'hl;l> 

',  rj'-ijr:iHii\Hn:,i':i,'hiisi'.i'r:i.u\i>i'hini'i-i'i''i-iii'iihi'h 
'i.r-r.i'i'hiiiiir.ir 

:..     <ihhlhH'hlllhll'llllh-'ll'.l>hhr,l--i.hm'llh'h  Ul\hl''JM- 

iisi;<i>r:i,-i,iiiii,-i>oiii'- 

(,.  iN'hiisr.<i>iii'hV''u\Hin\vi'-i\^Vhi\(U'nnuwhiii'ui'. 
iriyt.iii>fNU->-i'iii'iii'. 

7.  LSh<i>i\iri,iiii:\ji\in.hiiiir.i<i%r.iiiu^i\u\i'.i'i'.ii:iiA.h 
hUhr.i-r.i'i'hhir 

.s.  U\hl'i/H'hUIII'lll;hl^Wfl'NISl'.'l>ni'OV.m:'i,ni'rr-l\ 
l'fhll'ri;ll-l,lll;'l('.l> 

'.».  ^•/^'^^/wwW'^•^/'/J77'/./!^./•/'•^('./'"J,i■(•^);^.«'/>./.■^^•^/'./^^. 
.v.i'iirrM'hiih 

10.  /VW:/'^/•■^///.r.'i.;•;r./^^///./'/'•/•./'^/'/^//;T^'/'//^/•.•^î{r./'^.'^. 
UV.hlIhl'I'-'i.n 

il.     rrJI!lh'inil\hin\nhlH;lirM'l\U\iA\Hil;hl;nj;lihn 

!niU'.in,H\ii'h 


48  REVUE    DE    l'orient    CHRETIEN. 

12.  i'>i\'i>VM-(''i''ii^'U'rihru\bi'i\hinvhiyi.iyh<W'UdUx 

hni'l'UM'I'hl;!' 

i;j.   î;///"/-/'//t/'/'///'-;//'/-/'//frj,t/';?j7:Ar.;{/'r."///.s'('./r(,/;/' 
1 4 .  (uih'hnh in\s'i.!>i''id\ii'ni:i'tni'ii\sv,i'i'i>'H'ii({iii\i'i':, 

'iMUJ.Hih  H-III'H 

Transcription  :  /'  'hS(<f'  |r7ni_iui^iiiî(|iii,  in/  t^ii^^ijinji^m^,  ^'u^nij 

uuin II III mil,  "/"If'  l'nj'fi'l'i'l,  uL  lannAi  '«iiiiii  iiiiiiiii/i,  •.iiiinii  hnjuiu— 
liiiiii,  /(içuiçiiifei-  iiiliinbii  ç/i  II  <Juii-nç  Pilht  Mii'ima"  /iiiii/jIhilk/Luiu, 
iuil     ^lunUEjQiiii    II   o  ti  II  II  luuiti  II    ti/iiinili,  cfl  ^/liinti/i    niiiiii   «^luliiifiiniiiiiiiiu 

^uiLn    />"fii      ''n/"f"n"()    "*-  lii/uiiii-n  /'""(    *^""''/t/'i    t"*-  P"J'l   h""i 

llbniinli  .    Ifi-   ^[thlinn    iir/liLiii/i    /•, nl/iiLiii»     l/iiiLi/iiiiiiliiiii    cl    nUiiLiiti 

l^'hplttiiniiiinnn  :  f/jL  iiiiiiiiJfii/i  niii^iiiLiiii/iiiii  iiiiii  ç,  nii  nuiur;h  itLiiiiiuta 
n  iliiLnii  f/Liii/ii/iiiililiiiii]  alunit  nu  uuiliiIi  (lULnuilnui  ttiniuunbu^ 
CL  iMiiiiiiii/rrli  /il)  *^iiiLiili  hnlinnpnt  •  '»l  Ii  (/iiliiii  7*ii/iiiiniiii/inii 
nniur;h  nLnniuhJ  nu  pkiiJi  Uiînuitjif  iil  ii^iiiiîiiihtu  Iiu  Liuuuunu 
llln/l^u,  ^lutini^n  .  lîL  mil  iiiV^ilil.iTliilltlfi  ni  lll'-lil/r'/lli  Ll  illlliimilll  iiLlipill- 
ujiuhnnt  tltnjutuu  iiiiiiAiii/i  iiiLiiLiinli  miimifiiiili  /,  iiilii  :  <*/f'l,  u/Jii 
np  II  pm^iilliiiii/iii  /i/i/iiiliiiliiiiiiii  i|m(i|  oiililli  mmi/lmli^,  Ll  liiiiil  tlinltn— 
nmi  fiL  IIILII  mlitiliç,  /iiihi/ijiiii  |/iii/'  /i  -^'"liiç,  itl  i//iiiiliii,  fci.  Il 
llnLnn  ^iiuLiiili  /iL  uirl^  ^iiiiiimiii/iiiiiiiiiii,  iïi.  iiuianli  tinniii  P^i/ 
îjni-iiiiii/i  i)iiiiiifi\/ili  mil  iii^  .  /ml/  1/ m  m  m/i  II  \'  ii/iiiiii  uiLn^^liLtui  wnh  ' 
/•t"/"jt    : 

Traduction  :  «  En  IS'.),  moi,  Aplgharip,  inarzpan  d'Arménie, 
fils  de  Grigor  et  petit-fils  d'Apougliamr,  princes  d'Arménie, 
oijligé  par  l'amour  filial,  bien  que,  comme  fils  cadet,  je  n'aie  pas 
connu  mon  père,  j'ai  construit  ce  lieu  de  repos  de  mon  père 
Grigor,  de  mon  frère  Hairizé  [et|  de  ma  [sœjiir  Séda;  j'ai  aussi 
construit  deux  chapelles  :  de  Saint-Etienne  el  de  Saint-[Cliris- 
tophe.  Ejt  les  conditions  pour  lespnMres  sont  :  qu'ils  célèbrent 
chaque  vendredi  l'office,  dans  la  (chapelle)  de  Saint-É[-tienne], 
pour  ma  mère  Chouchan,  et  le  samedi  pour  mon  père  Grigor; 
qu'ils  célèbrent  aussi  {rorfice)chaque  vendreili,daus  la(cliapelle) 
de  Saint-Christophe,  pour  ma  sœur  Séda,  et  le  samedi  pour 
mon  frère  Hamzé;  mais  au   lieu  du  vendredi  du  jeûne  pré- 


LES    INSCRIPTIONS   ARMÉNIENNES    d'aM.  49 

liminaire  ou  du  vendredi  de  carême  ils  célébreront  8  jours 
(ruffice),  à  des  jours  libres.  Or,  si  l'un  des  prêtres  de  ces 
églises  s'oppose  à  cet  ollice,  ou  le  néglige  et  laisse  passer  les 
j'>urs,  qu'il  soit  maudit  du  Père,  du  Fils,  et  du  Saint-Esprit 
et  des  :US  Pères,  et  que  sa  part  soit  avec  Judas  le  traître; 
mais  que  celui  qui  accomplira  cet  écrit  soit  béni.  —  l'ar 
Guéorg.  » 

LiLTiie  I  :  :,„„5  pour  tu.^n^  .  —  .{  :  [,âh  pour/,.Mt .  ^.m,,„,„„j,„ 
P'jur  (i«iji«,j„.  — .5  :  uLUmli  signilie  «  chambre  »,  mais  j'ai 
tra.liiit  ..  chapelle  »,  comme  le  sens  l'exigeait.  —  9  :  ...^.Lt  pour 
unMh,  du  verbe  u,n.Uâ .  —  10  :  nLpp„/J,„L"j  forme  vulgaire 
pour  nLpp,..pn,.g,  génitif  pluriel  de  nLpp,„p,  ce  dernier  "avec 
la  d.'sinence  vulgaire  -„,t/,  forme  le  nominatif  pluriel.  — 
Il     :    ipL  pour    t^t.    _    12    :    u^^bp^.u   pour    u,;jt,.,.„L„, . 

iiiïiyLt  pour  lulijnLgiullç  . 

La  date  489  de  l'ère  arménienne  correspond  à  la  date  1040 
de  notre  ère.  —  Figure  n'  4. 

17 

ANI.  —  Sur  le  mur  extérieur  de  l'église  de  Saint-Sauveur 
(le  n"  6  du  Plan),  côté  oriental  : 

1 .  +  l'inïHi'Hihi'.iiu.hi'iihin'.'iii  'I  lU'Minh'hbdh^-  a 
//•/.  ■  

■2.    UhbHIU'lW'H'UilMill'hl'VXll'UllNl.i'il' ('.7, 

^   Transcription  :  /•  '/.l'/J-  f7„..„^„,î,/,„,  /,./  »•.„,,,;,„,./,„,,  ^/.i,/,,/, 

Traduction  :  .  En  189,  moi,  Aplgharip,  jai  conslruit  :{.... 
et  j'ai  donné  à  ce  Saint-.Sauveur  des  hôtelleries  de  rapporte?)...  . 

La  date  IS'J  de  l'eic  arménienne  correspond  à  la  date  1040 
de  notre  ère. 

18 

A.M.  —  Sur  le  mur  extérieur  de  léglise  de  Saint-Sauveur 
(le  n    r,  du  Plan),  côté  méridional  : 

[29] 

OKIE.NT    ClIflKTIKN. 


50  REVUE   DE    l'orient   CHRÉTIEN. 

1 .    _|_  ]>vij<t-i>u\in'ivHhsiihi'i-bivin'iVfiusriiuKn(innh 

ni<HVU>hllllhhl'l'>lVhl\hniUlhl'thl\V(,nUT'l\SL\lir 

■1.  '/•/•//'yr.'/'/r.(îr.;(r»,(î(i;/'////7'-/'/'f/.s'r.'/'///'}>T.//-/'.r.f/fVï 

VJ'l'^Uil\)IJUiyirinihl'i-l>hV(dUil;l'hllN>l'iihiillbSllh 
;î.     PJ'UldVhUlVhh^UUU'h^M'llhSIII''hhlir'<l>riihUlhlX\ 

m,  ïïh'ixMU'  iriini'iii'i.iiM'f-hiVhbhiim'ii'i>riiiih 
4.  /'^t(r^///••'i(U'i7•vAi(;:m,llf^/i///i•/'/''fl>/^s'f{r.w7/^r./^• 

hiinriihiih'i.b(ii"rs(ibiib'i.b!ii''i'-  a  =  ni'hintr 
.-,.   (•./K»W;/.(r*,/''iî'/'m,w7''(,i'///'/''/-(;/.///'//.s"*,/'-/'r./'VL-/''[,- 

ià'biifiU'U'n(iUi\imi'Sniuif':,n'ii\n-vji:,ii'hhiii'U' 
G.  ;;^.!^s^/y«î'i^L•/•^.lî/^!L'a•^(^.)7•^//t'.//^('.^'/'/i.•;/<^^./^^/.•// 

hhirs'i,brii(iii(nvu,svjii:'iv,sivu\i'Sbv,i.b 

8.  ihvx'hbiuih.  v.hn(sk.')b'ib'i.bnbi\nsbi'Hi>irs 

'hbi'ii{i'hiin^ir,si\iji.'iii\mrn 

'.).  /''7'/'VMS'n7i^/'/r/,7,/>/;'M.-r./././'/'7'/'//'/'*(î,s7;/'M>'/-/7'// 
tî/' /';■*, /////;/' 

Transcription  :  /' "J/'/. /Jiilhi/iiiiÎi/hi,  A  ÇunumulitnnLpiuti'ii  uiLiuni 
'Ininnnupf  L^niinn  /iiii/(/ii>ii/i/i/iii/i,  lii.  /(/iiiuiiii-iiniii./r/t<iiilili  l/imiiiiiiiiii 
(  /'j,  nntjLiii  /'iiiu/iifii  ((«)  ^ffi<)fii/fpiif*)/f,  ffii  7'/i/ii;»iiiii/init,  oiâifLiiii 
laiiinni-Oni,  iiiiiiiiiL/iliiiuii  iniiniiiIiiL/J/iLUU  cliiuiuLOni  Cil  Ii  UnLni! 
'/'ii/i/uii,  [71IIII1-  q/iil  iiiiiut\iiiu/u/  ^tiimbhhpu  1^  inniM  U  i/iiliiu  '''n/i/i»ii, 
ijitiiiii  uliiuun  jtiinn  hinnni^lffcîiiili  ul  <^ntiLni  ijtnljm-loLitth  :  C/i-  ttitiininlnt 
niiiyiiliiiii  n  J/iiLiiM  '/'iili»/iui,  iiiiiJç/i  iiii)/i,  /i  Min»  r./i/iii/iii/inui  iL/iii- 
nunïth  .'  iiiLii  r/iiiil  tiniAtlii  luhjuiiitliiiihf  tlInixtiL  /i  iiiiifiiLiiiiiIj  7'n/iu- 
uiiiii/i  :  l»;"li  /■/»r.  /i/c  iip  inùiiti  (luiil  uiunttin  ;iii  i^iii/iiiiiLiiiu  <)iiui.iii 
nu  iiiiiinliciiii/i,  Iii.  iimnAiiiliuianbuijn  iii/ii/iiii/i/  iiiil/iç,  Iii.  ni)  uilitiiiniii 
|aiiii^iniii/it7,  nniuiiiiiiiiiinin/îini  feii/iii/i  n  7'ii/iiiinniiç,  /«l  iliiiiiiiii  /iiliiii 
iiiiiinuiiii/iiii/i  )("l/'  /'  iiuiiiini/iinuli  7'n/iiiinnii/i,  /ii_  niliçon  ilninnl/O/j/iiii- 
liiiiliu     ouiiLiiilinliuitç    :  niLiil /)/i/i/in/iiiCiiniii/i     tîL    inii     inhLnniii 

|uiiii4niiii/iç     (iMiiî   0(iiuiiniinL)/w/iLIi(p)    uiuii,     f)»'7,/iiiJ/     litinilLiiii    //"//'• 
iiii/i   /iiiiiniiin/i\   'f/'/>>'     iML/i^u/i«ii/i    : 

Traduction   :  «  En   190,  sous  le  pontificat  de  dom  l'étros, 

[3UJ 


LES    INSCRIPTIONS    ARMÉNIENNES    d'aM.  51 

callioHcos  des  Arméniens,  et  sous  le  règne  de  Sembat  (III), 
(ils  (le  (iaguik  (II,  clialinciiah.  moi,  Christapor,  serviteur  de 
Dieu,  m'élant  réfugié  lians  la  misérirurJo  de  Dieu  et  de  ce 
Saint-Sauveur,  j'ai  donné  mes  propriétés  achetées  de  mes 
deniers  :  7  maisons,-  à  ce  Sainl-.Sauveur,  pour  le  pardon  de 
mes  péchés  et  pour  le  salut  de  mon  Ame.  Les  prêtres  de 
Saint-Sauveur  doivent  célébrer  chaque  année,  dans  les  quatre 
chapelles  de  l'église,  six  offices,  sans  opposition,  jusqu'à  la 
venue  du  Christ.  Or,  si  quelqu'un  des  miens  ou  un  étranger 
se  déclarait  contre  mon  désir,  s'il  négligeai(  ce  qui  est  inscrit 
et  s'il  usurpait  mes  maisons,  qu'il  soit  condamné  par  le  Christ, 
qu'il  soit  coupable  de  mes  péchés  lorsque  viendra  le  Christ, 
et  qu'il  iiérite  la  malédiction  perpétuelle.  (Si  quelqu'un)  acca- 
parait mes  chapelles  et  mes  maisons,  ou  bien  (les)  ven(dait?), 
qu'il  soit  maudit  des  318  (Pères)  ;  mais  que  celui  qui  accomplira 
cet  écrit  soit  liéni.  » 

Ligne  I  :  /iiii|3iiiii/i/^iin  p'ur  /^iii|(?ii(i/i/jnii .  —  \  :  '/'ji/zt/mi  et 
/,/|/,ijIiy|ij)iii  pour '/'ji/j^/uj  el  /./j/.<j/.i;/i^if .  —  .")  :  la  foi'me  /./J/.  [)l. 
est  à  noter.  — tj  et  S  :  mlLp,  il  est  tivs  curieux  de  voir  ici  la 
fnrinc  vulgaire    de    mnLl/^,    écrite   en   lu  11;    [ttiii^2"'"'^ih  pour 

^iiii/miiihi/iÇ  . 

La  date  !'.•<.'  de  l'ère  arménienne  correspond  à  la  date  1041. 

19 

ANI.  —  Sur  un  fragment  de  pierre,  provenant  de  l'église 
de  la  Sainte-.Mère  de  Dieu,  près  de  l'acropole  (le  n"  .s  de 
niitre  IMan)  : 

Transcription  :  /'  '\i'l,{\  ^Jml/iÎ.  : 

Traduction  :  «  En  l'an  l'.U.  » 

La  date  191  de  l'ère  arménienne  correspond  à  la  date  1042 
de  notre  ère. 

20 

AM.  —  Sur  le  mur  exti'rieur  de  la  Cathéilrale  (le  ii°  I  du 
riaii),  côté  uccidental  : 

[ai] 


52  REVUE    DE    l'orient    CHRETIEN. 

nd\i''i.iiuT/hhiisi'iiiilnnfh'i\rbVJj-(rbh'i\M\n4iivn\Nir 

llhl'i-hVXn'h 

■2.  [/'7-//'/./>r./"/-///'///'/vS'/'///7'n'///-]///'/'''Kn,/'Wv///'//';;i'./' 

;!.  [//"Hy//r/.7,'/r./''ir./M'.'/««.sr./']i2iai'./'f-t/«;n//.s'[î;fr 
^//;{»^J/Yv//•/'^///w/7W//>/^';/w/7//{M^■î)T,îr^./»'^lr^,y///'îJr.îr^ 

'..  mvi.hh>)MN'(iiin'nNiN''i'iri-mwrii(iNi(iiihi'ni» 
nbi'iH'i,hhh<in'ix\!uihU"h(H\i'i\i<fA\!i  -.  n-rNiuiii'imsu 

'hbl\h 
5.    [7•/'/'lîii^US7//•/'^tr;^S/''^■r^tl'/]^./.•o■^/'m,//"o■K^/'^lî'/• 

,S'JÎ/''*, 

G.  [rj/v{Jwrt-i>r.«/'///'/''7'/;/,.s7//'î;.ii3]/.f//'/'/"'j<7-/7i/'*^/"m, 
///•/i^'r./;///"r,«/'(ri,t/i/'///'i>'//'/'.s7y/''j///'/{/.<s'L-/'/w///'.s'r.f{/wr 

7.  aiM'-'i>iauitii\in/h  .i 

Transcription  l  ['/iiiiÎiulp  nnnnSnupLiutlii  piu]nfeiiiiiii/iîi  t.iiiiini_- 
onif  ifU  LlfLiiii-(iif  uiiialtuuinnutif  t)u^ttinLiui  It  iICi aiui/iiifrL  lotiiatuLn^ 
iiriLH/jiii/iiiu  L/'  'f"'/  niunniiL  Ll.  Il  ui/iii  uiuhnjnLJfJlituli  liuni  "'//' 
llUfiùLLiu,  M  n/ffi/iii/iiu^^u  llbnijii  M  */f /f  .  MiiffrAnilffini-an  piULiu/iiifif/i 
fllCfiiffi/iL<fiff  iffifi/lUf  LllinliuiiLlulinitn  tun]i.\iuhuiLn  UL  ^iiiiif/iifi<)/ifiri|tf 
iiiùiinLlitliiiiilii,  CL  /i  i/iilnii  ilboaiaiiilu  aiuliXnLit  iiio/i  Li'"'"/"-  0"Ln 
innnninnLlu  h  i)ç]0  uiilniinhti,  i  n  Ln  tu  lu  iilIiI  II  lÎi  fei_  /i  nniliutuiLifù  rtui- 
nniLDiuii  :  l'I'l'h  "11///1  iiiiiimiiîi/iiiii_  L(|/'/>  uinuiinuLlilnuih  n/ilinliiii/ijiiii 
A/iiiiiilili(\/iii  /i/iiiiinL>^i_iii/<,  i/iiiiiti  iiiiii/uiii/iii  iniiiliii  piii/imn/iii  /il 
jiluiuutuiljliU,  iiiiii  innujiïi  Ciiiiî  iiiiiî^  \iiii/i  hlH/iii  iiii/iiiii  .  "<l]/  '-l'  /i 
juuitnni  li^luuilinLnnuinu  /uiiii/iiiili/iii/i  /il  iiu/iliii  /.ii/iiilii  iiiiLiiii  /iiiii 
uiiiim   i?iil/<7[u/ii!Îi  iiiiiiii    :    («ij^ïi  :] 

Traduction  :  «  [Par  la  volonté  et  la  misjéricorde  du  Dieu 
bienfaisant,  moi,  Aron  magistère,  honoré  par  leurs  augustes 
majestés,  je  suis  venu,  [en  grande  pompe  et  à  la  fleur]  de 
l'âge,  en  Orient,  dans  cette  ciiarmanle  forteresse  d'Ani,  j'en 
ai  exhaussé  toutes  les  murai[lles  par  des  monceaux  de  bljocs 


LES    INSCRIPTIONS    ARMI-ÎNIENNES    d'aNI.  03 

d'une  solidité  absolue,  et  j'ai  fait  des  dépenses  considérables, 
de  mes  deniers  personnels  pour  amener  [avec  efl'ort  de  l'eau 
abondante  dan]s  la  citadelle,  pour  la  réjouissance  et  pour 
calmer  la  soif  des  altérés.  J'ai  apporté  de  l'impératrice  auto- 
crlate  porphyrogénète  une  bulle  d'or  [de  franohise,]  pour  le 
sort  des  maisons  de  cette  ville  et  pour  le  tliaslak  qu'elles 
donnaient,  annuellement  une  quantité  de  8  litres;  et]  aussi, 
à  la  demande  des  notables,  j'ai  supprimé  le  prélèvement  de 
deux  litres  que  payait  le  con|trnl('ur.  Amen.]  » 

Ligne  .')  :  n^m^uin  est    certainement  le  mot  persan  ^JUi-f  = 

sort  ».  —  7  :  SnL^}u\i^i  est  l'arabe  ,^.~.:^''  —  «  contrôleur  ». 

Restauration  d'après  Sarguissian  (ro/wyr.,  p.  1 19)  et  Bejech- 
kian  {Vojiiuje  en  l'oloijnc,  p.  T.'l). 

Sans  date;  mais  elle  a  dû  être  tracée  entre  1045  et  1054. 

21 

ANI.  —  Sur  le  mur  extérieur  de  Saint-Sauveur  (le  n"  6  du 
Plan),  côté  méridional  : 

I.  -fVr/s-////(7r.:/''//////'/w/7//''/-/'//'/.r./''///,s'///-r./'-/>//7;/' 


filll"hnr,hi,(\h'Sni'l.lll;h!{IH'.iillhllll}>l'M>rii 
■2.   l'UIII;hhlll'lUIH':i,hl;ll'f''(i'^'f'-f<i'''il>ll 

Transcription  :  'li'ï,t^' .    feu'    (musJ^i/ju,    fec   ^mÎ    nji/j^m'    '/.mjKju, 

iiiiiLttin    nillin    /trifiririf    '^[tutti^    ijiriLllll    fel_     nnjlllni     h     l/fiLlll»    7'fi/l/l\ïl     fcl- 

Traduction  «  109.  Moi,  Chahik,  et  mon  fils,  Vard,  nous  avons 
donné  à  ce  Saint-Sauveur  et  à  Saint-Jean  les  maisons  et  les 
bergeries  que  nous  avons  construites  sur  notre  friche,  en 
souvenir  de...  » 

L'inscription  reste  inachevée. 

La  date  199  de  l'ère  arménienne  correspond  à  la  date  1050 
de  notre  ère. 

22 

ANI.  —  Sur  une  pierre  provenant  de  l'église  de  la  Sainte- 
.Mère  de  Dieu  (le  n"  8  du  Plan),  près  de  l'acropole  : 

[33J 


51  KEVUr;    nie    I,  niilENT    CIIRETrEX. 

I.  +/.(î'/-:  /''■:  hiiiui-u\Vhhuiii''i-Minyiirin,hiMnvh2 

vxv.H'-:ii'nb!iii'...:i 
±.   sivi/hm,i7i'(uihni\m;i\ijiii'i.iif'iriii'i-i'hhV(,'hni'i>vi. 

'nwsnhiirhni'Hii'UViniisv.unm 

:].   ^•/W/^7//-/'WWîn-Jîîr/''(,///-'lWnW//w^['/.]/;;'J'/.K;/;'/m77!7' 
bhh'hI'IJIIOrh'l.bl'VMT-b'ibl 
4.   V7nhn;tllll-IMI'IJ''hhllinWh(/l,(mU%-^n;}^lUI'h  ■.  /s  : 

iihhiv.  mvhhr.HVhiiru  iM'hi 

hNtlfS'I.nhh'lVf.l'l'U'ILfl  :  n  :  IM'I' 

(5.  i'U'h'(,iiH'hm\:.ri\hnn'bi'H-biiu'ii'Uih(iha-'i> .....  jo 

7.  b'I.Nihirisir)  U'b'I.VShiW'llVhhUh 

Transcription  :  /'   f»'/-  ^nLni^iiiTi^ni,  fcu'  f/mj|iiiîiîito,  n^uj^i   Wn- 

nnunhli,  i/i  iiiiuAuiuiULp,  l/'J"'/[/'  •  •  .  J  "ii""''  otuifLO,  cl  iniLuiiin/iiiii 
inniiniInL/ff/iLulr  unn/io  hiiiiiiiiinuiLnnbnjt  II  ijiil  [i/iiiuiniiibniij,  kl 
l/innL  /i  WnLiiu  lluiunLiiiouio/ilni  /uiiiopnLfl  L'/J"')  niii'^kliiu'i  'rnjiii- 
innuh  .  UL  '•'l/i  innV  /i  i///niiii  iiL'iLnp  blibjnkuLniii  nil  Iii_  (/'"/'  "/' 
iiffLifCtf  jfiiiliil/iiiju  fiiil/i  /'  ifft-fi  aiuu  iiiulvuiijtiuhf  nn  iiu[,Ji}h  s^  ni* 
iiiLnu  liil  <JiiiLiili,  tïi-  II IJ  iuLiiîi  lui  aiuLnh  ,  ti_  ifcui  i/iu/iiZ^iiili/i  /"'"I 
iil.  iiiLii  /iiî  liîin^ïi,  "iii>5iiiiii/i  :  '«/"Il  '•/•'t  '■"  Il  niltii^ii,  /iCtïi  .  .  .  . 
rijiiii)  ilixj^ni-iiiilii  iiii/fu  cTiuiJ  .  .  .  Lii/"(/iii'iil/'"('J  bniinli  (/i)il  iliiiiiiiiili 
unijiuhjiun  : 

Traduction  :  «  En  .j03,  moi,  Hovliannès,  fils  de  Sogliomon, 
plein  de  [)écliés,  je  me  suis  souvenu...  de  la  maison  du  Seigneur 
et,  esp('rant  en  sa  miséricorde,  j'ai  coopéré  avec  mes  [biens]  et 
donné  à  cette  Sainte-Mère  de  Dieu,  discrètement  (?),  [s]ix  besants 
du  Christ,  et  j"ai  imposé  à  qui  que  ce  soit  de  cette  s[ainte 
ég]lise,  qu'on  célèbre  deux  jours  d'offices,  chaque  année,  sans 
opposition,  comme  il  suit  :  un  jour  pour  mon  père  et  un  jour 
pour  ma  mère,  et,  après  mon  décès,  un  jour  pi  an-  ma  femme, 
Zalira.  —  Or.  si  moi,  Movsès,  cet  office...  par  la  mort  de... 
qu'il  soit  |chargé|  des  péchés  de  m(oi),  Hovliannès.  » 

Ligne  1  :  jihÎiaiiiÎiuilj»  pour  imliniiiiituLp .  —  ;!  :  /iimiîpnL^  ne  se 
trouve  dans  aucun  dictionnaire;  il  y  a  seulement  ^^y'^^  en 

[Si] 


i.KS  iNfiCiiiPTioxs  .\inri:\ri;NNi;s  n  a.vi.         •         ,^■) 

p<Tsan  qui  signifie  "  silencieux  «;  mais  d'aprc'S  le  sens  du 
passade  j'ai  traduit  "  discrètement  ».  — G  :  à  partir  du  lî^i^  /.|i?t 
(<>i-,  si)  est  ajoute  par  iMovsès,  priUre  de  l'église. 

La  date  ij03  de  l'ère  arménienne  correspond  à  la  date  1054 
de  notre  ère. 

23 

.\M.  —  Sur  le  mur  i-xtèrieur  de  la  Cathédrale  (le  n"  1  dr 
autre  Plan),  coté  occidental  : 

I .  +  iVhiihi\iir^A\iit''hi\hi\ij-hi<injirinihiH;i\iir-W- 

l;l^l^'h^ln.^\h^\lJ^^^^\'l■l\l<lll'l•^l.hlllls^\vhh^\'Hlhhl'hl\ll^^V'^ 
hhiir-ivhi'svjir.'ihiisnniihii 

■1.  hhi'.i'hhhiNiiii'.sv."n':hhii'ihiir.r,n(iti  ■.  v.u-hhi.ii'i.ii 
rwiihi'ii'i'i.iir.iîi'i'.fv.'i.i'.i'Mnvhhii  ■.  (uihii'.iiT.n-hhtisii 

■hllhSrilhl't-hh'i.Uirhhl'fl'J'MH'. 

:',.  .s'///n,';/^s7'■^///"^/'■^^•/■v■/'^•v•///'/.r."/^./'.^'/'.'/r.///"/•/••^// 

"H'.l'i'V.I'iil'.hiihSr.S-h  :  l;hlH'.l"ll'in'.l'SUhL\HlUII"hh'i,ll'H\ 
IH'.l'hlVi.  h  hsr.S'h  l;hl\!il\Sh 

'h'hr.ri'in.  ■.  h-hiiv.sivinvhihihhi.h'hhsr.iihrii':  il  ■.  irin  ■. 

.-,.  ■hi/i,i-i'i'h\vi.nsi\iiT-ni'iiu\in.hi'mvi,i'ii!>i''h!in!Uh  ■. 
///•v./•vw;/•///w^^///;/•///'^/.•M^.!{/.//•/./.■/''■/.■'^/'^.//.s7/•/./w•.»/•■f,lî/>('. 

.S7.-  :  ///' IVhhHhni'l'hl'hVh irill'l<fl;iM'- 

c.  7v,/./w'../v,/'./>r..s7.-  :  hi'hr.ir.iir.i'iinvhhni'i'.in/i.mvi. 

l'l'.,lh'i,iil:in,l'JU\SI:  :  hl>hiir."lA'l'hSI'.l'-h'hl\U;iilVi,l''h  -.  5  = 
'N'I'.IITMIISlVh  :  7-  :7s  :  / './^. /'. .S7,-  :  hl' H'IIV, 

7.      'llinrhhl<N/ill'J"ri:l'IJ''hl'U-IJIhl-'hlH:IIUK\l'HV^ 
•hSV,iil:ll'i.V.!U\SI:  -.  bb\>uUH\i\  l'-\,UUi'l.l:'b{sic)t\  'll'V.in,l\!^. 
l\SI: 

Transcription  :  VAmutuSii  Sbiuii.'h  luiîtïmi/jiiii/i  Ll  nnn^nîriL^J/fio/î^! 
i/HLiiii  Ll  /lunliiii/iuii  Irriiiniiii-nn/ili  '/niiiniiiliiiciui  /•nLli/i,  iiiiiil  0(|/il 
/il?"  /■iiiuiimiiii,  i)'uiii/iiiiiiii  iiii/iii  Ll  (.n{,i./>i/iii  II  III  tn  ai  ui  lis  II  h  u  '/,/ii/piiij- 
niu,     lunAiii     fin(iniîni_H/iL}i     iîiii(niiipiiiniiip/iii      l«ULni,      ninaïui)     uin-bU 

toà] 


56  RRvriî  PE  l'orient  chrétien. 

ninuilinuuinni.piuliii'  Il  liililihun  luuuimnui,  'Ininjih  nnnbu,  bL  /*jibijnji, 
{.uiiuuiuoniii/iiKi  iiiiiili'li,  iiiiiiii/Jiiin  /iiiili/i/iiiiiiiinu,  Iii_  l/iup^/iu,  l.jiiniu- 
Liiinuii  miii/iî<,  iiiiiiif/c/iiiii  /iiiiîi/i/iiniiiinï(,  cl  uintinnlinlui  luILnljl^  Imiu . 
fci_  nuiiiii/i,  /.i-  ii/iiiii')7i)i,  /iL  iiiiiiinitiiinnli  :  ul.  /iiiiiiiiiiiiiiiiIi  iii^  (il  //'"(' 
inuii  iitiicî  //  lî/iil,  />L  (\iii/iiM  iiii/irt/iiiiiu  .  il^HI''  «iii'iuiiLiiit/'P"  iiifLlifcli 
/iLfifeiiiîiii  iiiiiiiîp,  lin  «<JiiiiiL/i  /i  1'"'/'  "*  /'"*  "I"  :  ''•-  unhhi-nn  (•lifiiy^i, 
fe/J^  iiiiiiini/,  '//»ç  imiiii/iiini/,  tuiiali  luniuui  ç  :  C/l  l<ul.ii/i  iiii  /iLiifili/i 
ilnnldlimn  ij''ti  (!'""•'  •iinttiin  ç  :  i/l  ^iiiiuiuiiiliiii  («iil/ii/i  iiii/çli  '1""/ 
uiiiJ/iîi  litfiiïi  iiiiiiiiiii  ^  :  i/l  /i  /iiiiiiit\/iî[  iniiii/iî/  iiiiiyi/iiiili/iL  »•;  .  miiiiil 
tuiu     iniiiîi'      f' .     /•     iiiiiititn    l;  I/l     SutuannCfn     fe/oç    uiiii/iiiiç/i     //'''/' 

ainiAii    t.7«ç   mjtiiiinji     ii/içii//     iiiiiii,    l/çiil»    iiiniiiin  ç  :    l»L    /i    liiiinn/iii(  :  ) 
/llini^L(  rj/l   nniuith  lunilltn    Ç  : 

Traduction  :  «  Au  nom  du  Seigneur  tout-puissant  et  par  la 
clémence  du  saint  et  autocrate  empereur  Constantin  Ducas,  j'ai 
eu  le  désir,  ninj,  lîagrat  de  Vlchek,  magistère  et  catapan 
d'Orient,  de  faire  du  bien  à  cette  métropole  d'Ani,  lorsque  le 
consul  Mkhilliar,  fds  deKourt,  et  l'écuyer  Grigor,  fils  de  Lapaa- 
tak,  ainsi  que  l'i^cuver  Sarguis,  lils  d'Artavaz,  furent  nommés 
échevins,  ils  ont  exempté  (Ani)  des  six  corvées  :  du  chariot,  du 
fléau,  et  (d'autres)  angaries;  et  le  catapan  quel  qu'il  soit,  don- 
nera 600  boisseaux  (?)  de  semence,  et  les  frais  des  moisson- 
neurs; le  reste,  ce  seront  les  échevins,  avec  leur  maison,  qui 
le  fourniront,  pour  qu'aucune  charge  ne  pèse  sur  Ani.  P]t  les 
marchands  de  vin  (?)  d'Ani,  soit  qu'ils  emploient  des  chariots 
ou  des  bêtes  de  somme,  sont  affranchis  de  péage;  de  même 
tout  habitant  d'Ani  qui  achète  une  bête  à  aiiattre  est  exempt  de 
péage;  aussi  chaque  portefaix  d'Ani  est  exempté  de  la  mmtié 
de  toute  sorte  de  péages.  Un  payait  pour  chaque  chénice  6 
besants;  on  payera  1  drachmes,  2  sont  supprimées.  Le  bouclier, 
s'il  s'agit  de  bœufs  ou  de  moutons,  il  ne  donnera  que  la  moitié, 
l'autre  moitié  est  supprimée;  et  le...  60U  drachmes  sont  sup- 
primées. » 

Lignes  2  et  1  :  /jniinuiujiuii,  c'est  le  grec  it^TïTrâvio  et  le  latin  du 
moyen  âge  rdtapaïut^  r=  «  catapan  ».  ■ —  %'.\  :  ynipmiiiii/  pour 
<Ç^Li»|iiiiniiii,dugr('C  j::a-:îç  =  «  consul».  — 3:  V'jifeijiiji  pour  '/•ji^hjh^i  . 
iiiiiiiiMidii  /iiiiL/i/iiniiiiii  pour  miiiii/Jiiiii  /iiiiîiii/iiiiiiin  =  «   écuyer  », 

du  grec  a-aOap;y.xvsiîàT:;.  —  4  :  iiiîiijiiip/i/iîi,  c'est  le  grec  àyYapeia 

[3ti] 


LES   INSfRIPTIONS   ARMKMENNES    d'aNI.  07 

=  »  corvée,  angarie  ».  Snq,  c'est  le  latin  modius  que  j'ai  traduit 
par  :  «  l)oisseau  ».  —  5  :  ij/iîitLnji,  les  dictionnaires  ne  donneiil 
pas  ce  mot;  il  signifie  nint  à  mot  :  «  celui  qui  tient  du  vin  », 
que  j'ai  traduit  par  :  «  marchand  de  vin  ».  lîiiji^Jt^ip,  ne  se 
trouve  [tas  dans  les  dictionnaires,  mais  le  sens  «  ixHe  à  abattre  » 
esl  certain.  —  (j  :  uiuij  pour  <i'"f  •  jniim/jim-nj»,  ne  se  trouve  pa.s 
non  plus  dans  les  dictionnaires,  mais,  d'après  la  composition 
du  mut,  signifie  sûrement  «  portelai.x  ».  —  7  et  8  :  le  dernier 
mot  de  la  1.  7  et  les  premiers  mots  de  la  1.  8  sont  iliisil/jcs. 
Sans  date,  mais  elle  esl  sûrement  écrite  entre  1057  et  1063. 
—  Fiijitre  II"  ."). 

24 

AM.  —  .Vu-dessus  de  la  porte  principale  de  la  ville  (le 
n'  -21  du  IMan\  e\térieurcment  : 

I.  '/./''■///•/''■/'••/,//7'./"/-r.///'/'/''(,///'r.'/,//T.:/w'.'j,/''iW'.[//.s7//'?)- 
//f;/;/'■MW/'^/;^•/''/r./'^//'^7•(r^///•/'^//r/^r./'•^•r..•;/^-{^./'•/'•^.;;/'•^ 
fw/.s'///'/'.?rr.]7-/-/''/'r./''<7/'.:/'"j, 

■1.  hhi\h'hin\iisi'r,hr:hi\!U-rj''r:hh-i.r.r,H\r:r.r,i:'i,hi'h 
/''•[r.'/r./'///7//'/''//('.'f,'/./'r.;"/:o/"/'./':/'/////'/y7.///-/yi'.;{/'r.7'r. 

%l\N\hhH\llin,})lll'V>l'hShl'lll>l'ilrl'l'.'l.l'.f- 

:}.    hiirjisiihi\hTJii:i''iir.si'nu\:iVH'i'iiirr,y''i>i'i'^iii 

•l.lVl/l,l'lll-l;l'lil;'ilhlliill''llllllll<l'l-hSI'i!UlilVh'hhlll>ll'IJII'IIT. 
h--hl\(,-LrMhr,rJ>h'l,lllhl\l'lll<l'ihN\lJ\f'hllhl'l''lll'LIII'l''iq 

l'i'.i'i'h'r.'ihni'iihrs'iir.i' 

',.     IIU\r/i/hl'N.JnHJII'HI'l\'IJ\l'llll'hl''hlll'll'hhl/>h^ 

/o,///^o/w/•//^^.,T^:^J'0[^/'/^.:r.v>///'/'^/■/'•r./^i.'/■•^/i//'...  /,■/. 
:>j'i-i\'ij\i'!{U;h'hijinji<i>uvii''i,!{rj''iiri'>rjn\i%h 

.-,.  i>!vin-i,i\'hi>rhhiu\,ii'ni\njnihi'hinii>in\iih'in,'hi\r 
l'///'/;/'■^^•/^''.r./'^[////■/''^;r./•'/"^///';;^•^7//'i'/'./•/•./{'^/'^.?)7,•/'/>'/ 
i\'u\i:h(ih'ihiihii'iiiiiii;hiH\i'uhyhLi^m\ii'i\}>i''i,iii\iir 

TranSiTiptinn  :  'h^luLpiimlnli  ifiiijinnni/m/iii  /,i.  iiiifJiiis,'  i>iiii//i7i 
I  •L"u>''>-o'>l,  OL  i/iiiiili  i/iii/iiiiM  /i/fli)iiii/iriL/f>/iliili  ttinnuiijin  ii/nniii(/i}< 
iiiuinniiuOiiiJfi/rfi  i/iiiih/-<ii/'.,/i/i  Ll  iiiiii/iiii  ii><\/ii)iiiiiiii  ji^jiiiiiliiiin  ji'^jiiiiilijiii 
iiiMiiiiiii«,iii'i/^li  .    /.L   /i   /(/[iiiriiiiLiinrii  fr//iiii/(    '/iiiiiii    iii^liiiiiji'^jiii,    nn     LiiLl. 


.)S 


UKVIi':    riK    l,  OrilKNT    rilHKTIF.X. 


Hiumiiminniiin  IWi/i,  /iiiiiii/iÎi<)iilJ,  lit,  h  infeiinL/t/niiil;  piiiiiiiip/iii  iiiiii/i- 
itLiiioiiiiiçii  iiiiiiinniiTiiiiiiIi  l'njinnn  iiiii/ili  /il  iliiiliiiiililuili,  iïl  iLiiilni- 
liniiiiuintpiiiiiii   iiitli     <>[ii<Çiii)ili/iii/i,    nii/iniîiiidli    ItuinnLiiio    ^iiiinniui.  li 

Ilf//1LIIIIIIM  /J/ilÎi        I>IIIIIIIII>/i|I,       Li.        /lllin <J|ILMII J       IËIIIIi/i        Olllll/lll        /i      «l/llIUI 

iiiiiifiii/iiiiii/i      /•ii/iiiii!i/i     /l    î)ni/iiiii/i/iii/i,    iiii    /iniiiiiiimti    lîlîri    linnntiL[iti)l 

l/lïitll/lîl,  /.L  lllllll/llfllllll  •^llin/l[llIllIlll'Çllll/Vl|II_w/lLO  UllllltWlIl  iiu  .  .  .  ,  fci- 
llHfllinillll,       fl<ili<\/il,       lIIII(l/n](ILII,      IIIIl/lIllIlHlHOUllIII,       fcl.      IIIIIL/lIlin/lIll/,      /i 

unie/,  /i  iiiiirii^ii,  Ijl  /i  ilnLiiiiii/iiii/i  (iiiiiiÀiilii/i/i  .  cl  niii!(l[_nn  tih  <,iiiii(i)i 
lill  lliuiiil  II  Mllllllin  iiiiiimN  çii,  ii/iiiiiiiiiiiIi  iblll/lll/lllillllliç/l  piiini\/l]li  . 
Il  (?)    iiiiii  iii'i)/iJi  iiiii^il( mil    >Çiiiiiiiiiiiin/iM/ili)  : 

Traduction  :  «  l'ar  la  miséricorde  du  VcrWe  d[ivin],  iiianoi-tei, 
r(  aimant  les  hommes,  |et  pour  la  longvvité  du  roi  des  rois,| 
|iadicliah  étab|lipar  Dieu|,  prince  des  princes,  qui  a  la  sagesse 
(le  IMi'u  et  qui  a  eiid^elli  le  pays;  sous  la  ro[yauté  des  Géorgiens 
dans  ce  pays  dont  la  métropole  Ani  fut  domaine  royal,]  sous 
rautoi'itc  sur  cette  ville  des  pieux  maîtres  Grigor-agha  et 
Ilovliannès,  et  sous  l'évèché  de  dom  H|ovhannès,  le  Dieu 
miséricordieux  observa  les  difficultés  de  cette  ville,  et]  dans  le 
canir  des  barons  Grigor  et  Ilovliannès  naquit  la  bonne  [pen- 
sée! ^'6  restaurer  et  de  reconstruire  notre  ville;  el  ils  ont 
supprimé  tous  les  impôts  sur...,  sur  les  sacs  de  denrées,  sur 
les  cavaliers,  sur  les  bouch|ers,  sur  les  a/.iisrt/iamar,  et  sur 
les  permis  d'entrée,  et  ils  (les)  ont  changés  en  péage,  en  timbre 
et  en  contrôle,  de  même  ils  [ont  supprimé  la  taxe  que  les 
méchants  avaient  ultérieurement  imposée  à  l'évèché,  et  ont 
retiré  les  concessions  qu'avait  révêque,[  et  (?)  (ils  ont  rétabli) 
l'ancien  ré(gime).  » 

Ligne  1  :  ilmi/J^in»,",  c'est  le  mot  turc  sliolj  :=  «  nii,  mo- 
narque ».  —  2  :  /uiiiii^iîi^nL,  je  crois  voir  dans  ce  mot  un  composé 
do  ^i/iiiii  (ar.  ^»^'-^  =  royal)  et  de  ^iLoul  (djagiiataï  _??^"''  = 
domaine).  La  forme  in/fjniLp^iLTi  pour  iiit/>"<-/t'/'«-ï'  est  à  noter. 
—  '.]  :  lijuiiiijiiiîi  =  «  inailre,  patron  ».  et  3-1  :  11111111111  = 
«  liâron  »,  mots  français;  V.  à  ce  sujet  N"  56.  mi^iii,  c'est  le  mot 
turc  Lil  =  «  agha,  monsieur  ».  —  1  :  /Jimjiuji  c'est,  d'après  le 
1'.  N.  .\kinian,  le  turc  j'»-=,  qui  signifie  «  sac  de  cuir,  mesure 
pour  les  denrées  ».  «jm/i^,  c'est  le  mot  arabe  >_jL^  = 
«    boucher    »,  avec   la   désinence  turqui'     ;=-    =  «  fabricant 

L38] 


LF.S   INSCRIPTinxs   ARMKVIEN.NES    n'.WI.  7>0 

de,  maivhand  «le  ».  L  [ol  ligne  T)  un  autre  /l  iloutnixi  i.'st 
lii/:irri',  car  cette  liaison  cs(  emplovéo  dans  les  lettres  iiiinus- 
ciiles  seulement.  —  ô  :  ijrLiiuiif^ifi,  je  nai  pas  trouvé  ce  mot  dans 
les  dictionnaires:  il  dnit  siiinilier  :  «  permis  d'entrée  ».  /{mij^Jm 
pniu-  (^iiiiJijiii,  mut  iiuv  '-»-^  ou  '-^..^  ^  «  timbre,  droit  de 
diiuane  »  (1).  SnLuiujjitn,  n'est  sûrement  pas  l'arabe  ^^^^l-^a*  = 
"  compagnon,  courtisan  ■>,  ni  -;--.—'»  ^  «  négligeant  »,  mais 
l 'est  le  même  mut  que  if/ii_pii^^  =  ^.^vm»;:^^-"  :=  «  contrôleur  ». 
/fii>iifiii|l  est  II'  mot  turc  «•%'  =  «  pri.x  à  forfait,  concession  ». 

I.'inscriptiun  est  restée  inachevée. 

Hestitutinn  d'après  Sarguissian  {Topographies,  p.  llM). 

^ans  date,  mais  elle  est  probablement  de  1072. 

25 

.\M.  —  Sui-  le  mur  extérieur  de  la  chapelle  à  di'ime  du 
cuuveni  de  Békhentz  (le  n"  i:!  du  Plan),  côté  nord,  écriture 
gravée  à  l'aide  d'un  couteau  : 

!  .     <np 

'1.   iiLpu 

•  >.  [>u 

I .  Ilflfljfllj 

5 .  tuinnh 

(>.  /...,/.../f 

/  .  iiiuinii 

S.  ////  p./[.î, 

I  ranSCription  :    ofcimnîii,     hhnubu,     mimiuiiuin/tîi    /iiii/iii/iiiiiuiii/     : 

Traduction  :  «  Par  (la  grâce)  du  Seigneur,  Nersès,  évèque  du 
couvent.  En  tiiCj.  >< 

Ligne  3  :  'l>LfiuLu  pour  hbpul^u .  —  O-'  ■_  ^ni^^iii/^iun^iii/  pour 
/.ii|^iii/^.iiijfiu  r=  «  évêque  ».  —  s  :  ^/i//i)>  pour  ^Jol/iL  ou  bien 
pnLiii/^iiiîi^iï/  =  «  en  l'an  ». 

La  date  (jU3  de  l'ère  arménienne  correspond  à  la  date  1156 
de  notre  ère. 

(Il  ChCif  les  .Mongols  les  droits  de  douane  et  de  transit  étaient  désignés  sous 
le  nom  de  tamga.  (C.  D'Ohsson,  llixl.  i^es  Momjols,  t.  IV,  p.  386.) 

[39] 


60  REVIE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

26* 

ANI.  —  Sur  le  mur  extérieur  de  la  ville,  côté  occidental, 
tout  à  fait  il  l'extrémilé  : 

I .   NII'il'H'N'iV.'l'lM'Iirill'l'fblVh 

■1.  'hl'V.Si'hlIiihir.itl'lV'lhSIlhl'H.'lVfri, 

3.  WlH\l'll'l.hhlH\N'l\U\ll'(;l>'i,hnh 

',.  oi'-iii'i'MiiKi'jjM.iWhhiVhni'irii 

5.  !iiil>t,l\Sl\iiFh!>hhh%ll'lfJil>iril':i 

G.  iiri'M\n-niH'-iiMihhh%iiyihir 

Transcription  :  /'  lil'^'  pLiiilnuilui,  A  |Jiii^uii_n^ni_p/jiiiîiTi  '/'muim- 

uni,    /i    <)iiiiniimffeinni_/(/Liiiou     uiç/i  l'uiniinp,    hu       llpniii»)iiiii,     npliLnli 

iiiinLnV^ii,  h   ^liffiiif   luniiLuilin   liuiitif  ilintinniuli    /tua   (ii-    aunntttn   nunn  ; 

f/fip      IjuifffifiJf  n      '//>if,      u<-      cfhniiu  m),     cïi.     n  t^fLiiiptïiiij     ilutniiiuuibui 
iiiiiiiiilh/u    (/ï^"t'V*/ip    : 

Traduction  :  «  En  009,  sous  la  royauté  de  Phadloun,  sous  le 
pontificat  de  dom  Barsegh,  moi,  Abraliam,  j'ai  construit  cette 
tour  de  mes  ressources  légitimes,  en  souvenir  de  moi  et  de  mes 
parents.  Vous  qui  lisez  (ceci),  souvenez-vous  de  moi,  de  mes 
parents  et  de  vardapet  Araqial,  dans  (vos)  prières.  » 

Cette  inscription  n'existe  plus.  .Je  la  donne  d'après  Kastner, 
cité  par  Brosset  (Les  liuiiies  d'Ani,  p.  59),  et  d'après  Sarguis- 
sian  {Topographies,  p.  111).  Ces  deux  auteurs  ne  sont  pas 
d'accord  pour  la  ligne  G.  —  1  :  fJi-  pour  piii_(ni/^iiiïi^ni)  =  «  en  l'an  ». 
—  1  :  pni_pO,  ne  se  trouve  pas  dans  les  dictionnaires;  mais  c'est 
le  turc  ~  ji  =  «  tour  »,  écrit  ici  pour  ^ni-pn  =  gr.  T^ôpyos  = 
«  tour  '-. 

La  date  609  de  l'ère  arménienne  correspond  à  la  date  1160 
de  notre  ère. 

27 

.\N1.  —  En  dehors  de  l'enceinte,  à  600  mètres  de  la  ville,  au 
bord  du  fleuve  Akiiourian  (^  Arpa-tchaï),  en  amont,  sur  le 
mur  extérieur  de  l'église  dite  «  Karmir-vanq  »  (=  .couvent 
rouge),  côté  méridional  : 

[■10] 


£> 


---'->'*^.  *»*«: 


.ïillriî' 
iiî:i]T.}r^^'l1Xiii 

j||,||(-.''|-(!Mfffn('l!ll!fl!l!(ï  jj-Vr  ff 
''""uH.lii:.{j,ii.N,i)i,iu:-  i    \i- 

S>i;iAl:ijillil[|J'(IUI:IVpll!H:M:ll;i 


,).  ^'-  '■•'■"f-Tjr'.'r' 


■fi'  il 


-  -'F^i!iiiH>i^!'li!iin" 

(  'ir^!"J).'illlii:)f)OMIiriilf;|'i-^>l|ii 
^^-  'Jllj!lffil-f]||IJJ;lir)lli)liiiii^''ll 


r.-»^ 


Usine  11 


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ir  pages  i<ll|-[4tj. 


LES    INSCRIPTIONS   Alt.MKNIENXES    d'vXI.  G1 

I .  -^ i'i'>-iihii,hrhiiriiHh!iN;u:\ 
■2.  :r.;;/T."i//.s' 

Transcription  :  /'  ^JdLni/jmîi^io   Ihh'h,  LnjimjCLij^i  L»']  •iimim- 

ttjLtn  : 

Traduclion  :  «    Kn  lil  I,   |miii|,   Ilaïrapet,  [j'ai]  rostauré.    » 
La  date  01 1  de  l'ère  aiménienno  correspond  à  la  date  1165 
de  noire  ère. 

28 

ANl.  —  Sur  le  inur  extérieur  de  l'église  de  Saint-Jean,  située 
sur  les  rochers  de  <^iz-qualé  (le  n"  9  de  nutre  l'Iaii);  côté 
méridional  : 

Colonne  I. 

I .  [/',/r. //T.», r.] '////'. nsiii'ivo'i\'in\shhr.h\r 

■2.  a'f'.ISI'iri.ll}>.V;hl'i-l'.'hll  h  U-l'MH-r. 

3.  vHiici'ii(ii;Vi:.r.hi'.si'.i'i>inri'.n- 

4.  U'.iii u'hh'hhr.i-ivi.i'jihr.hrxh'i.v. 

:,.  \.iihrii'inrjirjj\i'ii>rj'unri:ij'hiir.niihmvh'hv. 
(5.  isiii'iH\vii'hiii'':ihiir.irhi'ii'iir.in'.i.i\rr,i\L'hr,i\ 
7.  Li!{r.yi'rj'i;hi\in\i'-hrMhiVh'h'i,hni'!{r.i'iir. 
s.  n-//'/./'//']r./"y///'.v^(/r.;f/'///.///-/////>/7/!'/r./''7/'/. 
'.).  [/•'//.// . . .vi.h'i'i' in:'i.r.iisi':i.i'iiin;i"jr.ihi:'ii-'iJ'-">h 
10.  a\niiv>i''hhi\i.hi.iii'iii'.hiii'!>i:i,irhi'tiiiii'rii(n,'i-rh 
'l'iir 

I I .  ai(t. . .  ]///''//'. . . .  v'-i\i'bm\-]r,Ht.i\n\\m\ 

12.    .s'/'.M'///' u i'hiihi>iii"Hir,irhi'ii!ir,r.iLhr,r.^:.i'hi>r.hi\ 

'Ih'b 

I .;    hhithr.iisvji u'hr  :  bbh''i,n'if.r,irhi'iini:Siihhiihi:i' 

l'i.    /•./•.'{.'>/'r.'/-r»M'»,///'/.:/'.v,'/-/.-"/'M';/,/'/;/////..'u/'''/»,///''/// 
15.  ui>v.i'hr<i>r:h'ijihiihi'!ii;i'i;i'ni<in'.in;'hrM'i.u'.'iiN 

■hl.-h 

ic.  . . .  /■/•/'î)-r.'i.'////rj,/'. '/■/,///.!  >)  :  it(?) ..  .v.'i.i'.nnr.'iin.iih 


(V2  liKVI'E    DE    I/OIUKNT    CHRETIEN. 

17.  . .  JU'iif'i. /!■  .'hriui'H.iihiinriiiii/hivi-hsivi.n 

is.  !ii;i'!VJiii'r/ii\rKV\'ij\!n%iiii'hin'M-rMh 

I'.).  i'ii'Fh'hhi><vu[i\si;<iii(ui'iisiiriisn'i/if:hH} 

■20.  iii;hohh!iNn\Hiiiii[:u'r:iJhiji''n\i'Shiiiii\H 

■21.  lin\U'h'hlUmr(r(\ni\llhl'fhhVi,hl'Win\Ul\hllil'-l'Ulll 
/'M 

1  rail^CriptiOIl    ;    C/'  f/miliiilmij/in    iii(iiuiiiLumiiiuiiiim/iL)  iiiLat'><"f 

Ifl/l/l/flIV^J      lil^      H/llfllllL*)nfiffI      /t'iIlL^nL^I-IM,       />Jtl         ^llJLIlflfllJfff/llI       OlflfL[llll 

iHi<\/ij  /it/iiiiiliiiiii  /M/iiiiiu/iii  iiiLilmi  iiiiijiiiiiiuiiiiit  il/iiiiiniiiiAf^i/ili 
f/iiffififf/f ,  fWiflf/llifLililili/Jilf  J  HLninLni^u  luillin  iitnilltniijttln  niii^hniti[^'^ 
.-{iif  Jfiniii/;'  (/*|,  IjtiiîïtttLli  (  «ifi/iiiLOfti  liitihiiliunli  niiffi^xiirLiiii  i//it)Jifiitfi- 
/ififif,  fiiriiffffif  ifii.ufii  luinLnii  Intililnni^lilit^u  .  .  .  Jrii^^fif  /i  u^uii/iji/iiiin/iii, 
ll/i/lÀ  lillL  l^ljlintitiL[_iunilJ  n/i/i/iiiii  n  i/tLlilllLllIiiÇll  lîtillllç  llnniiili 
/•|i/iiiiiiiLmi  .  .  .  ]/i/i  /iiii  .  .  .  tiiiiintiiiiKjiiii  ')'iiiii[iiiiijiiiiii  iiiànLtilihii 
iiL.  nniinn  î)tiniui  ilttll_<^tt^tu]^h  /iL  1  «Lllffl/l/f ,  /il_  f/loflflflfjf/i  ll/ill  /»L 
o/llinnill  tïtinilllf  /^lllllL  Inil^t^n  nU,.\ltllhn  M  / 'llfflllf  V^fl,  lîll  /;"  '^lllhllt^ltt 
l/lll/>/lllli,  /iL  ll»J/ll;/l  llll  ';"*/'  '«Lbll  '/'lllIlfll)L/l,  fiL  llt/lldnllLII,  lllini/lllllll 
^llllllli/ll  liL  ...  /iLii  oiiiii/iiillli  iil/ili,  Ll  (?)  /.  (.')  Vilinillll  llll  III II  II  II  LU 
4\iiii/ili  .  .  .  iiiLiipîi,  /"  iiiiiiii)  M  /.iiLiiiiiiiiiiçu,  nauiniiinuin  fei.  nanniiiiiuiti 
V^iiiiiiiiiiiiiiiiiili        oiiiiliiiiiil/ii/ii-u/i,       iti.       iiiiiiiiiiiiii^iiii       iiiiL       utnniininnil 

llllltiltllll,      IiL      l|/l'l\     /l       ("'("       Illll^l)lll£llll/ll       lllllllllllf^ll      /llllllHl)       IIIl)LlIlllMU 
Olllll  IIIIII1.»7/|1.U1I     ;      f/l.  IIIIJlIlllIIlLIlC/iP     llJlTIIllI 

folonne  II. 


I .  'i>ni"i\riMi\siii' inii.-'t, irh}va\h n'i-h'iirii 

A .  ,s ('.[/' /,-] i.U':hi\"H'.!ihii'i!ii'r:hi:sr.rii n'i. wh-hUhh 

/,.  \.r,iir.-]si\riihii%su\i'iiwi,hh(nuiiiv'ir.isi'iihi:n,isù) 

.-, .  'i.lll<'hh%ll'l.l\ni;l'ri;r!ih iril!illlVIV:in\l'!Jl\'t, 

c.  i\'ii'hi\ij:hi'ij'r,hirjisr.siii>i.iihrh)Uhi'i'h'ivi'iii'in. 

7.  lirNIii'hrMiU.-l'irhNi  :  hl'fhlII'WMUhlVihhhithUV. 

s.  i''ihn'hr>ii'in\ui\iihmii>nir:hi:hiqir:i.hi.>>A':hi\ii 

'.).  'iM-i'ni'jMi.iîv. . . . ihr.'i'r.ri.htnii-bhuvi.r, 


I 


LES    IXSCIUI'TIONS   ARMKXIENNKS    d'aM.  C>?, 

10.  hU'hV.i^i  Wrll r.Sh.U-'hV.hlir . . .  'i,  ■.  NI'i  ih  'iV.S 

II.  r.i'hui''i-rii\_ii}inir:i,i-iir:i,v.i.i>ifi'irh  •  r.iinh'i,iii;r:t. 
\i.  iiH'i:i''(tiiiVih'i>'ir:i.i'i:!ir.hi>sbr:hii o  r.iriyh 

1  railSCripIlOll  :  i/iii/iiiiiii/,/i  '^itiinm  uiiLli  iILêi  iinnunt  /iiiMiii>l//i// 
fiiiijiniiffiiiifiu,  fiif i)lf uni i/j  ffiiri,  f/ii)  fif/ifii.)f  ififiifiiiiL/il'J/  ^iif/fiiiiiififii,  /f 
ii/jfiMiiiljJ^     inijffifiiu      tlliuxUL      Lii/iiif  JifififfifiLi/lf     uiLiii/iriJili  //i.       ("M" 

L!ifiifji/if>/ii-l;'/il'  fjjjLnLij  ouiinii/if  f«L  P"Ptl  /x^'i'li  "/>L<(/J'»"  iiiiikXiiilfiJi' 
itiiiiini  ^.  Ifi.  f/i'l/>  ^iiifffiififinfiLli,  iUf(/j)\Li.  Il  oiifiiiiLi/lf  fi/iiifiifi  («it- 
iflflt.Aflf  i/îri/iu/ifi  :  i/A'/^  Ml>  '^fii/jffffl  iff/f/l  Ll  r/lll  iiinfiLiiil/ifif  ffiifi/ffii ii/i- 
ililLllLi""/^  i<i  J  >jlliu/.l  Oïlililil^,  m/  (i/>  /"l',.  'l/'"*  i/i  .  .  .  ,  {.jillllijuiiiuLiiill, 
Ll    ^fiiLfi/7  iiuiii  I  .*),   I  •iiuifiLiiia  iJ^iiiuv^ulJiiiLnif  .  .  .  /i  .  />f'//     .1  /ifiii/iiffii/ivii 

i//"i[(]"    i;iiii//iiJiiiîiii/^i   /.L  I?)  (un  mot  intiécliiriVahle)   /^/.mlm  ^i 

7'fl/liflfirlif/^    I  «iilfiriLonf ,    rifi    |_/j/i//flllflj/l^    fifft  miiniiilfii  J    ;    f«il/;;lf    ; 

Colonne  I. 

Tr;i«Juclion  :  «  |.\u  temjps  de  la  [daine  oinjte  et  (honorée  de) 
I»ieu,  la  rfeine  des  reines,  |nin]i,  |Za'cii;ina  (II).  clialinciia[li|, 
manda  torlha-ouklioutsès  et  aniir  spaçalar,  fiilèle  ser  vitour 
du  g-randj  Sarguis  ndviiargrtzel.  prince  des  princes  et  a[niir 
spjaçalar,  j'ai  érigr,  par  la  volonté  de  Dieu,  |ce]  monument  en 
pier]rc,  cette  Mère  de  Lumière,  cette]  sainte  catliédr[ale,|... 
dans   le  monastère,  prés  des  éiijlises]   bùties  par  notre  saint 

lirigor   l'Illuminateur et   jai  donné,  en  mémoire  de   ma 

|)ieu|se  (et)  légit|im]e  femme,  pour  nos  fils,  Clia[hnclia|li  et 
Avag,  en  souwnir  de  nous  et  de  nos  parents,  cumme  présents 
lauadj  (|ui  est  en  face  de  ce  couvent,  et  qui  anciennement 
s  appelait  «  Ruine  F'anghouk  »,  ainsi  que  Érérouq,  avec  tous  ses 
terrains  et  les  sources  de  son  jai-din  de  fleurs,  et  aussi  8  (?) 
mipulins  dans  la  vallée  des  palais  (?),  I  drachmes  de  Loustzrotz, 
lusage  des  moulins  sur  le  fleuve  et  dans  l;i  vallée,  des  jardins 
;iu  pied  de  ce  couvent,  ainsi  que  [tonte|  la  jouissance  du  jardin 
l'ontenu  il;iii<  ces  limites.  Kt   le-  <eivite|urs|  de  [c|o    couvent) 

Colonne  II. 

en  récompense  nous  ont  assun-  la  messe  quotidienne  de 
l'autel  principal,  qu'ils  dir[unlj  toujours  en  mon  nom,  depuis  le 


G'I  RKVUE    DE    l'ORIEXT    CHRÉTIEN. 

commencement  jusqu ['à  la  flinde  ra[nn|ée;  et  que  cette  [rec|om- 
mandation  au  nom  de  mes  parents  et  de  mes  sœurs  soit  observée 
coin[m  je  il  est  inscrit,  ju|s]qu'à  rapparition  du  Fils  de  Dieu  au 
ciel.  Si  quelqu'un,  qui  que  ce  soit,  s'y  oppose  et  dimi[nue  ou] 

tente  de  soustraire  les  revenus  de  mes  dons Dieu  (?)  éternel; 

mais  ('^)  ceux  qui  exécuteront  cet  écr|i|t,  l'inconcevaljle du 

Christ  Dieu,  qui  [est  vivant  éternellement.]  Amen.  » 

Col.  I,  ligne  5  :  «uJ/i^i  uii^nmiu^m/i  est  composé  du  mot  arabe 
j^A  =  «  prince,  chef  »  et  du  persan  ^i-^-i.-.^  =  «  commandant 
en  chef  de  l'armée  »,  donc  notre  mot  signifierait  :  »  généralis- 
sime ».  iJ^uiKjiijjiÂtf  est  un  nom  de  famille  composé  du  géorgien 
uii.Koo  =  «  épaule  »  et  du  ô^^aîr^o  =  «  longue  »,  qui  correspond 
au  Longuemain  historique.  —  Ô-6  :  lîdiL/jmi/injipixi  m-^um-^liu 
est  un  titre  géorgien  signiliant  «  chef  des  adjudants  »,  géorgien 

;i.)ri(ii.i(')(0('^)(ii    ;')l'r)ù;)'"'-    le   nuarie   que   Siuïinnnnnnpiu    lunLni^u.  —  [)  : 

J^iiiiiui/iiiiTi  et  ^/i/iiitii/i  pour  ShltinuinuiL  et  t/ifeiifen/i.  —  13  : 
tuiHL  pour /.uiiii.;  ce  qui  prouve  encore  ce  que  j'ai  avancé  dans 

le  N°  9.  —  ]'t  yiiij  pour  ^nn.  —    10  :  «iiiiiiîrnLii   pOUr  luii^iiijiiiiL^iij  . 

—  18  :  OiiKiiiiiiiiiïi/i  pour  Oimiiiinn .  —  18  et  '21  :  AmiLiunL/J/iLTi  pour 

oiii(i_iiiiiil/i;/ii_/j  . 

Col.   Il,  ligne    I  :  iijiiiuijini_t{i  pour  niimnnLtf  • 

Sans  date,  mais  elle  est  sûrement  postérieure  à  l'année  1191 
de  notre  ère.  —  Figure  if  G. 

29 

ANI.  —  Sur  le  mur  intérieur  de  l'église  de  Saint-Jean,  située 
sur  les  rochers  de  Qiz-qalé  (le  n°  9  du  Plan);  au-dessus  de  la 
porte  gauche  de  la  sacristie  : 

■1.  iiri>iiin\iiv,sr.i'hiii'.:,nii'hi'>siih 

:{.   h%nh'l,hHl\IHU'hnhhN'i\ 

',.  'hhhi'Hvii\i'nri\im\;{iin 

1  ranSCriptlOn    :     l/nL^ip   tL    JLiiiiiiipuii_/i<   uiiuiniunuittL    nn    11   uiiiu 

/^Ull/IIIip^I,      //lIlVll/j<^/lIIIllI^     /^,      l\ilI.lLIj/l     HtlH>Uip^llUj^    (/'•)     i,L     /'Lllll/t/l    (7'.), 

jihiiiiiin  iiiiiiiii   «iiiiiiii    : 


w>r. 


iiii'<îi::.iiirHT.'ii»i'(ii-^<i<n. 

uifM'irrnni-.niii 
ii"iiL.i'^ii-iai'. 

iliU'.IU:|l,l1:Jl!lr, 

i:ui;-iiHiiiirn!'jii'!iir!Ji.: 
riU',i!r/rLi/fJi{i-H|iiriri-â(j^fvij.5ii:.r.    __   .: 

llfH.-s/'L-^f^U-lJ'IJiyiiruOUf^lOIrni-K 

[ijr/!">rr/;rfijii;;if(,f:(rui(n;fifK.ri:^it(:fi;    .  _ 

W(fr()  i:iiilHi:ll,i,f^ïil^(iiriK:ill  o  "(l'eHm'lKlS  a'' 

rf(//oiioiirni7.:Qijiriur[;^Gr:ii:Vij;i:0(jniJiJr;i,i:Fi-r" 

fûiiw;;,iT:h]c'i:Mi/îifjii/:ira:i'HiA^i;z.'^!.t!''.>'ir 

|[w■f•l-;l,■J.ll::(iH'^l'l''l•,^l^-IJ^>^(^HJ=iJ^lLr| 

,ri.i.f::i!;ij!rMi^i;jr]iff,ii(iiîii 

1  ' 


iiKJi.i:H-uiir.ii!.in;i.i!f 


\i 


Figure  II    7.  —  inscription  S-  M.  Voir  pages  [4.VJ7. 


LES   I.VSCRIPTIOXS   ARMK.MEXNKS    d'am.  fir, 

Traduction  :  «  La  sainte  messe  expiatoire  qui  s'v  ,iit  est  de 
tealiakdouk ht,  ni.Te  desroi<!/c;V.n,ioc  A       •   •  "  "'i  e.-,i  ae 

ot  Ivané(I).  I  '^^^'^O'MS^^.')  (les  Arméniens,  Zaci.aria(II) 

Il  est  .Hrange  de  voir  i.-i  Zacl.aria  et  Ivané  nommés  «  rois 

V  ;;:::  3;v',r"  ^'"^^  ^t  ^^  ''^'  ^^^  "-^  .-n^ror 

en  Nr^nr-^  ^'""'"  ^'^"'  "■^'■^'•^^«i'  l>l"s;  de  mémo 

e.    Nm.1,g..  un  certain  Sembat  se  nommera  /roi  do  V^  ' 
pou  a  an  .,  après  la  ci.u.e  de  ce  royaume  local  (l.„a  -         "" 
^ans  date,  ma,s,  sans  aucun  doute,  postéri.-ure  à  l'a'n  1191. 

30 
ANI.  —  Sur  le  mur  extérieur  de  ré"-lise  dp  Saint  in.r.      .   ■ 


sans  date;  postérieure  à  l'an  1191. 

31 


ORIENT   CHRÉTIEN. 


[45] 


gQ  REVUE    DE    l'orient    CHRETIEN. 

'^  :'''///''/./.['j/7./'//T.;yv//..s/./J///r'.'n'.''.//'-ii/.-''  =  'f'-"'''  = 
"'■'  .,.t././»/"Muw.(i'y-/;/'/./;/;ii/'^//({  =  uhm'iiv.hi'.Hn'ii 

\   rt^/5^^.//^f//'(/v./;^•(w•s'N'./^a9/.^''/^.îro•^.«•ft/./.^;•/•'^'^ 

'''',0.  ,,,.//.;.r,r./'//^r./uw'M.'.aNr.rLN'îWNr.'JTH./:'.,îrU3n 
^  Tk '"  M/^J•f////w.^(r^///':/wr(W/^;(/i>;^///w/;'^»•/;^ïî}i^lv^/' 

'""r,.  /./.^',(l//r.;T.,;n^/'•'JnNW'r^,  o/'V-f/or./w/j/T../r.fm 

,(•,.  •MV'ir.;r./;,r./''/-L-/AS'/''/-r.N^/'/.-/W//'/>-n'//-.-./.(/ /■'///■(, 

''^'7''•^^^r/^'r;^'^///•/'^/;^;(,^w.//''»^ 
//•{,s'///«a-/'- 


[4U] 


LES    INSCRIPTIONS    ARMÉNIENNES    d'aNI.  67 

18.   UIII'lll\in-hiirj'lllu^\}{'U\'^\rbl'li<)U'h'i,hl'!{hllh{?) 

l'I'.h-hhh    :    /t    :    •IJ'.l'hr.UIll'Ml. 

W).    hh  :  /'•  :  SllhiJ;hhnj;r,l<llii-l/lhlirJUn;h'l\l'SI'-bH;-h 

ni,.  A.  iir.'iiAii.  iri-'i,hiri'i-i:in,i'>)i' 

■2U.     <l>ll'l.l'l.l-l;hl;'i.r,i,r.iilll:h'il'l,ri.hii.  ('J'I-ll'h'hVMUI'V. 
ol"r.SIII'l-il;hh'iir.l"l'hl'h 

■2\.  ''/r./^sV'■^./•^J^r;^v•///''^•/'•w>';v,^//7//•'/r..s■r./'///./•J/7/•^ 

±2.     :   h:   Sl>lll''hhllhr,lll'r,h-I,l;h    :    /'•  :    IH'.I"HI 'l  r.l/hll  l"hll  II 

ii'ijiinn,hr:i,i"r.<i>r. 

2:\.    'hf|^\s^\l'hlJiiu><)^\s^\hllu^'rl^^VJhl';m'.'l^lll'lrhll 
ni'iid'h 

2\.  VI,  hh in'iii'hi^hhiinhrjiiuH-i.nr.n-hiVhniiLiwsn 
si-ijini'^ 

2.K  W-<l>l'h!2l:IIJ\'iU\IH:lim\Sllhlir,l:hhlll'llhhlir,l;^^^ 
26.    (ihoi\Sl\hllU'l;l'hl'l>lrr-hlll'lir,l;linhh'l>l\IH'.!ilini>ll 

2:.  a'ni>rhPJhKhl\IJ;'IJ'!il'hiri\lhbMiblVirr-Ul\Sr.ri'!ir- 

2H.  u'ij'Hi'i..  r.u'i/h. 

1  rnnSCriptlOn    :    muJu    niuinnuiuattiuiiuinlii.    bu     ^naliLnn     inbiuiili 
/ 'fiffilffi/i,     ^fiffnil    Iffff/r/rlft/i/inif/i,    Ll    iiinj/iruiiiif /ii/iiiL/J/tiifflu    nttinhiutinLli 
l7'/;(      l/iii  iiiiii/i/i,     "l"tl'     t.ll/l/i     U  lll)l)ltLUtll,     IiIhilIi      II  mil  il  L\l^ji,     iiill)'/l 
lll"l'    uhtLitiliiiihliu  .     iiinil,     00      oiiiiiuin    piu'Çiiiliiiii,     >>/>'l/'     i//iiii?/-}i/^i/ 
fiiiiyi>uiu^/i,    HiKtli     /"ÇLiiniiiii^,   lULiiin  Lii/iiirii   («nâfii,    (jl   11111.11111/1/111   /ni 
/"(iL'illLj,    llilliii/ii/il/    7'ii/iiiiiinii/l,    iiiLliiililii/    inniijiilni.MJ}iiili     l.iiiflllLO/li 
i/iutiiiiin     i/Iiiiiiiiift/ili    iii)/iii     luiiliXiiinnh     •^iiimlilijtpii,     iii/iiliii'    '/'/i/i/i»ii 
jiliiii    iiii/iliiiilirilL/</Liiii)i>  .    /.(.     linpnnLiiiiin     iiiiii  iiiO/id     iiiiiii<\iiiii  m /J/ii  iiii , 
n\    III  l/fii/ti/  iiiip  iiiiiiliiii/iiiil/,  iiilil  iWiiiii/i  iii'iiii  iii/iiiilili    iiiiiiL/iiuiii/i,   iiiini/ 
liiiiiiifiiillliill»    Ll    uiui/]llinl<llilili  .    111(11     >'•-     lihcliuiiilllLn    Lniiip    /i    nui.     /i 
iiiiii/l/i    '«uiiii^/,       iliiiii«)ii     iifiiiiiii     sj/iiii//!     iiiiiiiiiii  iiiAiiiii/i(\    1111111/1111111)1111  n  . 

uni      liL      Illllllllllll        IIIIIIIIIIIILII       /l      »I11IlL||/|I1      /lllllllllllllll ,       llllll       llIllllIllLnll'll 

•fiiili/ili     /i     ii/,iiiiili,     iiiiiiiiiiiintfL     iil/uiiiLiui      ii'{iiiàiii/i)i     liiiidiuiili     «iiiiii 
■iliuuiiiiiiiiiii   :   tiluiLniiip    uiliiJ    JiiiuiuinnLUU    iiiiJiuniuiliiii    /.l   c\ J/<iiiui}ini  , 

[-17] 


gg  REVUE   DE    l/ORIENT   CHRETIEN. 

V,  cV-'/'    .../■■"""-P'-'^  '-  T-cH^-t  -rcf  '—]; 
L^if.,  43/'  /•  '^■■"^-  '-  /'  '''""'P  =  ""'"""''''^'^  ''"' *"'       ' 

''"^Ù^  :  «  Dans  les  ann.es  du  seigneur  f^^f^J^^^^^ 
de  Dieu,  Barsegh,  catholicos  des  Arméniens,  e    sous  le  cal  at 
de  (Key    Sultan,  de  bon  renom,  lils  d'Amir  Malimoud    prt    - 
fiUle  Ilanoulclié,  en  l'an  G 12;  or,  moi,  le  prêtre  1 -^^f  ;J^^ 
du  prêtre  So.thùnès,  petit-fUs  de  Guêorg,  cure  d  Aroutcl  ,  ains, 
ue  mon  q.ouse  Khouchouch,  servante  du  Oiir.st.  ayant  espou 
n  la  miséricorde  do  Dieu,  nous  avons  reconstruit,  avec  beauc.^p 
d'effort,  ce    Saint-Sauveur,    notre  propn.'te    achetée  de    nos 
deniers,  et  nous  Pavons  restauré  dans  sa  splendeur  P^/'^'^i^^e 
sans  aucune  aide  de  personne,  ayant  suffisamment    d  ai^^n 
pour  tout,  avec  lequel  nous  avons  pu  (le)  laire  et  nous  (1  av  ns 
?ait:  nous  y  avons  aussi  apporté  des  présents;  inspire  pai  D  eu     ^ 
nous  avoiis  ajouté  de  nouveaux  dons  aux   '^"^•^"«'^^^.^     ' 
nous  avons  (donné)  pour  les  quatre  aute  s  des  ornement    pu, 
1.  service,  qu'on  s'est  hâté  d'exposer  sur  l'autel,  sacr.l.ce  leelle-     1 
mcnl  dédié  et  agréable  à  la  volonté  du  Père.  Nous  avons  cons- 
truit des  presbytères  estivaux  et  hivernaux,  et  nous  y  a\ons 
servi,  pendant  la  durce  de  notre  vie,  les  hôtes  voyageurs.  Lntin, 
moi,  le  prêtre  Tiridate,  et  mon  épouse  Khouchouch,  nous  avons 
donné  de  notre  héritage  paternel,  p-nir  le  service  de^  besoins 
du  pain  el  du  vin,  quatre  vignes  à  Aroutch  :  ceux  de  Vaghai 
,U.  (Uilik  et  de  Rou(?)ratz,  2  terrains  labourés  à  Khatchik,  ainsi 


m 


LES    INSCRIPTIONS   ARMl^NIENNES    D'aNI.  60 

que  (itnix  maisons  en  face  de  l'église,  un  grand  champ  de  100 
cliéiiices,  à  Békiieiitz,  un  (autre)  ;i  Miqès,  du  côté  de  la  conduite 
d'eau  de  Béklieiitz,  c'est-.'i-dire  à  l'eghpeghik.  Maintenant  pour 
ce  travail  et  ces  dons  les  héritiers  doivent  dire,  après  nous, 
une  quarantaine  (de  messes)  par  an  :  20  pour  Tiridate  et  20 
pour  la  dame  Klioucliouch,  ainsi  que  2  pour  Sargsik,  fils  de 
Soglioinon;  faire  notre  mention,  sans  opposition,  jusqu'à  l'ap- 
parition du  Fils  de  Dieu,  et  personne  n'osera  détourner  les 
revenus  de  Saint-Sauveur,  établis  par  nous.  Si  quelqu'un  ôtait 
et  éloignait  notre  int'moire,  que  lui-même  soit  éloigié  de  la 
gloire  du  Fils  de  Dieu,  (et  qu'il  soit)  maudit,  dans  la  mort  et 
dans  la  vie,  par  les  318  (Pères).  Ceux  qui  exécuteront  cet  écrit 
sont  liénis.  Amen.  » 

Li;jne  I  :  //nu^tit"  pour  llnupi.iilçu.  —  .j  :  'hi;Lnfiq  pour 
'i'ii"i;t{,  donc  n  se  prononçait  vo,  en  1103!  — 0  et  10  :  on  notera 
la  forme  très  ancienne  m^ij  i)our  la  forme  courante  mj^,  surtout 
à  côté  d'une  expression  tout  à  fait  moderne,  comme  t^ti^feijLn^î. 

n/iiliiiii   (1.    10).    —    15  :    iiiiîiiifiiiiîtn    et    »\iî/iniiiLn    pOUr  iiiiîiuniiiiîrni   l't 

i\i)/iiiiii^Ln^  .  i()   :    i^iuhuiiumsi    pOUr  âuiijiiiii>iiin<Ç .  1/    :   uiliinnlin 

pour  lu/ii/ifii/in  .   24    :    ^muuiuiinti  pOUr  *Ju»uiniuinfci . 

Je  dois  noter  particulièrement  l'emploi,  dans  cette  inscription, 
de  la  virgul.^  qui  manque  dans  d'autres  inscriptions,  excepté 
dans  les  N  ■  39  et  214. 

La  date  612  de  l'ère  arménienne  correspond  à  l'année  1193 
de  notre  ère.  —  Figure  n°  7. 

32- 

AM,  —  Sur  la  Tour  d.-molie,  entre  la  porte  principale  et  la 
Cathédrale  (le  n"  1.5  du  Pian)  : 

1  ranSCriptlOn    :   l/p   ^uiumuiuintli    uiw'^Lli,    uiLn^^îi/iIr   iL.umnLèni    : 

Traduction  :  «  Ceux  qui  veilleront  à  la  conservation,  sont 
bénis  de  Dieu.  .\men.  » 
Cette  inscription  n'existe  plus.  Je  la  donne  d'après  Khanykof, 

[49] 


70  liicvuiî  DE  l'orient  chrétien. 

rcproduito  dans  le  3^  Rapport  de  Brosset.  p.  130.  \'.  aussi  le 
N"  60. 
Sans  date,  mais  elle  est  probablement  de  l'année  1199. 

33 

ANl.  —  En  dehors  de  l'enceinte,  à  GOO  mètres  de  la  ville,  au 
bord  du  fleuve,  en  amont,  sur  le  mur  extérieur  de  l'église  dite 
«  Karmir-vanq  »,  côté  méridional  : 

1 .  r,'hiii't.M''hVj{\:hi  II  v.u'hrii'inwv.ijM'mr- 

2.  nri'V.hsiihiVii'.ru'hnmr'hh'h .Ji .  nvhii 

3.  UINIhKShll 

Transcription  :  (/Lii^i^/ilÎt  llumnLfmi,  [t]u'  mSlin  iiiiiiiitiiuiiiin 
►^uipuin/im   (•'),   çintiL   n'Iiiinùlin    uiiinnjib    h    nuihliu    miLiiii    nt-luifi/iu    : 

Tratluction  :  «  Par  la  grâce  de  Dieu,  moi,  Zacharia  (II),  amir 
spaçalar,  j'ai  donné  à  ce  saint  couvent  les  2  deniers  de  Karmir- 
marg.  » 

Ligne  2  :  kmnL  pour  tmni.;  V.  à  ce  sujet  N"  9. 

Sans  date,  mais  elle  est  écrite  entre  1199  et  1215. 

34* 

ANL  —  Sur  une  des  tours  de  la  muraille,  non  loin  de  la  porte 
principale  : 

1.  Wm] 

2.  t,bV.PMVI'V.ri' 

;l  IMtWbWihhHlin'h'hV. 

:^.  i>M'hn-iin-h^iMriMnv,srhiiii 

6.  llt,V:iA,hlJU'l"NH\r 

Tianscription  :  l\uwni.iuf>,  u^m-Çtii'i  ij/^m^iHji/iiin   d'iS  (/'■),  [fei- 

linnii/iîi]    (>iiiyiniii<Ç  (l«),  n/'li/iniin,    Li     'l.lllOlui J  llilliinil/i/l,    niiyil/jLçil, 
f/'/,./.fJ.,,,.   : 

Traduction  :  «  0  Dieu!  protège  Zacharia  (II)  le  Grand,  [et  son 
fils|  Chahnchah  (I),  (ainsi  que)  Grigor,  le  patrice  \'ahram, 
llovhannès,  Mkhithar.  >> 

[50] 


LKS    INSCRIPTIONS   AR.MKNFENNES    d'aNI.  71 

.le  n'ai  pas  vu  cotte  inscription;  je  la  donne  d'après  Kiistnor, 
npnuluitt'  p;u'  lîrnsset  {Les  Ihiincs  d'Ani,  p.  581,  et  recons- 
tituét'  par  moi. 

Sans  liate,  mais  elle  est  écrite  entre  1199  el  1215. 

35 

AXI.  —  Sur  l'extérieur  d'une  lies  tours,  à  rextréniité  orien- 
tale di'  la  Miuraillt'  au-dossus  d'une  petite  porte  étroite  : 

1.  i>ïiyri;i<f-iih(ri,iir:.i-i'i, 

■2.  lÏÏ-hlIIIT.'i.'hI'.SIII'l-ir.l" 

:}.  iih!>i:in'.irhi'ii'iir.in\i.r.i' 

:,.  h'hhni'!U\r2r:hiihi<!V'i    . 
G.  i\ri'ii"iihij'.in.ni-(-,r.s 
7.  r.iii'ii'huhh'o'hinj'.nirhi'iir, 

Transcription  :  /'  IITPI;  pm-iul^wlltu,  ^inp<ijtLi  "fipliuinnuji,  Lu 
ifiiiîiiiiiiiniinilrliu  /iini_iiçii,  iiiil/iii  iiii/uiiiiiiiiiiii,  2"'V'2"'S  »''iipi"/i/iiii  (•*)» 
o/iliiiii/i  ntunXiuliu  bu  iiiiiiiiii/iiiiiiii,  i/iiiiiu  WMiiiiniii/j/i  ùLa  bl  dunnuin 
ifif/irifi  : 

Traduction  :  «  En  057,  par  la  grâce  du  Christ,  moi,  Zacharia, 
chalinchali,  mandatortha-khoutsés,  amir  spaçalar,  j'ai  cons- 
truit ce  monument  et  cette  muraille,  en  souvenir  de  nous  et  do 
nos  parents.  » 

Lignos  2-3  :  lîiuÎKjimnnjipiii  ^iinLijtii  est  un  titre  géorgien  signi- 
liant  «  chef  des  adjudants  ■>.  géorgien  i1.-ir)a>.)5o:iô)m  1'>36<')'>"ï 
le  même  que  lîu/ldiiiiuinnWiii  nL/unLiit». 

La  date  057  de  l'ère  arménienne  correspond  à  l'année  1208 
de  notre  ère. 

36 

ANI.  —  Sur  l'extérieur  d'une  autre  tour,  vers  le  nord,  près 
de  la  porte  de  Kars  : 

■1.  rilhWh UT:h'l'L\SIH'IH\HINi 

[51] 


72  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

;{.  i;iia\iri'nmiwni.j\rr,n:,'hnn 
4.  i<ir.i'r.i'hv.hiiinMvi-hniir'hi'n-:i 
:,.  iin-i\h'i\ihni'hr,hChhr,h<a\i'!J2 
(;.  iVhihijuih'i'riiiihi'f-han'hhiii'U'in 
7.  r:i,'i'hin''t,hi'iu\^'i''ns 

Transcription  :  /•  |3i_io/^iiiîi/iii  llh^h,  ^mp^^^iJi  llouini.Anj,  ^i  «i^- 

nitLklLnili     ihiiiiiiiiitnnnjîliu     jiinLnl^u,     [.tuilpn     ii]uiiiiiiiiiiiiin,      riiii<|li^i/i<Ç 
^uinmnjuiÊi   il'),  fe"     lliiipi.ahu,    nniili     /'çjnnniiii,    Aihiliiii    '/'n/iuiiinii/i, 

rtpLÏ'till/l     flllin4.\Jfllf/lf      l/lllll/i     l/lll/(flL«/(jlllU      LS"'î'^"(    /'""IJ<   /'"'/     "lihli    "L 

uiunjiiiii'n   ; 

Traduction  :  «  En  G57,  par  la  grâce  de  Dieu,  sous  le  règne 
de  Zacharia  (II),  chahnchah,  mandatortlia-klioutsés,  [nniir 
sjpaçalar,  moi,  Sar[guis,  fils  de  GJuéorg,  serviteur  du  Christ, 
[j'ai  construit  ce  monu|meut  pour  le  salut  de  [mon  âme]  ainsi 
que...  » 

La  dernière  phrase  est  resti'e  inachevée. 

La  date  657  de  l'ère  arménienne  correspond  à  l'année  1208 
de  notre  ère. 

37 

ANI.  —  Sur  le  mur  extérieur  de  l'église  décagone  (Saint- 
Élie),  derrière  l'acropole  (le  n"  7  du  Plan),  à  gauche  de  la 
porte  : 

1.  Wil'f- 

:j.  JMTbV. 
4.  «.... 
.5 

Transcription  :  //'/ /Jm-u/^mî/^u,  i/m^iAiiiiîtiu^  (?)  l\ : 

Traduction  :  «  En  6GU » 

Le  reste  iliisilile.  Ce  n'est  pas  une  inscription  proprement 
dite,  maisiuie  entaille  faite  sur  pierre  à  laide  d'un  couteau. 

La  date  (iOO  de  l'ère  arménienne  correspond  à  l'année  1211 
de  notre  ère. 


i.i:s  iNsritiiTioN's  Ai!\ii':\if;.\Nr.s  h'ani.  73 

38- 
ANI.  —  Sur  iino  tour,  rn  face  de  la  porte  minée  : 

/•  iiiic.  .v.hi'iii'ifhr.nr-i,  r-h  hii  invi/icsni'i-t-r.  hiih 
!ii:ii  ('.UN'  ii'in'.iir.ij'.r  oi'rjhhV.ii'  nr.rr.ri'r.  r.h-i.hni' 
iir.i".2i':i.ii  'i.vMi.  l'.rbhhi'.siihi'ibivi,  mu  hh  nrihiin 
l'Unn 

Transcription  :  /'  //'//'..  i^nn  j.m  ^J/,lillJpîi  'l'fi^uunnu^i,  Lu'  ifn/).- 
MifiiniirrJffiif  ni  ni  ii/^'ii,  iiiil/fn  uilfilliffjffiiiri,  ^111*^11^11/^/1  ,\iiinitinpitl  (1*)^ 
a/i/jLii/i   niff/f Afifuif  i/iififu  tiipLLntutnnLHiLiuu  uLii  Lt.  "/"/'  "'/  jiànti  : 

Traduclioii  :  «  iùi  (lt>l,  par  la  puissance  du  Clirisl,  moi, 
Zacliaria  (II),  cliaiincliali,  uiandatortlia-khoutsès,  amir  spa(,-a- 
lar.  j"ai  construit  ce  monument  pour  notre  longcvité  et  pour 
celle  de  mes  fd.s.  » 

Cette  inscription  n'exisie  plus.  Ma  copie  est  de  Sarguissian 
(  Topograp/i ics,  p.  1 1 1  - 1 1  J  ) . 

La  date  (JGl  de  l'cre  arménienne  correspond  à  l'anme  1212 
de  notre  ère. 

39 

ANI.  —  .Sur  le  mur  extérieur  de  la  Cathédrale  i^ie  n"  1  de 
notre  Plan),  côté  méridional  : 

1.  /■/'^^7.////'//'.^^.H7w■7n/(:î/(//y^7•7•/'r/(/o•^w^^.5i7w•(î^■^t■ 

lihir.lJ'.IJl'hUl'H'l'U'Il'I. 

2.  u^\r>sl',^^\'hhl'll^l^^h'^\^l^^\ll^llrNlim\l'|■ll'lJ•ul.■l•ll!{llr 
hi'-v.uni'ir 

;î.  r./rr./;;/;.s7./"('./'/"/'././//'./7./'^'/'//.s7//''f,///'/./'7'-/'///'-'/r./''- 

llV'hI.IIUh 

\.  /r/-r/(,i.'r.7-/''»,'////'7."//'.'/j,///'/'';r.-s'-s"(,///;/''/,/.//.s7//>/,/''/ 

///•.S7'./''J, 

.V  r.iiiVhhi'iir-'i-i'h'iiirim,,  hi'i;i'iiiii>,  iiiii>r.i'h'r.i<tH'- 
r./'r.7/"///'r/j, /■■»,/;/' /.- 

(i.  'H>ijihh-i''i,hi'i'.ii'in\iir.i'iirv.r>iiiii'r.hsi\ri'h  {laciine) 
"ir.sr.i'i'.'ihiji 

7 .   IVhlIh'hh inm.Shn-V.l.llh IIS'irN' 

m 


74  REVfE    DK    I.'ORIENT    riIRÉTIEN'. 

Transcription  :  /'  pLni^iiii/ni  HhJ',  /^iuiÎiul^Îj  ïîuumLàn^,  fei/ 

iS/iiiniiiïi,  Âiiiriiiii  'l' Il  II  II  III  11  II  II,  nliliLiili  *|iiiiiiii  nh\liLn  hilniT  iiiiiiin/i- 
l^lll'l>/<llll  iWirtiiii/iiiiiL  iiiiuiii  /iiiinTiiii/i/iyiii,  iiiiii  /i  luiiiinLil  iiiiliuii  >JLinç 
jiiiiiiiliiiiijlinii  t;n .  CL  hinriL-  hriLt^iip  /i  iinLnn  iiiii/i/nii/i/i/711  ii/iil  aiiitiAiii- 
n/iî/  liiiLntiiiiilili,  un  /i  'luiiiiiiilinnjiU  t; .  biniiL.  bnlinL.  iSiulLiii/iuiL, 
ti_  l/nLniî  hnliann  ilnh,  kl.  fenuiiL  ii/i/i  iiinrtiuW/in  iiiLiiin  /unnmîi/iîi . 
ti-  t'i/'  I"i  "  /'  illiiiiiii  i/iiiiiiiiiiiLnniun  iinniii  /i  i/iiiiii/iîi  {  h/rllJU')  iiiiii- 
iMiiiMiiiatii    iiuliiii-Ti   mi,    u/iu\/iL  /i  iiiiiini-iiinu   'riiliuuiniiji    : 

Traduction  :  «  En  (IG-',  par  la  volonté  de  Dieu,  moi,  Tigran, 
serv'itenr  du  Christ,  j"ai  consiruil  de  ma  fortune  légitime  les 
marches  de  la  très  glorieuse  et  sainte  cathédrale,  qui  étaient 
détruites  depuis  nombre  d'années;  J'ai  aussi  donné  à  cette 
sainte  cathédrale  ma  boutique  de  Kattnotz,  achetée  de  mes 
deniers,  ainsi  que  deux  Lectionnaires,  dont  l'un  à  Saint-Gré- 
goire, et  deux  calices  d'argent  pour  l'autel  principal,  et  j'ai 
imposé  aux  serviteurs  de  cette  église  de  dire  {lacune)  messes 
par  an  en  mon  nom,  jusqu'à  la  venue  du  Ciirist.  » 

Lignes  ô-G  :  t^/i  pour  iyij/»;  V.  à  ce  sujet  N"  9.  —  G  :  un 
espace  vide  pour  marquer  le  nombre  de  messes. 

La  date  6G2  de  l'ère  arménienne  correspond  à  l'année  1213 
de  notre  ère. 

40 

ANL  —  Sur  le  mur  extérieur  de  l'église  de  Saint-Grégoire 
riUuminateur  (le  n"  1  du  Plan),  côté  méridional  : 

1.  +  i<H.:n.h.'h:<ri'iir:.hi''i.hi'ii'i.iii'iriii'i'i-i'-i.in,iii'U' 
iiNH'--i.(sk!)i\(UiiirM\u\shrir;uwi'ji\ii\SN'hn(sir!)fdVi 
ni'hiirxiiii  :  naM'n-hShhn 

2.  hi'i\hi\ij\im'ii'in\in\iA\i'hhiriVh'hi\siii'riHn'i''iih 
nhinuvi'v.i'hiuthh  iin-i>'iri,  ///•  i\  nr,  c;  v,  r,  (i;  ////.s'/-'/-/'  m. 

MUI- 

:!.  rMi'.iiiini'iiiirnsr.hri/hniiiihi.hirr.  ■.  iUMVi-iMii'h 
4.  ni>PAA\'bi'uui'-ui''Hii'noiinhî,hVbiri\sihi]'bJi\Tiw]' 

[54] 


LES    INSrRrPTION'iî    AHMKNIENNKS    n'.WI.  75 

•^'»//i'/■/■/v//7;/'7Wl/'^.'/'■^//^////7•./;r.//•.s7/'/./'r./.•^7>///'/•//•:r./. 
r.i.'hiVh'jihi'hh 

;,.    lr:ihlCI;l'l:lJ:Shl'l\r,l;l>IU'.!UII'in'.r.hr.SIII'IH;l'-l;l''ir. 

'i.uihi:>irj'ii''iir:iiu^iii>i\'>jvt,i\hi>r.i''i,i;!ih!{t;iii.-'i.i.-r,hiii{r:i,ii 

hhlll'inn.ljlh 

(\.  iirj<iirui''i,'i'i'i''HiiU'hi<!{i\i''i't\i'ifnNu\!{iii'U'!{rj"i-h 
l'H'i'iir.  hr.'i/hr.i\'iA\i'riii'hi\2hi>iiiiuM'hhrjnt-r.i'>M'.i;i. 
"ir.siihi'i'.'hiii'i,- 

7.  /"/'..V/;/'//'/,''/'./"/-/'./'/;/. ////';//■/./;/■/•./'?»•»'./''•//•/.///•  r.'/rj/yi 
7'/;/'//7'./"/-/'\/'././;/''//r»,/''/;'/.r./'7'////'//'///'r./'0-/'./''/'///'/,o/" 

r.i'r.i'i'iiriinr.nr.i'hiji 
s.   riiirj\shhi'iiiirjii;hiir.iii\iiT-i'.h'r'i,ii('.ij;i>sriii''hr.ii 

l\lJ-'l\l>l'-lJ;l'l\lll;l.l\in.!il;in'!ir.lll'Hlllliilll;l'l'.l'h-r.l'Hlhl' 

iH\!iiii'iiyj\i''hi\M'ni--i.i;ni'iinirh-hVM'i.r,h'i. 

!).  !{r-hi\hrj'i\'h'ij\i,i\hn'hrJihi'h^hi\'iA\r,hhhi\riir:ihi' 
///^:;^/!r.:/^^^.îT/••''//;^wI/wy^//^7w^■/w/'^// /;///•  r,/'//V(,7W'// 
rr.'hhr.'i'r.i.'iir.sr.rr.'iin'.sui-iju'.n-h 

Kl.    hr.siii<iH;sl\'ir:U'ininh([ii.r,i\ii'i;hiir'Hi:ii'hrii:ih 

l''IJII'Nl'IJII'l'N;llhUJ\!ihininhhl;SIII'i:-h2l\iniHJ':i,l'-lllir- 
•ll'h'hlII'linH'Ml'h'i.l-rmin-'i'hl.hh 

11.  7-/:(,i'//'/.///''/..»'//r.//7';/*.;{/7/j, /.-.s'/'/'r./; ///•/>///'/; ///•:/' 

r.r:,sh'hh'i-r:i,iri,iiT,r.iiiii''hir:',iii.in. 

12.  hr/i:ijii'r,i,hi:irhnrjn\i'h-ihi:i,iuiijii'j"iii'!ii\h'im 
Linii>'i/ii'hrj'iihr,in;riii>n.iii'ij:i/hiii{T-'hr:i.'i''i,.  l'V.niwu 
r:i,-i,.:.ii'ij;fhhi"i>'i,'i-iii'ii'h 

i;;.   i>i'i\nj\i'hiiu\in'irhH-i'-r.'i:i.i'irhiii>in'i:i.hini'i-t':h 

hllhr:hl\'iirrhhlll''l.''irJi'i,ll'i:hllhhl[UTJ'L\iil\'il'l>i.'HII>iihll 

i'im'r.'i-'i,U;SN'.'i:i,i;ni,si'iir.niii' 
I '. .   r.hiiih'hiih in'.rr.ri.niirri.hnhiir.ii.hhi'-r.ii'i.'ji-i-i-r. 

llVirN;hl\hlin-i,hllhUrj'l\'l-iJ'-IJVhhr,llh'hlHVhtl'U\'h 

r.ii-.u-i'''i('.'J:!>j,iii'i.i':i.>>:i.i''i.L>iih 

\:^.     l''l.l''hl.l>'^lll'h'l-lll'lh'hhi,h!>'l,l>'hl;S'l,llh'l-l;SI;!il;r'l,'il 

^.:/;/>;^/>///'•^'J,///./.•/•///•^/'■/,/,•/.'^'0,/•.'^/^/•.•^■^'//,•//r.'/W>r.'/.r. 
ni'i'i\i'>i>in'r-iii.iii'iihu'h'hr.iiij'ii\i''i>i>-i, 

[bô] 


70  REVUE    DE    I.'ORIENT    CHRÉTIEN. 

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-20.    'h^\l'Ur/l^rl>•hhUl'rhlJ;h!i•l^\VI'^llr'h]•'h'hnl|ll!>l;!ihi 

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2 1 .  'iJi'i:hiir-i-ri''iiiriiiN.iVhVMii:.im\!W'iji (sien '^//7-r. 

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2;,.  /;//;^J/7W7/^7îô7y'J,rJ^('J>/•(i;;///•'/lîM7'./'lly'■^^J/^;lî 
w.s7î.s7//>v,«//î://7./'-'/,r./'/';'f,/'"j,f{r.(7+7^/AS 

Transcription    :     /''"i^iïi    /y'/7'.    ^nj,^l,il     Ll    nijujiiîiiLptiiiiî^iî/ 

l.ilUinLOiii,  iniiffiiii)  inlinLn  nimiiiin/iii  l.îini  ^iiii(i_n  ijl  uinLnLniiilniii 
lllll^lji  llliiiiiiiiiiiiiin  l/L  l?iuîriiluilinLii/r)iiL  IllIlLnl^u  'iiunliinlitlll  (/'),  tl. 
"/"//'  '"7""i  (/iii^Jîiiiu'}  (il),  tu'  iS/innuiîr,  ÂiiiiLiui  l«uuini_Ân^,  "I"//' 
ili)j!iiiiniiiLpl,lin    r/iiLi/iiîiui,  iiunnj^^îf  in^nîi/iîtn,  i/iuuîr   ilinliiiin   likunuilinL- 

m 


i 


LES    INSCRIPTIONS    ARMÉNIENNES    D'aXI.  77 

PLtuh  inLniuhii  litlnn  Ll  nniiLnn  uiiiiiii,  ^/iui<ii/i  iiifiiilinii  lltiLnii  l'ph  — 
iiiinni,  nn  h  '>/iuu  II luinniuli  (•iiuini.iiiaïuo/iu  liiit/iiii,  nii  /;^n  niiifiiiii/ili 
/il  II  i^iiiiliilii  i(il>ii/i  iiit~in,  lillii  m)  •,11111111  niiiliAiii/  nli/iii/i  /i  •^l,jit;hlç- 
i/i/liiiilii,    /.i      l'iii.'iiii  l)     lli'i/iiilii>lllL(r/Lllll)li     /iL    liiilliAiii/    iiiiiiiiiiiii/iil/i  '>nLli- 

Ollllllll/i/l  .  ^llllLlljt  ll/wilillLll/lll  lluIiflLll  //lII'lIIU  /,riLlllllL>lll>/l6  /•ll/lllll/l/l, 
liL     ■lllllIfllUIllill/l    l'IlIlinLl)     lllllllfl/ll  l>     l/ln//lll/llllll    U^IIIUIlILn  .    IlIlLpi'  luiu\f$L 

niililip  Ll  itÊnOtujiiltnf  Le  iiiiijifi/i/ffiiijnrinn  jiiiutnLnntj  iiiifrififiinciiff 
nii/ffii/  fjL  fffMOiif  Jf/fii/,  Ll  fff/jiiji)f>  n  Ll  littinnntnitu  ^  Ll  uiuuklLnitii  n 
nif/f/i  Ll  ijffiOfjfMi/i,  Ll  ifi/iiiifrifULf)  iiriiifiri  ninttinLinn  I  Ll]  iliiiriiri/ii - 
finifififi,  Ll  f)iiiifijfi)M  iifiiinnLiifa/i/i/ififf  Ll  inq^fifiLliiu/jiniJ  /ufif\/tii,  Ll 
fifiïLuiiiilf  fluri  auiuiiip  inif/ini  Ll  iiifiAuiH/ftf  .  Li  iituiinLi)  iiifinniuLp 
^/iiiLn/r  ffiifinjuiifiif  riLri  ifi'/ifffLiffniii/i  tliiitiiiiltitiliiiiii  Ll  h-^jiittthinn  .  Ll 
IniinitLnli  II  tit)iiii  niti'^ttÊUtuin  iiitiiiiituniiuitin  n  tlitinillini  Ll  ntnLluuu 
'hnlttiinmillf  nn  iiihlunitltitlh  tliiuifliunilffi  l)llfint/f  l/ujl/L  itinLL^ltlumL— 
tuLuÊli  inLrifiiUfi  ni)nn  1rtti*)U^iii*^n  il.»]  ul  nnnnn  liLiinn^  Ll  tjiuuh 
jftnnnLJitLtuh  îiLnttin  jitinn  .  Ll  LtnnL  nhiMuiit  h  tjutupn  ihiLnii  hnjinn- 
nnf^  *)fuinLii/ip  II"/»  unLi  t^li  fiiiluAiii/  \nt)nih  Ll  ilàn  tui)n  »,iiiifiLii/,in/i— 
iiiiiii,  Ll  (iiin  Lu  /i  •^Inhit;  "/loLi  ç/i  iiiiiiiiiiii/i/i .  l'iuLtLnjiinuLn  nLn/ili 
/ic^uli,  Ll  piiin'^injui  1/  iiiii/i/ili,  Il 2"i'inLhLn  /i^iili,  '/iiiririnLiiu  li^uu 
nuji)iiiponi/li  pnnin^  /iinLfiiiio  i)iii^,i)iiLuii  fi  '/iiifiiiLii  iLn/i/rnfi,  HL  iphnni 
/•  iiillliii/f,  /"iii\n/i/iiiiliïi,  •^nnLph  Ll  intiinLlili,  p  pitiiptiplnt  ^luntLtipp 
ptuninhpuh  iil  *^hl"  /'  i)fli|iil''/iif ,  /liiil/iiiliiiiiiii/i  unLintpHlilittilh ,  nL 
tputittipiiitpniii  ipliitnLLhj  nL  litupttinli  '^Lui  iiiiiii/iLiifi,  ifi^ri  Ihupniip 
tupiniLU  nL  dtupuinh  nnp  niiLnllf  lifufli  Ll  /'  iiififi  «\/lArfiii*)iiiLp,  Ll 
ui/uiiiLli/l  nL  ùtiipintilip  tlttlhptpi^  p  niLitihn  ijniïipnti  iiiilV^/jL  upti^^i^nli^ 
nL  iiiiIiOL  /i/i»iiLni/,'i  ri/iAiiii/i  iifiLiLU,  plisijp  iiLi/iL  nL  iiLinLuLph 
iipti^t^iili  iinii  ijui»/  tl'  "•-  2''  I  l'tP'iiiiiiLUlU'ii .  lil^u  ui/ili  V'*ii"l><<t|f 
fhtipip  i)/i  nnntp,  nL  ành  iijii  Ll  m  p  ili  jilt  iiupinMli  /■  lOLfi  |/i|  /"i/iiXiin/iu 
Oiiiniiili(Ii  I .  [lllupALini  I  (.  jthnptpli  iiiiiiiii/i/li  /•  iiilii  :  /'  I •l^ipl^liinlpn- 
lil/,/i     /l)i«nLliil/i     /iili/ilinL/lOli       llLill/iîl      /ifjiili     /ii{     n)iiii(\     /,  '/iillii/ibll 

luinhiupilip'  ll\li  h  iiiii/iiili  (IL  lllLlliu  /iliLnilllll/ili,  iininii  uiuLli  «iuiii/,illiLii 
iinLiiiii/i/i,  niiiiiiiip/iii  iiiLiuuu  puinnLÛ  ^nnLp,  nuuio  (eu)  :  («iq/'  '• 
^liplLiuli,  iii(ij/i  (.  i^IhuiLiii'li,  l'imli  I.  f/i)  "In'i,  ^n/i  (.  ^(.nnLÎ^  nn 
I'  l/iiinninli  '  //n\/i,  iii(ij/i  (•/!  (/ii/iîi,  m(il/i  (./i  0"iîiii/i/i}i  nn  «  '/luWn- 
1P'1""1'  ">"7  »  '/">/'•  '/"M"  "/'   <|î""«\  ti/'l,   ''L  ii'll  uiu/iolJ    /iiJ)  linulL/lilIllA 

[ôîj 


78  REVUK    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

/711  iiiiii  ii\  iiiiiiUuiiiiinntii/i,  i/iuLiuiiu  ç/i  inJui  :  llu  pç  uiç^pli  jduiijthu 
iiuljlili  i/ii/liiiiiiii  iiiiii  iiiii/it  /iil  iii/iiiioiiiMi/iin/iu  tu  '}/•'•/«  '•'-  nil'utinii 
hLluLlin  /iii\j>iitiiii  iiiiii  /.Il  p/i/itii/i  ti_  Unnnabnh,  nUtXuiiuiLn  i/iiun- 
liliiii)itiiint  ii/i  tiiùt,linij\i.  f/iiLiii!  /•ii/umiini  ijiuliuinii  '^nnuiiinnu  ^nuuii 
ijnntijjuiiiLjJnLli  :  '•/"/i  t/"t  "iî  /'  '"•"""/  l/""^  A  i/mpni_liii  iliiinn  /iiiiii 
iKLi/iiiiMiiiii  iinn  /i/i\  iiiiuviiiliiiiuii/iii  ç  /uiiiuiiiuoi  V^iuuiui,  liimJ  Ht;^  /'P/; 
^niiHfr;  iittnniïiuunn  nn  II  titUii  ^liii/iniiiuitiiii/  ^,  liiut)  nin2tniiitiih  niiii- 
nni-uLiiti  Ofjfri  fiff( /ijii  («iii/ini.anf  /uuiiiiiiuÇf  Hu"'^  "'-  rH*y  iiinimi^tit- 
iLiiii-i>,    iiiiliiii/iii/iu      ULii/i'itixii    ;/i''/'     i/iiiiiLiiiiiu    l/niiLiiili    (•iiinni.oni,    fei_ 

illIllIlUl/lc/ll  '/llllfeo/l  DL  ll!)lILIIlII(/<  dlKlLIUOllLlIlIÇ  /i  iiinLiu  /"-/',  fei- 
"php  unLIlu.  {Inijntjnili  Lu  1"'  niiilliiLll  '^nLniniuljilia  uillll/Lllll  Lii/in/i, 
ai.  jliïfi  uliiutinu  ^itiuiupu  iniiniLh  lurLiii^/i  («liuiriLani .  ni.  /iiiiniuriiiffipu 
iji-  ^iiii/uiiiiuini-ii  ufiii^nnnu    ttiun^hnh  1  t»ui/ïni_CTn|    :  Piinitiihn  tinlix  : 

'l'i'ailuction  :  «  En  GGl,  par  la  grâce  et  la  miséricorde  de 
Dieu,  lorsque  Zacharla  (II),  le  puissant  et  le  conquérant,  amir 
spaçalar  et  mandatortha-khoutsès,  ainsi  que  son  fils  Chalincliah 
(D,  dominaient  dans  cette  ville  d'Ani.  moi.  Tigran.  serviteur 
de  Dieu,  lils  de  Soulem  des  Sembatorenlz,  de  la  famille  des 
Ilonentz,  j'ai  construit,  pour  la  longévité  de  mes  maîtres  et  de 
leurs  lils,  ce  couvent  de  Saint-Grégoire,  qui  s'appelait  ancien- 
nement «  Notre-Dame  de  la  Chapelle  »,  sur  un  bord  escarpé  et 
de  tout  temps  broussailleu.x'.  Je  l'ai  acheté  au.x  propriétaires,  avec 
ma  fortune  légitime,  et,  avec  beaucoup  deffoi't  et  de  dépenses, 
l'ai  environné  d'une  enceinte.  .J'ai  construit  cette  église  au 
nom  de  Saint-Grégoire  l'illuminateur,  et  je  l'ai  embellie  de 
beaucoup  d'ornemenis,  de  Signes  du  Salut  :  de  saintes  croix,  eu 
or  et  en  argent,  d'images  peintes,  ornées  d'or  et  d'argent, 
(le  ])ierierios  et  de  perles,  de  tlambeaux  en  or  et  en  argent,  de 
reliiiues  des  saints  apôtres  (et)  martyrs,  et  d'une  parcelle  de  la 
croix  du  Seigneur,  qui  a  porté  Dieu,  et  (j'ai  donné)  toutes  sortes 
d'oijjets  du  culte  en  or  et  en  argent.  J'ai  aussi  construit,  avec 
beaucoup  li'ornements,  toutes  sortes  d'habitations  pour  les  reli- 
gieux et  pour  les  princes.  J'ai  établi  des  prêtres  olfrant  le  sacri- 
lice  du  corps  et  du  sang  du  Christ,  afin  qu'on  puisse  offrir  ce 
sacrifice  sans  obstacle  jidur  la  longévité  de  mes  maîtres,  Chahn- 
ciiah  (1)  et  ses  fils,  et  pour  la  n^mission  de  mes  péchés;  et  j'ai 
fait  dun  à  ce  cuuvenl  de  Saint -Grégoire  des  propriétés  achetées 

[58] 


LES   INSCRIPTIONS   ARMKNIF.NXES    d'aNI.  70 

avec  (mon)  trésor  et  avec  la  décision  des  propriétaires,  que 

j"ai  bâties  depuis  les  fondements,  ce  sont  :  la  muilié  du  village 

(les  Goroklmnenq  et  les  7>  di'niers  du   marteau;  la  innilio  de 

Mcliakounenq,  la  moitié  de  Kaglighouq  avec  tout  son  continent, 

le  terrain  (?i  taillé  dans  les  pays  de  Kars  et  les  deux  deniers 

dr  la  liaratle,  Khatchorkan,  ses  terres  et  son  hôtellerie;  dans 

cette  ville  même  les  bains,  ma  propriété,  ainsi  que  la  stèle  de 

l;i  place  publique,  le  marché  ('?)  avec  ses  boutiques,  le  fondique 

voûtée  et  le  fenil,  avec  les  bains,  l'écurie  et  le  fenil  que  j'ai 

achetés  de  dom  Sarguis,  l'aire  et  deux  meules  d'huileries,  des 

I  curies  et  des  fenils  de  ce  couvent:  le  jardin  potager  qui  est 

devant  la  porte  de  ce  couvent,  et  la  côte,  jusqu'à  la  porte  de 

Glidzor,  jusquà    la  rivière  et  jusqu'au  potager  du  quai  que 

j'avais  acheté  et  bâti  à  la  porte  de  Dowin;  une  demi-pièce  de 

moulin,  un  duit  entier,  et  un  autre  duit,  deux  fois  par  semaine, 

dans  le  moulin  de  Glidzor;  (encore i  un  duit,  deux  fois  par 

Semaine.  Depuis  Béchqénakap  jusqu'au  pont   la  moilii'  de  la 

rivière  a  été  achetée  par  moi.  Les  quatre  deniers  du  marché  des 

Papenq  et  la  Imutique  de  la  porte,  toutes  les  maisons  de  la  rue 

des  llatétzonq,  beaucoup  de  terrains  près  de  cette  porte  de  la 

ville,  (siint)  achetés  (par  moi);  une  vigne  à  Érivan,  une  vigne 

à  Ochakan.  une  vigne  à  Koch,   une  vigne  à  Aroutch  appelée 

«  Mazot  B,  une  vigne  à  .Mrén,  une  vigne  à  Tsmak  appelée  «  la 

terre  de  Katoghikus  »,  (tout)  cela  que  j'avais  aciieti',  ainsi  que 

lieaucoup  d'autres  qui  ont  été  payés  (par  moi)  et  que  je  n'ai  pas 

inscrits,  je  les  ai  donnés  à  ce  couvent.  Si  les  possesseurs  de  ce 

cuuvent  le  dépouillent  de  son  or  que  j'ai  inscrit  avec  précision 

dans  mon  testament,  ainsi  que  du  couvent  dit  «  Békhentz  »  que 

j'ai  bâti,  reconstruit  et  enrichi  de  dons  de  toutes  sortes;  que  le 

surveillant  de  l'e  couvent  de  Saint-Grégoire  le  surveille  dans 

ces  conditions.   .Maintenant,  si  quelqu'un  des  grands  ou  des 

petits,  des  miens  ou  des  étrangers,  tente  de  mettre  obstacle  à 

ce  qui  est  tracé  dans  cette  insei'iption,  ou    dérobe  quelque 

chose  des  produits   qui  y   .sont    conlirmés,    uu    supprime   le 

souvenir  de  ce  pécheur  serviteur  de  Dieu,  pour  n'importe  quels 

uiutifs,  que  celui-là  soit  exclu    de  la  gloire  du  Fils  de  Dieu; 

qu'il  hérite  en    sa  personne    des   châtiments  de  Gain  et  de 

.ludas;  qui!    soit  maudit  par  les  trois  saints  conciles  et  par 

[59] 


80  REVUE    DE    l'orient    CHRETIEN. 

les  9  cliu'urs  des  anges,  et  qu'ils  rendent  (.s/c)  compte  de  nos 
péchés  devant  Dieu;  mais  ceux  qui  exécuteront  mon  désir, 
ainsi  que  ceux  qui  observeront  la  conservation,  qu'ils  soient 
bénis  de  Dieu.  —  Israël  l'écrivain.  » 

Lii^ne  1  :  des  mots  répétés.  —  3  :  imuïitj  lire  uifejiuiîrij,  comme 
l'indique  la  ligne  Ki  :  miuï/u.  —  4  :  JkiukliuÎi  pour  iJuim^mlf . 
iiiJ^ui  pour  iiii-tui  =  iiut-tm  =  «  toujours  ».  —  .1  :  "Çfeiitîit'"/'/"",'] 
pour  "Çiiuntî/imn/ipiiin .  —  7  :  kinnn-bji,  pluriel  avcc  la  désinence 
tji,  piiur  ^miiiii-^)  ;  ce  mot  n'est  pas  arménien,  mais  c'est  l'arabe k:^ 
=  «  ligne,  raie  »,  qui  signifierait,  avec  le  mot  ui^unnl^Lfiiut^nph, 
K  image  peint  ».  —  10  et  1.")  :  ijîifej  t/";  H  et  15  :  2^î''f[  t/i;  10  : 
t/i  ">i/fc{;  '20  :  /,iîijji/,j;  ce  snot  des  Ibrmes  vulgaires.  —  11   : 

Vii^ji/ilitm^ijuiiii  pour  '^itiinLiiiutnliniuti  .  '^hSfhli  pOUr  '^hânitil;  .  12  : 

yiiiiîiiipA-di^,  je  ne  trouve  pas  dans  les  dictionnaires;  cela  peut 
signilier  «  continent  ».  —  IJ  :  lîiu^Jntîi/j,  je  ne  trouve  pas  non 
plus  dans  les  dictionnaires;  il  me  semble  qu'il  signifierait 
«  terrain  ».  d'après  le  contexte.  ^ïr>j,  [pï-'ini^,  ici  ne  signilie  pas 
sûrement  «  la  gencive  »;  il  est  peut-être  la  racine  du  verbe 
jîiij-i,iî  :=  «  baratter  ».  —  1-  et  17  :  Çui-bp,  pluriel  ave("  la 
désinence  tji,  comme  à  la  ligne  7.  —  1.3  :  lîuijiiiîi  n'est  pas  un 
mot  arménien,  mais  c'est  le  mot  arabe-persan  ^.l'-V  =  «  place 
publiqu(;  ».  —  13  :  ^uaiLiuu^iu^  et  17  :  ^uiiiîiuipmji,  je  ne  trouve 
pas  dans  les  dictionnaires;  mais  il  doit  signifier  «  marché  ». 
puiqliliij  pour  p  iiijiiiïrfeiun .  —  12  ct  13  '.  i^îrijni_^  cst  uu  iiiot  arabe, 

^jj.9  =  «  fondique,  entrepôt  ».  —  1 1  :  m/jîi  signifie  «  a:'il  », 
et  aussi  «  pierre  »,  mais  ici  signifierait  probablement  une 
«  moule  »,  signification  que  je  ne  trouve  pas  dans  les  diction- 
naires; \'.  à  ce  sujet  N"  175.  iu/uniL-l<|i,  thtiptun'h^t,  pluriel  avec 
la  désinence  îr^i,  qui  est  tout  à  fait  vulgaire.  ijiliuÎ/  pour  ijjuuîr. 
"/'"S'.'ff  d'après  les  Arméniens  de  Van,  signifie  «  jardin  pota- 
ger »  (I).  —  11-1.")  et  IG  :  /iL^iiLj..//.  et  1.')  :  /'*<»'/[',  sont  des 
formes  vulgaires  pour  lî/iL^fei.  =  «  jusqu'à  ».  —  15  :  /«'"i/n/i, 
d'après  les  dictionnaires,  c'est  un  creux  dans  la  terre  commu- 
niquant avec  une  rivière  pour  attraper  des  poissons;  j'ai  traduit 

ili  Les  .\nnénioii'<  de  Karaljagli  rapiicUenl  uitymi. 


LES    INSORIPTIONS    ARMKXIENNF.S    I)\\NI.  81 

ce  mot  par  <<  duit  ».  —  17  :  mh-L^,,  pluriel  avec  la  désinence 
/,ji,  comme  plus  haut.  Il  7  et  IJ.  ijul/^ui^  n'est  pas  arménien, 
c'est  l'arabe  Ji^^j  =  «  rue  ».  —  18  :  //^lu/^uiî»  pour  Ojm/jmîi. 
t^^,  forme   vulgaire  pour  m^ij^i  — :  «  vigne  ».  —  10:  ij^imi/jlninV 

pour     iiniiii  tiilituhixia .    uii/Li.     |inur     i/iiil(>u/i     nLithn    pUUT    nnnn  •      — 

21  :  v"/""/"'/  pour  vii^mi^nij.  ^,^11,  piiur  ipki  dont  j'ai  déjà 
parlé  dans  le  N'  9.  —  22  :  /umpiuLt^  pour /iimi/miîit^.  —  2;j  : 

liiiiiiMiiLç  pour  /iiiiii/iiiiuç  .    nLnn^/ji  poUI'  "ri'i^Liui . 

La  date  UGl  do  l'crc  arménienne  currrespond  à  l'année  1215 
de  notre  ère.  —  Fiytirc  ii'  8. 

K.  .).  Basm.\djian. 


[61] 

URIEKT  CHRÉTIEN. 


UN  RECUEIL  D'HOMÉLIES 

DU  l\'  SIÈCLE  EN  LANGUE  SYRIAQUE 

(Suite.) 


II 

l'Ai\NÛN-CIAT10.\    de    la    sainte    VIERiiE. 

Le  deuxième  chapitre  traite  de  l'Annonciation  do  la  Sainte 
Vierge,  en  corrélation  avec  l'Évangile  du  deuxième  dimanche 
de  l'Avent  syrien.  Il  ne  présente  pas  les  mêmes  caractères  que 
le  morceau  précédent;  d'abord  beaucoup  moins  étendu  (huit 
colonnes  et  demie  seulement),  c'est  plutôt  une  dissertation 
qu'une  homélie.  Il  comprend  deux  parties  bien  distinctes  :  la 
première  est  employée  uniquement  à  montrer  pourquoi  l'An- 
nonciation eut  lieu  le  Kl  du  sixième  mois,  c'est-à-dire  le  10 
d<;  Nisan  :  la  raison  ou  les  raisons  en  sont  symboliques.  La 
deuxième  partie  d'allure  apologétique  est  consacrée  à  la  réfu- 
tation de  l'objection  :  comment  est-il  possible  à  une  vierge  de 
conccAoir  sans  rapports  avec  un  homme?  C'est  un  miracle, 
répond  Bar-Kepha,  miracle  qui  n'est  pas  plus  difficile  à  con- 
cevoir que  tous  les  autres  miracles  que  Dieu  a  faits  au  cours 
du  temps  :  et  il  énumère  toute  une  série  de  miracles  pres- 
que tous  tirés  de  l'Ancien  Testament,  tantôt  d'une  façon  très 
claire,  parfois  sous  forme  d'allusion  très  vague,  ce  qui  rend 
assez  difficile  l'intelligence  du  texte. 

Au  nombre  de  ces  miracles,  l'auteur  range  un  certain  nombre 
de  faits  cosmologiques,  par  exemple  :  «  Comment  le  soleil, 
dont  la  nature  est  feu  brûlant,  tourne-t-ii  sous  le  firmament, 
dont_  la  nature  est  eau,  sans  qu'il  le  fasse  fondre  en  rien, 
depuis  près  de  T.OdO  ans?  Comment  le  lirmament  n'éteint-il 
pas  ce  soleil,  tout  en  étant  eu  eau  et  plus  grand  que  lui?  » 

[1]  '} 


f     : 


IN    REfl  EU,    d'homélies.  83 

Il  y  a  1h.  à  n"eii  pas  iloiiti  r,  des  ri'miniscenoos  des  écrits  apo- 
cryplies  de  l'Ancien  Testament.  Dans  l'apocryphe  syriaque  «  la 
Caverne  des  Trésors  »  se  trouve  une  description  de  l'œuvre  des 
six  jours.  Le  deuxième  jour,  y  est-il  dit,  Dieu  créa  le  ciel 
inférieur  ou  firmament,  ainsi  appelé  parce  qu'il  a  la  nature 
condensée  de  l'eau.  Bar-Kepha  était  d'ailleurs  au  courant  de 
toute  cette  littérature  puisqu'il  conipusa  lui-mèiiie  un  Hexa- 
inéron. 

L'énuraération  des  miracles  terminée,  l'auteur  conclut  d'une 
faeun  qui  peut  paraître  quelque  peu  simpliste,  mais  (pii  ren- 
ferme lieaucoup  de  sai^esse,  et  dont  certains  —  chercheurs 
trop  raisonneurs  —  pourraient  faire  leur  profit  :  «  Il  est  certain 
qu'une  vierge  a  conçu  sans  que  nous  sachions  comment, 
parce  que  c'est  un  miracle,  miracle  qui  ne  peut  être  compris 
par  des  intelligences  créées,  car  s'il  était  compris,  ce  ne  sei-ait 
plus  im  miracle.  » 

("est  plutôt  une  dissertation  qu'une  homélie,  disions-nous 
plus  haut;  elle  ne  parait  pas  en  eiïet  avoir  été  composée  pour 
lire  prononcée  dans  une  assemblée  de  fidèles;  son  titre  d'ail- 
leurs indique  qu'il  s'agit  d'une  sorte  de  commentaire  sur  ces 
mots  de  saint  Luc  :  »  Dans  le  sixième  mois  fut  envoyi-  l'ange 
Gabriel...  etc.  » 

On  pourra  s'en  convaincre  en  lisant  le  chapitre  que  nous 
reproduisons  in  exlenso,  non  point  tant  à  cause  de  sa  valeur 
exégi'tique,  que  pour  bien  montrer  qu'à  celte  époque  et  dans 
ce  domaine  de  l'allégorie  mystique  on  savait  pousser  jusqu'à 
l'outrance  la  recherche  du  symbolisme. 


TEXTE  SYRIAQUE 


84  REVUK    DE    l'orient   CHRÉTIEN. 

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[3] 


UN    RECUFII.    n'iIOMlill.IF:!!.  85 

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86  RKViK  UK  l'orient  chketien. 

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yOOl^    ^-i->.\|jL:>0    ^)K^  ^'I^V^JO    I^^I^O    I^^OJlS    f.:2L^s'  j-Vf^ 

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[5] 


V\    lîKiUEII.    D'tlOMÉLIES.  87 

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)  I  T./   <-l^'^   «-^0/  vO»oi/j   {jl.«.'>.  )v4*^—    U-^^l   •>vOOUi'0 

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J^Jii  jtOisoj  |jji-./  -r-liXv)  l-»^)—  '■^'ii^^œ  l-^";  )t-ûQ^ 
woi  t^o  .0001  >  «  vi\  ..)^s.^o  )  I  ..o  >  "^N.  I001  )  yi .  mli^^jao 
Jij^L^  );qj  l-^ill  J-ta-./  -î-lï^^  ^^!>^  )J-2ù  ^  j^^Li.  U-OA 


[6] 


88  RKVUE    DE    l"0R1F.NT    CHRÉTIEN. 

ooo»  )  '•>-/;  .J^  yol^/  >  «  l'^V^o  ^^  y/  .)-~^-JLiO  V^«; 
^^l  .ôis^  It.:^.-  Uau./»  .yoa^  ^i^/  ^iu^/  •^ç^'^ot 
.K_)V—V-*  -oo«î  x:J-^t—  ^ot^^-3  ^^\otj  ^o^J/  ^-Vio/ 

.^ju^fl.  jJ   i.^^  ^-î  U^^h.  '^^-^^  ^)»-'t^   )^^oK-3 

)l;    -o»     ou)^/     );oi    |i»aio;lo    .ch-K-,/     jljoio;!;    '''^^^Oo 


TRADUCTION 

Dissertation  de  Bar-Kepha  sur  rAiinonciation  de  Marie. 

Explication  première  sur  les  paroles  de  saint  Luc  :  »  Dans  le  sixième 
mois  fut  envoyé  l'ange  Gabriel...  etc.  » 

Saint  Luc  décrit  et  expose  l'Annonciation  de  la  \ierge  Marie.  Le  temps 
est  déterminé,  c'est  le  sixième  mois  qui  est  ici  indiqué.  Ce  sixième  mois 
n'est  pas  celui  qui,  comme  d'ordinaire,  se  compte  à  partir  de  iNisan, 
premier  mois  des  Hébreux  :  le  sixième  mois  après  iNisan,  c'est  Eioul  : 
et  son  caractère  remarquable  et  spécial  désigne  ici,  selon  moi,  le 
sixième  mois  après  la  conception  d'Elizabetli  :  en  sorte  que  le  sens 
du  te.xte  est  le  suivant  :  Eli/.abeth  se  tint  cachée  pendant  cinq  mois, 
c'est-à-dire  :  Tischri  second,  Konoun  premier,  Konoun  second,  Sebot  et 
Adar  —  puisque  c'est  le  dix  de  Tischri  premier,  en  la  fête  de  la  propi- 
tiation,  que  Zacharie  reçut  le  message  de  l'Ange,  comme  nous  l'avons 
exposé  plus  haut. 

Kt  dans  le  sixième  mois,  qui  est  Nisan,  l'ange  Gabriel  fut  envoyé  à 
Marie,  et  comme  en  commençant  à  compter  par  Tischri  premier  le 
sixième  mois  qu'on  rencontre  est  Nisan,  le  sixième  mois  que  Luc  désigne 
ici  est  bien  Msan,  puisque  c'est  en  Tischri  premier  qu'Elizabeth  est  cen.sée 
avoir  conçu.  Il  convient  de  savoir  que  le  prêtre  Zacharie  a  reçu  le  message 
de  l'ange  le  10  de  Tischri  premier,  mois  lunaire,  et  non  pas  mois  solaire, 

m 


L.v  nnrfRii.  o'iinMKi.if:?;.  SO 

et  r.\nnonri;ition  lio  M;irio  eut  lieu  le  10  do  Nisan.  lun.iire.  Du  10  de 
Tischri  on  effet  au  10  de  Nisan  il  y  a  six  mois.  Marie  reçut  donc  bien  le 
niessai-'o  do  l'ange  le  10  de  Nisan,  ou  ",'">  d'Adar  mois  du  soleil. 

l'ne  deuxième  explication  nous  fora  connaître  pour  quelle  cause  la 
conception  du  Seigneur  fut  annoncée  dans  le  sixième  mois  et  non  pas 
dans  un  autre.  Et  nous  dirons  qu'il  y  a  à  cela  plusieurs  motifs  :  d'abord 
parce  (juc  lo  Soigneur  ayant  créé  le  monde  en  six  jours,  il  convenait  que 
dans  le  sixième  mois  fût  annoncée  sa  conception  qui  rénove  ce  monde 
vieilli  dans  le  péché.  En  second  lieu  comme  le  sixième  jour  il  créa 
l'tiomme  (1)  et  que  celui-ci  tomba  dans  le  péché  le  sixième  jour,  il  était 
convenable  qu'au  sixième  mois  fut  annoncée  cette  conception  qui  rachète 
l'honinie  et  le  justifie  de  son  péché.  In  troisième  motif,  c'est  qu'en  ce 
sixième  jour  l'ut  unie  la  matière  à  l'esprit,  et  des  deux  l'homme  se  trouva 
composé;  mais  parce  qu'un  commandement  fut  transgressé,  il  s'ensuivit 
une  inimitié  entre  les  êtres  matériels  et  les  êtres  spirituels,  il  convenait 
donc  ([ue  dans  le  sixième  mois  fut  annoncée  la  conception  du  Seigneur 
pour  qu'il  brisât  en  son  corps  l'obstacle  qui  sépare  les  anges  et  les  hommes. 
Kn  quatrième  lieu,  puisque  c'est  dans  la  six  millième  année  du  monde 
(|ue  lo  Sauveur  prit  chair  et  se  fit  homme,  il  convenait  que  sa  concep- 
tion fut  annoncée  dans  le  sixième  mois.  Enfin  comme  il  devait  souffrir  la 
passion  et  la  mort  en  le  sixième  jour  de  la  semaine,  il  était  convenable 
que  sa  conception  fût  annoncée  dans  le  sixième  mois. 

L'ne  troisième  explication  nous  fera  comprendre  pour  quelle  raison 
c'est  en  Nisan  et  non  pas  dans  un  autre  mois  qu'eurent  lieu  l'.Xnnoncia- 
tion  et  la  conception  du  Sauveur.  .\  cela  plusieurs  raisons.  La  première 
c'est  que  .Nisan  est  le  premier  et  le  principal  mois:  et  le  Seigneur  lui 
aussi  est  le  premier,  et  le  premier-né  parmi  un  grand  nombre  de  frères, 
au  témoignage  de  Saint  Paul  ('21.  L'ne  deuxième  raison,  c'est  qu'à  l'origine 
Dieu  fit  les  créatures  dans  le  mois  de  Nisan.  11  était  donc  convenable,  que 
par  sa  conception,  un  créateur  nouveau  les  recréât  dans  ce  même  mois. 
En  troisième  lieu,  le  premier  agneau  pascal,  qui  fut  donné  en  symbole 
par  Moïse  et  Aaron,  figurait,  comme  il  est  écrit,  le  Seigneur,  notre  agneau 
pascal;  et  c'est  dans  ce  mois  des  fleurs  qui  est  Nisan,  qu'il  fut  immolé. 

Puis  c'est  dans  ce  mois  qu'il  devait  souffrir  et  mourir  et  aussi  ressus- 
citer. Et  enfin  puisque  c'est  en  ce  mois  que  fut  promise  sa  conception  à 
son  premier  avènement,  il  convenait  bien  que  son  deuxième  avènement 
se  fît  dans  ce  mois  de  Xisan. 

Il  faut  maintenant  en  une  quatrième  explication  dire  pourquoi  il  a  été 
conçu  le  10  du  mois,  et  non  point,  d'après  un  autre  compte,  avant  ou 
après.  Et  à  cela  encore,  nous  dirons  qu'il  y  a  de  multiples  raisons. 

D'abord  parce  que  le  nombre  dix  est  le  nombre  parlait.  Il  n'y  a  pas  de 
nombre  au-dessus  de  dix,  car  si   vous  montez  au-dessus  de   dix  c'est 

(I)  D'après  une  tradition,  .\dani  aurait  été  créé  le  tide  Nisan;  dans  les  mêmes 
cODditions  N.-S.  aurait  clé  lui  aussi  conçu  en  Nisan  (cf.  Payne-.Sniilli  :  Thés. 
Syr.,  au  mot  »W).  —  r2).  Rom.,  viii.  29. 

18] 


00  HKVLK    DK  l"OKIENT    CHRETIEN. 

toujours  d.iiis  la  prcniitTo  et  deuxiéuie  numération  que  vous  retombez  et 
ainsi  de  suite.  Ensuite  parce  que  le  youd  (1)  placé  en  tète  du  nom  de 
Jésus,  indique  le  nombre  parfait  et  complet  qu'est  dix;  et  à  cause  de  cela, 
c'est  le  dix  Nisan  que  Jésus  a  été  conçu.  Enfin  parce  que  l'agneau  pascal 
qui  précéda  et  figura  le  Seigneur,  fut  immolé  le  10  de  Xisan,  au  temps 
où  les  Israélites  sortirent  d'Egypte.  Bien  qu'il  soit  entendu  que  ce  n'est 
pas  celui-ci  (2)  qui  prit  naissance  à  cause  de  celui-là  (3j,  mais  ce  fut 
lui  (4)  qui  préfigura  celui-ci  (5)  par  des  traits  et  des  allégories. 

l  ne  cinquième  explication  maintenant,  à  propos  de  ce  que  certains 
disent  :  Comment  est-il  jiossible  à  une  vierge  de  concevoir  sans  rapports 
avec  un  homme?  \ous  leur  répondons  ([ue  ce  qui  nous  est  impossible  à 
nous,  e.st  possible  à  Dieu;  et  c'est  pourquoi  dit  le  prophète  David  :  «  Tout 
ce  que  veut  le  Seigneur,  il  le  fait  dans  le  ciel  et  sur  la  terre  »  (0). 

Et  interrogeons-les  à  notre  tour  sur  les  prodiges  que  Dieu  a  faits,  et 
(|u'ils  nous  répondent  à  ce  sujet  !  Comment  a-t-il  fait  de  rien  la  crcatureV 
Gomment  la  terre  se  tient-elle  sur  rien?  Comment  tourne  le  soleil  dont  la 
nature  est  feu  brûlant,  sous  le  firmament  dont  la  nature  est -eau,  sans 
qu'il  le  fasse  fondre  en  rien,  depuis  près  de  sept  mille  ans?  Comment  le 
firmament  ne  l'éteint-il  pas,  puisqu'il  est  en  eau  et  plus  grand  que  lui? 
Comment  tourne  le  cycle  planétaire  alors  que  rien  d'extérieur  ne  le  fait 
tourner  et  qu'il  est  privé  d'intellect?  Comment  tournent  le  soleil,  la  lune, 
les  étoiles,  alors  qu'il  n'y  a  rien  qui  les  fasse  tourner?  Comment  se 
maintiennent-ils,  alors  qu'ils  ne  sont  suspendus  à  rien  ni  appuyés  sur 
rien?  Comment  Adam  enfanta-t-il  Eve?  Comment  l'arbre  produisit-il  un 
bélier  (7)?  Comment  le  feu  allumé  dans  le  buisson  s'acharnait  contre 
celui-ci,  sans  que  le  buisson  se  consumât  (8)? 

Comment  la  verge  de  Mo'ise  devint-elle  un  vrai  serpent  qui  dévora  les 
autres  serpents?  Comment  les  eaux  du  iNil  devinrent-elles  du  sang,  sans 
être  changées  de  nature?  Comment  la  cendre  de  fournaise  produisait- 
elle  des  cancers  sur  les  corps  qu'elle  touchait  (9)?  Comment  le  feu  et  la 
grêle  tombèrent-ils  ensemble  sur  la  terre  d'Egypte  sans  se  détruire  réci- 
proquement, alors  que  ce  sont  deux  corps  opposés?  Ces  gréions  qui 
tombaient  là  se  composaient  également  de  feu  et  de  grêle,  c'était  donc 
une  pierre  à  la  fois  de  feu  et  de  grêle  ;  et  le  feu  et  la  grêle  qui  étaient 
ainsi  mélangés  l'un  à  l'autre  ne  se  détruisaient  pas  mutuellement,  et  ça 
ne  faisait  qu'une  seule  pierre. 

Comment  la  mer  fut-elle  divisée  par  une  verge  (10),  alors  qu'une  verge 
quand  on  la  jette  dans  la  mer,  flotte  et  est  emportée  par  les  eaux? 
Comment  un  petit  rocher  laissa-t-il  couler  douze  fleuves,  qui  en  coulant 
abi'euvérent  des  milliers  et  des  myriades  tout  en  progressant?  Comment 

(1)  Le  youtl  qui  coinmnnce  le  iioiu  de  Jésus  ^o»..,  sert  à  désigner  le  nom- 
bre 10.  — -  (i)  C'est-à-dire  :  le  Soigneur.  —  (H)  L'agneau  pascal.  —  (-1)  L'agneau 
pascal.  —  (.0)  Le  Seigneur.  —  (ti)  Ps.  113.  —  (7)  Un  des  arbres  du  bois  où 
Abraham  se  disposait  à  immoler  Isaac.  —  (8)  Le  , buisson  de  Moïse,  Ex.,  m.  — 
(9j  Ex.,  i,\-8-10.  —  (lU)  Passage  de  la  mer  Rouge. 

19] 


UN    HECLKIL    U  HO.MKLIES. 


01 


1.1  verge  sèclie  d'Aaron  produisit-elle  des  feuilles?  Comment  cette  mâchoire 
tlesséchée  dune  mort  laissa-t-elle  couler  de  l'eau  et  abreuva-t-elle 
Samson?  Comment  l'ànesse  de  Italaam  le  devin  parla-t-clle?  Comment 
un  morceau  de  bois  c-oula-t-i!  dans  l"eau  et  le  fer  surnagea  {!)? 

Comment  le  soleil  rccula-t-il  de  dix  degrés  à  cause  du  roi  K/écliias? 
Comment  un  gâteau  de  figues  jjlacé  sur  ses  plaies  guérit-il  celles-ci.  alors 
<|u'il  forme  des  plaies  quand  il  tombe  sur  des  corps?  Comment  le  feu  fut-il 
conservé  dans  une  fosse  pendant  les  soixante-dix  ans  de  captivité  des  Juifs? 
Comment  un  poisson  apportât-il  du  fond  de  la  mer  un  stator  (3  ?  Comment 
les  ]iains  furent-ils  multipliés  dans  les  mains  du  Messie,  et  plusieurs 
milliers  d'hommes  en  furent-ils  rassasiés?  Comment  se  sont-ils  opérés 
tous  les  autres  miracles  qu'a  faits  le  Seigneur?  Et  si  vous  nous  répondez 
comment  ces  choses  se  sont  produites,  nous  aussi  nous  vous  dirons 
conmient  une  vierge  a  coni;u.  Mais  si  vous  dites  :  •  Toutes  ces  choses,  nous 
savons  bien  qu'elles  se  sont  vraiment  jiassées.  mais  comment  cela  put-il 
se  faire,  nous  l'ignorons  »,  nous  vous  répondrons  de  même  :  «  une  vierge 
a  réellement  conçu,  sans  que  nous  sachions  comment  elle  a  conçu  »  parce 
que  c'est  un  miracle;  miracle  qui  ne  peut  être  compris  par  des  intelli- 
gences créées;  car  s'il  était  compris  ce  ne  serait  plus  un  miracle.  Donc  il 
est  notoire  qu'une  vierge  a  conçu  vraiment  et  réellement  un  fils,  le  Messie. 
Gloire  soit  à  lui,  avec  son  Père  et  son  Ksprit-Saint  pour  toujours.  —  Amen. 

H.   BÉGUIN. 

Longchamps  (Eure),  15  février  l'-^U. 
(1)  II  Reg.,  VI,  6.  —  (2)  Matth.,  xvii,  26. 


[10] 


SÉVÈRE  D'ANTIOCHE  EN  EGYPTE 


I 

C'est,  sans  dinilc  à  l'état  déplorai  île  de  la  littérature  copte, 
telle  qu'elle  nous  est  parvenue,  que  l'on  doit  d'èlre  si  médio- 
crement renseigné  sur  la  vie  de  Sévère  pendant  les  longues 
années  de  son  exil  en  Egypte  (518  à  538).  Que  les  Égypiicns 
d'autrefois  n'étaient  point  sans  connaissances  de  la  période  pré- 
cédente, c'est  ce  que  nous  prouvent  les  restes  coptes  des  biogra- 
phies que  le  hasard  nous  a  conservés.  En  effet,  outre  la  \'ie 
de  Jean  de  Beith  Aphthonia,  traduite  directement  du  grec  (1), 
l'on  avait  comjiosé,  en  Egypte  même,  une  tout  autre  Vie,  mieux 
adaptée  au  goût  national  et  dont  il  existait  une  récension  sa'i- 
dique  et  une  bohaïrique.  De  cette  composition,  d'un  style  tout 
copte  et  d'une  valeur  historique  presque  nulle,  découla  la  ver- 
sion arabe,  perdue  à  ce  qu'il  paraît,  mais  dont  l'hypothèse  est 
indispensable  pour  expliquer  la  traduction  éthiopienne  que 
nous  possédons  en  son  entier  (2).  Autrefois  on  possédait  sur  le 
grand  patriarche  d'autres  histoires  encore  :  du  moins  le  frag- 
ment que  nous  publions  plus    loin  (III)  semble-t-il  en   faire 

(1)  Voir  CalnL  /{i/lands,  n-  99  et  un  autre  frag.  du  même  Ms.  à  la  Bibliothèque 
de  .Munich,  dont  je  dois  la  photographie  à  l'obligeance  de  il.  le  Dr.  X.  Reich  et 
ijui  correspond  aux  p]i.  i\l  à  214  de  la  version  syriaque  (P.O.,  Ilj.  Provenance 
inconnue;  proliablement  du  Monastère  Blanc,  dont  le  catalogue  des  livi'es 
énumère  en  effet  une  (Vie  de)  Sévère  {Journ.  Tkeol.  Sliid.,  IV,  5G.5).  Un  autre 
extrait  de  cette  même  Vif  sa  trouve  sur  un  ostracon  de  la  collection  du  .Musée  de 
New  York  (.\'  !<1  tie  ma  prochaine  publication).  Pour  se  convaincre  (si  toutefois 
il  y  en  a  encore  lieu)  que  la  version  copte  dérive  immédiatement  du  grec,  il 
suflit  d'examiner  la  grande  quantité,  et  surtout  le  genre,  des  mots  grecs  qui 
d'un  côté  se  rencontrent  à  chaque  phrase  de  nos  deux  feuillets,  et  qui  de  l'auli-e 
ne  figurent  point  dans  les  parties  correspondantes  de  la  version  syriaque. 

(2)  Éditée  par  M.  Goodspeed,  P.  0.,  IV. 

[1] 


SVhKIlE  d'antioi'iif.  kn  kgypte.  03 

(bi  (1);  tandis  que  l'Histoire  des  l'alrinrdies  (2),  les  récils  du 
Si/iia.raire  (3)  et  les  liyinuos  de  VAutip/ionaire  (  1)  ti-moignent 
d'iuie  iraditioa  indigène  assez  éloiynée  des  sources  où  ont  puisé 
les  biograpiics  ^-itcs. 

Il  nous  faut  donc  renoncer  à  lu  l;iclie  de  reconstituer  l'histoire 
de  ce  long  exil.  Tout  ce  que  nous  en  savons  c'est  que  bientôt  ("?) 
après  son  arrivée  à  Alexandrie,  Sévère  fut  obligé  de  quitter  la 
métropole  et  de  se  n'fugier  dans  les  déserts,  d'abord  sans  doute 
dans  celui  de  Scété  (5).  Déguisé  en  nmino  —  >■  moine  étran- 
ger »,  nous  dit  le  Si/iiaxaire  (6)  —  il  fut  sans  cesse  forcé  de  se 
dé|>laceret  de  se  cacher.  Ses  propres  lettres  nous  le  disent  (7)  : 
à  l'un  de  ses  correspondants,  «  je  me  tenais,  dit-il,  caché...  tu 
ignorais  où  j'étais  »  ;  à  un  autre,  «  ...  quoique  je  demeure  en 
cachette  et  que  j'habite  en  dilïérents  endroits  »;  àun  troisième 
il  parle  «  du  ilésert,  où  je  demeure  inaperçu  ";  et  encore  «  des 
changements  de  demeure  auxquels  je  suis  contraint».  Il  errait 
constamment  de  ville  en  \ille.  d'un  couvent  à  l'autre,  assidu  à 
furlifier  et  à  encourager  ses  lidcles,  ne  négligeant  jamais  sa 
vaste  corres|)ondance.  Les  amis  d'Alexandrie  trouvent  moyen 
de  lui  faire  parvenir  son  courrier  (8);  de  sa  part  il  est  obligé 
d'être  Sun  propre  notaire;  ce  dont  il  .se  plaint  (9). 

Quelle  fut  la  durée  de  ces  i»éripéties'.'  Nous  l'ignorons.  Que 
tôt  ou  lard  le  patriarche  revint  vers  le  nord,  en  passant  par 
Sakha-Xois,  au  centre  du  Delta,  c'est  ce  que  nous  disent  elles 


(Il  I.«^  t'atalogiie  d'Abou'l-Harakàt  ((■-/.  Kieclel,  Oolliii;/.  .Vachr.,  1902,  675)  parle 
I   d'une  Histoire  de  Sévère  :  laquelle,  nous  l'ignorons. 
-'i  P.O..  I.  '1.03  s.'(|q. 

il  Le  calendrier  officiel  enregistre,  comme  l'on  sait,  3  fôtes  de  Stivère  ;  au 

ibeli,  au  10  Kiliak  et  au  11  Aiuschir.  Quant  au  vieux  calendrier  sa'idique, 

M"  doit  truère  être  le  hasard  qui  n'en  a  conservé  que  la  mention  delà  dernière 

i/w.  co/iles...  Lcide  108,  l'aris  copte  ii'.Y-",  f.  173),  jour  du  décès  et  seule  vraie 

i'  if  di'  Sévère,  dont  l'importance  se  trouve  confirmée  par  le  lectionnaire  n-S**?)»-! 

'lu  Caire,  qui  signale  le  14  iMesoré  comme  •  fètc  de  six  mois  du  patriarche  Sévère 

'l'Antioche  ■. 

1   Catal.  RijlaiiJs,  p.  21 1 . 

•    P.  0.,  1,  314:  IV,  71 1.  Sur  les  déserts  et  couvents  immédiatement  à  l'ouest 

voyez  E.  Schwartz  dansWoess,  Asylirese»,  1923,  p.  258  sqq. 
.1  /4.,  1,314. 

:  I  Selecl  Lctiers,  Brooks,  pp.  138,  lOI,  208,  341. 
^1  Op.  cit.,  195. 
'I  O/j.  cil.,  Iir^. 


91  REVUE    DE    l/OfîIENT   CHRÉTIEN'. 

clironiqiicurs  syriaques  (1)  et  (ce  qui  est  plus  signifiant)  Vllis- 
toire  des  Patriarches  (2).  Il  n'en  parvint  pas  au  delà;  c"est 
selon  (>u.\  à  Saklia  qu'il  mourut  (P.). 

Son  corps  fut  enseveli,  au  dire  du  Sf/naraire  (4).  au  Monas- 
lère  (lu  Vitrier  (5),  à  l'ouest  d'Alexandrie.  Or  il  paraît  que  ses 
reliques  furent  par  la  suite  dispersées;  on  en  parle,  en  effet,  au 
village  de  Beit(Mît?)  Samnàt  (?)dans  le  Delta  oriental  (6),  tan- 
dis que  d'autres  seraient  parvenues  même  jusqu'à  Edesse(7). 

Jusqu'où  Sévère  avait-il  poussé  ses  errements  vers  le  midi'? 
Personne,  que  je  sache,  ne  se  l'est  demandé.  Or  il  est  au  moins 
deux  indices  qui  manjuent  d'une  manière  assez  intéressante 
son  passage  à  travers  le  Sa'id.  Au  village  de  Rifeh,  à  peu  de 
distance  au  delà  de  l'Asiout,  on  remarqua,  il  y  a  trente  ans,  une 
dalle  en  marbi'C,  dont  l'inscription  a  été  publiée  par  M.  Grif- 
filh  (S).  C'est  une  prière  à  l'intention  de  [ceux  du  nionaslére  de 
Saint-SévèreJ,  patriarche  de  la  ville  d'Antioche,  qui  en  avaient 
construit  (ou  rétabli)  la  porte.  Cette  inscription  se  trouve  être 
datée  de  l'an  181  de  l'Hégire  (le  3''  chill're  est  abîmé),  c'est-à-dire 
l'an  1091  ('!)  de  J.-C.  Il  ne  peut  guère  être  douteux  qu'elle  appar- 
tenait au  monastère  nommé  plus  d'une  fois  dans  la  littérature 
égyptienne  du  moyen  àgc.  D'abord  dans  la  dédicace  d'un  codex 
de  l'an  KH};!  de  J.-C.  (9),  qui  fut  offert  à  «  l'église  et  monas- 
tèi-c  du  patriarciie  Sévère,  sui-  la  pente  (10)  du  mont  d'Erèbé 
(Rifeh),  au  sud  de  la  ville  de  Siout  >>.  Puis  par  Abou  Sàlih,  qui 

(Il  /'.  U..  !1,  300,  :!14. 

(2)  p.  0.,  I,  457-8. 

['■ij  A  quoi  iKjint  la  tradition  ùtait  devenue  vague  alors,  c'est  ce  qui  l'cssorl 
lie  la  C/ii-onique  de  Michel  (Chabot,  II,  p.  i-13).  où  il  est  dit  que  .s.  mourut  à 
Alexandrie,  à  un  endroit  nommé  Ksouta. 

(4)  y.  0.,  III,  418;  XI,  825;  Cf.  IV,  717. 

(5)  ZuijijiUj  est  'vitrier'  et  non  'verre',  comme  on  a  coutume  de  le  rendre. 
Voir  PSBA.,  XXIX,  :501.  Cf.  Munyat  ul-Zayyà;,,  Kindi  36. 

(0)  /'.  ().,  X,  471.  Cr.  Rcnaudot,  Hhl.,  231. 

COI'.O.,  X,  11. 

(8)  Iiiscrijiliijiis  ofSlul  (1889),  planche  17. 

(il)  Crum,  Papi/riiscodex,  l'Ic.  (1915),  p.  105;  Amélineau,  r,fy,;/r.,  127.  IG5. 

(Kl)  i,)u'il  nie  soit  permis  d'observer  que  le  mot  ïAllTOO'i",  qui  y  désigne 
remplacement  du  monastère,  i)arait  correspondre  à  Vluif/ii-  du  passage  de  Makrizi 
cité  plus  loin.  C'est  ce  que  je  n'aurais  pas  dû  oublier  en  rédigeant  ma  note  sur 
liàf/ir  dans  ]i(i<U  Sai(/u,  p.  7.  .l'ai  noté  depuis  que  Wilkinson  en  a  déjà 
ildimé  re.vplicaliou  ii  la  p.   III  de  sa  Tii/,n, /,;i/, /,,/,,/  T/n'hfs. 


SEVERE    D  ANTIOCriE    EN    EdYPTE.  9.1 

placo  le  nionaslère  d'Abou  Sawirus  en  haut  de  la  monta,i;'ne  de 
Siout(l);  enfin  par  Makrizi,  auquel  nous  devons  une  légende 
liicale  non  sans  intérêt  pour  la  matière  qui  nous  occupe  (2). 
Selon  elle,  ce  Sévère  fut  un  des  grands  moines  et  devint 
patriai'clie.  Kn  train  de  partir  pour  le  Sa'id  (3),  il  prédit  qu'au 
nn'inenl  de  sa  mort,  un  grus  éclat  de  rocher  tomberait  sur  l'église 
du  monastère.  Ce  qui,  en  ellèt,  arriva;  car  les  moines,  la  nou- 
velli'  du  di'Oi's  t\r  Sévère  étant  survenue,  purent  constater  un 
accord  parfait  entre  les  liâtes  des  deux  r-véneiuents.  Donc,  sui- 
vant une  tradition  longtemps  subsistante  dans  le  pays,  Sévère 
d'.\Mtii)Che  —  car  il  ne  peut  guère  s'agir  que  de  celui-ci  (voyez 
plus  loin)  —  aurait  pénétré  au  delà  de  Siout  (4).  Et  c'est  ici  que 
vient  s'ajouter  notre  seul  et  unique  témoignage  matériel  de  son 
séjour  dans  la  Haute-Thébaïde  (.">  . 

Il  y  a  quarante  ans,  L.  Stern  a  publié  un  court  graffito,  copié 
dans  un  tombeau  thébain,  sans  tnulefois  réussir  à  idenlilier  le 
persunnag'e  qui  s'y  trouve  nommé  (6).  De  ce  petit  texte  j'ai  sous 
l''s  yeux  un  calque  gracieusement  communiqué  par  M.  N.  de 
li.  Davies.  Le  texte,  écrit  sur  la  paroi  du  couloir  principal,  y 
parait  entouré  d'un  cadre  rectangulaire  de  9  x  9  cm.  L'écriture, 
qui  devrait  bien  être  des  environs  de  l'an  600,  n'est  ni  régu- 
lière, ni  soignée;  bref,  nullement  officielle.  Le  tombeau  (Stern 


1 1)  Churches  and  Munasierics.  f.  89  a. 

'■.')  Miiniisiéres,  n"  50.  .le  cite  le  texte  arabe  d'après  la  petite  édition  de  la 
v.";iVïf  Tiiufik,  Le  Caire,  1898,  p.  81. 

(:î)  J_»-a3l  Ji  j__,  UJ.  Sur  le  sens  et  letenduc  de  ce  terme  voir  J.  .Maspero 
'  <j.  Wiet,  Malciiniix,  etc..  p.  117. 

I)  -N'était-ce  qu'une  tradition  indigène  {voir  ci-dessus)  ait  li.xé  le  lieu  do 
inoit  de  Sévère  dans  le  Delta,  nous  serions  lonti'-s  de  le  clierclicr  plutôt  en 
Tliébaïde.  En  effet  colle  forme  syriaque  de  Ksoua-Ksouta  se  jjrète  à  des  inlerpré- 

lions  tout  autres  que  Xois. 

.'>)  .l'avais  cru  pouvoir  reconnaître,  dans  le  calendrier  lestai  dit  d'O.xyrliyn- 

nis  (/■•.  Oiy..  XI,  p.  43),  une  allusion  au  retour  de  .Sévère  vers  le  nord.  .Mais 

.ibord  le  titre  de  KÔr.a;  s'y  oppose  et,  de  plus,  l'exil  contemporain  on  Tliébaïde 
ilu  patriarche  Théodose  (P.O.,  I,  4W,  ICS)  offre  une  explication  plus  probable 
!  ■  cette  -  descente  vei-s  Alexandrie  •,  en  l'an  ô:î5. 

(j)  Dans  la  ZeiUchrift,  1.S8Ô,  p.  98,  il  s'est  évertué  à  découvrir  un  Sévère  con- 
venable, mais  sans  succès.  Il  s'est  pourtant  heurté  en  pa.ssant  au  bon  :  car  c'est 
juslement  S.  d'.\ntioche  qui  a,  comme  l'on  sait,  trouvé  place  aux  diplyehes 

'pies  (voir  Calai.  Copte  du  Mus.  Uril.,  au  n°  817).  Stern  est  revenu  sur  noln- 

Aie  dan.s  \'L'iic>jclu/j'-ilir  d'Ersch  et  (Iruber.  i*  sect.,  t.  XXXI.X,  p.  19. 


9G  UEVUR    DK    L'oRIKNT   CIIRKTIEX. 

avait  oublié  de  le  noter)  est  celui  (\\[m-n:h,  approprié  plus  tard 
par  Mer;/.  Il  se  trouve  sui'  la  eollinc  iFAbd  el-Gourneh  et  porte 
le  n"  SI  dans  le  Catalufjiie  Gardincr-Weigall.  Ses  textes  hiéro- 
glyphiques ont  été  publiés  par  M.  Virey,  qui  parle  à  plusieurs 
reprises  des  «  barbouillages  coptes  »  dont  furent  couverts  les 
parois  (1),  mais  qui  n'a  eu  soin  de  n'en  rien  copier.  Voici  ce 
que  dit  notre  graf/itu  :  «  Jésus-Ciirist,  Amen.  Le  lieu  de  repos 
du  patriarciie  Sévère.  Priez  pour  moi,  mes  pères.  » 

Que  faiit-ii  entendre  pai'  là?  La  locution  ha  nnuoru  n"a 
guère  qu'un  sens  :  elle  traduit  les  mots  -/."/.(vri  et  -/.sity;  et  veut 
dire  ou  «  lit  »,  ou  bien  «  couche  »  dans  le  sens  de  concubitus. 
Souvent  ce  n'est  qu'une  simple  variante  de  cr.voo-,  «  lit  »  (2). 
Une  seule  fois  elle  correspond  à  y.aTc./.Tripiiv  (3),  et  ceci  en  dia- 
lecte boliaïrique,  a\ec  variante  lia  iioutoii  et  équivalent 
sa'idique  ma  iiovcoe.  Aussi  est-ce  par  «  lieu  de  repos  »,  ou 
tout  au  plus  par  «  demeure  »,  qu'il  faut  la  rendre  ici.  Pour 
«  tombeau  »  {cf.  ivixajju)  elle  ne  m'est  pas  connue  (4).  Est-ce 
donc  dans  ce  tombeau  que  le  sou\enir  |)ieu\  de  la  génération 
suivante  mettait  l'asile  du  patriarche  fugitif?  Je  ne  vois  guère, 
si  l'on  veut  prendre  notre  texte  au  sérieux,  d'autre  explication 
possible.  D'ailleurs,  ces  «  barbouillages  »  méprisés  nous  auraient 
1res  probablement  l'enseigné  là-dessus;  car  parmi  eux  il  doit  y 
en  avoir  où  des  visiteurs  coptes  ont  marqué,  comme  de  cou- 
tume ailleurs,  leur  vénération  pour  l'endroit  ainsi  sanctifié. 

Soixanle-dix  ans  en\iron  après  sa  mort,  la  fête  de  Sévère  était 
un  jour  solennel  à  Thèbes.  Le  biographe  de  l'évêque  Pesenthius 
a  soin  de  noter  (5)  que  tel  év(''nement  eut  lieu  «  le  jour  de 
rarchevêquc  et  patriarche  Apa  Sévère,  le  patriarche  d'An- 
tioche  »,  sans  doute  le  14  Amschir  (8  février),  jour  qu'honora 
Pesenthius  en  célébrant  une  y.aOoXaï;  c7Ùv:(çi;  (6). 

(1)  .)/-■//(,  -/.■  /((  .!/;.«.  franc.,  V,  pp.  341,  353,  Recueil,  VII,  pp.  11,  43.  C'est  à 
-M.  lii-ilTitli  (pic  je  suis  rcdcvablo  de  ces  renvois. 

ii)  l'ar  e.\.,  Gen.,  .xi.viii,  t;  Luc.  v,  18.  A  noter  IVmploi  dans  Lagarde,  Aeg., 
itll  et  dans  Actes,  v,  15. 

(3l  Apoc,  .wni,  2.  De  son  coté  xaToix.  est  régulièrcmonl  LIA    llî'ULHin- 

(1)  Stcrn,  lue.  cil.,  l'a  pourtant  compris  ainsi,  mais  sans  en  l'ournir  de^ 
prouves. 

(5)  Budge,  A/jucrypha,  \).  120  =  Ahhii.  I,is:l.  Ér/l/pl.,  II,  :'.!>:!. 

((1)  Ce  ipie  sii/niliriit  ees  mots  une  ridiiii|ue  ilii  .Als.  cojjte,  l'aris  12il-",l'.  1  lU^", 


SÉVÈKt:   d'aNTIOCIIE    KN    KiiYPTE.  97 


II 

Parmi  les  luoinosqui  peiiplaii'iit  alurs  les  tuiiilieaux  tlicbains, 
le  nom  de  Sévéïv  était  toujours  vénéré;  ses  écrits,  traduits  en 
copte,  leur  étaient  familiers.  Nous  en  possédons,  soit  copiés  sur 
des  ustraca(l),  soit  servant  de  décor  aux  parois  des  cellules(2). 
L'u  texte  de  ce  genre  provient  du  tombeau  de  Daga  {«  le 
monastère  d'Épipliane  »)où  il  fut  copié  jadis  par  Wilkinson  ('.3)  et 
plus  récemment  par  Bouriant  (4).  J'ai  parcouru  tnutcr  qu'il  y 
a  de  publi('  jusqu'ici  drs  écrits  de  Sévère  (5),  dans  l'espoir  de 
retrouver  notre  morceau;  mais  en  vain.  De  semblables  décla- 
rations de  foi  se  rencontrent  d'ailleurs,  enfoncées  soit  dans  ses 
Immélies,  soit  dans  ses  lettres  (C).  Pour  ce  qui  est  de  notre 
texte,  il  est  évident,  d'après  ses  premières  et  dernières  phrases, 
que  c'est  d'une  lettre  qu'il  a  été  extrait,  et  non  pas  d'une 
homélie. 

+    (Mr.'iipo-.-   iKV  I  |)iA()Vo."  AirriDXOiAC    :   qt>   -j- 

iiicTevocro  triiov  e]Aon  neio^fi]  |  mu  oviiovre 
noL'rtojT  cfuioï  niiAï  |  cvrpiAf;  ocijno'.-iin  to.'a  iiiuiv- 
iinr'rovA  (ic^no'.' i|)iA(;'  iiiii  io'.-a'  |  luiii'  (ii.o.v  .vco'.— 
LiirriiovTi:  no'.'lui  Tio"  ri'jouifj  nz'."iio«iiAcic  |  eniMii- 
TA(no     n<ivu)i •■      rerpiAC     ag  j  on    (jbo.v     A<iriinrt)'i'A 

nous  le  dit  :  •  Ensuite  les  (leeonsj  qu'il  convient  de  lire  aux  xa9o"/.ix«i  et  aux 
grandes  ttles  de  l'année.  •  Comparez  Mss.  copies...  Leidc  133  :  •  Si  c'est  une  grande 
xi9o>.ixTi,  où  l'on  récite  les  grands  caivjns,  tu  diras  ceux-ci,  selon   leur  ordre.  » 

(1)  P.O.,  XIV,  290,  un  ostracon  qui  va  être  publié  au-x  Annales  du  Sereice 
par  M.  Engelbach  et  2  ostraca  de  la  collection  de  New  York,  en  outre  de  l'extrait 
de  sa  Vie,  cité  plus  haut. 

(2)  .Mem.  de  la  Miss,  franc.,  I,  pp.  41  à  40. 

(3)  Copie  conservée  dans  une  collection  particulière. 

(4)  Mission,  1,  p.  13  D.  voyez  llyvernat,  .Album  Vlll,  5. 

(5)  Une   source   riche,   mais,  senible-t-il,  jusqu'à  présent  ignorée,  c'est  le3 
Calenae  bohaïriqucs,  publiées  par  Lagarde  (1880).  Elles  contiennent  plus   de  ■ 
1 10  citations  des  écrits  de  Sévère,  qui  s'y  trouve  fort  souvent  nommé  tout  court 

•  le  Patriarche  -.  C'est  qu'en  effet  pour  ses  admirateurs  égyptiens  il  est  resté 
toujours  le  patriarche  y.a-'  iloyjiv. 
(0)  Par  ex.  Catal.  Copte  du  Mus.  Brit.,  n^  217,  2  p,  ou  P.  0.,  IV,  650. 

[6] 

ORIENT   CURÉTIEN.  7 


f)^  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

nmiovTO  r"  ccimv  oÂu^ouio   n;viiocrAci(;   orolnei- 
,„,,„3  iinii:'M.|..:  iiniu=..nA  (novKvAii    .m-rciiipioii  rA|. 
nroipiAr.    1    ."..v<|m«.|'^      avu,  _iuu|Ma.p.x.     ."Ku,iuolpx 
,„M.    ,nnev..ocTA,:.o-     uuq.uopx    l'^   AO    enrunTMO VTO 
Ava.  ..Aï  «...x.o   I   n......v  n..TAVo  a[..]  n;'JOur(3   nApvi. 

I  „,.    .(m.o.to-    a.xaa    ea)c    e.-.o.v    2nc>VApx[H]  1    .lovuir 
,=-,n..(;.c()-. ..(;     npu.i.-J.ipo  _.in|.^..nA_(novAAB     ^ooii 
,.n..!A(|  (1)  Xl^^h^up.^  AXii.uopx    A3:uxp[o].ioc-    Ziuie- 
,;„x  I  iAp2nnn.a)Ti.o    ka[.i]  n^xe  nxAvl^tone  a.,  [im]- 
n.:(0(|    .:î()]  A.ntM.nz    .'Ap  |  e.ovGon    Turp.AG   [ejrovAAii 
ïAoï.  nL.A.co..    ..nvpo.ioG    iiL.u]   iioï  Ae  ou    ffirove. 

•;[nJn^v..c>i;TA<M(:      n.crp.AC      gtovaab     oTen.iovTene 
.i.\t).oc      I      .iuT."Jooii      2A0.1     ni.AKO.i     .xfiAqx.     caIpe 
uT.i.iin^.-    ovcAi^i    .non    .Tico.i  |  .T.vo.-.ixo.i  avu) JI..0.1- 
[p„..l    n..n     xAAv    r...Al'"(3...    nTc    ....oun     .lï.nq     un 

.•o..()ii«)  1  OAC|se[.i   t]oik(>iioi.i[a  nBo].\  e.novi.n   |    av«) 

KA-.A  <>V<|.A..Ta[(:!a]  a..-  C(|0  nl..ovTe  AVtO  np«)iifi 
e[iiJ(;ïovA  {-2)  i.oviorliin  u.Troq  .ixoq  oiin[e  olqx.ui 
(3BO.\  (2^  co/o«»e)_ '' ev(MU).viiu  efKbvo.c  cnre.  evl."JOB<3 
(u.ovnpi.V  T..HTiiovT«M  i..Tii..Jrpto.i(r  epene^vA  (3) 
.lovIcoT  (".on T()(|  nrcxi  011. ih  v.i  LfilMlnu.".  a.,  osuchvcic 
(1ht(;  i.i.  r '.•ni.oiTO  ova'o»;  T6..0V  I.iH  ..i.ovTO  nvn- 
pocKv.KM     n.Kxi  1  2A2^.uevcoBjit:   [elniaoLiiG    nzvl.io- 

CTACiC    OAT()/(M    .Tei.TOV     .XI    1    CApH"     T[..n]Tpt3C|TAVfi     ZAZ 

rA[p]  l'OHovro    [TA]n(;()(boo    oT:yoT|eiTTu    n.i2eA.\.iir 
fiviAvo'    n|y(H.i.ovT(3     nzom-T     i.n2(n..ioTlTe     nceiue 
Tum.M)v.n    lAp  1  ..ui;..«)[pA]    nzoovr   (1)    e.ce.uo    un 


0)  i-'opie  enul. 

(2)  La  lacune  pourrait,  à  en  croirn  la  copie,  porter  2  ou  3  lettres. 

(3)  Copie  .inoVA. 

(4)  Lalacune  ne  permettrait  guère  UBOA;  or  la  lettre  qui  la  suit  porte  le  trait, 

ce  ciui  exclut  l'n-  que  l'on  y  attendrait. 


.SKVKRK    d'a.NTKjCIIK    EX    KCVPTE.  99 

l'CIIOIT*»'     (!)■      1"  O.ACCO  IIAI()«:j       rA|)|M:"      AV«(>       «•.•lAT'f" 
loyiicr^         A'.'UI        ()-.AI()|)Ill«-(:        (lïO-.ir        [nZ(;.\.\]llll        AI; 

nlroov  [ ^  t)   m;ninnii|ii()v,\T  (2)  u[ ]i 

«;iioviiovl'*To    crrBC5nA[ ]«<:  (ivovoi'ju    |    [u^nn- 

iiAooc  [.  .  .  .Jovti  (Mi<:(()(()(|  I  .\<;(;'.(;i|)(;  n[uoov]|nov^•^D."^fi 

n|iMr.ii<)-.ri:  [.  .]  (3)  moK   \o.   ovcifiJi!  niiKiiov[T6]  eBo.v 

.•iiiiim;k|"'i>ioc  a-6[o]va^  [au]iiieTn  iH\n  n||)«;<|+CB[u)]  (1) 

Ci-O.ll     (;LTA]p<nil     linlll[    .    .   ]2Al[  .  ]U[  .  ]    «lOG   (III     nTAIIIU)] 

<|)  o  •:'    iiA'.Aoc  cïAï   xiif   o()o'i'|()(:    nniKr.'Tc   emuiin- 

CtOIIA 


TRADUCTION 
«    Z£jr,3:j  Ux-iiipyzj  'AvTt:-/£{a;.  Amen.  Cl'ois  [r.iz'î-Js.v))  donc 

avant  toute  chose  à  un  seul  Dieu,  celui  que  l'on  reconnaît  (vîeîv) 
("tre  une  Trinité  {-six:)  dans  une  unité  et  une  unité  dans  une 
Trinité  (7,5.).  L'unité  d'abord  ((aév),  parce  que  c'est  une  seule  divi- 
nilé,  les  trois  hypostases  (Jz.)  en  ce  même  honneur;  et  puis  (àé) 
la  Trinité,  parce  que  l'unité  de  Dieu  s'applique  à  trois  hypos- 
tases (ù-.),  à  savoir  le  Père  et  le  Fils  et  le  Saint-Ksprit  (-v.). 
Carc.'ip)  le  mystère  (;j.'ji-:.)  de  la  Trinité  se  divise  et  ne  se  divise 
pas.  D'abord  (;a.£v)  elle  se  divi.se  en  (ce  qui  est  des)  hypostases  (j-.), 
mais  (:ï)  elle  ne  se  divise  pas  en  (ce  qui  est  de)  la  divinité.  Et 
ceci,  quand  nous  le  disons,  nous  ne  proclamons  point  trois  com- 
mencements {xpyT,);  [).T,  -;îv:tTî.  Plutôt  {x/Xx)  Comme  (ûç)  (partant) 
d'un  seul  commencement  (àp.),  à  savoir  le  Père,  le  Fils  et  le 
Saint-Esprit  (-v.)  existant  avec  [lui  depuis]  l'éternité,  sans 
division,  sans  temps  (-/pîv:;);  car  {-^ip)  ils  sont  (sortis)  du  Père, 

(1)  MOI  est  écrit  en  monogramme,  l'o  au-dessus  de  l'ij,  Pi  en-dessous.  A 
comparer  le  IIOV  de  lIOVTe  en  lin  de  ligne.  Celte  ligne  étant  déjà  longue,  le 
TO  a  été  inséré  à  la  lin  de  la  précédente. 

(2)  Copie  p<iii<)iiiU(}V,\c. 

(3)  Pas  de  lacune; 

(4)  Copie  Cl[.]. 

[8] 


100  REVUE   DE   l'orient  CHRETIEN. 

quoiqu'  (/.5v)  ils  n'aient  pas  pris  existence  après  celui-ci  ;  car  [yip) 
elle  existe  (1)  en  même  temps,  depuis  l'éternité,  la  Sainte  Tri- 
nité (-p.),  avant  tout  siècle  (aîwv)  et  temps  (-/p-)-  Reconnais  (vssW) 
de  plus  (îî)  (iuerunedeshypostases(6-.)  de  la  Sainte  Trinité  (xp.), 
à  savoir  Dieu  le  Verbe  (Xiyjç),  celui  qui  fut  avant  les  siècles  (aîtiv), 
a  pris  chair  (t:ip;)  à  cause  de  nous  :  une  chair  (œ.)  semblable  à 
la  nôtre,  raisonnable  [Kz-;i.v.ii;)  et  intelligente  (vispi;),  aucun 
signe  (s«c)  de  péché  n'étant  en  elle;  ;j.r,  yâviiT:;  ayant  accompli 
l'économie  (c!xovsiJ.(a)  en  vérité  et  non  en  (xa-:â)  apparence  (i^av- 
-ï-îa);  étant  et  Dieu  et  homme,  ce  seul  qui  est  aussi  le  même  et 
parfait;  {2''  colonuL')  ('tant  de  deux  natures  {fùiji.ç),  différentes 
l'une  de  l'autiv,  la  divinité  et  l'humanité.  Ce  seul  qui  est  aussi 
le  même  est  venu  ('!  s'est  appliqué),  sans  être  partagé  en  deux 
natures  (?.);  [j.r,  -(i'/zi-o.  Un  est  donc  Dieu,  qu'adorent  les  pieux 
(£jiT£6r,ç)  en  trois  iiypostases  (û-.),  dont  l'une  a  pris  chair  (a.).  Or 
{'(ip)  la  proclamation  de  plusieurs  dieux,  c'est  (l'affaire)  des 
vains  sages  (î:?2ç)  des  Hellènes,  qui  proclament  des  dieux 
mâles  et  femelles.  Car  (vip)  la  divinité  ne  se  sépare  pas  en  mâle 
et  femelle  ;  [j/r,  '-huxz;  car  (-(-âp)  elle  est  incorporelle  (àŒÛiAaToç)  et 
infinie  et  illimitée.  Mais  (-îé)  les  Hellènes,  eux  [ ]  mé- 
langes (pluriel?)  (2)  [ ]  leurs   dieux.   C'est  pourquoi 

[ (3)],  pétries   ensemble  avec   les   passions    (-iOî;) 

[ (1)]  à  la   pollution,  en  [en]  faisant  une  liturgie  (?  un 

service)  à  leurs  dieux.  Mais  (ce)  toi  {masculin),  célèbre  (5)  ton 
dieu  par  ta  vie  (nt:;),  (montrant)  de  quelle  sorte  elle  est,  étant 

une  qui  enseigne  la  vertu  (àpsT/i)  et  les  [ ],  comme  l'a 

écrit  le  sage  (a;?;;)  Paul  ((i)  :  <'  Glorifiez  donc  Dieu  en  votre 

corps  (jir.;x3;).  » 

m 

Le  fragment  de  texte  reproduit  ici  se  trouve  décrit,  d'une 
façon  trop  sommaire  d'ailleurs,  dans  mon  Catalogue  du  Musée 

(1)  La  leroii  proposée  serait  diflicile  à  juslifler,  quoiqu'un  verbe  s'impose. 

(■l)  Locution  rare  :  se  retrouve  au  Catal.  du  Caire  de  M.  Rlunier,  p.  171. 

(;i)  Mot  grec  iirobablement,  se  terminant  en  -o;. 

(i)  Verbe  grec? 

(5)  C'est  le  mot  qui  rend  si  souvent  é5o[jio>,oY£i;(jOai. 

((i)  1  Cor.,  \  1,  20. 

[91 


SÉVÈRE  d'axtiociie  kx  khvpte.  101 

Britannique  sous  le  n°  273.  Il  appartenait  à  un  volume  de  papy- 
rus ti'asscz  grand  format  :  \o  louillet  mesurait  i9  x  "21  cm.,  et 
provenait  selon  toute  proijabilitc  de  Tlièbes.  L'écriture  est  du 
type  angulaire  représenté  par  le  n°  274  de  la  planche  S  du  dit 
Catalogue;  elle  est  donc  apparentée  au  n"  5  de  la  planche  8  de 
l'Album  d'Hvvernat,  ce  qui  la  (ixe  à  la  première  moitié  du 
vil"  siècle.  Ce  n'est  point  ici  If  seul  fragment  signalé  dans  la 
notice  précitée;  il  nous  on  est  parvenu  d'autres;  mais  c'est  le 
seul  qui  ait  de  l'importance  immédiate  pour  l'Iiistoire  de 
Sévère;  il  est  en  outre  de  beaucoup  le  plus  considérable.  Le 
texte  est  riche,  hélas,  en  lacunes,  dont  la  plupart  sont  demeurées 
pour  moi  impossibles  à  suppléer.  Même  sur  des  questions  pri- 
mordiales mes  hésitations  ne  sont  guère  apaisées.  Lequel  est  le 
vrai  /ccto  (1)".' Est-ce  un  écrit  du  «  patriarelie  »  qui  parait  se 
terminer  au  bas  du  verso,  ou  bien  est-ce  un  discours  qu'il  tient 
à  l'impératriee'?  .\vant  tout,  est-ce  bien  de  Sévère  qu'il  s'agit'? 
L'on  i)our  rait,  en  effet,  tout  aussi  bien  y  voir  Théodose,  égale- 
ment à  Constantinople  et  longtemps  caché  au  jialais  de  Théo- 
dora(2).  Mais  là  les  premières  phrases  du  texte  devraient  suffire, 
ce  me  semble,  à  satisfaire  aux  doutes.  La  similitude  des  deux 
x-eauxest  prise  dans  le  Ki'tliseoursdeGrégijin'  di'Nazianze  (3); 
or  c'en  est  une  qu'affectionne  tout  spi-cialement  Sévère,  là  où 
il  traite  comme  ici  du  caractère  de  la  prêtrise  (4). 

Ilcclo        marge        Fibres  :     ]'erso        marge        Fibres -► 

()|)c>  oAogoc  riTc   .  ■  .  .]  ue]evj:  f^po-L  fi] 

]av<()   riiKO    Aiiiic  .\i  T«;ii(;pr<:i    nTOOT(|   [nii- 

othI 


nzniiiipAgnK;-  m-,-     nrAii.xAOf;     (jor  ii(| 

c;a<|  C;<|Ttj) 

AA'.'  ....  j(()(;   riTTUBe  HZ      eA(t)<)'."      niiAi-iMiii 

ClITti  [lIOVTtî] 

(Il  L'on  pourrait,  à  la  I.  26  du  verso,  suppléer  un  verbe  à  la  2"  pers.  fém., 

dont  Pobjet  serait  OYnic[Ti(;    ii()p]ooAt)EOC. 

(2)  .Jean  d'Éphè.se,  cité  dans  PIÎE'.,  .XIII,  p.  "01. 

(3)  P.  G.,  ;!6,  306  C. 

(4)  Select  Lellers,  Brooks,  p.  477  de  la  traduction. 

[10] 


102  REVUE    DE    L  ORIEXT   CHRETIEN. 

5  [rn-ro'    nzUvr'     iiiiTcno'       5   nota       rAp      nnniGTo[c 
n-iA^,-  uiovcMc] 

G|)cii]fic<|)pAru;   novcoT  n TAiieoEpAioc        xoo[c 

nA(j   n] 
iinT()-/()"nz    (;F>o.\    niio-  ii(]c)voei;H       2iinTpe[n- 

«;iK   n^AC;'  iiovie] 


ri[nii()niK    n;'io  pu    xn- 


ixAAi)      iiAi-     uiiet:ir[iic 

iiAiiiii(»VT«;  Avu)   n 

no-.coTiK;'  A'/(()  \(opi(;  iiHTpo    niiicToc    n[nG- 

Cllll  T  «|1IA 

lu   K.Micic"      ciKnoiiiiK.Mi-  {Q  xqov   uav  evsco   nuoG 

CIO    l'Ap  iiAq    xe 

nnoviiiiB  ziiKeuA  tgt-  ^Ase      iiuiiaii      nTo[K 

scoK  nreTii 

eiiOA   iinq.iAei'    iiAq   au  ,,,iovto    ^yAse    iTTiuAii 


nc;'  ciiA;'M()no    rAp   m— 


leiiiio'i"    Avco  II  e  iico- 


<ru   MOV    ^ oviio-e 

iiiiB     (;(|XAi>ii     iK|iiif3r  :vet|()'     MAT     novA2iiec| 

OTlill  niiA 

in   HT<|"    A-.u)    n[.     ih-uJa-  15  ?piiniiov[Te]    avio    ac- 

sooc;   Ail  tiere 

,"yeii(|iiA(;i'  aii[.  .ov]iihb'  peiiiiovT[e  .\to]  riiioov 

nui  OToq 

riiiiiAV     n()vc[iA      KAJii  nuTTAVo  [quJoov  IIAV- 

qWBBU  V  née 

—          r  InTAqxooG   lijAq  seiiAï 

KAII    (|,\A?ir    (iq[  1— 

r     ■  MCIK 

nriiiciiG"  ;■)!  . 

[llA.XOOV    eillljï    niAKU)B 

iiro'/ 
20  iioqeBiiTG  !ia[  20  [oiieoT    gboa    elfiiMHpe 

nniGpA 
ii<|Ai    no'rKA.[  eoei]  [ii.v      iiAnoviinJB     aii- 

(V<|(;I1G    ÎApO 

[11] 


I 


SÉVÈRE   D'aNTIOCHK   EN    ÉGYPTK.  103 

H»;    on    Aooc    n?ii  Tirr  iu\;\\ai\  a.\.\a  t  aiiiic- 

riv.ru' 
nexAv  xeeTBe[                                              ]n<;iin;    .\«;iiiii: 
(ocK  (;m,"i\ha[  [tic JAï  noi 

IIIIAT|)IA|> 

•25  ;'jAi|ei      paohÎt  25  [\iir. Arpixo' 

eAVTp[  ()(;()A(() 

[pA ."Jllllo 

ncAo-.'iiic 

marge  marge 

...  foi  orthodoxe  (:îO.)  [ ].  Et  ce  n'est  point  à  toi  (fém.) 

de   [(1) ]   (les  œuvres   [r-pilt'.;).    Quand   il  a   [ ] 

d'entre  (?)  (2)  les  deux  cachets  (3),  celui  d'argent  et  celui  de 
plomb,  [ ce  sont] ces  mêmes  empreintes  (ispavî;)  [qui]  ap- 
paraissent sur  le  dernier  pain  (l)et  Csur)  le  premier  ]pain];  car 
ce  sont  celles  du  même  Dieu.  Et  sans  {■/wpL}  l'cpirlèse  (;-.)  — 
car  (yi?)  ce  fut  l'épiclèse  {ï-.)  du  prêtre  (prononcée)  ailleurs  qui 
compléta  (l'acte)  —  il  ''5)  ne  lui  serait  pas  venu  du  tout  (ï/.wç). 
Car  ("isi,  il  adviendra  que  l'on  (0)  trouve  le  prêtre  souillé  et 
qu'il  ne  vienne  pas  à  cause  de  lui.  Et  (7)  [.  .  .  l'on  ne]  dira  pas 
qu'il  ne  viendra  pas  à  tout  prêtre,  àrheuredusacririce(0'jaia)(8), 
qu'il  soit  (y.iv)  pur,  qu'il  soit  (y.i'v)  souilli':  (tandis)  qu'il  | ] 

(I)  'Douter,  juger,  distinguer".  AICTAÏ.O  réclamerait  un  (;-  du  complément 
(Budge,  Mise,  134),  AI  A  K  pu  M;  ne  parait  guère  en  place. 
;-2)  ?  OVT  (l)G.  Mais  quel  verbe  le  précède? 

(3)  TBBe  6axrJ).io;,  ofpaYÎ;,  mot  des  plus  rares.  Sauf  les  endroits  cités  par 
Peyron  (=  Rossi,  Pap.,  1,  i.  30,  '>i),  je  ne  le  connais  que  dans  II.  Thompson, 
Thebnn  Osir.,  n"  •.». 

(1)  Il  est  à  remarquer  que  c'est  de  la  cire  dont  parle  saint  Grégoire,  auss; 
bien  que  Sévère  dans  ses  Lettres  (voyez  ci-dessus),  tandis  qu'ici  il  s'agit  des  pains 
eiN-'iaristiqucs. 

(0  .ju'est-ce  qu'indique  ce  pronom  (qui  se  retrouve  aux  11,  16,  23)?  Est-ce 
Dieu,  ou  le  Saint-Esprit,  ou  bien  la  bénédiction  due  à  l'épiclèse  ? 

(6)  Lit.  'que  tu  [mnsc.)  trouves*. 

(7)  La  portée  de  cette  phrase  à  double  négatif  m'échappe. 

(8)  ovciA  n'est  pas  bien;  il  faudrait  plutôt  le  verbe  OVClAï.C  [cf.  miA'.' 
iKr.'iiAi'e);  mais  la  place  manque. 

[12] 


104  REVUE   DE   l'orient   CHRÉTIEN. 

la  foi  (tJ.-.)  f 1   ses  œuvres  seront  [ ]  et  il 

recevra  un  |(1) |  K'auCuns  aussi  [ont?]  dit  parmi  [eux? 

nous"? j,  en  disant,  «  A  cause  de  [ nous]  persistons  à 

prier  [ [il  viendra,  j  Insensés,  [ ]  qu'ils  ont[ 

Ve7'so.  .  .  .]  penser  à  [ J  qui  agit  (âvspYeîv)  par  l'entre- 
mise [du[  prêtre,  [que]  le  peuple  {Xxzz)  a  entendu  prier  pour 
eux  devant  [L)ieu[.  Car  {-{ip)  pareil  au  fidèle  (t.igxôç)  [Moïse  (2), 
auquel]  parlaient  jadis  les  Hébreux,  du  temps  où  [Dieu]  le  leur 
avait  ('tabli  en  médialeur  {■^.nh-qç)  [et]  témoin  fidèle  (zitts;)  de 
[cequ"[Il  allait  leur  dire,  en  lui  disant  (3),«  Parle-nous  toi-même 
et  que  Dieu  ne  nous  parle  pas,  (de  peur)  que  nous  ne  mour- 
rions. »  Et  nous  savons  en  elïet  qu'il  leur  servait  d'interprète  (  1) 
devant  Dieu  et  les  choses  que  Dieu  leur  [dit],  ce  fut  lui  qui  les 
leur  communiquait.  Ainsi  [qu'il]  lui  [dit  (5),]  «  Voici  ce  que  tu 
[diras  à  la]  maison  de  Jacob  et  que  tu  [déclareras  aux|  enfants 
d'Israël.  »  11  n'est  donc  pas  (question)  du  prêtre  seul,  [mais]  de 

la  foi  (zt.j.)  [ ]  de  savoir  que  c'est  la  foi  (-w.)  [ ] 

le  patriarehe  (-a-p.)  (G)  [ ]  la  reine  Théodora  [ 

s'enquérir]  d'une  foi  (-w.)  | 

VV.  E.  Crum. 

(I)  La  3°  lettre  est  de  forme  arrondie;  donc    KAB-,  plutôt  que  KiVt[a. 
(■2)  Cf.  Hébr.,  IH,  D. 
(3)  Exod.,  XX,  19. 

(1)  Le  mot  0VA2lin(|  est  nouvean. 

(ô)  Ib.,  XIX,  :i. 

(6)  ("est  le    patriarche  qui   est    ici    le   sujet    (il(ri)   il'uii  vei'be  perdu.  Lier 

eTA(|3;G  IiJaI   'Ayant  dit  cela',  c'est  priver  TIIICTIC  du  mot  indispensable 

pour  le  compléter;  car  la  lacune  dis[ionible  est  limitée.  Ou  bien  :    AqcîJAI 

licri  nn.  [gtotaab  ^]aT|)|)(1)  Le  saint  patr.  écrivit  à  la  reine'.  A 
la  dernière  ligne  on  supposerait  alors  le  verbe  à  la  i"  pers.  fém.  et  l'on  trans- 
poserait, comme  je  l'ai  proposé  dé jk,  le  verso  enrcclo. 


[13] 


LE  CULTE  DE  PlIOTIUS  DANS 
L'ÉGLTSE  BYZANTINE 


I 


Le  cardinal  Ilergenrotlier  a  consacré  quelques  pages  de  sa 
nia^-istrale  étude  sur  Photius  au  culte  dont  celui-ci  a  rié  l'objet 
dans  l'Kg-lise  grecque  dissidente  (1).  Apres  un  examen  attentif 
lies  sources  dont  il  disposait,  il  a  conjecturé  que  ce  culte  ne 
remontait  pas  au  delà  du  xv"  siècle  ("2).  On  ne  peut  plus,  de 
nns  jours,  s'arrêter  à  cette  conclusion.  Papadopoulos-Kérameus 
l'avait  déjà  fortement  ébranlée  dans  un  article  donné  à  la 
Ili/zanlinisc/ie  Zeitschrift,  en  1890,  sous  le  titre  :  Le  patriarche 
J'/tolius  considéré  connue  sainl  Père  de  l'KijUsn  ortho- 
dn.re  cat/ioliqite  (3)  Elle  apparaît  tout  à  fait  fausse  depuis  la 
publication  du  Synaxaire  de  l'Église  de  Constantinople  par 
le  P.  Ilippolyte  Delehaye  (1).  Mettre  en  lumière  ces  nouvelles 
données  et  quelques  autres,  que  nous  avons  pu  recueillir,  en 
même  temps  que  critiquer  certaines  afiirmat ions  aventureuses 
ou  nettement  fausses  de  Papadopoulos-Kcrameus,  tel  est  le  but 
de  ce  petit  travail. 

Le  principal  argument  positif  que  faisait  valoir  le  savant 
1  ardinal  pour  appuyer  sa  conclusion,  était  le  témoignage  de 
Grégoire  Mairinias,  patriarche  uni  de  Constantinople,  de  1  143 
à  1  t.jo.  l>ans  son  Apologie  confre  Marc  d'Éphése,  écrite  après 


(1)  HERfiENRÔTHER.  Pholius,  Potriarck  von  Constanlinopfl,  t.  II,  ji.  7I7-7iI.  Ratis- 
bonne,  18(>7. 

i2i  Ibid..  p.  Tin.  Nous  avions  nous-m<"'mc  reproduit  cette  affirmation  dans 
notre  élude  donnée  au  Bessarione,  t.  XXV,  Wrîl  ;  De  Photii  niorali  effi>fie. 

|3|  PAPADOPon.os-KlciiAMr.is,  'O  naTfiâpyr,;  *o>tio;  i.i;  narrip  âyio;  ■:>);  of'JoôôSou 
x»6o).ixf,;  'ExxXriaia;.  fl>/zantinische  Zeitschrift,  t.  VIII  (I8;19),  p.  647-G71. 

i4i  II.  Dkiehave,  l'ropylneum  ad  Acta  Snnclorum  .Vovembris.  Synaxarium 
Erclexiae  Constantinopolilanne  e  codice  Sirmondiano  nunc  Berolinensi,  adjeclis 
$ijna.Tariis  selectis.  Bruxelles,  1902. 


[1] 


lOG  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN.     . 

le  concile  de  B'iorence,  Grégoire  apostrophait  en  ces  termes  le 
grand  adversaire  de  l'union  : 

«  Photius,  nous  dis-tu,  a  enseigné  que  le  Saint-Esprit  ne 
procède  que  du  Père;  mais  songe  que  Photius  n'a  pas  été  mis 
au  nombre  des  saints.  Photius  et  Ignace  vécurent  à  la  même 
époque;  mais  tandis  que  ce  dernier  est  compté  parmi  les  saints, 
et  que  son  nom  figure  dans  les  Synaxaires  au  23  octobre, 
Photius  n'a  jamais  été  catalogué  parmi  les  saints  (1).  » 

Une  déclaration  si  nette,  en  l'absence  de  témoignages  con- 
traires, autorisait  légitimement  Hergenrôther  ù  conclure  que 
le  culte  rendu  à  Photius  dans  l'Église  grecque  avait  dû  ne 
commencer  que  sur  la  fin  du  xv"  siècle.  En  fait,  cependant, 
Grégoire  Mammas  s'est  trompé,  et  le  nom  de  Photius  paraît 
dans  certains  Synaxaires  de  l'Eglise  de  Conslantinople  bien 
avant  le  concile  de  Florence.  Nous  disons  :  «  dans  certains 
Sijna.raires  »  et  non  dans  tous,  comme  il  ressort  de  la  savante 
pulilication  du  P.  II.  Deleliaye.  Alors  qu'Ignace  est  nommé 
dans  les  plus  anciens  et  les  principaux  exemplaires  parvenus 
jusqu'à  nous,  Photius  est  absent  d'un  grand  nombre.  Cette 
absence  explique  les  paroles  de  Grégoire.  Il  est  vraisemblable 
qu'à  son  époque,  très  rares  étaient  les  manuscrits  qui  portaient 
le  nom  de  Photius  (2). 

Piiotius  manque  tout  d'abord  dans  le  plus  ancien  exemplaire 
connu,  le  Cad.  266  de  la  bibliothèque  du  couvent  de  S.  Jean 
l'évangéliste  de  Patmos,  qui  remonte  au  x"  siècle.  Il  est  égale- 
ment absent  du  Ménologe  dit  de  Basile  II  (963-1025),  rédigé 
sous  le  règne  de  cet  empereur  et  contenu  dans  le  Vatie.  grae- 
cus  1613,  qui  est  du  xi"  siècle.  On  ne  le  trouve  pas  non  plus 
dans  le  Cod.  Mediceo-Laurent.,  San  Marco  787,  écrit  en  1050; 
ni  dans  le  Cod.  Paris.  ir,f)0,  fonds  grec,  daté  de  1063;  n' 
dans  le  Cod.  Paris.  r,S9,  fonds  grec,  du  xii'  siècle. 

Son  nom  figure  pour  la  première  fois  dans  le  Cad.  iO  du 

(I  )  Et  s"  6  'I>wTtt  itaTpiipxi?  sTnev,  àXV  opa,  ôti  èv  âytoi;  où  suvieTaxtai'  xottTOi 
yE  cv  T(Ti  aOtcïi  Te  xai  évi  xatpw  <1>ûtio;  xac  'lyvaTtoç,  a>X  ô[ji£V  oùv  àyîoi;  tÉraxTai 
xaî  VI  '%  xy'  Toû  'UxTwêpîou  èv  toï;  dUvaÇaptoiç  |xeTà  twv  àyimv  auvrâTTEiai'  ô  6è 
<l>(i-io;  oùSaiiû;  toi;  âyioi;  c!uvripi'û|x-(iTai.  Greyorii  Afammae  Apologia  coiilra  Ephe- 
sium.  P.  G.,  t.  (XX,  col.  7(>. 
(2)  En  fait,  le  nom  de  Piiotius  p.-irait  dans  le  Cod.  A.  111-16,  de  la  biblio- 
hrque  de  Bàle,  riui  est  du  xv  sièrlo. 

[21 


I.E   CULTE   DE    PlIOTILS    DANS    l'ÉGLISE   BYZANTINE.  107 

couvent  Sainte-Croix  de  Jérusalem,  qui  d'après  l'apadopoulos- 
Kénim.'us,  date  du  x'-xT  siècle  (1).  Au  loi.  1<mi  rei-to  de  ce 
luauuscrit,  à  la  date  du  G  février,  se  lit  la  courte  notice  sui- 
vante : 

<•  Mvr,)Air;  tsû  Èv  â"''îi5  ~x~pï^  r,[Awv  xaî  xpy_'.i~{-Y.i~zj  KwvjTavTt- 
v:'jr;"/.£ii)^  '^tl>T{;•J■  T^AEÎTat  Cî  y;  ajTsU  oûvaçiç  èv  -m  r.pzor^iiiu}  t:0 
«vt'îu  rp:sr|-:ïj  -/.xl  ^x~-i~-ij  'Iioiwîu,  tw  îvt'.  âv  tîî;  EpT;|j.{a;. 
Mémoire  de  notre  saint  Père  et  archevêque  de  (Jonstanti- 
nople,  Photiiis.  Sa  fête  est  céléljrée  dans  le  couvent  du 
saint  prophète  et  baptiste  Jean,  situé  dans  te  quartier  de 
Eremia  {i)  ». 

La  même  notice  est  reproduite  mot  pour  mot,  sauf  le  nom 
de  'Epr,t(.â;.  qui  devient  'y\zt\jJ.xz,  dans  le  fameux  synaxairc  dit 
de  Sirmond,  aujourd'hui  le  Cod.  219  de  la  bibliothèque  royale 
de  Berlin,  transcrit  au  xir-xiii"  siècle.  Le  Cod.  Paris.  I'>9'i, 
fonds  grec,  du  xiT  siècle,  présente  une  variante  importante  : 
Photius  y  est  qualifié  de  thaumaturge  :  -lû.t'-x'.  li  r,  -z^i  zziz-j 
iraTpsç  f,;j.(ôv  -/.x).  (ix-j[j.x-z'jp-;o'J  gj-/xz'.;  v-'k.  Nous  Verrons  plus 
loin  ce  qui  a  pu  attirer  à  Photius  cette  nouvelle  auréole.  Les 
manuscrits  où  la  même  notice  apparaît  sont  les  suivants  :  1"  Cod. 
AmOrosianus  C.  101,  du  supplément,  xii"  siècle;  i"  Cod.  227 
de  la  bibliothèque  impériale  de  Pétrograd,  du  xii""  siècle  ;  3°  Cod. 
351,  de  la  liibliothèque  synodale  de  Moscou,  transcrit  en  1295; 
4°  Cod.  lo'.i  de  l'Université  de  Messine,  xii*  siècle,  où  le  nnm 
de  Photius  a  été  effacé  dans  la  suite;  5°  Cod.  231  de  la  biblio- 
thèque impériale  de  Pétrograd,  du  xiv'  siècle;  6°  Cod.  A. 
m,  11]  de  la  bibliothèque  de  Bàle,  du  xv'  siècle. 

Ces  indications  des  Synaxaires  sont  corroborées  par  certains 
manuscrits  des  Évangiles  et  des  Épitres  des  diverses  fêtes  de 
l'année,  où  la  péricope  à  lire  le  6  février  pnur  la  fête  de  saint 
Photius  se  trouve  marquée.  Papadopoulos-Kéranieus  a  signalé 
quelques-uns  de  ces  manuscrits.  L'un  remonte  au  xi*  siècle, 


(  1 1  P'après  le  P.  Delehaye,  Prolegomena,  op.  cil.,  p.  i.v,  le  nom  de  Photius 
ne  figurerait  pas  dans  ce  manuscrit.  Mais  à  la  page  «l^^Me,  en  note,  il  donne 
une  indication  contraire,  qui  concorde  avec  l'affirmation  très  nette  de  Papado- 
poulos-Krrameus,  dans  son  article. 

(i)  Sur  le  manuscrit  du  couvent  do  Sainte-Croix,  voir  Pap.\dopoli.os-Kéramei;s, 
'lêpoooJuii'.T'.xr)  giSXioOr.xr,,  t.  III,  S9-90,  4K,  et  les  Prolegomena  du  P.  Delehaye. 

[3] 


108  REVUE   DE    l'orient  CHRETIEN. 

un  autre  au  mi''  (1).  S"il  faut  en  croire  le  même  savant,  Photius 
est  représenté  avec  Tauréole  des  saints  dans  un  manuscrit  do 
la  laure  saint  Atiianase  de  l'Atlios  contenant  les  néjwuscs  à 
Amphiloque  (2).  La  peinture  et  le  manuscrit  seraient  du 
x°  siècle.  Soplioclès  Oekononios,  qui  reproduit  l'image  en 
question  en  tête  de  son  édition  des  Ampldlochiana,  ne  datait 
le  tout  que  du  xiii"  siècle.  C'est  une  question  à  reviser  de  près, 
car  l'enthousiasme  de  Papadopoulos-Kérameus  pour  Pliotius  a 
pu  le  tromper  inconsciemment  sur  l'âge  de  la  miniature  et 
même  sur  celui  du  codex. 

Quoi  qu'il  en  soit  de  ce  dernier  point,  il  n'est  pas  contes- 
table que  le  père  du  schisme  n'ait  été  mis  au  nombre  des  saints 
dans  l'Église  byzantine,  dès  la  tin  du  x"  siècle  ou  au  commen- 
cement du  \\\  Mais  nous  prétendons  contre  Papadopoulos- 
Kérameus,  qu'on  ne  saurait  faire  remonter  ce  culte  plus  avant. 
Cet  admirateur  décidé  de  Photius  a  écrit  que  son  héros  fut 
canonisé  quelques  jours  après  sa  mort,  arrivée,  d'après  lui,  le 
G  février  897  (3).  Dès  le  dimanche  de  l'Orthodoxie  de  la  même 


(1)  Papaiiopoi'i.os-Kérameis,  art.  cil.,  p.  6fi8  sq.  Le  manuscrit  du  xi"  siècle  est 
celui  de  l'église  de  Kertchi,  et  celui  du  xii'  appartenait  à  la  bibliothi'que  de 
l'Académie  eccli^siastique  de  Moscou. 

(■2)  Photius  est  représenté  assis,  la  tète  entourée  de  l'auréole,  et  bénissant  le 
métropolite  do  Cyzique,  Am|)hiloqiio. 

(3)  La  date  de  la  mort  de  Photius  est  loin  d'être  encore  définitivement  fixée. 
Jusqu'à  ces  derniers  temps,  on  plaçait  généralement  cette  mort  en  l'année  891. 
Le  P.  A.  Lapôtiu;,  Éludes  relif/ieuscs,  1891,  t.  I,  p.  252,  et  Le  Pape  Jean  VIII, 
Paris,  188."),  p.  00  en  note,  a  mis  en  avant  la  date  du  6  février  898.  Sa  princi- 
pale preuve  est  tirée  des  paroles  obscures  qu'on  rencontre  dans  le  chap.  88  de 
la  Myslaijogie  du  .^aint-Espril  sur  le  compte  d'un  Pape,  que  Photius  ne  nomme 
pas.  Ce  Pape  aurait  abrogé  le  prétendu  décret  de  S.  Léon  III  (ou  plutôt  de 
Léon  IV,  d'après  les  dires  de  Photius)  obligeant  sous  peine  d'anathème  les 
Romains  et  tous  les  Latins  à  réciter  en  grec,  sans  aucune  addition,  le  symbole 
de  Nicée-Constantinople.  En  punition  de  ce  forfait,  -au:,  Ttï/ajivatou?  :ipâ$£ii;,  ce 
Pape  aurait  fini  misérablement  :  [iâ)).ov  6è  Titxfwî  olSsv  t-St)  xal  àùXiio;  tjjv  Sixyiv 
èxsïOev  EcoTtpaTTOiXcVo;  Tri;  ûpiXo'J  T(S).[jitj;-  àW  èxEÏvo;  [lèv  (diT?  fàp  xat  oOtôç,  e!  xoù 
(!>)  Ixiiv)  £Î;  Ta  '.fi-,  (jiYîit  aTtEppffOw  y^Mpiov.  P.  (!.,  t.  Cil,  col.  377  B.  Le  P.  Lapôtre 
voit  là  une  allusion  à  la  dégnulatinn  posthume  du  pape  Formose,  en  897.  C'est 
loin  d'être  convaincant,  d'autant  plus  i|ue  l'ouvrage  de  Photius,  en  cet  endroit, 
abonde  en  erreurs  et  en  inexactitudes  de  tout  genre.  Quant  à  Papadopoulos- 
Kérameus,  il  adopte  la  date  du  6  février  897,  parce  qu'il  fait  commencer  l'in- 
trusion de  Photius  en  ilécembrc  8.57,  au  lieu  de  décembre  858.  Il  admet,  par 
ailleurs,  l'opinion  du  I'.  Lapôtre  sur  l'allusion  au  pape  Formose  dans  la  M'js- 
tagogie  du  Sainl-Ksprit.  L'histoire  de  la  fin  du  schisme  pholicn  demeure  encore 

[1] 


LE   CULTK   DK    PIIOTIUS   DANS    L'kgLISE    liVZANTlNK.  lUO 

année,  on  aurait  crié  par  trois  fois  du  haut  de  l'annljon  de 
Sainte-Sophie  :  Tw  ip'jîîirw  -x-^<.T.z-/r^  «l'u-rCw  aîu-n'a  |J.vr,;j.'»;  —  Ti 
"/.2/,r,0iv:2  y.2'.  -/îiîï'vTa  /.aTa  "lY'/a-i'îu  1.%'.  ^wti's'j,  twv  âyM^"^"'^'' 
r.x-.z'.xpyC,)/,  iviOsua  :  .1  (^  l'altiuichi'  orlliodu.ce,  PItutius, 
mémoire  clcrnelle.  —  AnatliOme  à  tout  ce  tjui  a  été  dit  et 
rcrit  contre  les  très  saints  patriarches  orthodoxes,  Ignace  et 
l'hotius  (I).  La  même  acclamation  et  le  même  anathèmc 
auraient  été  répétés  dans  le  tome  dit  do  Vunion,  promulgué 
en  laii  9-2U,  pour  mettre  tin  au  schisme  occasionné  par  la 
ijucstion  de  la  tétrayamie.  Bien  plus,  sous  la  poussée  de  la 
tl>-votiun  populaire,  les  reliques  du  patriarche  exilé,  qui  avait 
expiré  dans  le  couvent  des  Armuniaki  ou  Armeniald  i'I), 
autrement  dit  couvent  de  Bordon  ou  de  Gordon  (3),  auraient 
été  transférées  sans  retard  au  couvent  de  Krémia,  fondé  par 
l'hotius  lui-n>r'me,  et  où  son  culte  ne  cessa  pas,  dès  ce  moment. 
Des  miracles  sensatiunnt'ls  auraient  été'  opérés  sur  sa  tombe, 
au  point  que  l'irréductible  antipliotien  qu'avait  été  jusque-là 
Stylicn  de  Néocésarre,  ému  par  ces  prodiges,  se  serait  empressé 
d'écrire  à  Rome  qu'il  était  prêt  à  faire  sa  paix  avec  le  parti  de 
Photius  et  à  reconnaître  les  ordinations  de  ce  dernier. 

D'affirmations  si  étonnantes  Papadopoulos-Kérameus  n'ap- 
porte absolument  aucune  preuve.  C'est  par  un  anachronisme 
singulier  que  le  savant  grec  a  transporté  dans  le  tome  de  l'union 
de  l)-20  et  dans  l'office  du  dimanche  de  l'Orthodoxie  de  la  fin 
du  ix""  siècle,  l'acclamation  et  l'anathème  signalés  ci-dessus. 
En  fait,  cette  acclamation,  et  peut-être  cet  anathème,  furent 
ajoutés  au  «  T:;j.:;  -f,^  évoiîem;  »,  SOUS  le  patriarche  Sisinnius 
(996-998),  lorsque  les  derniers  Euthymiens,  partisans  des 
quatrièmes  noces,  firent  leur  soumission  à  l'Église  officielle. 
Cela  ressort  de  la  rubrique  placée  en  tète  des  acclamations  dans 
les  textes  imprimés  (-4).   Le  texte  des  acclamations  dans  la 

envclopiice  d'épaisses  ténèbres.  A  pi'ine  est-on  arrivé  à  dOtenniner  que  ce 
schisme  avait  pris  lin  aux  environs  de  ran  OiJO. 

(tl  Papadopollos-Keramels,  article  cité,  p.  OCiC. 

(2)  Èv  T5  (lov^  Tîiv  'Ajjiîviaxûv,  ou,  suivant  une  variante,  tûv  'Apjxovtxvûv.  Je 
n'oserai  traduire  avec  l'Abbé  Makin,  Les  Moines  de  Constantinople,  p.  221  : 
•  ...  dans  le  couvent  des  Arméniens.  • 

(3|  TaÉoPHANE  coNTiNLK,  lib.  VI,  2.  P.  G.,  t.  CIX,  col.  .%9. 

(4)  Le  tome  de  l'union  de  'J20  n'est  suivi  d'aucune  acclamation  et  ne  renferme 

[5] 


110  RKVUE   DE    l'orient   CHRÉTIEN. 

collection  des  conciles  de  Mansi  ne  porte  pas  l'anathèine  «  Ti 
Ix'/afivKx  -îi  7pxiîVTa  »  etc.,  mais  simplement  l'acclamation, 
jointe  à  beaucoup  d'autres  :  «  Au  patriarche  orthodoxe  Photius, 
éternelle  mémoire  (1)  ».  Il  faut  peut-être  conclure  de  laque  les 
paroles  de  cet  anathème  furent  ajoutées  au  document  quelque 
temps  après,  en  même  temps  qu'elles  passèrent  dans  le  Syno- 
clicon  du  dimanche  de  l'Orthodoxie.  Il  est  vraisemblable  que 
cette  addition  date  du  patriarcat  du  successeur  de  Sisinnius, 
Sergius  II  (999-lUIO),  qui,  d'après  les  chroniqueurs,  était  de  la 
parenté  de  Photius  (2). 

C'est  donc  par  cette  voie  des  acclamations  et  des  anathèmes 
insérés  dans  un  document  officiel  sous  le  patronage  de  deux 
patriarches  iiostiles  à  l'Église  Romaine  (3),  que  le  front  de 
Photius  commença  à  s'auréoler  aux  yeux  des  Byzantins.  Il  est 


aucune  allusion  au  schisme  de  Photius.  Voir  Leunclavius,  Jus  Graeco-Homanum, 
t.  I,  lib.  n,  p.  UM-IOS.  Mansi,  Concil,  t.  XVIIl,  col.  ^35-342.  La  rubrique  à 
laquelle  nous  faisons  allusion  suit  immédiatement.  En  voici  les  passages  essen- 
tiels :  Taùta  (làv,  w;  ôeorjXwTai,  ûtco  twv  TiâXat    PaaiXeucâvrtov  èupâj^byidaV  vûv  oh 

Toij;  r^5T]7rpb  évevi^xovTa  ■/Çi6'^tù^  £V£X£v  -riîç  7ipooT]Xti)6£c<Tr,ç  atTia;  xai  àçop^J-ïî;  aTroppa^vÉTa; 
UpeTç  xai  [lOviÇovToii;  -fi  patriXeia  tû>v  OeodTeçàJv  PaciXÉMV  :?i|jimv  Konjùdo-j  xai  Kùjvotoiv- 
TÎvou  (iuvii'|/é  Te  xai  <juvt)VM(Je  xo!  |j.îav  xaOoXixfiv  xai  à7io(7ro).ixriv  'ExxXyiaîav  xatei- 
pYocsato"  éiOev  Xp^"''  àvaXYip'JtTEoOaî  xe  xai  (iiyaXOveffOai  toùç  to  toio-jtov  OeojiXéç  xai 
àlioXo^ov  ëpyov  TïETrXTjpwxÔTa;. 

(1)  HEitr.ENitoTiiEK,  op.  cit.,  t.  III,  p.  72G,  uotc  94,  pense  que  l'absence  de  l'ana- 
thème  dans  le  texte  de.  .Mansi,  qui  ne  fait  d'ailleurs  que  rejiroduire  celui  de 
Leunclavius,  est  due  à  quelque  négligence  de  copiste,  et  il  ajoute  que  plusieurs 
manuscrits,  entre  autres  le  Cod.  Monac.  380,  fol.  40,  portent  les  paroles  en 
question.  Cette  hypothèse  a  sa  probabilité;  mais  il  est  tout  aussi  probable  que 
l'analhéme  a  pu  être  ajouté  par  un  successeur  de  Sisinnius  et,  par  exemple,  par 
Sergius  II.  Il  ne  faut  jias  oublier,  en  effet,  que  l'Église  byzantine  célébra  pendant 
deux  siècles,  au  premier  dimanche  de  juillet,  l'annivei'saire  de  l'union  de  '.120- 
996.  Comme  llergenruther  le  constate  lui-même  pour  le  Cod.  Monac.  380,  qui 
date  du  xiv  siècle,  le  nombre  des  acclamations  et  des  anathèmes  augmenta  avec 
le  temps.  Ces  sortes  de  documents  sont  voués  aux  interpolations. 

(2)  Cedrenus  dit  positivement  de  Sergius  II  :  tô  yé-vai  âvapepMv  Ttpb;  <Jia)Tiov  rbv 
7iaTpi£xp/_»iv.  /'.  (!.,  t.  CX.XII,  col.  181. 

(3)  Il  y  avait  eu  des  difficultés  entre  le  Saint-Siège  et  la  cour  de  Byzance  à 
propos  de  Francon  (Bouiface  VU,  élu  en  974),  que  soutenait  le  basileus.  Ces 
difficultés  duraient-elles  encore  à  la  fin  du  x°  siècle?  11  est  difficile  de  répondre. 
Toujours  est-il  que  Sisiiuiius  et  Sergius  H  passent  pour  avoir  repris  contre 
l'Eglise  occidentale  les  griefs  de  Photius  et  avoir  promulgué  de  nouveau  sa 
fameu.se  encycli(|ue  aux  Orientaux.  Cf.  Hergenrotheh,  op.  cit.,  111,  727.  Le  seul 
fait  que  Sisinnius  inséra  dans  le  tome  de  l'union  l'acclamation  à  Pliotius  est 
déjà  suffisamment  significatif. 

[6] 


I.E   CULTK    nn    l'IIOTIUS   DANS    l'kOLISE   BVZAXTlNi:.  I  I  1 

poriuis  de  conjecturer  que  c'est  à  cette  époque,  c'est-à-dire  sur 
( .  tte  (in  du  x''  siècle,  et  par  l'initiative  de  Sergius  II,  qu'eut 
lieu  i;i  tianslation  des  restes  de  Piiulius  du  couvent  des  Armo- 
niai<i  à  celui  de  Eremia.  En  tout  cas,  c'est  juste  à  ce  luuraent, 
comme  nous  l'avons  vu  plus  haut,  que  son  nom  commence  à 
paraître  dans  les  Synaxaires  et  autres  livres  liturgiques. 
L'Église  Romaine  traverse  alors  la  plus  mauvaise  période  de 
son  histoire.  On  peul  dire  que  le  schisme  existe  déjà  vir- 
tuellement, sinon  formellement.  L'épitaphe  du  pape  Jean  XVIII 
(  liMi:j-l(M))  fait  allusion  à  une  réconciliation  des  Églises  arrivée 
s"us  son  pontificat  (1).  Cela  insinue  qu'il  y  avait  eu  rupture 
ouverte,  au  début  du  patriarcat  de  Sergius  II.  De  fait,  c'était 
lien  le  schisme  que  l'on  proclamait  tout  haut,  à  Constantinople, 
quand  on  y  disait  anathème  «  à  tout  ce  qui  avait  cld  dit  et 
vrrit  contre  P/iolius  ».  Cela  revenait  à  tenir  pour  non  avenus 
le  huitième  concile  œcuménique  et  les  nombreuses  condamna- 
tions prononcées  par  les  Papes  de  la  seconde  moitié  du  ix"  siècle 
contre  l'intrus  qui  s'était  si  souvent  moqué  de  l'autorité  du 
Saint-Siège.  Chose  plus  grave  encore  :  En  criant  «  Mémoire 
<  hruelleà  rorthodoxe  Pliotius  »,  on  canonisait  par  le  fait  même 
sa  doctrine  hérétique  sur  la  procession  du  Saint-Esprit.  L'union 
rétalilie  sous  le  pape  Jean  .XMII  ne  devait  pas  persister 
longtemps.  Il  y  a,  en  effet,  de  bonnes  raisons  d'affirmer  que  le 
schisme  définitif  commença,  non  pas  sous  Michel  Cérulaire, 
comme  on  le  dit  communément,  mais  en  10-2 1,  après  l'échec  de 
l'ambassade  que  le  patriarche  Eustathe  (1020-1025)  avait 
envoyée  au  pape  Jean  XI.X  pour  en  obtenir  la  confirmation 
officielle  du  titre  de  patriarche  œcuménique  (2).  Le  nile  de 

(1)  Cette  épitaphe  est  ainsi  conçue  : 

Ooctrinis  complus  sacris  et  dosmatc  cl.irus. 
Per  patrias  sancla  scmina  fudil  o>ans. 
Nam  Graios  superans,  cois  partilius  unam 
Schismata  pcllendu  rcddidit  Ecclesiam. 

WATTEitirii,  VUae  Ponlifirum,  I,  p.  8'X  Par  ailleurs,  Pierre  (r.\ntioche,  écrivant 
à  Michel  Cérulaire,  qui  avait  prétendu  que  le  Pape  n'était  plus  inscrit  dans  les 
diptyques  de  Sainte-Sophie  depuis  le  sixième  concile,  affirme  avoir  vu  de  ses 
yeux  le  nom  du  Pape  dans  ces  nièraes  diptyques,  en  l'an  lOU'J. .P.  O.,  t.  CXX, 
col.  800. 

(i)  Sur  celte  ambas-sade  voir  Altiskba  (Leqliex),  Panoplia  contra  schisma 
Graecorvm,  p.  197. 

m' 


112  REVUE    DE   1,'OIUE.NT   CHRETIEN'. 

Cérulaire  consista  à  empêcher  une  nouvelle  réunion  des  Églises, 
désirée  à  la  fois  par  le  pape  saint  Léon  IX  et  la  cour  de  Byzance, 
et  habilement  préparée  par  le  comte  Argyros  (1). 


Mais  revenons  au  culte  de  Pliotius.  Pour  établir  que  ce  culte 
a  commencé  dès  la  fin  du  ix''  siècle,  Papadopoulos-Kérameus  ne 
se  contente  pas  de  supposer  gratuitement  que  le  nom  de  son 
héros  a  été  inséré  aussi  bien  dans  l'office  du  dimanche  de 
l'Orthodoxie  que  dans  le  tome  de  l'union  de  920.  Il  fait  valoir 
encore  d'autres  arguments.  Tout  d'abord,  dit-il,  ce  qui  dépose 
en  faveur  de  la  sainteté  de  Pliotius  et  du  culte  qu'on  a  du  lui 
rendre  sans  retard,  c'est  qu'il  est  mort  un  dimanche.  Le  6  fé- 
vrier 897  tombait,  en  effet,  un  dimanche  (2).  Or  «  toute  mort 
de  chrétien  survenant  un  dimanche  est  considéré  comme 
bienheureuse.  L'âme  d'un  tel  défunt  est  regardée  comme  sanc- 
tifiée en  quelque  façon  et  agréable  à  Dieu  par  le  fait  d'une  telle 
occurence  »  (3).  Éviilemment,  s'il  suffisait,  à  Byzance,  de  mourir 
un  dimanche  pour  être  canonisé,  Photius  aurait  pu  avoir  cette 
chance.  Malheureusement  Papadopoulos-Kérameus  ne  prouve 
ni  que  Photius  soit  mort  un  dimanche,  ni  que  les  Byzantins 
aient  été  si  accommodants  pour  grossir  leur's  Synaxaires. 

Le  savant  grec  apporte  ensuite,  à  l'appui  de  sa  thèse,  un 
cei'tain  nombre  de  témoignages  du  x^  siècle  favorables  à  la 
mémoire  de  Photius.  C'est  d'abord  celui  de  l'un  de  ses  disciples, 
AnHhas  de  Césarée,  qui  n'hésite  pas,  en  effet,  à  placer  son 
ancien  maître  en  paradis,  à  côté  de  saint  Jean  Chrysostome  et 
de  saint  Nicéphore  (4).  Un  autre  ancien  élève,  Nicolas  le  mys- 

(Ij  Ce  point  a  été  déjà  mis  en  lumière  par  J.  Gay,  L'Italie  méridionale  et  l'em- 
pire byzantin,  l'aris,  1901,  pp.  4-^7  et  4'.tl-5Û0.  Plusieurs  des  lettres  échangées 
entre  Rome  et  liyzance,  eu  10ô3-10ûk1,  supposent  que  la  rupture  entre  les  deux 
Églises  existait  déjà  avant  cette  correspondance. 

("i)  Nous  avons  vu  plus  haut  que  rien  n'était  plus  problématique  que  cette  date, 
l'our  établir  sa  chronologie,  Kérameus  pai't,  du  reste,  d'une  fausse  donnée, 
l'intrusion  de  Photius  s'étant  produite  non  en  8ô7  mais  en  858. 

(;î)  ToiaÙTr)  rinépa  êïi>,oû[j.evo;,  6iva-:o;  «IouStitivo;  -/pKiTiavoû  GeMpeirai  (i«xâpco;, 
Tri;  ij/u-^i;;  tO'j  Ovri(7xovTO;  ÈxXaiiêavoiiivy);  TpOTtov  Tivà  ri-j-iaditév»];  xai  tii  0£m  âpEOTîîc. 
I'ai'auoi-oli.os-Kekajieus,  art.  cité,  p.  657. 

(IJ  A  la  lin  de  son  oraison  funèbre  de  saint  Eutliyme,  patriarche  de  Constan- 
ts] 


LE   CCLTi:    I)K    l'MOTIL'S    DANS   L'ÉGLISE    BYZANTINE.  Uli 

tique,  doux  fois  patriarche  de  Constautiiiople  (de  901  à  907,  et  de 

!Mi  à  9-25),  parle  également  dans  ses  écrits  «  de  l'homme  de 

Dieu,  du  (n>s  saint  patriarche  ijrand  et  célèbre  entre  tous  les 

ponli/'es  de  fHeu,  qui  s'appelait  Pliotius  »  (1 1.  Un  liagiographe 

de  l'époque,  Basile,  archevêque  de  Thessalonique,  auteur  de  la 

lie  desainl  Euthyme  de  Thessalonique,  et  peut-être,  lui  aussi, 

uu  ancien  diseiple,  s'exprime  eu  termes  fort  élogieux  sur  le 

cninpte  «   du  bienheureux  l'hnlius,  qui  lire  son  nom  de  la 

lumière  et  a  illuminé  toute  la  terre  par  ses  enseignements. 

Cl  insacré  au  Christ,  dès  le  berceau,  il  partayea  les  glorieux 

iiudiats  de  son  père,  qui  subit  l'exil  et  la  confiscation  de  ses 

iiiens  pour  la  défense  des  saintes  images  »  (2).  Après  ces 

liiiople   ('.W7-0Iii,   Ari'Uias  dit.    on  c(Tt>t    :   [tetà  toO   Xp-jïoO    'lioàwo-j    iv    èÇopta 

ijjvOavaTO'j[iEve,  (isTi  Ntxti^tipou  x»!   •I'coti'cj  tûv   àoiôs'iiuv  7taTpiap-/wv  tôt; 

îiMYiioT;  xat  (lotvâiot;  >î-jv«o5i!;oii£v£.  Celte  oraison  funèbre,  d'abord  publiée  par 

l'\i'Ai>npoLi.os-KKnAMF.is,  a  été  rééditée  par  nous  avec   une   traduction  latine 

:  iiis    la   Pnlrolo:/ia   Oricnlalis    de   Ghakkin-Nau,     l.   XVI,    p.   4118.     Le    même 

\r.thas,  dans  une  réponse  à  une  Ictti'e  des  .\rraéniens,  conservée  dans  le  cod.  111 

■  !.•  la  bibliothèque  synodale  de  .Moscou,  dit  également  do  Pliotius  ce  qui  suit  : 

;jL=')'  l'ii  y.»i  6  /fOi;  t£  xit  itpa)r,v  iepb;  (lèv  rb  YJvo;,  iepioTîpoc  8j  t^v  dOBtïv,  oTr]  te  Oeix 

•li  oar,   Ti  xa-:'  àv'jpionou;  Xo^i'etw.  Ti;o'J*o;;  '*•    toï;  oCpxvloi;  àoùxoi;  -i.  vCv 

•;  xa7oixi;6|i:vo;  >l>roTt&;.  Texte  cité  par  I'ai'Aimipollos-Kéuamels,   d'après  le 

loi.  l:>"-ll'  du  codex  moscovite,  loc.  cit.,  p.  ()62-(j6:î.  L'opuscule  d'.Vrétha.s  a  été 

juiblié  pari'.  Kkkvmei  s  dans  ses  .l/yni(»i<;ni(i  graecn  et  latina  ail  hisloriam  Pholii 

jiatriarchae  perlinenlia.  Pétrograd,  ISOil-l'JOT.  Il  ne  faut  pas  oublier  qu'aux  yeux 

lies  BvMniins  la  seconde  déposition  de  Photius,  en  88t),  avait  paru  absolument 

'    injuste  et  odieuse.  .Sa  rupture  .avec  le  Saint-Siège  comptait  bien  peu  à  leurs 

yeux.  Léon  VI,  du  reste,  n'avait  pas  fait  valoir  ce  motif  pour  le  dépcser.  Il  avajl 

•  ■>sayé   de  l'impliquer  dans  un  complot  de  lèse-majesté.  Mais  cette   tentative 

'•■■lioua.   Photius   sut  garder,   en   cette  circonstance,   une  attitude    pleine  de 

dignité.  Voir  le  récit  du  continuateur  de  Théophane.  P.  G.,  t.  CIX,  col.  372. 

(l)    àYiwTatTOv  7ïaTptap)^Tri/,    £v   àpy^tîpEC'ît    6îoO    [lÉYtff'Ov    xotl    ào(ct{iov,   Etiov  (ièv    £v 

llv£*j[ixtt  àyi*!»  T.^-iyx,    iv(»pu):tov  toC   HïO'j    xat   noÀ'Jv   ri   zi    OîTa  xa:    ri  àvOpw~'.va. 

P.  C.  t.  ('XI,  col.  :W,  :t7,  36.0. 

ri)  <l>u)Tto;  yàp  V'  *  iJ-ïxipio;,  ô  îtoTo;  àxTÎçt  ses(iiv'J|jliii;  toO  ovotiaro;,  nÀ^Osi  Si5ai7xa- 
)tâ>i  xiTi/àa{/ï;  Ti  rjpaTa,  ô  êÇ  aÙTÛv  citapYavuv  à^ispuOEi;  tiS  .XpiOTiTi,  û;  OnÈp  tt) 
iOtoO  E'.'Ovo;  ôriji^î'jfi  xii  £;opia,  toJtoi;  St]  toï?  àOi.riTixoî;  £X  i:pooi|xi<>>v  àyû^i,  ff-yxoi- 
vuvTioi;  T.ji  -(vtfrr.o'^i.  Papauopoulos-Kéuamels  avait  cité  ce  passage,  dans  sou 
article,  p.  tW».  Depuis,  la  Vie  de  saint  Euthyme  a  i;té  publiée  par  M«'  L.  Petit, 
clans  la  Hevue  de  COrienl  Chrétien,  t.  VIII  (  19(61,  p.  108-205.  Le  passage  eu 
question  se  lit  à  la  page  170.  On  voit  par  ce  qui  précède  et  parce  qui  suit,  que 
Basile  donnait  toutes  ses  sympathies  à  Photius  et  à  son  parti.  Pour  lui,  le 
successeur  d'Ignace  était  orné  de  toutes  les  vertus  et  bien  orthodoxe  :  ■  xal 
tïOti  op'Jo5ô;o'j  ôvro;  xat  :tàTai;  tiî;  ipstaî;  à— aotpdirrovTo;  toû  veVj  narpiàpyou  •, 
et  il  a  peineà  comprendre  que  Nicolas,  l'Iiygoumène  du  monxstére  de  l'Olympe 

OHISNT   CURÉTIEN.  8 


111  REVUE    DE    l'orient    CHRETIEN. 

derniers  mots,  on  lit  dans  le  texte  de  Basile  :  «  auYy.oivwvv-jaç  tw 

6aÛ!J.a(jt  [j.xp-uf îjsv.-vîv  ».  Xous  traduisons  :  «  Pliotius  partagea 
les  combats  de  son  père,  dont  la  vie  fut  admirable  et  la  mort 
digne  d'envie,  marquée  par  Dieu  du  sceau  des  miracles.  » 
Papadopoulos-Kérameus  n'est  pas  de  cet  avis,  et  rapporte  le 
relatif  «  :5  »  non  pas  au  père,  mais  au  fils,  à  Photius,  bien  que 
le  substantif  «  --r/vY-Tjpi  »  précède  immédiatement.  Nous  sou- 
mettons le  débat  au  jugement  des  hellénistes.  Rappelons  seu- 
lement que  le  père  de  Pliotius,  Sergius,  est  porté  dans  les 
Synaxaires,  et  en  termes  autrement  élogieux  que  Phofius  lui- 
même.  Son  nom  apparaît  dans  ces  sortes  d'ouvrages,  au  moins 
dès  le  xi'  siècle  (1).  Cela  suffit,  semble-t-il,  pour  enlever  tout 
fondement  sérieux  à  la  traduction  de  Papadopoulos-Kérameus. 
Un  Photien  fanatique  seul  eût  pu  trouver  admirable  la  vie  du 
patriarche  intrus;  et  l'on  ne  voit  pas  comment  sa  mort  eût  pu 
lui  paraître  si  digne  d'envie;  tandis  que  ces  expressions  se 
comprennent  fort  bien  de  Sergius,  martyr  des  saintes  images, 
sous  rimpieThéoi>hilo,  morten  exil,  après  avoir  été  dépouillé  de 
tous  ses  biens  et  avoir  subi  toutes  sortes  de  persécutions  et  de 
mauvais  traitements,  comme  nous  l'apprend  la  notice  des 
Synaxaires. 

Cepiîndant,  nous  avons  vu  plus  haut  que  dans  un  manuscrit 
du  xif  siècle,  le  Cod.  Paris.  d59k  du  fonds  grec,  Photius  est 
qualifié  de  tliaicmaturge.  D'oix  a  bien  pu  lui  venir  une  pareille 
renom  niée?  Papadopoulos-Kérameus  nous  en  indique  la  source 
probable.  11  s'agit  d'une  courte  phrase   de  la  chronique  du 


où  vivait  Eutliyme,  ait  refusé  d'entrer  en  communion  avec  lui.  Dans  un  lonp 
passage  assez  alamliiqué,  il  rejette  sur  le  démon  les  scandales  qui  suivirent  et 
qui  éçlabousséreut  i|uclqne  peu  —  il  est  obligé  d'en  convenir  —  la  gloire  ilc 
l'Iiolius.  Au  moment  où  il  écrit,  le  schisme  a  enlin  cessé. 

(I)  Il  est  nonimé  notamment  dans  le  ('od.  Paris.  1617,  du  fonds  gi'ec,  transcrit 
en  1U71.  Sa  fête  se  célèbre  le  13  mai.  La  notice  qui  le  concerne  est  ainsi  conçue  ; 
[XvriiiY]  ToO  ûoiou  iia-pôç  rjixùjv  lEpyiou  70"j  â[j.ù>OYr]ToO.  "0;  yévo'jç  uTtâp^tùv.  £v6ùÇo'j  xai 
(i£Yà).ov,  £v  KuvuTavTivoujti^îi  ^ewriOei;,  7ipo(jX'jv»i-i?iç  twv  Oeîuv  xoi  asitxiûv  eîxôvwv 
<iéyti»fi^i.roy>.  napiuiaTOi  ouv  nô  Siwxtt)  xai  àOéw  paffiXeï  QEOjjiXw'  /.ad  o-/oï- 
vtciiç  6£0[iEÏTai  Ti6pta\j)[évioî,  xoc  èTui  xrjç  àyopâ;  àfeiat  xai  itepidcYE-ai  w;  xaxoûpïoç" 
eiTa  9'jXaxT)  iiapeô^Ori.  Kat  (jTSpTiOsi;  tiXoijtou  iTA£t(rTO'j  navoixt  (jOva[J.a  t^  yuvaixi 
Eipf.vr,  xat  toîç  TÉxvot;  'JTtspopiîjETai'  b'vOa  noXXà;  ÙXi'iJ/ei;  xoi  JtoixiÀo-j;  7t£ipa5|j.ci'j; 
■J7io[ieivai  npoç  Kùpiov  £$65ïifj.ri<rev.  II.  Dei-BIIaye,  op.  cit.,  p.  Ci8i. 

[lOJ 


LE   CULTE    DE    PHOTIUS    DANS    l'ÉOLISE    BYZANTINE.  113 

lontinuatfur  de  Théophane  se  rapportant  au '.siège  de  Consta,n- 
tinople  par  les  Russes  en  860  (1).  Le  chroniqueur  anonyme 
semble  attribuer  aux  prières  de  Photius  la  tempête  subite  qui 
brisa  ilaiis  le  Bosphore  les  vaisseaux  des  barbares  et  les  força 
à  lever  le  sièL:e  de  la  ville  : 

ti  OîCsv  â;'.Xïi>)7a|J!.î'vs'j,  tîû  -f,:  'Ev.v.'/.r^'^'.x:  -z-j:  ilay.zç  ïyz-/-:^, 
zl/.xli  ky.r.tT.zptj^-i  :  Mais  les  barbares  furent  alors  abreuvés 
de  la  coupe  du  courroux  divin,  Photius,  qui  tenait  le  gou- 
cernail  de  l'Eglise,  avant  apaisé  la  divinité;  et  ils  s'en 
retournèrent  chez  eux  (i).  » 

Voilà  le  grand  miracle  que  certains  Byzantins  ont  attribué 
à  Photius,  et  qui  lui  a  valu  le  titre  de  thaumaturge.  S'étant 
produit  en  800,  à  une  époque  où  le  patriarche  intrus  n'avait 
pas  encore  rompu  avec  le  Saint-Siège  ni  enseigné  son  hérésie 
sur  la  procession  du  Saint-Esprit,  il  ne  saurait  auréoler  le 
reste  de  sa  vie;  et  la  phrase  du  chroniqueur  ne  prouve  nulle- 
ment qu"au  moment  où  elle  a  été  écrite,  c'est-à-dire  vraisem- 
blablement dans  la  seconde  moitié  du  x"  siècle  (3),  Photius 
était  l'objet  d'un  culte  liturgique.  Remarquons,  du  reste,  que 
le  chroniqueur  regarde  Photius  comme  un  intrus,  durant  son 
premier  patriarcat,  bien  qu'il  lui  reconnaisse  beaucoup  de 
science  et  même  de  la  vertu,  au  moment  où  il  fut  l'objet  du 
choix  de  Bardas  pour  remplacer  Ignace  (1). 

Mais  sommes-nous  vraiment  en  présence  d'un  miracle  upéré 
par  les  prières  de  Photius?  Le  récit  un  peu  plus  développé  de 
Syméon  Logothéte,  dont  la  chronique  a  été  jointe  à  celle  de 
Georges  le  Moine  (.j),  nous  présente  le  fait  sous  un  tout  autre 
jour.  Cet  historien  nous  dit  qu'à  l'arrivée  des  Russes,  Photius 

(Il  L'invasion  des  Russes  se  produisit  en  juin  SCO.  Cf.  II.  Gei.zf.u,  dans  la 
(ieichiclile  der  bijzantinistlien  LUteralur  de   Kiumbacuer,  2*  éd.  Munich,  1897, 

vl)  Theoph.  conl.,  lib.  IV,  Ï3.  /'.  G-,  t.  CIX,  212  A. 

(3)  Cf.  KiasiiiACiiKii,  op.  cil.,  p.  348. 

Ml  Voir,  par  exemple,  lib.  V,  41  :  «TtEÔMxev  [BaaO.eio;]  aùOt;  ti^v  'Ex/.),T,(jtav 
xa^û;  Tfp  |1T,  xx)û:  i/Ti-0'.eT5'Ja'.  t"o  npivepav  Sô|avTi,  x«i  xiTÉ(mi(jev  Èvv6|jUi>;  -à'Z  xal 
xavovixti;  TÔv  ffO^ÛTaTOv  <l>aïTiov  èni  tyiv  ff^o/.àsO'jTav  xaOioçav  rr,;  ^aotyiôo;  tùv 
it6).C{i>v.  (  l-j  (iT.v  oOôè  Tcpô  TOUTOU  GtÈXctne  3i>09povo'j[X£vo;  aÙTÔv  xal  Tt[xûv  Sià  tt.v  èv 
aJTôi  TcavToSaxi)  çosCav  te  xai  âpïT^v.  /'.  (i..  ibid.,  col.  292  D. 

(5)  Cf.  KitiuBicHEK,  p.  355.  Syméon  écrivait  vers  l'an  903-%9. 

[11] 


110  REVUE    1)K    l'orient    CHRÉTIEN. 

et  l'empereur  —  il  s'agit  de  Miciiel  III  l'Ivrogne,  que  personne, 
je  pense,  ne  songera  jamais  à  canoniser,  —  se  rendirent  à 
l'église  des  Blakhernes,  dédiée  à  la  Mère  de  Dieu,  où  ils  implo- 
rèrent la  miséricorde  deJ3ieu  et  cherchèrent  à  apaiser  sa  justice  ; 
puis,  prenant  Yomophoriun  ou  manteau  de  la  sainte  Théotocos, 
conservé  dans  le  sanctuaire,  ils  se  rendirent,  au  chant  des 
cantiques,  sur  le  bord  de  la  mer,  et  là  trempèrent  dans  les  eaux 
la  sainte  relique.  Aussitôt  s'éleva  le  vent  violent  qui  détruisit 
en  grande  partie  la  flotte  des  barbares  et  les  contraignit  à  une 
retraite  précipitée  (I). 

D'après  ce  récit,  le  rolc  de  Pliotius  dans  la  délivrance  mira- 
culeuse prend  un  tout  autre  aspect  que  celui  de  Moïse  ou 
d'Élie  intercédant  pour  le  peuple  de  Dieu.  Le  patriarche  n'est 
pas  seul  acteur:  il  a,  avec  lui,  le  chef  de  l'État  et  tout  le  peuple 
fidèle,  qui  implore  dans  une  commune  supplication  la  miséri- 
corde de  Dieu  et  le  secuurs  de  la  Vierge.  Dans  le  discours  qu'il 
prononça  après  le  départ  des  barbares,  l'hotius  nous  fait  lui- 
même  un  tableau  saisissant  de  l'aspect  que  prit  la  ville  sous 
l'empire  île  la  crainte.  11  y  eut  un  mouvement  général  de  péni- 
tence et  de  ferveur.  On  passa  des  nuits  entières  en  prière;  on 
fit  des  processions  expiatoires.  On  recourut  spécialement  à  la 
protection  maternelle  de  la  sainte  Théotocos;  et  c'est  à  elle,  à. 
la  relique  bénie  de  son  manteau,  que  le  patriarche  lui-même 
attribue  la  délivrance  (2).  Nous  ne  sommes  donc  pas  en  présence 


(1)  (ietiriju  /lamartoU  chroniuon,  lib.  V,  21.  P.  (i.,  t.  CX,  col.  1053. 

(2)  Voir  cette  homélie  clans  l'édition  (I'Aristarchis,  Photii  orationes  cl  /lomUiae, 
Constantinoplc,  l'.tOÛ,  t.  II,  p.  SÙ-Ô?  :  ô-c  -à  Osiov  ),i-aïç  xii  Ojivoi;  èSexaXo-V^ûa, 
ÔTï   (j'jvTpi(iH(T)  xapS'ï;   7T]v  (lerâvoiav   itpoffîjipojiev,   OTS  x-'P"?   ''^fd    Wïfjv    Si'   6>.ï-,; 

vjy.Tà;  UxTiXovivTe;  Trj;  a-jro'lii  iiXscvfJptoTia;   èSsôjjietla  ânio-/];   poy)0£i'a;  àïtoy-jjxviju- 

Osi/te;  7.at  Trj;  è;  ivOptixwv  ijO|jL(jia);ta;  ÈîriHop/ijiÉvoi  ini  raî;  itapà  ira  |jir)7po;  to-j  Aovo'j 
y.ai  Oîo'j  r,u.<7)v  inî-^ovTe;  ^ipoaSoxicti;  S'iu/aYioyoùpisOi,  aOirjv  eI;  TrapdtxXriTiv  xivo'jvtî; 
ToO    l'io-j,   aùtï)v   Eiç   £;iAaT|j.6v    tmv    ôXi(jfJ/i|jiàTuv,    TauTï];   Trjv  itappriaiav  si;  aMTï)p;av 

sitiêotinevci 'II;  xai  t/,'/  ii£pi6oXT|V  ei;  àva>TToX:?)v   |ièv  -cwv  îtoXiQpxoOvTuv,  çuXotxrlv 

Si  TôJv  noXiopx'juiisvcov  (7'jv  È|Xoi  Tiina  vj  jtôXic  iitiîep(5(ji£voi  -rà?  é*ouaia;  éxo-jaiiÇotieùa, 
-rii  XiTavîîav  iKv.ojft.ill x,  if'  o'iç  à^aTu  IçiXavOptoTti'a,  [iriTpixT);  nappyiTiacraixévr); 
évTdOÇst.);,  xai  tô  OcTov  iKty.'i.iOn.  Ibid.,  p.  10-12.  Sur  cet  événement,  voir  un  autre 
document  conteuiporain,  ii  savoir  une  liomélie  de  l'ami  de  Pliotius,  Georges  de 
Nieoiiiédie,  prononcée  vers  800-807  et  publiée  par  CoMUKns  dans  son  .Xovuni 
Auclarinni  t.  II,  l'aris,  1018,  pp.  7."Jl-780.  Georges  fait  allusion  à  la  supplication 
générale  de  Coustantinople.  mais  il  ne  parle  pas  du  miracle  opéré  par  le  m;iu- 
teau  de  la  Vierge. 

[12] 


LE    CULTR    riE    PIIOTII  >    PANS    l.'ÉfiLISi:    BYZANTINE.  117 

ilun  thaiimaturgo  invitant  Dieu  h  opérer  un  prodige  par  la 
force  de  sa  seule  prière  et  de  sa  sainteté  personnelle.  Le  mérite 
<li'  riiotius,  en  Cflte  circc instance,  lut  toul  autre.  Ce  fut  de 
reni|ilir  sa  charge  de  pasteur,  charge  d'ailleurs  usurpée,  en 
excitant  le  peuple  à  la  prière  et  à  la  pénitence  dans  un  sermon 
que  nous  possédons  encore,  et  où  l'on  ne  peut  s'cmpéchcr  de 
trouver  un  peu  trop  de  rhétorique  (1). 

Tels  son)  les  témuignages  qu'apporte  Papadopoulos-Kéra- 
meus  pour  établir  que  Photius  était  honoré  comme  un  saint, 
antérieurement  à  l'apparitinn  de  son  nom  dans  les  .Synaxaires, 
c'est-à-dire  avant  la  lin  du  \"  siècle  uu  le  début  du  x\'.  On 
conviendra  qu'aucun  ne  prouve  précisément  ce  que  le  .savant 
grec  en  voudrai!  tirer.  Ce  qui  en  ressort  hien,  c'est  que,  à  côté 
d'adversaires  déclarés  et  d'historiens  le  clouant  au  pilori, 
Photius  a  trouvé,  à  Byzance,  pendant  sa  vie  et  après  sa  mort, 
des  amis  fidèles  et  des  admirateurs  (2). 

Celte  double  altitude  des  esprits  à  son  égard  a  persisté,  après 
sa  canonisation  discrète  de  la  lin  du  x'"  siècle,  pendant  toute  la 
période  byzantine,  et  n'a  pas  complètement  disparu  même 
dans  la  période  moderne.  S'il  fut  un  saint  pour  une  certaine 
catégorie  de  Byzantins,  il  fut  pour  d'autres  ce  qu'il  est  pour 
l'histoire  impartiale  :  un  mélange  bizarre  de  vertus  et  de  vices, 
qui  n'aurait  jamais  dû  être  présenté  à  l'imitation  des  chrétiens 
par  un  culte  public.  Ce  qui  prouve  l'existence  de  ce  double 
courant  ù  son  sujet,  c'est  dabord  l'absence  de  son  nom  dans 
de  nombreux  exemplaires  des  Synaxaires,  parmi  les  plus 
anciens  et  les  principaux.  On  trouve  même  dans  certains  de 
ces  ouvrages,  à  la  date  du  -23  octobre,  fête  de  saint  Ignace,  une 
allusion  transparente  à  .son  intrusion  (3).  Il  y  a,  ensuite,  les 


(1)  Voir  ce  discours,  ihid.,  p.  b-îl. 

f'2)  I,e  P.  Lapùtiie,  op.  cil.,  p.  65,  note  3,  signale  encorr  comme  étant  favorable 
à  Photius  l'auteur  anon)'nio  de  la  l'ie  de  S.  .\icolas  .Stndite.  On  lit,  en  elïet, 
dans  co  document.  le  passage  suivant  :  'Ex-ivov  i=  Ignace)  Tjpawixûc  iîwT^évTo;, 
oûtoi  Ttfoêi/XovTiî  Tf.a,  «l>ÙTiov  (lèv.npooaYopôjOiiîvov,  -ptoTOsrjxpr.rr.;  -it-i  ÙTtdf/ovTa, 
En'  tViièila  ii  taX  -rvwos'.  r.ttù.r,  çinjuIJoiiEvov.  l'.  G.,  t.  C\',  col.  9il8.  Ce  passage 
n'a  rii^n  de  bien  spécialement  flatteur.  I.e  biographe  rapporte  plus  b;is,  col.  ;tl2. 
que  S.  Nicolas  ne  voulut  jamais  se  joindre  à  Photius,  et  déclina  ses  avances, 
en  prenant  la  fuite. 

(3)  Cf.  Deubave,  op.  cil. 

[13; 


118  RRVIE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

épithètes  péjoratives  et  les  critiques  sévères  que  l'on  rencontre 
çà  et  là  sur  son  compte  dans  les  écrits  de  plusieurs  historiens 
et  théologiens.  Si  les  Pères  du  concile  constantinopolitain  de 
1156  lui  empruntent  des  textes  comme  à  un  Père  de  l'Eglise, 
pour  corroborer  une  thèse  dogmatique  (1);  si  le  patriarche 
Michel  d'Anchialo  (1170-1177),  un  antilatin  farouche,  cherche 
à  justifier  la  conduite  qu'il  tint  au  concile  de  879-880,  contre 
ceux  qui  l'accusaient  de  versatilité  (2);  si  à  partir  du  xiii'  siècle, 
justement  par  l'effet  des  attaques  des  unionistes  et  parce  que 
le  schisme  se  fortifie  de  plus  en  plus,  le  nombre  de  ses  disciples 
et  de  ses  panégyristes  augmente  considérablement  (3),  il  trouve 
cependant,  à  toutes  les  périodes,  des  censeurs  sévères  de  sa 
conduite. 

Voici  d'abord  Nicétas  de  Nicée,  qui  dans  son  opuscule  sur 
les  schismes  entre  les  deux  Églises  antérieurs  à  celui  de 
Michel  Cérulaire,  relève  l'inconséquence  de  Photius  dénonçant 
d'abord  dans  son  encyclique  aux  Orientaux  plusieurs  erreurs 
et  usages  abusifs  des  Occidentaux,  et  se  réconciliant  ensuite 
avec  eux,  sans  examen  préalable  des  griefs  susdits.  S'il  y  avait 
vraiment  quelque  chose  de  répréhensible  dans  la  croyance  et 
la  discipline  de  l'Église  latine,  il  fallait,  dit  cet  auteur,  essayer 
de  corriger  ces  abus,  et  en  cas  d'insuccès,  continuer  à  protester 
énergiquement,  mais  non  renouveler  l'union,  comme  on  le 
fit  alors  (4). 


(1)  Les  Actes  de  ce  concile  ont  <Hé  publiés  par  Mai,  Spicilegium  Romanum, 
X,  p.  38  sq.  On  y  agita  la  question  de  savoir  si  le  sacrilice  de  la  M(>sse  est  offert 
à  toute  la  Trinité,  ou  seulement  au  Père  et  au  Saint-Esprit,  le  Fils  étant  le 
sacrificateur  et  la  victime. 

(2)  Voir  le  texte  de  Michel  d'Anchialo  dans  Allatius,  De  perpeliui  coitsetisione, 
p.  555.  Papadopoui.os-Kérameus  le  reproduit,  lue.  ci/.,  p.  665. 

(3)  C'est  au  xiv  siècle  que,  pour  laver  Photius  du  reproche  de  versatilité,  on 
invente  la  fameuse  lettre  de  Jean  VIU  à  Photius,  dans  laquelle  le  Pape  anathé- 
matise  le  l'iliaque. 

(4)  'AXX'  el  |JL£v  àyvota  ^v  7(ûv  p(o[iaVxo)V  (7ya).[xà7wv,  ti^v  xotvtovtav  L(7a);  o'joe  t; 
è[AÎ[£9&T0.  'Ettei  5£  aTià  T>iç  £xtt]ç  (T'jvôoou  èYvtÔTOïiaav,  xai  eut  toù  «l^wrio-j  TpavwTSpov, 
(isiXTTréa  t|  Ëvwat;"  è/pïiv  yàp  o  Ixpivav  xaxov,  xai  aTioffTpêçeffOat,  ^  ûiopOwTafffJat. 
Et  ce  T^v  êùva|jiiv  ÛTtîpéëaivev  t|  SiopOuxjiç,  téu;  Stà  Xofutw  àvTi(rT?,vai.  De  schismale 
Graecorum,  P.  (!.,  t.  CXX,  col.  714.  Cf.  Ai.i..\Tius,  Ue  oclavu  si/nodu  photiana, 
p.  20j--.;05.  En  terniinaot  son  opuscule,  Nicétas  fait  retomber  sur  les  (jrecs  la 
responsabilité  de  tous  les  schismes  qu'il  a  énumérés.  Aveu  d'autant  plus  digne 
d'être  relevé,  qu'il  est  jilus  rare. 

[M] 


LE    CULTE    DE    PHOTHS    PANS    I.'lVil.ISE    BYZANTINE.  110 

Nicétas  de  Nicée  n'était  pas  le  seul  i\  penser  de  la  sorte.  Sur 
la  lin  du  xii""  siècle,  Michel  (i'Aiichialo  nous  apprend  que  plu- 
sieurs Byzantins,  parmi  les  plus  fanatiques  ennemis  des  Latins, 
ne  craignaient  pas  d'appeler  Photius  un  cxrollenl  schisnia- 
/i(jue  et  un  mauvais  tinionisle  (I). 

Au  \v"  siècle,  Georges  Scliolarius  formulait  le  même  reproche 
en  d'autres  termes  : 

«  Photius,  dit-il,  se  servit  de  la  divergence  sur  la  procession 
du  .'-^aint-Esprit  eomme  d'un  prétexte  pour  st'parer  les  Églises; 
puis,  do  nouveau,  il  les  réconcilia  pour  des  motifs  d'intérêt 
personnel,  faisant  cesser  un  mal  moindre  pour  en  amener  un 
plus  grand.  Il  vaut  mieux  parler  ainsi  de  cette  affaire,  que  de 
tenir  le  langage  habituel  (2).  -> 

[•]ucori'  en  plein  wii"  siècle.  Nectaire,  patriarche  de  Jérusalem, 
un  antipapiste  décidé  s'il  en  fut,  déclarait  avec  une  franchise 
qui  n'était  pas  sans  mérite  de  sa  part,  que  tout  n'était  pas  à 
ajiprouver  dans  la  conduite  de  l'hotius.  Il  louait  son  ortlioiloxie, 
son  amour  de  la  discipline  ecclésiastique  (!),  vantait  sa  science 
des  choses  divines.  «  Mais  il  est  manifeste,  ajoutait-il,  qu'il 
a  divisé  et  uni  les  Églises,  au  (jré  de  ses  intérêts.  Et  nous 
ne  saurions  approuver  son  intrusion  et  les  persécutions  qu'il 
lit  subir  à  Ignace.  Sans  savoir  exactement  pourquoi,  nous 
conjecturons  qu'il  anathématisa  le  pape  Nicolas  moins  par 
amour  de  la  justice  que  sous  l'impulsion  de  la  haine.  Car  Nico- 
las, et  après  lui,  Hadrien,  avaient  pris  contre  lui  la  défense 
d'Ignace  (3).  » 

(1)  xai  toCtov  aÙTÔv  xa/ov  StaipÉTr.v  xïi  xaxbv  oovayéa  tivè;  Einsïv  oOx  ïi8é(rt»iiTa[v. 
Loc.  cit. 

(2)  '0  làp  ♦ÙTio;  xal  5'.e>.£ïv  Ta;  'ExxXTiaia;  npoiixOr),  -/ptiiiaTi  t^  ô'.iyop^  tt;  ôô^/i; 
/pTiffàjjLÊvoc,  xai  niXiv  ta;  lûv  'Exxàtiiîiwv  oufiôiiei;  (ituOov  <i:céSbixE  t<ôv  iSiuv  ir-jiifE- 
povTtov  aJTiT),  ïva  xaxoû  tô  xaxr>v  (leiÇovo;  ùviî'jr,':ai  TO'j),),aTTOv  oûxu  yàp  Seï  |jiâ>.)ov 
liltvi  T)  EÏuÔE  )iY£o6ai.  Ve  proccssione  Spiritus  sancti,  I,  cap.  3.  IIergenrotiier, 
"p.  cil.,  II,  52<î. 

(3)  •  Quae  circa  Photium  facta  sunt,  neque  nobis,  neque  illis  qui  post  ipsum 

vixpnint  omnia  probantur Quod  ob   proprium   commodum,  non  vero  ob 

lomniune,  conciliaverit  et  divisent  Ecclesias,  nianifoslurn  est Quoil  ille  piaotcr 

Ifgem.  priiisquam  baculum  pastoralom  accopisset,  sanctissimum  Ignatiuni 
expulerit,  et  contra  illum  multa  insidiose  molitiis  fuerit,  iieque  nepamus. 
neque  laudamus.  Quod  autcm  Nicolauin  papam  anathematizaverit,  et  propirr 
quae  crimina,  non  invenimus  e.xpressuui  ;  quod  auteni  magis  hostili  aniino 
quam  j usia  ratione  idem  fecerit,  conjicimus.  •  Ilepi  tt,;  àpx>iî  toC  Ddna.  Jassy,  1682 

[15] 


120  REVI'E    DR    l'orient   CHRÉTIEN. 

Plusieurs  chroniqueurs  et  historiens  postérieurs  au  schisme 
de  Miciiel  Cérulaire  ne  se  gênent  pas  plus  que  les  théologiens 
préci'dcnts'pour  dire  son  fait  au  père  du  schisme.  Ils  n'ont 
nullement  l'air  d'apercevoir  son  front  nimbé  de  l'auréole  des 
saints.  Au  \ii'  siècle,  Constantin  Manassès  ne  craint  pas  de 
l'appeler  un  orgueilleux  et  un  mauvais  sujet  (1).  Au  xu'*"  siècle, 
le  chroniqueur  Ephrem  parle  de  son  astuce  et  de  sa  fourberie  (2), 
tandis  que  Nicéphore  Grégoras  flétrit  son  orgueil  et  son  ambi- 
tion, et  déclare  qu'il  s'empara  comme  un  voleur  du  trône 
patriarcal  (3).  On  pourrait  glaner  chez  des  historiens  dissidents 
plus  récents  des  appréciations  qui  ne  sont  guère  plus  fa- 
vorables (1). 

Nous  citons  la  traduction  latine  do  cet  ouvra{,'e  rarissime,  publiée  par  l'Anglican 
Au.ix  sous  le  titre  :  De  'impcrio  Papae,  Londres,  1708,  p.  36  sq. 

(1)  "O  Se  xaxrjOpyo;  'I'wtioç  ÈxëâX^ETai  toû  Opovou.  Oiiîto;  o'jôèv  Ta  P'/isapa  Meoû 
ôtSpiaxEt.  oOtm;  àvraitoSiSiùai  Osb;  {iTOpricfàvoi;.  Cf>mpendium\chronicum,  vers.  .5160- 
5163.  P.C.,  t.  CXXVII,  col.  413. 

(2)  'AvSpa  TravoûpYov  mi  aoycoratov  >.iav.  Ephrucm'i'i  i:hroiiolo</l  Cacsares  P.  (t., 
t.  CXLIII,  col.  365. 

(3)  no)-),yiv    ÈTTotïWtv    à^oa(jL:av    tô   toO   <î>WTtoy    (pîXap'^ov    xaî  çtXôooçov Tô    xïj; 

çi).apy_£aç    viyoc    Tta^ù   te   xat  (lo).Epbv    iitOTpÉ/rjv    ufôôpa   ÈTtEffXOTSi  Toù;    ttj;    Siotvoiï; 

p>.£çopo'j;,  xol  auvopâv  oOSapiû;  o-jve-^wpEi,  tîj;  à-/.o\a'Jio\jni.  toïç  TipâyiiaCTiv  à|jioi6ai 

xaOïÎTtep  Xr,iti\;  tôv  jraTpiapxixbv  àSixio;  ÈmÉêri  Opôvov,  xai  aÙTÔv  fiaxpaî;  xai  itoix'lat; 
xo/âaeci  tûepiéôiXe  tov  'lyvâuov.  Citation  tiréo  de  la  Vie  inédite  du  patriarche 
Antoine  Cauléas  par  Nicéphore  Grégoras,  et  produite  par  HEur,E\niVniEii,  op.  cit.,  11, 
719-720,  ea  note,  d'après  le  cod.  graec.  .x  de  la  bibliothèque  de  Jlunich. 

(1)  Le  canoniste  ru.sse  Souvorov,  dans  .son  Manuel  de  Droit  ecclésiastique, 
•1"  édition,  l'elrograd,  191i,  justifie  pleinementla  conduite  du  Pape  Nicolas  dans 
l'affaire  de  Pholius,  et  donne  tort  à  ce  dernier,  p.  52-54.  L'historien  grec  K. 
P.^i'AKniGOPOiu.os,  dans  son  Histoire  de  la  nation  hellénique,  parle  de  Photius  à 
peu  près  dans  les  mêmes  termes  que  Nectaire.  Il  déclare  qu'il  eut  à  la  fois  tous 
les  défauts  et  toutes  les  qualités  de  ses  contemporains,  et  qu'il  faut  faire  deux 
parts  dans  sa  vie  :  1°  ce  qu'il  fit  ou  laissa  l'aire  pour  s'emparer  du  trône 
patriarcal  et  le  garder,  et  en  cela,  dit-il,  sa  conduite  fut  condamnable  sous  bien 
des  rapports,  eIç  noiXà  àÇioxa-àxpiTov  ;  2°  .ses  efforts  pour  défendre,  justifier  et 
maintenir  les  droits  de  l'Église  orientale  contre  les  empiétements  incessants  de 
l'évéque  de  Rome;  et  en  cela,  on  ne  peut  pas  non  plus  le  regarder  comme 
absolument  irréprochable,  xaÎTÔ  êsOrEpov  Sàv  SùvaTai  va  loyiaôri  xaO'  oXa  àva|iipTïjTov. 
Il  reconnaît  ensuite  que  ses  compatriotes,  pous.sés  par  leur  reconnaissance  et 
leur  piété  envers  le  grand  défenseur  de  l'Église  orientale,  se  sont  écartés  de  la 
vérité  historique,  en  voulant  à  tout  prix  trouver  Photius  impeccable  en  tout, 
YlOEÎ.rjirav  va  TtapaTTiicruiîiv  a-jrbv  èv  TtavTl  ôitTaiTTOv.  'IffTopi'a  toO  é/Xr,vixO'j  ë6vo-j;, 
t.  m,  Athènes,  1887,  p.  727-728.  Plus  loin,  dans  le  même  volume,  p.  757,  parlant 
de  la  conduite  de  Photius,  à  l'assassinat  de  Bardas,  et  de  ses  basses  flatteries  à 
l'adresse  de  Michel  111  l'Ivrogne,  il  dit  que  l'histoire  digne  de  ce  nom  ne  peut  ni 
cacher  ni  ajiprouver  ce  di-rnier  degré  de  l'avilissement  de  la  dignité  humaine 

[16] 


LF  cri.TP:  nr  piiotiis  pans  i.'komsf.  ryzantine.         \~\ 

Il  ressort  donr  de  <es  quciquos  lémoifrnages.  qui  ne  sont 
certainement  pas  les  seuls  dans  l'immense  champ  de  la  litté- 
rature bvzantini'  éditée  ou  iui'ilile,  qur  si  Pliotius  a  été  honoré 
lomiiie  un  saint  jiar  certains,  d'autres  n'ont  pas  Ccrnié  1rs  yeux 
-nr  les  tares  qui  déparent  sa  longue  vie.  Le  P.  Lapôtre  a  écrit 
lie  lui  «  qu'il  possédait,  à  la  fuis  assez  de  vertus  et  assez  de 
défauts  pour  être  proclamé  un  saint  ou  un  inisérahlc,  suivant 
qu'il  était  jugé  par  l'amitié  ou  par  la  haine  »  (1).  En  dehors 
de  l'amitié  et  de  la  haine,  il  y  a  place  pour  le  jugement  impar- 
tial et  l'quitable,  et  ce  jugement  n'est  pas  favorable  à  la  eanoni- 
<ation  de  l'hulius.  Il  n'est  pas  étonnant  qu'à  l'i'poque  du  roneile 
de  Florence,  .son  culte  fût  tellement  tombé  en  oubli  que  Gré- 
u'oire  Mammas  ait  conclu  à  sa  non-existence.  Il  a  repris  quelque 
]>eu,  depuis,  sous  l'inlluenee  de  l'hostilité  grandissante  contre 
la  Papauté  dans  les  milieux  dissidents.  11  est  resté  cependant 
rontiné  jusqu'à  ces  derniers  temps  dans  un  ou  deux  monas- 
tères (-2).  et  n'a  jamais  dépassé  les  limites  du  patriarcat  de 
Cipnstantiu'iple.  Les  Églises  slaves  ne  paraissent  pas  avoir 
jamais  célébré  sa  fête,  bien  qu'il  existe  de  vieilles  traductions 
slavonnes  de  Synaxaires  constantinopolitains  oii  son  nom 
était  marqué  CA).  Tout  au  plus,  l'a-t-on  proclamé,  au  moins 
durant  un  certain  temps,  à  côté  d'autres  patriarches  anciens 
et  nouveaux,  dans  la  cérémonie  des  acclamations  et  des  ana- 
thèmes  du  dimanche  de  l'Orthodoxie  (4).  On  l'acclame  aussi 

varit  le  violateur  rti'  toutes  les  lois  divines  et  humaines,  ô'vi  â-iTfeîTeTa!  eî;  tr,/ 
--o-..5x;av  îcTopiav  va  xa).'j'î/rj  t;  va  SixatoÀOYTidîj  TÔv  îtsy^T-'O-i  toûtov  tt,;  àvôptoTtïvT]; 
àÇ'.OTTpsTCÊî'ot;  sSeuTe).nj(jLov  évÛTEtov  toC  Tiapaoiro'j  êzeivou  ô>.cav  Toiv  0£t'b>v  xai  àvOptoîïivwv 
v<â[i(ov. 

(1)  Op.  cit.,  p.  &"). 

(2)  En  dehorïi  du  mona-stère  de  Eretnia.  qui  a  disparu  depuis  longtemps,  et 
dont  on  ignore  l'emplacement,  le  culte  de  Pholius  trouva  un  refuge  dans  le 
couvent  de  la  Sainte-Trinité  de  llalki.  D'après  une  tradition,  dont  il  est  bien 
difficile  de  vérifier  les  titres,  Photius  lui-même  aurait  fondé  ce  couvent  sous  le 
nom  de  Nouvelle-Sion.  Cf.  IlEBiiENKiiTiiER,  op.  cil.,  II,  p.  710. 

(3)  C'est  du  moins  ce  qu'affirme  Papadopoi.i.os-Kéhamels,  art.  cit.,  p.  668,  note  1. 
Quand  il  donnait  aux  .le/a  Sanclnrum  son  Annus  ecclesiaslicus  f/raeco-slaiirus, 
Oduhrc:  t.  XI.  p.  W-til,  le  P.  .1.  .Maktinov  affirmait  encore  que  le  Synaxaire  de 
Sirmond  était  le  seul  à  porter  le  nom  de  Photius  :  -  Caeterum  in  nullo  alto 
Menologio  graeco  nul  .ilnvico  menlio  fit  de  f'hotio.  ul  jure  direris  cum  Pinio  illum 
ab  aliquo  privalu  el  avdaci  schismalico  in  sanclorunt  album  fuisse  insrriptum.  • 

(4)  L'office  du  dimanche  de  l'Orthodoxie  dans  l'Église  russe,  qui  était  autrefois 
calqué  sur  celui  de  l'Église  grecque,  a  été  complètement  modifié  sous  Catherine  II, 


I-2i?  REVUK    DE    [.'orient    CHRETIEN. 

dans  l'Kglise  grecque  actuelle,  le  mardi  après  la  Pentecôte  (1). 
Quant  à  son  insertion  dans  les  anciens  Synaxaires  dont  nous 
avons  parlt',  il  ne  faudrait  point  y  attacher  une  importance 
excessive.  On  a  remarqué  qu'un  grand  nombre  d'exemplaires 
des  Synaxaires  portaient  le  nom  d'un  hérétique  manifeste,  le 
patriarche  iconoclaste  Anastase  (730-75~)  (2).  Par  ailleurs, 
tous  les  patriarches  de  Constantinople,  depuis  l'origine  jusqu'à 
Sisinnius  II  (990-998)  inclusivement,  figurent  dans  ces  sortes 
d'ouvrages,  à  l'exception  des  grands  hérétiques  nommément 
condamnés  parles  sept  premiers  conciles  œcuméniques,  et  de 
quatre  ou  cinq  autres  noms,  dont  l'absence  ne  s'explique 
guère  (3).  On  ne  peut  quand  même  s'empêcher  d'éprouver  un 
certain  étonnement,  en  voyant,  dans  cette  longue  liste,  le  nom 
de  Photius  suivre  immédiatement  celui  d'Ignace.  En  associant 
dans  un  même  culte  l'intrus  et  le  patriarche  légitime,  le  persé- 
cuteur et  le  persécuté,  l'adversaire  de  la  Papauté  et  celui  qui 
proclama  d'une  manière  si  nette  ses  droits  et  ses  privilèges, 
sinon  toujours  par  sa  conduite,  du  moins  dans  ses  appels 
réitérés,  le  clergé  byzantin  n'a  fait  qu'augmenter  d'une  unité 
le  nombre  considérable  des  incohérences  qu'un  remarque  dans 
l'Église  grecque  dissidente. 

Rome. 

M.  JUOIE, 
des  Augustins  do  l'Assoiuption. 

cil  17(jl.  Ou  n'y  voit  plus  paraître  les  longues  acclamations  et  les  interminables 
anatliématismes  introduits,  au  xiv  siècle,  par  le  patriarclio  palamite  Pliilotliée 
Kokl<inos,  et  Photius  n'y  est  plus  nommO. 

(l)  Constantin  Typaldos,  mi'tropolile  de  Stauropolis,  'AnùXo-jefa  toù  év  àyioiç 
TtaTfo;  r||j.ûv  xil  iija7io/jTÔ)o-j  '1>wtl'ou,  p.  à\  Constantinople,  18-18.  Cf.  AiiiSTARCins, 
op.  cit.,  t.  1,  p.  pv;'.  Photius  fut  aussi  acclamé  dans  l'Église  byzantine,  le  premier 
dimanclie  de  juillet,  jour  où  l'on  faisait  mémoire  de  l'union  de  920  et  096.  Cette 
fètc'dura  environ  deux  siècles.  Cf.  Papadopoulos-Kérameis,  loc.  cit.,  p.  Ci6l. 

Ç2)  II.  Kki.i'.havk,  o/i.  cit.,  p.  i.wui-lxxiv  et  4.58.  Le  nom  d'Anastase  parait  au 
10  février. 

(lij  Fia  liste  des  patriarches  de  Constantinople  nommés  dans  les  Synaxaires  a 
été  dressée  par  le  P.  Dei.ahave,  op.  cil.  p.  lxxhi.  Parmi  les  noms  qui  manquent, 
il  y  a  celui  d'Euthyme,  patriarche  do  907  à  912,  mort  en  917,  l'un  des  per- 
sonnages qui  méritaient  le  plus  de  figurer  dans  les  registres  de  la  sainteté.  Il  est 
vrai  que  il.  (iEUEON  a  trouvé  trace  du  culte  qui  lui  a  été  rendu  dans  un  manus- 
crit des  Évangiles,  le  Constaniinop.  i2l'i.  Cf.  Bu^avrivciv  éopTo),6Yiov,  p.  149.' 


[18] 


LA  l.lSTi:  DKS  P.VTRIVRCIIKS  I)'ALEXA.M)KH: 

DANS  QALQACHANDI 


L'extrait  suivant  est  tiré  du  volumineux  ouvrage  de  Qalqa- 
cliandi,  le  Siibfi  el-A'c/n'i,  dont  la  Bibliothèque  sultanienne  du 
Caire  vient  de  donner  lï'dition  complète  (  1  ). 

Conçue  sur  un  vaste  plan,  tel  que  les  aimaient  les  auteurs 
arabes,  cette  œuvre  a  pour  luit  de  faire  connaître  aux  futurs 
secrétaires  de  la  Chancellerie  égyptienne  la  suddiic  des  rensei- 
gnements qui  leur  étaient  nécessaires.  Pour  l'Egypte,  ce  fut  un 
besoin  périodique,  qui,  à  côté  des  épigraphes,  nous  initie 
heureusement  aux  protocoles  successifs  d'une  administration 
rigide  et  compliquée.  Ibn  el-Seïrafi  nous  renseigna  sur  l'époque 
des  Fatinudes;  Ibn  Mammàti  et  Ibn  Cliith  (2)  nous  donnèrent 
un  aperçu  du  régime  ayyoubide:  sur  la  chancellerie  mam- 
luuke,  on  connaît  le  Ta' ri f  à' Van  Fadl-Allah,  complété  par  le 
Tatliqif  de  Taqi  el-Din  Ibn  Nàzir  el-Djeïch  (3),  et,  après  Qal- 
qachandi,  la  Zubdah  de  ?àhirî  et  le  Diwdn  el-Inchâ,  encore 
inédit    1). 

Du  tous  ces  ouvrages,  celui  de  Qalqachandî  est  sans  contre- 
dit le  plus  vaste  :  le  copieux  énoncé  des  chapitres  et  de  leurs 

il)  Quatorze  volumes,  éditfe  de  I'.U:3  à  l'.ilO. 

Ji  Cf.  ADFL-wi,  p/i'  sa'id,  éd.  du  Caire  (19U),  p.  IDe-lnS;  Z.D.M.G.,  I.XX, 
p.  û«Jb  Pl  seq. 

(3)  Cf.  Hartmann,  Polit.  Oeogr.  d.  Mamlukenreichs,  Z.D.M.Ii.,  L.V.\,  p.  9. 
L'intéressé  s'appelait  Taqi  el-Din  'Abd  el-Rahmàn  et  était  le  fils  du  qài.li  .Muhibb 
el-Din,  mUir  el-djeïch  (AsuRi,  in  .1».  ReaL  Acad.  Lincei,  1884-8."),  p.  7).  D'autre 
part,  Ibn  lyàs  (I,  p.  ÎUI,  HU,  316)  signale  un  m'izir  el-djcïh,  nommé  Taqi 
el-Din  '.\bd  el-R;ilimàn  ibn  .Mul.iibb  el-Din  el-l'eimi  (+  786  1381),  qui  pourrait 
bien  être  l'auteur  du  Talhqif. 

(4)  Telles  sont  les  œuvres  principales.  Voir  encore  Massé,  Code  de  la  chancel- 
lerie d'Élal,  Bull,  de  l'Insl.  franc-,  XI,  p.  66-67. 

[1] 


1-21  lîEVUK    DE    I,  ORIKNT    CIIHKTIEX. 

subdivisions,  qui  comporte  près  de  vingt  pages  de  texte  (1), 
permet  en  outre  de  suivre  la  pensée  directrice  de  l'auteur. 
Celui-ci  expose  tnut  d'abord  le  rôle  et  la  composition  du  person- 
nel de  la  Chancellerie,  non  sans  avoir  lait  l'éloge  de  l'écriture, 
et,  ceci  (ait,  il  passe  on  revue  tout  ce  que  doit  savoir  un  bon 
secrétaire.  L'énumération  en  est  longue  :  calligraphie,  gram- 
maire, élégance  de  style,  géographie,  histoire,  et,  enfin,  ce 'qui 
l'orme  la  plus  grosse  part  du  Siib/j  el-A'châ,  la  technique  du 
métier.  Les  titres  protocolaires  sont  soigneusement  examinés, 
et,  en  outre,  un  nombre  considérable  de  pièces  officielles  montre 
d'une  part  les  difiérentes  sortes  de  documents  qui  arrivaient  à 
la  Chancellerie  ou  en  émanaient,  et,  d'autre  part,  les  formules 
(ju'il  convenait  d'adopter  suivant  les  cas. 

Une  certaine  méthode  a  présidé  au  classement  de  ces  pièces 
officielles,  et,  après  avoir  lu  l'ouvrage,  on  ne  peut  plus  affirmer 
comme  certains  l'ont  dit  à  tort  qu'il  est  en  réalité  une  sorte  de 
pot  pourri.  Pourtant,  comme  beaucoup  de  ses  congénères, 
Qalqachandî  ne  sait  pas  résister  au  charme  d'une  association 
d'idées,  laquelle  ne  dérive  pas  toujours  de  la  plus  saine  lo- 
gique, et  quelques  titres  de  chapitres  sont  ainsi  trompeurs. 
Piiur  ne  retenir  que  le  morceau  traduit  ci-dessous,  la  liste  des 
Patriarches  d'.Mexandrie  ne  se  trouve  pas  dans  la  section  his- 
torique relative  à  l'Egypte,  ni  même  dans  la  notice  consacrée 
ii  la  religion  chrétienne,  mais  elle  remplace  le  catalogue  des 
anciens  rois  d'Abyssinic,  sur  lesquels  Qalqachandî  avoue  ne 
posséder  aucun  renseignement. 

Ci^te  liste  patriarcale,  comme  on  peut  s'3  attendre,  étant 
donnée  l'époque  de  l'auteur  (756-S21/13ÔÔ-1418),  n'apporte  pas 
de  vues  nouvelles  sur  la  question  :  pourtant  elle  n'est  pas 
dénuée  d'intérêt. 

Elle  permet  notamment  de  connaître  pour  ce  chapitre  la 
source  de  Qalqachandî,  qui  ne  cite  là  aucun  auteur,  et,  en 
outre,  de  préciser  les  rapports  qui  peuvent  avoir  existé  entre 
cet  écrivain  et  son  conlemporain  un  peu  plus  jeune,  Maqrizî. 
On  sait  que  ce  dernier,  à  la  fin  de  ses  Khiiat  (-2),  a  étudié  aussi 
les  patriarrhes  d'Alexandrie. 

(1)  Vol.  1(1"  éd.),  p.  (j-i2. 

('i)  .MAQRizi,  Khital,  II,  p.  48'l-500. 


LA    LISTE    [1ES    l'ATlUARCIIES    D  ALEXANDRIE.  l..i 

I>ans  la  préface  de  la  traduction  de  la  partie  du  Siib(i  cl- 
I  lui  qui  traite  de  l'Egypte,  Wiisteafeld  (1)  insinuait  que  les 
deux  liisloriens  avaient  dû  se  connaître  personnellement  et 
que,  iiir-me,  Maqrizi  avait  utilisé  (Jalqacliandi.  Kvideiiinient.  — 
et  Wiistenfeld  l'a  observé  le  premier,  —  ceitains  passages  de 
Qalqacliandi  se  retnnivent  dans  les  KUiiat  et  ils  sont  même  plus 
nombreux  que  ne  h-  pensait  l'orientaliste  allemand.  .Mais  cela 
l>rovient  uniquement  de  ce  lait  que  tous  deux  ont  puisé  aux 

mes  sources.  La  lecture  intégrale  du  Suhh  el-A'c/id  et  des 
ixintai  permet  de  se  faire  uni^  opinion  à  ce  sujet;  il  ressort 
netti-ment  que  .Maqrizi  n  a  pas  mis  à  o>ntriliiitiun  l'ouvrage  de 
>  Il  devancier.  D'ailleurs  le  plan  adopté  dans  \esK/iitat  ne  per- 
mettait guère  l'utilisation  de  nombreux  passages  du  >^iiO/i,  et 
Wiistenfeld  a  été  hypnotisé  par  ce  fait  qu'il  n'a  connu  qu'une 
partie  du  chapitre  consacré  à  l'Egypte  (-'l. 

S'il  est,  en  tout  cas,  un  sujet  pour  lequel  Maqrizi  pouvait 
co|iier  .son  devancier,  c'était  bien  l'histoire  des  patriarches 
d'Alexandrie,  et  un  examen  superlieiel  pourrait  le  laisser 
:  lire.  Pour  ne  retenir  que  la  partie  antérieure  à  l'islam,  l'or- 
Ihugraphe  des  noms  propres  est  presque  toujours  la  même 
(réserve  faite  des  points  diacritiques  placés  par  les  copistes  au 
petit  bonheur),  et  les  deux  chronologies  concordent  presque  ab- 
solument. En  outre,  les  deux  auteurs  arrêtent  leur  liste  au  der- 
nier patriarche  cité  par  el-Makin.  Pourtant,  si  l'on  examine  les 
niiticesdes  patriarches  du  vi"  siéi-le,  on  perçoit  des  dilTérences 
importantes  :  .Maqrizi  et  Qalqachandi  ont  tous  deux  utilise  el- 
Makin  sans  le  citer  (3),  mais  .Maqrizi  eut  à  sa  disposition  les 
^l/(/(i://(.'.sd'Eutychius,  ou  encore  une  copie  de  l'œuvre  d'el-.Makin 
remaniée  d'aprcs  Eutychius,  analogue  au  manuscrit  arabe  de 
Paris  n°  4729(4).  Cette  source  supplémentaire  a  permis  à  Ma- 
qrizi de  connaître  un  certain  nombre  de  pati'iarches  melkites 
et  jacobites  dissidents  du  vi"=  siècle,  Zoile,  .Vliiauase   et  deux 

1    WûsTF.NPELU.  Die  Géographie  and  l'envitliiin;/  von  Aeijypten,  p.  ti. 

.    En  réalité  une  toute  petite  partie  du  Subli,  III,  p.  28-2-."j32. 
'■•  Qalqacliandi  ne  mentionne  pasel-.Makin  à  propos  des  patriarches  d'.VIoxan- 
'.  mais  il  le  cite  en  d'autres  passages  (V.  p.  32.'!,  :îS3-:W6,  3.s'.I:  XIII,  p.  .'75. 

■  .S'il.  On  chercherait  en  vain  son  nom  dans  .Maqrizi. 

'•■  Tout  ceci  a  été  IjnguomMit  exposé  dans  .Ikas   .Maspeuo.  /IIxI.  des  pdlriar- 
ches  d'Alexandrie,  p.  il9--iJ2,  noie 

13] 


1-26  REVUK    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

palriarclies  du  nom  de  Jean  :  Qalqachandî  n'a  pas  soupçonné 
leur  existence. 

Si  l'on  examine,  d'aulre  part,  l'étude  consacrée  par  les  deux 
auteurs  aux  fêtes  des  Coptes  (1),  on  se  rend  compte  qu'ils  ont 
utilisé  probablement  une  source  commune,  mais  que  Maqrîzi 
na  pas  copié  Qalqachandî,  qui  donne  certains  détails  absents 
des  K/tita/. 

Ce  chapitre  relatif  aux  fêtes  des  Coptes  a  été  édité  et  traduit 
pas  Seiden  à  la  fin  du  xvii''  siècle  (2).  D'autres  extraits  ont  été 
publiés  par  Aniari  (3),  et  plus  récemment  par  le  P.  Lani- 
mens  (4),  et  M.  Gaudefroy-Demombynes  doit  étudier  tout 
prochainement  la  géographie  et  l'administration  de  la  Syrie 
d'après  Qalqachandi. 

(Qalqachandî,  V,  308)  Liste  des  Patriarches  d'Alexandrie. 

...Les  Patriarches  représentent,  aux  yeux  des  Chrétiens,  les 
successeurs  des  Apùtres,  lesquels  furent  les  compagnons  du 
Clii-ist  (sur  Lui  soit  le  salut!).  Les  Chrétiens  possédaient 
autrefois  quatre  sièges  :  un  à  Rome,  capitale  des  Itûni:  un  à 
Alexandrie,  en  Egypte;  un  à  Antioche,  capitale  de  la  province 
d'el-'Aivàsiiii  (,j),  en  Syrie;  un  à  Jérusalem.  Le  siège  de 
Rome  échut  aux  Melchites,  et  leur  Patriarche,  appelé  Pape,  y 
réside  encore  aujourd'hui.  Le  siège  d'Alexandrie  passa  plus 
tard  au  Patriarche  des  Jacobites,  placé  sous  la  protection  des 
Musulmans  d'Egypte,  depuis  la  conquête  islamique  jusqu'à 
notre  époque.  Les  sièges  de  Jérusalem  et  d'Antioche  ont  dis- 

(1)  Q.u.QALiiAMii,  11,  1-1.  ll.>l-,'0;  .MAijRîzi,  Khihil,  éd.  de  l'inst.  Fi'aiu>,  IV, 
clia)).  ic;  trad.  Casanova,  III,  p.  37-5-1;  (iiuvEAu,  Lex  frles  îles  Copies,  l'atrol. 
or.,  X,  p.  [i^-:,!]  ;u,^-3i:i. 

(2)  Seuies,  De  synedriis  velerum  Ebrueorum,  Amsterdam  (I07!l).  111,  p.  iOl- 
•2-20;  l-'riincfoi't  (I6iiG),  p.  12!)8-130G  {=  QALyACHAXDÎ,  II,  p.  415-425). 

(3)  Uc'  litùli  clie  usava  la  cimcellaria  de'  sullani  di  Et/ilto  in  Atl.  Real.  Acad. 
Lincei,  1884-85. 

(4)  Lammens,  Correspondiinrex  dijiloinaUi/ues  enlre  les  suUinis  mamelouks 
d'iir/yple  et  les  puissances  chréliennes,  Heo.  Or.  chrétien,  1904,  p.  151-187,  359- 
3f)2  (=  QAi.(^\ciiAMii,  VIII,  ji.  33-53,  121-12.5).  —  Le  P.  Lammens  a  l'ait  précéder 
sa  traduction  d'un  court  examen  critiiiuc  de  l'ccuvre  de  Qalqach:indi  :  nous  ne 
pouvons  que  sousciirc  à  son  jugement. 

(5i  .Sur  cette  dénomination,  xo\r  Encyclojiedie  de  l'Jstam.  1,  p.  5_';;:  IUi.aiihi  ni, 
p.  132,  103;  TAbAKi,  111,  [}.  tJUl;  La»ime.\s,  Lt  Sy}-ic,  I,  p.  13G. 

[4] 


LA    LISTE   DES    PATRLVRCHES    d'ALEXANDRIE.  127 

paru  par  le  l'ail  do  l'établissement  do  la  religion  musulmane 
dans  ces  deux  villes  (1). 

Lursi|Uo  le  siège  d'Al<'.\aiidrie  doviiit  lo  partage  dos  jacnbites, 
lo  l'atriarclio,  île  croyance  jacobile,  ((ui  y  était  instaili',  eut 
autorité  sur  les  Abyssins,  les  Nubiens  et  le  reste  des  Chrétiens 
(du  Pays)  dos  Ko'irs  (el-Sialàn),  et  fut  considéré  par  eux  comme 
le  chof  suprême  (Khalifoli)  de  la  religion  clirotienno  (t).  11  eut, 
chez  oux,  lo  droit  de  nommer  et  île  révoquer  ;  et  l'accession  au 
trniu'  d'uii  de  leurs  rois  ne  fut  valable  que  par  son  investiture. 

C'est  au  point  que  l'autour  du  Tarifa  pu  dire,  dans  le 
chapitre  relatif  à  la  correspondance  avec  le  souverain  d'Abyssi- 
nie  :  «  C'est  un  article  de  foi,  pour  la  secte  jacobite,  de  croire 
qu'un  baptême  n'est  valable  que  s'il  est  donné  par  (une  per- 
sonne qui)  dépend  du  Patriarche.  Or,  le  siège  du  Patriarche 
liant  l'ogliso  d'.VIoxandrie,  cela  exige  la  présence  permanente, 
(iii  Abyssinie),  d'un  évêque  (nommé)  par  ce  Patriarche.  S'il 
n'en  était  pas  ainsi,  (le  roi  d'.Vbyssinie)  serait  bien  trop  fier 
jMiur  cnrrespondre  (avec le  Patriarche)  :  mais  il  y  est  contraint.  » 

«  Les  ordres  du  Patriarche  (3),  ajoute  (le  même  écrivain), 
sont  considérés  par  (le  roi  d'Abvssinie)  avec  le  même  respect 
que  la  loi  religieuse.  Lorsqu'une  lettre  écrite  (par  le  Pâtriarciie) 
arrive  à  la  frontière  de  son  royaume,  lo  gouverneur  de  la  pro- 
vince frontière  se  rend  (au-devant  du  courrier)  :  la  lettre  est 
placée  en  haut  (p.  309)  d'une  bannière  Ca/nni),  que  le  gouver- 
neur porte  lui-même  jusqu'à  la  limite  de  son  territoire.  Il  est 
accompagné  des  principaux  dignitaires  de  la  province,  prêtres 
et  diacres,  qui  marchent  en  encensant.  A  leur  arrivée  à  la 
limite  de  la  province,  ils  sont  rejoints  par  une  délégation  de  la 
province  voisine;  et  il  en  est  ainsi  dans  chaque  province  jus- 
qu'à ce  que  l'on  parvienne  à  Amharà.  Son  souverain  sort  alors 
en  personne,  et  le  même  cérémonial  so  produit:  mais  c'est 
l'évêquequi  porte  la  lettre  :  ce  n'est  pas  que  le  roi  s'abstienne  par 
dédain,  mais  le  rang  considéré  de  l'évêque  l'exige  ainsi.  Le  roi 
n'accomplit  ensuite  aucun  acte  de  gouvernement,  quelle  qu'en 

(1)  Sur  les  sièges  patriarcaux,  cf.  en  outre  QALQACiiANui.  VI,  p.  '.fi;  XIII,  p.  i'i\. 
(i)  Cf.   SïNAXAiKE,  Patrul.  or..   XV,  p.   [92^]  iSi  :  ïs)}^     j<      J'  ïf,j  ^tJI 
A~j« .'.'"'',  lo  p.itriarcat  qui  est  lo  califat  clinHicn. 
(3)  (jalqBcliandi  cilc  ailleurs  ce  pxs-age  (ViK.  p.  Il|. 


12S  HKVHK    I)K    l'oRIEXT   CHRÉTIEN. 

soit  rimportance,  avant  que  la  lettre  n'ait  été  lue  en  public,  à 
ré_ylise,  un  dimanche.  Le  roi  assiste  à  cette  lecture  debuut,  et 
il  ne  siège  pas  sur  son  trône  avant  tl'avoir  mis  à  exécution  les 
ordres  contenus  dans  cette  lettre.  » 

Ktant  donné  qu'il  est  difficile  de  connaître  l'hisloire  des  rois 
d'Al»yssinie,  nous  nous  contentons  de  mentionner  ici  les 
Patriarclies,  dont  les  souverains  tirent  leur  autorité  :  ce  sont 
eux,  en  effet,  leurs  \  éritidiles  rois. 

Le  premier  Patriarche  de  l'église  d'Alexandrie  fut  .Marc 
l'évanoéliste  (1),  disciple  de  l'Apôtre  Pierre,  lequel  fut  envoyé 
à  Rome-  par  le  Christ  (sur  Lui  soit  le  salut!).  Marc  fut  surnommé 
VEvangélistc  pour  cette  simple  raison  que  F'ierre  lui  attribua 
rL\*angile,  qu'il  avait  lui-même  réiligé  en  grec  (rùmiijah)  (2). 
.Marc  resta  pendant  sept  ans  sur  le  siège  patriarcal  d'Alexandrie, 
préchant  la  doctrine  chrétieinie  à  .'\iexandrie  (3).  à  .Misr,  à 
Barqah  et  dans  le  .Alaghrib.  Il  fut  ensuite  mis  à  mort  par  Néron 
César,  fils  de  Claude  (Iqliyùdich  )  César,  le  sixième  des  Césars  (1). 

Son  successeur,  AxNHCN  { IJ and nii/à),  qu'on  nomme  en  iK'brcu 
Aiuhiiijù,  mourut  en  87  du  Messie  (5). 

Son  successeur  fut  Mh-hjs  [Filibù),  qui  mnurut  après  treize 
ans  de  pontilicat  ((>). 

Son  successeur  fut  ('eiuiox  {Knrliijnnù)  :  il  mourut  dans  la 
onzième  année  de  son  pontifical,  sous  le  l'ègnc  de  Trajaii 
('laranbich)  César  (7). 

(p.  310)  Son  successeur.  Prime  (Iriinù)  fut  patriarche  pen- 
dant douze  ans  (8). 

Juste  (NasUn;)  lui  succéda  sous  le  règne  d'Hadrien  (Anda- 
rijânùs)  César.  Savant  et  éminent,  il  mourut  après  onze  ans  de 
pontificat  (9). 

(I)  Cf.  (jALcjACHANui,  XllI,  p.  iî^-iri. 

(i)  El-.Makiii,  l'aris,  1521,  p.  lôo.  —  CI'.  Eurvciiius,  I,  p.  !)0;  Q^ujalhanhî,  XllI, 

p.  2;ti. 

CS}  EWIakin,  p.  101. 

^ll  Kl-.MaUin,  p.   l'ib.  —  ijulqai-haiuli  imcoiiI"  ailleurs  (V,  p.  38j)  que  cela  eut 
lieu  dans  la  ddU/iùms  aimée  du  rè^^iio  de  Xérou. 
{:<)  EI-.Makin,  p.  l.')5,  101 . 
IIJI  Eutyclùus,  I,  p.  ;i!i. 

(7)  El-Makin,  p.  16a. 

(8)  El-Makîti.  p.  \m. 
(Ui  Kl  .Mukiii.  p.  liiO. 


L\   LISTE   DES    PATRIARCHES    D'ALEXANDRIE.  129 

Son  successeur,   Eumène    {Anndniyim),   resta    patriarche 
,  pendant  onze  ans  également  :  il  mourut  aussi  sous  le  règne 
d" Hadrien  César. 

Sun  successeur,  Maroiex  (Mùqii/ànû),  resta  patriarche  pen- 
dant maïf  ans  :  il  mourut  dans    la    cinquième  année  du  règne 
^  d'Antoiiin   .[ii/ànis)  Césai    \\ 

'       Sun    successeur,    Célauiu.n     {Kalùtujànù),    mourut    après 
quatorze    ans   de    pontilicat,    sous    le    règne    d'Antonin    Cé- 
I-C2). 

Son  successeur,  Ahkiim-inus  {Agritûs),  mourut  après  douze 
ans  de  pontilicat  (H). 

.liLiF.N  lui  succéda,  sous  le  règne  de  ....  Il  mourut  après 
ilix  ans  de  pontilicat  (4). 

L)i:MKriin  s  lui  succéda,  sous  le  règne  d'Aurélien,  et  resta 
patriarche  pemlant  trente-trois  ans  (5). 

Son  successeur.  WmkCLK^  {Tâwaklâ),  mourut  après  seize  ans 
ili'  jiontificat  (6). 

Son  successeur,  De.nys  {Dùtiùchiijùch),  mourut  après  dix- 
neuf  ans  de  pontificat  (7). 
.Son  successeur.  Maxime,  mourut  après  ilouze  ans  de  ponti- 
^ficat  (8). 

B^Son  successeur,  Tiiéo.nas,  mourut  après  dix  ans  de  pontifi- 

^«(D).  Les  chrétiens  avaient  jusqu'alors  accompli  les  rites  de 

^TCur  religion  en  secret  :  à  sou  avènement,  ce  patriarche  se 

!   ménagea  par  des  cadeaux  la  bienveillance  des  Rihn,  qui  l'autori. 

lent  à  fonder  l'église  de  .Marie  et  à  y  prier  publiquement. 

Son  successeur.  Pikrkk.  fut  mis  à  mort  par  Dioclétien  César. 

après  dix  ans  de  pontifical  (10). 

(l)El-.Makiii,  p.  IW. 

{i)  El-.Makin.  p.  Iti6.  —  Ccladion  mourut  (lendant  le  règne  de  Marc-.\urèle,  ce 
que  précise  el-Makin,  mais  il  donne  la  nolice  de  Céladiou  dans  le  chapitre  con- 
sacré à  Antonin.  ce  qui  est  la  cause  de  la  confusion  de  Qalqachandi. 

i:!)  El-Makin.  p.  167. 

ili  El-.Makin,  p.  U-i. 

(5)  El-Makin,  p.  171.  —  DéouHrius  devint  patriarche  sous  le  rèjrne  de  Commode. 

(C)  El-Makin.  p.  177. 

(7)  El-M:)kin,  p.  178. 

(8)  El-.Makin,  p.  181. 

(!•)  El-M:ikin  (p.  ISil  donne  :  9  ans  et  !i  mois. 

(10)  Eutychius,  I,  p   110.  —  Entre  l'ierrect  Alexandre,  Qalqacliandi  omet  Achille. 

[7] 

ORIENT  CURÉTIEN.  9 


]30  REVUR    DlC    l'orient    CHRÉTIEX. 

(P.  311)  Son  disciple,  Ai.kxandke,  lui  succéJa  :  il  était  le  plus 
important  de  ses  disciples  :  il  resta  i)atriarche  pendant  vingt- 
trois  (  1)  ou  vingt-deux  ans  (2),  ou  même  pendant  seize  ans  (3). 
11  détruisit  l'idole  de  cuivre  qui  se  trouvait  dans  le  temple  de 
Saturne,  à  Alexandrie,  et  convertit  ce  temple  en  église.  Cette 
église  l'ut  démolie  plus  tard  par  les  'Ubeidites  (Fatimides)  lors- 
qu'ils s'emparèrent  d'Alexandrie  (1).  Ce  patriarche  mourut 
dans  la  vingt  et  unième  année  du  règne  de  Constantin,  roi 
des  Ihhn. 

Son  disciple,  Atiianase  {Inâsiyùs),  lui  succéda.  Le  peuple 
d'Alexandrie  se  révolta  contre  lui  et  voulut  le  mettre  à  mort, 
parce  qu'il  avait  adopté  une  doctrine  différente  de  la  sienne  : 
Atiianase  s'enfuit  alors  (.")). 

Li  (ILS  [Lùqiyûcli)  lui  succéda.  Mais  il  fut  chassé  au  bout  de 
cinq  mois,  et  on  rétablit  sur  son  siège  Atiianase,  qui  resta    , 
patriarche  jusqu'à  sa  mort  ((J). 

Son  disciple  (7),  Pierre,  lui  suco'da  pendant  deux  ans,  mais 
il  dut  s'enfuir  devant  une  révolte  des  partisans  de  Lucius,  qui, 
rétabli  sur  son  siège,  resta  patriarche  pendant  trois  ans.  Il  fut 
alors  chassé  (de  nouveau)',  et  on  rétablit  Pierre  qui  mourut 
dans  l'année  niém(>  (S).  Mais  on  prétend  aussi  qu'il  fut  empri- 
sonné et  remplacé'  par  Ariiis  de  Samosate  (9). 

Puis  vint  TiMOTiiÉE  (T/inàndirfh),  frère  de  Pierre,  qui  mou- 
rut après  avoir  siégé  sept  ans  (lU).  On  prétend  aussi  qu'Atlia- 
nase,  dont  il  a  été  question  plus  haut,  fut  rétabli  sur  son  siège 
et  mourut  alors  (11). 

(I)  El-Makiii,  p.  18G,  132. 
(i)  Ibn   Uàhib,  p.   110  (22  ans  et  PM  joui-s);  el-Makîn   (p.    192)  :  22  uns  et 

li)  mois. 
(:?)  Kutycliius,  I,  p.  121. 

(•1)  Cf.  "maqrizî,  A7«7«(,  éd.  de  l'iiist.  Franc..  111,  \i.   1 11-112,  325. 
('j)  lîl-Makîn,  p.  193,  200. 

(6)  El-]Makin,  p.  200. 

(7)  Disciple  (l'Athanase. 

(8)  El-.Makin,  p.  200. 

(9)  EI-Makîn,  p.  201. 

(10)  El-Makin,  p.  202-203. 

(II)  I.'orisine  de  cotte  confusion  n'a  pu  être  retrouvée,  ni  dans  Eutycliius,  ni 
dans  11)11  Ràhil),  Agapius  de  Manbidj.  el-Makîn.  —  .Maqrizî  no  dit  rien  de  seni-  , 
blable.  —  Qaliiachandi  a-t-il  trouvé  extraordinaire  qu'un  secrétaire  d'Ailianase' 
succédât  à  Timotliéo? 


I.A    LISTE    DES    PATRIARCHES    D'ALEXANDRIE.  \?<\ 

Son  secrétaire  (secrétaire  (rAtliana.se),  Théophile  (Tàwn- 
fim't),  lui  succéda  (1)...  Après  sa  mort, 

siégea  son  neveu,  Cyrille  (2)...  Après  sa  mort, 

Dioscoke  lui  succéda.  Comme  il  avait  inauguré  une  hérésie 
ilans  la  croyance  admise  par  (les  clirétien's),  ceux-ci,  d'un  com- 
mun accord,  l'exilèrent  (3) 

(P.  312)  et  établirent  à  sa  place  I'rotéuils  {IJartàrus)  :  c'est 
1  partir  de  ce  moment  que  les  chrétiens  se  divisèrent  en  jaco- 
bites  et  en  melchites  (l). 

Puis,  les  habitants  d'Alexandrie  s'insurgèrent  contre  le  pa- 
triarche Protérius,  qu'ils  mirent  à  mort  dans  la  sixième  année 
de  son  pontificat.  Ils  lui  donnèrent  comme  successeur  Timotiiée 
[Tiitiitii'nviis).  jacobite,  et  ci'  fut  le  premier  patriarche  jacobite 
d'Alexandrie.  Lorsqu'il  eut  siégé  trois  ans,  un  ul'licier  (i/'iid) 
arriva  de  Constantinople,  exila  Timolhéc,  qu'il  remplaça  par 
Slkls  (5)  (.s'»/v's),  melchite,  lequel  siégea  pendant  neuf  ans. 
Le  précédent,  Timothée,  fut  ensuite  rétabli  sur  .son  siège,  par 
ordre  de  l'empereur  Léon  :  on  dit  que  jusqu'à  sa  mort  Timo- 
thée avait  siégé  vingt-deux  ans  ((i). 

Son  successeur,  Pierre,  rauuriitaprés  avoir  siégé  huit  ans  (7). 

Atiianase,  qui  lui  succéda,  mourut  après  sept  ans  :  suus  le 
pontificat  de  Pierre,  il  avait  été  desservant  (8)  d'une  église 
d'Alexandrie  (9). 

Son  successeur,  Jean,  jacobite,  nu lu rut  au  bout  de  sept  ans  (10). 

il)  El-Makin,  p.  203. 

{■ij  El->Iakin.  p.  ^(Js;.  —  Cf.  Qalqachasdï,  XIII.  p.  280. 

(3|  Cette  façon  de  s'exprimer  prouve  que  Quiqacliandi  a  utilisé  ici  un  auteur 
mcicliitc.  Ou  ne  lit  pas  cette  plirasc  te.xtuellemont  dans  Eutvcliius.  —  Cf. 
Qak'\c  iiANijï,  XIII,  p.  278-280. 

(  1;  El-.M.ikin,  p.  212-213. 

i.'j)  'lupi;  (liutschinid,  \'er:eichniss...,  in  AV.  Schriften,  II,  p.  152).  Il  s'agit 
lie  Tiuiotliée  Salopliaciole. 

(Gl  El-Makin,  p.  2U. 

(7)  El-Makin,  p.  215. 

(8i  Nous  traduisons  ainsi  l'arabe  qayyim.  Qalqacliandi  (XIII,  p.  27-1)  en  fait 
T'équivalent  du  diacre  (chammâs).  On  le  rend  habituellement  par  sacrislain 
Vansleb,  llist.  de  l'éijl.  d'Alexandrie,  p.  38;  Uctler,  Ane.  Copt.  Churc/ies,  II, 
|..  -2781. 

(9)  El-Makin,  p.  215. 

(lOi  II  fau:  prolialilemcnt lire  neii/' (confusion  entre  a—,  et  «-~j*i.  —  El-Makiii, 

:■    2U..  *'-'  ^ 


132  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

Son  successeur,  Jean  le  reclus,  mourut  au  bout  de  onze 
ans  (1). 

Son  successeur,  Dioscore  le  jeune  (el-djadid,  io  nuuveau), 
mourut  au  bout  de  deux  ans  et  demi  {i). 

Son  successeur,  Timothée,  jacobite,  siégea  pendant  trois  ans, 
ou,  ù  ce  (lue  d'autres  disent,  pendant  dix-sept  ans,  puis  il  fut 
exilé  (3). 

Son  successeur  fut  Paul,  melcliite:  il  siégea  pendant  deux  ans, 
sans  avoir  l'agrément  des  Jacobitcs  (1). 

L'empereur  désigna  alors  un  de  ses  officiers,  nommé  Apolli- 
naire {Atliàli,nà)-iyùii).  Celui-ci  pénétra  dans  l'église  en  tenuo 
militaire  et  revêtit  ensuite  le  costume  des  patriarches.  Il  pressa 
vivement  les  Alexandrins  à  adopter  la  doctrine  jacobite  (.")), 
tuant  ceux  qui  s'y  refusaient,  au  nombre  de  deux  cents  (0) 
{sic).  Apollinaire  mourut  ai^rès  avoir  siégé  dix-sept  ans. 

(313)  Son  successeur,  Jean,  mourut  au  bout  de  trois  ans  (7). 

Mais  les  Jacobites  d'Alexandrie,  en  grande  partie  Coptes, 
fii'ent  bande  à  part  et  choisirent  Théodose,  qui  pendant  trente- 
deux  ans,  fut  leur  Patriarche.  De  leur  côté,  les  Melchites 
désignèrent  comme  patriarche  Gaïanus  [Dà(jiijàiiûs)  (8)  et 
chassèrent  Théodose  de  son  siège  durant  six  mois.  Ensuite, 
sur  l'ordre  de  l'Empereur,  Théodose  fut  rétaldi,  puis,  dans  la 
suite,  exilé  (9). 

Paul  le  Tabennésiote  (10)  {el-Tinnisi)  lui  succéda,  mais  les 


(1)  El-iMakin,  p.  -iV.K 

(2)  El-M:il;iii,  p.  -.ili). 

(3)  El-M:ikin,  p.  2-21. 

(1)  El-JlaUiii,  p.  ii'i.  —  Sur  lu  désoriiro  dos  auteurs  arabes  depuis  Timotiiéc 
m  jusqu'à  Damieii,  cf.  .Iican  .Maspeuo,  Uiitl..  des  Patriarches  d'Alexandrie, 
p.  T."), -.JlS-îI!).  Nous  relrouvoroas  d'ailleurs  plus  loin  l'aul  (do  Tabenne)  après 
'i'iiéodose. 

(■^)  ■>--J_jï«j'  ^',      J^    »^U'.^.   Apollinaii'e  lit  précisément   le  contraire,   et 

Qalqacliaiidi,  ou  ses  copistes,  ont  di"i  sauter  quel(|ues  mots  (|iii  rendaient  la 
chose  évidente  (El-Mal<in,  p.  -J-^X-^ÎS). 

(G)  El-MaUin,  qui  est  la  source  de  Qalqachandi,  et  les  aulres  auteurs  ilMiiicut 
ici  deux  cent  mille  (CL  .)ean  Maspeiio.  op.  cil.,  p.  IBÎ). 

(?)  El-Makin,  p.  tih. 

(8)  CL  .lEAN  AIasi'Eho,  op.  cil.,  p.  Il  1,  n,  8. 

(9)  EI-.'\Ialdn,  p.  ti'). 

(10)  Voir  plus  liant,  n.  •!. 

[lUj 


I.A    I.ISTI     riKS    PATItlAîiCIlKS    n'AI.F.XANDIlIF..  I-"i3 

Alexandrins  ne  l'acceptèrent  pas  et  méconnurent  ses  décisions. 
Vprès  sa  mort,  on  ferma  les  églises  des  Coptes  jacoMtes,  qu' 
.■iiiliirèri-nt  île  violentes  persécutions  des  Melchites.  Tliéodose 
mourut  en  exil  (1  ). 

Le  patriarcat  fut  ensuite  dévolu  à  I'ikiîrk.  qui  muurut  au 
bout  de  deux  ans  (-2). 

Son  successeur,  Damif.n,  siégea  pendant  trente-six  ans  :  les 
.ouvents  lurent  détruits  sous  son  pontificat  (3). 

Ji:a\  i.'ArMÔNiKR  devint  ensuite  patriarche  pour  les  .Mel- 
1  liitos,  Alexandrie  et  Mi^r  :  c'est  lui  qui  fit  construire  à  Alexan- 
drie un  linpital  pour  les  malades  (1;.  Lorsqu'il  apprit  la  marche 
des  Perses  sur  l'Lgypte,  il  s'enfuit  à  Chypre,  où  il  mourut, 
dix  ans  après  son  intronisation.  Le  siège  ilu  patriarcat  melchite 
d'Alexandrie  fut  alors  vacant  pendant  sept  ans  (5). 

Les  Jacobiles  avaient  alors  comme  patriarche  An'astase,  qui 
siégea  pendant  douze  ans,  et  récupéra  avant  sa  mort  les  églises 
jacobites  dont  les  Melchites  s'étaient  emparés  (G). 

Son  successeur  A.nuromc  fut  durant  six  ans  le  patriarche  des 
Jacobites  :  les  couvents  furent  détruits  sous  son  pontificat  (7). 
A  sa  moi't, 

Benjamin  lui  succéda,  dans  la  première  année  de  l'hégire  et 
siégea  pendant  trente-neuf  ans.  Sous  son  pontificat,  Héraclius, 
roi  des  Rthn,  s'empara  de  l'Egypte  (8). 

P.  :>1  I)  11  nomma  son  frère  Manàniyà,  qui  était  melchite, 
patriarche  et  gouverneur  d'Alexandrie  (9).  Suivant  un  avertis- 
sement qui  lui  fut  donné  dans  un  songe,  Benjamin  se  cacha. 
Puis  Héraclius  se  fâcha  contre  son  frère,  Menas  [Manàniyà),  à 


(llEl-MaUin,  p.  22.5. 
(21  Hl-Makin,  p.  225. 
(3i  i:i-.Makin,  p.  22t>. 
(I)  El-.Makin,  p.  231. 
(5)  El-Makin,  p.  232. 
\!à)  El-Makin.  p.  233. 

(7)  El-.Makin,  p.  237. 

(8)  El-Makin.  p.  2:î7. 

(!l)  CiMie  phrase  étrange  est  très  facilo  à  morlilicr  à  l'aide  du  texte  d'el-.Makin 
'.lalqacliandi  n'a  rien  compris,  omettant  Cyrus  et  confondant  -  maiiicliéen  - 
•>t    Menas.  Il   faut   remplacer  cette  phrase  par  la  suivante  :   •  Cyrus,  qui  était 

manichéen    [inandniyan),    devint    patriarche    et    gouverneur   d'Alexandrie    ■ 

El-Makln.  p.  237-238). 

[11] 


131  RKVLt:  DE  l'orient  chrétien. 

cause  (le  sa  croyance  religieuse,  puis  il  ordonna  de  le  brûler  et 
fit  jeter  sa  dépouille  dans  la  nier.  Quant  à  Benjamin,  il  resta 
caché  jusqu'à  la  prise  d'Alexandrie  par  les  musulmans.  C'est 
alors  que,  sur  une  sauvegarde  écrite  par  '.\mr  ibn  el-'As,  il 
revint  à  .\lo.\andrie  qu'il  avait  quittée  depuis  treize  ans  (1). 
11  conserva  son  siège  jusqu'à  sa  mort,  survenue  en  l'an  39  de 
l'hégire  (6.'J9)  (2).  A  dat<M'  de  cette  époque  les  patriarches  jaco- 
bites  furent  seuls  à  dispnser  de  l'autorité  religieuse  en  Egypte, 
et  ils  installèrent  sur  tous  les  sièges  des  évêques  jacobites;  ils 
envoyèrent  aussi  leurs  évêques  en  Nubie  et  en  .\byssinie,  qui 
devinrent  jacobites. 

AdATiioN  lui  succéda,  et  mourut  en  l'an  36  de  l'hégire  (076), 
après  avoir  siégé  pendant  dix-sept  ans  (3).  C'est  sous  son 
pontifical,  (1)  que  les  églises  inelchites  furent  arrachées  aux 
Jacobites.  Les  Melchitcs  eurent  alors  un  patriarche,  après  être 
restés  sans  patriarche  près  de  cent  ans  à  compter  du  califat  de 
'Umar  :  la  dignité  de  patriarche  appartenait  auxpacobites,  qui 
nommaient  les  évêques  dans  les  diocèses.  C'est  à  dater  de 
cette  période  que  la  Nubie,  et  plus  loin  l'Abyssinie,  devinrent 
jacobites.  C'est  (Agathon)  qui  lit  construire  l'église  de  (Saint-) 
Marc,  laquelle  fut  démolie  sous  le  règne  d'el-'Adil  Ayyùb,  lils 
d'Abù  Bakr  (5). 

Le  patriarche  qui  lui  succéda  se  nommait  Jean  (6). 

Le  patriarcat  échut  ensuite  à  Isaac,  qui  siégea  deux  ans  et 
onze  mois.  Son  intronisation  eut  lieu  dans  la  dix-huitième  (année) 
de  Jusliiiien  (Vùchilii/dri),  roi  des  Rûui  :  il  fut  alors  décidé  que 
les  patriarches  seraient  toujours  intronisés  un  dimanclie  (7). 


(1)  Kl-.MaUin,  p.  238.  La  promiri-e  pai'lie  do  la  clironique  s'arrèto  là:  les  rcii- 
soigiiemoiits  qui  suivront,  sur  Ronjariiin  et  ses  successeurs,  sont  emprnutés  à  la 
deuxiénu-  parlio,  éditée  et  traduite  par  Erpénius  en  162o  sous  le  titre  û'Ilisloria 
Saracenica  {Hist.  Sar.).  Sur  le  retour  de  lienjaniin,  avec  le  motif  et  la  date 
cl",  flist.  Sar.,  p.  30  et  43. 

(2)  HixI.  Sai:,  p.  '13. 

(3)  llhl.  Sar.,  p.  43  et  .50. 

(4)  EI-.M  ikîu  ne  dit  rien  ici  des  Melchites,  ni  d.»  l'extension  de  l'autorité  des 
.lacobites;  voir  plus  lias. 

(5)  Hlsi.  Sar.,  p.  r>0. 

(6)  Ilisl.  Sar.,  p.  50:  8  ans  de  ponlilii-at. 

(7)  Ilhl.  Sar.,  p.  (17-G8,  avec  la  référence  à  .Justinien  et  la  décision  relative  à 
l'i ntronisation  du  patriarche.  Cf.  Vansleb,  Hisl.  de  l'église  d'Alexandrie,  p.  163. 

[12] 


I.A    LISTF    DKS    PATRIARflIKS    n'AI.FXANDRIE.  1 3") 

V.  'MT>)  Il  fut  remplacé  par  Simkox  le  Sj'rion,  qui  siégea 
sept  ans  et  demi  et  mounil  sous  le  califat  de  AIkI-cI  Malik 
ibii  MarwAn,  le.-21  abib  4  k)  des  Martyrs  (IS  juillet  70l). 

(•a  dit  qu'il  reçut  la  visite  d'un  ambassadeur  de  l'Inde  qui 
venait  lui  <lemander  de  désigner  pour  son  pays  un  évêquc  et 
des  prêtres.  Le  patriarche  n'en  voulut  rien  faire  avant  d'avoir 
reçu  des  ordres  du  gouverneur  de  l'Kgypte.  L'ambassadeur 
s'adressa  alors  à  une  autre  personnalité,  qui  lui  donna  satis- 
faction (1). 

Il  fut  remplacé  par  .\Li:\A\:rinf:  en  l'an  SI  de  l'hégire  (TCH>), 
le  jour  de  la  fête  de  saint  Marc  I'Im  angélisto  de  l'an  120  des 
Martyrs  (i.")  avril  705).  Il  siégea  pendant  vingt-quatre  ans  et 
demi,  ou,  suivant  une  autre  version,  pendant  vingt-cinq  ans. 
Il  subit  une  pi'uible  persécution  et  l'ut  soumis  deux  fois  à  la 
confiscation  (2),  devant  payer  à  chaque  reprise  une  amende  de 
trois  mille  dinars  (3).  Il  mourut  à  Alexandrie  en  l'an  108  (s^'c) 
de  l'hégire  (720)  (1). 

Son  successeur,  Co.me  {Quseimn),  mourut  au  bout  de  quinze 
mois  (3). 

Son  successeur.  Tmkodokk,  nomu)é  en  109  (727),  mourut 
après  avoir  siégé  onze  ans  (G). 

MicHKL  [Djàtil)  lui  succéda  en  l'an  120  (738)  et  siégea  pen- 
dant vingt-trois  ans.  Il  eut  à  subir  des  persécutions  du  fait  de 
Wbd  el-.Malik  ibn  Mùsà,  gouverneur  au  nom  tlo  Marwàn  el- 
l>ja'di(7),  puis  de  .Marwàn  lui-même,  lorsque  ce  dernier  arriva 
en  Kgypte.  (Il  fut  alors  emprisonné)  et  ne  fut  remis  en  liberté 
avec  (d'autres)  chVétiens  que  par  le  gouverneur  (nommi'  par) 
.Vbù  l-".VIibàs  el-SalTàh,  après  le  meurtre  de  .Marwàn  à  .\bùslr. 

(l)Toiilos  lesilonnoes  relatives  à  Simi^on  dans  Hist.  S'ar.,  p.  68.  Cf.  Illst.  des 
Patriarches,  Palrul.  or.,  V,  p.  [ilKj]  ;i»i  scq. 

(i)  i-5j~=.  Voir  sur  le  sens  de  musàdarah,  '/..  D.  .AI.  (1..  I.XllI,  p.  Sô^i  seq.; 
I-XIV,  p.  481  soq.;  LXV,  p.  392. 

(3)  HUl.  Sar.,  p.  68. 

(4)  ffist.  Sar..  p.  82. 

(5)  Ibid. 

(6)  Ibid. 

(7)  Ilisl.  .S'oc,  p.  8-2-8:?  :  la  libération  de  .Michel  y  est  attribuée  au  gouverneur 
■.\b(l  eI-.M:ilik  ibn  .Miisà,  qui  pn-ml  peur  à  la  suite  d'un  Ireniblciiient  do  terre. 
Les  persécutions  de  .Marwàn  contre  les  chrétiens  et  lo  patriarche, ainsi  que  Kur 
libération  par  le  lieutenant  de  Saffàh  sont  racontées  p.  99. 

[13] 


136  liKVUK    I1K    l,"nHIK\T    CHRÉTIEN. 

En  Tan  loi  (M!)),  l'orrln'  avait  été  donné  en  Egypte  de  restituer 
aux  Mclcliiles  les  églises  que  leur  avaient  prises  les  Jacobites. 
Ceci  fait,  les  Melchites  se  désignèrent  un  patriarche  :  or  les  Mel- 
chites  étaient  restés  sans  patriarche  durant  quatre-vingt-dix- 
sept  ans,  du  califat  de  "Uniar  ibn  el-khattàb  (que  Dieu  soit 
satisfait  de  lui!),  au  moment  de  la  conquête  musulmane, 
jusqu'au  califat  de  llichàm  ibn  'Abd  el-iMaliic  (1). 

(P.  316)  En  Tau  117  (761),  Abu  Djafar  el-Mansùr  déposa 
Michel  (2),  le  patriarche  jacobite,  et  le  remplaça  par  Miînas,  qui 
siégea  pendant  neuf  ans  et  mourut  sous  le  califat  d"el-Hàdi 
Muhammad  ibn  el-Mahdî  (sic)  (3). 

Son  successeur,  ,Ika\,  siégea  pendant  vingt-trois  ans  et 
mourut  le  16  tûbah  de  l'an  515  des  martyrs  (11  jan\ier 
800)  (4). 

En  l'an  172  (5)  (788),  sous  le  califat  d'El-Rachid,  le  patriar- 
che Marc  le  jeune  lui  succéda  et  siégea  vingt  (6)  ans  et  soixante- 
dix  jours.  Sous  son  pontificat,  el-Rachîd  donna  l'ordre  de  res- 
tituer aux  melchites  les  églises  dont  les  jacobites  s'étaient 
emparés  pour  la  seconde  fois  (7).  Les  Arabes  bédouins  et  les 
Maghrébins  causèrent  du  dé'sordrc  et  démolirent  les  couvents, 
dans  le  Wàdi  Hubeïb  (8)  :  il  n'y  resta  qu'un  nombre  infime  de 
moines.  Marc  mourut  en  l'an  211  (826)  (9). 

Son  successeur,  Jacques,  reçut  la  dignité  patriarcale  dans 

(1)  Hisl.  Sar.,  p.  83-81;  c'est  ici  que  se  trouve  dans  el-JIakiii  lo  passage  re- 
latif à  la  juridiction  des  patriarches  jacobites  qu'on  a  vu  plus  liaut  (p.  128) 
répété  deux  fois  à  propos  des  patriarcats  de  Menas  et  d'Agathon. 

(2)  El-Makin  ne  parle  pas  de  cette  déposition  et  donne  145  comme  date  de 
l'élection  {Hisl.  Sar..  p.  lOû). 

(3)  Il  faudrait  pour  la  correction  du  nom  Jlûsà  el-Ilàdi  fils  (l'el-Malidi,  ou 
Jlùsà  el-IIàdî,  fils  de  Mul.iammad  cl-.Mahdi.  Jlais  el-Uàdi  n'est  devenu  calife 
qu'en  16'.i,  et  les  neuf  ans  de  pontificat  de  Menas  (sept  dans  Jlaqrizi)  n'aboutis- 
sent qu'à  l.J6  ou  l.'iB,  suivant  qu'on  les  fait  comnjencer  on  117  ou  en  145, 
comme  cI-.Makin.  Quoi  qu'il  en  soit,  le  renseignement  semble  tiré  de  VHist.  S'ar., 
p.  111,  où  il  est  dit  que  Jean,  successeur  de  Menas,  fut  élu  patrian-lie  en  la 
première  année  du  règne  d'el-Hàdi. 

(4)  Ilist.  Sar.,  p.  111. 

(5)  11  faut  évidemment  lire  V.H  (808),  VHisl.  Sar.,  p.  122,  jiorte  :  l9'o. 

(6)  Hisl.  Sar.,  p.  122  :  dix  ans. 

(7j  //is(.  Sar.,  p.  123,  où  el-Makin  cite  Eutychius. 

(8)  Le  désert  de  .Scété  (Cf.  J.  JIaspero  et  Wiet,  .Malériau.v  pour  seri'ir  à  la 
géogr.  de  l'Egypte,  p.  22G). 

(9)  Hisl.  Sa7'.,  p.  140. 

[14] 


i 


I.A    LISTE    PKS    PATRIARCHE?    P'AI-EXANDRIE.  1''T 

la  tfoisiôme  aniii'O  du  règne  d'el-.M;\niLiii,  à  ci-  qu'on  dit 
(■Jitl/8lt))  (I)  :  les  couvents-  furent  alors  restaurés  et  les  moines 
y  rrvinient  cJl.  Il  inoui-ut  on  l'an  ■2-2-2  (S:î7)  ('.i). 

La  même  année,  sous  le  califat  d"el-.Mu'tasim,  cul  lieu  Tavè- 
ncmiiil  de  son  successeur,  Siméon,  qui  siégea  pendant  une 
seule  année,  ou  même,  dit-on.  pendant  sept  mois  et  seize  jnurs. 
i'uis.  après  sa  mort,  le  siège  demeura  vacant  pendant  un  an  et 
vingt-neuf  jours  (  1). 

En  l'an  227  (812),  on  élut  patriarche  I'ierre,  ou,  dit-on,  Jo- 
seph (  )'i'/s<'(l)).  au  couvent  de  Macaire,  dans  le  \\ ïidi  llubeïb.  le 
11  liàlùr  (."il  de  l'an  Til?  des  martyrs  (7  novembre  <S:'>1|.  Suivant 
une  autre  version,  intronisé  sous  le  règne  d'el-Màmùn  (5),  il 
siégea  pendant  dix-huit  ans  :  il  envoya  des  évèques  en  Afrî- 
qlyah  et  <i  Cairouan  (7).  Après  sa  mort,  survenue  en  212  (800), 
le  siège  demeura  vacant  pendant  trente  jours  (8). 

(P.  317)  En  la  dixième  année  du  califat  d"el-Muta\vakivil 
i212'8jG).  il  eut  comme  successeur  AIichel  {Djàt/l),  qui  était, 
dii-on,  prêtre  au  couvent  de  Vûliannis.  H  mourut  après  un 
pontilicat  dune  année  et  cinq  mois  et  fut  enterré  dans  le 
couvent  de  Macaire  :  ce  fut  même  le  premier  patriarche  enterré 
dans  ce  couvent.  Après  une  vacance  de  quatre-vingt-un  jours(9), 
il  eut  pour  successeur,  en  l'an  244  (8ô8),  qui  est  la  douzième 
année  du  califat  d'el-.Mutawakkil,  Côme  {Qusehnà),  diacre  au 
couvent  de  Macaire.  Il  mourut  au  bout  de  sept  ans  et  cinq 
niois  et  fut  entern-  à  Danùcliir,  puis  le  siège  demeura  vacant 
pendant  cinquante  et  un  jours  (10). 


(1)  Lire  ■  treizième  (211/826)  •  au  lieu  de  •  troisième  .. 
1,2)  llUt.  Sar.,  p.  UO. 

(3)  llisl.  Sar.,  p.  14 1. 

(4)  Hisl.  .Sar.,  p.  111  :  ol-.Makin  ne  donne  que  le  deuxième  coniput,  d'après 
lisloire  des  Patriarches,  puis  27  jours  an  lieu  de  2i)  :  confusion  classique  entre 

.  et  ùu_j . 

(5)  H'isl.  Sar.j  p.  14-1,  où  manque  le  nom  de  Pierre,  avec  la  date  du  21  liàtiir. 

(6)  .Màmùn  étant  mort  en  218/8:13,  ce  détail  serait  plus  conforme  ;ï  la  clirono- 
lofrie  de  Tère  des  .Martyrs. 

(7)  l/isl.  Sar.,  p.  U.'i. 

(8)  Hinl.  .Sur.,  p.  II.",  et  152. 

(9)  //..«/.  .Vn;-.,  p.  l,-)-2. 

(10)  Hisi.  Sar.,  p.  152.  Suivant  el-Makin,  il  n'était  que  diacre  au  moment  de 
^on  élection. 

[15] 


138  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

Ckenoudi  (Asâ.'^û  ou  Sàlûsû]  (\)  lui  succéda  dans  la  première 
année  du  califat  d"el-.Mutazz  (2.J-2/866)  e1  pendant  le  gouverne- 
ment, en  KgTple.  d'Alimad  ibn  Tùiùn.  Il  mourut  après  un 
pontificat  de  onze  ans  et  trois  mois.  C'est  lui  qui  fit  construire 
les- conduits  souterrains  pour  amener  l'eau  du  canal  d'Ale.xan- 
drie  dans  les  maisons  de  la  ville. 

MiriiKL  lui  succéila.  sous  le  califat  d'el-Mu'tamid,  en  l'an  261 
(878),  et  siégea  pendant  vingt-cinq  ans.  Pour  payer  une 
amende  de  20.000  dinars,  que  leur  avait  intligée  Ahmad  ibn 
Tùlùn,  il  dut  vendre  des  immeubles  (affectés  à  l'entretien)  des 
églises,  à  Alexandrie,  et  à  Birkat-el-l.labach,  dans  l,i  lianlieue 
du  Vieux-Caire.  Après  sa  mort, 

le  siège  demeura  vacant  pendant  quatorze  ans,  soit  jusqu'à 
l'au  300  (913)  (2).  (C'est  à  ce  moment)  que  fut  incendiée  la  ca- 
tliédrale  d'Ale.xandrie,  édifice  bâti  autrefois  par  ordre  de  Cléo- 
pàtre,  reine  d'Egypte,  comme  temple  consacré  à  Saturne  ^3). 

En  la  septième  année  du  califat  d'el-Muqtadir,  soil  en  l'an  301 
(91 1),  Gabriki,  fut  choisi  comme  patriarche  :  il  mourut  au  bout 
de  onze  ans  (1). 


(Il  Crs  deux  versions  du  nom  <lc'  Cliriioiidi  vii'nni'iit,  :i  rr  qu'il  si-rubli',  ûv  ce 
qu'cl-.Maliîn,  dans  lo<|ncl  ont  |inisé  yali|aeliandi  ri  .\Iai|rizi,  parle  do  ce  pa- 
triai-i-lic  à  deux  rr]n'i><es,  Hisl.  Sur.,  p.  !.')!•,  «^::.-;'™oj  élection  sous  le  califat  d'el- 
.Alusta'in,  et  p.  Kjl,  ,  ^»~.' ■,',  élection  dans  la  preniièfc  année  du  califat  d'el- 

Mu'lazz.  .Mat)i-izi  donne  une  série  clironologiquenient  impossible  (II,  p.  401:= 
Wiisteiifeld.  p.  ii,  trad.  p.  lil)  :  après  Cômc  (Quseimà),  élu  on  214,  qui  rv^w 
1  :uis  et  r>  mois,  vacanc(^  de  51  jours,  puis  Sàtir  pendant  19  ans,  enfin  Yùsàuiyù 
au  commencement  du  c-alifat  d'el-.Mu'tazz.  Or  el-.Mu'iazz  devient  calife  on  254, 
et  les  l!i  ans  de  Sàtir  conduiraient  à  270  au  plus  tôt.  Il  faut  donc  admettre  qui' 
Asàsi'i  et  SàU'isù  d'une  part,  Salir  et  Yùsàniyijs  de  l'autre,  ne  sont  qu'un  seul  per- 
sonnage, Clienoudi,  qui  fut  patriarche  pondant  11  ans.  Los  deux  passages  d'el- 
.Makin  donnent  comme  durée  de  son  patriarcat  11  ans  et  II  ans  3  mois;  on  ne 
sait  d'où  vient  à  .Maqrizi  \r  ehilTi-e  10  attribué  à  Sàtir.  Un  annotateur  d'el-Makin 
avait  déjà  remarqué  (llisl.  Sar.,  p.  Kil)  qu'il  n'y  avait  pas  deux  personnages, 
mais  un  seul  :  Clienoudi,  élu  en  27)2  de  l'hégire,  année  où  el-.Musla"in  billah  lui 
déposé  du  califat  et  remplacé  par  cl-!Mu'tazz.  On  ni'  sait  dans  l'édition  d'Erpenius 
où  se  termine  la  note,  c'est  à  la  .suite  de  l'observation  sur  l'élection  de  Clienoudi 
que  se  trouve  la  uieution  des  aqueduc<  d'.Vlexandrie  et  celle  d'.Vl.unad  ibn  Tùlùn. 

(2)  Hisl.  .s'ar.,  p.  i;i;. 

(:t)  i:i-Makin  (//is/.  .sV;r.,  p.  lor>)  donne,  après  Eulychius  (II,  p.  70),  la  date  du 
lumli  :î  chawwàl  300  (jeudi  13  maiOI3)  reproduite  par  Maqrizi;  peut-être  faut-il 
lire  13  (  =  dimanche  23  mai). 

(4)  Hisl.  Sar.,  p.  106. 

IIG] 


i 


i.\  mstf:  pks  PATRiAnriiEs  o'Ai.F.x.wnRiF..  ir$n 

(!'.  318)  Son  successeur,  ''ôme,  sié;,'ea  douze  ans.    Dans  la 

Icrnière  anm-e  de  son  pontificat,  soit  en  l'an  ;!l.{  (925),  les 

musulmans  iucenlii'ivnt  l'éi:iise  de  Marie,  à  Uaïaas,  et  la  pil- 

lii-enl;  ils  fouillèrent  (dans  le  même  buli  les  églises  des  .laco- 

Mtes  et  des  Nestoriens  (1). 

A  la  mort  de  Côme,  on  choisit  un  patriarcln^  dont  je  n'ai  pu 
■  iiinailre  le  nom  (-2)  :  il  mourut  au  bout  de  vingt  ans. 

Puis,  TiiKOPiiANE  lutciioisi  tomme  patriarche  en  la  onzième 
année  du  califat  d'el-Muti'  (3l5,îiô6).  Il  siégea  rjuatre  ans  et 
-i\  mois  et  fut  assassiné  en  l'an  '.]  IS  (îTiO)  {'.]). 

•Son  successeur,  Menas,  fut  intronisé  en  la  quinzième  année 
du  califat  d'el-.Mut.!'  (349/960),  alors  qu'cl-Ikîichid  gouvernait 
1  Kgypto.  Il  siégea  onze  ans  et,  après  sa  mort,  le  siège  des 
lacobites  fut  vacant  durant  une  année  (  1). 

KiMiRKM  le  Syrien  lui  succéda  en  l'an  306  (977).  Il  siégea 
trois  ans  et  si.v  mois  et  mourut  à  .Misr,  sous  le  règne  d'el-'.\ziz 
I.'  Fatimide,  empoisonné  par  un  secrétaire  chrétien,  à  qui  il 
a\ait  interdit  le  concubinage.  Ce  secrétaire  fut  condamné  à 
iivoir  la  main  coupée,  ce  dont  il  mourut  à  l'instant  même  de 
Sun  supplice.  Puis  le  siège  fut  vacant  pendant  six  mois  {')). 

Pnii.oTUKE  {Filâijâious)  lui  succéda  en  l'an  369  (979),  ou, 
livant  une  autre  version,  en  la  cinquième  année  du  règne 
d'ol-Aziz  le  Fatimide  (370/980)  :  il  mourut  après  avoir  siégé 
vingt-quatre  ans  et  six  mois  (G). 


'1)  ffisl.  .S'or.,  p.  196.  El-Maqri/i  place  l'incendie  en  :j(C,l,  année  de  la  iiioit  de 

iipereur  Léon.  Qalqaeliandi  aura  cru  qu'il  s'agis.sait  du  patriarche;  or  d'après 

i-.MakIn,  c'est  sous  Gabriel,  prcdéces-seur  de  Crmie.  que  l'incendie  aurait  eu 

li''u,  ce  dernier  n'ayant  éti'  élu  qu'en  :îl'J.  La  tradition  d'Erpeuius  •  eodem  aniio 

'■entesimo  primo  •  est  en  désaccord  avec  le  texte  imprime  ^_5-'-='     J^—   ^ 

lij  Le  nom  est  également  laissé  en  blanc  dans  .Maqrizi  (M,  p.  195);  il  s'agit  du 
|i;itriarchp  .Macaire,  dont  le  nom  se  trouve  dans  //isl.  Sur.,  p.  208.  Wiistenfeld 
:i|ipelle  ce  patriarche  Cùnie,  comme  son  prédécesseur,  sans  indiquer  rien  d'anor- 
.  il  dans  son  ms.  ;  mais  l'erreur  prouve  bien  que  l'original  de  Jlaqrizi  ne  devait 
:-  contenir  de  nom.  Maqrizi  et  Qahiachandi  auraient  donc  utilisé  un  même 
-.  d'el-Makin,  ou  des  copies  d'un  même  exemplaire  défectueux. 
■î)  llis.  S(ir..  p.  SîS.  Le  détail  de  l'assassinat  manque  dans  Mafirizi. 
l;  flisl.  Sar.,  p.  -230. 
I.J)  Hisl.  .S'ar.,  p.  2-16  :  élection  en  367. 
i6)  Hifi.  Sar.,  p.  246  :  élection  en  371,  pontificat  de  24  ans  et  7  mois. 

[17] 


110  KFVI-K    DE    I.'ORfENT    rURKTlEN. 

Puis,  Zacharie  {l)al:haryas)  fut  nommé  patriarche  en  393 
(l(»(i3l,  sous  le  reine  d'el-l.làkim  le  I-'atimide.  Il  mourut  au 
bout  cil'  ving't-iuiit  ans  et  fut  enterré  dans  (le  quartier  de)  Hir- 
kat  el-I.Iabach;  et  le  siège  (p.  ;îl9)  des  Jacobites  fut  vacant  pen- 
dant 7  I  jours  (1). 

[ 1 

Après  lui,  \int  Curistoulle,  intronisé  en   l'an   {'M  (1013), 

sous  le  califat  d'i'l-iMuslansir  le  f^alimide.  Il  siégea  trente  ans  et 
mourut  en  la  quarante  et  unième  année  du  califat  du  même 
el-Miislansir  (I6S/1076),  à  l'église  el-Mu'allaqah,  au  Vieux- 
Caire  {'2).  C'est  lui  qui  éleva  au  rang  d'églises  patriarcales  (3) 
l'i'glise  de  Saint-.Mercure  (lia  Martjihri/i),  au  Vieux-Caire,  et 
l'église  Notre-Dame  [el-Sayyidah),  dans  (le  quartier  de)  Hàrat 
el-Rùm. 

Son  successeur,  Cyrille,  siégea  quatorze  ans  et  trois  mois  et 
demi.  Il  mourut  à  l'église  el-Mukhtàrah,  dans  l'île  de  Raudiih 
{Djazirah  Misr),  le  dernier  jour  de  rabi'  II  de  l'an  185  (8  juin 
10U2).  Tnis  le  siège  demeura  vacant  pendant  cent  vingt-quatre 
jiiui-s  (  1).. 

Michel  lui  succéda  en  182  [sic  (.">)  :  1089),  sous  le  règne  d'el- 
Mustansir  le  Fatimide,  souverain  de  l'Egypte.  Il  était  aupara- 
vant reclus  à  Sindjàr  :  il  siégea  neuf  ans  et  huit  mois  et  mou- 
rut à  la  Mu'allaqah,  au  Vieux-Caire. 

On  choisit,  pour, le  remplacer,  en  l'an  192  (1099),  Macaire, 
qui  se  trouvait  au  cou\ent  de  Macaire.  11  fut  élu  en  ce  couvent 
et  intronisé  à  Alexandrie.  Il  alla  ensuite  au  X'icux-Caire,  puis 
célébra  la  messe  au  conveiit  de  Macaire  et  enfin  à  l'église  el- 


(1)  Hht.  Stir.,p.  20:î--2(j4.  Nous  ne  traduisons  pas  le  passage  concernant  Clic- 
noudi  II  (=  fiiM.  Sai:.  p.  iOIÎ).  que  le  manuscrit  de  Qalqacliandi  ne  donne  pas 
et  que  les  éditeurs  ont  inséré  entre  crochets,  jjrenant  le  texte  de  .Alaqrizi. 

(i)  Ilisl.  .sv;r.,  p.  279. 

(3)  C'est  aussi  de  cette  façon  qu'il  faut  coiniirendro  le  texte  du  Synaxaire  {P.  0., 
111,  p.  [■il'J]  l.ô.j),  Cliristodulc  n'ayant  pas  fondé  lui-même  ces  églises  (voir  no" 
tamment  Abu  Sàlili,  p.  121).  C'est  aiusi  d'ailleurs  que  Wiistenfeld  (p.  tiO)  a  tra- 
duit .Maqrizi,  dont  le  texte  est  corrompu  dans  l'édition  de  Roulaq  (11.  p.  -W): 

(1)  llisl.  s;ir.,  p.  27ÎI-280. 

(."))  Corriger  on  I8Ô  :  el-.MaUin,  — ou  un  de  .ses  copistes,  —  est  responsable  de 
cette  erreur,  commune  à  .Alaqrîzi  et  Qalqacliandi  :  il  donne  d'ailleurs  le  moyen 
de  la  corriger,  en  olîrant  pour  cette  date  un.  double  comput,  celui  des  Martyrs 
et  celui  de  l'hégire,  où  la  première  date,  809  A. M. .est  exacte  : //ù(.  Sar.,  p.  281 

[18] 


LA   LISTE    DES    PATRLVIICIIES    DALEXANDRIE.  141 

Mu  .ilkiqah  (I).  Sous  son  pontilicat,  cl-Af(.lal,  lils  île  ruinîr 
el-iljuyi"icli,  démolit ,  dans  l'ile  do  Itaudali,  une  église  située 
dans  un  jarJin  qu'il  avait  ai'lieté  (i). 

A  sa  mort,  il  fut  remplacé  par  («AiiuiKi..  Aliù'l-'Alà  SiVid,  en 
l'an  ."ijri  ll.ir,  siius  le  règne  d'ol-I.Iàfiz  le  Fatimiilc  :  il  était 
:ii:itara\ant  diacre  à  l'église  de  Saint-Mercure.  Il  fut  institui- 
p.ilriarclie  (p.  3"2o)  à  la  Mu'allaqali,  et  intronisé  à  Alexandrie. 
Il  siégea  quatorze  ans  et  mourut  à  l'église  Saint-Mercure;  puis 
il'  siège  resta  vacant  pendant  trois  mois. 

In  patriarche  du  nom  de  .Miciir.i,.  lils  d'el-Taqadùs?  (M  ,  lui 
suoréda  en  la  i|uinzième  année  du  lalilat  d'el-l.làli/.  (r)3!l/l  1 14)  : 
il  était  auparavant  moine  dans  la  laurede  Dainliiii  (  I).  Elu  à  la 
Mu'allaqali,  il  fut  intronisé  à  .Alexandrie.  Il  mourut  au  cuuvent 
.!'■  .Macaire  le  1  chawwàl  de  l'an  511  ,!J  mars  1117).  l'uis  le 
siégo  demeura  vacant  pendant  une  année  et  soixante-dix  joui's. 

Son  successeur,  Ji:a\,  fds  d'Abù'l-l'atl.i,  dont  l'électinn  faite 
à  la  Mu'allaqali.  au  Vieux-Cain-,   fut  condrinée  à  Alexandrie. 


1)  On  ni'  cniiipi'entl  ggèie  dans  le  texte  de  Qalqafliandi  pourquoi  il  est  f;(it 
nlion  des  messes  célébrées  par  le  patriarche  d.ms  les  diverses  églises  citées. 
la  clef  se  trouve  dans  el-.Makin  (f/isl.  Snr..  \>.  298),  ()ui  indique  les  dates  : 

le  patriarclie  est  élu  au  couvent  de  .Macaire  le  dimanche  13  liàtùr, 

il  est  conllrmé  à  Alexandrie  le  dimanche  11  kiliak, 

il  arrive  au  Vieu.\-Caire  .le  samedi  21  kiiiaU,  mais  ne  céléjbre  pa.s  la  liturgie, 

il  va  au  couvent  de  .Macaire  et  y  célèbre  le  dimanche  1:!  tiibali, 

enfin,  il  revient  au  Vieu.x-Caire  et  y  célèbre  le  dernier  dimanche  de  tùbah. 

Le  Chroniqueur  quo  reproduit  el-.Makin,  a  voulu  probablement  relever  que  le 
nouveau  patriarche  était  allé  célébi'er  dans  son  ancien  couvent,  avant  de  célé- 
brer dans  les  églises  patriarcales  du  Vieux-Caii-e,  où  cependant  il  était  passé,  et 
en  y  arrivant  un  .samedi.  Il  n'y  a  plus  rien  de  cotte  anomalie  dans  Qalqacliandi. 

(2)  11  s'agit  de  l'église  el-Mukhtàrah,  dont  il  a  été  question  ci-di^ssus  (j).  131). 
La  ruine  di'  cette  église  aurait  été  accidentelle  d'après  .Maqri7.i  (Wiistcnfeld, 
p.  27,  trad.,  p.  67i  :  -  En  sou  temps,  un  violent  tremblement  de  terre  eut  lieu 
en  Egypte  dans  lequel  fut  détruite  Téglise  el-Mukhtàrah  dans  l'ile  de  Uaudah; 
mais  on  soupçonna  el-.Vfdal,  lils  de  l'amir  cl-djuyùch,  de  l'avoir  démolie,  parce 
qu'elle  était  située  dans  son  jardin.  -  El-Makîn  (fihi.  Sar.,  p.  2',»!S)  dit  jdus  bru- 
talement :  "  Il  y  eut  en  Egypte  un  violent  tremblement  de  terre  le  vendredi 
3  tùt  {sic  dans  la  traduction,  mais  tùbah  dans  le  texte  arabe)  de  l'an  828  des  .Mar- 
tyrs à  la  troisième  heure  du  jour.  Or  cette  nuit-là  el-Afdal,  amir  el-djuyùch 
(si,:),  détruisit  l'église  el-I.Iarirah  et  raconta  que  le  tremblement  de  terre  l'avait 

I détruite.  •  El-.AIakin  ne  dit  p;is  que  l'église  fût  située  dans  le  jardin  de  l'émir. 
Ici  se  termine  la  chronique  d'el-.Makin  daas  l'édition  d'Erpenius. 
(3)  Originaire  de  Taqadùs  i.Vmki.isf.ai-,  Gnii/rnnhlr.  p.  Oô). 
(I)  .Maqrizi  :  Damchiri. 


19 


1  |-2  nicviii;  uk  i.'oriknt  ciirktien. 

siége.i  dix-noufans  et  inourul  le  "27  djumàilàll  551  (1).  Le  siège 
resta  vaeant  ensuite  pendant  ((uarante-trois  jours. 

L'élection 'de  son  successeur,  Marc,  Abû'i-FaradJ,  fils  de 
Zur'ah,  fui  faite  au  Vieux-Caire,  en  561  (llGt)).  e1  confirmée  à 
Alexandrie.  11  siégea  vingt-deux  ans,  six  mois  et  vingt-cinq 
jours.  Sou»  son  puntificat,  l'église  Saint-Mercure,  au  Vieux-Caire, 
fut  inccndiiv.  Après  sa  mort,  le  siège  resta  vacant  pendant 
vingt-sept  jours. 

.Ii;\N,  (ils  d'.\bi'i  (diàlib,  lui  succéda  le  l(t  dliù'l-[ddjj;di  .581 
(;j()  janvier  1189)  :  son  élertion  eut  lieu  au  Vieux-Caire,  et  son 
intronisation  à  Alexandrie.  Après  avoir  siégé  vingt-six  ans, 
un/e  mois  et  treize  jours,  il  mourut  le  14  ramadan  vénéré  de 
l'année  012  ((>  janvier  121())  à  la  Mu'allaqali,  au  Vieux-Caire,  et 
fut  enterré  (dans  le  quartier  de)  Birkat-el-Habach. 

Son  successeur,  Dàwud,  (ils  de  Jean,  appelé  communément 
Ibn  Laqlaq,  fut  impo.sé  parel-'Adil,  (ils  d'el-Kâmil,  mais  les 
Egyptiens,  ne  l'ayant  pas  a.yn'é,  annulèrent  son  élection  au 
pali-iarcal.  Le  siège  resta  alors  sans  palriarclie  pendant  dix- 
neuf  ans. 

(P.  321)  Puis  on  dr^sii^na  comme  pat riarclie  Cviui.i.E,  Dàwud 
ibn  Laqlaq  (2),  qui  fut  intronisé  le  29  ramadan  vénéré  de 
rannée  {yx\  (G  juin  12.')G).  11  siégea  sept  ans,  neuf  mois  et  dix 
jours,  et  mourut  le  17  ramadan  vénéré  de  l'année  610(10  mars 
12  \:',):  il  tut  entei'ré  au  couvent  d'id-Ciiam'  a  el-Djîzali.  Puis  le 
siège  demeura  vacant  i)endant  sept  ans,  six  mois  et  vingt-six 
jours. 

11  fut  remplacé  par  .\tu.\nasio  {Saijns),  fils  du  prêtre  Abù'l- 
.Makàrim,  le  1  radjab  018  (2  octobre  1250);  son  intronisation 
fut  faite  à  .\lexandrie.  11  siégea  pendant  vingt  et  un  (3)  ans  et 
cinquante-cinq  jours  et,  après  sa  mort,  survenue  le  3  muliar- 
ram  000  (23  noveml)re  1201),  le  siège  fut  vacant  pendant  trente- 
cinq  jours  (4). 

(.1)  I.ii-e  .ôGl  (30  avril  lIGfi)  :  mC'infi  ci'reur  dans  Maqrîzi. 

{i)  C'est  Ijien  entendu  le  même  que  le  précédent. 

(:i)  Lire  onze,  comme  le  fait  remarquer  l'éditeur.    , 

('I)  A  partir  d'ici  Qalqaeliandi  cl  .Alaqrizi  sont  désorientés;  c'est  l'époque  de  la 
mort  d'ol-Maliin.  Nous  avons  vu  plus  haut  que  l'édition  d'Erpenius  s'arrête  au 
ponUllcat  de  Macairp.  lin  du  califat  d'el  Mustazliir,  mqis  la  chroidques'étendait 
jusqu'au  déljiii  ,lu   rè.^ni'  de  lieïljars   m  \-M).  Dans  les  K/iikil,  .Maqrizi   ne  cite 

m 


I.A    LISTE   DES    PATRIARCHES    d'aLEXANDRIE.  1  lo 

Ben.iami.v  fut  nommé  palriarclie  sous  le  gouvernement  d'il- 
>  Nà.-ir.MuluiMimail  ibnQahïwun  (1)  :il  lut  le  l'unteuiporain  de  son 
Kxcelli-nre  Cliiliàb  fl-Din  ilm  Faill-Allali.  qui  rapporla  il'après 
lui  certains  évi-nements  il'Abyssinic  {2). 

Vint  ensuite  el-Mùtaman  Georges  (3),  (ils  du  pnHre  Mufaddal, 
lins  le  cours  de  l'année  7(il  (i:Ui3). 

Knsuilc  vint  .MArTiiiiL,  dont  le  puntilicat  fut  de  longue  durée 
•  t  qui  uiiuinit  <ians  le  cours  de  l'année  812/1409  (4). 

l'uis,  le  clii'ïkh  glorieux  Rai'iiai'i,  (."j),  vers  la  fin  de  la  même 
:iiinée,  lut  nonimi-,  et  c'est  aituellcnirnt  le  patriarclio  en  fonc- 

Ilnlis. 

E.  Tisserant  et  G.  Wiet. 


K  aucun  p:ilnarclie,  c'est  d'autant  plus  étonnant  qu'il  en  cite  d'autres  dans 

!i  .yi(/i(A-  (Quatri'inèro,  Uisl.  ilrs  siitlaiis  mami-loulm.  II,  b,  p.  177,  180,  t-fJ,  230), 

.  iliacliaodi    siiuto  cinq   paliiarclifs   :    Gabriel    111,    .lean    VII,    Théodose    11, 

!■  m  Vlll  et  .lean  l\.  S'il  nes'agit  p:isd'un  palriai-clie  molchite,  c'est  do  Jean  VII 

qu'il  est  question  dans  un  traité  di'  Qalàwun  avec  l'empereur  «le  Conslantinopli'. 

__».—    Loi  (QAI.gACHANDi,  XIV,  p.  76). 

I  1)  En  1227  (GuUicliinid,  Vcrzeiuhnis.t...,  p.  510). 

i2l  EnelTet,  Qalqacliandi  donne  des  extraits  du  Masàlili  el-Absiir.  dans  lesquels 
ce  patriarche  est  cité  (III,  p.  :305,  ri07). 
(31  .Vu  lieu  de     «s..^,  il  faut  probablement  lire     -.x=»..j  :  ce  serait  .lean  X. 

Pourtant.  Qalqacliandi  <lonne    ailleurs  (XI.    p.   .'Î;I7-IIX))  le   te-tte  d'un    arrêté 
"ii/i'),  adressé  .à  ce  patriarche,  qu'il  nomme  encore  DJirdjis  :  il  est  vrai  que 
ur  sa  liste  il  a  pu  prendre  le  nom  dans  cet  arrêté,  car  sa  chronolOKîe  est  vague. 
Qalq.achandi  siiute  Pierre  IV  et  ."^larc  IV. 

■  U  Cf.  QALQACiiANDi,  V,  p.  333.  —  Qalqacliandi  a  sauté  Gabriel  IV. 
(."jl  C'est  le  nom  que   portait  Gabriel  V  avant  son  intronisation   (Gutschmid, 

Verzeichniss,  p.  516). 


I 


I21j 


MACxVlUOS  CALORITKS  ET  CONSTANTIN 
ANAGNOSTÈS 

A    l'UOPOS    DK    i/AHTICLE    DE    M.     LE    PROFESSEUR    (i.    S.    MERCATI. 


Ce  n'est  que  maintenant  que  j'ai  pu  prendre  connaissance  de 
rarticlc  public  par  M.  G.  S.  Mercati,  dans  le  n"  "2  de  la  Bévue  de 
litrieiil  Chrélien  sous  le  titre  :  «  Macaire  Caloritèset  Constantin 
Anagnostès  ».  Enti-e  temps,  j'avais  déjà  fait  paraître  dans  les 
Bi/zaii/in/S(/i-.\eii;/riec/iisc/ie  Jahrbïicher,  t.  III,  \-i  (1922) 
une  nouvelle  contribution  qui  venait  à  l'appui  de  l'opinion  que 
j'avais  expriniL'e  à  l'éijard  du  nom  grec  Caloritcs,  rattaché  au 
célèbre  "Avtsv  "Opiç  (1). 

M.  G.  S.  Mercati  nous  a  fait  l'honneur  de  discuter  longuement 
(pp.  162-19;])  nos  opinions  consignées  dans  les  huit  pages  qui 
pri'cèdenf  le  lexte  grec  de  la  brochure  «  Deux  poètes  byzantins 
inédits  du  xiii'' siècle  »,  parue  en  1913  à  Bucarest  (Imprimerie 
de  la  Cour  Royale,  F.  G<")bl  lils).  Sans  le  suivre  dans  son  ('rudite 
argumentation,  comme  il  ne  s'agit  que  de  courtes  poésies  qui, 
à  part  leur  importance  au  point  de  vue  de  la  langue,  n'ont  à 
Coup  sûr  aucune  autre  valeur,  nous  tenons  toutefois  à  rectilier 
là-dessus  ses  opinions. 

1.  D'abord,  en  ce  (jui  concerne  Calorilùs,  nous  avons  ('tabli 
deu.\  choses  irréfutables  :  l'une,  c'est  que  l'époque  où  le  moine, 
vivait  ne  peut  être  fix('e  qu'au  preiiuer  tiers  du  XIII'  siècle,  ce 
(jui  a  été  confirmé  d'ailleurs  par  AI.  le  Professeur  G.  S.  Mercati  lui- 
même,  car  le  martyre  des  treize  moines,  du  nombre  desquels  il 
veut  qui'  .soit  notre  Macarios,  eut  lieu  en  1231  :  l'autre,  c'est  que 
sous  le  nom  de  Caloritès  se  cache  un  moine  d\)ri(jine  grecque 
et  non  pas  occidentale  [Belmontinus  ou  Buondelmonte)  comme 

il)  •    Riiciiro  une  fois  stir  Macar'ion  f.'idoi-Urs  -.  I.p  riMivni,  d:iiis  uno  iintc,  à 
l'article  de  .\1.  le  Professeur  .Mercati  est  dû  :i  la  Rédaction. 


MViAItlOS   CALORITÈS    KT   CONSTANTIN   ANAGNOSTÉS.  I  1") 

Auaslasiewië  le  supposait.  Ladérixatiun  de  ce  patronymiquo  du 
nom  de  KjcXbv  "Ops;  était  évidente.  D'autre  part,  vu  les  persé- 
cutions endurées  par  les  Athonites  de   la  part   des  Latins.  ;i 
l'occasiiin  de  rétablissement  de  ceu.x-ci    à  Constantinople,  il 
n'était  que  trop  naturel  de  mettre  le  nom  de  Caloritès  en  rapport 
avec  la  célèbre  Montagne.  Dès  le  premier  abord,  nous  avons  donc 
exclu  le  Kx/.'zi  "0:;ç  de  r.\sic  (  1).  .M.  le  Prulésseur  G.  S.  Mercati 
revient  pourtant  à  cette  dernière  hypothèse  et  se  donne  toutes 
les  peines  du  monde  pour  expliquer  le  nom  de  notre  moine  par 
le  Ka/,bv  "Opz;  asiatique.  Mais  le  savant  italien  n'en   fournit 
aucune  preuve,  et  se  borne  tout  simplement  à   invoquer   en 
faveur  de  son  opinion  l'unique  considération  de  la  proximité  de 
ce  dernier  Calonoros  par  rapport  à  l'Ile  de  Chypre,  où  eut  lieu 
le  martyre  des  treize  moines,  dont  Caloritès  aurait  fait  partie. 
La  ressemblance  entre  le  récit  contenu  dans  le  Marli/rùnn 
13  monachoruia  Cijprivruin  (A'.r,-;r,5'.;  twv  i-,'''""'  "r'-^'  ''■^'-  ''-'-^ 
éjîdiv  zx-Tîîuv  etc.)  et  les  incidents  des  persécutions  relatées  dans 
la  poésie-préface  de  Caloritès  fait  croire  à  M.  le  Professeur 
G.  S.  Menati  que  notre  moine  doit  être  identifié  avec  celui  des 
13  supplii'iés  de  Chypre  qui  porte  le  même  nom  (2).  Il  y  a 
cependant  une  sérieuse  difficulté  à  admettre  ces  conclusions.  Le 
moine  écrivain  nous  dit  expressément  dans  un  de  ses  vers  : 

et  cette  indication  gi'nérali'  1/  -ôi  "Oii<.  ne  pourrait  se  rapporter 
qu'à  la  montagne  depuis  longtemps  célèbre  par  la  vie  monas- 
tique qu'elle  abritait.  C'est  en  raison  ile  cette  céléiirit'-  qu'on 
put  l'appeler  tout  simplement]  tî  "Op:ç,  car  c'était  entre  toutes 
la  .Montagne  /.x-/  ïlzyr,'.  On  n'a  qu'à  feuilleter  le  Catalogue  des 
mss.  d'Atlios,  publié  par  .Sp.  Lamiiros,  pour  se  con\aincre  que 
-l  'Op:r  fut  en  quelque  sorte   dans  le    monde  des   religieux 

(1)  Le  ti'xlc  t'ico  iin-mo  invoque  par  notre  cntir|Uf  rijxclue.  En  cITot,  on  lit  des 
le  commencement,  à  propos  di;  loaii  it  Conon,  oi  x»l  ir^f/ov  é/.  roJ  Ka/oO  "Ufj-^;, 
Iv  T'.vi  Tûv  £X£î'j£  (lOvioTTif  ;'tDV  àsxo'jitivoi  (l'j  .Varti/rhiiH  aj'.  Satljas.  Mea.  B'.^)..  II, 
Venise,  187Si. 

(2)  Le  nombre  de  13  ne  prouve  rien  à  lui  seul;  lo  moines  ont  sulà  aussi 
le  martyre  à  Vatojiedion  sous  f'aléologue.  Sp.  Lamhros,  Ta  IlàTf.a  «ri  iy'-o'' 
'Opou;,  dans  le  Nio;  'EUiivoiivr.iiuv,  '.)  dlllii,  p.  15!>. 

[2! 

OIIIENT  r.Ml:illK>(.  10 


1  |(i  I!i;VlE    DK    LOlilE.NT    CHRETIEN. 

l'expression  consacive  pour  la  fameuse  l'épubliquc  des  moines. 
On  dit  courammcnl  :  Tj-i/.:v  -putiv  -:~j  "Opcuç;  ïltp:  xwv 
ju;x;iiv-(.)v  z/.y:/iy.'KM/  âv  tm  Opti..',  NsiÀsu  -;ii  'AOwvtTOU  xspl 
tï;ç  i;vii-/(.>:r,-J(.)ç  t?;:  yxzùJ.-Tr,;  iv.  tsj  "Opî'jç;  II:ûv  sf);c  tb 
■'Opîç  -/.x-àa-aaiv;   dans    les  '^-.iya   de  Joseph    de    Trnovo    : 

o  =  j-;î  (iu'/f,  Tx;  -^lOivi;,  ^i'J':t  rpbç  "Ops;,  œwJîj  ;  0îa[;,i;  Mavouv^X 
îîas'.Aïii);...  î!ç  Tb  IlpcôtaTiv  -  ;  u  Op:jç;  llîfî.  .ÎA^S'/;;  B3!pAaâ,u.  v.xl 
'Ay.'.vs'jv:u  siçTS  "Op:;etc.  etc.  Dans  les  Ilzipia  t:3  'A-'iju 
"Opcjr,  publi(''s  par  Sp.  Lambros  dans  le  Néo;  'EX/.r(v:;ji.vv;]j,())v, 
9  ^iyi'2),  ou  Constate  toujours  la  mi'me  chose. 

Une  seule  objection  sérieuse  pouvait  être  opposée  à  notre 
opinion,  et  M.  le  Prol'esseui'  G.  S.  Mercati  l'a  soulevée  :  «  Nous  ne 
pouvons  nous  résigner  à  admettre  —  dit-il  —  que  l'appellation 
(les  moines  Athonites  soit  KaAsp£iVr,ç,  tant  qu'on  n'a  pas  à  ce 
sujet -des  documents  positifs  (1).  »  Or,  maintenant  ce  document 
inêmeaété  produit.  \^a.nii\esJii/:afiti)iisrh-Xeugr.  Jahrbiiclter, 
nous  avons  prouvé  que  déjà  du  temps  de  l'empei'eur  Constantin 
le  Porpliyrogénète  l'Athos  était  connu  sous  ce  nom  de  KaXbv 
"Opir.  Dans  la  «  Continuation  »  de  Théophanès,  l'expression 
Ts  xaAbv  :JT(.)  Xîyî;j,£v:v  '  Ops;  se  rapporte  sans  contredit  à  la 
Sainte-Montagne. 

Quoi  qu'il  en  soit,  le  lieu  où  se  passent  les  incidents  racontés 
dans  le  Marlyriura  et  l'origine  du  nom  deCaloritès  sont  deux 
clioscs  tout  à  fait  différentes.  Et  M.  le  Professeur  G.  S.  Mercati 
n'a  point  produit  de  «  document  positif  ■  qui  nous  obligea  croire 
(jue  le  nom  de  Caloritès  dérive  du  Calonoros  de  l'Asie.  Jusqu'à 
preuve  contraire,  nous  nous  en  tenons  donc  à  l'opinion  qui  le 
fait  venir  du  nom  de  K3:"Abv   Op:;  =  'Avr.:v  "Opo^  (2). 

La  question  que  M.  le  Professeur  G.  S.  Mercati  pose  si  gra- 
vement :  "  S'agit-il  d'un  livre  écrit,  copié  parMaeaire  simplement 
copiste,  ou  bien  d'un  livre  écrit,  composé  parMaeaire  l'écrivain, 
i'auieur?  »  —  nous  laisse  absolument  froid.  Ce  serait,  certes, 
ïkicfxr.y.  £■/.  jj.jù.:  -;i£tv  que  lie  Se  poser,  à  propos  d'une  insigni- 
liante  poésie,  une  pareille  question. 

(Il  Revue  de  VOr.  Chn'Iien.  U«l-v'l,  N"  i,  p.  IG-I. 

(2)  l.i-  nom  se  reiiconti-c  clie/  les  Uuques  aussi.  Panai  les  nobles  île  .Messine, 
vers  le  milieu  du  xvi"  siéclr,  il  \-  a  un  Ja<;/i(es  Cnlorilés.  y.  Nso:  'E).Xrivo|xv.,  Il 
C.ian.  |i.   1111. 

m 


M.Vi-AUins    lAI.ORlTKS    KT   CONSTANTIN    ANAGXOSTKS.  1  17 

Notre  al'firiuation,  concernant  la  particularité  de  la  langue 
employée  lians  la  poésie-préface  de  Caloritès,  nii  «  les  vulga- 
risnii's  comnienront  à  se  f;iiro  jour  ■>,  est  mise  en  iloute  par  le 
critique,  qui  croit  que  res  vulpirismes  «  se  rencontrent  éj^ali'- 
raent  nombreux  dans  la  premii  re  poésie  ».  C'est  une  appréciation 
t'Ut  à  lait  subjective.  Au  contraire,  tout  lecteur  non  prévenu 
peut  facilement  se  convaincre  qu'entre  les  deux  morccMux  il  y  a 
une  proportion  tie  1  :  lî. 

Mais  ce  qui  nous  parait  une  véritable  fantaisie,  c'est  de 
I  .luper  en  deux  le  vers  de  l(i  syllaiies  employé  par  l'auteur 
'  t  assez  connu  dans  la  poésie  ilos  Byzantins.  Notre  érudit  va 
M  loin  qu'il  ne  se  défend  pas,  après  une  longue  et  savante 
digression  sur  les  procédés  métriques  des  Byzantins,  de  briser 
les  vers  originaux  en  octosyllabes,  de  les  masser  en  strophes 
de  quatre  vers,  tle  se  ménager  des  lacunes  là  où  le  texte  ne  les 
présente  pas,  dans  le  seul  bui  de  pouvoir  iibtenir  le  nombre 
exact  desstroplies  imaiiinées.  Iians  cette  construction  arbitraire 
el  risquée,  le  Marlyriain  prête  ses  services,  bien  fiu'il  n'y  ait 
pas  de  llliation  entre  la  prose  de  ce  récit  et  la  poésie-préface  du 
moine.  Une  chose  est  cependant  certaine  et  on  no  saurait  la 
méconnaître  :  c'est  que  dans  le  manuscrit,  attril'ué  jusqu'à 
présent  par  les  savants  au  même  copiste,  le  morceau  en  vers 
lieptasyliabes  de  Constantin  Anagnostès  est  correctement 
tiansciit  dans  leur  mètre.  Rien  ne  prouve  donc  qu'une  faute  de 
transcription  ait  pu  modifier  le  caractère  métrique  des  poésies 
(le  Caloritès.  Les  S-i'/î'.  May.:zpi:j,  tirés  de  la  poussière  du 
même  manuscrit  par  M.  le  Professeur  G.  S.  Mercati,  sont  écrits 
dans  l'original,  d'après  son  propre  tcmoignaije  1).  de  la  même 
façon  :  ce  sont  ■-'.2  vers  de  seize  syllabes,  auxquels  le  eriliquo 
n'hésite  pas  à  appliquer  son  système,  en  les  brisant  en 
-H  octosyllabes.  De  cette  manière  un  arrive  à  un  inextricable 
fatras  d'hypothèses,  de  corrections  et  restitutions  d'un  texte, 
qui  doit  à  tout  prix  se  conformer  à  des  moules  forgés  par  un 
effort  capricieux. 

Nous  niMisiiornonsà  rappeler  la  traduction  on  langue  vulgaire 
,    de  l'Iliade  par  Mcolaos  I.nul.niiis;,  publiée  la  première  fois 

1 1 1  L'If.  'il.,  p.  KCi. 


1  |S  lU'.VLK    HE   l'orient    CHRÉTIEN. 

en  l.J-.Ti  (1).  œuvre  de  longue  haleine,  composée  en  vers  de 
seize  syllabes,  de  la  même  facture.  En  voici,  au  hasard, 
deux  vers  (p.  11) : 

"A-/.:j-£,  A'.iç  Wr(j-r^^,  C>  hix  y.i'j;  tcj  -îj  î:û/,;'j, 
"Av  T.i-.î  7.x:  -M  -3.-p'.  ;;.;j,  tw  -:/.î;j.'./.(o  Tjiii... 

qui.  mis  en  parallèle  avec  les  deux  premiers  vers  de   notre 

Caloi'ilc'S  : 

l'iYpjz-Ta',  r,  jiîÎAi;  tj-t,  -xf   £;j.îij  -oO'  î/.jc/t'jrîu, 
llî'vriT:;  y.a'  '.v.toTîj,  ïévî'j  y.:;'.  -Twyoj  twv  •nâvTwv  — 

feront  voir  combien  l'effurt  du  savant  italien  se  présente  sans 
fondement. 

■2.  Quant  à  Anagnus/ès,  nous  avuus  rectifié  l'opinion  de 
Krumbacher  qui,  trompé  par  la  fausse  transcription  de  Steven- 
son, a  pu  croire  que  le  terme  de  r,[j.'.iij.i'.y.  désignait  le  vers  poli- 
tique, tandis  qu'en  réalité  nous  avions  affaire  au  vers  de  sept 
syllabes,  pour  lequel  le  terme  convenait  assez  bien.  «  L'auteur 
—  ajoutiiins-nous  —  aura  songé  à  la  moitié  du  vers  politique 
ou  du  telrametre  ïambique.  »  .Al.  le  Professeur  G.  S.  Mercati 
aime  à  nous  faire  toute  une  dissertation  prosodique,  pour 
arriver  à  la  déclaration  que  ce  sont  «  des  anacréontiques  hepta- 
syllabiquos  (dimètre  ïambique  catalectique)  ».  Franchement, 
nous  devons  avouer  que  nous  ne  comprenons  guère  quelle 
différence  peut-il  bien  y  avoir  entre  «  la  moitié  du  tétramètre 
ïamliique  »  et  le  «  dimètre  ïambiriue  catalectique  ». 

ijuaud  nous  disions  ensuite  que  le  vers  est  construit  d'après 
l'accent,  nous  prenions  cette  expression  dans  le  sens  relatif 
iiiiiércnt  à  la  versification  byzantine  de  l'époque.  M.  le  Profes- 
seur G.  S.  Mercati  estime  que  les  vers  sont  basés  sur  la  quantité. 
Mais  il  ne  peut  être  question  de  la  quantité  seule  dans  des 
vi-rs  où  l'accent  en  certains  endroits  est  une  règle  habituelle. 
Dans  les  iii'unambi;!, on  lésait,  ladouxième  et  la  sixième  syllabe 
sont  ordinairement  marquées  par  l'accent,  ijuant  aux  syllabes 
moyennes,  l'accent  tombe  également  sur  la  quatrième  (2).  Des 

(Il  Hi^proiluite  jiar  Éiii.  I.egrainl  (hiiis  .sa  (Joli,  de  mimum.,  ii"  o,  Taris,  1870. 
i~i    \V.     Clirist-I'anmiUas,   Aiilhol.    yracca     cnnn.     chrisl.,     l'rolcpomena; 
Fi-.   Ilaiisseii,  Aojenlu.s  </rummalhi  otc,  dans  le  /Vii/ufo//»*-,  5' Supplenientbaïul. 


\ 


MACARIOS   CALORITKS    ET   CONSTANTIN    ANAGNOSTKS.  1  |0 

vers    comme   les  suivants   forment    évidemment    une    st-rie 
1  onforme  à  ces  principes  : 

-.r,v  y.xOapiv  x'{i~r,-/  ■ 
Y.xl  r/;v  î'.âOcîtv  Sîu 

r,'/-tp  y.a/.M;  ipyjffivi 
£■/.  -/.aXcYviojj.CTJvriÇ 

V/Zî'.V.''J~T.  -•vy;7"!<i)ç 


y.aXtoc  z;c.".(j)0£Ï7av. 


Mais  demander  à  un  versificateur  maladroit  comme  Ana- 
gnostès  d'observer  rigoureusement  une  technique  qu'il  ne  possé- 
dait pas.  c'est  lui  demander  un  peu  trop. 

Nous  relevions  enfin  «  la  tendance  du  poète  à  faire  rimer 
ses  vers  ».  Nous  ajoutiuns  qu'on  distinsui-  dans  sa  poésie  «  des 
groupes  de  vers  qui  présentent  du  moins  une  assonance  >>. 
.M.  le  Professeur  G.  S.  Mercati  réfute  aussi  cette  opinion.  Tout  en 
reconnaissant  que  les  groupes  indiqués  par  nous  font  «  la  pro- 
portion considérable  de  30  %  de  rimes  ou  assonances  ».  il  n'en 
est  pas  moins  d'avis  que  cesontdes  assonances  «  occasionnelles 
ou  inévitables  ».  Les  vocatifs,  prétend  notre  critique,  doivent 
être  exclus  ;  ■j:r,lx[jM:  et  T.i-:'.')M:  ><  brisent  le  sens  »  ;  ->,r,6j7;j.;ç  et 
z"/,zt'j7;a:;  forment  un  «  calembour  ■>.  Néanmoins,  on  ne  peut  nier 
la  place  que  l'homophonie  tient  même  dans  la  prose  rimée. 
C'est  un  des  moyens  les  plus  usités  chez  les  rhéteurs.  .Agapétos 
fait  rimer  ï/.v.lizv.i-yi:  avec  î7.t.x:Iiji-.x:,  i^'.y.  avec  -pihva  (v.  K. 
Praeciitei-.  Iit-r  Rtunan  Barlaam  u.Joasaph  inseineni  Verhiill- 
itis  zu  Agapels  Kiinigsspiegel,  dans  la  Byz-Zeitsclir.,  II  (1893), 
p.  151  suiv.  ;  Cf.  Krumbacher,  BLG-,  p.  7(K"i),  et  on  voudrait  voir 
le  pauvre  Anagnostès  mieux  faire  et  satisfaire  à  des  exigences 
tout  à  fait  incompatililes  avec  son  talent  et  avec  sou  époque! 

N.  Banescu. 

CluJ,  Roumanie. 

[6] 


CATECHESE 

ATTIIIBUÉE  A  SAINT  BASILE  DE  CÉSARÉE 

IN|-    l.KTTHK    APOCRVrill':    DK    SAINT    LUC 


L'atlriliulion  dv  cette  catéchèse  à  saint  Basile  ne  nous  four- 
nit qu'un  nouvel  exemple  d'un  procédé  souvent  utilisé  dans  la 
littérature  clirctienne  orientale,  pour  accréditer  certains  récits 
(lu  .i;-enre  nii'rveilleux.  Elle  n'a  pas  d'autre  intérêt  pour  ce  qui 
regarde  Tliistoin^  de  l'archevêque  de  Césarée.  A  la  simple  lec- 
ture, le  faux  apparaît  manifeste. 

Comme  l'indique  le  sommaire  du  scribe,  cette  cathéchèse 
cuniprend  deux  parties  traitant,  chacune,  un  sujet  distinct.  Le 
premier  de  ces  récits  nous  raconte  la  construction  de  la  pre- 
mière église  dédiée  à  la  Vierge  par  les  Apôtres.  L'autre  nous 
rapporte  l'histoire  d'une  église  dédiée  également  à  la  X'ierge, 
consiruite  par  l'auteur  de  notre  composition. 

L'histoire  de  la  constructiun  de  la  première  église  dédiée  à  la 
Vierge  par  les  Apôtres,  relè\r'  de  cette  litti'rature  apocryphe  si 
florissante  jadis  dans  la  vallée  du  Nil,  dontles  fouilles  modernes 
nous  ont  apporté  déjà  tant  de  débris.  Elle  appartient  à  l'en- 
semble des  compositions  qui  constituent  comme  le  cycle  de  la 
Vierge.  On  peut  la  rattacher  également  aux  actes  apocryphes 
des  Apôtres,  soit  du  fait  que  la  rédaction  en  est  attribuée  à 
saint  Luc,  soit  du  l'ait  qu'elle  se  rapporte  aux  prédications  de 
saint  l'aul  et  de  saint  Barnabe.  Sa  rédaction  remontant  sans 
doute  à  un  moment  où  la  littérature  apocryphe  surabondait,  où 
il  était  difficile  d'accréditer  de  pareils  récits,  l'auteur  en  fait 
un  ouvi'age  retrouvé,  qui  était  tombé  dans  l'oubli  jusqu'à  son 
temps.  11  lait  même  l'historique  de  sa  découverte.  Dans  la  mai- 
son de  Marie,  mère  de  Jean  Marc,  il  trouve  une  foule  de  livres 

11] 


lATÉCIlivSK   ATTHIHLKK   A   SAINT    ItASILK    DK    iKSAKKi:.         l.'il 

iiiciens  et  parmi  eux  une  lettre.  Cette  dernière  est  écrite  en 
■  aracliM-es  grecs,  elle  est  de  la  main  de  saint  Luc,  le  médecin 
d'Antioclie.  C'était  au  cours  li'un  vo\age  à  .li'rusalem. 

Nous  retrouTOns  cette  particularité  de  l'invention  ilans  maints 
autres  documents  du  même  genre  et  de  même  valeur.  Tels  les 
«  .\cta  Hilati  <•.  La  plupart  des  manuscrits  de  ces  derniers  ont 
comme  titre  :  «  tiesta  .Salvatoris  Domini  Nostri  Jesu  (Jliristi 
inventa  Theodosio  Magno  imperatore  in  Jérusalem,  in  prae- 
turjd  Pontii  Pilati.  in  codicibus  publicis,  in  anno  nono 
decimo.  »  Tel  encore  le  Testament  des  trois  patriarches 
.Vhraham,  Isaac  et  Jacob,  dont  le  récit  est  rais  dans  la  bouche  de 
saint  Atlianase  d'Alexandrie  ',V'-  Le  patriarche  nous  assure 
qu'il  a  trouvé  ce  ri'cit  dans  îles  recueils  anciens  provenant  des 
Apôtres.  C'est  h'i  une  manière  de  s'exprimer  pour  dissimuler 
un  manque  de  preuves,  c'est  une  formule  pour  déguiser  l'apo- 
crvpiie. 

<^uoi  qu'il  en  soit  néanmoins  de  son  autlienticité  comme  du 
fond  même  de  la  narration,  notre  récit  renferme  plusieurs  détails 
intéressants,  tant  au  point  de  vue  de  la  chronolugie  qu'il  sup- 
pose que  pour  les  personnages  qui  y  sont  nommi'S.  Dans  les 
livres  anciens  trouvés  à  la  maison  de  .Marie  ci),  il  nous  semble 
reconnaître  Josèplie,  l'auteur  des  Antiquités  judaïques.. Nicodème 
est  sans  doute  lauleur  supposé  des  Ac((i  l'ihiii.  désignés  aussi 
sous  le  nom  d'évangile  de  Nicodème.  De  Gamaliel,  s'il  s'agit 
du  maitre  de  saint  Paul,  nous  ne  connaissons  guère  de  lui  que 
les  quelques  décisions  qu'en  a  conservé  la  .Mishna.  C'est  la 
première  fois  que  nous  lui  voyons  attribuer  quelque  ouvrage  (3). 
l  ne  particularité  à  noter  aussi  est  la  distinction  que  d'aucuns 
pourraient  voir  établie  entre  deux  personnages  du  nom  de  Luc. 


il)  Cf.  liendiconti  délia  ft.  Ac.  deiLIncei;  Classe di  Scieinemorati,e\c.,  ser.  V, 
vul.  I.\,  I.  Giuii,  Jl  teslo  coplo  del  teslamenio  di  Ahraïuu,  p.  173.  Text.s  anu 
sTiDiEs,  vol.  Il,  2.  Mont  VOIE  .Iaïies  Kiiude-.,  The  Testament  of  Ahraliam,  p.  U-l. 
TisciiF.NuoRK,  Eianifelia  apocrypha,  Lipsiae,  1870,  p.  333. 

[i]  Sur  celte  mnison  de  Marie,  mère  de  jMn  Marc,  cf.  .-Vctes,  XII,  12.  LAOiiANt.E, 
La  Dormilion  de  la  Sainte  i'ienje  et  la  maison  de  Jean  Marc,  dans  Revue 
iii/iViu-,  1899,  p.  .'«t-GiXl. 

(3)  Dans  la  lettre  de  Lucien,  .Gamaliel  apparaît  à  ce  dernier  en  compagnie 
de  Nicodème,  of.  Epistola  Luciani  ad  omnem  ecciesiam.  Pal.  Lai.,  t.  XLI, 
col.  S»:. 

m 


\~y>  RKVn-,    IJi:    I.'ORIIONT    CHRETIEN. 

Il  nous  est  parlé,  en  effet,  d'un  Luc  scribe  ou  docteur  et  d'un 
autre  (lualifié  du  tili'e  do  médecin  originaire  de  la  ville  d'An- 
tioclic.  Ce  n'esl  là,  croyons-nous,  qu'une  distinction  apparente, 
nous  nous  trouvons  simplement  en  présence  de  deux  épithètcs 
employées  indifféremment  par  l'auteur  de  notre  récit:  toute- 
fois, la  manière  du  rédacteur  peut  laisser  place  au  doute. 

La  seconde  partie  de  la  catéchèse  n'appartient  h  l'histoire 
dans  aucun  de  ses  détails,  tout  y  est  du  plus  pur  merveilleux. 
On  peut  classer  celte  composition  à  côté  des  prodiges  qui 
accompagnent  la  plupart  des  récits  hagiographiques  de  la  litté- 
rature orientale.  Elle  nous  atteste  cependant,  tout  comme  l'épi- 
sode concernant  les  Apôtres,  sinon  la  vérité  des  faits  qu'elle 
rapporte,  du  moins  l'existence  et  la  popularité  du  culte  de  la 
Vierge  dès  les  premiers  siècles.  C'est  l'âme  de  vérité  que  con- 
tiennent CCS  légendes,  et  par  ce  sentiment  dont  elles  témoi- 
gnent elles  peuvent  se  rattacher  à  l'histoire.  Notons  également 
la  proclamation  de  la  primauté  de  Pierre.  Elle  n'a  aucune 
relation  avec  la  nature  du  fait  rapporté,  son  insertion  au  cours 
de  la  narration  paraît  être  bien  intentionnelle,  dans  un  but 
uniquement  disciplinaire. 

Nous  n'avons  aucune  donnée  positive  pour  déterminer  la  date 
de  composition  de  nos  deux  récits.  Peut-être  existèrent-ils  à 
l'origine  séparément,  jusqu'à  ce  qu'un  moine  compilateur 
d'anecdotes  édifiantes  les  adaptât  sous  forme  de  sermon  pour 
servir  de  lecture  dans  les  monastères.  Ils  sont  de  source  grecque, 
le  style,  la  langue  l'indiquent  ainsi  que  l'auteur  auquel  est  attri- 
buée notre  catéchèse.  Nous  ne  trouvons  aucun  détail  qui  soit 
proprement  égyptien. 

Nulle  part,  dans  la  littérature  copte,  nous  n'avons  trouvé  trace 
de  ces  deux  récits.  Le  Synaxaire  arabe  de  l'Église  d'Alexandrie 
qui  les  contient  tous  les  deux,  n'est  qu'un  résumé  de  notre 
document  (1). 

(1)  Ct.Sj/naxariiim  A Ifi-Tmidr! nom  ihms  C. S. C.O.,  aev.  III,  t.  XIX,  p.  IRO;  P.  0., 
t.  I,  p.  Ol.'i.  Les  niir.u-los  l'apportés  dmis  notre  catécliése  .se  trouvent  aussi  dans 
le  recueil Vdes  Mirurles  île  la  Vierge  dont  les  bibliothèques  d'Kurope  possèdent 
do  nomlirenx  exemplaires;  cf.  Paris,  BUdiothèque  Xationale,  dis.  CO,  p.  IC.T  K'' 
-  -  171  V  a.  Notre  catéchèse  elle-même  se  rencontre  dans  la  littérature  éthio- 
pienne traduite  par  l'interniédi.aire  de  l'arabe;  cf.  Paris.  Mfiwisrrils  il'Ahhadie, 
ms.  l.")S:  Londres,  Britisii  MfSF.isi,  or.  Cft2. 

m 


CATKCIIKSE    .\TTr(ll!Li:i;    A    >A1\T    11A?;|I.F.    DE    f'KSARKE.  I.t.« 

Lo  manuscrit  du  Vatican,  auquel  nous  lavons  emprunté, 
n'est  pas  le  seul  cependant  qui  contienne  celte  catt-chèse.  Dans 
l(^  fond-!  des  manuscrits  coptes  de  la  Bibliotiièquc  du  Leipzig, 
nous  trouvons  la  seconde  partie,  riiistuire  de  la  construction  de 
1  église  de  la  Vierge  par  saint  Basile  (11.  Dans  la  description 
qui  fn  est  donni-e.  il  n'est  point  parli- d.>  la  lettre  de  saint  Lue: 
d  après  les  quelques  indications  fournies  éizalcnicnt  par  Cruiu, 
il  parait  évident  qui^  le  récit  qu'il  contient  a|>parlient  A  une 
rédaction  diflerente  de  la  nôtre. 

Le  manuscrit  du  \atican  (Copte  UT,  fol.  Gl)-S9)  que  nous 
avons  utilisé  semble  appartenir  au  \'  siècle,  c'est  aussi  la  date 
supputée  pour  celui  de  Leipzig. 


TEXTE 


(09   R°)    OVKAOIIKICIC      OiMJTAOVOC     n.\«;      llItVI'IOC      BACI- 

Moc  liKinicKonoc  «:<><)VAii  nr»;  koca^ia  mn  tkaii- 
iiAAoKiA  <;ii(ipc|)uevi  noitnT.voAï  niiiTovBo  ncilov 
iiiBfni   ■fp(U).\<|)(=   <t)+    ,hnii    (>vii(:Oiiiii   •fariA   ii<\piA- 

•  :A(|'rA()'.M)  n'I'AlKAfHII'ICIC  j)(;ll  ■flll."j1'  n<;KKAII(;iA 
nnopi      fîTApKOTC      IIAC       n.\«:       (iVIKillIOC       IlinpRtlfîCITOn 

CAnoeBT      n+noAic     oTA<|npACiAnii      niior,     noov     ka 

nniABOT       IIACDIII. 

(!A(|()'.'tOli;  ri())AI  IIAII  (:B()A  n.V(i  IIICA')  coovab 
IIIACIOC  BACIAIOC  XC  nie?()«)V  RTA  IIIAnOCTOAOC  KKT 
fSKKAHCIA  iîfni  nOCpAM  O'.O?  A'.'AOK  (-BOA  IIC  COV  KA 
nniABOT     IIACOIII. 

A(|(-.A.\I  .Vf:  oit  j)6ll  TAIKABIIKHCIC  HOBC:  1 1 1  IIOpilOC 
lieu       IIIIUUIK       IIOLI        IlipAUAOI       DAOIIAI       X(i        IIIKOAACIC 

ne    novuAn^ioni    ;'ja    «un?.    J)r;ii    orzipiiiiii    riTe    ^f 

AIIHII- 

Autoiiii    ."lApnii    Dchoo'.'   (o    iiiAAoc    niiAivpc    lli;'JMpi 

«iTAC  +  IIAKei     nU(()0'.'       OVOe      ACUACO."      n,\<;      -fKAOOAlKII 

(Il  Cf.  Proceeding$  of  Ihe  Society  of  biblical  Archaeology.  1907,  p.  304. 

[4] 


ir,  I  KKVll-:    Di:    I,  ORIKNT    CHRETIKN. 

rnn;K.VM(;iA.  aiiioimi  ;'ia|)()M  ri(|)0(>i-  k»  iiiiiaiciuo  iii.vaoc 
flAKpoATiM:    ovo^    np(;<|«)i(:m I    (miica.ai     n<ht-     ai.koihi 

IIA."III|>I    IICIl    IIA."H;|)I   »)(()»)vf    IKHIIII    })(;ll    IIAIIKV   GGOVAK 

[G'.*    V"    13)     ri<|)()()-.-      nToiifi|).")Ai      ))nii      ovRvnponvini 

l)(;il  lli;'IAI  rillA|)(><;MIK()ll  OVOe  rilipO(t)MTIKOII  lll.'MAI 
HKABOMIUI    (;!»•;     IIHCTixill     T(|)0      lieil      U I  ieT2i:XtJII     MKA2I 

|)A.")i  n))nr<|-  AJjoi  (;I(;a.\i  niiAniKAei  niiAovATov  eixio 
ncjor     nii\(()|J()(;    fin;    iiiait«;.v(»(:    iieii    iiiAp\HArr'6.\on 

IKUI         IIIVHpO/l.lll        IKMI         lll(;6pA(t>lll         IIIOpOIIOC       IIOII 

iMiKnoc    iiiApvn     iMUJ    megovciA    iiiiiATpiAp\H(;    iieu 

llllip(>(|>HTII(:  IKMI  IMKpilTIIC  IIUII  1 1 1  AlUXriOAOC  IIIOIIU- 
AOITIIIC  IKUI  lll(;(()ill  (iOOVAB  nACKITMC  <7rA'i':VtOK 
(JIUIA      ("l        ll."IA<HJ-      MAI         TiipOV       CeOO'/lir       IKUIAII      jiHII 

iiAi."iAi   (;(»<>■.  AI.  ri(|)()()-/  Rvepî^Ai    nmo-iAiK   nre  burta 

<|>+  +((»0'.'  Illll(;il  MAC  i-IIApOCMOC  OVO?  OIKVi"  Cl(\)f 
-fAriA  MApiA-  O'iAlK  AM  II(:  fXhpM'f  DlMAlK  flTC  MICMO'/ 
(;I(MMIA'."  Ap\(U)(:  l|)AI  KTO'/CpAlK  n,hllT(|  flAM;  nfilMoi^ 
n|l)A.\C(Mi  MOM  MlOVptllOV  eTAMAÏl  ?I.\(3U  IIIKAÏI. 
IC.XC;  MI().p(0()V  nT(;  MKAei  A/J'l AlieiCG ui"  netVIIIlAAAA-  , 
TIOM    (7Ull°)    Ifi    ?AII(;p(|)M()VI      ."IAV."IU)T    DeAMUACI     ÏIXHM 

-f<:(;M+  iinii  ^AlM->Aplli^  iiini  eAiiv.iooii    nnApr.ApiK    ii  mai 

IWp       nilAipilf       <:«Mpi        fMUtX)-,-.     «i.")«<)l|      .\(i      A/^AMKMII 

(;K(()r    niiiiiA.wA  rioii   .•■iA-.o(i)o-.+  tipoq    nxn   MO(|iy(|)Hp 

no  .  |)<()()-.-  nTO-.MM  IIA(|  n^AMAAttlMA  (1)  ÏAIMIOVB  Mfill 
ÏAUVAT  M(;ll  •<'Ali;>l(;  IIGM  eAlUOMI  (;ilA,")0  flCOVOMOV 
(:MAIM,\(()K  OBOA  nilAAAATIOM  (;I(;UHAV  <)V02  ."JAVptO" 
TUB  ^A-,-|iM  neAMp(;<|(;pKVOApiï.ill  M(;ll  2AMKVOAPA  lieil 
i>AIIK(;MK(ni  IICIl  ^AMKVIM•.A.^.\<)II  ilOII  ?Ail  CMBI  OAU) 
nccipi       ni'AllAd)        MBof        ,l)OII        T(;(|llli+       MAI        ''JAVCtOK 

nfyvvii    nT»i    iiMcnipi     muai    niiAipiii-   ofi-eeiiiiA   nrc 

IIIVptOM.     ICAC       l-Ap      MIK-TOIMIAV      (iCHpi       ClMAipnf     jjtill 

iiii-r.iKc.i  riiiA(»(niix()ii   ,i)(;ii    MiuAn^MioMi    mn  imac^bmc 

(1)  AA((>liA  pour  àvi>to|xa.  Cf.  Gesios  unil  Isidosos  de  Steindorf  ilans  Zi-ils- 
chrifl  lïir  ii;/yplische  Spiiic/ie,  18s3,  p.  153,où  on  a  AII20A0MA. 

15] 


lATKfHKSK    ATTHIIUKE    A    SAINT    HASILE    Di:    CKSAUKi:.  \7u\ 

IC;      A'."(:|J     II.VVAdll     ll(;|)<|>»:l     fi  11  )•.■  |)<l  I     O'.'Oi"     I  n;(  ;  I  I  A  A  A.Vf  I  <  1 1 1 

iiiiiAn."M(nii  n  r<;  mAii«;A<)r:  fcKKAiiciA  flic  imiicio): 
iiiiiA  notoovf  (■•.(■.ou  ni<;  iiiicoo-ai;  riiixc.-.  fiiAz 
rA|)     r:()-.iiM."i      n()-.|)()     (il  A.-     I  rn    \"|     «moo.  J     ciiaima 

«MMI'.AIi    n(|)()(>-.-    «niAIIIKA^I     Ail    IIC    O'.l)?    flIA'.'    I;?AI  1 1 1 1 1  ."1 

n.v.'iiAioc      n.\(«)|)i      lî'.MipcTOAiï.m      «rrjio'i'irr     imhiaii 

(IMAIIAIVpOllUC       AU        Ml:  flIA-.-       (:^  A  1 1 1 1 1  l."l       OC  A  A  1 1 IC  T  1 1  C 

IMHI       eAII|><M|(;|)KVpiir.lli       nilïAlICApfc      Ail        IIC      (;.(IOVHT 

iicMAii  (r.(;|)."iAi  (:/()a;'ii  «c-oe  «".«îpcTOAiï.iii  Juni  iiiiiaa- 
AATioii    nrc    T(r.|)«t)    nr«;    iii/ioiii    nipov    +iia|)(M;1I()(; 

(;<H).AIi     (}IIA'.'      n<|>+      f  AI'IA      IIAplA. 
■  MAIIII  rCMOC         IIA|)(;I|-|-A(:()()II         (].\(ni         iiica.m         n°i'(; 

'fKAOiiKii(;i(:    nr}i(=ii      riiiiiiiif      <|>ai     crvii      iiaii     (;I)|)iii 

(:•.««»()•.•  IKMI  0-.  TAIO  n()ll«;T(;ll(;|)."JAI  I1A(;  n(|)()<)V  +AriA 
IIA|)IA  f  IIA|>0{3H0(:  nAr«l(l)AOIi  nrtni'f"  flO'.WIOK  niiiK:- 
(l()-.-Ar>  1  M|)()'.-  IIAI  (rrOA^fMI  IMHIAII  (MIAIAIIIMOII  COO.AIi 
ri<|>()l>'.-    O'/OÏ    flTtill  TAUtOinil     })A    IIIAAOi:     nilAIIIO'.'f     .\(: 

A."i    im;    iiipii-h    (n(niiiA."U)'.-(()ii     fipjoii     niciicAAi    Jxni 
iiAiiii;'ti"    n."JAi    rMiApA.\()g:()ii    «;T<|)()p."i    ham    f;ii()A. 
H       A(;."JCOiii   Ai;    fiiioi    no.coii  cioi    riiipru;!/.  rcpoc  aiioi; 
))A     iim;Aa\i(;to(;    bacimoc   (TIR")    rniAio-.oAyiM;  r     pu) 
MApA    iiAn.'MA    C;(t>r>io(:    D'feHiiCKoiiii    Ai."i(;    uni    no'.'coii 

<;tAriA  flIIOAlC  lAIIII  J)HII  ll«j?t)(»'.-  nf  AIIAC  TACIC  (;«)()."All 
(;Opi;'IAIIA  j)(;ll  IIITA<t)C)(:  (JTAVVA  IKMOIIA  rillAOC  flJmiMJ 
<)■.•()<"       niA()'.'(()."ll'      |)()li        IIKr.'K'l'lipiOII     «;TA«|K<)T()-."      flAM: 

iiiiiAiiio'.'f  no/po  KcucrAii  Tiiioc  o'.'o^  Ai;"j(()iii  'x;!! 
lAMM  niiien  fujïoo.-  (i(»()-.Ai-.  o/oi*  iiAKc.co.-rr  niiniA- 
n().a};";i-  o'.o?  iiai;'iaiia  njmro/.  aci'koim  ac  niioi 
no'.'tjïoo'.-  Ai;'j(;  mil  (ij>()vii   oiiiii  DiiApiA  dma/  niioAii- 

lllli:  (|>llf;TA'.'"fp«;ll(|  -AC;  IIApKOC  ll,"JC»VB  nBApilAllAt; 
()'.•()?     IIAI.hoTJïRT     jjOil     IIIUA     0I(;AII.")«III     ni«;     llllll     ll«;li 

iiiiiA     nrifiiii      ii<;II<;Iu:a     mai      aiaiiii      no'.'Ko.'A'i      fiiiA 

riIlCIIOT       noVfiKKAIICIA       AUHIITJiil  1)        «:()-.U;C)OI  1  IO'."(|  I 

Pour  AiiyioAeu. 

[6] 


l.'iCi  UEVUi:  riE  i.'oniENT  chrktiex. 

.I)(;m  niiiA  cTciiiiA-.-  (fuvi  «iTC  QnuuoTfiu  (1)  fipoq  eue? 
l)(!ii  ?M  niiA  (;iiiii|H|  (riAi."JU  mil  «i.hovii  r|)0(|  aixiiii 
,i)(!ii  iiiiiA  (îTfiiiiiAv  novimyi  n.\<t)ii  nApvnoii  mai 
nTAC|(;j)HT<)v  n.\e  iiociuirioc  (Tl  Y°)  niovnrpA<|)fivn 
iH:M  i-AiiAMiiA  riipeqfoBiu  lieu  aotka*;  oica))  iinii 
iiikoaiiikh:    iiiAO-ziriiic.    Ai.vnuo-.-    ovoi     nï'.coc     H(ui- 

IM)V(;|J1I<)'.-    O-i'O;    IIAlj)t)Ti)fiT   j)OU    OVTA.XpO    ,')«';ll    IIKVIUII 

AiAMii  novciiicTOMi  cTi  eiKi()+  nTA((«;l)i iTC  n-\n  iiiniiA 

nAIIOCTOMKOll  })I)H  lUillMA  flAO'.'KAC  IIICIIIIII  flpJiU- 
TAIITIO\IA  ."lA  IIIOIIHOV  KT.heil  -flOVAGA  IIBU  lAHU  eilO 
AVKHII    PAp     nt;     (i'xOTeB      niAKCOBOC     HCOII     OncrC      0V02 

ava:*jai  nxv.  iiifiolioc  hfiii  niximiAïf  oneiicrc  iho  nx<; 
ii<;u  iioqQKAe  novAAi.  ovoe  iiApe  +enicTOAn  c,')Iiovt 
1)011  eAiicbAi  nptuiiAïKii  lieu  îAiiueBueTpev  evnzoT 
eAvovopiic    yiTeii    titoii     iieii    UApinoiiA    lieu     iioai- 

KApiKX:      lieu       AVAIIATITOC       lllUABUTUC        OTe      nAVAOC 

iiipeuoeoAAniliKH-    ovo?    (|)ai    ne    uevcoii    fixe    "feuic- 

TOAII     Ae- 

(.1   suivre.) 


TRADUCTION 

(69  i")  Catéchèse  (|ue  i)i'ononça  saint  Basile,  le  vénérable 
•■vêque  de  Césarée  de  Cappadoce,  pour  la  conimémoration  do 
celle  qui  fut  toujours  revêtue  de  pureté,  la  mère  de  Dieu  véri- 
table, sainte  Marie. 

Cette  catéchèse  fut  prononcée  dans  la  grande  église  neuve 
construite  par  le  préfet  Euménius.au  levant  de  la  ville  (2), quand 
saint  Basile  la  consacra,  le  21  du  raoisde  Paoni. 

Le  vénérable  écrivain  saint  Basile  nous  y  montre  que  le  jour 

! 

(Ij  Poiu    nill."H()AUU.  j 

(2)  I.e  tiaductcnr  copte  s'est  mépris  ici  en  face  du   texte  grec;  il  s'agit  du  j 

Préfet  de  l'Orient.  Ce  titre  qu'il  ne  connaissait  pas  lui  a  fait  faire  un  contre-  | 

sens.  ! 

[-1 


(ATticHÈSi;   ATTRIBUKI-;   A    SAINT    BASILE    DE   CÉSARÉE.         157 

OÙ  les  Apôtres  construisirent  et  achevèrent  une  église,  au  nom 
de  l;i  Vierge,  lut  le  "21  du  mois  de  Paoni. 

Il  parle  •'galoment,  dans  cette  catéciièse,  des  débauchés,  des 
adultères,  des  ridios  sans  cœur,  pour  qui  les  tourments  sont 
leurs  demeures  jusque  dans  léternité.  Dans  la  paix  do  Dieu; 
amen. 

I 

Venez  à  nous,  aujouid'hui.  ù  peuple  ami  du  Christ,  fils  que 
l'Kglise  catholiqu<'  a  enfantés  et  mis  au  monde!  \'enez  à  nous, 
aujourd'hui,  vous  les  amis  de  la  doctrine,  le  peuple  docile  et 
obéissant  à  la  parole  de  Dieu!  Venez,  mes  fils  et  mes  filles, 
rassemblez-vous  autour  de  moi  en  ce  saint  lieu  (69  V)  aujour- 
d'hui, pour  que  nous  célébrions  ensemble,  dans  la  joie,  la  fête 
virginale  et  prophétique,  la  fête  universelle,  en  laquelle  se 
réjouissent  ceux  qui  sont  dans  le  ciel  et  ceux  qui  sont  sur  la 
terre!  Pourrais-je  parler  des  seuls  liabltants  de  la  terre, 
oubliant  les  chœurs  des  Anges,  des  Archanges,  des  Chérubins, 
des  Séraphins,  des  Trônes,  des  Dominations,  des  Principautés, 
des  Puissances,  oubliant  les  Patriarches  et  les  Prophètes,  les 
.luges,  les  Apôtres,  les  Confesseurs,  les  saints  élus  des  Ascètes, 
qui  se  sont  consumés  dans  le  désert?  Tous  ceux-là  sont  réunis 
avec  nous  en  cette  fête  sainte,  aujourd'hui,  pour  célébrer  la 
dédicace  en  l'honneur  de  celle  que  Dieu  a  comblée  de  toutes  les 
gloires,  la  Vierge  et  Mère  de  Dieu,  sainte  Marie.  Ce  n'est  pas 
une  dédicace  comme  la  dédicace  de  ces  temps  antiques,  que 
'élébraient  nos  pères,  nos  devanciers  et  les  rois  qui  régnaient 
sur  la  terre.  Lorsque  les  rois  de  la  terre  jettent  les  fondements 
d'un  palais  (7n  r"),  d'un  temple,  ils  immolent  des  taureaux  sur 
les  fondations,  des  boucs  et  des  animaux  sauvages.  C'est  là,  en 
elfet,  ce  qu'ils  font.  Et  lorsqu'ils  ont  terminé  la  construction 
du  palais,  leurs  amis  royaux  s'y  réunissent;  ils  y  apportent 
des  présents,  de  l'or,  de  l'argent,  des  bois,  des  pierres  de  grand 
prix  pour  l'achèvement  de  ce  palais,  et  ils  font  un  festin.  Ils 
y  amènent  des  joueurs  de  cythare,  de  tambours,  de  cymbales, 
de  tlùte.  jjour  y  exécuter  des  chants  d'abomination,  qui  en- 
traînent l'àme  de  ceux  qui  les  exécutent,  dans  la  géhenne 
de  léu. 


158  lîKVÛK    LiK    I.'OIUCXT    CHRETIEN. 

Mais  si  ces  lioinraes  agissent  ainsi  pour  des  objets  sensililes, 
poui'  irs  demeures  de  l'impiété,  combien  plus  devront-ils  Caire 
pour  le  temple  de  la  Reine,  pour  son  palais,  la  demeure  des 
Anges,  le  lieu  de  réunion  des  fidèles,  l'endroit  de  l'assemblée 
générale  de  tous  les  saints!  Je  vois,  en  effet,  une  foule  de  rois 
(70  v")  qui  sont  assemblés  dans  ce  saint  lieu,  aujourd'hui,  mais 
ils  ne  sont  pas  de  la  terre.  Je  vois  une  foule  de  puissants  vêtus 
de  l'étole,  réunis  avec  nous,  mais  ils  n'appailiennent  pas  à  ce 
temps.  Je  vois  des  multitudes  de  trompettes  et  de  hérauts 
incorporels  groupés  avec  nnus,  tous  en  fête,  en  joie  et  ornés 
de  l'étole,  dans  le  palais  de  la  reine  de  toutes  les  femmes,  la' 
Vierge  sainte,  la  Mère  de  Dieu,  sainte  Marie. 

Mais,  revenons  au  sujet  de  la  catéchèse,  que  nous  avons  entre 
nous,  celui  qui  nous  est  proposé  pour  la  gloire  et  l'honneur  de 
celle  (|ue  nous  fêtons  aujourd'hui  :  sainte  Marie,  la  Vierge 
sans  tache,  afin  de  satisfaire  tous  les  saints  convoqués  avec 
mais  à  ce  saint  banquet  en  ce  jour,  afin  que  nous  vous  ins- 
truisions vous,  peuple  ami  de  Dieu.  Mais  comment  oserons- 
nous  ouvrir  la  bouche  pour  parler  en  cette  grande  fête  e.xtra- 
ord inaire  qui  s'offre  à  nous  ! 

11  marriva  une  fois,  tandis  que  j'étais  prêtre,  moil'humble 
Basile  (71  r"),  avant  qu'on  m'eût  appelé,  malgré  mon  indignité, 
à  la  charge  de  l'épiscopat,  d'aller  un  jour  à  la  sainte  ville  de 
Jérusalem.  C'était  le  jour  de  la  sainte  résurrection.  Je  voulais 
prier  sur  le  tombeau  tlans  lequel  on  déposa  le  corps  de  mon 
Seigneur,  et  adorer  dans  les  sanctuaires  construits  par  le  roi 
ami  de  Dieu,  Constantin.  J'étais  à  Jérusalem  pendant  les  jours 
saints;  je  vénérai  les  églises  et  j'y  priai.  Il  m'arriva,  un  jour, 
d'aller  à  la  maison  de  Marie,  la  mère  de  Jean,  celui  qu'on 
appelle  Mare,  le  digne  second  de  Barnabe.  Je  visitai  les  lieux 
ilu  haut  (le  la  maison,  ceux  d'en  lias,  |)uis  je  trouvai  une 
petite  pièce  en  forme  d'église.  Je  i^erçus  ^1),  en  cet  endroit,  une 
odeur  de  parfum  telle,  que  je  n'en  avais  jamais  senti  nulle 
autre  part.  Je  pénétrai  à  l'intérieur  et  je  trouvai  une  foule  de 
livres  anciens  :  ceux  écrits  par  losippos  (Josèphe)  (71  v")  le 
compilateur,  ceux  de   Gamaliel    le  docteur,  eeux  de  Luc  le 

1)  Nous  avons  ici  iiiio  l'aii.s,se  Ifclui-f  du  te.Me  5,'rec  de  la  part  du  traducteur 
cO])lo.  Il  a  In  lo  wrlio  ôfiw  pour  le  verbi-  oiyjfaivw  l'ormo  moyenne  ÔTppxivoiJiai. 

[ilj 


I 


I  ATKflIKSE   ATTRIBLKE    A    SAINT    BASILE   VF.   CÉSARKE.  150 

scribe,  ceux  de  Nicomède  le  lévite.  Je  les  trouvai  tous  ensemble, 
l'ouillaiit  avec  soin  j3armi  eux,  je  trouvai,  en  dierchanl,  une 
lettre  de  l'Esprit  apostolique,  écrite  de  la  main  de  Luc  le 
médeein  d'Antinciic.  adressée  aux  frères  de  la  .Uidée  et  de 
.lérnsalem,  car  on  avait  misa  mort  Jacques  le  frère  du  Sauveur, 
et  les  Gentils  qui  croient  en  Notre-Seigneur  et  en  ses  souf- 
frances salutaires  s'étaient  multiplies.  La  lettre  était  écrite  en 
caractères  grecs  avec  des  témoignages  fidèles,  envoyée  par 
l'intermédiaire  de  Tite,  l'aimona,  Polycarpe  et  .Vchanatite, 
Thessaloniciens  disciples  de  Paul.  Voici  la  reproduction  de 
la  lettre  : 

(A  suivre.) 

M.  (.'iiAi.Ni;. 


[10] 


LA  MORT  DU  KHAGHAÎV  KOUYOUK 


Six  des  nianuscrils  de  l'histoire  des  Mongols,  écrite  par  'Ala 
ad-Din  'Ata  Malik  al-Djouwaïni,  soas  le  titre  de  Tarikh-i. 
Djihamjousha  (1),  et  conservés  à  la  Bililiothèque  nationale  de 

(1)  I,a  division  primitivo  de  cet  ouvrage  comprenait  deux  tomes,  l'iiistoire 
des  rois  du  Kliarizm  tHant  un  appendice  au  piemiei-  de  ces  volumes.  Chacun  de 
ces  tomes  formait  presque  un  ouvrage  indépendant,  comme  le  montre  le  fait 
qu'ils  commencent  tous  les  deu\  par  l'Invocation  à  Allah,  et  par  une  préface 
spéciale.  C'est  sous  cette  forme  primordiale  que  se  présente  le  texte  du  Djikan- 
r/ou.ili(i  dans  le  man.  61',  le  seul  qui  ait  été  connu  par  Quatremére  et  par 
d'Ohsson,  et  c'est  avec  une  entière  raison  qu'ils  ont  écrit  que  cette  chronique 
se  divise  en  deu.";  tomes,  d'autant  plus  qu'on  lit,  à  la  fin  de  l'histoire  des  rois 
du  Kliarizm,  une  souscription  dans  laquelle  le  copiste  insiste  sur  ce  fait, 
qu'avec  elle    se   termine  le  tome   premier  du    DJiliangousha  de  Djouwaïni   : 

Jj_»=^  ^LiAJL^    \\    Jj'  jJar'  Ai  >L*j".  Le  copiste  de  ce  volume  savait 

fort  mal  l'arabe,  et  point  du  tout  le  turk,  encore  moins  le  mongol,  mais  tout  le 
monde  s'accordera  à  reconnaître  qu'il  était  assez  soigneux  pour  ne  pas  avoir 
reporté  sa  souscription  ■■  ici  finit  le  tome  premier  du  Djihangousha  de  Djou- 
«aini  »,  de  la  fin  de  l'histoire  de  Tchagliataï,  aux  dernières  lignes  de  celle  des 
rois  du  Kharizm. 

Cette  division  fut  immédiatement  modifiée,  puisque  le  texte  du  man.  1563, 
qui  a  été  copié  sur  un  exemplaire  daté  de  %'}'■)  de  l'hégire,  est  divisé  en  trois 
tomes,  l'histoire  des  rois  du  Kharizm  formant  le  second,  celle  de  Jlonkké- 
Kliaghan,  le  troisième;  or,  le  man.  écrit  en  6.VJ  était  certainement  l'an  des  exem- 
plaires copiés  sur  l'autographe  d"Ala  ad-Din  'Ata  Malik  al-Djouwaini,  qui  a 
lerminé  sa  chronique  entre  l'un  des  mois  de  658,  la  dernière  année  qui  s'y  trouve 
citée,  et  650,  en  laquelle  année  on  en  avait  déjà  tiré  des  copies. 

Il  ''St  caractéristiqui-  i|u".\la  ad-Uin  a,  arrêté  le  fil  de  sa  narration  en  655,  au 
nioni'Mit  pri'cis  où  le  piinci;  Iloulagou  va  entreprendre  son  expédition  contre 
Hagl](hul;  'Ala  ad-Din,  sous  les  règnes  d'iloulagou  et  d'Abagha,  qui  étaient 
bouddliistes,  a  jugé  prudent  de  ne  pas  écrire  sur  ce  sujet  dangereux  :  la  façon 
dont  il  traite  les  Ismadieus,  qui,  après  tout,  étaient  des  Musulmans,  fait  présu- 
mer des  sentiments  qu'il  nourrissait  à  l'égard  des  infidèles,  des  idolâtres,  qui 
avaient  porté  une  main  sacrilège  sur  le  trùne  des  Abbassides.  Sans  doute,  Nasir 
ad-Din  Tousi  a  écrit  un  récit  détaillé  des  opérations  contre  Baghdad,  et  Rashid 
ad-Din  s'est  l'tendu  a\ec  complaisance  sur  les  péripéties  de  la  lutte;  mais  Nasir 

[1] 


LA    MORT    ni'    KIIACHAN    KOUYOUK.  IGl 

l'aris,  disent,  au  sujet  de  la  uioit  de  Kouyuuk,  khaglian  des 
Mongols,  que  ce  prince,  parti  de  Ivara-korouin  ji^SLJU*  ^^^  Ji», 

se  L'oiiduisil  foniiiic  un  lenétrat,  le  jour  où  !<•  prince  lloulagou  s'inquiét.i  des  pré- 

ilictions  sinistres  de  rastroloj-'ue  llosaiii  ad-Uin.  <|ui  le  nienarait  des  plus  épou- 

uitables  c:ilaiiiiti'S,  s'il  osait  s'allaquer  aux   descendants  d'Alibas,  aloi'S  qu'il 

■mmit  l'inlauiii'  do  prouver  au  clief  mon^^'ol  que   jamais  la  colère  céleste  no 

■tait  exercée  pour  venger  l'assiissinat  d'un  khalife.  Jlaljrré  ses  protesUitions 

l  Islamisme,  liashid était  un  juif  passé  à  la  foi  musulmane,  et  encore  a-t-il  éciit 

l"  récit  de  la  oonquélode  Haghdad  sous  le  règne  d'un  prince,  Mahmoud  (ihazan, 

'{ui  avait  abjuré  le  Kouddhismo. 

A  une  date  très  postérieure,  en  (j80,  'Ala  ad-Din  rédigea,  sous  le  titre  de 
Tnsliat  nl-ilihvan.  un  tJ'aité,  dans  lequel  il  expose  dos  ciioonstancesqui  lui  furent 
|iorsonnelles,  en  relation  avec  l'histoiro  des  Mongols,  ainsi  que  des  faits  qui 
liparlienncnt  exclusivement  à  l'histoire  des  Mongols,  et,  eniWI,  à  la  veille  de  sa 
MOrl,  il  écrivit,  s;ins  titri'  spécial,  une  continualion  de  cet  opuscule.  Ce  sup- 
plément au  Taslial  al-ikhwan  se  trouve  à  la  lin  d'un  manuscrit  de  luxe,  décoré 
de  peintures,  qui  fut  copié  en  l'année  811,  dans  la  dernière  période  du  long 
règne  de  .Shah  lîokli,  par  un  certain  Abou  Ishak  ibn  Mohammad  ibn  .Ahm.'id 
al-Souli  al-Samarkandi,  et  on  lit,  après  les  derniers  mots,  au  folio  11  v°,  car  l'ordre 

des  feuillets  a  été  interverti  :  ^LiXjLj^a.  ^li-^  ^„^j^\  v_jLxJi  .Ji,^ 
■-•UoU:'»   ^rr^;^i  ^-^^^  '■^  J'y^  y^  (^-^ -'  J"-"   {^.y>:   _$^>^ 

i^'    Ajovl    ,,^     J-»s-'      .f>    ■  i^s—l    »j1     yJUli]     .-isr-'l   ,",.»J'     Xi       JU 

.CJ..O^v,^'!  :  •  Ici  linil  le  livre  intitulé  Tnrilili-i  Ujlhfin;/ou.shaiU'  Djouwaïni 

le  l(i' jour  du  mois  di'  .Shawwal  de  l'année  .'<ll.  par  les  soins  de  l'esclave  misé- 
rable c-t  pauvre,  .Mjou  Ishak  ibn  Mohammad  ibn  Aliniad  al-Soufi  al-Samar- 
kandi -,  ce  qui  indique,  à  n'en  point  douter,  que  ce  personnage  a  reproduit  le 
lo.xto  d'un  manuscrit,  dans  lequel  l'appendice  au  Tastiiil  al-ikhwan,  vraisemlila- 
blement  le  Taslial  lui-même,  étaient  comptés  comme  des  parties  intégrantes  do 
l'ivuvri' de  Djouwaïni;  tout  ce  que  l'on  connaît  des  habitudes  des  copistes  des 
livres  de  luxe  ét;ililit  d'une  façon  irréfutable  que  Abou  Ishak  a  reproduit  lidèle- 
ment  l(îs  dispositions  de  l'exemplaire  enluminé  qu'il  copiait;  il  n'y  a  pas  un  seul 
exemple  d'un  manuscrit  illustré,  dont  les  peintures  ne  soient  les  répliques  tradi- 
tionnelles, plus  ou  moins  modifiées,  quelquefois  très  altérées  dans  les  livres  de 
basse  époque,  de  celles  qui  décoraient  un  manuscrit  exécuti'  immédiatement 
après  la  conqiosition  de  l'ouvrage,  .sous  la  direction  de  l'auteur;  à  tel  point  qu'it 
est  évident  qu'il  existait,  dans  les  at<'liers  de  peinture,  un  manuel  d'iconographie 
et  d'enluminure  des  c|uelques  livres  qui  éUiient  destinés  à  recevoir  des  illustra- 
tions; il  n'y  a  pas  un  seul  exemple  il'un  copiste  qui  se  soit  permis  <raltérer  la 
disposition  et  de  changer  l'arrangement  d'un  manuscrit  de  luxe  dont  il  repro- 
duisait le  texte,  et  l'on  ne  trouve  jamais,  dans  les  livres  enluminés,  les  erreurs 
de  division  qui  déparent  quelquefois  les  manuscrits  médiocres,  exécutés  par  des 
copistes  sans  soin  ;  le  fait  n'est  pas  surprenant,  si  l'on  remarque  que  l'exécution 
des  livres  de  luxe  était  n.iturellemcnt  confiée  à  des  artisans  très  scrupuleux;  ce 
n'est  pas  à  dire  que  leur  texte  soit  très  correct,  car  un  calligraphe  peut  man- 
quer de  IcUre.s,  et  Abou  Ishak.  évidemment,  ignorait  l'arabe,  le  turU,  et  jusqu'au 

[2] 

OHIEXT  CUBÉTIICN.  11 


162  REVUE    DE    l'orient   CHRÉTIEN. 

pour  se  rendre  dans  l'Occident,  aux  rives  de  l'Émii,  le   ^W 
WC  '^  i^i  ''"^^  Chinois,  «  lorsqu'il  arriva  à  la  limite  du  pays 


nom  (le  l'auteur  dont  il  copiait  la  chronique,  lequel,  d'ailleurs,  au  ix°  siècle  de 
l'hégire,  n'était  point  très  connu  ;  mais  tout  cela  n'empêche  que  s'il  a  écrit,  à  la 
lin  do   l'appendice   au   Taslial   al-ikhiran  :  ^j^    p~-.*.M    .^L;X_'   ^J^-^-iJ 

(lire  c'jrr')  ç'j^  ^^~^'-'^  '■  •  Ici  se  termine  le  livre  intitulé  Tarikh-i 
DjiluDir/oushn,  par  Djouwaïni  »,  c'est  qu'il  a  trouvé  cette  épigraphe  dans  le 
manuscrit  qu'il  reproduisait,  sans  qu'il  soit  possible  d'y  voir  le  résultat  d'un 
déplacement  des  feuillets  de  cet  exiimplaire,  puisque  cette  phrase,  au  lolio  41 
verso,  termine  explicitement  l'apiiendice  au  Tnslial,  et  non  une  autre  partie  de 
la  chronique. 

11  est  visible  i|ue,  si'  sentant  parvenu  au  terme  de  sa  carrière,  et  apprenant 
que  liashid  ad-l)in.  '.Vbd  .\llali  al-lvashani,  Ahmad  ibn  Mohanimad  al-Boukhari. 
et  d'autres  littéi'ateurs  avaient  conçu  le  projet  d'éci'ire  l'histoire  des  .Mongols. 
'Ala  ad-Din  a  regretté  de  laisser  inachevés  les  fastes  d'une  époque  dont  il 
connaissait  mieux  que  personne  les  péripéties  et  les  seci'ets;  mais  le  récit  de 
.ses  aventur(;s  personnellrs  l'ut  tout  ce  qu'il  jugea  prudent,  à  la  fin  du  règne 
d'Abagha,  en  Ii80,  d'écrire  sur  cotte  période  affreuse,  où  l'Islam,  en  Perse, 
tomlia  sous  le  joug  des  lamas  tibétains.  Quand  Sultan  Ahmad,  le  premier  prince 
mongol  qui  se  fit  musulman,  le  20  JIohaÈ-ram  681,  arriva  au  trône,  il  était  bien 
trop  tai-d  pour  que  'Ala  ad-Din  put  reprendre  le  fil  interrompu  de  sa  chro- 
nique, et  en  conduire  la  trame  jusqu'aux  derniei's  jours  du  règne  d'Abaglia. 

Il  en  faut  conclure  que  '.\la  ad-Din,  en  081,  constitua  un  exemplaire  de  son 
œuvre,  de  la  partie  de  sa  chronique  terminée  entre  (i.ô8  et  659,  du  Taslial,  com- 
posé en  (i80,  de  l'appendice  au  Tnslial,  écrit  en  681,  le  tout,  sous  le  titre  de 
Djihannouslui,  et  que  ce  fut  cet  exemplaire  qui  lut  copié  par  Abou  Ishak,  à  la 
fin  du  i-ogne  de  Shah  lîokh  Bahadour;  ou  bien,  ce  qui  est  encore  très  possible, 
que  les  amis  de  Djouwaïni,  trouvant,  après  sa  mort,  les  autographes  de  ses 
ouvrages,  eurent  la  piété  de  les  réunir  en  un  .seul  volume,  pour  éviter  que  les 
diverses  parties  ne  s'en  perdissent,  comme  le  fait  ne  s'était  que  trop  souvent 
pioduit. 

H  est  hors  de  doute  qu'à  lépoqui'  timouride,  sous  les  règnes  de  Tianour, 
de  Shah  UoUli,  d'Oulough  Heg,  on  rechercha  avidement  les  histoires  des  Mon- 
gols, et  qu'elles  étaient  alors  connues  sous  un  état  i|ue  nous  ignorons  aujour- 
d'hui, comme  le  montre  l'attribution,  dans  un  manuscrit  qui  appartint  à 
Oulough  Beg,  à  un  certain  Ahmad  ibn  Mohammad  ibn  Alohammad  al-Boukhaii, 
d'une  portion  de  la  Djami'al-tawankk  de  liashid  ad-Din,  dont  la  paternité  est 
il'ailleurs  revendiquée  en  termes  foi-mels  par  un  autre  écrivain,  'XhA  Allah 
al-Kashani  (Inlroduclion  à  l'IIisloire  des  Mongols,  p.  396).  Quoi  qu'il  en  soit,  le 
texte  du  Taslial  n'existe  pas  dans  le  man.  ïdfi,  entre  la  fin  du  troisième  tome 
du  Djikanijousha,  au  folio  1  ri'cto,  et  le  commencement,  au  verso  de  ce  même 
feuillet,  de  l'appendice  au  Taslial;  le  Taslial  ne  figurait  pas  dans  le  manuscrit 
qui  fut  copié  par  Aliou  IshaU,  lequel  est  entré  incomplet  de  tout  son  commence- 
ment à  la  Bibliothèque  nationale,  cette  pai'lie  initiale  étant  restée  à  Constan- 
tinople,  où  elle  lut  acquise,  beaucoup  plus  tard,  par  M.  Clément  lluart. 

.l'avoue  que,  posé  en  ces  termes,  le  problème  me  parait  insoluble,  et  qu'il  ne 
me  semble  pas  que  l'on  puisse  jamais  expli{|uer  pourquoi,  et  comment, le  Taslial  ^ 

[3j 


I.A    MORT    DU    KHAGHAN    KOL'VOLK.  163 

de  Samarkanii,  dans  un  endroit  qui  est  distant  de  Bcsli-baligii 
d'une  soniaini'  de  niarclie,  le  terme  fixé  pour  chaque  homme 

l'atteignit  »  :  ^i-C   àJo  ^/>~i  U  Lsr'l  ;l  ^  j.^,  ^jjj^^  j^  j^ 

j.™,,  V*  -j^y  Jr"'  -^-^->  'S  •^^^-  CV'st  co  texte  qui  se  lit  à  la 
page  >!.".  (lu  premier  volume  de  la  chronique  d"Ala  ad-Din, 
que  Mirza  Moliammad  Kazw  ini  a  publié  dans  la  siTie  des  GibI) 
Trustées;  c'est  ce  même  lexie,  à  quelques  variantes  insigai- 

liantcs  près  :  ^J^^  ^j^^  ^  '-==^1  ■]  aS'  j.~w,  j^^*^  i^xs^.  ^ys. 
j.~-,  ,J  -^^♦''  J^'  --^-J  »|i  i'^»,  qui  a  été  copié  par  Rashiil  ad- 
Din,  tians  l'histoire  de  Ivouyouk,  telle  qu'il  l'expose  dans  la 
7'ari/,/i-i  ))ioubarak-i  Ghazaiti,  et  c'est  cette  même  phrase 
qui  se  lit  dans  la  partie  de  cette  chronique  que  j'ai  publiée 
aux  Irais  des  Gibb  Trustées  (p.  -250). 

Cette  phrase,  telle  qu'elle  se  trouve  dans  les  manuscrits  de 
ces  deux  histoires,  est  une  pure  absurdité,  car  l'on  sait,  par 
DJouwaïni  bii-mème,  que  Hatou.  itant  parti  de  son  ordou,  sur 
la  Volga,  pour  marcher  contre  Kouyouk,  apprit  la  mort  de  ce 
princf  à  Alakmak,  à  sept  jours  de  Kaynligh,  c'est-à-dire,  ap- 
proximativement, sur  le  71''  méridien  \.-E.  de  Paris,  environ 
à  550  kilomètres  dans  l'Est  de  Samarkand,  ;i  prés  de  340  kilo- 
mètres H  l'Orient  du  point  oii  Kouyouk  serait  mort,  si  l'on 
adoptait  la  leçon  de  Rasliid  ad-Din  et  de  Djouwaïni. 

al-ikhwan  disparut  de  l'œuvre  de  'Ala  ad-Din,  tandis  qu'on  y  fit  entrer  Tappen- 
dice  au  Taslial.  Il  n'en  reste  pas  moins  certain  que  la  division  du  Djihangousha, 
dans  sa  disposition  première,  de  609,  conservée  dans  le  man.  69,  comprend  deux 
volumes;  quatre  tomes,  le  quatrième  formé  du  T'aida/ et  de  son  appendice,  dans 
la  recension  qui;  l'auteur  fit  en  681,  qu'il  consacra  dans  un  manuscrit  de  luxi'. 
.destiné  à  être  oiTert  au  prince  de  l'erse,  ou  à  un  puissant  seigneur,  et  non  trois, 
ce  qui  i-eprési'nte  une  division  secondaire  de  la  première  rédaction  faite  en 
659,  pour  répartir  d'uue  façon  plus  égale  le  texte  de  cette  chronique.  L'édition 
partii-ulière  tlu  Djihangousha,  faite  en  681,  par  '.\la  ad-Din,  ne  sortit  dr"  la 
bibliothèque  du  haut  personnage  à  qui  elle  avait  été  oITerte.  et  de  sa  famille,  i|ue 
pour  iHre  copiéi',  à  la  fin  du  règne  de  Sliali  Uokh,  puis  elle  disparut,  ce  qui 
explique  comment  piesque  tous  les  exem|)laires  connus  du  Djihangousha,  ù 
l'exception  du  man.  i06,  reproduisent  l'édition  en  trois  tomes  de  (>')!•,  qui  est  celle 
que  publia  '.\la  ad  Din,  à  une  époque  bien  antérieure  à  celle  à  laquelle  il  eut  l'oc- 
casion d'écrire  le  Taslial  et  son  appendice.  Cette  circonstance  n'empêche  point 
que  la  <livision  de  cette  chronique  en  quatre  tomes  ne  soit  l'expression  de  la  der- 
j  nière  volonté  de  '.\la  ad-Din  'Ata  .Malik  al-Djouwaïni.  ou  qu'elle  ne  marqui'  une 
intention  formelle  de  la  personne  qui  fit  exécuter  les  clauses  de  son  testament. 

[4] 


Ig4  REVUE   DE    l'orient   CHRÉTIEN. 

Il  est  bien  étonnant  que  Djouuaïni,  écrivant  que  Kouyouk  est 
mort  dans  les  environs  de  Samarkand,  ait  éprouve  le  besoin 
"situer  la  position  de  cette  ville,  qui,  en  Perse  ''^f^^-^ 
comme  Unn.e  lest  à  Londres,  par  rapport  à  une  localité,  Be.h- 
baligli,  infiniment  moins  importante,  dont  le  nom  n  était 
parvenu  qu'à  la  connaissance  de  quelques  erud.ts;  il  serait 
étrange  qu'un  historien,  parlant  d'un  événement  survenu  a 
Lyon  ajoute  que  la  métropole  du  Sud-Est  des  Gaules  est  a 
une  semaine,  par  la  route,  de  Gray,  ou  de  Néris-les-Bains. 

Mais  il  y  a  plus  :  Shiliab  ad-Din  al-'Omari  nous  a  conserve 
dans  son  encyclopédie,  intitulée  J/asa/^'A-  al-absar,  la  mention 
très  précise,  mallieureusement  avec  une  lacune  produite  par  la 
riéo'lio.ence  d'un  scribe,  des  distances,  ou  plutôt  des  relais  de 
lal)oste,  sur  les  chemins  de  l'Asie  centrale  :  «  De  Samarkand 
à  Ycngi,  il  y  a  vingt  jours;  de  Yengi  à  Almaligb,  vingt  jours; 
d'Almaligh  à  Kara-Khotcbo,  (vingt  jours)  ;  de  Kara-Khotcho  a 
Kam-tchéou,  quarante  jours;  de  Kam-tchéou  à  Khan-baligh, 
quarante  jours  »,  d'où  il  suit  que  Besh-baligli,  qui,  au  moyen 
âge,  s'élevait  dans  les  environs  d'<  >uroumtsi,  n'était  point  a 
sept  jours,  mais  bien  à  cinquante-cinq  jours,  de  Samarkand, 
une  semaine  de  marche,  dans  le  comput  du  Masalik  al-absnr, 
correspondant  approximativement  à  une  distance  de  210  kilo- 
mètres (1). 

Qu"Ala  ad-Din  ait  commis  une  erreur  aussi  grossière  dans 
l'évaluation  de  la  distance  qui  séparait  Samarkand  de  la  cite 
des  Ouighours,  c'est  un  fait  que  n'admettra  aucune  personne 
qui  a  lu  le  texte  de  sa  chronique;  'Ala  ad-Din  est  un  historien 
précis,  qui  raconte  exactement  les  événements  auxquels  il  a  été 
mêlé,  et  qui  connaissait  l'Asie  centrale,  pour  en  avoir  foulé,  à 
plusieurs  reprises,  du  chef  de  ses  fonctions,  les  routes  câpres  et 
désolé(;s.  Aussi,  n'cst-il  pas  croyable  qu'il  ait  commis  la  niai- 
serie de  situer  Samarkand  par  rapport  à  une  ville  ignorée,  à 
4.000  kilomètres  de  Tauris,  et  que,  de  plus,  il  ait  commis  une 
erreur  aussi  grave,  en  parlant  d'une  route  qu'il  avait  suivie 
en  se  rendant  à  Kara-koroum,  à  la  cour  du  khaglian  (2). 

(1)  Hcmti'  (le  t'Oricnl  Chrcticn,  uniu'e  190S,  pages  357  et  :i5S. 
(■i)  l'ii  04 1  ou  (il.")  (l-il(i-li47),  la  première  lois  notaminent,  quand  il  aeconi- 
pagiia  l'émir  Arglioun,  dont  il  était  l'un   des   secrétairos,  lequel  se  rendait  a 

[5] 


LA    MORT    nu    KMAOIIAN    KOUYOIK.  165 

Lhistoire  de  la  Chine,  parlant  de  la  mort  de  Koiiyouk,  s'ox- 
|.iimo  en  ces  termes  :H^Xlc^  M^  M  ^  m  t^  ^ 
-l-U  <:.  5â  ^  Mk  ^  1i  H  ^  #  0  +  ^  (1)  «  La  troi- 
-ième  année  (de  son  règne),  en  l'année  méou-shen  (1248),  au 
printemps,  le  troisième  mois,  k'  i<iiagh;in  expira  dans  le  pays  de 
liininu-siang-i-eni  (Ivhounsangir) ;  il  avait  occupé  le  trône 
durant  trois  ans;  il  avail  vécu  quarante  années  (2).  » 

Il  cour  de  Kouyouk.  Art.'lioun  et  sa  suite  apprirent  à  Taraz,  la  ville  actuelle  do 
I  iirkistan,  l;i  mort  de  Kouyouk.  puis,  après  un  certain  temps,  ils  rentrèrent  en 
l'erse:  il  est  à  présumerque  'Alaad-Din  'Ata.Malik  al-njouwaïni,  à  Taraz,  entendit 
prononcer  d'une  façon  exacte  le  nom  de  la  localité,  où  le  kliaghan  était  mort, 
l'jouw.aini  retourna  par  la  suite  deux  fois  en  Asie  centrale,  se  rendant  à  Kaw- 
koroum  avec  l'émir  Arghoun  (617  liég.  =  li-10;&IO  liép.  =  1251);  or,  la  route 
qui  conduisait  de  Perse  à  la  cour  mongole  passait  par  -Samarkand  et  Besli-baligli  ; 
il  est  impossible  d'admettre qu"Alaad-Din,  qui  lit  le  ruban  de  route  Samarkand 
—  Besh-baligh,  àcheval,au  soleil  et  à  la  pluie,  ait  oublié  les  seize  cents  kilomètres 
(|ui  séparent  ces  deux  villes. 
(1)  Yuan-shi,  chapitre  ii,  tout  à  la  fin. 

(2)I.atranscription  J^  iH  ^    È3  lloung-siang-i-eul  du  nomdi>cettelocalité, 

qui  a  été  faite  au  xiir  siècle,  d'après  une  forme  vivante,  a  été  modinéc  parles 
'•diteui-s  du  Yuan-shi,  dans  la  période  kliien-loung,  d'une  façon  tout  à  fait  arbi- 
traire, suivant  leur  coutume,  en  ^  ^  9#  j^  lloung-si-ya-eul,  avec  une 

restitution  Kenkisiyar,  en  lettres  mandclioues  {buique  du  Yuan-shi,  cliap.  iv, 
page  10),  qui  est  absolument  impossible,  et  qui  ne  correspond  même  pas  à  la 
t'-anscription  refaite,  ce  qui  est  un  comble.  La  personne  qui  a  inventé  celte 

■rme  ignorait  que  le  caractère  \f.i  houn^  est  de  la  classe-^  ,  qui  ne  peut  être 
transcrite  en  mongol  que  par  les  aspirées  kh,  gh,  à  l'exclusion  de  k  et  »/,  qui 
transcrivent  toujours  les  caractères  de  la  classe  S-,  et  jamais  d'autres.  C'est 

>us  l'influence  de  fantaisies  analogues,  et  tout  aussi  inexcusables,  que  les  édi- 
teurs de  l'édition  remaniée  du  }'uan-shi  ont  changé  l'excellente  transcri|itioii  du 

\m'  siècle  /\  ÇA.  ^Pa-ho-tha,  du  nom  do  la  ville  de  Baghdad,  en  gj  5^ 

•^  Pa-ho-thaï,  avec  une  restitution  Bakhataï,  en  caractères  mandchous,  et 

rcxplicalion   t^  iff-  -   aimer  vivement  -,  de  cette  forme,  qui  ressemble  à  un 

adjectif  mongol.  C'est  de  même  que,  dans  la  transcription  très  exacte  0^  Jj^^  ^ 
ho-li-fa  du  titre  arabe,  khalifa,  du  Commandeur  des  Croyants,  ils  sont  allés 
chercher  un  mot  mandchou'!^  yJW  (sic),  ôlklia,  signifiant  ironiquement  te 
•  chef  d'un  village  d^'  cinq  c^nts  hal'itants  -,  et  qu'ils  lui  ont  substitué  la  trans- 
'  ription  absurde  ji-  îfll  9^  fa-la-ho,  ce  mot,  comme  Baghdad,  étant,  suivant 
eux,  le  nom  d'un  roj-aume  (Lexique  du  Y  uan-shi,  chap.  m,  page  18).  Par  contre, 

[6] 


inn  REVt'E  np:  l'orient  chrétien. 

Transcrit  en  caractères  arabes,  d'après  les  constantes  phoné- 
tiques du  Mil"  siècle,  le  nom  de  Khounsangir  se  présente  sous 
la  forme  t-C~j.ii,  laquelle,  à  première  vue,  est  incompatible  avec 
le  nom  de  Samarkand  ^x:»,*-.  du  Dj i hangousha  et  de  la 
Tarikh-i  moiibarak-i  Ghazani. 

L'un  des  plus  mauvais  manuscrits  de  la  chronique  de  "Ala 
ad-Din.  qui  porte  le  numéro  69  dans  l'ancien  fonds  persan,  a, 
au  lieu  du  nom  bien  connu  de  Samarkand,  la  leçon  énigma- 

tique  ^O,  dans  la  phrase   :  Ls-»!    ;l  ji"  j.^,^0  j-s-t     ,.^ 

(JJLj    à.^^  Lj  (1);  un  autre,  encore  plus  défectueux,  le  plus 

mauvais  exemplaire  qui  existe  de  cet  ouvrage  historique, 
quoique  copié  à  une  date  ancienne  (2),  l'année  700  de  l'hégire 
(1300),  porte  très  distinctement  la  forme  ^w.»,  qui  diffère  à 

peine  rle^C-,-,  dans  la  phrase...  j^-,  ^-Cs  3.s^'   .,_jr>.  (oi. 

ils  ont  liicii  vu  inie^&   ^  sou-tmi  est  l'ni-alic  stil/an.  dont  l'équivalent  chinois 

est  ^p  tivinr/.  et  la  ti'anscriptioni|ii'ils  lui  ont  substituée.  gJX  ffifl  -W  sou-lc-lhan, 
lui  est  ri^'oureiiS('m(>nt  équivalente,  bien  (jue  ce  mot,  pas  plus  que  le  suivant,  n'ait 
jamais  été,  comme  ils  le  prétendent,  le  nom  d'un  i-oyauinc;  ^i&  BB  y^':  muu-li-hi, 
qui,  dans  le  Yuan-ski,  traduit  l'arabe  malik  ■■  seigneur  »,  srrait  un  mot  mandcliou 
malaklii,  qui  signilierait^^  -  ren.ard  ■..  et  les  éditeurs  de  l'éililion  remaniée  du 
Vuan-shi  lui  ont  donné  la  form(>]®  'jn^  ^y:  ma-la-hi.  Cet  étalage  d'érudition, 

et  ces  fantaisies,  <lissimulent    mal    l'iiçnoranee,    souvent  excusable,    de    leurs 
auteurs. 
(1)  l'olio  CiO  verso;  le  manuscrit  jiorte  S,^=,  ce  qui  est  une  graphie  douteuse, 

pour  y^^~',  le  ~  sln  étant  mal  tracé  par  le  copiste;  peut-être  cette  forme  est- 
elle  une  ili'l'ormation  de  »X~x~,  avec  le  sin  et.  le  nonn  intervertis,  par  suite 
d'une  mauvaise  graphie  de  l'original;  la  cliose,  d'ailleurs,  a  peu  d'iuqiortauce, 
car  il  est  certain  que  c'était  bien  Xl^l,  sous  une  forme  diflicilement  lisible, 
ou  une  forme  altéive  de  J^u^^  qui  se  trouvait  dans  l'exemplaire  sur  lequel  a 

été  copié  le  manuscrit  6!)  de  l'ancien  fonds  persan  de  la  Bibliothèque  nationale. 

(-')  Ce  manuscrit  a  été  rapporté,  vers  1894,  de  la  Transoxiane,  par  .M.  Edouard 
Ulanc,  qui  voyagea  dans  ces  contrées;  son  texte  est  inutilisable;  sans  compter 
des  lacunes  énormes,  les  erreurs  et  les  fautes  les  plus  grossières  ne  s'y  dénom- 
brent pas,  tant  il  s'en  trouve;  les  noms  turks  et  mongols  qui  fourmillent  dans  le 
récit  d"Ala  ad-Din  sont  impitoyablement  massacrés,  ce  qui  n'empêche  pas 
d'y  rencontrer,  à  l'orcasion,  comme  dans  le  cas  présent,  des  formes  qui  sont 
plus  voisines  de  la  véritable  leçon  que  les  variantes  de  tous  les  autres  manu.scrits. 

(3)  l'olio  105  verso. 

[7] 


I,.\    MÛRT    nf    KII.\r,H.\\    KOlYOt  K.  167 

J'avais  riMiiarqiif  ces  deux  formes  en  190"),  quand  j'établis- 
sais le  texte  de  l'histoire  de  Koiiyouk,  dans  la  clironique  de 
lîashid  ad-Din,  cl  je  soiiproiinais  que  le  nom  v.  ritahie  de  la 
localité  de  l'Asie  centrale,  où  mourut  le  kliaghaii.  se  dissimulait 
>ous  ces  deux  variantes;  mais,  outre  que  je  ne  trouvais  rien 
qui  s'en  rapprochât,  ni  sur  les  cartes  russes  à  grande  échelle 
du  Turkestan,  ni  dans  le  Hsi-tiu-thoimg-iven-tchi  (1),  il  ne 
pouvait  iHre  question  d'introduire  l'une  ou  l'autre  de  ces 
leçons  dans  le  texte  de  Rashid  ad-Din,  qui  a  indubitablement 
Copié  un  manuscrit  de  l'iiislnire  d"Ala  ad-l)in,  dans  lequel  se 
lisait  le    nom    de    Samarkand,    et  qui    portait   certainement 

(1)  Pour  se  rendre  de  Kura-korouin  aux  rives  de  l'Émil,  le  khaghan  devait  pas- 
ser nécessairement  par  13esli-baligh  =  Ouroumtsi;  rien,  dans  les  textes  persans 
et  chinois,  ne  permet  de  déterminer  si  Khounsangir  se  trouvait  sur  la  route  de 
Kara-koroum  à    Besh-baligli,  nu  sur  le  chemin  qui  conduit   de  iiesh-baligh  à 
riùiiil.  Les  relais  de  la  premirre  partie  de  son  trajet,  la  route  dans  l'Est  de  Hesh- 
lialigh  =  (  (ui'oumtsi,  sont  indiqués  ainsi  qu'il  suit,  dans  le  Usi-yu-lhoung-wcn-tchi 
(chap.  I,  pages  6  et  sq.)  :  Oulan-ousou  ;  Oulyusoutaï;  Aktas;  Ilbar-Khosho;  Mou- 
rouï;  Téguéré-khoutoulaï;  Tobotchok;  Obdang-toraï;  Dcurbeltchin;  Narit;  Hesh- 
i.Tek;  Saïn-tara;  Kuriétou;  Témégucr.  Cette  route  est,  en  partie,  celle  que  sui- 
\it  le  prince  Iloulagou,  quand  il  vint   de   Kara-koroum  en  Perse;  elle  rejoint, 
près  Besli-lérek,  le  chemin  de  Besh-balighàGutchen,  Barkul,  Khamoul,  An-hsi- 
toliéou,  Sou-tchéou,  qui  double  la  route  Besh-baligh,  Tourfau,  Pitchan,  Khamoul, 
An-hsi-tchéou.  L'auteur  du  llsi-yu-lhoun;/-wen-lchi  a  commis  dos  interversions 
dans  les  noms  de  ces  stations,  car  les  cartes  russes  de  l'Asie  Centrale  les   don- 
nent, au-dessous  de  Besh-térck,  dans  l'orvlre;  Bcsii-térek;  Narit;  Kuriétou  ;  T/.eu-ni- 
shouan;  Saïn-tara;  Fuken;  Gumudi;  Tchilayan;  Ouroumtsi.  Si   le  khaghan  est 
mort  sept  jours  avant  d'arriver  à  Besh-baligh,  Khounsangir  est,  soit  Kumurnia, 
à  7ô  kil.  N.-E.  de  Gutchen,  ou  liashioun,  à  t>j  kil.  X.-E.,  à  environ  210  kil.,  soit 
sept  jours,  de  Besh-baligh  =  Ouroumtsi.  La  route  qui.  dans  l'Ouest,  conduit  de 
l;esli-b:iligli  à  l'Éuiil  (iiiV/.,  page  B»)  passe  par  Tchangguï;  Lokhion;  Yang-balgha- 
-oun:  Hek-khousou;  .Manas;  Boro-téké-turuku  :  Khorghos;   Kuïtoun  (=  Kwei- 
■oung);  (jurtu;  .\ntcliikaya;  Ising;  Boulkhatchi;  Boro-tala;  'l'odok;  Oroï-dchala- 
■  ui;  Tchaghan-baïshing;  Yar;  .Narin-khobok;  Dchckdélik  ;  Kété-khobor;  (iuer- 
urgué;     Shibartou;     Khongkhor-oloung;     Sari;    Urlu;     Tchaghan-khoutchir; 
Tohorgho;  Oulan-klioutchir:  Kilghasountchibghatasoun;  Tarbaghataï  (Tchou- 
-'houlchak);   Emin     ^comme    dans     le    Taï-T/isiny-yi-llioung-lcIii,    pour    Émil 
^5  ^S  î5^  '  '^^^*^  "■'•  comme  dans  le  nom  du  fleuve);  puis  elle  continue  sur 
Ichingguil;  .\ikhous;  Kholong-obo;  Ouyengtchi ;  Bodongtchi;  Ertchis  (Irtish), 
sur  le  neuve  de  ce  nom;  Yol-yar;  Mogholtaï-odot;  Nam   (sur  le  fleuve  Nam-ghol 
Wi  /K  jW  ^;  TarUimtou  ;  Soukhaïtou  ;  Nitchuguen-boughoutou  ;  Ikir;  Tchalii- 
.liui;  Mo'lotou  lioughoutou  ;  Bourghasoutaï:  Tchokhor.  Sur  cette  route,  les  sipt 
JMUisde  chemin  correspondent  à  peu  près  à  la  position  de  K«eï-loung,  ou  d'une 
localité  assez  importante,  Shi-houo,  dont  le  nom  ne  se  trouve  pas  indiqué  dans 
le  Hsx-yu-thoung-wen-lchi,  dont  la  rédaction  parait  bien  défectueuse. 

[«] 


108  RTViE  nE  l'orient  chrétien. 

j.^.  -v:3^*_  jUrf   .,_^  «  quand  il  nrriva  à  la  limite  du  pays  de 

Samarkand  (1)  ». 

Li's  foniies  J-3^w  de  six  des  manuscrits  conservés  à  la  Biblio- 
llièquc  nationale,  la  graphie  ^.w  du  manuscrit  69,  celle  ^.Cs 
du  manuscrit  de  70(t  de  l'iicgire,  sont  des  déformations  facile- 
mont  explicables  du  nom  ^C-.;s,  qui  se  lisait  dans  le 
manuscrit  autograplie  d"Ala  ad-Din  'Ata  Malik  al-Djou\vaïai, 
qui  avait  écrit  :  a~-..  Jc-as  y^  ^sr'.  .,_j;^  «  quand  il  arriva  à  la 
limite  de  la  ville  de  Khounsangir  ». 

Comme  le  verront  immédiatement  les  personnes  qui  con- 
naissent les  caractéristiques  du  nasklii  cursif  du  xiii"  siècle, 
cette  phrase,  dans  l'écriture  personnelle  et  rapide  d''Ala  ad- 
Din,  devait  se  présenter  sous  la  forme  A..-y  yC. ^^k— '>  ^'^'^^ 

séparation  aucune  entre  les  mots,  le  sin  de  Khounsangir  étant 
rendu  par  une  allonge,  sans  dents,  ou  les  dents  du  ~  étant 
indistinctes,  le  kaf  de  ce  mot  écrit  on  deux  parties  qui  ne  se 
rejoignaient  pas  (2),  les  points  diacritiques  étant  oubliés,  ou 
dispersés,  de  telle  l'açon  qu'il  était  impossible  à  un  copiste  de 
savoir  à  quelle  lettre  les  attribuer,  suivant  l'habitude  des  auto- 
graphes de  cette  époque  lointaine.  Les  deux  ,  ra  consécutifs 
ont  trouille  la  vue  du  copiste  (3),  en  même  temps  qu'il  prenait 

(1)  Il  est  visible  que  Rashid  a  copié  le  manuscrit  qui  est  aujourd'liui  conservé 
clans  le  supplément  du  l'onds  persan  sous  le  n"  205,  comme  je  l'ai  imprimé  dans 
Vlnlrodiiclion  n  l'histoire  dus  Mongols,  page  118;  un  manuscrit  de  la  Tarikh-i 
mouharnii-i  (Hiazani  de  Rashid  ad-Din,  contenant  le  même  texte  que  celui  du 
man.  supp.  persan  208,  a  été  copié  dans  l'atelier  d'édition  de  Rashid,  à  Tauris. 
tout  au  commencement  du  vni"  siècle  de  l'hégiro,  en  une  année  dont  les  cen- 
taines seules  sont  indiquées  w'-*  f-^ i^~,   par  Rashid  al-Kli\vali. 

!equel,quclquo  vingt  années  plus  tôt,  avait  copié  \c  Djihangousha  qui  est  aujour- 
d'hui le  n"  20ô  du  supplément  persan.  Ces  faits  établissent  que  Rashid  al- 
Khwafi  était  depuis  longtemps  au  service  de  Rashid  ad-Din,  et  que  ce  personnage, 
comme  il  fallait  s'y  attendre,  travaillait  depuis  des  années  à  son  histoire  dosMon- 
gols,  lorsqu'il  eut  l'habileté  de  s'en  faire  donner  l'ordre  par  Ghazan,  l'œuvre 
étant  presque  entièrement  terminée.  11  est  clair  que  l'on  n'improvise  pas  en 
quelques  années  une  chronique  de  celte  importance. 

(2)  La  graphie  •;-  poui-  le  hë  est  constante  à  cette  époque  ;  sa  ressemblance 

avec  le  *  mhn  est  une  source  inépuisable  d'erreurs  dans  la  lecture  des  noms 
propres. 
(;i)  C'est  la  une  conlusion  qui  se  remai'que  constamment  dans  les  nianu.scrits, 

[9] 


LA    MORT    Dr    KUAOIIAN    KOUYOUK.  IfiO 

la  barre  non  jointe  du  i  l;af  pour  la  voyelle  a  de  x^j  el  h; 
("rps  du  l;af  i  pour  un  dal  :>  (1),  de  telle  sorte  qu'il  lui. 
j  _^^,j.o,*_,  c'ost-à-dire  .v~_,  ^^j^~^,  ce  qui  lui  él.iit  presque 
imposé,  pour  peu  que  le  ^  de^i  se  présentât  sous  une  forme 
cursive  de  ..•  Telle  esl  l'origine  île  la  leeon  Samarkand  de  six 
lies  manuscrits  de  la  ihronique  d'  Ala  ad-Din. 

La  forme  yCw-  —^LJ  des  deux  autres  manuscrits  s'explique 

encore  plus  facilement  par  les  étapes  suivantes  :  j-,~  Is^  .,^3. 
.--wj  fiCL-ij  est  devenu  par  la  chute  du  mot  t^-i-  :  is-"  ^j_j^, 
x~^j  ^L^i.  pui>  fC-^,  par  la  disparition  des  points,  est  devenu 
en  quelques  stades,  dont  rertains  peuvent  être  confondus,  X— ^s, 
qui  a   donné  d'un  coté  :    X^,  puis  JLJ  (2),  ce  qui  est  la 


011  les  mots  sont  serrés  les  uns  contre  les  autres,  et  il  faut  faire  une  pi-ande 

attention   quaml  l'on   trouve  des  complexes   tels  que  -^—i  i-^i-iJ,    -^-— l,•^• 
l     I     I  ■    y^  y  ■'•  ^^ 
^  'i'>    jj.i^'  surtout  quand  il  s'a^rit  de  noms  propres. 

I)  Celte   graphie    du   iT  par    sa  partie  inférieure  x,   sans  la   barre   trans- 

■-alc,  esl  conslanto  dans  les  manuscrits  anciens,  des  xii'-xiv"  siècles;  elle  y 

ii^litue  une  véritable  plaie  ;  elle  a  été  la  cause  d'erreurs  sans  nombre,  car  rien 

11'  ressemble  plus  à  un  daf  j  que  co  knf  incomplet,  à  ce  point  qu'il  est  courant 

il  ■  voir  les  t\poj,'raphes,  distribuant  un  paquet  de  composition,  placer  les  kaf 

dont  la  barre  transversale  s'est  brisée,  dans  le  cassetin  des  dal.  Le  nombre  des 

fi^rmes  qui  sont  nées  de  la  confusion   d'un   kaf  réduit  à  sa  partie  inférieure  i 

■c  un  dal  ^^  et  de  la  confusion  inverse,  est  incalculable;  c'est  ainsi,  à  mon  sens, 

que  s'explique  le  nom  du  ^r-^  Henkesh,  que  cite  al-Masoudi.  dans  ses  Prairies 
d'or,  comme  étant  Tun  des  principaux  livres  des  Gucbres,  et  qui  est  évidemment, 
comme  j'ai  eu  l'occasion  de  le  faire  remarquer,  il  y  a  fort  longtemps,  le  nom  du 
Buundahish,  en  pelilvi  Roundahishn,  i^r-*-^»  dans  lequel  le  dal  et  la  voyelle 
a  i  se  sont  soudés  pour  former  un  •>  ,  irH^'  (l'ou  i/*'^'  ''^'^c  la  dispari- 
tion ilu  5_  qui,  dans  la  graphie  arabe,  se  réduit  souvent  à  un  trait  minuscule, 
qui,  dans  les  manuscrits,  est  une  lettre  de  petite  dimension,  moins  importante 
dans  IV'crituro  que  dans  la  typographie.  C'est  de  môme  que  s'explique  la 
forme  ,'-l.»=>.  Khamdan,  que  Masoudi  donne  au  nom  delà  capitale  du  Céleste- 
Empire,  laquelle  est  une  corruption  ancienne  de  ^j-^^*^  Djam-gan,  avec  m-n, 
qui  transcrit  exactement  -^    ^C  Tcl'l'ang-an,  nom  de  la  Cour  Impériale  sous 

les  Thanj.  C'est  à  tort  que  l'on  dit  que  les  .Musulmans  connaissent  la  capiUile 
des  Tliang  sous  le  nom  de  Khumdan  :  ce  nom  ne  se  trouve  dans  <ii«;»n  livre 
chinois,  sous  une  forme  qui  ressemble  à  Khumdan. 
(2)  Il  n'est  pas  impossible  que  la  forme  j^—*  ne  soit  née  directement  de  celle  qui 

[10] 


I7n  tîKVrE    DE    l/ORIEXT    rURETIEN. 

leçon  du  manuscrit  de  700  de  l'hégire,  et  de  l'autre  ,.C™.0".  par 
suite  do  la  confusion  fréquente  du  s  et  du  j,  puis  ^.C^o,  yr„.xj,  et 
JC~^.  leçon  du  manuscrit  09  de  l'ancien  fonds  persan,  car  il 
est  en  effet  constant,  rians  la  graphie  des  noms  propres,  de 
voir  les  éléments  ->,  à  l'initiale,  se  fermer,  et  devenir  un",  cju'il 
faut  n'soudre  on  ses  deux  crochets  pour  retrouver  la  forme 
primitive. 

Hien  que  cette  généalogie  d'erreurs  graphiques  soit  certaine, 
il  est  déconcerfant  de  trouver  le  nom  de  la  ville  de  Samarkand 
dans  le  manuscrit  205,  qui  a  été  copié  en  689  de  l'hégire,  huit 
ans,  jour  pour  jour,  après  la  mort  d' 'Ala  ad-Din  (1),  et  qui 
n'est  postérieur  que  d'une  ti'entaine  d'années  à  la  date  à  laquelle 
cet  homme  d'état  acheva  sa  chronique;  il  l'est  encore  plus  de  la 
remarquer  dans  le  manuscrit  1563,  qui  a  été  copié  sur  un 
exemplaire  écril  en  659  de  l'hégire,  très  probablement  sur 
l'autiigraphe  d"Ala  ad-Din,  tout  au  moins  sur  l'une  des  copies 
qui  furent  exécutées  de  l'original  d"Alaad-l>ia  pnur  en  publier  le 
texte,  puis(|ue  le  DjUiniigniislia  a  été  terminé  entre  les  années 
(i5S  et  659.  Il  est  au  moins  aussi  inattendu  de  trouver  la  forme 
la  meilleure  du  nom  de  cette  localité,  celle  qui  se  rapproche  le 
plus  de  la  leçon  originale,  dans  le  manuscrit  qui  est  daté  de 
700  de  l'hégire,  car,  malgré  cette  circonstance  qui  montre  qu'il 
reproduit  le  texte  d'un  exemplaire  ancien,  évidemment  celui  de 
l'une  des  copies  laites  en  659,  le  peu  de  soin  avec  lequel  il  a  été 
exécuté  en  lait  le  plus  médiocre  exemplaire  de  cette  chro- 
nique [i). 

J'ai  déjà  eu  l'occasion  de  faire  remarquer  qu'il  s'est  glissé 
dans  ces  manuscrits  des  formes  qui  semblent  inexplicables,  à 
si  peu  de  distance  de  l'original,  lesquelles  ne  sont  point  impu- 
tables à  'Ala  ad-Din,  qui  connaissait  très  exaclement  la  graphie 
et  la  prononciation  des  noms  propres  et  géogi-aphiques  qui 
liguraient   ilans    l'histoire    de    ses   contemporains.    Certaines 

se  trouvait  dans  l'autographe  U"Ala  ad-Diu  j>^'' — ^ ,  par  un  processus  qui  est  trop 
évident  pour  qu'il  soit  nécessaire  de  l'expliquer. 

(I)  Introduction  à  l'/tixloire  des  Mongols,  1910,  page  ILJ. 

cl)  Ce  manusci'it,  copié  en  700  de  l'hégire,  et  le  manuscrit  69  de  l'ancien  fonds 
persan,  pi-ésentcnl  cette  particularité,  qui  leur  est  commune,  à  l'exclusion  absolue 
lie  tous  les  autres  exemplaires  du  Djihaïujomha,  de  remaniements  dans  le  texte 

[11] 


I,A    MORT    Ot'    KHAr.IIW    Kni'YniK.  171 

^  do  ces  erreurs,  romnio  celle  qui  fait  l'oljjet  de  cette  note,  no 
\  peuvent  guère  s'interpréter  que  par  les  difficultés  que  présen- 
ta il  récriture  île  l'auteur  :  II. 

Le  lait  on  lui-mènie  présente  un  intérêt  restreint;  il  importe 
'  peu  à  l'histoire  du  monde  de  connaître  le  nom  de  la  bourgade 
ilans  laquelle  un  homme,  fiU-il  l'eniperour  dos  Mongols,  a  ter- 
miné sa  carrière;  mais  il  est  un  exemple  typique  de  la  fragilité 
il.'  la  méthode  gei-manique,  qui  consiste  à  prendre  connue  base 
d'une  édition  le  manuscrit  le  plus  ancien  d'un  livre,  à  substituer 
1  lutomatisme  à  l'intolligenre,  à  reli'guor  dans  les  notes  les 
variantes  de  tous  les  autres,  sans  s'inquiéter  de  leur  valeur. 

K.    Bl.OCIIET. 

'Ip  cotte  ctironiquo,  et  de  la  suppression  îles  passages  d'une  inli^lUircnce  diflicile; 
l'nii  des  possesseurs  du  manuscrit  copié  en  7û(J  a  pris  la  peine  d'écrire  ces  passages 

■  mis,  dans  les  marges,  d'après  un  exemplaire  complet  du  texte  de  la  chronique 
d'Alaad-Din.  Ces  similitudes,  jointes  à  la  commiinaulé  de  la  leoon  t^—-"  — j^~^, 
infiniment  jilus  voisine  de  la  forme  qui  se  lisait  dans  l'original  d"Ala  ad-Din 
i|iic  la  leçon  --9  j-*— do  tous  les  autres  manuscrits,  tendent  à  prouver  l'existence 

■' 'leux  familles  des  exemplaires  du  Djihangousha,  l'une  comprenant  tous  les 
nuscrits  qui  existent  à  Paris,  à  l'exclusion  du  manuscrit  6'J.  l'autre,  le  ma- 
-rrit  0!»  et  le  manuscrit  de  M.  E.  Blanc.  Le  fait  ne  pourrait  être  prouvé  que 
une  étude  particulière  du  texte  de  ces  documents:  il  est  assez  remarquable 
illeurs  que,  pour  cette  chronique  orientale,  on  retombe  sur  les  deux  faniillos 
i'ituellesdu  s-héma  de  la  dérivation   par  classes  des  manuscrits  des  textes 

■  1  issiquos,  si  habituelles,  qu'on  en  vii;nl  à  se  domandor  si  ce  schéma  ne  cons- 
iiiiii;  pas  un  procédé  aussi  artificiel  que  traditionnel. 

I  )  Ce  fait  s'explique  assez   par  la  négligence  des  scribes  persans,  qui  mettent 

'i.vant  eux   le  manuscrit  dont  ils  sont  chargés  de   reproduire  le   texte,  et  le 

:ient  à  vue  de  nez,  sans  se  donner  la  peine  de  suivre  les  lignes  du  doigt,  ce 

,1  leur  procure    l'occa.sion   fréquente  de  sauter  des  lignes  entières,  tout   un 

I     fragment  de  texte,   môme  de  plusieurs  lignes,  qui  se  trouve  entre  la  répétition 

•l'un  même  mot,  et  le  plaisir  d'opérer  des  soudures  arbitraires.  Les  copistes  des 

uiuscrits  arabes  et  turcs  se   sont  toujours  montrés  beaucoup  [ilus  soigneux 

'iiie  les  Persans  et  que  les  katib-i  khounsari  qui  écrivent  les  textes  destinés  à 

[    être  litliographiés. 


[12] 


ILE  DE  CHYPRE 

NOTICES  DE  MANUSCRITS  ARMÉNIENS 


Le  R.  P.  Sérop('  vardapet  Samouélian  et  le  D'  H.  Thakworian 
ont  eu  l'oliligeance  de  me  communiquer  les  notices  de  65  manus- 
crits arméniens,  conservés  dans  l'île  de  Chypre. 

Ces  notices  ne  sont  pas  rédigées  dans  la  forme  que  nous  leur 
donnons  actuellement. 

Cependant,  je  crois  utile  de  donner  en  traduction  française 
et,  partiellement  dans  l'original  arménien  (1),  le  contenu  des 
notices  qui  m'ont  été  si  aimablement  communiquées  par  les 
deux  savants  arméniens  ci-dessus  mentionnés. 


Haïsmawourq  (Ménologe). 

Grand  format.  Écrit  en  partie  à  Jérusalem,  et  en  partie  à 
Chypre  dans  le  couvent-désert  de  saint  Makar;  copie  achevée 
en  iLiS'^q,  11:J3  É.  A.  (=  1681  de  J.-C.),  le  copiste  étant  le  moine 
Thounia,  de  Halou  (Palou). 

AlGIIWI'lfd .  —  ^'l"l  '/"""'"/'"iiiuL,  iiii  q/iiipu  :  h  lanLuiLpu  ilt- 
pnii)  IL    i^  ^   ij    :    '/i    /j|m^jinii    /ji^i^m     J>îi/j     «ini^iiiLtiuL     up   L    iluurLiuLn- 

Jll.lll^      ll/.AlllIipilJjAllllL     lllÂlllÂ7>|lll    /l    tlnnillîl    Jlll/llllIlUil     <Jfen_UJlîli    luliSliui 

^/iiLiiiiij  iiij>/,i|iiiyi   :  np   lit)   'j,  ipuLtuiil^\i  piHiLiii   ni_ii   uiliiil  «i/'/'"    S"i"("'; 

(I)  l.e  i)i-iiicip;il  intt^rrl  (li>  ces  mémoriaux,  à  côté  des  renseignements  histo- 
i-ii|iie.s,  est  (ronli-e  piiiloio^'ique.  Ils  présentent  des  textes  eu  arménien  de 
Cilicie,  langue  qui  a  son  importance  propre  et  qui  a  été  l'objet  de  bonnes 
monographies,  notamment  du  professeur  .Joscf  Kakst,  Hislorische  Grammatik 
dcsIxUtkiscIfArmenischeii.  Strasbourg,  l'JOl,  in-8°;  xxin  +  -444  pages. 

[1] 


ILE    DE   CHYPRE.  173 

i)/jA  ihunniuujuinnu  ùLunititiiui  :  n  un  tçtl .  iiLuLtui  II.  LliLtui  ituutn 
liiiitntun  II.  luituninuquiL.  mu  nnt.nuihl,  ntuih  nn  Lutui  untuiuuh  tli2h 
inu^tniiihu  lulin  nniiniUL  It.  iiiifi  un  iii*  ùiulnuntui  finLiLii  nnLnttn  :  Il 
fiiiijin  i/miii/j  a  nriLfLU  nu  iiiaiifouiiii  LuLnLnnLU  uLn  lu  tut)  ^uitui- 
inn/ti/tinn  :  nn  II.  tunaiulin  uiiihr^n  (/''^''/"(  njifiit  iltuî  iiinlttiuitu  II. 
iinliofiir  i)Lfi  nt)Lmtuutiu  /i_  utiiluiinti  t)Ln  lÊnulinti  It-  liLiintunnu  tiLn 
ti^itiintttuiLtnu  II  nuii/fiiifiifLinu  il  njutt§\uiuinLnu  il  nnnunu  tiLn  II. 
nuit)  uinLtuh  i)/jfiAiiiLfiM»ii  /l  iILii  i/ii  iii^/ifiijinnriiiiriu  II  Lntujuutjtn 
itLUuiuunu  ^ntiLLunh  nLuncttiuliniitunu  II  i)iiiiiii  iMiinrii  iJciii  iiniiiiulin— 
fiiiiiilj  IL      i)/jn      lunnuiin     i/iliLintii      m/     rm     n/i     jutun^u      ifiiifj      ma 

liLnLiu ri  tjiunnuf^nitnnLti  ll*"h  iHi ii  /ii  nLiuhti  i)tttiih  nttuihh  utinnnt  Mlsh 
"'ir^lr  '  "'"  ntitintlji  Mlm-tiiuijib  II  *>'»/iu  i)/iii/it^iiin/ili  il  t)t»nh  uttinjtfuiiliu 
IL  iifii  nuintuubiuttu  nuiuuft  ttuiuiLindt  juiunCili  titu  Ltn  tuvi  uniinillt 
fiiiiiiiniu   nn  imntn/i\(i   Iinnnntïiiiii    ; 

TRADUCTION 

"  Or,  co  saint  livre  fui  achevé  en  notre  r-re  11153  (=  1G81  de 
.l.-C),  clans  l'Ile  de  Chypre,  à  l'umbre  de  la  sainte  Mère  de 
Dieu,  sainte,  glorifiée  et  brillante,  et  de  saint  Makar,  par  la 
main  de  moi,  Thomas,  moine  ignorant,  qui  suis  de  la  pro- 
vince de  Balou,  où  fut  donnée  l'écriture  arménienne  au  grand 
vardapet  Mcsrop  (1).  Commencé  dans  la  sainte  Jérusalem,  [ce 
livre]  fut  achevé  et  terminé  ici,  comme  on  s'en  aperçoit,  par 
que  mentionne  le  moine  de  Jérusalem,  concernant  ce  qui  a 
lé  écrit  à  Jérusalem,  et  ce  qui  a  été  écrit  à  la  porte  de  saint 
Makar.  Nous  avons  mis  le  mémorial  à  la  porte  de  l'église  de 
la-  sainte  Mère  de  Dieu,  à  cause  de  nous  et  de  tous  les  croyants, 
afin  que  vous  teniez  pour  dignes  d'être  mentionnés,  mui,  le 
moine  Thouma  et  nos  parents,  i^nion  pure)  Méliton,  et  ma  mère 

^li  Balou  ou  l'alou,  ville  située  sur  l'Arsanias  (Euphratc  oricnlalj;  des  ins- 
criptions cunéiformes,  gravées  sur  les  rochers  environnant  celte  antique  ville, 
ont  donné  naissance  à  la  tradition  d'après  laquelle  ilesrop  s'en  inspira  pour 
inventer  les  caractères  de  l'alphabet  arménien.  Sur  la  population  arniéno- 
kurde  moderne  de  Palou  et  sur  l'inscription  cunéifoime  du  roi  .Menuas, 
cf.  II.  F.  B.  Lynch,  Armenin,  Iravels  and  .iholifs...  iLondon.  l'J'lli,  t.  Il,  \>.  iWI- 
yji.  et  la  référence  à  la  publication  de  Sayce.  Ihl,l.,  p.  392,  n.  1. 

Ci] 


174  REVUE    DE    l'orient    THRÉTIEN. 

Oski,  et  mes  frères  Hayrapet,  Knrapct,  et  Khatchatour  et  mes 
sœurs,  et  tous  mes  consanguins  proches,  et  ceux  qui  ont 
ti'availlé  pour  nous,  et  qui  nous  ont  aidés,  ceux  qui  nous  ont 
enseigné  les  choses  spirituelles,  et  ceux  qui  nous  ont  montré 
le  bien.  Nous,  étant  pauvres,  que  celui  qui  assumera  les  trais 
[de  ce  travail|  que  Dieu  le  récompense,  et  qu'il  ait  sa  part  dans 
le  royaume  [de  l»ieu|. 

«  Que  Dieu  ail  piti('  de  Thouma  !  1),  et  de  sou  père  Miridjan, 
et  de  sa  mère  Marlha,  et  do  toute  sa  l'amille,  car  c'est  lui  qui 
m  les  trais  de  la  reliure.  Dieu  ait  pitié  d'Esaï,  qui  lit  réparer 
le  cuupoir.  » 


IIaïsma\\iil'R(j  {Ménologc). 

<,;rand  formai  :  parchemin;  des  feuiiiels  manquent  au  début; 
écrit  à  Constantiniiple  en  /Lû^it,  11:*7  K.  A.  (=  1078  de.I.-C), 
j)ar  les  soins  de  lloiiannès  iérets  (Jean  le  prêtre). 

3 

Haïs.m AwouRQ  ( Ménologe). 

Grand  format.  Ecrit  à  Sis  et,  en  partie,  à  Djokhath,  dans  le 
couvent  des  Syriens,  puis  «  dans  la  sainte  cohgrégation  appe- 
lée Tsoroh  ».  Copie  aciievëe  en  l'an  i}{,  760  È.  A.  (=;  1311  de 
J.-C). 

MciHOnCtV.r.    ^'V}     "'/''-     l'it-'iinmiiLUli     ûiumuunu     n    liuiinuii- 

iiiiiiiiiinii  ii/iii  iiii  1,  iii/L  iiinnnninnij  tuoiiiituiu'^  iiii/i/i/iu  niiii  inii  i/iiinLii 
iii/iijjiijiii />i/i  iiiiii^fjiiiit,  J/inui  /i_  yiiLuiuiiuii,  il.  iluiuli  ii/i  n*  1"W 
"".'/'"}  "''"'j/'  "'î"/"/'''/m  /'  lî/i  '/"'IP  a/'t"il  knlt-  lîiuu  Itii  II  uliu  II. 
iliiilili  jiliK  h  i\uluiiiUlli  irli  l~  i/iiil/p  luiiD/iiin  luim/i/l  nhll  <Jiii/iiiL/iiiil  uil 
liiOiiiA/i^i/i,     Il      liiiiii/i     hlis     h    un    llLJiiinli    Àliiilii     /iiisJiiiLiiii     i/i"î'P     liî"» 

>,lll^lllll/illlL     III!     iMlllIlIlIIlIl     lu     «Il     luAlIlÂll/lIl     /l    IIU    u/iiiL/i     :     Il     IlllILUllllU- 

{\\  11  s'atrit  il'iiM  'rhoiiina  autre  que  celui  qui  exécuta  la  copie  d'une   pai'lie 
ilu  manuscrit. 

■ci] 


ILE    DE   CHYPRE. 


linchlLu  yiiifiii  il/iOiiJfi  .  \/f  .  Il  yjjiniiiiiiJljinni.Hfbii  inli  IniutntuhiiLiiH^ 
/jLiifiiniifiiii^lf  11.  Il  MuiiiuiLnnnt  LlLh  iijl'iu/i  m Oiiiiif/in/i  U.  iiiiin^iijfii^iii/i  • 
nniini  ilLiiult  rt/inn^  ^L/(/f)(i(  ii/iii  iiii  ri/il/(it/i  iinnil^u  11  *jîini  1//1  iiriiiiL/ifr/ 
fi/iififiLiiiii  iiio  ffiftii/fiifi  jLifif/,  iifiiiin/,!!  /i_  nuit  ^fthii  h  linnnitlii  nliinnuttin 
Il  i)/,V^  Ltinkflt  LnnttÊnn  lit  n  il  /,ijji_À  k}ttitiittt.iin  tnttsuti  klnnniitiiiil 
Il  uiniiitti  *)iiiiiJiiJi  .  irifi  /i-  •^ttitliun^itili  Lttinniiinl^  lininiittii  iiijj(\iij^/ini.iiia 
i)itiiitittint;liU  l'iii/i  /J^  liiripn  ç/i  Lu  (Lnu.mnii  ntl  II.  liniiLii  /i  ifiniu 
^iifL/i  puni  :  ^ffii  It/i,  II.  n\  iiiiiiiioçn  iiiiii  ii/uiii't/iuii  *>)iiii-fili  nnitil^u 
tiiuiH-liMt  /■<'i(</  iiiiii-O/ii-J/i  fi-  tihtîiinli  iili/iiiififii  fini  Jl  /iiiiifiiiiifriL mIm 
tiinni^l^  iii*iii/iiiii_riii  *)iiii-i/iii  «^iiiiiiii  tminliti  tiiin  Ittin  /i.  f'i'l/  fltittlttihtultii 
IfL/ir^'/iii  iiiiliiiiLfi/iiiiiifi  ffiff  /i-  nLiililiitiiliub  ItinnuttLlIih  liunli  nliiiiutnlt 
Il  nr;  iiii  tlLitni  Lnlittin  tiitiitit  n  (l  fii1111n1.1l  f/fifi/iiiiiiii/iiiii.  :  l«/ii|  iiintmau 
ii^iii/ifi/iiiiLiifiii  iILniii  iinLttn  in2ti'tn*nllf*in  U'-^tULtunLitii  tuiintlitiixitinsitin 
V /'"t/"/  T  /'  "F  '^""""''/"'  itiiLi^m  nn  iLui  ilLnni  Liliini  iiiiiinnLiiiiiiii 
i/iiir/ji/^fi  /i  iiiin  '^nnlLiiii  infi/ift/ifirinLHfi*  .  iinin/i  dinttiLn  l/''^''/  Ittiiittii^iaii 
t.\|jfi  if/ii)(i  iii/iiiiiiiiriLN//i  n/iiiiiiniiiiiii/i/i  Liii/iif/iniif nu  /lu  /i_  ifpu  *)iii/ifinL— 
iiLiiii  nLn.lih  ntl  II.  iiiriff/  LntnjiitniuLnnh  lit)  inns^inhtyU  Intintlnn  tinihnn 
Il  'f  P^^'nnphll  iitnwli  ht)  nnintlnn  tnniinu  .  fiini  hunh  It.  it*^ttiinh  pu 
n  tint  II  In  .  ut  nttinLiiitln  iiiii'<)iiiiniii/if(iiii  «^iiiiiiiii/ififin  linnitinili  lit)  . 
niiiiinijliii  lin  tiliusiil^n  i)iiiLrii_/i/i  /,/i  irt/iiiir  /ifiiif/iinnuiiif  /iii/i.  iiiiIiiiil- 
nlihitin  11  iiiiil^/iii  '>/i'|/'  linnlih  nn  inntiilimi  iiiim  iiiiiiu/tiifL  lunintiinnL.jap. 
Il  pu  /l  ç  /i  uiiii<^Liitn/i  /i  ui>  nLJumh  ZinjutuMU  ituuuLtuuli  ifiLliiiin/i 
ninLp  iifLfiu  fifi  /;^ri  ^luiiiiiNf  iiiliiIi  fi*"!  urlniiii  (/>?''i'(lO/f P  'i-  ii^iii/ifiiiL- 
nutni  ^iiiMiJj  iiu/iiiMiiii  iiiiiiiii(i/iif  /l  tiuniin  hniiliu  iiui^iiiif  liittijtlnL.h 
[  II.  fi^iiim  iiifiiuui  niunniiihjilt  Lniitiin  JinrLiuI/linri/i  ùiuuiLuliti  ittilinnnii 
quuiLtjnuunti  "P'^t  ">/>  '^ttnnnuint^  iiiiiïjiiiiiiifrL  tiiunbuU  ttiutn  il  /i 
^lUliiifïnACrfnLuli  u.  HiiLiniiii  il  in^nniuain  iiiil  *^tuiitunuili  ulittiittiriu 
nnnnîiLtÊnli  It  uLvili  iiiliiliiIi  iii^iiiu/iu  aiiiilnLU  innattiit  Ùttinintiiniii- 
untjJnLuph  niiiupb  tiitiitin^lih  II,  nnnCipli  jJtntiitiLnnuu  ,  uliitint  ntAtLjnil 
titiini^lutULii  niitiiiitlitt-lfjli  tituin  «^lULiiipLiiii  tinniitiii  lit^iiitinitttixliLn 
iiuhnLiiiul^  h  nu  i/ifiiiLU  /i  uin  ilan  nniiLiJ  tliuiLir;  ilitiiiLn  li'yltitiihnLulhLU 
II,  liituuinL.  niiat)  Il   li/i^ui    (l   iitn-jitnutuhu  ituLhtnLuItu  tttùt^h  : 

•1"!  1311. 

[4J 


176  REVUE    DE    lViRIEN'T    CHRÉTIEN. 


TRADUCTION 

"  Or,  rachèvement  de  ce  livre  eut  lieu  dans  la  capitale  de 
Sis,  qui  est  au  pied  de  la  forteresse,  gardée  par  Dieu,  et  que 
le  Seigneur  Jésus  protégera  toujours  comme  imprenable.  Et 
comme  on  ne  pouvait  être  tranquille  nulle  part,  une  partie  de 
ce  Inianuscrit)  fut  écrite  a  Sis,  une  autre  partie  à  Djokhath  (1), 
qui  est  un  couvent  de  la  nation  ssrienne,  sous  rin\ ocation  de 
la  sainte  Mère  de  Dieu,  et  certaine  partie  dans  la  sainte  congré- 
gation du  couvent  appelé  Tsoroli  (2),  sous  rin\ocation  des 
saints  signes,  de  la  sainte  Mère  de  Dieu,  et  de  la  sainte  Sion; 
en  Tan  de  la  grande  ère  arménienne  760  (=  1311  de  J.-C), 
sous  le  pontificat  du  Seigneur  Konstantin,  de  Césarée,  et  sous 
le  règne  d'Oclnn  (3),  pieux  et  dévot,  fils  de  Léon  (1),  fils  de 
Uétliouin  (."));  de  même  que  dans  l'ancien  temps,  Dieu  choisit 
David  parmi  les  fils  de  Jessé,  de  même,  dans  le  [temps]  présent, 
|il|  choisit  Ocidn  parmi  ses  sept  frères  et  l'oignit  roi  de  la 
maison  de  Thorgom  (6)  et  de  la  nation  de  llaïk  (7);  afin  qu'il 
puisse  lire  librement  la  parole  du  prophète  inspiré  par  Dieu, 
|i|ui  (lit|  :  «  J'étais  le  plus  jeune  parmi  mes  frères,  et  le  cadet 
de  la  maison  de  mon  père  (8).  » 

<'  iiien  que  celui-ci  ne  fit  pas  paître  les  troupeaux  de  son 


(Ij  Alii'liiin  niciitiomio  (s.  r.  Tciiokli:iUli  ou  Tcliokat)  un  village  au  nord  de 
Sis,  et  distingue  Tckokhiikli.  supri-irur  et  'fc/ink/tiikh  inférieur  (cf.  Ai. khan, 
Sixsuuiin...  tVonise,  1899]),  p.  205. 

(2)  Tzoï'o-vanq   -  couvent  du  valluu  »,  monastère  de  Cilicic,  dont  remplace- 
ment est  difficile  à  identifier,  d'après  Ai.icei.w,  Sis.iuudu...,  p.   tîS.  Tournebize  ^ 
(/lixtijirc  polUii/iic...,  p.  l'Uj,  150,  155)  mentionne  d'autres  couvents,  du   même 
nom,  l'épartis  sur  différents  cantons  de  l'Arménie. 

(3)  Ocliin,  roi  dWrmèno-Cilicie,  1308-1320. 
(-1)  l.ron  111,  roi  d'Arméno-Cilicie,  1301-1307. 

(5)  Ilèlhoum  1"',  roi  d'Arméno-Cilicie,  1220-1270. 

(6)  Forme  arménienne  de  Thogarma  {Gi'néat',  ,\,  3),  ancêtre  dont  les  Arméniens^ 
prétendent  descendre.  Sur  la  valeur  historique  que  l'on  peut  attribuer  aux 
généalogies  établies  par  Jloïse  de  Khoren,  cf.  A.  CAiian'iRE,  Maïsc  de  Khurcn  et\ 
/rs  (leiwdloj/iesjiatriarcatcs...  (Paris,  1891),  in-8°,  passim. 

(7)  Ancêtre  légendaire  de  la  nation  arménienne,  qui  serait  lils  de  Thorgom,! 
de  la  famille  de  .Japhet.  Moïse  de  Khoren  a  complai.samment  raconté  l'histoire 
de  ce  personnage,  devenu  le  héros  éponyme  des  Arméniens. 

(8)  Réminiscence  pi'obable  de  l  Samuel,  xvn,  M. 

[h] 


ii.r  m:  thyphe.  177 

père,  comme  David,  il  reçut  de  Dieu  l'onction  et  la  couronne. 
11  fail  paitre  en  paix  le  troupeau  raisonnable  de  la  nation  armé- 
nienne. |troupe.iu|  (|ui  était  de  It-nips  en  temps  inquiété  par 
les  inlidflos;  qu'il  reçoive  la  paix  céleste  de  notre  Dieu  le  Christ, 
au  bout  d'un  long  temps  et  de  longues  années. 

«  Or.  je  prie  tous  reux  qui  jouiront,  après  notre  départ  d'ici- 
bas,  de  la  eonsulatiun  spiriiuelle  de  ce  saint  livre,  où  sont 
réunis  les  mémoires  des  saints  martyrs,  très  suppliciés,  de  se 
souvenir,  dans  leurs  prières,  de  moi  l'iiuinble  évoque  Constantin, 
linsi  que  de  mon  uncle,  qui  repose  dans  le  Christ,  et  de 
Hovhannès  de  Karmir  vanq  (1),  auquel  je  dois  beaucoup,  et  de 
ma  douce  mère,  la  dame  Aghvor  et,  avec  elle,  de  mon  père 
\asil;  ainsi  que  de  mon  propre  frère  Sargis  qui,  encore  jeune, 
fui  martyrisé  et  égorgé  par  les  infidèles,  et  de  son  fils  Uchin, 
qui  mourut  en  paix,  dans  le  Christ,  l'année  dernière,  et  qui 
est  conservé  [enterré]  dans  la  sainte  congrégation  de  Djokhath, 
le  3  janvier  qui  était  un  samedi. 

«  Avec  ceux-ci,  mentionnez  Sargis,  le  feu  père  de  Hakob, 
et  sa  mère  Melham  Khathoun:  et  Stéphannos,  père  du  noble 
Andranik.  qui  est  le  frère  de  Hakol».  héritier  de  ce  livre;  (à 
.Stépiiannosj,  le  Seigneur  rende  ses  infiuis  bienfaits,  ici-bas, 
ainsi  que  dans  l'autre  monde. 

0  Que  [Dieu]  ait  pitié  de  tous  ceux  que  vous  aurez  mentionnés, 
et  de  vous  qui  aurez  mentionni',  à  l'iieure  effroyable  du  grand 
jour,  lorsque  les  paroles  éloquentes  auront  cessé  et  que  les 
œuvres  [seules]  régneront;  n'ayant  pour  intercesseurs  que 
liiacun  des  saints  réunis  ici.  au  nom  de  \.-S.  J.-C,  qui  est 
digne  de  la  gloire,  de  la  puissance,  de  l'honneur,  aujourd'hui 
et  toujours  et  dans  les  siècles  des  siècles.  Amen.  » 

il)  Celti'  expression  ■  karmir  vanq  •  (couvent  rouge)  désigne  plusieurs  monas- 
tères en  Arménie;  cf.  mon  article  Erzcroum,  dans  Journal  asiatique,  1919, 
I,  p-  '^IS,  n.  1.  Comme  il  s'agit,  dans  le  mémorial  qui  nous  occupe,  d'événe- 
ments se  passant  en  Cilicie,  dans  la  région  de  Sis,  je  suppose  que  ce  karmir 
vanq  doit  être  identifié  avec  celui  que  cite  Alichan  {S'issouan,  \>.  UU),  expression 
i|ui  désignait  à  la  fois  une  montagne,  une  forteresse  et  un  couvent,  dans  le 
voisinage  de  Zéithoun  (s.  r.  G.irmir).  Ce  couvent  fut  détruit  par  le  sultan 
Moliamnied  ill3i-li;57  J.-C).  si  l'on  se  réfère  à  un  renseignement  de  .Matthieu 
d'Edesse.  utilisé  par  J.  de  Morg\x.  Histoire  du  peuptr  arménien...  (Paris,  1919) 
p.  i:i-17.".. 

m 

UIUENT  r.lIKtlIKN.  .  \'i 


178  REVUi-:  DE  l'okiext  chrétien. 

Notes  complémentaires  du  D'  R.  Thakworian  : 
Le  relieur  est  le  prêtre  Hakob,  fils  du  grand  baron,  etc.; 
date  :  la  ligne  est  déchirée;  —  le  deuxième  relieur  l'archiprétre 
Grigor,  en  151G  de  J.-C,  à  Chypre.  Le  père  de  cet  archiprêtre 
a  été  tué  dans  le  village  de  Kaurnodjibu,  appartenant  au  couvent 
de  saint  Makar.  Ce  village  était  arménien  jadis,  et  est  habité 
par  les  musulmans  aujourd'hui. 

4 

Qarozagirq  ou  D.iARENTiR  [Recucil  de  sermons 
ou  Clioi.r  de  discours). 

Grand  format.  Agé  de  près  de  500  ans;  n"a  pu  être  retrouvé 
lors  de  la  rédaction  de  la  notice  arménienne  par  le  P.  Séropé 
Samouélian  (note  de  M.  R.  Thakworian). 

5 

DjACiioTs  (Missel). 
Grand  format.  Vieu.x  d'environ  500  ans.  N'a  pas  de  mémorial. 

6 

Charakan  {Hymnaire). 

Grand  format.  Copie  commencée  à  Nikosia  par  llovhannès, 
évêque  de  Ch.ypre,  achevée  dans  le  couvent  de  saint  Makar  en 
1G70. 


QAROZAfiiRQ  (Recueil  dc  sermons). 
Gi'and  format.  Écrit  par   le  patriarche  Agop  Nalian  (1)  en 

il)  Un  autre  nianuscril  autograiihe  ilo  ce  |iatriarchc  do  Constantinople  est 
le  II"  SI  des  inss.  aririrniens  du  Gritish  Muséum.  Nalian  en  commença  la  copie 
le  3  mars  l/'ô  et  l'acheva  le  l!i  juin  1758;  c'est  également  un  recueil  de  sermons; 
cf.  F.  C.  CONYDinKK,  .'1  calaloi/ue  of  llic  aniic/iian  mainiscri/jls  in  tke  Brithli 
Miixi'iiiii.  .  (I.ondon,  1913),  p.  lltO  6.  Ce  patriarche  occupa  le  siège  de  Constan- 
tinople, une  première  fois  de  1711  à  17-19,  une  deuxième  l'ois  de  1752  à  17(11: 
cf.  .1.  de  MoiuiAN,  llistuin'  du  iicai.irarmrii'u'ii...  (Pai'is,  1919),  p.  369. 


II.F    DE    CHYPRE.  179 

1753,  probablement  de  la  main  môme  de  l'auteur,  à  Cons- 
tantinople. 

8 

Sacmimos  (Psautier). 

Grand  format.  Écrit  dans  le  village  do  Mouqassa  (près  de 
Césaréc  de  Cappadoco),  par  le  prêtre  Astwadzatour,  en  l'an 
nS^p,  1 139  È.  A.  (=  1690  de  J.-C). 

9 

Saghmos  [Psautier). 

Grand  format.  Offert  en  1G76  ;\  saint  Makar,  par  Mahtési 
Alixan,  notable  d'Amasia.  Il  a  été  écrit  probablement  à  cette 
époque. 

MÉMORI.\L. 

I  /'   tr7iiLUil/iiiiffiL/iii    <|iiiinn .  niiiiil/  ini'LiUliU    II    •^lunjiLnLnnnnn  , 

'2  *)Uiii(fif/i    *)>"//'  .    p'h^  iiJfiiiiijLiiilfif   noiiuju/iiu/j/i    : 

.>  niur.nLULni   utunnjni  tlujinh  . 

'\  LLLiui  luiùiutlltiu    niuniun/l . 

5  h  luiuuiuiuiin/i  li/iuinnu/i, 

( )  nn    utiLnn   îjiiiliitin   tulini-li  lin\it . 

/  liiïa  ni/îi    Itnlttitth    ttiiuiuuntunlt , 

O  utu*^uiLun  ffff/inuijju   inn^itn^li  . 

\)  IL   ^ifi//iini  ii/«iifi  •^niiLfij  tua  nnnnuLiinjt  , 

II)  fi/i  liLlinuiun  nptiLnn    unnhU  LnjitituiiniJi    niinnLJaLuIth , 

I   I  /ffif/LfifUfiniu   f nf/iffLli/lir/fU  . 

I  '2  uinïtitinnuiLiln   i)onh  uiiiiith    : 

1.)  Ltnnt.n    ninitin.u    ni^tnliji 

[  I  iff*   titttlittiniui  nuhtuitttiiinnh  : 

I  .)  (1-    liJU   fillinil/ifl    unnltU 

l(>  //""/   iiptnliL  uinLn  nnnnniljih    : 

/■ii.vi  III'    •fiiinilll  II  Lniiiuniiii    iiiiiiiit/ii)  llil/<iiii|(iiiLiui    iliif^inLun  uii/in— 


180  REVUE   DE    l'orient   CHRÉTIEN. 

uuiiiii  iip  viiî(i|ijj  t  ""^  p,"  iz"!^(î  ['  '^'"^r""/'"'j/7  '"i<>P"  '^^p  '■  '<- 

ij/jLîi(jiiiî/|ip    iiriji/ilj    ,j/jnijiii/j/iijîi    /ii-{i    ijiîtft^î»-    '<-    "C'il'R^    'IJ"'/'"'-/'''' 
utui^p.    II.   iniiiii  tiiSLHinnL.1i   Àt/j   /l   iÎ/<i[  nijn^iî^i    uiiit;U   : 

TRADUCTION 

1  «  L'an  de  l'ère  arménienne  mille  (20  x  50  =  1000) 

2  Centvingt-cin(i(5x5  =  2rj)[112DÈ.A.=  1676J.-C.](1). 

3  Lorsque  Sargis  vardapet  était  abbé, 

4  Vint  de  la  ville  d'Amasia, 

5  Au  désert  de  Ciiypre, 

6  Qui  s'appelle  saint  Makar, 

7  Un  grand  notable  d'Amasia, 

8  du  nom  de  Mahtési  Aliqsan, 

9  Dieu  ait  pitié  de  son  âme  défunte, 

10  Car  [pour]  ses  fils  vivants  dont  l'ainé  [est]  Harouthiun 

11  et  le  cadet  Ilovannès, 

12  [et  pour]  leur  mère  laborieuse, 

13  il  offrit  les  paroles  des  iirophètes  (2)  en  souvenir 
11  au  désert  de  saint  Makar. 

15  Pour  toute  sa  famille 

16  dites  de  tout  cœur  un  «  ayez  pitié  »  ; 

«  Encore  une  fois,  je  vous  prie,  saints  pères  et  frères,  de  men- 
tionner dans  le  Christ,  dans  vos  prières  pures,  le  feu  Mahtési 
Aliqsan  ci-dessus  mentionné,  et  ses  [parents]  vivants,  sa  femme 
Méléq,  et  ses  fils  Harouthiun  et  Ilovannès,  et  tous  ses  consan- 
guins proches;  mentionnez-les  et  dites  «  Dieu  ait  pitié  d'eux  ». 
Et  que  l'Espoir  de  tous  ait  pitié  de  vous  et  de  nous.  Amen.  » 


(\)  LilliTaloment  :  1.   ••   on    l'ore  armùnienno  vingt  du  jubilé   et  conlièuie. 
2.  «  en  cinq  fois  cinq,  l'cro  aramiane  est  contonuo  ■■. 
soit  : 

20  X     ûO  =  1000 

100  =    100 

h  X      Z^  =      25 


112D  K.  A.  =  107G  J.-C. 
(2j  C'est-à-diro  lo  psaulirr  Uout  il  est  quostion  dans  cette  notice. 

[91 


ILE    DE    CHYPRE.  ISI 

10 

Tagiiaran  {Recueil  de  cantiques). 

Graiiil  formai.  Ecrit  à  Constantinople  en  1773  par  l'arche- 
vt'qiie  Martiros.  Il  renferme  des  mémoriaux  [provenant  de| 
.lénisaleiii. 

Manque  en  place.  Introuvable  lors  de  la  n'd action  de  la  pré- 
sente notice  par  le  P.  Séropé  v.  Samouélian. 

11 

Taiiuahan  {Recueil  de  cantiques). 

liiand  format.  Écrit  à  Constantinople  en  1776.  Même  obser- 
vation que  pour  lo  numéro  ci-dessus. 

12 

Taouarax  {Recueil  de  cantiques). 

Grand  format.  Écrit  à  Constantinople  en  1773.  Même  obser- 
vation que  pour  les  numéros  10  et  11. 

13 

Machtots  et  Gandzaran  [Rituel  et  Recueil). 

Format  moyen.  Écrit  en  l'an  1539  de  J.-C,  par  le  dpir  (clerc) 
Gabriel.  Lieu  de  copie  :  inconnu. 

14 

Vies  des  pères  (1). 

Format  moyen.  Scribe  :  Karapet.  Écrit  àTokat  (Eudocie),  en 
1616. 

(1)  Cette  indication  est  trop  vague  pour  préciser  de  quel  recueil  il  s'agit.  Un 
des  plus  connus,  au  moyen  âge.  est  celui  que  constitua  N'ersès  de  Lanibroii 
i\ii'  sièclei  d'après  ililïorentos  sources  et  eu  traduisant  surtout  du  grec  et  du 
latin.  I.aprciuière  l'dition  fut  ijnpriméc  ;i  Constantinople  en  1720.  Cf.  C.  F.  Ntir- 
siANN,  Versuch  einer  Geschichie  der  armenUchen  Literatur...  (Leipzig,  1830J, 
p.  173. 

[10] 


182  HEVUK  DE  l'orient  chrétien. 

15 

Awé.TARAN  {Évangile). 

Format  moyen.  N'a  ni  mémorial,  ni  date.  Semble  âgé  d'en- 
viron 300  ans. 


16 


I.  Explication  de  divers  discours.  N'a  aucun  mémorial.  Le 
nom  de  l'auteur  est  inconnu.  Semble  âgé  de  GOO  à  700  ans. 

II.  Fii.\(:iMENT  du  Endlianrakan  (1)  (pi/ij'Ç"'V"''/"'^)  • 

III.  "Vision  de  saint  Nersès,  relative  à  la  nation  des  Nétogh 
(Archers  =  Mongols),  écrit  (ou  :  copié)  en  Tan  i^i_  (1307  .I.-C), 
à  Erzenka,  par  Pétros  iérets  (le  prêtre  Pierre). 

IV.  Vision  de  saint  Saiiak  Partbew  (le  Parthe),  pontife  des 
Arméniens,  et  autres  discours,  reliés  ensemble. 

17 

Histoires  morales. 

Format  moyen.  N'a  ni  date  ni  mémorial.  Semble  âgé  d'en- 
viron 200  ans. 


.1)  .\dji'i-til'  signiliant  :  géin'i-il,  universel,  catholique.  Ce  titre  est  ti-op  vague 
pour  que  l'on  pnisse  dire  avi'C  précision  de  quelle  (eiivi-e  il  s'agit.  Je  suppose 
qu'on  a  ici  un  extrait  de  n}in<Çui)iiiui/iiuL,  ^nLijP  j'in^^JujjLfij,  cette  IcUre  ency- 
clique de  Ncr.sès  Clayensis  dont  Suidas  Somal  {Quadro...  [Venezia,  1859],  p.  85) 
dit  que.  >  é  bcUissima  altresi  la  sua  Enciclica  Pastorale,  clie  nel  IKiO.  scrisso  a 
tutti  gli  Armeni,  ai  qnali  annunzia  la  sua  elezione,  esalta  la  digniUi  ed  eccel- 
lenza  deir  episcopato,  e  propone  poscia  une  professione  di  fede,  esponendo  con 
quai  sentitnenti  dobbasi  questa  i)roferire...  ■■  —  Sur  les  différentes  éditions  de 
cette  lettre,  cf.  P.  Jacobus  D'  D.tsiii.vN,  Colalof/  der  armenischcn  llandscktiflen 
in  der  MechUharixIcn-ISihliolhekzn  Wien...  (Wien,  1895),  in-l",  p.  1131,  col.  3.  — 
Cette  Icllre  paslara/e  du  patriarche  Ner.sès  Klayétsi  ou  Chnorhali  se  nomme 
•  universelle  .,  parce  qu'elle  est  adressée  à  toutes  les  classes  du  peuple 
arménien,  à  partir  des  évoques  jusqu'aux  simples  soldats  et  au.x  paysans. 

[11] 


ILE    OE   CHYPRE  183 

18 

Discours  divers,  de  Hohannès  Orotnétsi  (1),  de  Grigor 
Tathéwatsi  (2).  etc. 

Renleriiie,  en  outre.  Vllis/oire,  par  IVersès  Balients  (3),  îles 
Arméniens  latins  fincomplet).  N"a  ni  date,  ni  mémorial. 

Seiulile  âgé  dVnviron  -150  ans. 

19 

Théologie  (?). 
N'a  ni  date,  ni  mémorial.  Semble  âgé  d'environ  200  ans. 

20 

TiioM.\s  d'Aqli.v  (1). 
Écrit  avant  «/'/t  (1118  .I.-C). 

Conseils,  par  Hohannès  (5)  Erzenkatsi  (Jean  d  Eizenka). 

I  (l»Un  dos  principaux  ailversaires  des  Unitaires  (Frères  uni.s)  au  xiv"  siècle; 
if.  P.  Sukias  SoMAi,,  Quadro  delta  Sloria  letteraria  di  armenia...  (Venise,  18i9i, 
p.  132-133,  —  et  C.  F.  Neumann,  Versnch  einer  Geschichie  der  armenischcn 
LUeralur...  (Leipzig,  1836),  p.  214-215. 

(2)  Gréa^oire  de  Tathew,  successeur  du  préci'-dent;  cf.  Soual,  »/>.  cil.,  p.  1.33- 
136.  et  Xet' MANX,  o/i.  cit.,  p.  215-217. 

(3i  Ce  personnage,  originaire  de  Cilicie  et  cvêque  d'Ourniia  (1348)  faisait 
partie  des  if'iH'iiifs  lounitor),  qui  se  proposaient  de  réunir  l'église  d'Arménie 
1  l'église  latine.  Sur  ces  dominicains  arméniens,  cf.  F.  TorRSF.BizE,  Lfs  frèn-s- 
iinileurs....  dans  lifvur  de  COrienl  ohnlirn,  3*  série,  t.  II  (xxri).  1920-1921,  n"  2. 
p.  144  et  suiv.  et  n"  3.  p.  2IS-279. 

(4i  II  s'ai-'it  vraiseniblablenient  de  la  Somme  thêologique,  qui  a  été  traduite  l'n 
irménion  au  xiv  siocli-.  Ce  manuscrit  serait  contemporain  ilu  n»  134  des  tuss. 
:irméniens  île  l.i  Biblioiliùiiue  nationale  de  Paris.  L'ne  traduction  de  la  Somme 
de  Thomas  d'Aquin  est  due  à  .lean  d'Erznka,  lors  du  séjour  que  celui-ci  lil  en 
Cilicio;  cf.  A.  T' iionx\[AN.  Lex  Irinn^èrex  nrméniens...  (Paris.  I9l>îi,  p.  .S4. 

(5)  Ou  Jean  lilouz,  le  dernier  des  écrivains  arméniens  dont  le  style  est  tenu 
pour  classique:  néon  1271  à  Erznka  (Erzindjan);  auteur  de  différents  ouvrages 
dont  la  liste  est  donnée  par  Sukias  Somal,  Quadru  delta  sloria  lelleraria  di 
Armenia...  (Venise,  1829),  p.  115-117,  et  reproduite  par  C.  F.  Nei'mann,  Versuch 
■  iner  Geschichie  der  armenischen  LUeralur...  (Leipzig,  1836»,  p.  193-196.  — 
.\.  Tchobanian  (Les  trouvères  arm^'niens...  [Paris,  1906],  p.  83-85)  lui  a  consacré 
une  notice  et,  p.  86-92,  a  traduit  une  partie  de  ses  .Védilcilions. 

m 


181  REVUK    DE    I.ViHlENT    CHRETIEN. 

Scribe  :  Araqél  vardapet,  de  Bitlis.  Copié  en  lan  «/A^ 
(1434  J.-C).  Lieu  :  inconnu. 

22 

ExPLiCx\TioN  de  V Apocalypse  (1),  du  livre  de  Daniel  (2),  et 
Vie  de  saint  Jean  TÉvangéliste. 
N'a  ni  date  ni  mémorial. 

23 

1  Évangile. 

Format  moyen.  Écrit  ;i   Nicos  enJ^fm   (1677),  par 

Stephannos  iérets  (prêtre),  de  Frnouz. 

Mémorial .  —  'hwn-p  miîfeîiui  ua  tn-UiLÀLLiu  II  (î/miiiLiii/iiiiî/  up 
tnnnniinLHtïiîi  ^«/lh  It-  nnnn  L.  'Çnnnili  tinan  iii^d...  :  l'nii  iiuuijfeitiiij 
tu  LUI  nui  Lu  tut-  piiiiLiii^iiii,  Ll  aiiiiLtitijintiiu  u.  pinn_iimni_/iin  up  iiii-feuiiu- 
nujîru  /i  iLnlilinli  Lliuinnuli  h  puinuipu  /.uiLniiiLjç  nlf/l  <Jni/iiiufcmi-  p 
unnnt-'Çni  luiîl^u  ui^hiui  tuatuàhnu  ixbiLiuûa  inauiuÙDn  II  iniuiiiniiiu 
inani  uinti/iiulinu  ar<«(>  "/•  t  ""'  "PHPh"  li  uinuinni.  h  nunOt"  ^"-~ 
un  uni.  (3). 

/i  fîi//iîr  ^"'("T  H'ûl'H  luiî/iL  /i  /lUi^ni-n/iAnu/JL  Llii^liitiLnii  inLiuuM 
l»nuin/iiui/ili   L.    Uiu'^uiLliu .    II.   iiuinÀuiui   ihnlsuÇJip   n   pu  uio  nuiniuunn 

up    lUL. 

TRADUCTION 

«  Gloire  à  la  très  sainte  Trinité,  en  trois  personnes  et  une, 
au  Père,  au  Fils  et  au  Saint-Esprit,  maint[enant]... 

(1)  Je  ne  sais  s'il  s"agit  ici  du  commentaire  de  l'Apocah'pse,  d'Andréas,  arclie- 
vèque  de  Ccsarée  de  Cappadoce,  traduit  du  grec  en  arménien  par  Nersès  de 
Lambron  {\n°  sièclei;  cf.  S.  Som.u,,  Quridro...,  p.  98. 

(2)  La  littérature  arménienne  possède  un  commentaire  du  livre  du  prophète 
Daniel,  du  à  la  plume  de  Thomas  de  Jledzoph  (xv*  siècle),  également  auteur 
d'une  histoire  de  Tamerlan;  cf.  S.  Somal,  Quadro...,  p  14)^.  Un  autre  commen- 
taire sur  le  même  sujet,  du  à  la  plume  de  Vardan  vardapet,  date  du  xiu" siècle; 
voir  le  n"  71  des  mss.  arméniens  de  la  bibliothèque  Bodlélenne  (Oxford,  l'JlSj. 

(3)  Lisez  4'n.linuiii. . 

[13] 


»ii.r;  DE  CHYPRE.  185 

«  Or,  fut  torminé  et  achevé  cet  évanjrile  à  quatre  sources, 
à  quatre  rivières  et  à  quatre  torrents,  dans  le  pays  de  Chypre, 
dans  la  ville  de  Lauqauchê  (Leucosie),  sous  l'invocation  de  la 
Mère  de  Dieu,  très  bénie,  |>ar  les  mains  du  gi'and  pécheur  el 
du  scribe,  Tétourdi  Stéphanos,  qui  est  du  pays  de  Maracli  (1), 
du  village  de  Frnos  (2),  l'an  des  Arméniens  n.a/iij  1 12G  (=  1677 
de  J.-C),  sous  le  catholicat  en  Cilicie  des  seigneurs  Azaria(3) 
otSahakd). 

«  Et,  de  nouveau,  souvenez-vous,  dans  le  Christ  Dieu,  de 
l'acquéreur  de  [ce  saint  évangile...  » 

24 

ÉvANiilLE 

Format  moyen.  Écrit  en  1G71  J.-C.  Mêmes  renseignements 
qu'au  n"  -23. 

25 

Maciitots  (Rituel). 

Format  moyen.  Incomplet.  N'a  ni  date  ni  mémorial.  Semble 
âgé  d'environ  300  ans. 

26 

Char.\kan  (Hymnaire). 
Format  moyen.  Même  observation  que  pour  le  n"  6. 

27 
Gantzaran  {Trésor  d'hymnes). 
Format  moyen.  Écrit  en  ^^^  (1437  J.-C),  à  Tiflis,  dans  le 

(l)  Au  N.-E.  de  la  Cilicie;  l'ancienne  (jermanicia. 

i2i  Ou  Fernouss  ou  Fernouz,  bourfr  et  district  de   la  haute  vallée  du  Djahan, 
prés  de  .Marach  et  de  Zéythouii:  cf.  Ai.icinv,  Sissouan...  (Venise,  189f»),  in-fol.. 
I       p.  193et  211--.;i3, 

i3)  Azaria  II,  antipatriarche.  1683-1688. 

(4)  Sahak  I,  catholicos  de  Cilicie,  1673-1683. 

I  [14] 


ISG  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

désert  de  Bethlahem  (1),   par  la   main   de  Karapet  abégha 
(moine). 

28 

David  l'Invincible  (2). 

Format  moyen.  N'a  ni  date,  ni  mémorial.  Semble  âgé  d'en- 
viron 250  ans. 


(I)  La  fornip  hi'braïijiio  DHi  Pt^,  bri  Irliètn  signifie   «  maison  du  pain  ■•  ;  la 

l'orme     ^     -     j    ir'/ /<(/(//(■•  maison  do  la  viande  u  est  peiit-Otrc  aussi  ancienne  ; 

elle  est  employée  par  les  Arabes  de  nos  jours  pour  désigner  la  ville  natale  du 
roi  David.  Le  tétraévangile  arménien  de  Moscou,  copié  en  887  (le  plus  ancien 
actiiellement  connu)  porte  p/;iiniii<Çti{  «  liédghahém  »  (Matthieu,  n,  5).  —  Un 
tétraévangile  arménien,  maintenant  à  Tubingue  (Ma.,  xni,  3),  provient  de  l'église 
de  liethléhem  à  Tiflis;  cf.  F.  X.  Finck  et  L.  G.rANDSciiEzux,  ]'crzeichnis  dcr  nrmc- 
nischen  l/andschrifle»  dcr  kôniijUchrn  UnwcrxitmsbihlitAhck...  (Tiibingen,  1907), 
in-1",  p.  GG.  —  En  ce  qui  concerne  la  solitude  do  Bethléhem,  près  do  Tillis,  je 
suis  heureux  il'offrir  aux  lecteurs  de  la  HOC.  un  passage  de  l'historien  Wakhoucht 
dont  la  traduction  par  Brosset  a  été  aimablement  revisée  à  mon  intention  par 
le  R.  I'.  Paul  Peeters  :  «  Dans  un  rocher  très  élevé  du  Mqinvare  ■■  iKazbek) 
•■  sont  creusées  des  cavernes,  appelées  Bethléem;  mais  l'accès  en  est  difficile, 
car  une  chaîne  de  fer  pend  do  la  caverne  et  c'est  par  là  qu'on  y  monte.  On  dit 
que  là  se  trouvent  le  berceau  du  Seigneur  et  la  tente  d'Abraham  qui  se  tient 
drossée  sans  piquets  ni  cordes,  et  d'autres  merveilles,  dont  je  ne  dis  rien.  Au 
'bas  du  rocher  est  un  monastère  creusé  dans  le  roc,  pour  servir  d'ermitage  :  il 
est  aujourd'hui  désert  •  (cf.  Description  i/cogfap/tiqiie  de  tu  Géorgie,  par  le 
tsarévitch  Wakhoucht,  éd.  M.  Brosset,  Saint-Pélei'sbourg,  1842,  p.  226-228).  —  11 
sera  également  intéressant  de  rappeler  qu'une  localité  nommée  Béthanie  se 
trouve  dans  le  voisinage  do  Tillis;  c'est  à  la  fois  un  couvent  et  le  lieu  do 
.sépulture  delà  famille  des  Orbéliants;  on  y  ensevelit  le  brave  Libarid  (Liparit); 
cf.  ."^.  Ki'HiuKiAN,  Palkérazard  biiitclikharhili  bararnn...  (Venise,  1903-l!)0ô), 
1,  p.  111.  ("est  dans  ce  couvent  de  Béthanie  près  Tillis  que  fut  instruit  et  élevé 
(iiorgi  (en  i-eligion  ProUhoril,  qui  se  rendit  au  mont  Atlios,  puis  en  Palestine 
où  il  fonda  le  célèbre  couvent  géorgien  de  la  .Sainte-Croix,  près  de  Jérusalem, 
au  début  ilu  xi°  siècle;  cf.  J.  0.  Wahohop,  apud  F.  C.  Conybearu,  A  cnlnlugiir  uf 
llie  arineiiiim  ma»HX):ripl.t  in  Ihe  firilish  Muséum...  (London,  1913),  )).  101  b. 

1^1  Ce  titre,  beaucoup  trop  vague.ne  permet  pas  de  préciser  les  auivres  de 
David  Anhaght  (v  siècle),  dont  il  est  ici  question.  Sur  cet  auteur,  voir,  entre 
autres,  la  notice  que  lui  consacre  P.  S.  So.mai,,  Quadro...,  p.  29.  Cf.  également 
F.  C.  CoNViiEAiîE,  ,-1  raUdogue  uf  Ihe  ariiieiiitin  manvscripls  in  l/ie  British 
Muscnui...  (I.ondon,  l'.lllîi,  s.  v.  David  luvictus. 


[1] 


u.E  Dr  riiYPRE.  187 

29 

Commentaire  des  i';pîtres  apostoliques  (1). 

Format  moyen.  N'a  ni  date,  ni  mémorial.  Semble  Agé  d'en- 
viron 300  ans. 

30 

Livre  d'ordination. 

Renferme  les  règles  d'ordination  des  évéques.  Écrit  à  Amasia 
en  l'an  n.  fu  (1591  J.-C),  par  Minas  Sarkawag  (-2). 

31 

Qarozaijirq  {Recueil  d'homélies). 

l-Mi'iuat  moyen.  Éirit  fn  Kp'.vpte,  en  1850,  par  Araqél  var- 
ilapct  Mazlmian,  de  Tliekirdagli  (:!). 

Introuvable  au  moment  de  la  rédaction  de  la  présente  notice 
par  le  1'.  Samouélian. 

32 

Recueil  et  Sermons. 

Révélation  de  Thomas  Kembatsi  (Thomas  a  Kempis).  N'a  pas 
de  mémorial.  Écrit  en  n-ZJiu  (=  1652  de  J.-C). 

(Il  On  connaît  en  arménien  ancien  les  Commentaires  sur  les  If  tires  de  saint 
l'aul,  par  Jean  il'Orotn  (S.  Somal,  Quadro...,  p.  132),  et  chez  les  niodenies,  le 
coiiiiiienlaire  îles  lettres  de  saint  Paul,  par  le  P.  fiabriel  Avedikian  lAuclieri, 
Mkhilhariste  de  Venise.  11  s'agit  peut-être  ici  du  premier  de  ces  recueils. 

li)  Coniiiii;  nom  commun,  ce  mot  sip:nifie  ■  diacre  -. 

'3l  II  s'agit  ici,  à  n'en  pas  douter,  de  Thèqirtagli  ou  Tht^qfourtagli  ou  Rotostlio. 

u  Rodosto,  ville  qui  se  trouve  sur  la  rive  européenne  de  la  mer  de  Marmara, 
1  quelques  kilomètres  il'.Andrinople.   C'est    une   ville   épiscopale  arménienne. 

■  ntenant  It.OCKJ  familles  arméniennes,  i.'.000  mahomotanes,  l.OCK}  grecques, 
Kl  juives  et  30  arméniennes  protestantes.  Les  .Vrménions  y  possèdent  —  ou  y 
possédaient  —  trois  églises  :  Saint- Tliagawor,  Sainte-Croix  et  Saint-Sauveur; 
une  quatrième,  en  ruines,  est  Saint-Jean.  Cf.  Èpbikian,  Piitliérazardlmtn-hliharhili 
baiaran...  (Venise,  1!I07),  II,  p.  S;)-:?."!.  —  On' cite  un  village  de  Tt-ltir,  à  une 
altitude  de  3.'X)i)  pieds  au-dessus  du  nive;»u  de  la  mer,  dans  la  région  des 
•  Portes  de  la  Cilicie  -,  et  que  fit  fortifier  Mehémet-Ali,  en  1839-1840;  cf.  Alicii.\n, 
Sissouan...  (Venise,  1890i,  p.  133-131. 

[16] 


188  REVUE    DE    l'orient   CHRÉTIEN. 

33 

ÉVANfilLE. 

Format  moyen.  Ecrit  à  MUosia  en  n_a*^ife  (1676  J.-C),  par 
vStt'phannos,  de  Maracli. 

MCïllOVHll .  —  '•/■'ï  '""'/'■'"/  ii'Liiiiiuj/ïiiiiiiL  piiiiLiii'^iiii  t/L  piiin  iiiiiin- 
uj/if  UL.  piiifLiiitifiL/iJ  /f  unt-nn  tui-biniuntuh  h  ili^nunu  bnuipnuli  n  piuntupli 
it^ihynntiitç  pun  '^ntliiiuLttii^  uniini.'^li  iiiiiçu  nt^hhtui  tiiAtuolinli  Ll  unn 
U ittnnitli  niuL-ntuiltiiiiliu  :  .■Jiîn.fiiiJp  niiihuiuLn  bi.  uiuinuttiiti  (linbtlituhnu 
nii%/>,  nii  ç  ifcii/ini^îi  rbnùiuhjibn,  nn  /iii»/i  liiiiiiiuo  .  />  /oi//iu  ^iiiinn 
//'.  â.  /'*    tt  .  luujih  ,  b  biujannlibniint-lfJb  limlibbnLnn  tnbuitvh    Uiu^wbtin 

bu  ^1  ^rLÎiiu/^iii^nL^tJtiuîr  (cloux  ligiies  abîmées)   'hmptjbtiii  i^l'2bghg 

ntinolau  ntluihnb  phpho'lr  h"hnH^"  "P  uuiiuntuL  iinii  iiiLbtniiiniuuu 
/ii-ii  *^iuiiiii  iliuttinujbnnh  /»l  f^n  tbntinntub  hi-n  ohnniunh  biibl^htnt^nbu 
bc  ilonU  2'"^nh'"hl'"  ^nnnm  ma  '//"-/i  i/i^uiuiiii/ili  ui^m-laii  uiui'^buat^ 
luijçu  .    V"(/'    ""/■   "/>  •  *  • 

TRADUCTION 

«  Or,  fut  terminé  et  achevé  ce  saint  Évangile  à  quatre 
sources,  à  quatre  fleuves  et  à  quatre  torrents,  dans  le  pays  de 
Cliypre,  dans  la  ville  de  Lêvqocliaê,  sous  l'invocation  de  la 
sainte  mère  de  Dieu,  la  très  bénie  et  de  saint  Sargis  (Serge), 
le  général,  par  la  main  du  scribe  Strphannos,  plein  de  péchés, 
et  indécis,  qui  est  du  pays  de  Germanik  (1),  qui  s'appelle 
Marach,  en  l'an  des  Arméniens  n.zî/>fe  (=  1676  de  J.-C),  sous 
le  catholicat  en  Cilicie  du  Seigneur  Sahak  (2),  et  sous  la 
tyrannie  de...  (deux  lignes  abîmées) (3). 

.(1)  Ou  (iermaiiicia,  nom  latin  de  Mararli.  .Sur  l'histoire  de  cette  ville  au  nio3'eii 
âge  et  sur  son  état  actuel,  voir  la  notice  de  l'ulaurier  dans  Recuril  ilrs  his- 
lo)'i('iix  (les  croisades...  Documents  arméniens...  (Paris,  1869),  in-l'ol.,  t.  1.  ]i.  xi.v. 

ii)  Sahak  I,  catholicos  de  Cilicie,  1GT3-1()83. 

Ci)  Le  texte  poile  an.^iiuliiuini.p\it^i ,  ■■  tyrannie  »,  «  despotisme  »,  »  pouvoir 
despiitique  ».  Etant  donné  la  date,  il  doit  s'agir  ici  de  la  domination  turque  qui, 
sous  le  règne  de  Mahomet  IV,  après  s'être  emparée  de  Candie  en  1670  et  après 
avoir  i-èvé  de  conquéi-ir  la  Pologne  jusqu'à  Dautzig,  fut  refoulée  par  Sobiesky  à 
Lemberg  en  1675.  La  paix  fut  signée  en  1676  et  la  Turquie  gardait  Kaminiec, 
la  Podolic  et  une  partie  de  l'Ukraine. 

[17] 


ILE    DE   CHYPRE.  189 

«  Souvenez-vous  de  nouveau,  dans  vos  prières,  de  Mirvèn, 
[originaire]  de  Qirich,  [province)  de  Van,  qui  acheta  ce  saint 
évangile  de  ses  deniers  bien  acquis,  et  le  donna,  en  souvenir 
de  son  pèro,  Iskendor,  e(  de  sa  mère,  Cliaiizédé,  pour  leur) 
âme;  que  Dieu  conserve  sa  mémoire  avec  bénédiction.  Amen. 
Notre  père...  » 

34 

G.\\DZAR.\N  {Trésor  d' hymnes). 

Format  moyen.  N'a  ni  date,  ni  mémorial.  A  été  relié  en 
•^(?)(=  13G0[?]de  J.-C). 

35 

Commentaire  de  l'évangile  selon  Jean. 

Format  moyen.  Composé  par  Grigor  Tatliéwatsi  (1).  N'a  ni 
date,  ni  mémorial.  Texte  incomplet. 

36 

■    Pauai'mants  {Occupa tio)is),  de  saint  Cyrille  d'Ale.vandrie  (2). 
Format  moyen.  Incomplet.  Écrit  en  1391  de  J.-C. 

37 

TlIÉOLOOIE. 

Format  moyen.  N'a  ni  date,  ni  mt'niorial.  Semble  âgé  de 
3U0  ans  environ. 

38 

ÉVANXilLE.  ^ 

Format  niuyeii.  Lieu,  scribe  et  date  inconnus.  Agé  d'en- 
viron 300  ans. 

(If  Né  en  1310,  mort  l'ii  111 J;  ilisciple  do  Jean  d'Orotii;  ennemi,  comme  son 
niaitre.  des  Uniinires:  composa  de  nombreu.x  ouvrages,  dont  la  liste  est  donnée 
par  SoMAL.  (Jaaiiro...,  p.  l:i^l-l:5G. 

'it  Sur  cet  ouvrage,  voir,  du  point  de  vue  arménien,  la  note  bibliographique 
que  je  donne  dans  ma  traduction  d'ETiENNK  Asolik  de  Taron.  lUMuirc  unicrr- 
[      Klle...,  Impartie...  (Paris,  1917),  in-8'.  p.  OS,  ii.  .'.. 

llSJ 


190  REVUE    DE    l'orient    CHRETIEN. 

39 

ÉvANiilLE. 

Fonnat  moyen.  Scribo  :  Grigor  Ardzgétsi  (1).  Écrit  à  Jéru- 
salem sous  la  protection  des  saints  archanges  Gabriel  etiMiqaël, 
et  de  la  très  bénie  Mère  de  Dieu,  en  l'an  "/i  (=  1 141  de  J.-G.), 
sous  le  catliolicat,  en  Gilicie,  du  Seigneur  Grigor  (-2),  et  sous  le 
sultanat,  en  Egypte,  de  Tchaklimakh  (3). 

40 

Discours. 

Format  moyen.  Scj-ibe,  lieu  et  date  inconnus.  Agé  d'environ 
-100  ans. 

41 

Gandzar.w  (Trésor  d'hymnes). 

Format  moyen.  Scribe,  lieu  et  date  inconnus.  Agé  d'environ 
100  ans.  Manquait  en  place  au  moment  de  la  rédaction  de  la 
pri'sente  notice  par  le  F.  Samouélian. 

42 

Machtots  [Rituel). 

Format  moyen.  Écrit  à  Kharpert  (4)  (dans  le  quartier  Sina- 
muud),  en  Tan  ^^t  (=  1468  de  J.-C.).  Scribe  :  llakob  qalianah 

(Il  OrigiiiaiiT  de  .Vrdzjîè  ou  Ardzkr,  au  nord  du  lac.  de  Van.  Cf.  F.  Macler, 
Erzci-iiiiiH...,  dans  Juariuil.  iisinl'iqiu',  1919,  1,  p.  187,  n.  I,  et  p.  'i\>  du  tirage  à 
pai't. 

cJi  11  s'agil  de  Gi'igor  I  Mousabêkcnts,  sous  le  patriarcat  duquel  eut  lieu  la 
séparation  entre  le  siège  de  Sis  et  celui  d'Etchmiadzin:  cf.  H.  Gelzeii,  IhuiKin'it 
initmnulhiun  IIiûdIs...  (Vienne,  18971.  in-8",  p.  11!"),  et  Alicii.\n,  Sissuium... 
(V('ni.se,  1899.1,  iu-4°,  p.  2.')0. 

f'.h  De  li")l  à  I.JIT,  l'Egypte  fut  gouvernée  par  les  Mamelouks,  avec  deux 
dynasties,  les  Biilwrilfs  i!l  les  Bordjitcs.  —  11  s'agit  ici  de  Jlelek  el-Daljor  Abous- 
saïd  .lacniac,  mort  le  13  février  1453;  cf.  M.\s-L.4trie  (C"  de),  Trésor  dr  rhrniid. 
/iii/ii:  tl'hi-iliilre  et  (II'  !/ifiigriip/iii\..  iPuria,  18S9|,  in-fol.,  col.  1830. 

(4)  Ou  Kharbord,  ou  QarbiM-d.  (Ui  Kliarpnut;  cf.  mou  /Cr^rmiini....  dans  .hmr- 

ji(ihix;,iri,jnc,\\n'j.  i,  p.  218,  n.  1. 

llUJ 


ILE    DE   CHYPRE.  1(1 1 

lie  prùtre  Jacques),  suus  le  catholicat  de  Ter  Aristakês  (1), 
Ils  prélats  du  diocèse  étant  les  évéques  Scipion  et  Araqél. 

MélllOnol.    Viun-p    utù    up     LfiiiiifiiiriLlr/tiiiiu    •^uii^p    II    nnijni    II. 

^rilifiMi  lif'ni.  Il'/*'/  ittiLu  fjfu/fLifff  tilluu\Lt)  niiitiLuLtiLtiih  :  nt^Lunnn 
Il  ilttinniiitliiun  iijiriiiJLHflf  Atwf  (ifiiifirifMj  .  jitiut)nLnli  .  II.  Un  linniuliUiiU 
nn^jiunlf  11.  liLa  nnnnli  fiif/inf'O .  tltiinniiiu .  ^liiui/flif li .  iil  hnintiinlt  II. 
nuinLnnli  l'iiiii/iiuiuiu .  uiuuiu/tiii^lj .  unnnài; .  tluinLiiiUh  >)^/i/ip^u  nu 
nn  l/'7Ç  u.  nnnpùn  luut;  iii(>  /"-P"  "nnpùLtinp  p  ûpniu  luunuiù  iiiuiuui- 
Liulib   iuilf;u    : 

LtiuLiuiiL.  ^sic)  (2)  />  P'^l"  "UinLU  (!i  I  ri  aLilu  ^/lfLllll^^LUUUi^/llU- 
l  iiin/i  ppùillhpu  p  <ÇiiimiijiiitinriLK//i  inn  liinnnilph  iSir)  ■ —  Il 
piit^tuunLklp    mp  puuiLtptuhntiph  : 

TRADUCTION 

«  Gloire  à  la  très  sainte  Trinité,  au  Père  et  au  Fils  et  au 
Saint-Esprit.  Or,  face  contre  terre,  je  vous  prie  tous  :  men- 
Monnez  dans  vos  pures  prières  M.  Thamour,  sa  femme  Gohar 
:  son  lils  aine  Hakob  [et]  Vardan.  Habib,  et  Nohqar;  et  ses 
filles  Bazkhat,  Mananah,  Soghomè,  Mariam.  Quiconque  les 
mentionnera  et  dira  un  Dieu  ail  pitié,  [que  Dieu]  ait  pitié  de 
lui  à  sa  seconde  venue.  Amen. 

[Et  fut  écrit  ceci]  en  l'an...,  par  la  main  du  jeune  diacre 
|,)iman,  sous  le  pontificat  du  seigneur  Poglios(l);  —  sous  la 
prêtrise  du  Seigneur  Stéphanos.  » 

43 

COMME.\T.\IRE   SUR   MATTHIEU. 

Petit  format.  Composé  par  Grigor  Tathé\\  atsi  (5).  Scribe,  lieu 
'     et  date  inionnus.  Agé  d'environ  50u  ans. 

ill  Aristakés  II.  coadjutcur  1  H8-llt)6.  seul  catholicos  UtJ6-l  170. 

r2)  A  lire  probablement  :  L  nphgiuL.  •  et  fut  écrit  •. 

(3)  Texte  incompréhensible.  Il  devait  y  avoir  ici  l'indicalion  de  la  date,  omise 
sans  doute  par  le  copiste. 

(Il  11  s'agit  ici  probablement  d'un  l'aul  (Pogliosi  qui  était  évê(iuo  du  diocèse 
dont  dépendait  le  diacre  qui  écrit  ce  deu.xiéme  luéiiiorial. 

lôj  Cf.  su/iia,  p.  178,  n.  ^. 

I20j 


192  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

44 

Explication  [des  LPiTRKs|  i.atiiolioles,  par  Sargis  Cliiior- 
liali  (1). 

Petit  format.  Écrit  dans  le  désert  de  TchorlDert  (2).  Scribe  : 
Stéphannos.  Copié...  (manque  la  date)  sous  le  catliolicat  du 
Seigneur  Constantin  (o)  et  sous  le  règne  de  la  reine  Zabei  (1) 
couronnée  par  le  Christ,  qui  est  la  fille  du  rui  Léon. 

45 

Narek  (5). 

Petit  format.  Scribe,  lieu  et  date  inconnus.  Agé  d'environ 
GUO  ans. 

46 

Discours. 

Petit  format.  Écrit  à  Sébaste  en  l'an  1528  de  J.-C.  Scribe  : 
Thadêos  iérets  (prêtre) . 

McïllOl'idl .  —  LUii/iuiuiiiLn  tnnitihthnii  litutntunlïnuiL.  nutipiltnnnna 
h  piunitipu  ubiituuuinni,  /''"/  '^ntliiitiLitiL.  iiiiiuhiui^n<^hbtui  un  luait/au/iu 
It-  ua  inLuuiiLnn(/iu ,  ADii-Uiup.  linLuiuin  jJuinçnii  /iii/iiiiii .  /i  Hl'jpu 
P<)Ç   :   IL  p/i  i/iiun.p   ^uiLJiutbuiuu  itiil^ii   : 

./{uuiiiiiinii  uniiiiii .  n  iti  S  m  nui  la  nli  (  ?)  niuiuinnihh  i/iflfciiçn  /i  un 
iiiiiiiil/i/u  aLii  ii/i  iiiiiniiiiiiiii-  nun  nnnnu .  h  iiiiniiiiin  iluiuinuilinn  liLpna 
i/ifliiiuiui/i  <,niini  jiLpui   II   oLiiiiiiiii   /iLiifui    : 

(I)  Sur  cet  auteur  (xii"  siècle),  cL  l'.  S.  So.mal,  Qiimlro  délia  sluria  lellcraria 
di  Armi'niii...  (Yenezia,.  1H29),  p.  89;  —  et  Ai.iciian,  Sissuuan...  (Venise,  189'.t), 
|i.  ■1,S9-190. 

{'■it  Lecture  douteuse  sur  le  manuscrit  que  nn'  communique  le  II  'l'IiaUttorian. 
Il  laut  peut-être  lire  Tscrberd  ou  Tzorbei-cl,  à  rapprocher  de  Tzoro-vank  «  cou. 
vent  du  vallon  »,  cité  par  Alichax,  Sixsoitini...  (Venise,  18991,  ji.  68.  Semble 
devoir  être  identifié  avec  Berdtzor  [nkniiÀnn)  où  fut  copié  le  ras.  u»  27'1  des 
l'P.  Mkliitharistes  de  Vienne  (voir  le  catalogue  du  P.  Dachian). 

(II)  Constantin  1,  catholicos  d'Etchmiadzin,  1221-1207. 
(1)  Ou  Isabelle,  reine  d'Arniéno-Cilicie,  1219-1202. 

(T))  Recueil  de  prières,  du  nom  de  son  autour,  Gri'goire  de  Nai-ek  (.x°  siècle); 
cf.  S.  Slp.mal,  (Jiiiidi  u...,  p.  01. 

[21] 


K.r  UF.  rnYPRr:.  19/5 

7*iii/iii/i  ini  iiiiiLii/irMiiuiif/iiif/i  nai/ili  nn  tiiui^  r'h  '  '</iff'''/t  "/>  niunnli 
HiiiLiij/i  /i  If /il  I  If .  Il-  nhinit$uLtitli  {hu  •  tjutuh  "/">l  l'-nnnnnLiuttL  h  tii^nh 
nh  .  tun  lunltuitiut^n  unutnninhh .  ii.  nutniunuiL  II.  Liti  'W"l  'l'Iri^lV  I' 
*)iiiiiiii  nhwfin  jiinnn.  tittijii  [p/'.'J  '■-  m'^iifiniufi  ^nniii  nt-iini.  /i.  oljiiniun 
/rifiriii  *^uiLnh  ni  niti  lunui  ^[tu  U,  ittnLith  jn-nni  uninjtiuijijntJiliu .  il.  liiii- 
Iiiiii  iiilifi  tiinnjutuMnLuItli .  np  n  unnjnt  luhnL-lth  fifi/iiiiiiL  nltnnu .  II. 
llllslnlo)  IL  nniîtnnt  liLniii  tunnluunnh  :  li_  iiii)  iiinLiii//  àLnAiiiLnntnntt . 
MM  inLuiuLant^  nh^-P  S"^/'"  '*-  'ib'-P  ""n'I""!"  •  '*-  "/''//"/  '"/'/'."'("'  - 
Jff/(U  lunr/nilj/i  iun.uj~  :  luur^h  :  S'um  :  (i-  uiif/inriiuL/i/i  ((innfjfi.rili  ufliV^fi- 
Li/iu.   IL    iiftririfiu    niiiLii/jii/f'/iiiin/iu  /i_    'i/in/il//il;   : 

TRADUCTION 

Ici  lut  terminé  ce  oskiphorifj  (1),  dans  la  ville  de  Sébaste 

-vas),  sous  rinvocation  de  la  sainte  mère  de  Dieu,  très  bénie, 

et  du  saint  Illuminateur,  par  la  main  du  modeste  prêtre  Tlia- 

dèiis,  en    l'an  ^l't,  077  K.  A.  (=  I.rJ8  de  J.-C);  gloire  au 

Christ,  pour  l'éternité.  Amen. 

■  Mentionnez  dans  vos  saintes  prières  l'acquéreur  de  ces  livres, 
Aiiiaratli  ('.')  l'atran,  qui  acquit  ces  saints  livres  de  ses  propres 
deniers  bien  gagnés,  en  souvenir  de  son  àme  et  de  ses  parents. 

«  Car,  d'après  la  parole  lumineuse  et  heureuse,  qui  dit  : 
«  hciireu.x  celui  qui  aura  un  fils  dans  la  Sien  ot  une  famille  en 
Jérusalem  »,  à  cause  de  cela,  le  pieux  Patran  fut  enflammé  de 
l'amour  du  Christ.  Et  il  acquit  et  fit  écrire  ce  livre  de  ses 
deniers  sacrés  (halal).  Par  crainte  [du  Christ?)  et  en  souvenir 
de  son  Ame,  et  de  ses  parents,  son  père  Arewcliin,  de  sa  mère 
Marklialhoun,  et  surtout  de  Markhathoun;  car  c'est  en  son 
nom  que  ce  livre  fut  écrit  et  (illisible)...  et  [en  souvenir)  de  son 
fils  .Vlpiiiar  et  de  tous  ses  consanguins  rapprochés.  Que  le 
Christ  ilinnùne  son  àme  et  celle  de  ses  parents,  et  les  rende 
dignes  du  royaume  des  cieux.  .Vmen.  .Notre  Père.  Au  frère  de 
Patran,  Antjrew,  et  à  ses  fils  Daulvatliiar  et  Chirin.  » 

(\)i)n  Osh'iilwriq  •  fosse  d'or  -,  •  mine  d'or  -,  désigne  un  recueil  de  contenu 
varié.  Un  des  plus  connus  est  celai  de  Urégoire  de  Tatliow,  publié  à  Constaiiti- 
noplo  eu  174t«.  On  se  fera  une  idée  de  ce  genre  de  recueil,  en  consultant  le  con- 
tenu du  n"  119  des  mss.  arméniens  des  Mkliitbaristcs  de  Vienne. 

m] 

OllIENT    CHRÉTIEN.  13 


194  REVUE   DE    l'orient   CHRÉTIEN. 

47 

Charakan  {II  y  ni)}  a  ire). 

Petit  foriuat.  Incomplet.  Scribe,  date  et  lieu  inconiuis.  Agé 
d'environ  400  ans. 

48 

Charakan  {Hymnaire). 

Petit  format.  Même  observation  que  pour  le  n°  47. 

49 

Maciitots  {Rituel  d'ordination). 

Petit  format.  Écrit  en  ».\ij  (=  1335  de  J.-C);  dans  le  pays  des 
Apaliouniq,  (1)  dans  le  villaye  dit  Tjourtcli[ejkali  OnL/'t/^iu^l  (i), 
par  le  scribe  Sargi.s. 

50 

Charakan  {Hymnaire). 

Petit  format.  Incomplet.  Scribe,  date  et  lieu  inconnus.  Agé 
d'environ  400  ans. 

51 

Charakan  {Hymnaire). 

Petit  format.  Incomplet.  Même  observation  que  pour  le 
n"  dU. 

52 

A(;HOTHAr;iRQ  {Livre  de  prières). 
Abîmé  et  mangé  par  les  mites. 

(1)  Un  dos  cantons  de  la  province  de  Touroubéran,  sur  les  bords  de  l'Aradzani, 
ou  /Vrsanias,  ou  Mourad-Sou,  ou  Euphrate  oriental;  cl'.  II.  IliJRSiiiMANX.  D!e 
ailarmenhchcti  Or(s)/(rt»ic?i...  (Strasbourg,  1901).  p.  323  et  328-330. 

(",')  I.itlrralcnKMit  •■  il  n'y  a  pas  d'eau  •.  ■ 

[23] 


ILE    DE   CHYPRE.  195 

53 

Maciitots  [Rituel). 

Pelit  format.  Scribe,  ilate  et  lieu  incomius.  .\j;t'  ti'envirun 
2ôO  ans. 

54 

CiiARAKAN  (Hi/mnaire). 

Petit  Ibimat.  Ecrit  en  n.",*^  ('')  [^  l(r2l?|.  Lieu  et  scribe 
inconnus. 

55 

Jor.HOVADzmi  (Recueil). 

Petit  format.  Lieu,  date  et  scribe  inconnus.  Age  d'environ 
'400  ans. 

56 
Enterrement  des  prêtres  (1). 

■     Petit  format.  Scribe  :  Mkrtitch.  Écrit  en  n.<Jp  (^  1023   de 
J.-C).  Lieu  inconnu. 

An'tyiOt'H/l .    iihnn^^htAt     tui     limiif    nnnntini  A'/'u   ttn    lULttininLniuL. 

•vbrLLiuilp  luuiunii  II  ttiliiijjnntuh  •^nn  lu  i/in^/i  uju/iLiiiLilr!  tlliitiiu  . 
i\n(i  (iiiMiin?  niuinuin/i  iilLiuiL  [Ull  VlOt  illisible)  ipLâitAi  lî/i 
fiiiiiiiiWi  lun^p   tunjiuli   nâlininh\   nnnnti    ujuiuinui    lu   (i-^ioLnnLiu/iu/iiuL  .^ 

(/i^/iiiO/i  i>  iiuniuL*/!/  iNl.ii  '>/'/'"  moiuiiiLO»  (III  ç  £'>''(  /»""/.  /■''/• 
IL.    -j'^-  .     ""i/{i/i;'   /";  : 

TRADUCTION 

«  Par  la  grâce  de  Dieu,  j'ai  commencé,  et  par  la  miséricoi'de 
de  Dieu,  ceci  l'ut  achevé,  par  la  main  du  vil  et  inutile  scribe 

Il  C(.  F.  Maclf.r.  Xi'licex...,  dans  limie  des  eluilrs  iinnénieniii's  (U>21|,  t.  I, 
-•icnle  ?,.  p.  •,'."i9  ot  suivantes. 


19G  REVUE    DU    l/ORIENT    CHRÉTIEN. 

Mkrtih'li,  qui  n'est  que  poussière...;  rendez-le  digne  d'un  Dieu 
ait  pitié  de  lui. 

«  Mentionnez  dans  vos  prières  cet  écrit  inspiré  par  Dieu,  qui 
est  l'enterrement  des  itrétres,  l'an  1072  (=  16-23  de  J.-C),  le 
21  aviil  (?)  ». 

57 

Sagiimos  ( Psautier). 

Petit  format.  Scribi',  date  et  lieu  inconnus.  Agé  d'environ 
250  ans. 

58 

SaghiMos  {Psautier). 

Petit  format.  Scrilie  :  Dawitli  sarkavag  (le  diacre  David). 
Lieu  el  date  inconnus.  Agé  d'environ  230  ans. 

59 

Vie  des  saints. 

Petit  format.  Texte  aliré'gé.  Écri1  en  lG(î:3.  Lieu  et  scribe 
inconnus. 

60 

CiiARAKAN  (Hymnaire). 

Petit  format.  La  moitié  est  en  parcheiuin.  Scribe,  date  et 
lieu  inconnus.  Agé  d'environ  600  ans. 

61 

Saoomos  {Psautier). 

Petit   formai.    Parchemin.  Scribe  :  Israël.    Lieu  :    Stambol.  . 
Copié  en  l'an  id^^l,  1(»6!)  (=  1620  di>  ,I.-C.).  Manque  en  place 
au  moment  de  la  lédaclion  de  la  notice. 

[25J 


ILE  DE  rinpnE.  197 

62 

TôNATSOLiTs  {Calendrier  des  /'êtes). 

Petit  iVinnat.  Scribe  :  Amirklian  sarkawag  (diacre).  Liou  et 
date  inconnus.  Agé  irenviron  3(Mi  ans.  Manque  en  place  au 
moment  de  la  rédaction  de  la  notice. 

63 

AoHOTHAWRQ  {Recueil  de  prières). 

A  l'usage  des  catiioiiques.  Scrilie,  date  et  lieu  inconnus.  .Agé 
d'environ  150  ans.  Manque  en  place  au  moment  de  la  rédaction 
de  la  notice. 

64 

S.\iiii.\ios  (Psautier). 
Vieux,  abimé  et  mangé  par  les  mites. 

65 

ÉvAXlilLE.   LlVRi:  DE  LA  Ri:VÉL.\TIOX  {.{ pocal l/pSC).  .\i'TKS  DES 

APOTRES.  Proverbes.  Des  épItres  et  du  repos  de  Jea.v. 

I-'ormal  moyen.  Écrit  en  t^up,  71-2  È.  A.  (=  |-29o  de  J.-C), 
-'lUS  le  règne  de  Hétlioum  (1),  sous  le  pontilicat  de  Stéphanos, 

iholicos,  le  Confesseur  (2),  qui  fut  emmené  en  captivité  à 
cause  de  sa  foi  dans  le  pays  des  Ciiiciens,  près  de  la  grande  et 
célèbre  capitale  Sis.  dans  la  sainte  congré[gation...] 


Il  IlOtlioumIl,  roi  d'Arraéno-Cilicic,  12.f!9-I2fJT. 

•-')  Etienne  IV.  à  Romkla,  I-2W-li93.  C'est  le  dernier  calliolicos  nui  siégea  à 
Ronikla:  cf.  «Jelzek,  llamarûl  pathmottlhiuii  llnïuls...  (Vienne,  18îl7i,  p.  111.  II 
fut  élu  en  12!)),  emmené  prisonnier  en  1202  et  mourut  en  1203;  cf.  Or>ianiv\. 
L'Kglixr  arménienne...  (Paris.  1910),  p.  176.  La  ville  do  Romkla  fui  prise  d'ju'^aut 
on  12!»2  par  Mélik-Achraf-Klialil,  fils  de  Kélaoun:  les  hommes  furent  passés  an 
fil  de  l'épée:  le  catholicos  Etienne,  les  femmes,  les  enfants  furent  emmenés  en 
"l'tivité;  cf.  J.  de  Morca.n,  Histoire  du  peuple  arménien...  (Paris,  1919),  p.  210. 

:2C] 


I 


19S  UFVt'F    DK    l/ORIEXT    riIRÉTIF.N. 


M ('i}}(irUf I .  —  /i  lani.tulttinint^Mliiu  ^fiiinii  uhvtnn  v/"/'  -  /»  hhiiiiitiLn- 
Mfii_/JLiiiuu  'Çii/mii  ^Lhh)ni  iitihititinLuinn  tri_  lucituunnh  :  Li_  /i  ^iifiniu- 
tnhtnni-ItlLttih  juntiinntliuhnn  ^fiiinuiiijLin/il/  inîi  uinlitlttulinuli  nn 
ntiin  utunnnni  innntltuitil^  hnuunniin  iltiinLnniL  n  aLtinLloliL-U  (/'/"/> 
•Çiiiii/i/i/i  :  /i  iLnlijinu  liJiilitiLnLnn  t)LnX  n  ur;h  II.  n  ^n  \iultuit_nn  tiiinn- 
niniiintun  iiliu  nuaiunlittiL  nLJuinnu  t)Lcitiiin  ,  tun.  nuiu  luuuhtiiLn^^iiLtui 
tuniiinxnhbiui  innnni-'^ni  cl  tuutniuo  .  .  . 

TRADUCTION 

<'  L'an  de  la  giamlc  èiv  arménienne  ^«p,  7  12  K.  A.  (=  1293 
(le  .l.-C),  sous  le  régne  en  Arménie  de  Héthoum,  austère  et 
pieux,  et  sous  le  pontificat  du  seigneur  Stéphanos,  le  Confesseur, 
qui,  à  l'instar  de  Jérémie  purifié  dés  le  sein  de  sa  niére  (1),  fut 
emmené  en  captivit(''  après  ses  ouailles,  dans  le  pays  des  Cili- 
ciens,  près  de  la  grande  et  célèbre  capitale  Sis,  dans  la  congré- 
gation habitée  par  Dieu,  Mecha'ir  (2),  au  pied  de  Notre-Dame, 
très  bénie,  qui  conçut  le  créateur,  et  Mère  de  Dieu.  » 

(1)  Voir  Jéromie,  1,  5  et  Conda.min,  Le  Livre  de  Jeremic  (Paris,  1920),  nd  locnm. 
(i)  Ou  Medz  qar.  Cf.  Alichan,  Sissouaii...  (Venise,  1899),  p.  68  et  216-217. 


[27 


MÉLANGES 


l'IilKRK  POIR  CON.fUUFJî   LES  DEMONS 

Toul  orientaliste  sait  que,  dans  les  manuscrits  éthiopiens, 
les  interpolations  sont  Iri'quentcs  et  que  lieaucoup  de  celles-ci 
consistent  soit  en  de  simples  prières,  soit  en  des  prières 
magiques. 

La  présente  l'rière  pour  conjurer  les  démons,  extraite  du 
iiis.  n"  3  de  M.  Emile  Delorme.  nous  apparaît  plutôt  comme 
une  prière  mixte,  car  les  cinq  mots  cal)alistiques  de  la  lin  : 
«^^•C  [•]  hf\F'C  ■•  Wl-  ■■  hiLi'  •■  t^fitl  •■  Sàdor,  'Alâdor, 
hânàl,  'Adèrâ,  Rodas  ne  sauraient  justifier  son  classement 
[)armi  les  prières  magiques. 

Nous  l'éditons  pour  deux  raisons  :  d'abord,  parce  qu'elle  est 
déjà  intéressante  par  son  seul  contenu;  ensuite  et  surtout,  parce 
qu'elle  l'est  bien  davantage  à  raison  de  l'utile  contribution 
quelle  apporte  à  la  philoloirie  éthiopienne,  comme  on  le  verra 
aux  annotatiiins  du  texte  et  de  la  traduction. 

Le  nom  pnipre  mt\?,  •  1'nfrh.A  M'akla-Gabr'él,  qui  est 
répète  plusieurs  fois,  di'-signe  soit  le  possesseur  du  manuscrit, 
soit  leserilie  lui-même,  la  prière  ayant  été- composée  en  faveur 
de  l'un  ou  de  l'autre  de  ces  deux  personnages. 


[I] 


200  REVUE    DE    l'orient    i'IIKÉTIEN. 

TEXTE 
[Scriptio  continua  dans  le  ins.) 
(F.  15S  1"  a)  Whao  :  ■hnw.hnth.V.  ■■  •i'^i'^'P.  ■  tthittA  ■  f- 

wr  ■■   flA-P  :  fmt?{,i\  ■■  Uh'HlA  !  "/'/'  :  lO^J.  ••  ifA*  ••  WKiWh  '• 

if:hr  :  Hrii/-  ••  '/'Mi^'i-  ■  HhHîA  •  "i^r  \  nii-i-  ■  u/v-v  ■  hft 
ri  :  ^..p.-vr  :  h'rnLjp  •  ajaïp'j  ■  A-jnch  :  ©Ae: •  •î-nc^.A  .■ 

ntioD  s  hin.h-tt,h.c  :  /^A-ft  (  'ïnv.  :  waï  •  (2)  'in-h  •  (3) 

:S^.A  ?    (I  .  l')8  1°  h)  H^^feA-'Afl»-?»   I    -J?^/**  ;   (^i)  \\h.i!.iP 

?.r9'  :  h'rf\m  •  rionAVi-iî  ?  whn-'/  :  n '>.<-'!-- 1  HKrh-i-  :  y. Al 
fr  :  hr-iin  ■  rtnhC-]  flj/w»Ahyil-  ■  A-ii  :  ft-nrhl-  i  (  ))  A'JA 

»»  ■•  "/A'/'  :  nil'}-!:  •  hil'^'l'  •  t\(m  ■  ?i"ÏH.h'nrh.C  ■•  Jl«wAïi 

mhrhy^  •■  ïf-A-tfi»-  :  h/j-jj-i"  I  A7'n<:  ■  h"ïn.h-nrh.e:  •  oja 

flft'^w  :   ?,"ïll. A» rh-C   ••    llfiil'i   ■  -ïf/l  •■  ai?x'(\ih  ••    n/^'A^nV-  : 

(1)  Forme  rare  (au  Ik'u  de  'ï?-!»»).  Cotte  l'orme  n'est  pas  indiquée  dans  le  Lex. 
acili.  de  liillmann. 

(il  UAIÎ  («'(-■)■  l-a  l'orme  qu'on  doit  lire  est  i)'»iî.  Primitivement,  il  y  avait  la 
forme  a/\y.  La  scribe  a  corrigé  trop  liàtivement  :  rectiflcalion  des  première  et 
dei'nicrc  lettres  (u  au  lieu  de  i)  et  «B  au  lieu  de  jp,  mais  maintien  par  inadver- 
tance do  la  lettre  médialo  A), 

(oj  Primitivement  ;  "Ifin")!  (sic).  I^e  scribe  a  ol'facé  (grattage)  la  lotti'O  (1. 

(4)  Cl',  supra,  noti!  1. 

(ï))  Primitivement  :  fi-ll/li-l'  (s'f).  l^e  scribe  a  bilîé  le  pétiole  supérieur  du  A 
primitil. 

(0)  Ici  et  plus  bas,  le  nom  propre  <nA.C  :  711(:^.A  l.de  seconde  main)  a  été 
ajouté  après  coup,  la  place  ayant  été  laissi-e  en  blanc  pour  cette  insertion. 

(7)  Le  mot  "ihV  i  (do  seconde  main)  est  en  surcharge. 


MÉLANGES.  201 

uhtii;'iu  •■  rtfih  •  flj'/'rt./-  •  a'/"U';i'  •  ?r>i/ ■  .e>fl»"î  : '/""/ 
Al-  :  (n{\A.i-  :  nri^'/'^nv-  ■  (o/i^.i-i,  •  ?,^/o'}a'i-  :  ttnhvi 
i-  :  i/A-i:  •  y.{\.'Ç\,h'  '•  ï^A•  :  nh»»  :  wiri  :  Aov-  •  \'i\\  •■  ,t'.i- 
««wiAA  •  -va.!»-  •■  nm?;  :  vfA-  ■  fi«hr  ■■  a''/A^/«  ■  "/M"  -. 

>•}  :  -ïn-f  •■  hhluM  ••  (  I  ^.Prt-ft  ■•  )ni:{ifl\  :  .1     ir.s  v  a) 
flJA.p.  :  ?i"ïii.hnrh.c:  •■  riiya»-  •  otaja^.  =  "vcj?'/' •  iii  tiiat-  -. 

OT.n/.«^  :  «nAïl-Tl-  •■  f^ny,i'']{,  :  Vwli'W  ••  fmMi-1'  :  -niîô  :  WiO  : 
r/uAïl-l-  :  C:fl»-A  :  M-i'  •■  foMl-l'  :  aH)-?.  :  Prl^V  :  «nAil'l-  : 
Al^^.  :  (  ')  >y.[:]  '/"AÏVl-  -•  at-h-y.  :  fitt'/  :  f^M^'l'  :  hO* 
JB^    :    ICI  ■■   '/"Aîl'l-   :    ^/"tlrt.P.-    :    V(lAnA    :  «"Aïl'l-  :  '/.P.'  •   'P/> 

e  :  ^/DAiil-  •  VC  :  (4)  fliA;i-  ■•  <wA1t1-  ••  rto^C  -•  M'ii  •  ""A 

>il-  •  tùvc.  :  (  i)  c:nv  •  OTAii'i-  •  nv'i.  =  hm;  :  «"•Aiil-  ••  «w"\ 

%  :  /"A^V  :  «"Aïl'l-  •  aaip%  .  JT/.  :  <wAill-  :  :S  PA  :  ?i«ï 
•1-   •  '/"AÏVV  :  OSA  :  t\y.i.  ■  OTAlll-  :  ftïA   :  .«l'A  :  otAÏ1>  : 

n^,'r  ■  vriAHA  ••  ^/nAïi>  :  OT.e.'nr*  .•  ?\e.n  ••  /«'Aïiii-  •  ^ 

/"Il  :  "7'ï%  :  otAÏi'I-  :  HA.U  :  ^.(1/.  ■  «nAïl'l-  :  '/VlV*  :  ^Wl}  '• 
otAÏ1->  :  «/"fl^4'  :  ll-.e.A  :  «"Aïl'l'  :  h'?',"i  '•  (~  )  <>nf  •'  «"A 
(F.    158   V°  M  Vl>  :  ft^.'J   :  (S)  -nCV,  '.    ffnAïl'1-  :  «î'^'r  :  \\Ç[h 

'^1  ••  li')  >iroc. ■•  I iOi  /,.e."vr  :  Ainfih  =  > 1 1 1  a''/A'w>  ••  "/Ar  ? 


(I)  Primitivement  ;  îi"Jll>if  sir).  Le  scribe  a  corrigé  n  en  II.  par  la  simple 
addition  cVun  point,  ce  point  (levant  former,  dans  l'esprit  du  correcteur,  le 
pétiole   infiTieur  de  la  hastr  droite  de  la  lettre  II,. 

("2)  Le  nom  propre '^C^!'"  est  de  seconde  main. 

(3)  l-a  forme  AO-f.  est  bien  moins  fn'quentf  que  la  forme  fWf,.  Cl',  infra, 
p.  205.  note  8. 

(  Il  Mot  arabe  :  .'_>.  Cf.  infra,   p.  ZKj,  note  11. 

(.">)  Le  scribe  a  confondu  la  forme  fllsC  ide  (1^:4,  i,  1)  avec  la  forme  flli-C 
(sans  signification  possible  ici.  Nous  laissons  subsister  telle  quelle  l'ortlio- 
graphe  fautive  du  manuscrit.  Cf.  infra,  p.  206,  note  2. 

(6)  La  lettre  T"  ide  seconde  main)  est  en  surcharge.  Cf.  infra,  p.  20ij.  note  0. 

(7)  Cf.  infra,  p.  206,  note  13. 

(8)  Ms.  :  n+'V  (sic).  Cf.  infra,  p.  21)6,  note  1."). 

(9)  Ici  le  texte  est  incomplet. 

(10)  îi^flc  !  (de  seconde  main)  est  en  surcharge. 

(Uj  Ms.  :  ïim-flctl   S''').  Deu.x  trail.s  horizontaux  (d'une  graphie  lègèi'C  et  à 

;3i 


202  ■  Rr;vuE  PK  l'orient  chrétien. 

-fil-  :  Hh-ncir  •  AXA«n'l-  ■  ofh  ■  hs  •■-  ht:  ••  'Ti<«..c.-  ■•  ôv- 
o»-  :  (2i  /iao'/y.'j»*;-}  :  at-  :  h,  •■  ^  •  n-W  :  L'7^11  ■•  (3)  Hi:K 
Hn'l•^'JP•  :    l'fmC'i'P  •■   An.h   ■■  hCft-fcJP'J  ■  œ-  -.Kltliao 

/'■«prtl-  :  'j}^.,-h[.]  HrtA'i-  •  "ica  •  ns.fl  •  bo  ■  ffoM'i\  ■■  hx 
-jArh  •  i4i  flj-  .  ^.  :  In  :  'n?irt.  •■  ^ti-v-  ••  (orvi  '  HÏM"- 

Jt/.*!-.'!'  :  «^JihA  :  ?i'>'l"[!]  (I  150  r"  a)  XA^  •  n,7i'^«»-  • 
ai%A\é,  ••  tù  ••  (O'tï'l'  •-  T-'iy.  •  «wft+A-  ■•  rtA«»  !  n+A»»  •■  .^o»-  •■ 
,?bCO'  '•  tD^^ao'  :  (;i^  Al'fK-  :  A'JA»»  ■■  "/Al»"  î 

flj,e,?,H.3r  :  -jnhA»  !  h«»  ••  .e./'V.jp.  :  Aï  :  :V«ifl>-Â.>  •  «.aft 
rfih  •  A>  !  hri^v  ! 

nxrt-;J-  :  AhTHhlV  :  *.e."fil-  ••  (6)  ^-nA  •  He'^C^ 
î»"  :  7)  flïA'î.'ï-  •'  hî'"Ah  !  flin}\A"|-  !  Vth'itl  •■  ^T'/**  I 
fl»flXA-|-  •'  WA"<n»-  !  *-S«ï'J  ■  aifl'"1fi^  :  hA  ••  Â/^/wCÎ"  :  A 

peine  perceptible  sur  la  photographie  du  ms.)  indiquent  que  la  lettre  îi  doit 
être  considérée  comme  l:)iffé(\  I^a  présence  ici  de  cette  lettre  j,  après  hK'^V 
et  avant  A7-nn*l,  indique  nettement  que  le  scribe  avait  commencé  à  écrire 
'hV"OC,  qui /ut  ajouté  ultérieurement  en  surcharge  (cf.  note  précédente).    - 

(1)  Au-dessus  de  la  lettre  7  de  f\T/i9"  un  signe  de  renvoi,  constitué  par  deux 
petits  traits  en  forme  de  nos  acct^nts  graves,  indique  le  mot  "i4>-fl-|-  :  (de  seconde 
main),  qui  a  été  inséré  après  coup  dans  la  marge  gauche  du  lolio.  t)n  obtient 
ainsi  :  A'V+'tl'/'  ■•  T/'/V",  '«'s  ijurdirm  de  la  yéhenne.  Comme  le  scribe  n'a  pas 
étendu  sa  correction  au  pronom  suffixe  du  verbe  qui  précède  (llh.Ç'V?}',  lequel 
aurait  dû  être  corrigé  en  nh.?"/??*"»-),  nous  n'avons  pas  tenu  compte,  dans 
l'édition  du  texte,  de  la  note  marginale. 

(2)  Cl",  infra,  p.  2(17,  note  2. 

(3)  Forme  rare  (au  lieu  de  C.t-'W).  Cette  forme  n'est  pas  indiquée  dans  le  Lcx. 
aelh.  de  Dillmaun. 

(4)  Cf.  hifra,  p.  207,  note  6. 
(.""j)  Cf.  infra,  p.  207,  note  11. 

(G)  Primitivement  :  rt4>£-ft-V.  Le  scribe  a  efl'acé  (grattage)  la  lettre  A. 
7)  Le  nom  propie  •"IC.^T'  est  de  seconde  main.  Cf.  supra,  p.  201,  note  2. 

[4] 


^K  tro 


MKLANGES.  20^ 

yxomi'i»'  :    I    Art.f.'Ti'-l-  ••  fU'nAïi-l-  •■  h-n  •■  rnfliA.P.'  :  m 
nh'tt    •■  ?il'BhA  :  r/»nfl»A.e.-  :  ?i'1'lrLAA  ••  «Ml'W><<.ft  :  ^yi' 

t\   ■   ?»7.AA    : 

f\F'{:{/\  (!'  159  r  b)  h'\?'i:  ■  f,*:^'  ■  h9„/.-  •■  v:i',i\  ■  (i) 

tï-fi  ■■  hCft-f-n  ••  n|:  ••  ArtWi  ■•  .lini-  ••  A'/"'|-  ■•  H>-/-/"P«l'rn  • 

:hh  :  Ainch  •  «»AP.  ••  7-nL7i.A  ■  a'^a^  ••  'i^'r  •■••  h"Vi  •■ 


TRADUCTION 

(F.  158  r°  a)  Au  nom  du  Seigneur,  premier  sans  au- 
jourd'hui; dernier  sans  hier;  médial  sans  demain;  ancien 
des  jours  sans  année;  auteur  de  tout  sans  fatigue;  mer  de 
miséricorde  sans  limite  (6);  unique  {en  son)  existence  (7) 
éternelle  (8).  Par  ces  noms,  (noms)  du  Père,  du  Fils  et  de 

(1)  Ici  et  plus  bas,  htoiVao-  au  lieu  de  >,«DT|i<n»-. 

(2)  I^  lettre  >i  est  de  seconde  main. 

(3)  Ms.  :  >i?"  1  M-O-  (sic).  La  mise  de  4.  au  lieu  de  ^  semble  être  une 
cacograpliie  propre  au  scribe.  Cl',  supra,  p.  201 ,  note  8  (cas  où  le  scribe  a  écrit 
ti4.1i  au  lieu  de  ft4.Tr). 

(4)  Forme  rare  (au  lieu  do  >i;>TrTr^).  Cette  forme  n'est  pas  indiquée  dans  le 
LcT.  aetli.  de  Dillmann. 

(5)  Cl",  infra,  p.  2ii8,  note  5. 

(Cl  L'expression  lOi'VflA  >  04"?"  signifie  :  infini  [illimilé). 
Cl)  Dillmann.  dans  son   Les.  aelh.,  col.  7,  ne  donne  au  mot  uft-ï  que  le  sens 
de  essenlia. 
(8)  JI.  à  m.  :  unique  d'existence  jusqu'à  jamais. 

(5 


201  RKVUE    DK    I.'ORIEXT    CHRÉTIEN. 

l'Espril-Saini,  sauve,  (ô  Seigneur),  de  Dàryà  (1)  et  {de) 
Jjagèwon  (2),  ton  serviteur  Walda-Gabr'él. 

Au  nom  du  Seigneur  Fils,  (du  nom  du  Seigneur)  qui  est  trin 
dans  tes  personnes  el  est  un  dans  In  dirinilé;  Dieu  des  dieux  : 
roi  des  rois;  qui  es/,  g/ori/ié  par  la  houc/ie  de  toute  créature, 
sur  la  terre,  dans  lescieux,  dans  lu  mer  et  dans  les  abîmes, 
pour  les  siècles  des  siècles.  Amen. 

An  nom  du  Seigneur  trin,  consubstantiel;  {être)  caché  qu'on 
ne  voit  pas;  feu  quon  ne  touche  pas;  esprit  qu'on  ne  palpe 
pas;  puissance  (3)  (F.  158  r"  1))  qu'on  ne  comprend  pas;  roi 
qu'on  ne  prépose  pas;  )iotre  Dieu  par  sa  divinité;  notre 
Père  par  sa  houle  ;  lui  qui ,  à  la  fois  (1),  est  adoré  par  les 
Iiornmes  et  les  anges.  A  lui  gloire  pour  les  siècles  des  siècles! 
Par  ces  noms,  le  nom  du  Seigneur  dans  la  divinité  et  le  nom 
des  trois  personnes,  sauve  du  maléfice  {b)  de  l'homme  et  de  la 

(1)  Le  surnom  de  OCP,  Biiri/n,  donné  ici  au  démpn,  est  certainement  une 
corruption  ilc  -flCPA,  BrryiU,  Bept'aX  {Ascension  d'Isaïe)  et  probablement  aussi 
une  corruption  ilo  n.A/»<C,  Bclhor,  B;>iap  (Sl'lS^,  Bcî.iaX).  Cf.  II  Cor.,  vi,  1.0  :  Ti; 
81  -jujj.ïûvTidi;  XoioTM  xpo:  liE/.îa).  ;  Cl'.  S.  GniinAUT,  Les  Trois  derniers  traile'x  ilu 
Livre  des  mystères  du  ciel  et  de  la  terre,  p.  1 18  (au  sujet  des  noms  de  Satan,  des 
noms  des  djels  de  son  armée  et  de  l'équivalence  numérique  de  ces  noms)  : 
my.y/xioy.  !  H.C.n.V.  :  hfl''7-tl''<n>-  i  Afl.&oi"/  :  YiftV  :  rtj:[V  :]  anëv  :  ^ft.!"  = 
."î.uiwv;  :  m-U'rl:  :  hll-n-  ■■  hOiflI-  :  ,hi-V-  :  Aft,t'."rV  i  h  =  >,.JVV^  =  -tt'LA  ' 
n  :ft.('."rV:-(lV.A  ::  O»  :  "7fl/:  "/  :  -IIV.A  :=:  .1'  !  .('..('.  =  nir/.A  :  It  !  ll.A<l-r.  :  il'iA  : 
•s.  :  ■<i.yt\IVl\  ■V-  Tiû  veiil  dire  les  noms  de  Satan,  h  -.'(JO,  ù  SOU,  au  200,  .en.  •'?", 
.ç_  .'tJ.  Ce  soitt  les  noms  des  ehefs  des  armées  de  Satan-  h  vent  dire  îi;j'Vï-> 
(démons);  il  veut  dire  ft.Rni'î  (Satan);  <n»  veut  dire  «•7f|-I;'»y  (persécuteur;;  y 
vent  dire  flfi;  0,  veut  dire  (\,g\,H'.  (Bs^c'ap);  .S.  veut  dire  .S..lWlrt"fl  (diable). 

(■J)  Le  nom  de  AV.}*""/,  donné  ici  au  démon,  n'est  autre  que  celui  de  l'Kvan- 
gile;  cf.  .Marc,  v,  9  et  Luc,  \m,  :!('.  Dans  son  A'ovum  Testamentum,  Th.  P.  l'IaU. 
donne    l'nniqne  l'orme  A.'/.}""/,   p.   71    et    ]).    IK.    Dans   le   Le.r.  uetk.,  col.  6'J, 

Dillmann  signale  les  dcu.x  formes  AjU**"/  et  H,"iyi  {Mytùrj). 

(0)  .M.  ;'i  m.  ;  force. 

(1)  hitti'  si^'tiilie  ensenihle,  à  In  fois  et  aussi  en  même  trui/is,  simultané- 
ment.  Le  texte  très  clair  du  ms.  n»  3  de  M.  Delorme  :  y,"in.h-tttiuC  :  /"A- 
(I  ■■  ...  llhrh/-  :  y.m.P:  •  >iy"->n  :  A-(lîi  !  mon'\>,\i.'i-  :  Le  Se'ujneur  trin...  qui, à 
la  fi/ix.  est  ail)ré  par  Ivs  homnu'set  les  ani/es,  parce  qu'il  se  trouve  être  identique 
;i  .■l'Iiii  du  /.(■/■.  nei/i.  (i;itation  de  \'Orf/anon  .\Iari<ic),  corrobore  le  sens  .second 
(pie  Dillmann  donne  à.  hM'.  Cf.  op.  (il.,  col.  T-'3  :  «  h/lil*  i  a.)  semel...  p)  "n/i, 
simnt  :  88.  Tiinitas,  llhWrJ-  :  .ftftV,^-  :  (quae  simul  adoratur),  Org.  1.  - 

(.Oi  Sens  de  cnchanlemeni,  sortilège,  charme. 

[6] 


MKLANtiKS.  20'» 

feiitiHi'  vl    de  la  main  de  fous  les  dénions  le  serviteur  du 
Sei[/n('ur  Watda-dahr'él  paiir  les  siècles  des  siècles. 

Au  uoni  du  Seiijncur  (/ui  a  dispose  l'aurore  {\\  et  le  malin 
par  sa  puissance;  qui  a  hien  réglé  {i)  le  crépuscule  et  le  soir 
par  sa  doniination  (3);  {cola)  en  allongeant  le  jour  et  la  nuit, 
c/iai/ue  {augmentation)  en  ses  proportions  {convenahles  :  le 
jour  plus  que  la  nuit)  et  la  nuit  aussi  plus  que  le  jour; 
chaque  {augmentation}  à  ses  époques;  lui  que  tous  {les  êtres) 
glorifient,  (chacun)  selon  que  parle  sa  langue  (  l);  chacun 
en  le  suppliant  dans  la  surface  de  tout  lieu  (Tj)  pour  les 
siècles  des  siècles. 

\'iens  vers  moi,  n  mon  Seigneur  Jésus-Christ,  (F.  lûS  v"  a) 
Fils  du  Seigneur  viva)it;  Fils  de  Marie  incarné;  éclair  de 
li(  divinité  terrifiant;  charbon  (6)  de  la  divinité  allumé; 
flèche  de  la  divinité  rapide  (7) ;  feu  de  la  divinité  ardent; 
soleil  de  la  divinité  brillant  (8);  flamme  de  la  divinité 
resplendissante;  pierre  de  la  divinité  lourde;  majesté  (9)  de 
la  divinité  effraganle  ;  flamme  de  la  divinité  ardente'  (10); 
ardeur  de  la  divinité  embrasée  (11);  bouclier  de  la  divinité 


(I    M.  à  m.  ;  pointe  du  jour,  aude. 

(2)  Sens  de  •  suo  quidque  loco  ponere,  ordine  disponere,  benecomponere...  •; 
cf.  Dillmann,  Lex.  aeth.,  col.  652. 

(3)  M.  à  m.  :  autorité  (empire).  Le  sens  second  donné  par  Diiltuaiin  :  •  ler- 
riloriuin  jurisdictioni  vcl  poteslali  alcjs  suhjectuni,  dilio,  provincia,  dominiiim, 
praeferlura,  imperium  -,  dans  son  Lex.  aelh.,  col.  857,  est  trop  étroit  pour 
Lonvcnir  ici. 

(-1)  Le  distriijutir  n'est  pas  exprimé  par  la  rédiiplication  do  l^A-  ou  d'une 
préposition  proclitique  (a  ou  n),  mais  il  est  impliqué  dans  le  sens  général  de 
la  plirase. 

(5)  JL  à  m.  :  son  lieu. 

(6)  M.  à  m.  :  charbon  ardent,  pruna. 

(7)  Le  sens  de  rapide,  vif,  pressé,  que  possède  C'V'A,  s'emploie  au  propre 
comme  au  (iguré.  Les  significations  données  par  Dillmann,  Le.i:  aelh.,  col.  308, 
ont  moins  d'o.xlension. 

(8)  Sens  dcnilidus.  La  l'orme  AO'fi  est  assez  rare.  Cf.  supra,  p.  201,  note  3. 

(9)  M.  à  m.  :  ■  majeslas  verenda  Del  roirisvc,  maijnificenlia  veturanda  vcl 
formidahilis  •;  cf.  Dillmann,  Le.r.   aeth.,  col.  Il.>l. 

(10)  M.  à  m.  :  flamme.  Les  mois  ïnAlA  et  >^  signifient  tons  deux  :  flamme. 
(111  .M.  à  m.  :  feu.  L<'  mot  Tc  ne  se  trouve  pas  dans  le  Lejc.  aelk.  do  Dillnmnn. 

Nous    le  considérons  comme  la  transcription  de  l'arabe  ,'j,  feu  (cas  d'arabo- 
l'iinnie). 


200  REVUE  nie  l'orient  chrétien. 

utile  (1):  lance  de  la  divinité  perforante  (i):  ardeur  (3)  de 
la  divinité  dévorante;  force  de  la-  divinité  remplissant  {l'uni- 
vers) (4);  puissance  de  la  divinité  victorieuse;  fulgura- 
tion (ô)  de  la  divinité  puissante;  feu  de  la  divinité  bril- 
lant (6);  glaive  de  la  divinité  aigu; parole  [l)de  la  divinité 
redoutable  (8);  llamme  de  ta  divinité  merveilleuse;  hache 
de  la  divinité  tranchante  (9);  or  de  la  divinité  rouge; 
perle  { 10)  de  la  divi)iité  pure;  hache  de  la  divinité  aiguisée; 
montagne  de  la  divinité  élevée;  ardeur  (11)  de  la  divinité 
brûlante  (12),-  foi'ce  de  la  divinité  puissante  (13);  majesté  (M) 
de  la  dviinité  (F.  158  v°  b)  suréminente  (15);  lumière  de  la 
divinité  parfaite;  {Fils  du  Seigneur)  véritable,  sauve  de 
r Ennemi  (16)  toti  serviteur  pour  les  siècles  des  siècles. 
Jésus-Christ  est  la  verge  qui  a  frappé  Satan;  Jésus-Christ 

(I)  Le  "sens  second  indiciué  par  Dillinann,  Lex.  aelh.,  col.  iob  :  •  jucundus. 
bonus,  pulchcr...  »  est  troji  étroit  pour  convenir  ici.  Le  texte  de  Jéréniie,  x.\iv,  '2, 
que  cite  Dillmann  :  0»+  =  flAfl  :  f^ao-c.  :  "VAr  :  -/p^istd;  (opp.  oo-ft-Tr  :), 
montre  que  le  sens  :  de  bonne  qualité,  bon  pour  l'iisaye,  qui  peut  bien  serrir 
(signification  du  grec  x?litôç)  est  jiri-fi'ralile  dans  le  cas  qui  nous  occupe. 

[i)  II  s'agit  ici  de  la  forme  n>JîC  (de  ù^<;.,  i,  1).  Le  sens  que  nous  donnons  ici 
(à  cause  du  contexte)  n'est  pas  indiqué  par  Dillmann. 

(3)  Sens  .de  blancheur  causée  par  le  feu. 

(4)  Cf.  l'exemple  de  VOrganon  Mariae  cité  par  Dillmann,  Lex.  aelh.,  col.  L'iO 
"  Christus  on^h,  :  \{-tf  i  ",([9"  :  Org.  1.  ■•. 

(■>)  Sens  do  lueur  relatante,  lueur  de  la  fondre,  éclai)-. 

(G)  Nuance  de  sens  :  éclatant. 

(7)  Autre  sens  :  voix. 

(y)  Autre  sens  :  vénérable, auyuste. 

(9)  Cette  forme  ne  se  trouve  pas  dans  Dillmann;  cl.  Lex.  aelh.,  col  1190. 

(10)  Nuance  de  sens  :  grosse  perle  (îraio)  ,•  autre  sens  :  pierre  précieuse  {gemma}. 

(II)  Sens  premier  :  llamme. 

(12)  Sons  premier  :  chaud. 

(13)  Sur  le  mot  hTÇ-'/  Dillmann.  dans  son  Lex.  aelh.,  col.  1236,  dit  :  ■•  Ji-rW  •■ 
(v.  >iTÇ"V  s)  n.  prgr.  corruptura,  se.  «Tvavsîv  v.  àTvai'v,  eui  in  textu  llcbr.  uiliil 
respondet:  mi-m.  -.  -V.ert  :  iihTî'V  t  (v.  II>,tVV  ;)  1  Reg  U,  48;inde  variis  in 
ocispootarum  Abyssinorum  repetitur,  ut  .  n->,i'.A  =  >iTT'V  l  H'J"><  =  Art.ft'n'i  I  ... 
IDeg.;  "LBAïl  :  (sc.  Eliae  The-sliitae)  -JjeA  :  >iTVV  :  Eue.  lied.  I3;->^.A  :  Mhf 
H-i  I  Org.  G.  ... 

(M)  M.  à  m.  :  grandeur. 

(15)  Cf.  supra,  p.  201,  note  .^.  Dillmann,  dans  .son  Lex.  aelh.,  col.  40,'5,  dit: 
"  fl4.'V  :  part,  praevalens,  principaiis,  ut  :  U'^'RIJ'  :  A^.'V  !  subslanlia  ejus  potior 
[supereminens],  Lurl.  e  .Mss.  Colb.  • 

(10)  C'esl-à-dire  Satan. 


MÉLANGES.  -Ô? 

est  le  glaive  qui  a  épouvanté  la  géhenne;  Jésus-Christ  est 
la  lumière  tfui  a  chassé  les  ténèbres;  Jésus-Christ  est.  la 
lampe  gui  a  illuminé  les  ténèbres;  Jésus-Christ  est  la  tour 
solide  devant  la  face  de  l'Ennemi  (1)  et  le  mur  de  salut  qui 
prutégi'  (-2)  les  fidèles;  Jésus-Christ  est  l'Agneau  égorgé  {?,), 
au.r  trois  conics  et  au.vsejit  geu.r;  Jésus-Christ  est  l' Epoux 
céleste  qui,  au  Calvaire  {4),  a  épousé  (5)  l'Eglise;  Jésus- 
Christ  est  le  sacrifice  pur  qui,  le  jour  du  vendredi,  sur  le 
bois  de  la  croix,  a  été  immolé  (G);  Jésus-Christ  est  l'homme 
flagellé  et  répudié  qui,  par  ses  plaies  mortelles  (7),  nous  a 
rachetés;  (qui),  par  sa  résurrection,  nous  a  consolés;  qui  a 
démoli  le  mur  intermédiaire  (8)  {entre  Dieu  et  nous),  c'est- 
à-dire  (F.  159  r"  a)  l'inimitié  (9),  par  sa  Passion;  et  (qui)  a 
inscrit  pour  nous,  dans  le  tronc  de  sa  croix,  la  paix,  avec 
l'encre  (\0)  de  son  sang.  {C'est  pourquoi  demandons)  qu'on 
fasse  cesser  {l'inimitié)  et  qu'on  établisse  {la  paix)  {II)' pour 
son  serviteur  pour  les  siè'cles  des  siècles. 

Maintenant  aussi  demandons-lui  de  nous  pardonner  nos 
péchés  et  de  nous  effacer  nos  fautes. 

l'ar  la  prière  de  .\otre-Dame  la  Sainte  Vierge,  double- 
ment (vierge  :  en  corps  et  en  esprit),  Marie,  génératrice  de 
Dieu  (12);  par  la  prière  de  Jean-Baptiste;  par  la  prière  de 
tous  les  saints  et  martyrs  qui  ont  plu  au  .Seigneur,  sauve  de 
l'Ennemi  (13)  ton  serviteur  Walda-Gabr'él  pour  les  siècles 
des  siècles. 


(1)  Cf.  supra,  p.  206,  note  16. 

(2)  Forme  verbale  a.ssez  rare. 

Cîi  Douille  sens  :  percé  de  coups  el  éyorgé. 

1  1/  +^'VV^  est  la  transcription  ilu  grec  xpav£o-j  (touo;). 

(5)  Verbe  einployé  surtout  au  sens  iii_vsti(|uo. 

(6)  Sens  do  pro  holocanslo  o/ferri;  cf.  l'illnianii.  A'r.  ncl/i..  l'ol.  \2Xl'i. 

(7)  M.  à  m.  :  sa  blessure  de  mort. 

'81>  M.  à  m.  :  le  mur  de  milieu.  Cf.  Éph.,  n,  1  I  ;  >u»t  i  )xi,v.-\-  :  "V>iliA  >  >i"/t  ' 
JfrA>.  >  ttt^po-s  Xov.  Test.,  édition  Th.  P.  PlatI,  p.  Kî;  (...  tô  pleooto'./.ov  toO 
7oaY|jLO'j  >'J5a;,  Tr,v  éy6pav,  Iv  -^  Tipxi  aÙTO-j). 

(9)  Nuance  de  sens  :  hnine. 

(10)  Sens  assez  peu  fréquent. 

(lll  I-acunes  évidentes  dans  le  texte  éthiopien. 

(li)  Sens  de  Bîotôxo;. 

(I:!   Cl.  supra,  p.  iOti,  note  16. 


208  ni:vuE  de  l'orient  chrétien. 

J'exorcise  (1)  les  Satans  par  la  0vinité  du  Père,  du 
Fi/s  et  dit  Sainl-Ksp)-i(,  un  seul  Seigneur,  de  la  bouclie  de 
qui  suri  un  glaive  de  feu,  afin  i/u'ils  n'approchent  pas  de 
niiii.  J'exorcise  les  démons  méchants,  afin  ijiiils  {demeu- 
rent) éloignés  (2)  de  moi. 

Dans  le  Père  je  me  confie;  dans  le  Fils  Je  me  cou- 
ronne (3);  dans  le  Saint-Esprit  je  me  couvre  d'ombre  (1). 

Sâdor.  (F.  109  r"  b)  'Alâdor,  Dàiiàt,  'Adèrà,  Rodas  (i3). 
Par  ces  noms,  par  les  cinq  plaies  (G)  (faites  sur)  la  croix  à 
Xolre-Seigneur  Jésus-Christ,  par  lui  (7)  le  poison  (8)  de  la 
mort  derient  inefficace  (*.))  et  la  puissance  des  Satans  est 
brisée.  (Fais,  0  Seigneur),  qu'ils  (10)  n'approchent  pas  de 
rame  et  du  corps  de  ton  serviteur  Walda-Gabr'él  pour  les 
siècles  des  siècles.  Amen.  Amen. 

Sylvain  GiiÉiiAUT. 

XcMil'inarclic  (Si-iiu'-Inlëricurc).  le  i  mars  19-o. 

(li  Sons  gi'Urral  :  charger  d'imprécalions.  diris  devuvcre. 
(i)  Nuance  de  sens  :  s'éloignent. 

(3)  Le  sens  à  la  lois  ivllrchi  et  mélapljorique  n'est  pas  in(lii|iii' par  Dillniann  ; 
cl'.  Ux.  (lelh.,  col.  81G-SI7. 

(4)  Voir  la  noie  précéilento;  cl',  up.  cit.,  col.  12ô()-l-..'ri7. 

(5)  Noms  niai,'iq  nés. 

(IJI  l,e  pluriel  >t'"i<p^-  ilésigne  onlinairement  des  clous.  I/expression  /j4''ï<P-'i* 
sij,'nilie  lex  cinq  plaies  (de  Jésus-Ckrist). 

(7)  l'ar  Notre-Seigneur  Jésas-Chrisl  qui  vient  d'être  nommé. 

(8)  Nuance  de  sens  :  venin. 

(9)  Ici  et  plus  bas,  le  verbe  est  au  passé.  Le  sens  du  présent  n'est  indiqué  que 
par  le  contexte. 

(10)  M.  à  m.  :  afin  qu'ils. 


tlOJ 


MKLANGES.  ~09 


II 

NOTE  SUR  L'EXPRESSION  COPTE 

(M)()-.(HIÏ    nilOA 

Il  y  a  vinjit  ans,  lorsqu'il  publiait  ses  Ostrara,  \V.  K.  Cruin 
souliirnait  l'ipithète  qui  se  trouve  dans  l'expression  :  m  m.-it 
ncMK)-.'  coo-.oiii"  ci.o.v  il).  11  la  signalait  de  nouveau,  en 
l'tudiaul  les  iiiamisirits  de  TiscliciidKrr  lègues  par  re  dernier  à 
l'L'niversité  de  Leipzig  ("2).  Dans  une  noie,  à  propos  des  fnig- 
iiicnts  qui  forment  le  manuscrit  XXV  ',  dans  lesquels  se  trouve 
iiiitre  expression,  il  écrivait  :  <<  ovioii?  «hjo.v  wlience  it 
iiiay  lie  that  E|)ipliany  is  liere  too  précise  ».  Il  s'agissait  du 
texte  suivant  que  \V.  K.  Cruiu  ne  donne  pas  dans  snii  T'tude  : 
o'.-oi  npioiii  iiii.cii  (;niKvu|>AiiAiri'Aii  (;ii()'.'<;|)M()'.'  1)1:11 
o'.'(:?()«)'.'      niupcviKvricHi:      n.')iii(|      iia.mcia      imii^'j'f 

flC-OO'.'    «■;0()VOII^    (ÏBOA    IKMI    IIIU^OO.'    CTCI I  A|)(t)0'."r    flTO 

nii(;()()'.Ar>     iKvpiA     iiuu     iiKiïoov     tiDOVAr.     ni(-;     +AriA 
rih'.piAMi    3). 

Après  lui,  Gaselee  étudiant  des  fragments  de  là  Bibliothèque 
nationale  (  1).  relevait  cette  même  expression  que  nous  extrayons 
de  son  travail  avec  la  traduction  qu'il  nous  en  donne  lui-même. 
a  —  HKvpiAKii  lin  nc(jVA  un  n;'JA  niurro-.AAii  (iTttvoni" 
eBo.v  n^ovo  A(;  on  iineua  oeoov  (jtovaab  ^Airrovei 
emioo-  niiA<;\A  (rrovA.vr.  ...  Dominicas  et  primos  mensium 
dies  et  lestas  sacras  manifestationis  sed  praecipue  autem  qua- 
draginta  sacros  dies  donec  perveniant  ad  magnum  Pascha 

(1)  cf.  W.  E.  Criiin,  Cuptic  Osiraca  from  the  collections  ofllie  Efjypt  Explora- 
lion  hunil,  IheCairo  Muséum  and  olhers.  I.ondon,  lfl02,  OstniM,  ir  -29. 

(il  Cf.  W.  E.  Crum.  Itai/iugraphica  from  Leipzig  manuscripts  dans  Procee- 
dings  of  the  Socicl;/  of  Dibliral  A  rcliaeologie,  Ueceinher,  1907,  p.  301.  Voir  un 
inventaire  du  fonds  Tiscliendorf  di>  Leipzig  dans:  Lripoldt  :  Katalog  derislamis- 
phen Ilandschriften,  etc.  Leipzig,  ItOi. 

(3)  Leipzig,  copte,  XXV\  fol.  .50. 

(4i  l'aris.  lupte.  nis.  \i'X\  fol.  IXi. 

[1] 

OIUENT    CUKÉTIEM.  14 


210  REVIÎE    DE    l'OHIENT   CHRÉTIEN. 

corum.  »  Il  ajoute  dans  une  note  sur  l'expression  m  iii."if 
fnii-oo-.-  coo'.-oiiy  (Mio.v,  dont  il  fait  l'équivalent  des  mots 
n^^A  niKiTovAAii  oTovoiie  eiioA  :  «  Epiplianiam  noslram 
sig-nifiari  non  duco,  quae  apud  orientales  Tiieophania  nuncu- 
patur,  scd  potius  D.  N.  lesu  Chrisli  manifestationem  inter 
Resurrectionem  et  Ascensionem  (1).  » 

Cette  interpnHalion  de  notre  locution,  donnée  par  Gaselee, 
parait  i)lus  que  douteuse.  Sa  véritaMe  l't  totale  explication  nous 
est  luurnie,  croyons-nous,  par  un  des  papyrus  du  musée  de 
Turin  puMié  par  Rossi  dont  nous  trouvons  le  parallèle  en  grec. 
Ce  papyrus  nous  sert  également  à  préciser  comment  il  nous 
faut  entendre  la  fête  di'signée  par  Crum  sous  le  nom  d'Epi- 
phanie (2). 

Le   papyrus  publié  par  Rossi  s'exprime  comme  il  suit  : 

lllipilA|)AI>A  no  TIIIICTIA  flTC;  TlXOeiO  CTU  IIAI  116  llf;(|T()()V 

un  iicoo.-  un  iiiApACKc;-.  Il  (iiiiirrei  nreir.G  ?n  o'i-.'ncoiuî 
\(()|)i(:  iicii'i'CKoc'i'ii  niiATc-  un  nvoo'i'  e'ro'.'one  (3i'.{)\ 


(1)  Cf.  Slcph;inus  Gaseli'C,  l'arerç/d  coptica   II.  Cantabrigiae,  1914,  p.  3  et  iliid. 
note  2. 

(2)  L'acception  du  mot  Théoplianie  que  Gaselee  affirme  employé  dans  l'église 
orientale,  à  l'exclusion  de  tout  autre,  du  mot  Epiphanie  lui-même,  pour  dési- 
gner ce  ijne  les  Occidontaux  appellent  communément  la  l'été  des  Rois,  est 
inexacte  tout  au  moins  jionr  l'époque  à  laquelle  remontent  les  manuscrits 
Cdjites  dont  nous  nous  occupons  ici.  Ces  deux  mots  se  trouvent,  en  elïet, 
employés  chez  les  Orientaux  pour'  désigner  deux  fêtes  distinctes  ai  éopi-ai  rfi-r\ 
uïprjî'Jrjv  là  TE  'jEojivia  xai  ÈTtiçâvia  ^P.  G.  1,  col.  859,  note  62).  Jlais  nous  ne  trou- 
vons pas  cependant  toujours  i>n  leur  emploi  cette  rigueur  (|ue  veut  bien  dire 
l'auteur  des  Ptn-enja.  Ainsi  le  mot  de  Oeoyâvta  est  employé  ))Our  désigner  les 
fêles  delà  Nativité  par  saint  Basile  de  Césarée  (P.  G.,  XXXI,  1473),  saint  Gré- 
goire deNazian?.e(P.  (;.,  XXXVl,  313),  saint  Grégoire  de  Nysse  (P.  G.,  XLVI,584); 
pour  désigner  la  fête  de  l'Epiphanie  par  saint  Jean  Clirysostome  (P.  G.,  XLVll,  î 
lor,  I.IV,  '275).  Ce  dernier  appelle  aussi  cette  fête  de  l'Epiphanie  :  Èniyâvta  (P.G., 
.M. VIII,  459),  il  se  sert  encore  du  même  mot  pour  signifier  la  Nativité  (P.  ('., 
XI, VIII,  15S;  I,\'l,  29).  Saint  Grégoire  de  Xazianze  appelle  également  la  fête  de 
l'Kpiphanie  :  imçâvia  {l'-G.,  XXXVI,  5G1).  Le  double  emploi  de  ce  mot  nous  est 
expliqué  par  .saint  Isidore  de  Séville  -  Duae  sunt  autem  Epiphaniae  :  i)rima  in  ■ 
qua  natus  Christus  pastoribus  Ilebraeorum  angelo  nuntiante  apparuit;  secunda, 
in  qua  ex  gentium  populis  Stella  indice  praesepis  cunabula  magos  adoraturos 
l'.xhibuit  (Originum,  VI,  18).  Nous  trouvons  par  ailleurs  le  mot  èitiyivia  dès  les 
pi-cmicrs  siècles  de  l'Église.  .N'ous  lisons  dans  les  ConsiUulions  apustnlii/iies  : 
Observez,  mes  frères,  les  jours  de  fête  et  par-dessus  tout  le  jour  de  la  .Xativité 
du  Seigneur  que  vous  célébrez  le  25  du  neuvième  mois  «  et,  après  ce  jour,  que 
le  jour  (|r  l'Épiiibanie  tj  è-iti^fàvto.-  soit  le  |4n<'  honoré  •  (V.  13.2). 

1^1 


MKLANOES. 


211 


T«H:cA()AK()(;rii  nri:  ii^ai-ioii  n;'iA  «no'.'oiii'  ci.o.v  a'.mo 
movAAii  eA|j«;ï  (;|)«»<r/  irn  o-.tïTmj  (1). 

Kn  irrec,  nous  possédons  l'cnumération  des  mêmes  jours  de 
jeune  dans  la  «  Didasralie  des  318  Pères  »  ;xt;  zx^Ht./-  tt-.v 

v£r::ûv  -/.jpizj  -zj-i-zi  -î-.pizx  -/.xl  -xp3GViz\>r,v,  î!  \t.r,  t'.v.  vîîw  ^î6i- 
:r72'.  '/_Mz:z   '.%:  -vt-.i/.z--.f,z   \i-z-)r,z    y.a'i   T(ov   àY'''''''   i~t53!V''(.)V   ('2). 

I  II  manuscrit  de  \enise,  nous  fournit  la  variante  suivante  :  ;j.ï; 
-lïiîa'.vî  vï;7T-;av  v.jZ'.zj  tî'jt  î7T'.  TîTpâîa  y.al  zapaî-z-syriV,  s!  ja-J;  iti 
;-'.  v;j(.i  3î'i?^"2'.  X*^?'-î  "''î'  ïizz'iJ.xizç  -ij  àvisu  zir/a  -/.a;  -f,^ 
-iVTïxc-Tf,;  7.a'.  Twv  S  î  ît:  :  T  iy.(o  V  èipTwv  tûv  îtosîy.i  y.x'!  txç  îà 
/.:'.zi;  T,;x£'p3[ç  ày.p'.6tôç  çûXaTTS  (3). 

A  ces  documents  nous  pouvons  encore  ajouter  le  suivant  qui 
fst  la  roprodutiun  des  deux  que  nous  venons  de  citer.  'Ep(',)-r,v.;. 

Azi  -.f,z  v.i')    r,J.xi  ;j.:vv',r  xzù.^zz  -'.:  r.zz  -zW/.z'j  izzzrx/.r,  -xpx  Trj; 

r,;ji(7)v  x-txz'.z-zT-.zz  ~p'z:.  -zr,'/  ôf[»ù::j'/r,-t  j'^îif/  kpu)-:f,GX'. v.x':  Ïti  Sît 

vr,sT£Jî'.v -/.xi  vi  x'jzf)  Tf;  ~v/zv/.Z'zfi  v.xi  tw  5tosîy.ar,[JLip(ï),  '/Mp':: 

Tijç  ïiiz[>.xzz:  -f,:  z'.xy.'.'rr,7i\i.zj. 

'0->.  ;j  ov.  r.xpxzx':iv.t   -iTiZ-.v.x'i   (y.'jpiîj)   TÔv   |ji:va'/;v  r,   tsv   ùpEa 

zz'j-iz-\)  -.t-.pxzx  -/.x'.  zapajy.Eurjv,  î!  ]i.r,  -.<.  ï-\  vÎtw  ^zSxpr,-x'.  "/«pU 
T?,;  T=vTîy.;iTf;r  y.xl  Ttôv  iziiavfijv  (1). 

D'après  ces  textes,  on  le  vuit,  l'interprétation  de  Gaselee  est 
inanifostement  erronnée  et  celle  donnée  par  W.  E.  Crum  est 
rendue  plus  précise,  plus  exacte.  En  comparant  le  copte  et  ie 
trrec,  nuus  avons  les  équivalents  suivants  : 


nv«)()/  ("ro'.oiii'  (;ii().\ 


Twv  aviuv  îzifav'.wv. 

TÔJV    2î-T:5Tly.<ôv   ÉCÎTÔiv  TIOV    îd')- 
17.x. 

TiT)  Zh)zv/.xr,\j.ipM. 

TÔJV   IT.lSXHiàf*. 


Il  ■  Non  transsredirc  il  digiuno  del  Signoro,  che  cnde  nella  quart.i  c  scsta 
■  lia  I'  ni'Ua  vifrilia  del  sabbato  salvo  clio  tu  sii  travafjliato  da  malattia  ad  ecc>>- 
/lono  solo  délia  l'i-ntocosle  c  dei  ^'iorni  délia  iiianifestazione  (del  sitrnorel.  La 
qiiaresimae  la  settimana  santi  délia  Pasqua,  osservarle  dili^'entamente  •  Kossi, 
Ipapiri  coi>li  del  musea  egizio  di  Torino  dans  ilemorie  délia  U.  Ac.  délie  Se.  di 
Torino,  XXXVll.  p.  1». 

(•2)  Cf.  lialtilol.  iJidascalif  des  .118  Pères.  Paris.  1887. 

(3)/'.C.,XXXVIll.  IGIO. 

(4)  P.  C,  .  1.  903.  noloUJ. 


;3] 


212  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

Les  ^ours  de  fête  dont  il  s'agit  ici  sont  parfaitement  détor- 
minés.  Il  n'y  a  rien  qui  permette  l'étrange  explication  donnée 
par  l'auteur  dos  Parcrrja.  La  manifestation  dont  il  est  parlé 
est  celle  de  l'Epiphanie.  A  noter  de  plus  que  notre  expression 
ne  désigne  pas  le  jour  seul  de  la  fête  mais,  avec  elle,  l'intervalle 
do  temps  qui  existe  entre  elle  et  la  nativité,  soit  les  douze  jours 
qui  séparent  ces  deux  fêtes  comme  le  portent  deux  de  nos 
textes  grecs. 

L'expression  otovoh?  eBo.v  ne  se  suffit  pas  cependant  à 
elle-même  pour  signifier  l'époque  dont  nous  parlons.  Nous  ne 
connaissons  aucun  substantif  issu  de  la  forme  de  ce  verbe  em- 
ployé en  ce  sons  (1).  C'est  d'après  le  contexte  qu'on  peut  déter- 
miner l'accoption  de  cette  locution.  Nous  on  relevons  un  exemple 
dans  le  papyrus  de  Hossi  cite  plus  haut  :  n^Al■lOll  n^A  gto- 
voiie  oiio.v  signifie  manifestement  la  fête  de  Pâques. 

Parfois  elle  est  employée  pour  désigner  un  simple  jour  de 
fête  iiidoiminê  ac.'mcoiii  a(;  (uio'.'n^c.o'.-  e()()^•()ll^  (3r>().\  nrv. 
iii.xpicTiAiioc  (2).  D'autres  fois  elle  désigne  certaines  solen- 
nités particulières  comme  dans  les  textes  suivants  nceiiie 
nc(;(:i  (;^|>Al  i>n  n."iA(;  rKHiicouioii  (£7:t-Y;;/c;)  ii."ia  n  toikk; 
un  nnotr  ri,")A  (ri()-iAn?  (nu).\  (3).  hotaiiaii  ei  n.vAAi- 
np(()ii(;   neiiAA'.-  niiceou-i-  niKi-piAKii  un  niunioo-  n,"JA 


(1)  C'est  à  tort  que  Spiegelberg   dans  son   lexique  copte  donne    ovtoil? 

fiBO.V  comme  substantif  indicjué  par  W.  E.  Crum  pour  désigner  la  fête  de 
l'Épiplianie.  Dans  la  note,  à  laquelle  il  renvoie  citant  comme  référence  le  tra- 
vail  dont  nous  avons  déjà  parlé,  Proceedinr/s,  December,    1907,  \V.  E.  Crum 

ajoutant  après  ()V<OM?  eiU).\,  qu'on  peut  inférer  d'après  le  texte,  qu'il  s'agit 

'  do  la.  lëte  de  l'Epiphanie,  ne  rapporte   lias   la   forme  du   texte  qu'il  étudie,  il 

donne  la   forme  radicale  à  laquelle  il  faut   raaieuer  la  forme   du  tCNtr  étudi('. 

Dans  11-  m!Uiiisci-it  de  Leipzig,  nous  avons  llllli;'J'i~    ncî^OO'i'    (U)0'i"()ll? 

(:lîO\;  il  y  a  ici  une  forme  qualitative  employée  cOMune  épithèto  et  non 
comme  substantif.  Cf.  Spiogelberg  :  Koptisches  /landwurlerburk.  l/cidelheri/, 
I9JI,  p.  17(1. 

(2)  Cf.  ('.  S.  C.  U.  Scriptoros  Coptici.  .Séries  III.  Tome  1,  p.  -.'03  du  texte,  p.  124 
de  la  traduction.  Voir  au.ssi  la  mèine  expression  dans  0.  von  Lemm  :  Ka/ilisc/ie 
MixMllcn,  n"  VM. 

(IS)  Stei-n  ;  Dus  Tcshuiiinil  der  Suzaiiiia  dans  /eitschi-ifl  /'»/■  Oyi/plisclie  Spi'ache, 
/6'M,  p.  1  ir. 

[4] 


MÉLAXOES.  213 

«novdii?  GBo.\  (I).  Il  esl  possible  que  dans  ces  textes,  dont 
l'expression  se  rapprociic  de  celle  employée  par  le  manuscrit 
■  ipte  (le  Taris,  nous  devions  comprendre  qu'il  s';igit  des 
.  (es  de  rKpiplianie  au  sens  que  nous  avons  expliqué.  Néan- 
moins, d'une  part,  au  lieu  du  mot  (ieoov  que  nous  trouvons 
dans  les  passages  où  il  s'agit  certainement  de  ces  fêles,  nous 
avons  ici  le  mot  .-kv,  et,  d'auti'e  part,  le  contexte  ne  nous 
fournit  aucun  art^ument  topique  pour  nous  en  tenir  à  cette 
interprétation,  à  l'exclusion  de  toute  autre.  Les  éditeurs  de 
ces  textes  ont  traduit  ces  mots  par  «  les  grandes  fêtes  con- 
nues ».  Cette  vague  traduction,  sans  rien  préjuger,  sauvegarde 
les  précisions  que  l'étude  suijséquente  des  manuscrits  pourra 
nous  permettre  et,  sans  aucun  doute,  avant  de  se  prononcer  sur 
i;i  nnturc  particulière  des  fêtes  connues  dont  il  s'agit  ici,  il  nous 
faut  attendre  que  l'expression  qui  les  détermine,  nous  soit  à 
nous-méme  plus  et  mieux  connue. 

M.  Chaîne. 


(1)    C.  Sclimidt,  Fragmente  einer  Sckrifl  des  Marlyrer-bischofs  Petrus   von 
A'exandrien,  dans  T.  und  U.  n.  f.  v,  4,  p.  6. 


l5] 


■21  1  RKVL'E    DE    l'orient    CHRETIEN. 

III 

LA  DURÉE  DU  PATRIARCAT  D'ISAAC 

Xl.r'    PATRIARCHE   d'aLEXANDRIE 

Dans  la  Vie  d'hivir,  patriarche  d'Alexandrie,  publiée  par 
M.  E.  Porcher,  au  tome  XI  de  la  Patj  ologia  orientalis,  nous 
lisons  dans  la  préface  cette  note  due  à  M.  F.  Nau.  «  Les  auteurs 
ne  sont  pas  d'accord  sur  l'époque  et  la  durée  du  patriarcat 
d'isaac.  Son  patriarcat  aurait  duré  deux  ans  et  neuf  mois  ou 
trois  ans  (P.  0-,  \,  i&);  ou  deux  ans  et  336  jours,  Cf.  Pierre 
ibn  Rahib,  C/axniicon  Orientale,  trad.  Cheikho,  Paris,  1903, 
p.  131  ;  ou  trois  ans  et  demi  (P.  0.,  III,  268). 

Si  Isaac  a  été  ordonné  un  dimanelie  8  Koiak  (4  déc),  cf.  Vie 
d'isaac,  p.  57,  ce  ne  peut  être  qu'en  684  ou  69U.  S'il  est  mort  un 
mardi  9  Ilathour  (f)  nov.),  cf.  Pierre  ibn  Rahib,  loc.  cit.,  ce  ne 
peut  être  qu'en  687  ou  692;  il  aurait  donc  été  patriarche  de  684  à 
687,  car  690  à  692  ne  donnerait  pas  une  assez  longue  durée  à  son 
patriarcat;  mais  les  jours  delà  semaine  sont-ils  authentiques"?  » 

L'auteur  de  la  note  ne  nous  indique  pas  la  chronologie  qu'il 
suit  ici,  ni  quelles  sont  les  sources  de  sa  chronologie. 

Apparemmeni,  la  chronologie  employée  est  la  chronologie 
dionysienne.  Los  dates  qu'il  nous  donne  nous  fournissent  en  ce 
cas  les  concordances  suivantes  d'années  avec  l'ère  égyptienne 
de  l'Incarnation. 

681  A. D.  670-677  E.E.         687  A.D.  679-680  E.E. 
690  A.  D.  682-683  E.  E.         692  A.  D.  68^-68.)  E.E. 

Ces  mêmes  années  nous  donnent  pour  les  mois  et  jours  cor- 
respondants du  calendrier  Julien  : 

681  A.D.  (677  E.E.)  8  Koiak,  dimanche  (4  décembre). 
687  A.  D.  (680 E.E.)  9  Athor,  mercredi  (6  novembre). 
()90  A.D.  ((i83E.E.)  8  Koiak,  dimanche  (4  décembre). 
692  A.D.  (68.J  K.  E.)  9  Athor,  mardi  (5  novembre)  (1). 

(1)  Ces  années  do  l'in-e  égyptienne  de  l'incai'nation  eomnieneent  par  les  jours 
snivant.s  :  G"  :  liuidi;  G80  ;  vendredi;  683  ;  lundi;  685  :  jeudi. 

[1] 


I 


.\ii5i.ANnEs.  215 

Nons  avons  en  687  A.D.  :  0  Afhor,  mercredi,  de  l'an  68UE.E. 
h  raison  de  l'an  bissextile  (iTO  E.E.  qui  prérèdc  cette  année 
680  E.E.  et  relanie  d'un  jour  toutes  les  concordances  de  cette 
année  de|)uis  le  1  Totli  au  1  Piiamenot. 

il  résulte  de  là  que  la  durer  du  patriarcat  d'Isaac  ne  saurait 
être  fourni  par  ces  dates.  De  6'.tn  A.  D.  à  602  .\.  D.  la  durée  du 
patriarcal  ne  se  tniuve  pas  vérifiée  de  l'aveu  même  île  l'auteur 
de  la  note.  De  681  .\.  D.  à  687  .\.  D.  nous  n'avons  pas  toutes  les 
dunnées  requises  pour  justifier  ces  dates. 

Nous  avons  dit  que  nous  pensions  qu'il  s'agissait  ici  de  la 
chronologie  dionysienne;  en  ce  cas  les  dates  sont  inacceptables  ; 
il  y  a  eu  méprise  chez  l'auteur  de  la  note  dans  la  détermination 
des  jours  de  la  semaine. 

S'il  s'agit  de  la  elironologie  suivie  par  Pierre  ibn  Rahib.  les 
dates  données  sont  incapables  de  nous  fournir  la  durée  voulue 
du  patriarcal  dont  nous  nous  occupons.  Les  jours  de  la  semaine 
s'y  opposent.  Nous  avons  alors  en  effet  : 


681  E.  E.  (6!U  A.  D.)  8  Koiak,  mardi. 
600  E.E.  (697  A.  D.)  8  Koiak,  mardi. 
602  E.E.  (699  A.  D.)  9  Athor,  jeudi. 
687  E.  E.  (601  A.  D.)  0  Athor,  jeudi  (1). 


durée  de  ce  patriarcat,  le  lait  commencer  en  6182  \.  M. 
682  E.E.  et  le  fait  se  terminer  en  618")  A.  M.  (JS."}  E.  E.  11  nous 
dit  de  plus  que  le  patriarche  Jean,  prédécesseur  d'Isaac,  mourut 
le  l  Koiak.  comme  nous  l'apprend  aussi  Sévère  d'.Vschmounein, 
cf.  /••.  U.,l,  llislorjj  of  f/ie  Patriarchs,  p.  27.");  il  ajoute  que 
c'était  un  samedi.  11  fixe  la  date  de  la  mort  d'Isaac  au 
mardi  0  .\thor. 

Si  le  1  Koiak  en  682  E.E.  était  un  samedi,  on  eutee  mois-là 
les  jours  8,  15,  22,  20  :  samedi;  les  jours  2,  0,  16,  23,  30  : 
dimanche.  Ce  jour  de  semaine,  samedi,  1  Koiak  682  E.E.  se 
trouve  etïectivement  vérifié  par  le  comput  :  Toth  commença 
cette  année  par  un  dimanche. 

(l)  XoDS  avons  comme  jour  de  semaine  le  1  Toth  de  ces  aunécs  :  684  : 
mercredi  ;  H92  :  samedi  ;  687  :  samedi. 


216  RKVLK    DE    l'orient   CHRÉTIEN. 

Les  années  fournies  par  Pierre  ibn  Rahib  nous  donnent  les 
concordances  suivantes  avec  l'ère  dionysienne  : 
C82  E.  E.  689-690  A.  D. 
685  E.  E.  692-693  A.  D. 
Nous  avons  pour  les  concordances  des  mois  et  la  détermina- 
tion des  jours,  ce  qui  suit  : 

682  E.  E.  8  KoiaU,        samedi  689  A.  D.  (1  décembre). 
685  E.  E.  9  Athor,        mardi  692  A.  D.  (5  novembre). 
Mais  le  texte  de  la  Vie  d'Isaac  porte  qu'il   lut  ordonné  le 
dimanche;  il  y  a  môme  une  remarque  au  sujet  de  ce  jour  cons- 
tamment observé  dans  la  consécration  des  évoques  (1).  Va-t-il 
falloir  rejeter  les  dates  de  Pierre  ibn  Rahili? 

Nous  avons  donné  les  éléments  de  la  réponse  plus  haut. 
Le  1  Koiak  fut  effectivement  un  samedi.  Pierre  ibn  Rahib  est 
exact.  L'erreur  est  dans  la  Vie  copte  qui  donne  le  8  de  ce  mois 
comme  un  dimanche.  Le  8  fut  un  samedi;  le  dimanche  fut  le  9. 
Nous  nous  trouvons  ici  en  face  d'une  erreur  de  scribe  ou  d'une 
fausse  lecture  de  la  part  de  l'éditeur  :  il  faut  h  au  lieu  de  h. 
Cette  correction  au  texte  copte  absolument  nécessaire  faite, 
nous  avons  : 

682  E.  E.  9  Koiak,  dimanche  689  A.  D.  (5  décembre). 
685  E.  E.  9  Athor,  mardi  692  A.  D.  (5  novembre), 
et  nous  trouvons  très  exactement  les  deux  ans  336  jours  indiqués 
par  Pierre  ibn  Rahib  pour  la  durée  du  patriarcat  d'isaac.  En 
nous  portant  ici  garant  de  l'exactitude  chronoloo-ique  du  présent 
calcul,  nous  ne  saurions  en  faire  autant  pour  ce  qui  regarde 
l'exactitude  historique  des  dates  auxquelles  nous  nous  sommes 
arrêtés.  Ces  deux  questions  distinctes  el  tout  à  fait  différentes 
ne  ressortissent  pas  à  la  même  science. 

M.  Chaîne. 

(1)  "  Ils  imposeront  l'étolc  à  Georges  pensant  le  laire  arciicvéqin'  au  milieu 
de  la  semaine  :  ils  voulurent  accomplir  un  acte  contre  les  canons.  .Vussitùt, 
l'archidiacre  s'écria  du  sanctuaire,  comme  s'il  avait  été  poussé  par  Dieu  :  »  11 
n'en  sera  pas  ainsi,  que  nous  fassions  un  acte  contre  les  canons;  attendons, 
jusqu'au  dimanche.  >•   ]"u!  il'JstKic,  p.  51. 

-  11  arriva  qu'au  jour  du  saint  dimanche,  pendant  que  tous  les  évoques  étaient 
rassemblés  dans  l'église  de  Saint-Serge,  le  saint  Isaac  entra.  Pendant  qu'il  priait, 
voici  que,  soudain,  la  lampe  se  brisa  sur  lui  et  l'inonda  tout  entier.  Sur-le-champ, 
la  foule  s'écria  :  ■•  11  est  di{;ne,  il  est  digne,  il  est  digne,  le  treizième  apùtre, 
Isaac  l'archevêque.  »  Jhid.,  p.  53. 

L3J 


BIBUOGKAPIIIE 


"SOTTAS  ET  DtiiOTON,  hUrodurtion  à  l'étwU'  des  hiéro'jhjpliex.  .wi-lOÔ  pp., 
Paris.  Ceuthner,  \{vn  (.'O  fr.V 

J'imaaine  volontiers  que  plus  d'un  compa^rnon  de  liouaparte  ci'it 
-lisse  dans  un  coin  de  sa  giberne  le  volume  de  MM.  Sottas  et  Dbioton, 
si  le  livre  avait  paru  en  mars  ou  avril  17<t8,  quelques  semaines  avant 
rembarquement  du  corps  expéditionnaire  qui  avait  pour  mission  de  con- 
quérir l'Egypte.  La  lecture  de  cet  ouvrage  est  aussi  intéressante  qu'ins- 
tructive, même  pour  le  profane  qui  ne  s'adonne  pas  à  l'étude  de  «  l'écri- 
ture des  divines  paroles  •,  car  on  y  trouve  des  données  précises  et'  des 
vues  suggestives  sur  l'un  dos  points  les  plus  importants  de  l'histoire  de 
l'écriture. 

La  première  partie  de  ce  petit  livre  traite  du  système  hiéroglyphique, 
envisagé  successivement  dans  son  principe  et  son  application,  et  retrace 
les  différentes  phases  qui  ont  marqué  l'extension  de  ce  mode  d'écriture. 
On  suit  l'évolution  de  la  graphie  dans  la  furme  des  signes,  dans  leur 
apparition  et  disparition,  dans  leur  emploi  et  leur  groupement  :  autant 
(le  variations  ou  de  fluctuations  inhérentes  à  ce  qu'on  pourrait  appeler  la 
vie  de  l'écriture.  On  saisit  l'étroite  parenté  des  trois  types  d'écriture, 
hiéroglyphique,  hiératique,  démotique,  le  second  dérivant  du  premier  et 
le  troisième  du  second  par  l'application  des  mêmes  principes  de  simpli- 
fication et  de  codification.  On  se  rend  compte  des  lois  empiriques  aux- 
quelles obéissait,  pour  la  disposition  matérielle  des  signes,  soit  l'artiste 
(pii  gravait  les  hiéroglyphes  sur  le  marbre  ou  le  granit,  soit  le  scribe  dont 
le  calame  dessinait  les  caractères  mystérieux  sur  du  papyrus,  des 
tablettes  de  bois  ou  des  ostraca. 

La  seconde  partie  offre  un  conspeclus  /lisinrictis  de  la  connaissance  des 
hiéroglyphes  d'abord  chez  les  Egyptiens  eux-mêmes,  puis  dans  l'antiquité 
classique  et  chez  les  Pères  de  l'Eglise,  enfin  dans  les  temps  modernes 
xvr'  et  .wu"  siècles).  Le  secret  de  la  lecture  des  t  divines  paroles  »  avait  été 
perdu  presque  au  début  de  l'ère  chrétienne  :  il  fallut  le  génie  de  Champollion 
pour  le  retrouver.  Les  pages  consacrées  à  l'histoire  du  déchill'rement 
l'xcitcnt  notre  admiration  pour  celui  à  qui  des  qualités  de  premier  ordre, 
notamment  une  curiosité  toujours  en  éveil,  une  imagination  créatrice,  un 
esprit  critique  des  plus  avertis,  permirent  de  réussir  et  de  triompher  là 
où  tant  d'autres  avaient  échoué  :  l'œuvre  de  Champollion  est   de  celles 

[1] 


•21S  REVUR    DK    l'OHIF.NT    CHRETIEN. 

qui  ;issu:c!it  l'immorUilité  a  leur  autour  et  enricliisseut  à  l'infini  le  patri- 
moine intellectuel  de  l'humanité. 

Un  tableau  cliHaillé  des  principaux  hiéroglyphes  et  l'analyse  méthodique 
de  quelques  textes  égyptiens  complètent  le  volume. 

Ce  livre  est  destiné  avant  tout  aux  néophytes  et,  dans  la  pensée  des 
auteurs,  il  n'est  que  le  premier-né  d'une  série  de  manuels  qui  assureront  en 
France  la  continuité  de  la  science  égyptologique.  La  langue  en  est  claire 
et  précise,  le  plan  bien  distribué,  l'érudition  .si'ire  et  discrète,  la  méliiode 
scrupuleusement  scientifique.  On  a  la  sensation  de  trouver  dans  ces  pages 
l'écho  d'un  enseignement  éprouvé  et  contrôlé  par  l'expérience,  chose 
estimable  entre  toutes.  11  convient  d'ajouter  que  l'exécution  typogra- 
phique est  des  plus  soignées. 

A.  Tkicot. 

Pmtirrium  palacosluveniciim  rroalicoijtiigolilicHm.  —  Tr.iiiiiii  ijlfujoli- 
licum  e  codicilius  Pragensi  et  Parisiensi  liUeris  cijrillicis  exscriplum 
annolnlionihiiii  variis  leclianibus  reliquonim  codicum  glossai'io  instriixit 
Dr.  Jos.  V\js,  in  C.  R.  l'niversitate  Boh.  Pragensi  docen.s.  —  Tomus  1  : 
Textus.  Annotatioiies,  Tabulae.  Pragae,  MCMXVI.  -^  Ciii.lectihn  : 
Glagolitica.  Publicatiimes  .Xcademiaê  Palaeo  slavicae  Veglensis. 

Le  docteur  Jos.  Vajs  publie  dans  ce  premier  volume  le  texte  du  Psautier 
en  slavon  ecclésiastique  serbo-croate,  d'après  les  manuscrits  écrits  en 
caractères  glagolitiques. 

L'Introduction  contient  une  courte  description  des  treize  manuscrits  du 
xw"  et  xV  siècles,  où  est  contenu  ce  psautier  (p.  ix-xi).  Le  Codex  Lobko- 
wiczianusPragensis  (1359)  y  fait  l'objet  d'une  étude  toute  spéciale  (p.  xi-xv: 
xvii-xxiii).  Les  particularités  phonétiques  et  graphiques  qu'il  présente  i)ar 
rapport  au  manviscrit  de  Paris  (écrit  circa  1380),  le  second  en  importance, 
sont  signalées  avec  brièveté  et  précision  (p.  xvi-xvii). 

Le  Texte  du  Psautier  est  donné  sur  deux  colonnes  parallèles  en  carac- 
tères cyrilliques,  d'après  ces  doux  manuscrits  principaux.  On  a  ainsi 
face  à  face  les  deux  transcriptions,  ce  qui  facilite  singulièrement  la  com- 
paraison. 

L'apparat  critique  et  le  glossaire  sont  renvoyés  à  un  second  volume. 

Les  (luatre-vingt-huit  dernières  pages  de  ce  premier  volume  contien- 
nent des  spécimens  tirés  des  manuscrits  de  Paris,  de  Prague  et  de  Zagreb. 
Les  reproductions  sont  remarquablement  nettes. et  seront  précieuses  pour 
les  étudiants  slavi.stes  désireux  de  se  familiariser  avec  l'écriture  gla- 
golitiquc. 

L'édition  parait  f.iite  avec  beaucoup  de  méthode  et  avec  grand  soin. 
C'est  là  une  contribution  importante  à  la  littérature  slave  et  (|ui  complète 
heureusement  la  célèbre  édition  du  Psautier  de  Bologne  par  \".  Jagic. 

Louis  Mariés. 


m 


I 


BIBMOr.RAPHIE.  210 

Anton  Bm'MSTark,  Geschichte  der  nyrischen  Lileralnr  mit  Atisclilwi.f  iler 
christlirh-palaslinensischi-n  Ti-.rti',  .\vi-378  pp.  Bonn,  A.  Marciis  un<l 
E.  Webcrs  Verl.ifr,  10-J2.  pour  l'étmnger  18  fr.  suisses. 

L'ouvrafre  que  présente  au  public  M.  Baumstark,  dans  un  temps  ((ui 
peut  sembler  si  défavorable  aux  travaux  de  pure  érudition,  est  di'i,  à  ce 
(|uil  nous  dit.  aux  invitations  de  l'éditeur  et  du  ])rofossein-  Mans  Lietz- 
mann.  Heureuse  initiative!  Depuis  longtemps,  M.  Baumstark  avait  songé 
à  la  rédaction  d'une  histoire  de  la  littérature  sjTiafjue,  et  depuis  1900, 
il  n'avait  pas  cessé  de  s'y  préparer,  mi'me  aux  époques  où  il  avait  le 
moins  d'espoir  de  voir  son  projet  se  l'éaliser.  Uuatrc  ans  de  séjour  au 
Ciimpu  Santo  dei  Tedeschi  de  Kome  lui  ont  permis  de  prendre  contact 
avec  les  manuscrits  syriaques  de  la  Bibliothèque  Vaticane  et  ceux  du 
fonds  Borgia,  transportés  au  Vatican  en  1902;  puis,  en  Palestine,  où  il 
passe  un  an.  il  étudie,  malgré  de  nombreuses  difficultés,  les  manuscrits 
du  couvent  de  Saint-Marc  à  Jérusalem  et  ceux  de  Damas.  Rentré  en  Alle- 
magne, et,  pour  gagner  son  pain  <iuotidien,  obligé  d'enseigner  dans  un 
établissement  d'enseif:nemcnt  secondaire,  il  reste  fidèle  aux  études  orien- 
tales. Aussi  bien,  la  constance  de  son  effort  a  été  récompensée  :  la 
direction  de  VOriens  Christianus  lui  est  revenue  en  1911.  après  qu'il  en 
avait  été  évincé  en  190."),  et  l'.Allemagne.  qui  a  plusieurs  chaires  officielles 
pour  l'enseignement  du  syriaque,  lui  a  confié  à  l'Université  de  Bonn 
un  enseignement  de  sa  spécialité. 

La  Geschichle  der  syrischen  Lileralnr  est  dans  la  ligne  des  ouvrages 
capitaux  de  Krumbacher  et  de  Brockelmann  pour  les  littératures  byzan- 
tine et  arabe  musulmane.  Ce  n'est  pas  un  livre  d'une  lecture  attrayante, 
mais  c'est  un  livre  qui,  pour  longtemps,  fera  autorité  en  la  matière.  .\u 
lieu  d'adopter,  comme  l'a  fait  Rubens  Duval.  une  division  en  deux  par- 
ties :  histoire  des  genres  littéraires,  histoire  des  auteurs,  M.  B.  applique 
à  un  cadre  chronologique  très  large  une  subdivision  en  littérature  jaco- 
bite  et  littérature  nestorienne.  Cette  subdivision  est  justifiée  par  l'oppo- 
sition des  membres  des  deux  grandes  sectes  issues  de  la  controverse 
christologique  du  v*  siècle,  car  les  ouvrages  de  l'une  sont,  en  général, 
inconnus  à  l'autre,  et,  même  lorsqu'il  s'agit  d'ouvrages  grecs,  les  attaches 
dogmatiques  des  interprètes  et  des  copistes  leur  imposent  des  préfé- 
rences. Voici  les  titres  principaux  :  A.  Littérature  de  langue  syriaque 
avant  l'islam  :  1°  jusqu'au  temps  des  controverses  théologiques:  2"  littéra- 
ture ne.storienne  ;  .3"  littérature  jacobite.  B.  Littérature  de  la  période  isla- 
mique :  1"  littérature  nestorienne  jusqu'à  la  fin  du  x'  siècle;  '2"  littérature 
jacobite;  3°  littérature  nestorienne  des  .m-.mv  siècles  et  renaissance  de 
la  littérature  jacobite  aux  xii"  et  xin"^  siècles.  Un  court  paragraphe  traite 
pour  finir  des  œuvres  liturgiques  et  autres  d'origine  melkite  ou  jacobite. 

Pour  chaque  auteur,  une  notice  biographique,  généralement  très  suc- 
cincte, dans  certains  cas  trop  succincte,  nous  semble-t-il.  est  suivie  de  la 
liste  des  ouvrages  connus,  conservés  ou  non  ;  entre  les  notices,  quelques 
aperçus  d'ensemble  sur  le  mouvement  littéraire  d'une  époque  ou  d'un 

13] 


220  nEVT'E  DE  l'orient  chrétien. 

mili":i  f(i:'.;)oiit  les't:Mnsi'Jj.i.i.  Au  bas  des  pages,  une  abondante  série  de 
notes  donnent  les  sources  des  renseignements  contenus  dans  les  notices 
biographiques  et  indiquent  pour  chaque  ouvrage  les  témoignages  anciens, 
les  manuscrits,  les  éditions,  les  traductions  et  travaux  divers.  C'est 
par  là  surtout  que  l'ouvrage  rendra  service.  Quiconque  voudra  doréna- 
vant préparer  soit  une  édition  de  texte,  soit  une  étude  sur  n'importe 
quel  sujet  de  la  littérature  syriaque,  textes  bibliques,  traductions  du  grec, 
ouvrages  originaux,  devra,  s'il  ne  veut  se  condamner  à  perdre  du  temps, 
commencer  par  consulter  son  t  liaumstark  ». 

iVous  avons  relevé,  au  cour.s  d'un  premier  examen,  quelques  défauts 
que  nous  croyons  utile  de  signaler  :  p.  .\ni  et  passim.  l'auteur  écrit  N-Dsém, 
avec  un  accent,  comme  abréviation  de  Notre-Dame  des  Semences;  c'est 
une  faute  due  à  son  séjour  à  Rome,  où  les  typographes  ornent  volontiers 
d'un  accent  l'e  muet  français;  ibiil.  et  possim,  Vahré\'ia.tion  T//?  pour  dési- 
gner les  manuscrits  syriaques  du  fonds  Borgia  ne  me  parait  pas  heureuse, 
surtout  en  opposition  avec  VIS  ^  Vatican  syriaque,  et  17.-1  r=  Vatican 
arabe,  car  il  n'y  a  pas  que  des  manuscrits  syriaques  dans  le  fonds  Borgia: 
il  aurait  été  plus  cohérent  d'abréger  BgS,  avec  une  contre-partie  Bf/Ar, 
pour  les  manuscrits  arabes  du  même  fonds,  dont  plusieurs  auraient 
mérité  d'être  cités;  p.  .\iv,  1.  ïl  ;  Sér.]  lire  :  Ser.  ;  p.  .\iii.  n.  2  :  PO] 
lire  :  PS;  p.  20,  n.  6  :  le  ms.  du  Diatessaron  arabe  au  fonds  Borgia  porte 
depuis  1902  la  cote  Borr/ia  arabe  250;  p.  29,  n.  6.:  au  lieu  île  VtS  92. 
4"  39,  citer  VtS  92,  4°  39":  p.  31,  I.  21  :  8.  445]  lire  :  8.  345;  ibid.  1.  26  : 
J  23/4]  lire  :  .]  323/4:  ibid.  n.  2  :  11/234]  lire  :  11/23;  p.  32,  n.  8  :  prodo- 
gomenis]  lire  :  prolcgomenis;  p.  35,  n.  5  :  TuSt]  lire  :  TaSt;  p.  43,  n.  9  : 
co]  lire  .•co;p.  50,  n.  0  :  VtS  92.  4°  1/4.0/8.17/23]  lire  :  VtS  92.  4".  1/4. 
6»/8».  17°/23";  ibid.  VtSOO  8"  f.  822]  lire  :  VtS  00  8°  f.  277;  p.  55,  n.  5  VtS 
160  (10  Jh)]  les  diverses  parties  de  ce  manuscrit  appartiennent,  la  pre- 
mière certainement,  et  probablement  aussi  les  deux  autres  au  V"  siècle, 
ainsi  que  j'ai  eu  occasion  de  le  dire  dans  Anal.  BolL,  xxxi.\  (1921),  p.  338, 
après  avoir  déjà  corrigé  l'erreur  des  Assémani  dans  Specimina  codicum 
orientalium,  Bonn,  1914,  p.  xxu.  Biffer  en  conséquence  ce  qui  est  dit  jilus 
loin  de  l'exemplaire  du  v''  siècle  sur  lequel  aurait  été  copié  ce  manuscrit; 
p.  56,  n.  5  :  la  référence  du  début  90.  30>';20''  doit  être  complétée  Dijarb. 
96.  30o/20°;  p.  59,  n.  7  :  MedPalOr]  lire  :  PalMedOr  pour  se  conformer  à  la 
table  des  abréviations;  il  y  a  d'ailleurs  à  la  n.  8  une  autre  abréviation 
qui  doit  se  rapporter  à  la  même  collection  ;  on  aurait  pu  choisir  comme 
abréviation  MedOr  ou  LaurMedOr,  l'abréviation  Pal  étant  mieux  réservée  aux 
manuscrits  provenant  de  l'ancienne  bibliothèque  d'Heidelberg  ;  p.  73, 1.  6  de 
la  n.  2  :  1617]  lire  :  16.17;  p.  82,  n.  2  :  Hss  747]  lire  :  Hss  BrM  747;  p.  94, 
n.  2  VtS  401]  lire  :  VtS  161;  p.  94,  n.  6  :  les  Actes  de  S.  Agnès  se  trou- 
vent deux  fois  en  effet  dans  le  ms.  VtS  160,  mais  dans  deux  parties  diffé- 
rentes du  ms.,  la  deuxième  et  la  troisième,  et  aux  numéros  23  et  38,  non 
28;  p.  130,  n.  3  :  VtB  81]  lire  VtB  82;  p.  140,  n.  4  :  la  référence  à  Labbe 
(et  non  Labbé)  ne  se  vérifie  pas  dans  l'édition  de  1671,  s'agit-il  d'une 
réimpression  de  Venise?  p.  144,  n.  13,  lire  :  Le  edizioni  e  i  manoscritti 

[4] 


lltnLIOliRAPIIIE.  ~1\ 

(lelle  Vorsioni  siriache...;  p.  1+1.  n.  Ifi  :  le  ms.  A.  '2.18  de  la  Itibliothi-quo 
AUfTi'lica  de  Uoinc  a  été  décrit  par  Ipnazio  Guidi  dans  Calaluyhi  dei  codici 
iirientnli  di  nlcurw  bihlioteche  d'Ilalia,  fasc.  i,  Florence,  187S,  p.  60  sq. 
1.  fiiiidi  le  date  du  i.\=  ou  x'  siècle,  son  jupement  doit  être  préféré  à  celui 
de  Bernstein  {.\i''-\ii«  siècle):  p.  15!!,  n.  1,  homélie  sur  la  tour  de  ISahcl  : 
L'If).;!";  lire  :  llô.3'>:  p.  2ô4,  n.  8  :  Sécrt  t')9  xi"]  lire  :  Séert  69  \n"; 
}).  2r>0  n.  7  de  la  page  précédente  :  Le  Canoniste  contemporain,  "28]  lire  : 
■-?7;  p.  200,  n.  12  :  26.16"]  lire  :  26.15°;  p.  287,  n.  4  :  VtB  81  (K  VI  4)]  lire  : 
Vtn  81  (K  VI  3):  p.  315,  n.  3  :  VtS  256/7]  lire  :  .356/7;  p.  3:î8,  n.  1  :  VtB] 
manque  la  cote  du  manuscrit;  p.  324.  n.  4  :  la  mention  du  nis.  de  Paris, 
M"  28î^.  copie  de  \fS  245,  doit  être  bilïéc  et  reportée  ;i  la  note  0  :  ces  deux 
MISS,  ne  contiennent  pas  le  nonioc.inon  d'Ebcdjésus,  mais  bi(>n  son  «  jai'- 
din  d'Eden  ». 

Le  lecteur  ne  s'étonnera  pas  de  ce  que  dans  un  livre  aussi  dense  et 
rempli  de  citations,  nous  ayons  trouvé  passil)lement  à  reprendre  :  à  un 
répertoire  il  est  toujours  possible  d'apporter  quçl(|ue  p(îri'cctii)nnement. 
Mais  nous  tenons  (i  déclarer  de  nouveau,  en  terminant,  que  l'ouvrage  de 
M.  H.  est  un  de  ceux  que  l'on  ne  saurait  ignorer. 

Eugène  TissEn.ANT. 
Kome,  le  20  août  1923. 

SkRIKTEn  ITC.IFN.V  OF  KVSO.  IILM  A.MSTIKA  VETES.SKAl>S-S.\MKUNnET  I  Ij'SAI.A.  8°, 

tomes  .Wll,  .Wlll  et  .\IX  [Ouvrages  publiés  par  la  Société  royale  des 
Sciences  et  des  Lettres  d'Upsal.  8"]. 

Ces  volumes  que  donne  au  public  la  Société  Royale  d'L'p.sal.  renfer- 
ment des  essais,  les  uns  fort  longs,  les  autres  beaucoup  plus  courts,  sur 
des  sujets  très  variés.  \ous  insisterons  davantage  sur  ceux  qui  intéressent 
spécialement  les  lecteurs  de  la  Revue  de  l'Orient  Chrétien.  .Nous  indique- 
rons simplement  le  sujet  des  autres. 

Tome  XVII.  —  Upsal  et  Leipzig,  1915-1917. 

1.  —  G.  P.  Vetter,  Phôs  (*ûi;).  Elude  sur  la  piété  hellénistique  et  con- 
tribution à  l'intelligence  (ht  manichéisme.  — iv-189pp. 

Ce  travail  très  instructif,  fait  dans  l'esprit  de  l'école  d'Usener,  Dietrich 
et  Reitzenslein,  décrit  le  rôle  de  la  lumière  et  de  l'idée  de  lumière  dans 
le  .syncrétisme  hellénistique.  M.  V.  étudie  d'abord  la  lumière  physique  et 
son  usage  dans  le  culte  et  dans  la  magie.  Il  montre  le  symbolisme  de 
l'emploi  des  lampes  et  des  torches.  Mais  l'œil  corporel,  à  lui  seul,  serait 
parfaitement  incapable  de  contempler  la  lumière.  Il  faut,  pour  la  saisir, 
que  l'homme  soit  illuminé  intérieurement  et  identifié  avec  elle.  Cai'  le 
semblable  seul  connaît  le  semblable.  Nous  avons  ici  la  transition  qui  nous 
amène  à  la  conception  essentielle  du  gnosticisme.  La  lumière  transforme 
l'homme  en  lumière.  Et  c'est  là  l'origine  et  l.i  forme  même  du  salut.  La 
déitication  (Oehosiç)  n'est  rien  autre  chose  que  cette  transformation.  Mais, 
la  conséi|uence,  r'i-^\  (|uc  la  lumii're  sen!^  peut  appréhender  la  lumière. 


222  RKVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

Tout  ce  groupe  d'idées,  on  le  rotrouve  fréquemment  dans  la  littérature 
hermétique  chez  les  gnostiques,  dans  les  écritures  mandéenncs  et  mani- 
chéennes. M.  V.  cherche  à  démêler  leur  origine,  leur  développement  et 
leur  influence.  11  traite  en  passant  de  nombreux  points  de  détail  qui  se 
lapportent  aux  origines  chrétiennes. 

2.  —  Gu.NN.VR  Rk.xius,  Origine  el  caractère  du  système  suédois  des  deu.r 
Chambres.  —  viii-355  pp. 

Le  gouvernement  de  la  Suède  comporte,  depuis  1866,  deux  Chambres 
des  représentants.  C'est  l'histoire  des  discussions  qui,  amorcées  dès  1830, 
aboutirent  à  cette  réforme,  que  M.  R.  retrace  dans  cet  important  travail. 

3.  —  GuN.N'-Ut  RtiniiEKt;,  Le  texte  du  Nouveau  Testament  et  les  «  Xomi/ia 
sacra  i.  —  8S  pp. 

On  sait  que  la  critique  textuelle  du  N.  T.  entend  par  Nomina  sacra  un 
certain  nombre  de  mots  qui  reviennent  couramment  chez  les  écrivains 
sacrés,  et  qui  se  présentent,  dans  les  plus  anciens  manuscrits,  sous  une 
graphie  abrégée.  Ainsi  Oîoç  (0;),  zùptoç  (z;),  'Iriooû;  [h  ou  lï;),  Xpiaxo;  (.\;  ou 
Xp;).  L'illusti'e  paléographe  Ladwig  Traube  avait  attiré  l'attention  sur  ces 
abréviations.  Il  les  rattachait  à  la  Scriptio  brevior  des  noms  divins  dans 
l'A.  T.  Elles  seraient  donc,  à  l'origine,  de  véritables  hébraïsmes  paléo- 
graphiques.  iM.  R.  n'admet  pas  cette  théorie. .Mais  il  se  demande  si  l'on  ne 
pouri'ait  les  utiliser  jiour  la  construction  et  même  la  reconstruction  de  la 
tradition  manuscrite  du  N.  T.  11  émet  sur  ce  sujet  une  série  de  brillantes 
hypothèses  en  partant  des  résultats  bien  connus  de  von  Soden  et  des 
théories  beaucoup  moins  répandues  du  philologue  anglais  Albert  C.  Clark 
{Tlie  primitive  lext  of  ihe  Gospels  ami  Acts,  Oxford,  l'.tl2).  Toutes  ces 
hypothèses  auraient  besoin  de  justifications  un  peu  plus  fei'mes. 

4.  —  C.  A.  Reutkrskiold,  Loi  ecclésiastique  et  loi  civile  étudiées  au 
point  de  vue  de  la  législation  matrimoniale.  —  43  pp. 

l'étude  juridicpie  intéressante  sur  les  accords,  les  désaccords  et  les  diffi- 
cultés du  droit  civil  et  du  droit  ecclésiastique  dans  l'histoire  de  la  légis- 
lation suédoise  à  propos  du  mariage. 

ToMi;  XVlll.  —  Upsal  et  Leipzig,  l'J15-1917. 

1.  —  GusNAR  Rexius,  Études  sur  les  luttes  au  sujet  des  finances  sous  le 
règne  de  Karl  Johan  XIV.  —  100  pp. 

M.  Rexius  étudie  les  controverses  sur  la  politique  budgétaire  et  le  con- 
trôle financier  (jui  l'emplirent  le  règne  de  Karl  Johan  XIV  à  partir  de 
1809.  Cette  étude  d'histoire  du  droit  constitutionnel  en  Suède  fait  pendant 
à  celle  du  mémo  auteur,  dans  le  tome  précédent,  sur  le  sy.stème  des  deux 
Chambres  en  Suède. 

2.  —  AUGUST  Hamr,  Eludes  sur  Part  de  la  ficnaissance  dans  les  p((gs  du 
Nord.  —  1V-106-X  pp. 

Cotte  étude  est  la  2"  partie  d'un  ouvrage  important  dont  la  I'''  a  paru 
dans  un  volume  précèdent  de  la  même  collection.  Elle  comprend  deux 
))arties  :  l'une  sur  riiifluence  de  l'art  de  Cracovie  en  luiriiculiei'  et  de 


BiRLionnAPHiK.  223 

l'art  poloiiri-slave  on  général  sur  l'arcliitocturo  sc.iniiin.ivo  au  wr"  siècle; 
l'autre  sur  l'expansion  du  système  des  arcades  tel  qu'on  le  trouve  dans 
les  châteaux  des  Piast,  à  Briei;  et  en  Silésie,  dans  toutes  les  régions  du 
Nonl.  A  la  fin,  il  donne  un  résumé  en  allemand  de  son  travail.  De  nom- 
lireuses  et  excellentes  illustrations  enrichissent  le  texte. 

3.  —  GrsTW  Ki.iNr.iiF.RG,  Lerons  sur  l'Elhiqni'  du  profi-ssfiir  C.  G.  liox- 
Irôin  pemldiit  l'année  1X61 .  —   140  pp. 

Publication  des  lcçi>ns  iné<litcs  d'un  dos  maîtres  les  plus  influents  en 
>uède  sur  le  développement  des  études  philosophiques.  Les  lecteurs 
français  seront  étonnés  de  voir  l'auteur  placer  La  Rochefoucauld  immé- 
diatement à  ciité  d'Holvotius.  Et  les  lecteurs  théologiens  ne  le  seront  pas 
moins  de  la  position  prise  par  IJostrom  vis-à-vis  île  la  théorie  calviniste 
du  décret  divin. 

4.  —  Jakl  Cii.VRi'ENTiEB,  Lrs  torminaisimx  verbales  en  —  r.  danx  lea 
lani/ues  indo-européennes.  —  l'20  pp. 

Travail  important  sur  un  problème  de  linguistique  indo-européenne. 
On  sait  que  dans  certaines  langues  de  cette  famille,  en  latin  par  exemple, 
■os  terminaisons  sont  devenues  la  caractéristique  de  la  forme  déponon- 
tiolle  et  de  la  forme  passive.  Quelle  est  leur  origine?  Quelle  était  leur 
signification  et  leur  rôle  primitif.  .M.  Charpentier  traite  la  question  dans 
toute  son  ampleur,  en  faisant  appel  même  aux  dialectes  tochariques.  Il 
fait  appel,  sur  ce  point,  aux  beaux  travaux  des  linguistes  français  Meillet, 
s.  Lévi  et  Vandryès. 

â.  —  .\.\EL  Brusewitz,  Etude  sur  ht  crise  conslilulionnelle  de  l'année 
1809.  -  1 1:5  pp. 

Il  faut  rapprocher  ces  pages  de  celles  de  M.  Gunnar  liexius  que  nous 
avons  analysées  plus  haut.  M.  Brusewitz  étudie  le  développement  des 
idées  politiques  au  moment  de  la  réforme  constitutionnelle  de  ISO'.)-1810 
Il  les  étudie  d'abord  chez  les  publicistes  Hans  .liirta.  Poppius.  .Momer, 
Silfverstolpe  et  Maunerhenn.  Puis  il  recherche  leur  influence  sur  les 
partis  politiques  et  leurs  positions  respectives. 

ToMF.  XLK.  —  L'psal  et  Leipzig,  1917. 

1.  —  Georo  WiTTROCK,  La  polilif/ue  financière  pehdanl  la  minorité  de 
lùirl  Xf,  depuis  le  Livre  Bleu  jusqu'à  l'alliance  franraisr^  i('>G8-W>7'2. 
Win.  4'."'i-.\.\iv  pp. 

Cet  ouvrage  très  considérable  ne  traite  pas  la  question  financière  en 
Suède,  pendant  cette  période  mouvementée,  du  point  de  vue  de  l'histoire 
'conomique.  mais  du  point  de  vue  de  l'histoire  politiijae.  C'est  la  con- 
tinuation du  travail  dont  la  première  partie  a  paru  dans  le  tome  .\\  de 
la  même  série  sous  le  titre  :  La  polilique  financière  pendant  la  minov'-té 
de  Karl  .\'l  :  L'administration  ftnaneièrc  de  Guxtof  Boude  et  la  crUe  pen- 
dant la  guerre  de  Uréme.  IG6t-iCt(u.  Cet  ouvaage  est  absolument  indis- 
jiensable  â  tous  ceux  qui  veulent  comprendre  la  politique  européenne 
(londant  la  seconde  moitié  du  .wii'  siècle.  La  Suède  y  joua  un  rôle  de 
IMomior  plan.   Les  luttes  de  Maenus   '^:^hn'el  c^e   La  Gardie  contre  les 


221  REVUE  nE  l'orient  chrétien. 

partisans  de  la  réforme  (|ue  lioiide  avait  préconisée,  Bielke,  Gyllenstiorna, 
Per  liralié,  expli(|uent  les  attitudes  diverses  qu'elle  prit  dans  les  conflits 
européens. 

2.  —  AxEl,  llAGERSTRÙM,  Sur  la  qursliori  de  la  notion  du  droit  olijrclif. 
—  .\ii-168  pages. 

L'auteur  traite  un  problème  important  de  la  philosophie  du  droit.  Celui- 
ci  doit-il  être  considéré  comme  l'expression  de  la  «  volonté  »  du  prince? 
Est-ce  de  là  qu'il  tire  sa  force?  M.  Hiigerstrom  expose  et  critique  les 
théories  (jui,  d'une  façon  ou  d'une  autre,  ramènent  le  droit,  quel  qu'il 
soit,  au  placet  du  souverain,  quel  qu'il  soit. 

3.  —  Harald  LlNDQVlST.  La  Meditatio  de  Pnxsiunf  Domini  de  Richard 
Bolle,  publiée  d'après  le  ms.  d'Upsal  C.  494,  arec  une  iniruduclion  et  des 
notes.  —  78  pp. 

Dans  l'introduction  qui  précède  la  publication  de  ce  texte  en  moyen 
anglais,  M.  Lindquist  étudie  d'abord  le  ms.  d'Upsal,  puis  le  ms.  de  Cam- 
bridge LL.  I.8.,  qui  renferme  d'autres  œuvres  de  Richard  de  llampole, 
et  les  di.scussions  auxquelles  il  a  donné  lieu.  Il  se  demande  ensuite  si  la 
Meditatio  est  une  œuvre  originale,  ou  une  traduction,  ou  une  imitation: 
il  cherche  à  dégager  la  personnalité  de  l'auteur  et  sa  place  dans  la  littéra- 
ture médiévale  de  r.Vngleterre;  puis  enfin  -—  et  c'e.st  là  la  partie  la  plus 
intéressante  de  son  travail  —  il  indique  les  centres  de  développement  de  . 
la  littérature  mystique  en  Suède,  et  particulièrement  le  monastère  de 
Vadstena  et  ses  relations  avec  les  couvents  du  Yorkshive. 

Auguste  HUMUERT. 
Paris. 


Le   Directeur-Gérant  : 

l\.    GUAI-I'IN. 


iypngrapliic  l'irmin-Diilc:!  cl  C".  —  Paris. 

ISJ 


L'ONOMASTICON  D'EUSEBE 

DANS  UNE  ANCIENNE  TRADUCTION  SYRIAQUE 


Sa  Béatituiio  .M"'  Ignare  Éphivai  II  Italimani,  patriarche 
syrien  catholique  d'Antiociic,  a  bien  vouhi  mius  donner  pnur  la 
Revue  de  l'Orient  chrétien  le  texte  syriaque  et  la  traduction 
française  d'un  fragment  important  d'une  version  inconnue  de 
YOiioinaslicon  d'Eusèbe  lui  appartenant.  Alin  de  rendre  cette 
idition  plus  utile,  M^''  Rahniani  nous  a  autorisé  à  y  joindre  un 
bref  commentaire  :  le  R.  P.  Power,  S.  J.,  professeur  à  l'Institut 
Pontifical  Biblique  de  Rome,  nnus  a  remis  une  abondante 
annotation  géùgraplii(|ue,  dont  nous  avons  largement  profite  : 
M"''  Eugène  Tisserant,  de  la  Bibliothèque  Vaticane,  et  M.  l'abbé 
Robert  Devreesse,  chapelain  de  l'Église  Saint-Louis  des  Fran- 
çais à  Rome,  ont  étudié  les  relations  du  syriaque  avec  le  texte 
grec  et  la  traduction  de  S.  Jérôme.  X  Sa  Béatitude  le  Patriarche 
syrien,  qui  a  si  ijien  mérité  des  études  orientales,  et  à  ses 
trois  collaborateurs,  nous  adressons,  au  nom  de  nos  lecteurs  et 
au  notre,  l'expression  de  notre  vive  reconnaissance. 

LA    DIRECTION. 


Lesouvragesd'EusèbedeCésaréefurentconnusde  bonne  heure 
dans  les  chrétientt'S  de  langue  syriaque  (1);  plusieurs  d'entre 
eu.\  ont  été  traduits  dés  le  iv"  siècle,  les  cinq  livres  de  la  Théo- 


(Il  \.  lÎAiMSTABK,  OeschicMe  der  syrischen  Literalar,  Bonn,  lihJi,  pp.  .OS-OJ  ; 
0.  Bardkmikw F.R,  (ii'schicMe  der  aUkirchticlien  Lileratur,  t.  III.  l"iibourir-en- 
Brisgau,  l(il2,  pp.  212-202. 

[Il 

ORIENT   CURÉTICN.  15 


226  REVUE   DE   l'orient   CHRÉTIEN. 

phanie,  perdus  en  grec,  nous  sont  parvenus  dans  un  ms.  de411, 
le  plus  ancien  manuscrit  syriaque  connu.  Nous  possédons 
encore  une  recension  du  traité  Sur  les  Martyrs  de  Palestine 
plus  longue  que  celle  conservée  en  grec,  et  un  Sermon  sur 
f  honneur  du  martyre,  dont  le  texte  original,  comme  celui  de 
la  Théophanie,  n'a  pas  été  retrouvé.  Il  existe  plusieurs  manus- 
crits, plus  ou  moins  complets,  de  Y  Histoire  ecclésiastique  ;  la 
Lettre  à  Carpien  et  les  canons  de  concordance  des  Évangiles 
ont  passé  dans  un  très  grand  nombre  de  manuscrits  syriaques 
du  Nouveau  Testament.  D'autres  ouvrages  d'Eusèbe,  qui 
a\'aient  été  traduits  en  syriaque,  sont  mentionnés  dans  les 
listes  de  la  Chronique  de  Séert  et  d'Ébcdjésus  ou  ont  été  cités 
et  utilisés  de  diverse  manière  par  des  auteurs  de  toute  époque  ; 
c'est  ainsi  que  la  Chronique  a  fourni  aux  historiens  syriens  la 
plus  grande  partie  de  ce  qu'ils  savent  sur  les  origines  de 
l'Église.  On  reconnaît  dans  le  Livre  de  la  figui'e  du  monde, 
ij«i^  Lîoj.  ^^^3  cité  par  Ebeiljésus  (1),  l'ouvrage  géographique, 
dont  VOnomasticon  devait  former  la  quatrième  partie;  cette 
mention  est  la  seule  trace  de  VOnomasticon  dans  la  littératui'e 
syriaque,  relevée  par  M.  Baumslark. 

Le  texte  que  nous  éditons  est  contenu  dans  quatre  pages  de 
papier,  écrites,  à  ce  qu'il  semble,  au  xiv"  siècle,  qui  se  trouvent 
actuellement  à  la  fin  d'un  manuscrit.  Les  bords  des  feuillets 
Sont  assez  endommagés  et  un  fragment  du  deuxième  feuillet, 
à  l'angle  inférieur  interne,  a  complètement  disparu.  11  en  résulte 
quelques  difficultés  de  lecture  aux  extrémités  de  certaines 
lignes  et  la  perte  de  dix  à  douze  lettres  au  début  des  dix-sept 
dernières  lignes  de  la  page  3  et  d  a  peu  près  autant  à  la  fin 
des  seize  dernières  lignes  de  la  page  4. 

Comme  on  sait,  les  noms  de  VOnoniasticon  sont  disposés  par 
chapitres  ou  sTîr/îîa  d'après  leurs  initiales,  puis  à  l'intérieur 
des  chapitres  suivant  l'ordre  des  Livres  saints  et  de  leur  pre- 
mière citation  dans  chaque  livre.  Notre  extrait  n'a  retenu  que 
le  premier  paragraphe  de  chaque  chapitre,  c'est-à-dire  habi- 
tuellement les  seuls  noms  de  la  Genèse;  il  a  omis  le  nom  com- 
mençant par  Z,  que  le  sous-titre  annonce  comme  emprunté  au 

(IJ  Bibliolheca  Ùrientalis,  t.  III,  pari  1,  p.  18. 


l'oxomasticon  d'euskbe  dans  u.vk  traduction  syriaque.  227 

livre  des  Juges,  mais  il  a  Pétra,  donné  comme  provenant  du 
Tentatenque,  si  l'on  en  croit  le  témoignage  de  S.  Jérùine,  en 
i'absenc-e  d'un  sous-titre  dans  le  grec  actuel.  Il  a  tous  les  noms 
du  Pentateuque  commençant  par  F,  parce  qu'ils  sont  tous 
réunis  en  un  même  paragraphe. 

Le  début  de  la  lettre  .\  fait  défaut,  et  le  texte  est  interroiupu 
au  milieu  de  'I»;  c'est  dire  que  dans  le  cadre  où  le  copiste  s'est 
enfermé  le  texte  est  presque  complet. 

Limiii'  comme  il  est,  le  fragment  syriaque  n'en  est  pas  moins 
très  important  :  les  témoins  de  VOnomasticon  sont  fort  peu 
nombreux,  un  seul  manuscrit  grec  du  xii"  siècle,  le  Vatica- 
iius  ijraeciiii  l'i'tH  dont  tous  les  autres  manuscrits  dépendent, 
et  la  traduction  de  S.  Jérôme.  Lorsque  les  témoignages  de  ces 
deux  autorités  sont  discordants,  il  n'y  avait  donc  jusqu'ici  aucun 
moyen  de  les  départager,  sauf  le  cas  de  citation  ancienne.  La 
version  syriaque  intervient  à  point.  Assurément  ce  n'est  pas 
un  témoin  parfait,  il  a  des  lacunes  et  qui-iques  erreurs,  mais 
dans  l'ensemble,  ses  leçons  sont  bonnes,  il  a  moins  d'omissions 
que  notre  unique  manuscrit  grec,  une  seule  par  homoioteieu- 
ton.  alors  que  le  Valiranus  en  a  fréquemment;  il  permet  donc 
généralement  de  retrouver  ce  que  ce  manuscrit  a  perdu. 

D'autre  part,  le  traducteur  syriaque  a  exécuté  son  travail 
avec  une  telle  littéralité  que  sous  sa  version  l'original  qu'il  a 
traduit  se  retrouve  .sans  hésitation;  il  a  scrupuleusement  res- 
pecté l'ordre  des  mots,  a  traduit  de  quelque  manière  les  moin- 
dres particules,  rendu  l'article  par  le  démonstratif,  rindéfnii 
■:■.:  par^r^,  etc.  La  seule  fantaisie  qu'il  s'octroie  est  l'addition 
du  verbe  substantif,  encore  l'ajoute-t-il  presque  toujours  à  la 
fin  de  la  proposition,  de  sorte  que  la  construetion  n'en  est  point 
modifiée.  En  outre,  le  traducteur  a  bien  traduit;  c'est  à  peine 
si  l'on  trouve  deux  eontre-sens  dans  tout  le  fragment  conseivé 
(nn.  3  et  89).  La  plupart  du  temps,  les  noms  propres  sont 
transcrits,  plusieurs  fois  même  si  servilement  qu'ils  ont  eon- 
servé  leur  terminaison  casuelle  au  lieu  d'être  au  nominatif. 
Quelques  noms,  tout  à  fait  communs,  sont  sous  leur  forme 
syriaque  habituelle,  très  peu  s'écartent  à  la  fois  du  grec  d'Eu- 
sèbe  et  de  la  Pesitto. 

Le  lecteur  se  rendra  compte,  à  la  simple  lecture  des  variantes, 

13] 


228  REVUE    DE    l'orient  CHRÉTIEN. 

de  ce  que  le  fragment  syriaque  apporte  à  la  critique  textuelle 
de  VOiiomastivoit:  la  traduction  de  S.  Jérôme  est  si  large  que 
dans  cette  édition  d'un  document  nouveau  nous  n'avons  pas 
cru  devoir  rapporter  toutes  ses  variantes;  ses  leçons  ne  sont 
produites  que  dans  la  mesure  où  elles  servent  à  comprendre  les 
relations  du  syriaque  et  du  grec. 

Les  sigles  employés  pour  désigner  les  autorités  citées  dans 
l'annotation  sont  : 

G  texte  grec  de  ïOnomasticon,  tel  qu'il  a  été  édité  par 
E.  KIostermann,  Easebius  Onomaslikon  der  bibUschen 
Ortsnamen  dans  Griechische  Cliristliche  Scriftsteller, 
Leipzig,  V:m. 
11  traduction  latine  de  S.  Jérôme,  ibid. 
P  ms.  Parisinus  gvaecus  -iGi,  du  xvi"  siècle,  dépendant  de 
V,  retouché  d'après  la  traduction  latine,  cité  d'après 
KIostermann. 
S  fragment  syriaque. 

V  ms.  Vaticanus  graecus  J'tôU,  cité  d'après  KIostermann, 
avec  certaines  vérifications  sur  l'original. 
Les  autres  abréviations  sont  : 

/?.  B.  Bévue  Biblique. 

Z.D.P.  V.  Zcitsc/irift  des  Deutscheii  Palaestina-Vereins. 


l/ONOMASTICON    D'EUSf:BE    PANS    INE   TRADUCTION    SYRIAQUE.    220 


f      Traduction.  —   ...1  Bataloua,  ili.stantes  Tune  de  l'autre  de 
neuf  milles  entre  Deri'at  cl  la  ville  d'Abilis. 

Le  début  de  la  phrase  manque  dans  S;  il  n'est  pas  sûr  que  le  prcrnior 
mot  soit  IqHI-'-  —  Le  traducteur  a  rendu  'Aoâpojv  par  un  mot  de  forme 
sémitique  analogue  à  la  forme  arabe  moderne  Der'a;  il  a  transcrit  'Aiî;Xr,ç, 
sans  chercher  la  forme  du  nominatif. 


|pa^:>o    I  JS^Ja^o    :)K^VJt    wwU^/«    vm  «NaSoy-^^^^.^  y^L,^ 
Ui^ji   )jL:>a.«l  ^  ^;  {  n  «  ..i  .j-o-^op^  K..^^t  ^^ot  ^^   ),_m 

)jloC^    j>^A     01t-â.A     vS/      yOOt\^ll     )^Q^^^.30     .S2l3      I  j-X.  jibCUi-CD 

Traduction.  —  .\rboq  [....]  village  aujourd'hui  important,  qui 
était  auparavant  métropole  des  Philistins,  et  séjour  des  géants, 
et  résidence  royale  de  David  dans  la  suite.  Elle  échut  en  par- 
tage à  la  Iriliu  de  Juda,  et  elle  était  ville  sacerdotale,  un  des 
lieux  de  refuge,  éloignée  au  sud  d'Aelia  de  22  milles.  Le  chêne 
d'Abraham,  ainsi  que  son  tombeau,  s'y  voient  jusqu'à  main- 

[5] 


230  REvrE  DK  l'orient  chrétien. 

tenant;  c'est  sous  lui  que  les  anges  reçurent  l'hospitalité 
d'Abraliam  et  ce  Icn'binthe  est  vénéré  solennelieiaent  par  les 
Gentils.  Primitivement,  elie  fut  appelée  Arboq,  mais  ensuite 
Hébron,  d'Hébron  l'un  des  fils  de  Caleb,  comme  on  sait  par  les 
Paralipomènes. 

Hébron]  l/X/flii  pr.  G.  —  On  sait]  om.  G.  — Entre  a^aJ>(  et  ^ovjl-  se  trouve 
un  groupe  de  quatre  lettres  à  peine  visibles  en  tin  de  ligne,  qui  doit  cor- 
respondre au  grec  oS-.n  ènv..  —  Philistins]  S  a  traduit  àXXo^uXûiv  de  G  par 
c  autres  de  tribu,  hétérogènes  ». 


ou^/  t^  .oiloJ^;  oôi  [  n  xmco  )j>eL.  ^^Ao  ♦)  i  v>  .1  O^ji; 
yOJÔtAo  ...  .y  ^^,  ^îj-io  ^ioj  yOJÔjA  )J^.*j-au._^l^io 
.).^k^ooV;    ooi   )t-m^;    ^'-^-^   V^^    V>    V"^^    •)->t-ioi   ^-^; 

)>o  »  eo  . ia^a.^CL^;a3  |jlS_^  )ooi  ^oioK^/  |;o|)  J^.'ioN  «\i 
ojK^VJt.   uwUfL«./;    |la3LS.:>a,3  .VuIS^   \^'r-*h  \-»t 

Traduction.  —  Élam  est  à  l'extrémité  de  la  Palestine,  située 
dans  le  désert,  face  au  sud  et  sur  la  Mer  Rouge,  qui  est  contre 
celui-ci,  étant  le  port  de  ceux  qui  passent  d'Egypte  et  de  ceux 
qui  (viennent)  de  l'Inde.  La  dixième  légion  des  Romains  y 
tient  garnison  ;  on  l'appelle  aujourd'hui  Aïlon,  elle  était  aupa- 
ravant au  peuple  des  Élamites,  dont  fut  roi  Kodologoinor;  il  y 
a  aussi  une  autre  Élim  dans  le  royaume  des  Philistins. 

L'orthographe  du  début  correspond  bien  à  la  prononciation  grecque 
0"  ^  é.  —  Palestine  S  H]  om.  G.  —  La  traduction  syriaque  située  dans  le 
désert  rend  mal  le  grec  napaxeifiévri  -rr)...  —  Gomme  forme  récente  du  nom, 
le  syriaque  porte  Aïlon  au  lieu  de  'AïXi  G  H.  —  Royaume  des  Philistins  est 
un  contresens  de  S;  à  restituer  d'après  G  :  ...  aux  Philistins  dans  (le 
livre)  des  liais.— A'ila.,  à  l'angle  nord-est  du  golfe  Élanitique,  où  des  ruines 
à  un  kil.  1/2  environ  de  Qala'at  al'Aqabah  sont  encore  appelées  Ila(MusiL, 
Arabia  Petraea,  t.  11,  part.  1,  pp.  260-305). 

[0] 


I.'o\OMASTir-r.\   d'eUSKBF    MANS   U.VE  TRAniTTION'   SYRIAQUE.    -231 

4 
:^oof_£D<    jK  'i.,v>   vjL2ieLM   ^-^    jf^   ô(->l^/    l-^l;/  — 

Tradictiox.  —  AJama  est  une  des  cinq  villes  de  Sodome, 
qui  fut  détruite  avec  les  autres. 

Cinq  villes]  IlEVTanéXeojî  G. 

.5    - 
[»ftm!°>;  vQJÔi  UVo^o/  ooo« ^^.^clI^;  ).a-./  -.y^lKj)  eo[  roi  — 

|,^^  vm  .  fn'=^)v>  ^-^    )n  «..?;    Ji)-^)i  ^«-^  )^t-o  ^; 
ôi^K^/  )jioi;  wô(  ■j-o^jl  vOi-suM  [k]^  \*-^)l  y-^  ■^^  ).:>oo.^ 

Traduction.  —  Assasantaniaroù  habitaient  les  Amorrhéens, 
iQue  tailla  en  pièces  Kodolo'omor,  située  dans  le  désert  de  Kadès. 
|0n  dit  aussi  qu'il  y  a  un  village  de  Tamara,  distant  de  Mapsis 

une  journée  de  marche  quand  on  va  d'Hébron  à  Aelia  ;  c'est 
^aujourd'hui  un  poste  de  soldats. 

A  noter  ^^  pour  exprimer  ti;.  —  Tamara  (Ez.,  xi.vii,  29)  est  située  par 
lia  plupart  des  auteurs  près  de  Qurnub,  à  20  kil.  environ  à  l'O.-S.-O.  de  la 
[Mer  Morte.  Ma(m)psis,  suivant  MusiL.  AraLia  Petraea,  t.  II,  part.  I,  pp.  10-1, 
197;  t.  II,  part.  II.  p.  147.  et  Hauser,  Palestine  Exploration  Fund  Quar- 
terly  Statemenl,  I90f>.  p.  144,  aujourd'hui  al-Mesas,  à  26  kil.  environ  au 
N.  de  Qurnub,  mais  d'après  Ptolémée  et  la  carte  de  Madaba,  Mapsis  était 
à  l'ouest  de  Tamara  et  à  l'estd'Élusa.  C'est  pourtiuoi  Hartmann,  Z.  J).  P.  V.. 
KtOS,  pp.  nom,  place  Mampsis  près  de  Qurnub  et  Tamara  près  de  'Ain 
al-'Arous,  à  18  kil.  environ  à  l'est  de  Qurnub  dans  T'Arabah. 

6 

[7] 


•232  REVUE    DE    l'orient   CHRÉTIEN. 

Traduction.  —  Alloud  est  la  région  des  princes  d'Édora, 
située  maintenant  près  de  la  ville  de  Gabalène,  Pétra. 

S  soutient  Edom.  qui  manque  dans  G.  —  L'ordre  des  derniers  mots  est 
troublé  dans  S;  il  faut  entendre  d'après  G  :  contrée  des  princes  d'Édom 
dans  la  Gabalène  d'aujourd'hui,  près  de  la  ville  de  Pétra.  —  Le  nom  de 
cette  localité  n'est  pas  Alloud  comme  SV  (AXXoùS),  mais  'AXojâ  aujourd'hui 
Udrul.i,  à  14  kil.  environ  à  l'est  de  Pétra:  le  mot  arabe  udruh  est  le  pluriel 
de  darih  «  colline,  région  élevée  »,  et  parait  ainsi  être  une  traduction  du 
mot  hébreu  mSy. 


...ex  )K.>va  |.Aoi!^  l-^t->>;  ^oi  •jxMJK^  l^^u^i);  -.vJj/  ou^~>/ 

♦j»i/   ..^Jl3  ^io  \oQ\  y  Cl  .K.^;    r|1pK.3  )ooi 

Traduction.  —  Énan  est  dans  le  passage  de  Tamna,  mais 
aujourd'hui,  Énan  est  un  lieu  désert  proche  de  Tamna,  qui, 
elle,  est  jusqu'à  maintenant  un  village  important  et  habité, 
situé  entre  Aelia  et  Diospolis.  Il  y  a  une  source  à  l'endroit 
appelé  Énan,  près  de  laquelle  était  une  idole  vénérée  par  les 
habitants  de  la  région. 

Énan  est  à  clierchor  dans  la  région  de  Tamna,  aujourd'hui  Tibné,  au  sud 
de  Lydda. 


(1)  Corr.  ex  Wl 

[8] 


l'oXOMASTICOX    D'EITSÈBE    DA\S    VNE   TRADlTTinN    PYRI.VQIT.    233 

Tradittiox.  — L'airo  d'Atad  est  au  passage  du  Jourdain,  où 
fut  pleuré  Jai'ob  trépassé,  éloignée  de  Jériclio  de  trois  railles  et 
(lu  .liiurdain  d'environ  deux  milles.  (Elle  est)  appelée  mainte- 
nant Beit  l.lagla,  qui  est  interprétée  «  la  maison  du  cercle  », 
parce  que  c'est  là  qu'ils  tournèrent  en  pleurant  Jacob. 

L"ensomble  de  cet  article  est  omis  par  V.  La  première  partie  jusqu'à 
Jacob  est  suppléée  dans  l'édition  de  Klostcrniann  d'après  Jérôme  et  les 
■^t'ptante,  la  seconde  partie  d'après  P  et  Jérôme. 


a^.2i!S..3l/i  ^oi^  .\\  1 1  ^  !Ot-=!>-'!  otlotXv)  K.i. »,>o  ^;  looi 
.-)  I  »  »i   )ooi;  vQ-io(;  .oaIiU/   jJ^^:^\  ^t^o<i  v^oi;   ) ï «N 

0ISJ3   ^  yo[jo   001   t^  001   )  K  «  «M  .M   W.01   JJo  'i .  fn\    jJf^^o 

^j  ^^^>,io  .^'^lo  ''^■■«■.3l:5  )io^^i^w.X-a!^  ♦-"•^  J-»'»-^^  •)-<^^t-o 
t_3  JJn  1  «  m  >â/  );oi^  (jjlJUls;  jLo  1'^  lo^^^/o  )jL'ii.\ 
vOOuN_>/  jLo  1'^  v.>.»nii  )jli.'«'  i.a  yoou^o  yji  oIjlsoi  l't.^/ 
yonmj  y^o(Ot..>)~3«  )jjl>/  -.^ot  W^J^;  i'f'^^  ^7*^  y»  '»'  1  /  :oooi 
^.«NiiNo  jJ^^^io^  ^otaââoi  •.\^oi  Of^a.  ^  ^;  )oC^  .|.*.>fl  t\ 

Traduction.  —  Babel,  c'est-à-dire  Babylone.  est  interprétée 
«  confusion  ».  C'était  la  ville  royale  du  géant  Nabrud,  où 
furent  confondues  les  langues  de  ceux  qui  alors  songeaient  à 
la  tour,  ceux  dont  le  chef,  comme  dit  Josèphe,  était  Nabrud; 
et  comme  témoin  de  l'histoire  relative  à  la  tour,  il  (Josèphe) 
produit  la  sibylle  païenne,  quand  il  écrit  ainsi  :  le  lieu  dans 

[9] 


•231  REVUE   DE    l'orient   CHRÉTIEN. 

lequel  ils  bâtirent  la  lour  est  appelé  maintenant  Babylone,  à 
cause  de  la  confusion  manifeste  qui  survint  auprès  de  cette 
première  tom',  car  les  Juifs  appellent  la  confusion  Bal>el.  Au 
sujet  dos  langues  et  de  la  diversité  de  la  parole  des  hummes,  la 
sibylle  témoigne  encore  en  disant  ainsi  :  Alors  que  tous  les 
hommes  avaient  une  même  voix,  certains  bâtirent  une  tour  très 
élevée,  dans  l'intention  de  s'élever  par  elle  jusqu'au  ciel,  mais 
les  dieux  envoyèrent  des  vents,  renversèrent  la  tour  et  donnè- 
rent à  chacun  un  langage  particulier,  c'est  pourquoi  il  arriva 
que  cette  ville  fut  appelée  confusion. 

C'est-à-dire]  om.  G.  —  alors]  om.  G.  —  pa'ienjie]  hellénique  G.  —  Va 
perdu  par  homoioteleuton  un  passage  qui  s'étend  de  confusion  1°  à  con- 
fusion 2".  La  première  partie  du  texte  restitué  par  Klostermann  roO-lvsp- 
yoù;  ne  répond  ni  à  H  sermonis  eorum  qui  allissimam  lurrim  omni  studio 
fnbricabanlur,  ni  à  S;  celui-ci  a  lu  ;:pGiTOv  et  probalîlement  ivapYou;  = 
)Lc^  €  qui  survint  »  ;  d'autre  part,  S  a  en  commun  avec  H  turrim.  Il 
semble  que  S  ait  omis  à  tort  la  mention  de  la  langue,  mais  soit  juste  dans 
le  second  membre  de  phrase  qui  survint  auprès  de  la  tour.  L'altissimam 
J°  de  S.  Jérôme  semble  dû  à  l'influence  à'allissiinam  2°.  Dans  le  passage 
qui  suit  au  sujet  des  langues  G  H  ont  au  sujet  de  la  tour,  leçon  certainement 
préférable.  A  noter  que  le  syriaque  rend  toujours  çwvr;  (ici  dans  àXXoywviaçj 
par  iLo  i-.^.  —  Le  passage  de  Josèphe  est  Arch.,  1,  2,  éd.  Dindorf,  18G5, 
p.  14;  éd.  Naber,  pp.  24  sq.,  §  118. 

10 

•:>c>i.aLb«:>a.x  ^^"-^^  t^  ^qju.  >*  ^  »  ^j  j;oi^o  .«.iwjo 

Traduction.  —  Béthel  est  encore  maintenant  un  village 
éloigné  d'Aelia  de  douze  milles,  quand  on  va  à  Néapolis,  à 
droite  du  chemin.  Elle  était  appelée  d'abord  Oullamaous  et 
Louza;  elle  était  de  la  tribu  de  Benjamin,  dans  le  voisinage  de 
Beit  Auga  de  Nephtali  et  de  'Ai,  que  Josué  assiégea  après  en 
avoir  tué  le  roi. 

[10] 


l'O.VOMASTICON   D'ElîSÈnE    DANS    L'XE   TRADUCTION   SYRIAQUE.    235 

S  justifie  la  restitution  de  Klostermann  d'après  IMI  inHSvToiv  eî;  Ne»;:oXiv 
osjiï-  OjXXajiaoD;,  V  ayant  seulement  oji)  pour  représenter  tout  ce  membre 
ilo  phrase.  —  D'autre  part,  S  correspond  à  la  leçon  de  V  Hr|0a3  tï,;  xaX 
N-ïTiXi;;!  où  Thom^en,  L(ic/t  sacra.  p.  :>[.  a  reconnu  une  glose  marginale 
se  rattachant  au  mot  OjXXïaà  (cf.  Klosteiim.vnn,  p.  14'.t,  1.  lô).  Beit  Auga 
(ou  Auge)  semble  formé  par  la  réunion  de  Br.'iaû  et  -fa:  (prononcé  f/éj.  S  a 
reconnu  ensuite  qu'il  s'agissait  de  la  ville  d'Aï  au  détail  de  la  prise  par 
Josué  et  il  a  inséré  ce  nom  une  seconde  fois  sous  sa  forme  syriaque 
normale. 

11 

.jLâ;o   yo  V)|  m\ j-3    oiio^    w^ojio    .)..xCS3;    ôu)^/    |liâ.^ 

Traduction.  —  Bala,  qui  est  Sigor,  aujourd'hui  appelée 
Zoora,  la  seule  qui  ait  échappé  de  la  région  des  Sodoniites. 
p]lle  est  habitée  jusqu'à  maintenant,  située  près  de  la  Mer  Morte, 
et  c'est  un  poste  de  soldats  ;  auprès  d'elle  croissent  le  baumier 
et  le  palmier,  preuve  de  l'antique  fertilité  des  lieu.\. 

Sur  le  site  de  Zoora,  cf.  Abel,  Une  croisière  à  la  Mer  Morte,  R.B.,  t.  .\IX 
(1910),  pp.  100-105. 

12 

Tr.\duction.  —  Le  chêne  de  deuil;  c'est  celui  sous  lequel  on 
enterra  à  sa  mort  la  nourrice  de  Rebecca. 

13 

•:*t.^^;   ot'f^cd   ;)«)-3o  >JUi;)j3  K^po   ;)i)-^  — 


236  REVUR    DE    l'oRIEXT    CHRÉTIEN. 

Traduction.  —  Barad.  Entre  Kadès  et  Barad  (est)  le  puits 
d'Agar. 

Eusébp  s'est  contenté  de  citer  pour  Barad  l'expression  de  la  Genèse  afin 
de  situer  le  puits  d'Agar.  Klostermann  a  eu  tort  d'ajouter  d'après  H  ïti  vOv 
Scc'zvuTat,  qui  ne  semble  pas  primitif.  —  Barad  est  probablement  Djebel 
Umm  Bared,  à  40  kil.  environ  au  S.-S.-E.  de  'Ain  Kadès.  Le  puits  d'Agar 
serait  alors  le  Bir  Ma'in,  à  mi-chemin  entre  Kadès  et  Barad,  Jaussen,  Le 
puils  d'Agar,  R.B.,  t.  XV  (1906),  pp.  595-598. 

14 

^)  looi  ).y^l^^  .jo^K:»  ^■•o;;o  ^^>-*/;  oiV-SbA  ^/t  ).x./ 

Traduction.  —  Bethlreni  est  la  ville  de  David  où  également 
est  né  notre  Sauveur,  île  la  tribu  de  Juda,  à  une  distance  d'Aelia 
de  6  milles  vers  le  sud,  sur  la  route  qui  mène  à  Hébron;  on  y 
montre  aussi  le  tombeau  de  Jessé  et  de  David.  Bethléem  fut 
appelée  au.ssi  Maison  d'Éphrata,  comme  on  le  trouve  dans  les 
Paralipomènes. 

S  permet  de  restituer  le  début  de  la  notice  perdu  dans  G,  où  la  mention 
de  la  naissance  du  Sauveur  prenait  place  avant  œuX^;  'Ioû2a,  l'article  pré- 
cédent se  terminant,  comme  nous  l'avons  indi([ué,  au  mot  'Ayap.  Cet 
exemple  montre  combien  le  latin  est  peu  sur  pour  restituer  le  grec.  —  En 
ce  qui  concerne  la  mention  d'Éphrata,  S  a  interprété  la  leçon  d'Eusèbe 
Bethléem  était  aussi  le  nom  d'vn  fih  d'Éphrata  comme  dans  les  Paralipo- 
mènes (I  Par.,  II,  50;  iv,  4),  probablement  sous  l'influence  de  l'expression 
évangélique  Bethléem  Éphrata. 

15 

[1-2] 


l'onomasticox  d'eusèbe  dans  vne  traduction  syriaque.   237 

Tr.\ductio\.  —  Gihon  est  le  fleuve  qui,  chez  les  Égyptiens, 
est  appelé  Nil  :  sortant  ilu  Paradis,  il  entoure  toute  la  région 
de  Cus. 

Esl  appelé]  om.  G. 

16 
OJ-.K.*/  yooy.£0^^   JKjl:;^  lojLj^ia-*  ^io  »—  jiioiOQ^  — 

Tradui.tiox.  —  Gomorrlie  est  une  ville  de  la  Pentapole  de 
Sodoine,  qui  a  disparu  avec  les  autres. 

17 

I  •;  l.\  J  ^1      I  V)C>  ..À    yau,^    n,^    loOl     O^lS'^l     .jjL:)Cui.     w^IIâjJ     OiS 

^;    |..^CL->.£D   .U'KiJ^^;    jl^^O^^o   I^OLi^oo   .).L^a«l   w^ZajJ 
|ooi;  .^o-CDo  sju.;).^  -li^t.^  V*'^-  l'^^p^^   t-sl^  V^h.    U^^^l 

Traduction.  — Gérar,  d'où  est  appelée  maintenant  la  Uérari- 
tique,  est  situé  au-dessus  de  Daromas,  distante  d'Éleutliéro- 
polis  de  25  milles  vers  le  sud;  elle  était  autrefois  la  frontière 
des  Cananéens  vers  le  sud  et  ville  royale  des  Philistins.  Elle  est 
située,  comme  dit  l'Écriture,  à  mi-chemin  de  deux  déserts, 
Kadés  et  Sour;  celui  qui  touche  à  l'Egypte,  est  celui  où  par- 
vint le  peuple  après  son  passage  de  la  Mer  Rouge;  quant  à 
Kadès,  il  s'étend  jusqu'au  désert  des  Sarrasins. 

Située  à  25  milles  seulement  au  sud  de  Beit  Djibrin,  probablement 
vers  le  Hirbet  Umm  Djérar  actuel,  Gérar  ne  peut  être  dite  exactement 
entre  Sour  et  Kadès,  mais  plutôt  entre  les  chemins  qui  mènent  à  Sour  ou 
à  Kadès,  lorsqu'on  vient  du  nord. 

[13] 


238  REVUE  DE  l'orient  chrétien. 

18 
^   on  ON.    >îsJLio   0|.^j    oôi    JÎQ^    «-oio^/    ;)^]l|.^  — 

^''^  \jo\  .j-t^oJ^ys/   oôt  va...*.JP   )ooi   V^o^j    ooo  .-^mq^  ^io 

o»ju.j   vA  ooi  Kj/   ;):s.jjj^  ..v*io/   ^-;    ).-.io;|^o  .v,^)aio; 
otA    Uax    K-qjl    )KjL.po    i)^jJ)^  «3/    ^;    K-./    .y^l  ^\; 

TftADUCTioN.  —  Galaad  est  la  montagne  où  parvint  Jacob 
fuyant  Laban  après  avoir  marché  sepi  jours  depuis  Haran  de 
Mésopotamie.  Elle  est  située  à  cheval  entre  la  Phénicie  et 
l'Arabie,  touchant  au  Liban,  elle  s'étend  à  travers  le  désert 
jusqu'au  passage  au-dessus  du  Jourdain.  C'est  là  qu'habitait 
Séhon  l'Amurrhéen.  Elle  fut  donnée  en  partage  aux  fils  de 
Ruben  et  de  Gad  et  à  la  moitié  de  la  tribu  de  Manassé.  Et  il  est 
dit  dans  Jérémie  :  Galaad,  tu  es  pour  moi  la  tête  du  Liban.  Il 
y  a  aussi  Galaad,  ville  du  même  nom  que  la  montagne,  située 
sur  celle-ci;  elle  fut  prise  à  l'Amorrhéen  par  Galaad,  lils  de 
Machir,  fds  de  Manassé. 

Nous  avons  traduit  littéralement  le  passage  qui  est  au-dessus  du  Jour- 
dain une  expression  qui  doit  correspondre  à  un  original  grec  où  entrait  le 
le  mot  !t;f.av.  C'est  de  ce  mot  que  proviendraient  les  leçons  fautives  de  V 
néTpa;  et  de  P  IlEpafas;  il  est  à  noter  d'ailleurs  qu'il  y  a  dans  V  entre  ujtsp  et 
TÔv  'lopoivriv  l'espace  de  huit  à  dix  lettres,  ce  qui  insinue  que  l'état  actuel 
du  texte  n'est  pas  primitif.  Ajoutons  que  le  latin  porte  trans  Jordanem, 
qui  répond  à  népav  toO  'lopSivou. 

(1)  Tria  vel  quatluor  verba  suprascripla  quae  légère  neqMivimus. 

(2)  t'orr.  ex  Uw- 

LU] 


l'onomasticon  d'eusèbe  dans  une  tilvduction  syriaque.  230 

19 

I 

TuADucTioN.  —  Gader  est  une  tour  où.  tandis  que  Jacob  y 
habitait,  Ruben  viola  Bilha. 

En  hébreu  Migdol  'Eder.  c'est-à-dire  la  tour  du  troupeau,  à  un  mille 
environ  à  l'est  de  Bethléem. 

20 

03»    Ij»/;    )KjL.^io    K-.)o/    p^Jxi.    ^-./;    -.ot  ^Ul-v^  — 
..«  I.  «  \)-s).^  ).AOij    -6(    -.CH-ts.-./    )-fci^-.^i»    ^o?)-^  y^'-^/? 

TiîADLCTioN.  —  Géthem,  selon  l'hébreu  .A waith.  ville  d'.A.dda, 
le  quatrième  qui  régna  en  Édom,  appelée  aujourd'hui  Gaba- 
lène. 

S  soutient  "Ao5i  de  V.  —  S  a  ensuite  la  leçon  la  plus  brève  et  conforme 
à  l'usage  de  l'Onomasticon,  qui  prend  Édom  comme  nom  de  contrée. 
G  a  un  doublet  •f'i:  'Eob;!  et  h  t^  'ISojaaii.  H  a  une  leçon  composite,  in  terra 
Idumea.  Le  doublet  du  grec  doit  provenir  d'une  note  marginale  introduite 
à  tort  dans  le  texte. 

21 

Tkaduction.  — Gessen  est  une  région  en  Egypte  où  Jacob 
habita  avec  ses  pères. 

s  a  faussement  écrit  avec  tes  pères  au  lieu  de  avec  ses  /ils. 

[15] 


210  REVUE   DE    l'orient   CHRETIEN. 

22 

Traduction.  —  Dasem,  ville  importante  des  Assyriens,  que 
construisit  Assour  entre  Ninive  et  kalah. 

En  hébreu  Rosem,  aujourd'hui  probablement  Sélamiyyeh,  ou  Fou  trouve 
des  ruines  entre  Ninive  et  Kalah,  sur  la  rive  orientale  du  Tigre. 

23 

Traduction.  — Cliéne  de  Mambré,  qui  est  auprès  d'ilébron, 
et  jusqu'à  présent  on  montre  un  térébinthe  à  la  place  où  campa 
Abraham,  et  il  est  adoré  par  les  Gentils. 

24 

•:>)ooi  Iv^o^s.^   ^ool^3/t  oiN.*.^  l,»>i^^   vâ„cD|.^o;  ôiv^o  V-»^ 

Traduction.  —  Damas  {Damasqos),  ville  renommée  de  Phé- 
nicie;  c'est  ainsi  également  que  s'appelait  le  fils  de  Masel<,  l'es- 
clave domestique  d'Abraham. 

25 

L16J 


L'ONOMASTrCON    d'eUSÈBE    DANS   UNE   TRADUCTION   SYRIAQUE.    241 

Traduction.  —  Dan  est  un  village,  qui  est  ainsi  appelé  jus- 
(|u'à  présent,  à  i  I  milles  de  Pani'as  sur  le  cliemin  de  Tyr;  c'est 
lui  qui  était  la  limite  septentrionale  de  la  Judée;  de  là  aussi 
sort  li'.lourdain. 

s  porte  à  tort  1-1  milles  au  lieu  de  4;  il  est  remarquable  que  cette  leçon 
-oit  aussi  celle  de  Procope.  —  G  omet,  vraisemblablement  à  tort,  septen- 
trionale, représentée  par  S  H.  —  Dan,  aujourd'hui  Tell  al-Qâdi,  ;i  4  kil. 
environ  à  l'ouest  de  Banyâs. 

26 

:>oo;/j    )jlS^^    »q^|-3j    o|-»^  ^jj)-»;   oiNj^po  )^)j);  — 
SM  ^^s-^    jK   »•,  n    jjioi    ouN->/o    oo.»/    yNv>/»    o6i    iK.d 
^«   K.«/  .yQjW   ^'k^jJ   ^^'J  /   r^  v.m  »\.3o)  y  \  ^^  ) .  vi .  tn 

Traduction.  —  Danaba,  villede  Balac,  fils  de  Béer, roi  d'Édom, 
après  lequel  régna  Job.  Elle  est  maintenant  un  village  à 
8  milles  d'Aréopolis,  quand  on  va  vers  l'Arnon.  11  y  a  aussi  un 
autre  Danaba,  sur  la  montagne  de  Phogor,  à7  milles  d'Hesbon. 

S  a  omis  le  nom  de  Dannéa,  laissant  anonyme  le  village  proche  d'Aréo- 
polis, maintenant  Denn,  ;i  11  kil.  environ  au  nord  d'ar-Habbeh  (MrsiL, 
Araijia  l'elraen,  t.  1,  pp.  376,  381).  Le  nom  de  la  Danaba  de  Job  s'est  con- 
servé au  village  dad-Duneibé,  au  sud-ouest  de  la  Ledjah  (Dhorme,  Le  pays 
de  Jié.  H.  R.,  t.  .\1X  (Util),  p.  102-107.  —  Quant  à  l'autre  Danaba,  elle  a 
été  identifiée  avec  IJirbet  as-Siyagà,  à  mi-ehemin  entre  ar-Romeh  et  IJesbàu, 
cf.  TiicjMSE.N,  Loc.  sac,  p.  54;  Z.  ft.  P.  V.,  1903,  p.  187. 

27 

:>  .«..N»    yS   v^oicLmJJ    >3j»(X.    ww^sa/)    |.â^/    -.^eullov    — 

Traduction.  —  Dotaïû,  où  Joseph  trouva  ses  frères  paissant 

il)  .Ms.  U»-U»  corr.  iii  U"H;- 

[17] 

ORIENT   CHRETIKN.  16 


212  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

(les  troupeaux);  elle  subsiste  jusqu'à  présent  sur  les  frontières 
de  Sébaste,  distante  de  celle-ci  de  douze  milles  dans  la  direc- 
tion du  nord. 

s  suppose  que  lo  texte  grec  traduit  portait  après  ota|isvEi  quelque  chose 
comme  ëti  v3v,  usque  hodie  de  H.  —  Tell  Dôtaii,  à  17  kil.  environ  au  nord 
de  Samarie  (Sabastiyyah). 

28 

Traduction.  —  Édem,  le  lieu  du  paradis  divin  vers  l'Orient, 
est  interprété  «  délices  » . 

29 

vjr>Q.i...'=»aia  ^^^  s..oicLw/  V>- p^  jf-^s/;  oôi  .'jooi  >^oioJ^/ 
V^^ÇL^;  vJpgaL^jpQ-.  )L^.Kjl^  ÔiIqlS,;  j-^f-Aj»  ^^.^o  -.j^^oi;  ))0|J 
j^sK^  't-^/;  oèusi  -.iLoi^)   )v-3pa.3  V^jK^  ^;  '^j.jt^oaoA / 

Traduction.  —  I.Iévila  d"où  est  l'or,  l'escarboucle  et  la  pierre 
turquoise;  c'est  une  région  à  l'est  qu'entoure  le  Pison,  qui 
(sort)  du  paradis,  le  Gange  des  Grecs,  se  portant  vers  l'Inde. 
Hévila  était  aussi  le  nom  d'un  des  petits-fds  de  Noé,  lequel  ainsi 
que  raconte  Josèphe,  habita  avec  ses  frères  sur  le  fleuve  Ko- 
phinos  de  l'Inde  et  vers  la  Série,  qui  lui  touche.  Il  est  dit  qu'Is- 
maël  habita  dans  le  désert  d'Hévila,  lequel,  dit  lÉcriture,  est 

[18] 


I 


l'oxomasticox  d'eusèbe  dans  une  traduction  syriaque.  -213 

au  milieu   du   désert  de   Sour,  face   à   l'Kirypte,  et  s'ricnd 
jusqu'à  la  terre  des  Assyriens. 

S  a  préservé  une  leçon  très  intéressante  où  V  a  un  texte  corrompu.  Tijî 
r.f'oi  apta;;  il  justifie  la  correction  tî)?  -yii  aÙTi;  i^rjciaç.  Par  Sôrio.  il  laut 
entendre  évidemment  le  pays  des  Sères.  DAREMUERti-SAni.ii),  Dictionnaire 
des  Anlii/iiilds  greci/iies  et  Romaines,  t.  V,  col.  rJOl,  n.  8. 

30 

Traduction.  —  Euphrate  est  un  lleuve  de  Mésopotamie,  qui 
sort  du  Paradis. 

31 

Traduction.  —  Telasar  est  la  ville  royale  d'Arioch. 

Etlasar  G  H.  —  Larsa,  sur  la  rive  orientale  de  l'Euphrate,  à  160  kil. 
environ  en  amont  de  son  confluent  avec  le  Tigre,  aujourd'hui  Senkéreh. 

32 
Ot-i.fl    ouxto/   ^'^OkO    .|;oou>i    jl^'f-»^    \-^    ^>^^î     [^^».ys 

Tr.\duction.  —  Éphrata,  région  de  Bethléem,  la  ville  de 
E»avid  où  est  né  le  Christ,  de  la  tribu  de  Juda.  Sur  son  chemin, 
on  enterra  Rachel,  à  1  milles  do  .l'rusalem  au  lieu  dit  Hippo- 
drome. On  montre  ce  tombeau  jusqu'à  maintenant.  Le  père  de 

10 


244  REVUE    DE    l'orient   CHRÉTIEN. 

Bethléem  était  aussi  nommé  Éplirata,  comme  on  sait  par  les 
Paralipomènes. 

Judo]  Benjamin  G  H  :  S  a  corrigé  d'après  la  FMble . 

33 

Traduction.  —  Zapiioïm,  région  des  princes  d'Édom,  dans  la 
Gabalèiie  d'aujourd'liui. 

34 

•>|..^f.:»o  wJIâjl  Iv^l^;  JV-co^;  va^L^a-«.jD  "^^ 

Traduction.  —  Élatli,  aussi  région  des  princes  d'Édom  et 
ville  d'Ésaii,  à  10  milles  de  Pétra  vers  l'orient. 

Eusèbe  semble  identifier  Elatli  à  Udruh  située  à  10  milles  environ  à  l'est 
de  Pétra,  mais  plus  probablement,  à  cause  de  l'identité  des  noms,  il  vise 
Ijirbet  Ail  à  10  milles  environ  au  sud  de  Pétra,  MusiL,  Aralna  Petraea, 
t.  11,  part.  1,  pp.  '275  sq. 

35 
^^/;    l'']^    ôu^>-•/    ^^peua    -Jy^i^;    jKjL.^    — 

Traduction.  —  La  ville  des  géants  est  en  Egypte,  là  où  Joseph 
rencontra  son  père. 

Aujourd'hui  Tell  el-Masuta,  un  peu  à  l'ouest  d'Isma'ilia,  dans  le  wady 
Tumilat,  appelé  par  les  Égyptiens  Thekou  et  identifié  à  tort  par  les  Sep- 
tante avecGosen. 

36 
jL^fjSL^t  mÔC^  .^tOCLS  jKl^po  |;0|  va/  vrf>>\°K>  »\./   — 


I 


l'oxomasticon  d'eusèbk  dan's  une  traductiox  syriaque.  245 

Traduction.  —  HtMiopolis  est  aussi  une  ville  (i'Éfrypte,  que 
riu'brcu  appelle  On,  dont  il  est  dit  que  Petepheros  était  prêtre; 
citée  aussi  dans  Ézécliiel. 

L'orthographe  s'écarte  de  celle  du  grec  IIïTEopi;;,  mais  n'est  pas  celle 
de  ta  Pesitto. 

37 

Traduction.  —  Étam,  qui  est  aussi  Butam,  est  une  étape  des 
enfants  d'Israël  au  désert. 

G  H  placent  en  fin  de  phrase  la  mention  du  second  nom  qu'ils  orthogra- 
phient Buliin. 

38 

.).>,y>  «  CD  ou  y^l  [|'^^j)3  ^^  I  n  »  .«i;  ;>^).^|1  6u^~>/  |l^'«-o 
>â->^  jooi  ''^>^.^^too  |.â90(  ^^  .sâ_l^  pL^,3i  Ji.«   .<o  oua; 

â/    .)_«V^1^00   JJ.30I    )  J.W  .1    lo^;    v^ô(    I^Oo;  ^^oo    .j^bs.^ 

Traduction.  —  Téman,  région  dos  princes  d'Édom,  en  Gaba- 
lite,  de  Téman  tils  d'Élipliaz,  fils  d'Ésaii;  mais  maintenant 
encore  il  y  a  une  bourgade  de  Tém/n,  éloignée  de  Pétra  d'en- 
viron 15  milles,  où  réside  aussi  un  détachement  de  soldats; 
c'est  de  là  que  sortit  Éliphaz,  roi  des  Témanéens;  et  Ismaël 

[21] 


246  REVUE    DE    l'orient   CHRÉTIEN. 

eut  un  fils  appelé  Téman,  et  toute  cette  région-là  qui  est  vers 
le  sud  est  appelée  ainsi,  car  Téman  est  inteiprété  «  sud  » 
par  les  Hébreux. 

s  a  Gabalite  au  lieu  de  ra[3aXiTizïj.  —  G  n"a  rien  qui  corresponde  à;;^»- 
les  lléhrcux  de  S  II.  —  On  a  proposé  d'identifier  Téman  avec  at-Tavaneli, 
à  30  milles  environ  au  nord  de  Pétra,  d  après  un  texte  de  Pline,  Hist.  nal.. 
VI,  33  :  «  Nabateis  Tliimneo.s  iunxerunt  veteres,  nunc  sunt  Taveni  »,  cf. 
MusiL,  Arabia  Petraea,  t.  II,  part.  I,  p.  158.  Mais  plus  généralement,  on 
pense  (ju'il  s'agit  de  as-Sobak,  à  15  milles  environ  au  nord  de  Pétra,  cf. 
Lagrange,  Noire  explonition  de  Pétra,  R.  B.,  t.  VI  (1897),  p.  217;  Dhorme, 
Le  pays  de. lob,  R.  B.,  t.  XX  (101 1),  p.  107 ;  Hartmann,  Z.  D.  P.  V.,  1013, p.  188. 

39 

♦  Ijooi-.;    o/   y^j;    |.^  1 1, -)   ^j    looi   o«..*K../    .I-»!^!!   ^-*^*j/ 

Traduction.  —  Thamnat  où  Juda  tondit  ses  brebis.  Elle  reste 
jusqu'à  présent  un  gros  village  aux  confins  de  Diospolis,  à  mi- 
chemin  pour  ceux  qui  vont  à  Aelia.  Elle  était  dans  la  tribu  de 
Dan  ou  de  Juda. 

Cf.  ci-de.ssus,  n°  7. 

4U 

Traduction.  —  Une  autre  Thanina,  ville  des  princes  d'Édom; 
il  y  avait  une  autre  Thamna,  servante  d'Élipliaz,  fils  d'Ésau, 
qui  lui  enfanta  Araalec,  d'où  (viennent)  les  Amalécites. 

41 

[22] 


l'onomasticon  d'eusèbe  dans  lne  traduction  syriaque.  217 
^^>-.)i.xa-/    oco  t^Ji/  ^/;  i^-l  .-oi^  s^>-*l/«  061  ^ON  jiKal/ 

o^MO^kj)  t-^Xi-M       yO^ei)-^;   )■[ ..  vi ,.  roi    ; 

TruDUCTioN.  —  laboq,  fleuve,  c'est-à-dire  torrent;  c'est  après 
l'avoir  traversé  que  Jacob  lutta  avec  celui  qui  lui  apparut  et  là 
aussi  qu'il  fut  appelé  lsrai-1;  il  couli'  entre  Amman,  qui  est 
Pliilailelpliie,  et  Gérasa  à  quatre  railles  avant  Gérasa  et  [...|  il 
se  mêle  au  Jourdain. 

S  permet  de  reconstituer  mieux  que  ne  l'a  fait  Klostermann  :  la  vocali 
sation  du  syriaque  GerasOn  et  la  leçon  de  V  rr.paawv  montrent  qu'il  faut 
lire  uLîTa^J  —  r.3.\  Pr.paswv  inb  o  3r,u.£;'ov  l\^c,xoùii.  Lcs  mots  disparus  ont  été 
perdus  par  homoioteleuton  rr,paawv...  rr.paawv. 

42 

1)V^)l3   la^j    ^6t   )lv— /o   ^j    ts^l   .|ooi   Jv^too   J)0o;/   
1 


Traduction.  —  Edom.  région  d'Esaii,  qui  de  lui  a  reçu  son 
nom,  car  il ...  était  appelé  Édom.  11  y  en  a  aussi  une  autre  près 
de  Pétra,  qui  est  appelée  Gabalène. 


Au  lieu  à'Édom,  G  H  ont  lo'/jfiati.  S  a  pris  la  forme  habituelle  de  la 
Pesitto.  —  La  dernière  phrase  de  S  diffère  de  G  H,  dont  le  texte  semble 
incomplet.  La  Gabalène,  dont  la  partie  septentrionale  porte  encore  le  nom 
d'al-Djébal,  est  une  région  montagneuse,  située  à  l'est  de  T'Arabah,  entre 
la  Mer  Morte  et  le  golfe  d".\qabah. 

43 

(1)  Vi.l.  ^..«0 

[23] 


248  REVUE   DE   l'orient   CHRÉTIEN. 

Traduction.  —  later,  région  des  princes  d'Édora,  dans  la 
même  Gabalène. 

Musii.,  Àrahia  Peiraea,  t.  II,  part.  I,  p.  77,  240,  retrouvo  le  nom  de  later 
dans  wady  al-Watar,  situé  à  l'ouest  du  Djebal  Umm  'Urkan,  à  32  kil. 
environ  au  sud  de  Birseba'. 

44 

ts^l  l.oo^)]   oi^^.*^   ^^ci^>o   jln  I  viN-iL^   ^^;   ^/;   J.X./ 
<.)->^f  |.^eLXjSD   jjji)^  j^'t^/   l^t~o  ^; 

Traduction.  —  Karnaïm  Astarotli.  Il  y  a  maintenant  un 
grand  village  ;ï  l'angle  [...]  de  l'Arabie  Batanée,  qui  est  appelé 
Karnéa,  au  delà  du  Jourdain,  où  d'après  la  tradition  on  montre 
la  maison  de  Joli.  Il  y  a  un  autre  village  de  Karnéa  (?)  milles 
d'Aelia. 

Tandis  (jue  S  a  Karnaïm  une  seule  fois  au  début  de  l'article,  G  H  ont 
Karnaïm  AsUirolli  Karnaïm.  —  Il  y  a  entre  antjle  et  Arabie  5  ou  0  lettres 
illisibles  sur  la  photographie;  telle  quelle,  la  leçon  du  syriaque  participe 
à  la  fois  du  grec  vT\^  Apï^ta;  et  du  latin  in  angulo  Bataneae.  Le  mot  ytovia, 
simplement  transcrit  en  syriaque,  devrait  être  substitué  à  xXîtei  dans  la 
restitution  que  Klosterniann  propose  en  note.  —  A  la  fin  de  l'article,  en 
face  des  deux  leçons  de  (i  âv  opiocç  'AiX{a;  et  de  H  in  nono  ab  Aclia  milliarn, 
il  est  impossible  de  lire  tioa-t  «  confins  »  ;  la  leçon  ivi.m  semble  plus  pro- 
bable; toutefois  il  n'y  a  aucun  espace  entre  ce  motet  lo  précédent  pour 
placer  une  préposition  et  un  chiffre. 

45 

Traduction.  —  Kadès,  c'est  oii  (se  trouve)  la  source  du  juge- 
ment. 

46 

J.^^  wK.^V     OÔ(    Jt-df.^    «Oio)^-./      w^l^l^^N      JUjljLo    

[24] 


I 


I 


l'onomasticon  d'el'skbe  dans  une  traduction  syriaque.  249 

).|jia^oo  ^|-po  fcocLboL  oi_35  )-^^)»/;  vm  .\o'=^)v.^|.iL^ 
.|oo«  )ot|»  ).^Q.\\  )..  nt  ^^JJ  i3|j^  )-w..ioo  'fX^l  j^j 
)  ■  *   -«;"     .^a_v.io;     6«V-^-o     [)jLio|a-.\     [^♦^  I     ji^— '^'-^'oo 

Traduction.  —  Kadès  do  Baranée  est  le  désert  qui  s"étend 
jusqu'à  rétrapolis  d'Aral>ie,  où  mourut  Marie  et  (où)  Mnïse 
étendit  (la  main),  frappa  le  rocher  pour  donner  à  boire  au  peuple 
qui  était  alté'ré.  On  montre  jusqu'à  ce  jour  le  tombeau  de 
.Marie,  et  c'est  là  que  Kodulo'oinor  tailla  on  pièces  les  chefs 
d'Amalec. 

S  a  réuni  en  un  seul  mot  IliTpa  noXi;  de  G.  —  G  ajoute  à  propos  de 
M.irie  àva,3iîa.  —  Aujourd'hui  'Ain  Qades,  à  80  kil.  env.  au  S.-S.-O.  de 
Birseba'. 

47 

Traduction.  —  Kénaz  est  une  région  des  princes  d'Édom. 

48 

1— s),.  ^...V»;    ^;    <^a.Ofl-«.m    ^Jtf   .jllj^ojs   j-pojK^t    :|^k^|i/i 

Ti'.AïuTTiuN.  —  Kouritiarim.  ville  dos  oflram  les  de  Ruben,  et 
actuellement  il  y  a  tout  un  village  cle  chrétiens,  près  de  jMadaba, 
ville  d'Arabie,  qui  est  appelé  Karéata,  à  10  milles  de  Madaba, 
vers  l'occident,  dans  la  direction  de  Baré. 

S  a  écrit  Kouritiarim,  en  pensant  ;i  la  localité  bien  connue  des  environs 
de  Jérusalem;  G  et  H  ont  Karialhaïm.  —La  \eçon  off'randes  de  Ittiben  au 

il    c^iao  cancell. 

l2d] 


250  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

lieu  de  que  bâtirent  les  fils  de  Ruben  provient,  semble-t-il,  d'une  corruption 
survenue  dans  le  cours  de  la  transmission  du  texte  syriaque  m^ïoc  prove- 
nant de  Mj  ajji.  —  On  peut  relever  ici  la  servilité  du  traducteur  syriaquBj 
qui  a  laissé  la  première  fois  au  mot  Mr^Sa^àv  sa  terminaison  casuclle.  — 
Aujourd'hui  Kourayat,  à  '20  kil.  environ  au  S.-S.-O.  de  Madaba.  —  Bari  est 
avijourd'hui  Hamman  Zerka'  Ma 'in,  à  l'embouchure  du  Zerka'  Ma 'in,  cf. 
Manfredi,  CalUrhoc  cl  Baarou,  R.  B..  t.  XII  (1903);  p.  260-271,  Abel, 
Croisière  à  la  Mer  Morte,  R.  B..  t.  XVllI  (1909),  pp.  231-237. 

49 

♦^'^.^X  »af  jL^et^eo   vOt»i.^    ÔW.N-/   )joi  <^c»i)I^^QJ3  — 

Traduction.  —  Kouriatarba",  c'est  Hébron  citée  plus  haut. 

50 
p^kio  i)j)LD  JjLoib.   |.iop.;    ).-.:») »/î    |^~.'i-o     .^UU»  — 

Traduction.  —  Kanat,  bourg  d'Arabie,  qui  jusqu'à  uuiinte- 
naiil  est  appelé  Kanat:  lorsque  Nabau  l'eut  pris,  il  l'appela 
Naboth;  il  fut  de  la  tribu  de  Maiiassé;  il  est  situé  jusqu'à 
présent  dans  la  Trachonitide  près  de  Pétra. 

S  justifie  les  restitutions  vuv  KavaOà  et  iXwv  ôNaJîau  de  Klostermann  d'après 
H,  mais  il  est  à  noter  (ju'il  n'y  a  aucun  espace  entre  hi  et  zotXrjuijivT)  tandis 
qu'il  y  a  l'espace  de  treize  lettres  environ  entre  rjv  et  wvo'jiaaEv,  —  S  sup- 
pose la  leçon  de  V  TpayCivi  et  non  TpaycovÎTiSi  de  Bonfrère  et  de  H.  — 
Aujourd'hui  al-Kanawat,  en  Trachonitide,  à  20  kil.  au  N.-N.-E.  de  Bosra, 
niais  la  ville  bibliiiue  de  ce  nom  est  généralement  identifiée  avec  Kerak, 
à  15  kil,  environ  au  N.-O.  de  Bosra,  Tiiomsen,  Loc.  sac.,  pp.  7C  sq. 

51 

).ij)bo  ^^-is-iô;   )t-=i-ix^  voot-.^-/   j'io^  ))_cDop|.^|.£»  — 

la^)   ^;   jpojK.^  .jw^DojMj  ^^^K^    )jia^   >>3.^;  vOJÔi 

[•261 


l'onomasticon  d'euskhI':  dans  une  traduction  syriaque.  251 
^^    oooi    >  .  1.^    .^>--t^.io    )jio»»     vOJot    )ju-J»     ]J).i:^|.io 

TiiAiiii  TinN.  —  Kata  ta  cliruséa.  Ce  sont  des  inontagrirs  dans 
11'  désert,  pleiiifs  de  |>aillett('S  dor  et  éloignées  de  treize  jours 
de  la  montaj:nc  d'Horeb,  près  desquelles  Moïse  écrivit  le  Deu- 
1.  roncime.  On  dit  que  les  monts  des  mines  d'or  étaient  proches 
aiitrefuis  des  mines  d'airain,  qu'on  montre  maintenant. 

s  a  omis  une  fois  la  syllabe  la  par  haplngraphie.  —  Au  lieu  de  treize, 

li  II  donnent  onze.  —  S  montre  ensuite  qu'il  avait  sous  les  yeux  une  leçon 

:  liofrue  à   celle  de  V  èiisiivi;/  au  lieu  de  h  çaivwv  de  l'^Faeiio  II).  — 

nùn  t'st  aujourd'hui  llirbet  Fenàn,  à  .35  kil.  environ  au  sud  de  la  Mer 

Morte,  Lagihnoe,  Plwunon.  Il  B..  t.  VII  (1898),  pp.  112-115. 


I 


g..  .  m  lo^ 


TnAnucTioN.  —  Kadémoth,  désert  d'où    Moïse   envoya   des 
luis.saires  vers  Sélion. 


.m  ."S^  o>^-  ^  .  Nrt       N,..i„i»l      .,OuK^/      |KjL,>t^O      -.ij-iil-O      

TRAUucTinN.  —  Kariatli  est  une  ville  sous  la  métropole  de 
Galiatha. 

V  a  I'o,;aOi  et  non  rajJcK.'iv,  ainsi  qu'a  édité  Klostermann  Gnlia  H.  — 
Aiijourd'iiui  Kiriat  al-'Énab,  à  12  kil.  O.-N.-O.  de  Jérusalem. 

'A 

Traduction.  —  Kadès  ville  que  prit  Josué  ayant  tué  son  roi. 
Elle  fut  de  la  tribu  de  Juda. 

[27] 


252  REVUE    DE   l'orient   CHRÉTIEN.  i 

Le  Kadùs  dont  Josuc  tua  le  roi  (Jos.,  xii,  22)  est  Kadès  de  Nephtali,  à 
30  kil.  env.  E.-S.-E.  de  Tyr  ou  Tell  Abu  Qadis  au  S.-E.  de  Megidda. 

55 

Traduction —  Kadémoth  est  une  ville  des  enfants  de  Ruben. 

56 

Traduction.  — Kedson,  aussi  ville  de  la  tribu  de  Ruben; 
réservée  aux  Lévites. 

Kedson  est  dans  les  mss.  grecs  Bclu  et  la  version  arménienne  de 
Jos.,  .\.\i,  37.  11  est  à  noter  que  le  texte  grec  a  perdu  par  homoioteleuton 
Kedson.  aussi  ville  de  la  tribu  de  Ruhen. 

57 

Traduction.  —  Lasa,  frontière  des  Cananéens  du  côté  de  la 
Sodomite. 

Aatjeiv  V.  —  Lasa  était  selon  les  Juifs  Gallirhoé,  aujourd'hui  'Aïn  az-Zarka, 
sur  la  rive  orientale  de  la  Mer  Morte,  à  14.  kil.  au  nord  de  l'Arnon,  cf.  Ned- 
UAUER,  Géographie  du  Taiiimd,  p.  254. 

58 

).^f^  ^;  )t-*-^°>^  ."'^s^jK.K-â  oon\.»  oi^aA  );oi!^  A)'^  — 

•;♦.  v>)  «  I  •>!»  J.^«^.2lJl^  iooi   >^o{  .»m  »\n°>))j    ^^ 

Traduction.  —  Louza,  que  Jacob  dénomma  Béthel;  habitée 
jusqu'à  maintenant,  c'est  un  village  à  gauche  du  chemin  qui 
mène  de  Néapolis  à  Aelia;  elle  fut  de  la  tribu  de  Benjamin. 

Cf.  plus  haut,  n"  10. 

[28] 


l'onomasticon  d'eusèbe  dans  une  traduction  syriaque.  253 

59 

^    Traduction.  —  Autre  Louza,  qui  fut  aux  fils  d'Ésau,  proche 
de  Sichem,  à  !)  milles  de  Nt-apolis. 

Le  syriaque  porte  à  tort  Esaii  au  lieu  de  Joseph  G  H. 

60 

Traduction.  —  Lotan  est  une  ville  des  princes  d'Édom. 

Traduction.  —  Massé,  région  de  l'Inde,  qu'habitèrent  les  fils 
de  lectan,  fils  d'Éber. 

s  a  correctement,  comme  H  et  Procope,  .\//fssé  (uiesse),  V  MavaaoTi.  —  Il 
s'agit  (lu  pays  de  Mas  des  Assyriens,  autrement  dit  la  région  située  entre, 
l'estuaire  du  Tigre  et  de  l'Euplirate  et  le  désert  arabique,  Hagen,  liealia 
bihlica,  p.  263- 

62 

^j  '-i-sj-io  .^'^s^X    ^-io   ^l    \^&^£0   .yoy^l    K»«^»  v5^^> 
•>^ooit^/;   s^oto.acL^''»'  ^-:)0  ^^o  jooi   )^K^ 

TraoucTioN.  —  Ma(rn)bré:  c'est  Hébron,  où  se  trouve  le  tom- 
beau de  ceux  d'Abraham.  Il  en  est  aussi  question  plus  haut.  Un 
des  amis  d'Abraham  s'appelait  aussi  Mambré. 

[29] 


254  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

S  confirme  la  restitution  de  tûv  dans  tmv  àufl  tbv  \^pxâfj..  —  Cf.  plus 
haut,  n"  23. 

63 

)KjU;.>o  w^    >cl.;).^;   jKJLs  0)0^0;   jKJLa^o   •.JLâlS>J    ^) 

Traduction.  —  Madicin,  ville  qui  est  dénommée  d'après  un  des 
fils  d'Alii'aham  et  de  Céthura,  Madiam:  située  au  delà  de  l'Ara- 
bie, vers  le  sud  dans  le  désert  des  Sarrasins,  à  l'orient  de  la  Mer 
Rouge;  de  là  tirent  leur  nom  les  Madianites  et  ce  qui  est  appelé 
aujourd'hui  Madianè;  l'Écriture  nomme  aussi  les  fdles  de 
Moab  filles  de  Madian,  d'une  autre  ville,  qui  est  aujourd'hui 
montrée  di'serte. 

S  a  lu  la  premirro  fois  Madian.  les  deux  autres  fois  Madiam,  comme  G  H. 
—  S  a  lu  à  la  lin  de  l'article  un  texte  semblable  à  celui  de  V  où  une  ligne 
est  tombée.  (Jette  phrase  doit  être  restituée  iTÉpa  lottv  mXtç  oaclJvu|j.o;  aÙT^ 
sXriaiov  -ou  'Apvwvi  xiî  'ApîojtdXew;,  OÙ  l'on  voit  que  la  perte  du  membre  de 
phrase  est  due  à  la  répétition  de  la  syllabe  r.aX...  —  Le  ms.  V  porte  ÉTipa; 

61 

TiiADiJcnoN.  —  Moal),  ville  d'.Vrabie,  de  Moab,  fils  de  Loth; 
c'est  maintenant  Y\réopolis,  citée  plus  haut.  La  région  s'ap- 
pelle ausisi  AJoab,  mais  la  ville  Rabbath-Moab. 


I 


L'oNOMASTICON    D'RUSÈBE    dans    INE  TRADUCTION-   SYRrAQUE.    i')5 

Ci  II  ont  ville  d'.Xratiif  après  pis  de  l.itlii.  —  Aujourd'hui  .ir-Uablicli.  .'i 
l'.!kil.  environ  au  N.-N.-E.  de  Kérak,  Mi'siL,  Arubia  l'clraea,  t.  i,  pp.  'M^), 

:tsi. 

65 

Tkadultion.  —  Masreka,  ville  du  royaume  d'Édom,  vers  la 
Gabalène. 

66 

TitADiCTiox.  —  .Mapsaris,  jusqu'à  uiaiiitenanl  eucore  il  reste 
un  village  important  (sous  le  nom)  de  Mapsar  dans  la  Gabalène, 
soumis  à  Pétra. 

Klostermann  a  édité  d'après  Jérôme  Mijisao  si;  ëti  /.ai  v3v;  S  a  réuni  au 
nom  la  préposition  cî;  comme  V  Mimiç.  Le  .sj'riaquo  a  préféré  la  labiale 
forte  p  au  lieu  de  la  douce  6.  sous  l'influence  plionétique  de  s.  Le  ^tos 
liyuri;  de  Mabsara  est  probablement  Mamopsora  de  la  descri])tion  de 
deorgesdeChj-pre,  Abel,  £'7)i'^ra/*/i('c5cec7Me /^rt/e.s/iHie/ine.  R.li.,  t.  .Wlll 
lOOlti,  p.  06,  que  Musil  identifle  avecBosra  de  Gen.,  .\.\.\vi,  33;  Is.,  x.xxiv, 
•  >;  I.X1II,  I.  reconnue  dans  Bu-^ra,  à  40  kii.  environ  au  S.-S.E.  de  la  Mer 
Morte,  Arabia  Peiraea,  t.  Il,  part.  I,  pp.  3'..'0,  3.'37. 

('.7 

TiiADUCTiox.  —  Magédiel  est  aussi  des  princes  d"Édom,  dans 
la  Gabalène. 

68 
•:-j^oj  ^j  l-ûJLâKio  .CH-K-/  ^l-o  ^■;^a^;  jju./  j^i.;/  ,^)j  — 

[31] 


256  REVUE    DE    l'orient   CHRÉTIEN. 

TiiADiuTioN.  —  Naïd  est  la  terre  où  demeura  Caïn :  on  l'in- 
terprète «  tremblement  ». 

69 

p^KjbOf    [)^',LaL^f]    jNjUf.:»o  |jLO(A  j^^t^o  ^;   K>/   .yMflP 

.j^i^^li/;  ).^ua^  •.s^ojuu 

Traduction.  —  Ninive,  ville  des  Assyriens,  que  bâtit  Assur  à 
sa  sortie  de  Sennaar.  Il  y  a  aussi  jusqu'à  maintenant  une  ville 
[des  Juil'sl,  qui  s'appelle  Ninive,  à  l'angle  de  l'Arabie. 

Par  l'autre.  N'inivo,  on  entend  an-Na\vali,  où  les  Arabes  du  moyen  âge 
localisaient  le  souvenir  de  Job.  —  Sur  «  angle  de  l'Arabie  »  cf.  ci-dessus 
n"  44. 

70 

Traduction.  —  Nahaléel,  dans  le  voisinage  de  rArnon,  cam- 
pement des  enfants  d'Israël. 

Probablement  le  wady  al-Walé,  affluent  de  l'Arnon,  qui  vient  du  nord- 
est,  Musn.,  Arabia  Petraea,  t.  I,  pp.  244,  253. 

71 

â^>^'^/   ^-^noN    ^MO^   ^^  ''^.^^    IT'^    <>)^-^|    — 

Traduction.  —  Nabau,  montagne  au-dessus  du  Jourdain,  en 
face  de  Jéricho,  dans  la  terre  de  I\Ioab;  on  l'indique  mainte- 
nant encore  à  6  milles  d'IIesbon  vers  l'ouest. 

Moab]  iiù  mourut  Moïse,  aj.  G  H. 

[3^J 


I 


l'oxo.masticôn  u'eusèbe  dans  lxe  traduction  syriaque.  iT»! 

72 

^;  ts^l  .t^>.:M«/  3/0  •. 0)0^0  "^i.»  oot  )o>w>.i_:»  )-.^xii/    r...l 

Traduction.  —  Naliau  est  une  ville  des  fils  de  Ruben,  dans  la 
terre  de  Galaail  |que  mentionne!  Isaïe  dans  la  vision  contre 
Moali.  et  aussi  .léréinie.  Mais  Nabau]  est  aussi  le  nom  d'un 
homme,  qui  d'après  soi  dénomma  Kanath  et  ses  environs 
Naboth;  on  montre  cette  Naboth  à  présent  [déserte,  distante^  de 
Hesbon  de  S  milles  vers  le  sud. 

Xa/io]  NaJi.ioV.  —  Naboth]  Na^aj  G,  Xaha  H.  —  Aujourd'hui  llirbotal- 
Mul.iaj^ah  sur  le  versant  sud  du  Nébo,  cf.  Mlsil,  Aiabia  Petntea.  t.  I. 
pp.  337-347. 

73 

TuADUCTioN.  —  Nageit,  c'est  le  sud  chez  les  Hébreux. 

A  la  fin  de  l'article,  G  H  ajoutent  1'  uLsoriji^pia  quod  Symmachus  est  inler- 
vrelatus  meridie  H . 

74 

Traductiox.  —  Arrch,  [ville]  du  royaume  de  Nebrod  à  Babel. 
.1  Babel,  c'est-à-dire  t  en  Babylonie  ».  —  Aujourd'hui  Warka. 

7.5 

«•,_a-Do    ^)0or^/;  >.^a-»/  v^ot  ^--wio;  |.X./  -.^'t^O;  ;©/  — 

[33] 

ORŒNT  CBRETIS.t.  17 


2ii8  RETUE   DE   l'orient   CHKÉTIEN. 

Traduction-.  —  Ur,  ville  des  Chaldéens,  où  mourut  Harran, 
frère  d'Abraham,  dont  le  tombeau  est  montré  jusqu'à  mainte- 
nant, comme  écrit  Josèphe. 

Comme]  om.  G.  —  écrit]  latopeT  G,  refert  H.  —  Aujourd'hui  al-Mughayir. 

76 

Traduction.  —  Oulamaous,  que  l'hébreu  nomme  Louza. 
Ensuite  elle  fut  appelée  Béthel;  elle  est  indiquée  plus  haut. 
Mais  il  y  a  [aussi  une  autre  OuJIamma  à  12  milles  de  Dio- 
césarée,  vers  l'orient. 

Cf.  plus  haut,  n"  10. 

77 

Trabuctiox.  —  Olibaraa,  ville  des  princes  d'Édom. 

Cet  article  inan<iue  dans  G.  —  Peut-être  à  identifier  avec  l'Ellebana  de 
Bersabée,  CLERMONT-GANNEAr,  L'édit  byzantin  de  Bersabée,  H.  S.,  t.  XV 
(1900),  p.  42G,  aujourd'hui  ai-La 'bani,  près  d'at-Tafileh,  à  30  kil.  environ 
au  sud  de  la  Mer  Morte. 

78 

Traduction.  —  Odollam,  citée  plus  haut;  Isaïe  la  mentionne. 

Aujourd'hui  'Id  al-Ma,  à  10  kil.  environ  à  l'E.-N.-E.  d'Éleuthéropolis. 

[3-1] 


l'oNCMASTICON    D'KtSÈHK    DANS    LNK   TRADUCTION    SYRIAQUE.    ','5Î> 

79 

^;   h^l    .f\i  m   ^^o  viX3j  ^ 

Traduction.  —  [Roholiotlij  est  uac  ville  des  Assyriens,  que 
bâtit  Assour  en  sortant  de  Senna'ar.  Il  y  en  a  aussi  une  autre. 

80 
•>)-iVA&Oo  |jO(  I  )vi>  *>;  )K_dt  |K.>Vfio  I 


TuADLCTioN.  —  Rohoboth  [près  du  fleuve],  où  était  le  roi 
d'Édom,  et  maintenant  il  y  a  un  poste  dans  la  Gabalène,  et  un 
grand  village,  qui  est  appelé  de  ce  [nomj. 

G  omet  tout  ce  qui  suit  Gabalène. 

81 

Tkaduction.  —  Ramsès,  ville  que  bâtirent  les  fils  d'Israrl  «n 
Egypte;  ainsi  était  appelée  autrefois  (toute^  la  région  où  habita 
Jacob  avec  ses  flls. 

Ilnmessi-  G  II. 

82 
K_i/o  .->ti.ajL«  ^eii^j  yû-ioi  j^iiu.^  ^ir^^î   <5»J-^;  oo—i  '  — 

'Il  Librarius  scripsil  >-»  in  (iac  lineae,  deinde  expun.xit. 

[3ô] 


260  REVCK   DE    L'ORIf:NT   CHRÉTIEN. 

Traduction.  —  [Roliob,  par  où]  passèrent  les  espions  qui 
(étaient) avec  Josué,  et  il  y  a  un  autre  village  de  Rohobà  1  milles 
de  Scythopolis  ;  il  était  réservé  aux  Lévites. 

Autre  om.  G  H.  —  Aujourd'hui  Say  har-Rhahâb. 

83 

TiîADUi'Tiox.  —  Ralaka,  campement  des  fils  d'Israël  [dans  le 
désert]. 

En  hébreu  Dophka,  cf.  LECESimE,  s.  v.  Daphca  dans  Dictionnaire  de  la 
Bible,  t.  I,  col.  12'.ll. 

84 

TiîADUcTioN.  —  [Rafildim,  lieu  du  désert,  près  de  la  mon- 
tagne d'Horeb,  où,  du  rocher  qui  est  dans  la  montagne  d'Horeb, 
coulèrent  des  eau.x;  elle  lieu  est  appelé  «  tentation  ».  C'est  là 
au.ssi  que  Josué  combattait  contre  Amalec,  près  de  Farân. 

Wady  Arfayid,  à  10  kil.  environ  au  \.-0.  du  Djebel  Mû.sa,  Lagrangk, 
L'ilincrnire  des  Israélites  du  pays  de  Gessen  aux  Lords  du  Jourdain,  E.  B., 
t.  IX  (1900),  p.  SO. 

85 

^^j^CQ-,/   «.*JL3J   (jlSUULiO  •.\jt>]'l  .■rt\â   io^jf    .1^1)»    — 

[36] 


L'oNOMASTICOX    d'kUSKBE    dans    IXK   TnADUCTIO.N    SYRIAQUE.    -Hl 

TnADUiTiox.  —  Ratham.  Ranioth  Parés,  Rasa,  étapes  des 
fils  (l'Israi'l  lians  le  désert. 

G  :  l'âOixa.  rraOaô;  Tûiv  uiûv  lîo»/,).  :  II  :  /Uit/ima  in  ilesirto  casira  ptioritm 
Israël.  Hemmon  Farea.  itlii  filii  Israël  raslraini'laii  sunl.  Res.ta  castra 
filiorum  Israël.  S  se  place  entre  les  deux  textes  et  pourrait  rej)résenter 
l'état  primitif.  Klostermann  a  restitué  d'après  H. 

86 
.  v^  .^^j   j-^  1  i;   )K— uoi_3   .-01  l^s.  I  .»v>  laio/i   — 

Traductiun.  —  Ranintli,  ville  sacerdotale  de  la  tribu  de  Gad, 
un  des  refuges  dans  la  Galaaditide,  et  maintenant  elle  fsi 
à  15  milles  de  Philadelphie  vers  Touest. 

S  donne  raison  à  G  contre  H  (contrit  orienlem). 

87 


Trai>lction.  —  Rékem,  c'esl  Pétrapolis  d'AraMe,  sur  laquelle 
régna  Rékem,  que  tuèrent  les  lils  d'Israi'l.  On  le  dit  aussi  roi 
de  Madian. 

Sur  Pétrapolis,  comme  ci-dessus  n"  4''>. 

88 

V*Ji/;    {.^^..aj^o    .■"'^i^|i..ûû-.;     jlolv.-;    looi    ..*ot    >â/;    '"''iSs^wio 

[37] 


262  REVUE   DE   l'orient   CHRÉTIEN. 

j.^^/;  ).^>.jl»  chjlîo  yx^il  )ii  -.j-sto  pè/  )!/  ..j-maLs  K^oo 

Traduction.  —  Sidon,  ville  célèbre  de  Phénicie;  autrefois 
elle  était  la  frontière  septentrionale  des  Cananéens,  et  en  der- 
nier lieu  de  la  Judée,  car  elle  fut  de  riiéritage  d'Israël:  elle 
échut  en  partage  à  la  tribu  d'Aser,  mais  l'Écriture  dit  que  la 
tribu  d'Aser  n'en  chassa  pas  les  étrangers. 

Nous  avons   traduit  jiar  étrangers   àXXoçùXou;  du  grec,  rendu   par   le 


89 

vrr>n°> .  rem  .o  ^;  oi^  «ot^  ...^ai^wl^  jjuâo  ..ioi/    vn^v  i;  )jL*f 
^ocsK.:^   •.i<.\,.3L.s   oôi  lil\-s    V\i.ff>   j^ji^^^)  ^6i    )£o_aâ 

Tradi;ctiûx.  —  Senna'ar,  plaine  de  Babylone,  où  la  tour  fut 
bâtie,  d'où  sortit  Assour  pour  bâtir  Ninive.  Josèphe  le  mentionne 
en  ces  termes  au  premier  (livre)  de  l'Archéologie  :  «  Au  sujet 
de  la  plaine  qui  s'appelle  Senna'ar,  dans  la  région  babylo- 
nienne, Estiaios  s'(en)  souvient  quand  il  dit  :  Après  donc  que  les 
prêtres  eurent  pris  ce  qui  avait  été  sauvé  de  Zeus  guerrier,  ils 
vinrent  à  Senna'ar,  qui  est  Babel  avec  des  holocaustes.  » 

Arch.,  I.  1,  "i,  éd.  Dindorf,  p.  14;  éd.  Nabor,  p.  ?5,  2  119.  —La  dernière 
phrase  a  été  mal  traduite  par  S  à  la  suite  d'une  mauvaise  coupure:  la 
phrase  doit  être  restituée  d'après  G  :  «  Les  prclres  qui  purent  s'échapper, 
prirent  les  objets  sacres  de  Jupiter  le  guerrier  ('EviiaXiou)  et  vinrent  à  Sen- 
na'ar de  Babijlonie.  » 

[38] 


I 


l'oNOMASTICOX    D'KUSÈBE    DAX3   UNE   TRABOCTIOX   SYRIAQUE.    263 

90 

•  .  Nn-«^j>     3/«      ■^    |vi .  n  tSD     3/^    .^     yoQ^ojD    — 
.)b«.3'»_«<  -.ouAs^/  wt  )-&oi  .on  n\  .»  oilS>  1 .,  V)  ^^  v> .»  n  i  v> 

oi^^jo    y-<^^a..a/   ^^    otv-o^w^    ..'^  ton  .;    n{\  -  n    vl«  m    3/t 
:  VLX^io-.     ^«     oiM-..fi/     .sâ-iKs      JjlL.^*      U^o^l    •)....N  v> 

^^  .-|oo(  jv^l^^-^   ^a^a^;    oi,-3  sâ/o   ^;    >a3a.a>  .)o_.^/« 
^CL.t.3/»   jio^^k^  yn-yr\%o  ^j   )oo»  K-/   .jKso;   ^o»  »a/j    ooi 

TiiAiiLi  TioN.  —  Sichem,  qui  est  aussi  Sichima  et  Salem; 
autrefois  ville  de  Jacob,  maintenant  est  détruite.  On  montre 
son  oniplacement  dans  les  faubourgs  {-pzx7-v.x)  de  Néapolis  où 
aussi  se  trouve  le  tombeau  de  .losi'pli.  Abimélecli  la  renversa  et 
y  sema  du  sel,  comiue  il  est  écrit  dans  les  Juges.  Jéroboam  la 
releva,  comme  il  est  exposé  dans  les  Kois.  Elle  se  trouve  aux 
limites  dans  le  lot  d'Éphraïm.  Un  fils  de  Hamor  était  aussi 
appelé  Sicliem,  d'où  lo  lieu.  Il  y  avait  aussi  Sicliem  dans  la 
montagne  d'Flphraïm,  ville  de  refuge. 

Aulrefois]  oin.  G.  —  détruite]  lpTi[jioçG.  —  se  trouve]  ?£:/.vjTa:  ■/.anzaoix.v.-xi 
G;  oglenditur  iuxia  H;  S  suppose  le  seul  /.v.-x:.  —  Il  est  écrit,  it  est  exposé] 
om.  G. 

91 
o6»  .-^^^^^.io/  )ooi  w.oioK_/;  )j^/  ^^  -Jbf^l  \\in>  — 

TitADLCTiox.  —  Autre  Senna'ar,  d'où  était  Amrapliel,  qui 
combattit  contre  ceux  de  la  maison  de  Sodome. 

Autre]  om.  G  H.  —  Amrapher\  om.  G.  —  de  la  maison  de  .S'odome  traduit 
TOJ;  i^ïii  TTjv  iIo3o;ii.  cf.  Il"  62.  —  Cf.  a"  89. 

139] 


264  REVUE   DE    l'orient  CHRÉTIEN. 

92 
laJ^    ..K.fc.^o.1/;     )_b^.*AV    1^^»^?    )Kju^  ^o,jo    — 

Traduction.  —  Sodorne,  ville  des  impies  qui  fut  anéantie, 
près  de  <  la  Mer  Morte. > 

93 

Traduction.  —  <  Seboïm,  une  ville  des  impies,  qui  a  été 
détruite  >  près  de  la  Sodomite. 

S  a  perdu  la  fin  de  l'article  précédent  et  le  commencement  de  celui-ci 
par  homoioteleuton  lai.  ..■  loi.. 

94 

j-Kl,^^  jJULii  tsXl;  |jLaj  ^^^  yQ^oni\o,«\  sa/  ^;  \^ioi  ^^ 

♦jKjoi.^  laSsv    [looi] 

Traduction.  —  Sophira,  montagne  dans  ITnde  orientale,  près 
de  laquelle  demeurèrent  les  fils  de  loctan,  fils  d'Éber,  lesquels, 
dit  Josùphe,  possédèrent  depuis  le  Kophène,  fleuve  de  ITnde,  et 
à  partir  de  la  Série,  qui  est  près  d'elle;  c'est  de  là  aussi  que 
durant  trois  années  une  flotte  transporta  une  cargaison  jiour 
Saloraon. 

Bans  l'Inde   orientale]  Cpo;  àvaioXaiv  r.pi;  -fi  'IvStzî)  G.  —  Sa  transcrit 
ophinos.  sans  remonter  '.\   la  forme  du  nominatif.  —  Kophène- Inde]  du 

[l]  llaec  verba  cecidorunt  pi'0|itor  homoiolcleuton. 

[40J 


l.<iNnMASTICON    D'eUSÈHE   DANS    L  NE   TRADUCTION    SYRIAQUE.    "205 

fleuve  Kophène  et  de  l'Inde  G  11.  —  de  la  Série]  Svipia;  V,  cf.  n»  23.  —  Le 
même  passage  de  Josèphe  se  retrouve  sous  le  mot  Opliir,  éd.  Kloster- 
M.ANN,  p.  1"G,  d'act-ord  avec  S.  ce  <|ui  montre  la  valeur  de  celui-ci. 

93 

Traduction.  —  Soora,  des  environs  (r.ipîyiùps^)  des  Sodo- 
luites,  laquelle  est  aussi  appelée  Ségor  et  Zoora. 

Sodomites]  SoSéjKDv G.  —  Cf.  plus  haut  n'^  II. 

96 
««ôi    ^Jio    ^'^Ski^    )K.^iwN_^.    W.CH    |K  »  .»,v)    >-o|a  — 

•:•  vv>o>  \o  \o  «  as 

Traduction.  —  Saweh,  ville  ancienne  au-dessus  de  la  Sodo- 
mitide,  où  demeurait  le  peuple  des  Amorrhéens  que  massacra 
Kodolii'oraor. 

97 

o)  m  «N  )cx3(  V-z^o^;  )ju>/  .•  yooijy  v..o(oK_/  )ia^  .-;«>> co  — 

Po/     .t  «N  (T>     ^f>  ».?llSoo     «-'^^   )t^^     .)^0  'iN     joOl     .^OlolSw/o 

jooi   v^a.:^» ;     oot    |_.ia—    nm  «\    yo^    ^s/i     r..)LiiKj   ^j 

.V.^OQ.>.ar^;QJ  "'^^ïv.^'kiï;   ooi   .)ooi  j^ISjy:  ,..«3«.jn  ■.|N..3o,-3  oi.3 

K-yoo^Jt  oot    )o>'wi..=>    )..«.i>.*/o  V  »  S  m\  ^1   t->o0> 

Traduction.  —  Séir  est  la  montagne  d'Édom.  où  hal>itait 
Ésaù  dans  la  Gabalène:  elle  tire  son  nom  d'Ésaii,  car  il  était 
entièrement  velu  et  il  était  épais;  .Séir,  en  effet,  est  interprété 


266  REVUE   DE    l'orient   CHRÉTIEN. 

«  poilu  ».  L'Écriture  dit  aussi  que  celui  qui  habitait  le  lieu  de 
Séïr  avant  Ésaii,  était  appelé  Horréen,  celui  que  massacra  Kodo- 
la'omor;  et  Isaïc  mi'ntionne  Séïr  dans  sa  vision  sur  Édom. 

Édom\  de  la  terre  pr.  G.  —  entièrement  velu  et  il  était  épais]  TEtp'/r.JTo 
fàp,  SXo;  Saajî  (ov  G:  5aaJ;  a  les  deux  sens  de  «  velu  «  et  «  épais  •,  S  a 
choisi  le  second. 

98 

.rr.     .  \f^   o,)  n  nm     ^^      )  .  1  Vil;      vQ..».aO...  ,<T>      ''^.^     .)Kn  O  OIi 'i 

^b^^o/;   .^ôi  ^o-nl^^^  ôt^J^^/  ^CL^  );oi;   po/  ^.«j   s£oaq  .  tV)Q-. 

Traductiox.  —  Salem,  ville  de  Sicliima,  qui  estaussi  Sichem, 
comme  dit  l'Écriture.  Il  y  a  aussi  jusqu'à  maintenant  un  autre 
village  dans  le  voisinage  d'Aelia,  à  l'occident.  Il  y  a  aussi  une 
autre  Silumiya  dans  la  plaine  au  huitième  mille  de  Scytho- 
polis.  Josèphe  dit  que  celle-ci  est  Salem,  sur  laquelle  a  régné 
Melchisédech  et  il  dit  qu'elle  estlerosolyma,  et  a  été  finalement 
appelée  Jérusalem. 

^lus.s-/]  om.  G,  qui  finit  à  autre  village.  —  Silumiya,  aujourd'hui  Tell  ar- 
Ridga,  où  se  trouve  le  wely  Sayli  Salim.  est  le  lieu  où  baptisait  Jean-Bap- 
tiste. —  Le  Salim,  voisin  de  Jérusalem,  serait  Ilirbet  Dor  Sellam.  à  4  kil. 
environ  au  S.-S.-E.  d'Kmmaus-Nicopolis. 

09 
oôc    .•)— OL.iOQ_oo    JLia..    ^^^    It-^t^o    oôto  ^j    ^£o6  .;»)-» 

[4-2] 


I 


L'oNOMASTICON   d'ÈUSÈBE   dans   une   Ta,VDUCT10N    SYRIAQUE.    '267 

),So,i^     "^  'i  f)n\     s-*bviol^  ioj     o5i    -«ois..*/;     ^io/    io-ûD; 
).àCL.>   o^-âu^    p  ^'^^K^I^.^Q-/;    I  •«•  »  •>  o  V  iv>;    l-^-'jJ    '\-'^P°- 

•;•!  f>v>o  tp 

TriADLCTioN.  —  Sour,  où  ran,i;'e  trouva  Agar,  entre  Kadès  et 
entre  Barad;  et  ce  désert  s'étend  également  jusqu'à  la  .Mer 
Kouge  et  arrive  jusqu'aux  confins  de  l'Egypte.  Kadès  est  le 
désert  qui  est  situé  au-dessus  de  la  ville  de  Pétra:  et  l'Écriture 
dit  que  le  désert  de  Sour  s'étend  en  face  i-pzzià-z-/)  de 
l'Egypte,  où  arrivèrent  les  fds  d'Israi-l  après  le  passage  de  la 
Mer  Rouge. 

G  a  perdu  cet  article.  —  Agar]  ancillam  Sarae  pr.  11.  —  Sour  2"] 
Codes  H:  S  est  ainsi  d'accord  avec  E.x.,  .\v,  22,  où  saint  Jérôme  a  lu  aussi 
Cades. 

ICHI 


•]Loi<nJ 


Tradui.tmx.  —  Les  campements  [lieu  où|  habita  Jacob  à  son 
retour  de  Mésopotamie. 

s  a  omis  l'article Ségor  i[ui  précède  celui-ci.  —  Ahel, //./y.,  t.  .XIXilOlO), 
p.  556,  a  retrouvé  la  tradition  de  ce  nom  h  Tell  Ahsas  t  colline  des  tentes  ».  :'i 
1.3(X)  mètres  environ  de  Tell  Deir'Alla  au  nord  du  Yiiboq,  là  où  il  s'inflé- 
chit avant  d'arriver  au  Jourdain. 

101 

l^j/o  yâ.;sÙJ    J_flû_.5,3  ^;  ooj   '.^otots^l   )iou  tv^^JS»  

t.nv>off>  |.^A^-a  ^4   ^^^.âu  .iol/  "^  i  oo\  l^sto  V-^/<  U'O^l 

"^-^^.M      • ,  sCOa^'^..^^        OC>o1S.Jl^OO    .«XDOâuiw   £00^     t-^/^    \->OkSl 

[43] 


•268  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

Traduction.  —  Le  fleuve  Tigre  est  celui  qui,  sortant  du 
paradis  [se  porte],  comme  le  dit  l'Écriture  vers  Assour,  tombe 
dans  la  Mer  Rouge,  comme  dit  Josèplie;  [il  est  aussi  appelé] 
Tigrios  à  cause  de  sa  rapidité,  semblable  à  l'impétuosité  de 
l'animal  de  ce  nom. 

1Ô2 

<'ôi^h^l  vm  .\n°i))j;   )-3>f>n->  -.{-.paj 

Traduction.  —  ]Térébinthe  de  Sicbem],  sous  lequel  Jacob 
cacha  les  dieux  étrangers,  est  dans  le  voisinage  de  Néapolis. 

103 
ooC^  tjîow  ^;  ».*oioK-./  .)lo| .  ,^tv)  [^sfi  t°iK.^;  yQJu^J  — 

iyL^i  ^l  pojKjM  .|.^eu^^  \N,a.jL>n  JK^IK.^  ^3  jK^o^Joi  ^t 
[s\so  vfiOsjiKj/o  )-2l1^  oÔi  )-aoi;;   [jji-/  JLo— ;  i-^^il  oCSj^ 

Traduction.  —  Pison  [est  interprété]  «  multitude  »  ;  c'est  le 
fleuve  que  les  Grecs  appellent  Gange,  qui  [sortant]  du  paradis, 
]allant]  vers  l'Inde,  se  jette  dans  la  mer.  Il  est  dit  qu'il  entoure 
toute  la  terre  de  ]Hévila.  où|  est  le  bel  or  et  l'escarboucle  et  la 
pierre  turquoise. 

104 

^^m)V.IX1^/     wJLs    O'^.'tN     Ôi^l     .-jt  •^^■>0.S;      yOJOI     j-*-^      lo^ 

[44] 


l'onomasticox  d'elsèbe  dans  unk  traduction  syriaqli:.  JGO 


Thaductiux.  —  Pharan  est  la  ville  qui  est  situé.'  au-dessus  de 
[l'Arabie],  près  du  désert  des  Sarrasins,  par  où  passèrent  les 
enfants  d'Israël,  quand  ils  quittèrent  le  Sinai;  [elle  est  située] 
au  delà  de  l'Arabie,  vers  le  sud,  éloignée  dAila  vers  l'orient  à 
[trois  jours]  de  route;  [dans  le  désert]  de  Pharan,  dit  l'Éiriture, 
haliita  Ismaél,  de  qui  viennent  les  Ismaélites.  Il  est  dit  aussi  que 
Kodolo'omor  tailla  en  pièces  ceux  qui  étaient  dans  Pharan, 
c'est-à-dire  dans  le  désert. 

Sarrasinx  a  été  rendu  U^  par  S.  — Dans  le  iléxerl  de  f /laran  om.  (;,(|ui 
aoi;la  leron  de  S,  quoique  eu  partie  perdue,  est  certiine  et  confirme  11. 

105 

Traductiox.  —  Pulistim,  qui  est  appelé  maintenant  As- 
cal]on;  et  la  région  qui  l'entoure  est  connue  (sous  le  nom  de) 
Palestine. 

lOG 


«ot 


Traductiox. —  Le  puils  du  serment;  i-'est  celui  que  crrusa 
(Abraham,  où]  il  jura.  11  est  maintenant  appelé  Birseba'  dans  la 
Géraritique. 

107 
''^  -■  '•"  -/    )oot    pô^i      [sl,1    ly-nyiat    )  oy^i    jtj-s    — 


•ou 


J^l 


[40] 


-270 


UEVUK    DE    I,  ORIENT   CHRETIEN. 


TiiADUcTio.N.  —  Le  puits  de  la  vision  est  au  désert,  là  où  habi- 
tait Jacob. 

lus 

Traduction.  —  Le  puits  du  jugement  jusqu'à  maintenant  est 
Je  village  de  Berdan  dans  la  Géraritique. 

Cf.  Jacsskn,  Herdan  [le  -puits  du  Jugement).  B.  B-,  t.  XV  (1906),  pp.  598- 
600. 

109 

va/    >n  ..  m  ./    Cl  >■>»-.;     j-^-»/     JN-  v^«  N«.     ))|_â    — 

.  .  .  y^aa-n-s/ 

Th.vductiox.  —  Le  puits  des  serments,  où  jurèrent  Isaac  et 
Abimélech  [... 

Ignace  ÉniREM  II 
Rahmani, 

Patriarche  syrien  d'Antioclie, 


E.   TiSSERANT.  E.   POWIÎR,   S.  J. 


R.  Devreesse. 


1.46] 


caté<:hese 

ATTRIBUÉE  A  S.UXT  BASILE  DE  CÉSARÉE 

INE  LETTRE  APOCRYPHE  DE  SAINT  LUC 

{F  m.) 


TEXTE 

^■(UIICTOMI      m»;      lll.\lll\A(;<:ll+      fil»:     +RKK.MI(;iA     ,')»ni 

aii(;Oiioc- 

TOIITAIIO       flTeTeilLIGTCCOIIl         1 1 1  Ll  AOI  l'IMC       llllfiTijeil 
+  IOVAOA        IJ(;I1       lAIIII       non       trAAIAeA       Tlipc       OAI       l-AJ) 

nllAlpll'^    Aiiovopiic    (72    R"l    <;r>().\    ïitcii     jitoc     non 

nA|>ll(()IIA  11(311  IlO.MKApnOC  licni  AVAIIATI  r<)(:  ihiia- 
Oiri'IIC  npnilOGCAAOllIKH-  (;A1l<r.'(0|)ll  i^AIXO'!'*:!!  <;irl°AII(> 
ÛLICUTeil     tiNieUOT     (;TAqAIT()'."     II6UAII      n,\(:      ll<»<;     0'.'0'<* 

noimovi"    iieiicAJ)    ovo?     iioiipnqtcfiui     rixt;     .\u    i)ciJ 

niCHOv  (jTATepcTAVjxoinii  DLiuq  Cixo  niAoïii ()'.•+  fliov- 

kAAi    Oi](;(|2(ori    C;|)<)ii     ni(3(|AiiA(:iAci(;    (;oc).Aii    (JAqxu) 

lilAII    nT()(|IIA'.'    flIlApfXillUC  (;(;C)I    IIAII   nilApAHICHA  CiUGOA- 
<;UA    nilOM    jxill     IK-COBOJO'.'I    n(OIJ,').    AC^JIOIIJ    O'.ll     CTAq- 

cnu     nocx'Jiiii     nA(;    i\)f    .nec^+j,pi    -ovo2    n^mn     o^^+ 
Feo-.'ooiKJC,   uiioA    ri(|)pii+    npuxui    hibou    «voe    niotioAc 

i)ATOT(|     ni'(:(|'i°MI(:     DACOpOII     nillllllA    OBOVAB    <|>AI    OTA- 

qopAriAï.iii    fiuoc;    iiA(|    ni)VCViiApoiit>c    o<|<vc>ci.    c)'/(W 

JIAipHi^  AtfOVCO^  nXli  IKl-C  4)+  n4<jAIIT<)KpATU>p  OK«OT 
n^AIIOKKMICIA  j>(3n  lICCpAII  KATA  liAKI  IICII  KATA  V'COpA 
0Op()VTAA(;    OVOIA    (-lU'jaJI    nj)l  IIOV    ,l)OII    (hpAII    nT«;<)UAV 

riiiApo(;MO(;  ooo'.'Aii  h~  ^°).  ()•.*()?  nT()'.'r((ir>z  n<|)1-  rioo- 


272  HEVUE  DE  l'orient  chrétien. 

;')iipi  i)(3ii  iiKiHHOc  ,b(3ii  necpAii  ooovab  oto2  xe.  nrc 
I1IAAOC  THpq  -f  peuA-f-  lieu  eAiiAuipou  ejjovij  enecep(|)ei 
p.eovAR-  GoiU:  <|)Ai  aiicIdai  .•yApcoTOii  niiTAUO  nutoTeii 
«;iinerAV,"j(orii  iiuu  iiHCTAqcAAi  riiitoo'»"  iieuAii  nxa 
(|)-f-  (mpcMiAiTov  lieu  riipH-f  (-pavanai  nse  iiieeiioc 
j)fiii  insiiicoTeii  n\c  ovo2  iiACcljHovr  niiAipH-f. 

AC^torii  nescoov  ctaiikhii  eiieuoi^  j>eii  Kopiiiooc 
ovoe  eAii.xAoc  (;Vo^'^  lieu  2Aiiiiii."i  nATo-inn  nuioov  m»; 
iiieeiioc  AVIIAZ+  en\c  ovoï  ûuoii  eKK.VHCiA  ^cuii  lie 
eopecTtooviiov     i^A     niuH^y.     ovoe     iiAiiepcviiArecee 

AIIOII      .')A      IMAilOCTO.VOG      lieU      II  1  ApVII  TOC      flTO      III.VAOC 

j>eii  mil  flApieTopDvvoc  n^iipi  niiAiiepA.  ovoe  nccosii 
niii.VAOG  iiA(|()i  nATCviiAreeoe  aomio  (ri  eBO\  lien 
iiiccoiiA  iKMi  iMciioq  nre  rieiurc:  me  ii\c-  otoz  a 
iiietoi;  î'itDui  ecjeop^  Cineuoo  riiiA'/.\oe  iieu  bapiiabac 
o'i-oe  A'.(;.')Ai  ."lA  +eKK.\uGiA  eTi)eii  ptouii  (73  R")  ueu 
«;(|)ei;oG-  eAV(;j)Ai  (1).")a  iiexpoe  luni  KOAiiime  ueu  teK- 
KMiGiA  eTJ)eii  AiiTio\iA-  0V02  ûiieql-UA'f"  n:5:e  nov 
cocriii  :xe  nunii  x'J:xoii  nuoii  au  esAuie  2.\i  neioB  Afriie 
iieoirm  Oiieiipeq+cBto  ;'JATe(|ovAeGA2m  iiaii  iTTempi 
rinere2iiA(|  s«:  ûroq  neiitrG  nie  nxc  Aqovopnreii  eiii- 
?i(oi."j  11(311  mo(o^eu  mt;  meoiioe  e;'i((jr!  ou  nT(:- 
(|()V(():'i  (;+iiA+  J)eii  ueT(;iiGO()iii  eopovKcor  neAii 
GKK.MiGiA  ijeii  nereiipAii  eepciMiArecee  nhurov  n.xe 
(huH^  nT(:  meeiiuc  UApeu.v(i)  eepm  excou  nor^e- 
ii2ii()r  iHiti  o'.iiiiGTiA  lieu   ()'i-,"jp(()iG  j)(;ii    ovoei    epAT(( 

OVOZ    (|IIA()IK-H|    ('2)     epOM     AU     n.\G     lieilGAJ)     0V02     iieii- 

pe(ffcBU)  eopeqi  nreqTAUoii  enxtoK  nueiiexHUA. 
ovoe    jxjii    iiiviuope    memcTOAU    <|)()e    i^'ja    bapiiab- 

AG    11(311     IIA'i'AOG    AVO^OV    ÛlieUdO     ÛUIAAOC    lieU    <|)UII^ 

•rup(|    nie     meoiioG    ne  gov    ib     riiiiABOT     uAtoiii     u(3 

meïOOV     (3T(31IUAV     nOVeZOOV      nGABBATOII      0V02     AIIIA- 

(I)  MIS.  eAlIG.hAI.  —ci)  Pour  (|11A(>B:^(|. 

[12] 


CATÉCHÈSE   ATTRIBUKF:    A    SAINT    BASILE   DE   CÉSARÉE.         273 
iiocioAoc     \io    fijjpiii     o.veii     iMim."i    noviiiir/riA    non 

OVTCIVBO    fit.   n(:?<l()'.' 

(73  V")  riii.\(()K  A(;  nriiï.  ntiedov  novneod'.-  ncAHRAToii 

n<|)IIAV    riAAM     ri"    «:'.•()?!     «;|)AT()'."    .')«:ll    lllll     fl  ApiCIAp  \<)<; 

tîvipi   n()'.'."i.\iiA  ()(|C)(»-.MiT  n.\«;  o'.im;'!  ))Oii  iiiiia  (:I(;II- 

1IA'.°    i'IlllllC     IC    (>'.'<)-|MII     ACIIII     rillC'l'pOC    (H'iOA     l)(;ll     piOllll 

A(:\A(|    ciicciiT    j)(;ii     ro-.imf  ■    «;ii    ovii    ciiroirr    nA«:ii 

TAI    ."l(|>Mpi     AcyKHIAC    <;(|>(;(:()(;    ACIIII    riMOAIMIIK:    IIIAIIDC- 

TOAoc-  iiAiiii  riii(j(r."iic3V  ciio-.'i"  ;'ici)iii  p(o  ;'iai(;(;- 
o(i)()'.*+  niiiAiioc  roAoo  cboa  Jicii   IKUVT   TIIIKA'^I  acoiiov 

tjlllllA  (;IIAIi;'l()ll  nl)ll'r(|.  A.Oei  (ipAlO/  IMillAII  ?(OOV 
fi-fpO(;(;'.'\ll    O'.'O?    IIAI1."J()II    n(;    ,')l;ll    OVIII,"!^^    npA,"J|.    {iCII 

n.\iiiop(";iiepAciiAï,eco(;  niidiKîpiiov  o'/o?  iiaii;iiiii 
niKoo'.'  iio  ,v«:  (jor.n  o-.-  necoii  ApfncimtDo-/^  (miaiiia 
n<h(H)'.".  AV(:p()'.-(()   n,\(;   MiAiiocTo.voc  (lextoov    iiaii  ac 

TGlIClOd'.M   Ail    .\(;    niKK;  A,"J    nCTIA  AVeilT(;ll  OnAIIIA    AAAA 

l'iTtiii    'fK(;A«;V«;M;    flrn    ikmkho  riip    iiic    iivc    a'.m;iii(;ii 

IMIAIIIA  IIMIIl  TeilIClOOVIl  AU  ,\G  OV  OT^OII  l(;  (;OBO  A.") 
nAUlIXI    (71    R")   AVeilTOII    nilAIIIA    AAAA  IIAptillOVI   (ipATOII 

(;+iipt)(:«;V\ii  ."lAioiiiiA-.-  An  ov  ii(;eTeqovA2CA2iii 
nuoq  iiAii  OAe  neiip«;(|+cr.(o  iiniinc  iiir,  iiyc  ovoz 
iiAipiit  iiAiiiiiiii  n+iip()(;(;'.'\ii  jj(;ii  «'.-ouoAK  (;ii()?i  cpA- 
rcii  (iirrcuii?  fiiioc- 

(rii    OVH    HiiTti)B2    riruvc   eiiiiiK;    k;    iieiKVG    inc    nxc 
A(|()-.()iie    .')<Mi    T(;iiiiii-f    eqxAMiovT    (;iiiU|2ApuA    oxe- 

pOVBIII  epo.  LIApiA  Tf}<(IIAV  TAAIIOVT  GIK^qeApUA  ll(3UA(| 
(;p(;     ?AIIAII"y()     nAIT(;A()(;     ?l     Ap\IIAIT(;A<)(;     OZl     ('pATO'.' 

t;p()(|   cpc  iii\AiiA  niA|)\iiAiT(;A(u;  oei  cpAiq  cao-.iiiaii 

rill()(|     O'.O?     rAlipillA     CAAAOII     rillO<|     O'i'OÏ     NIA     flï.tOOII 

iiA.Aco  riniï'.'iiiioc  n  r(;   r(|)e  a<;  o'.'tooT  ,')cjii  iMiero-oci 

fl(|)^  IMMI  ()-.-eipllllll  i;iA«;il  IIKA^I  ll(';ll  <)-.-fllA+  ,')(;li 
llip(OIII. 

iiiArKxrroAoi:     ar      Jxjh      iiMiiopo'.'iiAV      niiiccoriip 

AV2ITOV      ebpill      AVOVIO^T      ÛUOq     0V02     RTAqt     IIIOOV 

[13] 

ORIENT  CHRÉTIEN.  18 


274 


RKVUE    DE    L  ORIENT    CHRETIEN. 


nf  izipiiiiii  A(|epAcnAï.ecee  niiiovAi  hiovai  niitoov 
ovoe  ACHpAcnAï.ecoe  nutoov  eux:  nxn  oiuiTovAi-,  ma|)ia. 
(71V°)oT()2  nAipiif  A  nxc+iiAii  nTfiqîipniiii.  ueiituiCA 
haï  AveoLici  n.\e  niAnooTovoc  cvvco  nptoov  ovoe 
GvrouT  t;V(;pAnopiiJ  xa  mu  (;OiiA:yepTO.\ijAii  G;yoiK| 
eoBfi  noii:xmi  enAiiiA  lo   eese  a^   n.\coi3:i  le  eoee  Aja 

n2cnil   AV<;IITf)ll    (WIAIMA- 

IMÏipOC  Ae  IIIAIIOCTO.VOC  A(|OOK(|  (iKOAl  I  II  I IC  ll(;,\A(| 
IIA(|  Xfi   IIACOII    UUAIJIIIIO  noOK    110  <;T(K)VOII  ;'J:V()I1   ûiiok 

fi^')OllAK  ^•JA  riKuoTiip  nAPAGor,  (U)peK^'Jiiii  riiio<|  ye 
(iBBO  AX'j  nouoT  iKHi  a;'j  neiiA  ak«;HT(;Ii  HiiAiiiA.  iiese 
KOAiiiiiic  nneTpoc  >o  nAoc  nuor  neoK  iwp  (rr(3ri,"iA 
(:Hp(;K;y(;ii(|  ReoTopoi  irroz  nooK  ik;  iumikot  Tiipov. 
Aqtipovu)  nxe  iioipoc  nesAq  niiuAiiiiiic  xa  fiiioii 
.«ysoii  uuoi  e+nnAovoi  encre  eepi,")eiit|  ee.xi  riiivcrv- 
pioii  eK\H  niiAiiiA  eoBG  ye  nooK  ne  eTAquopK  n>e 
iHvc  ))(;ii  Teqï.(oii  neeoTAB  ovo2  AqcuAi  gbo.v  ïApoK 
nuo'.Mii  iiiBeii  niio'i-Bcoii  nio  niXA.xi-  +iiov  Ae  otii 
oiTK  nxoiic  eepoK^iiii  nroq  eose  iiaiuvc-  (75  R°) 
Tiipioii  se  eese  a^  nexiA  AveiiTeM  ghaiua 

J)(;ii  iiAiiiepeqctOTeu  ovii  eiiAi  nxe  iuiaiiiihc 
AqTcon<|  AqBo.\(|  (-BOA  fiTeq (t.u)i I II  eeiiiip  niio<|  (1) 
ovoï  A<|\Ac  nTOT<|.  oToe  HAipii-f  A(|iio^i  ejjovii  eiieii- 
(xoiiip  AC)?iTq  eypiii  Ac|OTioyT  fiiioci  ovo?  neAAq  iia(| 
A'e  iiAO'c  ovoe  nAii(>v"h  teneur  ,hA  tau6TX(ob  iieu 
iiAKey(|)iip  iTAnoc;  TOAoc  iioiiiii  ïiiia  eepeKTAuoii  ye 
erjBC;  a;'i  dclimt  AKeiircii  eiiAiiiA-  A(|(=po'i-c()  nve  luni- 

UCUTHp      lieA'A(|      nUDAIIIIHO      A(;      U)      ICUAIIIIIIC      IIACd)!!! 

+iiA?«ni  ?.\i  epcoieii  ah  j)oii  iiiioTAqcocnii  riiuoov 
iieiiiii  iTAC  iiAUOT  lien  iiiniiA  eoovAB-  nieoom  l'Ap 
«:TA<n;()(riii  riii<)(|  nxe  bapijabac  iieii  hav.voc;  notx) 
ou  A(|(:(>(viii  ruKX)  iieuui  flAC;  iiakot  J)eii  iiicjxiovi 
ef)p<)-/KU)  r    neAiieiiiiAuciA    l>eu     uikocuoc     lupq    jjeii 


(i)  Ms.  :  nuopii- 


[141 


CATÉCHÈSE    ATTRIBIKE    A    SAINT    RASILE    DF;    CKSARÉE.  275 

IIA|)AII      IKMI       <|)|)AII       riMA|)IA       TAIIA'.'      (:(  >  pO'.'T  A  A  ()       (f.'CIA 

»;m."I(()i  nJHiro'.-  rinic.eoo'.'  iicii  mm;.\"(()|H'-  Iiio'.'  ac 
'l'iHiDiiiio'.-    n'i-ACADiiiK)'.'    oiiiiiA    co |>(;'r(: 1 1 K<c)'i'    n!)iri'<| 

nfcKKAIICIA  yu  <|)AI  lin  lllf:?(»()'."  (:TA<|0'.HII,"J  (7.')  \")  flAi; 
IIAKOT  (;«)pf;T(:ll?ir;«;llf  flIIOC  lUOIMMI.  0V02  IIAipnf  Alll- 
CCOTIlp   O'I     niMAIIOCr'OAOC    CAIICMH'.'I'    n  f  IIUAK:    <|iIMIIII(>I(: 

ii(|TAii()  niKDOv  «;()'.iiA  (;(|()'/i;«;o(oii  (-iioA.  ii(;.\'A(|  fiin-- 

TpOC.    .\(:    in     IIAK     flO'.'CA    flTC;     IIAKOIII    ()•.-()?    flIMMIAVACM: 

oi   riiiiK<;<:A  o-.-oe  nT(;T«;iiK<i)t  n+cciit  amok   eu)  f iia- 

[ctlip    ll((|-|-(;il    Cr.OA    MIIIIIA-.IIA.    O-.Oi'    IIAlpilJ     A     IlICCO'llip 
l'fllllllll     fillMIA    KAIA    <|)pil+    (:l(;eilA<|-    O'.t»,'    A    IICipoC    Ol 

iiA(|  nriKoiii  A(|Aii<)iii  nmcA  o-.-oe  a  iia.-aoc  aiioiii 
nniKccA  o■.'^r^  a'.k<i)+  riii()<|  ciiiiiiiiiii  «riA  nicdiriip 
\A(|    (uincin-.   ()V()2   iiApn    iiicoiii    i.iia    (m.oa    im;    ri<|)piii 

flO-.IIO-.A?  Il)  6(|K(C)'f  IIOIKOO'.-  JXMI  <)-.ril()  1 1  ACriKi  ZM 
nl)M:i  O'.-Uif  A  IlIKtOT  niIKOlll  D'ICI  <;ll."l(()i  D  I B  niiAei 
nci'.AII.  O'.O?  A  IlICCOTIip  O'.'AeCAem  ÏAIICI'.AdC.  JKUI 
MIIIA     CIIAVVII     n.')IIT<|     A'.'l     A'.-IA.XpO    j)(;ll     Ollllt    nillllA- 

()'.-()^    niioii    ;ai     ma.-    «niKUd'i'iip    (UiiiA    (uiiaiioctoaoc 

rillA'.'ATO'.'  IKni  IIIKO'.'.M  Cl  II  AOI IT  liC  (('.'Oi"  IIAp(;  IIIIIM."! 
riTf:    IIKMHIOG  (70    H")   (;p(>(;(()|>lll    fi^COIl   lllr>l;ll    (j'r:"it)ll    O'.'O? 

iiA.oi   n."j(t)iipi  no  2iA(:ii   lin    riipo'/  ("ro'/iiA'.-  «iptoo-.-. 

o'.ov  KATA  ino-.\v?c:Ai'iii  nr»;  <|)+  a  +(;Kkaii(;ia  taap«> 

ixiii  r  ncoiii  o/o,-  iiA(;iAi>iM).  r  (jpAïc  im;  ^hU:  acikio  (2) 

rf  npoinii  niA/Kiin  ('aokc  (hioa-  iiciiciica  iiai    a  ii(;n- 

(UOInp  O'.AÏCAÏIII  noVTpAIKiï.A  flIIOVIi  OpV:  U  flCT'.AOC 
rniApKApiTIK:    f (()()•.  IIOV    •)ApO(;  ACI    ACIAApO    !)(;ll    ()lin  + 

niiicpATioii.  ic  <>AiiK(;ii(i  rnpioli  niio-.i-.  a-.i  immi  ^aiii><:- 
ti(;k()(:  n^AT  11(311  ïAiiAii  iicii  /AiiiiAiniA  n;'M;ii(;  kaia 
in;oii+  niiniAnr;p.")((i()'.-."ii  inp»!  hmiii  iicor.f  Hi-cor. 
iiinijii     n'i-(;     iniiAn(;p."j(n()'.-;'ii     a'.";'JH)iii     Tiipo'.'      immi 

nTAÏO  «;pAT<|    nfcïKKAIICIA     Ilipc  HCO'."   K    riniAliOT   IIACDIII 
(1;  Ms.  :  UOVA2A. 

(2jPour  icaceK. 

[15] 


276  nKVL'E  DE  l'orient  chrétien. 

\(i)|>i<;  Mic()r>+  (ncAii;')»)!  n1~eKKAHciA  lUiii  niweo 
epAK)     nimiA     n<;})()vii     nrn     iiiKvuiTiipioii     Ac>ya)iii 

u(|iiA2<()Tii    n.\(;   (|)|)H   A    iiicu)THp    -fcuov    niie«( 

ritiA()ii-i-iM:  iHMi  iiiciiiio'r  eT\ii  iioihddv  ovoe  a<|+- 
luDov  ni~^i|>iiiiii  n(;a.A<|  iicdov  xe  eitoi^  nm.vAoc  tii|>(| 
eT\H  l)en  (|)iAiiinoK;  (76  V°)  iieu  Kopiiiooo  eiiiA  niifie.\i 
npcoui  epe.xi  neior.  nciior  nTexiiiiTiic  neAiiAToovi 
ncoT    KA    ,\jj     iHiioiiiiov    n;yujpn    nieTr;ii    sujk    (3bo.\ 

fTf.WTO'i'priA  nT(;  ni:^AI.  0'--02  IIAipilt  A  IIIG(OTIip 
;H(;|IA(|      (ill,"J(OI      eill(|)IIOVI      IIRII     UApiA     TfîClUAV      e(|IA- 

Mio'.r  (;.\(}ii  lll^ApllA  nvnpo'iiiiii  ope  iiiaiiaii;^u  fiAr- 
rn.voc  (jpeiiiiion  jjAXcuq- 

AC''JUim  Ail  IIGIieiICA  MAI  A  II  I  AnOtîTO.VOC  2K()I,"J 
Cini.VAOC  IHpCI  KATA  (|)OVA2i;A2ll  I  II  fl  ICtOTII  p  «VO? 
l1AipH+   AVAIG    nSG    IIIAAOC    TlipOV    HT.'yOn    lieU    IIIOBIIOC 

ye  ?iiiA  niie2Ai  nptuui  OAUie  eAi  netuB  ))«}ii  iio'i-eiiiiovi 

nCOV  KA  nniABOT  IIAIjUMI.  AC^COni  OVIi  lieilHlICA  MAI 
AIIIAIUXÎIOAOC;  C)l()OV+  n+eKKAHGIA  HGOV  KA  nillAliOT 
IIACUIII      AG^yUmi     G'i'Oei     epATOV     G'i'îtDG      OVt)2     G'i-c;iiov 

e<i)f    Omexcope    Tiipq    ^matg    niovuiiiii    .'mal    GqiiA^yAi 

OVII  llAG  <^pM  ACIOlOOT-f-  flse  (|)AAOC  THpt)  0111601100 
e+GKKAHGIA     OGO'/     KA     nillABOT     nA(()lll-    AG."JlOm     GTAV- 

ea)ovf  ns6   iiiaaog  ai|ïi  gpat(|    n,\G    iigt-  (77  R°)  poG 

IJGU      IIAVAOG      IIGII      BApilABAG     A'/'hGBU)      MniAAOC     Tlipq 

heu  "fcBU)  n-re  rio-c  iieii  iiieuroAii  flTe  neijo^c  ihc 
riXG.  en  otij  er+CBio  n.\e  iiiAnocTOAoc,  ric|)UHy 
THpt)  nmeeiiOG  enrine  ig  neiio-o   iiig   nxc  Aqi   eneGHT 

eBOA      jlOII       T(|)e      A(|0T02      beil       OIIhI"        nniAIIOGTOAOG 

e()TAAHovT   eiiizApuA  flxepovBiij.  epe   Te(|iiAv   niiAp- 

eOIIOG  ,\OA2  eGGGAGCOA  j)6ll  eAII^TAf  niGB  nilOVB 
ZIAKHHBUJOII    (ipe   OVOII    OVOpillll    nilOVB    eiAGII    TeGA(|)e 

ueii  ov\Aoii  riuApi-ApiTiic  GAn^ioi  ntopiiiii.  epe 
eAiiAii^yo  nArr(;AOG  Kiof  epoG  atta\h  Averiov  eepm 
ATOvco^T  Ouo()   lieu  TequAv   nriApeeiioc-  oroe  ne;xe 


fl6] 


CATKCIIKSE    ATTIUBUKE    A    SAINT    BASILE    DP.    CÉSARKE.  •277 

iii(:(()'ni|)    niiiAïKicro.voc    .\(;    Apiiicoiif    riiiiiiAnnp.'iKi- 

«'.•.'•M  ll(;ll  iT|>AII(3ÏA  IM;II  ~fl  1 1>(>(:<|>(>  |)A  .\(:  <|)AI  IM:  IIK;- 
200-.-  niA  MAKOT  IM;II  IIIIIIIA  (-DO'.'Ali  +1IA+  «iOpo/KUT 
(r.K-nipiOM     IMMI      KA(M)AIKII     jt(;il      (|>|)AII     flilApiA       l'AIIA'.' 

riiiA|>oi:ii(>(:.  Td'i'c;  hiaiioci'oaoc  A'/(:|JiM;()ii'i  riiiiiiA- 
n(;|)."HU()  I  ."Il  iKMi  iMi    77  V°l  Tii|J(iv  ctvii  ^i.\(()c|  ovcoii 

ilAlpllI  A  ll(:IIC<UTII|>  AIIOIII  Mlli;  I  pOC  nAII.\(0.\  11) 
nillAIIOC'l'OAOC      A<|IAA()      ni(;C|,\l,\      (;,\«;ll       ItitlAtlX:      O'iM)? 

A(|Ai(|    ni((i-i-    niiicoiioc    riipu'.'    non    <|)iiii:'i    nniAiioc- 

lOAOC      llipo-.--     C)-.-02      IjlJli     toVIlOV     f:TAMICCI)Tlip     TAAO 

niMM|.\'i.v  JîAeii  TA<l>n  rtnerpoc  irinino  ic  eAiicini  A'.((t,"i 
«;ii()A   ;'iA  1-  ncoii  nepiii  .'>nii  t<|)(:  ao  Agioc  Agioc  Agicx: 

ApVIMMIICKOlKX:  KAIA  TAglC  fl  1 IC  A  VICO  AK  K  .  MAipil'f 
A(p>(0()-.-f  n<-AIIK(;(illl(:KOII()(:  KATA  lUJpOC  ll(;ll  eAII" 
npOCBVmpOC  IKMI  ^AIIAIAKIOII  IKMI  ^AIie'.'IIOAlAKtDII 
IKMI        ^AIIAIIAriKOCrilC        ll(:ll        '(>AII'l'AAII(()'r()(:       l'i)         IKMI 

McoPif    fiiim    ri<|)f     .')(;ii    iiAiiiopc;    iiUMOiiip    amok    ciioa 

rilHXO;')    nf CKKAIICIA- 

O'.'Oi"  (|>AI  ll(;  llipili  «"i'A'.'TAi'OC  (jpA'l'C  fl^O'/lf  fltiK- 
KAIICIA  (iTA'.'KO'l'C  ,')(:ll  II  ICK  K  AilCi  A  j)(;ll  «|)pAII  flBIlU- 
IM)-.-All    IIApiA    OIIA'.-    nillHICd)  rilp    ilIC    IIVC- 

MAI  lit;  iKi  iiinriAiiACHiov  'xm  iaiiii  I)oii  iiiicTopiA 
nApv(:<)ii  (nA'.-(:J)iii()v  fiAH   iiiAMOfrroAOG  (78  R")  ."iaih- 

(MDAII      e;T,l)(;ll     +i()'.'A(:A     IIUII     IAIIII. 

•fiio'.'  An  Cl)  iiAVHipi  iiAp«-;ii(;p."iAi  Ijnii  <)'."n"i'<|)p()(:'.-im 
J)(:ii  ii."iAi  n  f  A  r()(()\(;ii  nccMiiiii  ^atia  iiApiA  (»ai  «îiac- 
iii{:i    iiAii    ri(|)p(u|()Aiii()     riiliKociioc    -riip(|.     niiciiopt; 

?AI     1    0J)O'.*ll     juill     IIAIUA    r;()()-.-AI>     ri(|)()()-.-    ])«;ll     ^AMCIIOI' 

n(J)AirrAr,iA(;()«;     imii     iiaooc     tu;     OTiiornopiioc     ne 

OVUOTIUOIK     lie     <)-.IM;  rilAAAAKOC;     Il  C     O'.ll  (iTp(;<|(;ll  KOr 

iHui  ^«txjvr  lin  o-.-u(;iiiAr«)(;  ii«;  o/iiOTcliApiiAroc;  im 
()Vin:TpG(|(vi;'«iiii     nn     o'.-iniTp(M|\A()vili)v       inMniopn 

(1)  Cp  mot  n'a  été  signalr  iiu'en  saliidiqui'  jusqu'ici  sauf  ilans  Isaii',  \\\,  I. 

(2)  On    trouve     plus    ordinairement   'l'AAUUJAOC,  cf.   Ciim-STEiNtHiBu , 
Koplische  Rechhurkunden.  pp.  201  et  245. 


118 


REVUE    DE    L  ORIENT    CHRETIEN. 


iw  npAiiAo  iiAOïiAi  I  (;l)ovii  e  iKviiKv  (-oovcVB  ri<l>oo'r 
^■(3   iiiii   ik;   noiiA'-   rmiiii,"jt  no-i'po  o/o^  mpAiiAo  nir; 

IIKJCOII     TlipOV    IIGIICVC   IHC    ll\G. 

MAI     IIH    lIlKnAlAfiMO'i*    !)(:ll    lAHLI    eVCJjMO'i'T     ntlAipil  + 
yii    OVOI     npAllAC)    union    HAOIIAI    (ÎT^OII    ^IAOII    IIKAÏI    ,\(; 

iiovHi  iiG+;'i«t»1    nrn  <J)iiovii  ^a  (hk;?. 

(78  V°)  -f-iiov  Ae  uApeii^cuiii  (ni  +  iir;TiiAiiT  .heii  ct>pAii 
Cineuo-c  HIC  ii\<;  iicii  t(;()iiav  fiiiApooiioc  eiiiA  iTieqep 

nillAI  IIOIIAII  JXMI  ll(;(|lillllA  (U)()l  n-fof  X6  (t)AI  l'Ap  rio 
nillA    (:TOII()l     flIIIIIAI    CpOII    n.hMI<).    OVOI    OVOI    OTOI    ;'JA 

r  ncoii   npioiii  iiiBoii  fiATArAiiii  ovo?  nA-riiAi  no  îhki 

ll(i  pAllAO  .')(;il  IlOÏOO'i'  ni(;  +KpilCIC  AO  IIO'iMII  iio 
illV|)(OII      nATOOIIO      ;')A       (31102      IIOU      IIIC|6ilT     nATOlIKOr 

lien  invAKi  otcabov  non  nicoopiep  nio  iiiiia.\';i- 

•IMilOnOl     nATCMIl     Ail     (;01i(;     IlipAllAO     HAOIIAI     (\^AI     fV]- 

^Aîjyee  iien  nec|2BiioTi  Tupo^-  (|)ai  OTAiiovcopn  iia(| 
eoBO  tnAAS  neiAKvnoinon  .\o  nioiic|)toT2  ïuotc  n+c- 
T'.Aii  mo  onooo'i'AB  iiApiA  se  ov  no  (;TA(|opovto 
rnioi|     iiAii    ooBO     +11AAE    OTOiniAV     Ao    o'i"     2U)(|     no 

eKKMKilA      lO      uni      ÏCOO      no       lUVpiA      OAl      010VKH)T      11A(; 

riiiAi(;p(|)(;i  iiAci.vKx;  rAp  ccoo'.n  au  ao  a()ovoh  ()•»• 
npo'.ïi  iiA."Jiipi  iwp  OTonii^AnTAinAAg  neHAKvnoinon 
o'/oe  Ai:'iAiiKnii  euov  nio'i'iinc  oboa  za  ovnii^  nno'.'B 
ZiiiA  nco  (7i)  R°)  ."jAii^'j  nj)nTov.  tiiov  Ae  opo  ovoii  ov^'io 
0<|)pn'f  noAi  nroT  no  +iia+  o-.i  ni(«)ov  ikotoii  au  ne 
o'i'Ao  niion  ^a)v,  nriii  ikmi  ai-ahii  au  o'i*  2<oc)  ne 
■fArAini-  on  ()-,ii  rniAio  iiicaai  kiiii  i)oii  )>to()  niiiA- 
G(;Bno  oroiniA-.-  Atn-oi  (iiiocuT  A(|i^riniiiiiA.  iio<|."nipi 
Aoiioii  iio(|i>ioiii  (;rAiiiA-.-  f;(|)ii(:rA(|;')coiii  rnio'i'itor 
AO  ,')AA"on  o-.KovAi  iiAt|A(o  ni'Aniii^+  ncuvAi  ovAop 
onA.-jK).  i-nov  AO  A(|ei  neqonov  ovo?  nAipnt  aov- 
iii."i+  nzo+  1  eiAon  iio(|."inpi  inni  ii(U|eioiii.  ovo?  'xiii 
+OV1IOV  Avoi  n+n.\AE  n;iAK-i-iioiiioii  non  k  HAVipA 
nno'.B  non   o\i.iii."i  nconi   Duin  ïi   iiAprApiTiic  Avonov 


m 


CATKCIIKSK   ATTRIBUÉE    A    SAINT    IIASILE    DE   CÉSARÉE.         279 

uni  AIIOK  MKI.VA  Vie  roc  l'.ACI.VKX:  IIICIIICKOIIOC  (>'.-o«> 
HA-.|>IIII     Ml:    .')(MI    ^All(:pll(0()'.'l     <:'/t);'l    ll(;ll    eAllf  ÏO    (■•l();'l 

M:  \(i)  iiAii  (;r>o.\  iiciiMor  At;  A(|(;|>ii()r>i  n.\(:  iiciiicor 
cni'.c    iiii(ri'A(|(:A.\i    mikimi'.'   kai'a   'i'(M|M<rrA'r<>ii'i'.    i'iiiiiKi 

l\V|)  ^.^\^l  ll(U|()ll()-.-  A(|l.l()'.'  KA'I'A  f  KOAir/CIC  HTtl  <!)+ 
(UIIK;  A(;  A«|A(Ur.-A  (i<|>+  IKiU  (79  V°j  ItHIIIA'."  rillA|>(H:ll(>(:. 
Ilio.-  A(;  l<:  1  IIAAg  n?IAK'.lll»lll(HI  IMMI  K  flA/ipA  flllo'.li 
IICII     (-AIUOIII      MMIII     ll);ll     ('AIIIMI."I     H  II  A  |>l  Af)  I  I  1 1 C    COptiK- 

<|)C()  li"    opoc;    nt^iKtoM    nrn   oiKioo'.Ab    UApiA-  aiiok   A(i 

l)<:ll     IIAIII(>|)I(:<()  rcil      CHAI     aiiok     ni(iAA\l<:T()(;     BACIAIOC 

Ai."i(oiii    (MOI     n;'i<|)ii|)i    (MiAVKo    Aifaio'.'    riiMUKrt;     nu; 

IIX'C  ll(:ll  'r(;4|IIA'.-  flIlApCKnKM:  O'.'O^  1 1  Al  I C  p'(>(C)  l'i  (:III6- 
pATIOII    D'il;    IIIO.-CIACOIipi')!!- 

AliOK     i>(()     AIO'I      mil      nfllAAt.      n/IAK'.'IIOIIIOII      IKMI     "^K 
OA'.'TpA     nnO'.'li     IMHI      IIHOIII     011111     (-1      IIApi'Apl'I'IIC     Alllll 

«:|>o-.'ii   no'.-(f_n)rpA<|)0(;  flcA})  <)•.•<)?  n'iMJviiiri'iic  (iiiieo'.'o 

<;(|(:(()0'.'ll       n<|>(OT?       DKAAIOC      O-.'O,"       AICAA'I      llKLIAq       A"«; 

(Mo'.Mo;-!  «;op(;K(;p'<.((ii'pA<|>iii  mil  ni"?iK*()ii  nre  oiiu- 
oo'.wij    iiApiA    (rrAiii.vAî:     n<>iAK'.'iiomoii     Jx;!!     o'."iio'."i> 

l;(|TO'.-|lllO'."i'      IKMI     O'.MOIII      Mil  ApK  ApiT  1  tC  .      1 1 1  ï.t  (I  fp  A<|)(»(; 

Ai:  (;rA(|o-i  ni~iiAAg  iicmi  m-|-imoiiioii  ikmi  iiiiio'.  r>  iinii 
iiKoiii  riiiiii  iKiii  iiMom  riMApi'Api'riic  iSll  K")  ()'.°o<> 
A(|o-rro-.-  (;ii(i(|m-  A(;,"i(oiii  ac  (i(|iiA^co'i'ii  nA°(:  c|>pM  Aiipi 

nTAC-.IIAEIC      KATA      +KA2(;     JXJII      rilllA     (;+6IIKOT      n})MT(J 

iiAipiif    AKMiKO'r  <;a'<hi  iiA(|>pii;'j. 

(ni    o-.ii    (HciiKor    AIMA'.'    cpoi    Jx-ii    ()'.-?opA(;i<:    ïkk. 
niiiA'.-   (:o'.(;ïiiii    t-(;«;p(r.'H)iiii    n<|)pii+    rK|>pii    cpc;    ihm;- 

eBtOC  i'KMriJilipilA"  no'.-<OIIII  (MiOA  (;p(:  AAOV  (iliovf 
rillApBGIIOC  llO,"ll  lUillAC  (;II(;(;COOV  (:UA;')(0-  IK.'A'AC 
mil  jxill  lir^OpAIIA  A'(:  ACCIIOAA  BACIAIO'.-  AH  KClOO'.'ll 
ÛIIOI     .\(;     AIIOK      mu-     AIIOK    AI:      ll(:A°lll      MAC     A'(:      (:l(;(()0'.'l  I 

riiio  n(Moii  (o  TAoc  ikhi  iiAim,"jf  ncoo-.-  (nKiot  «ipo- 
iicAAc    mil   A"«;  AIIOK    ik;    iiApiA  'friApncnioc    (»ai    (rrt-K- 

K(Or    MAC     fmAIIII,"jf    rUi'.'KTIIplOII    O-.-OÏ    CKipi     nMAlm."lf 


[19. 


280 


REVUE    DE    l  ORIENT    CHRETIEN. 


n^enjiioi    eoBHTc.    Oioe   taia.vov    giiov+    OiiApeeiioc 

(U)M<);'n      IKMIIII      (;l|>llllll      TG      IJt3ll     C()c|)IA      IIAI      OTcVVVOe 

eTAiiApeoiiiA  icj^GiJ  TovueTKovsi  ovoe  A-/<|)(()ii  rinovc- 
ii()<)    niu).\   2IXHII    <|)|}Aii    rinA,"iiipi    riiioiipiT    me    ri\c. 

(SU    V")     +II()V      A(;     +II.\AS      neiAKVIIOIIIOII      OAI      <;TAKt).\C 

fiTOTci  nnipu)iii  npAiiAo  aiia'*'  riiicp^lxi)  re  niAeiKtoii 
epon  xe  ovo'inAoïic  re  6tac|o-itc;.  aiiok  a»;  q+UAl- 
n.'îiiTc  (1)  Ail  n,\e  riAniiA  iieii  {J)0'."U)>'j  riiiA;yiipi. 
AK^AiiKiin  oc|)((jr2  apoc,  fiTAeiKiDii  Miioii^^ou  mu 
<J)iiee  n()vp«i<|(;piioBi  +K(nii  eAf;ii  TAAcl^e  (2).  aaaa 
AK;')A:ri(()iiK  n^AiiAioo'/i  iia^khak  caikiihbt  n+no.MC 
e(|>i.iA  ni'Ai'^ptoT  riApxeoii  fjKe^yiDKi  ojipni  jx-ii  iiika,>i 
riii."jA'i-  niiAïi  II  (:ii(3(:ii'i-  ivrm  nAipii+  (3K(3aiiii  noiiiAAg 
nAO'i'Aii  nA(;ii(;  opu  rA(3iv.\ii  t|)oi2  epoc  aoiio  aia 
npcoui  ovo?  Bpfi  •rAiciioT+  nnApoeiioc  (|)ot2  cAncf^ip 

nilOI    Oil     CAOïlIlAII     ()-.-<)ï    +KeO'i-|    CAAAOII     flIIOI.     O'i'Oe 

BKeTA2oi;  npAit;  riii(3iin(>  nniupAAioii  nri;  iiiiiAnep- 
^coov^yi  ovoï  AIIOK  Gieepe  ;aiiiiiiiiii  >'J{oiii  njjiiTc 
beii   nezoov  nre  riAAriACUOc    iieii   hta20   opAiq    ûha- 

eVKTHpiOll.      AIIOK     A(3      M  ie.\A\ICTOG     liACIM"     (81     R°)     OC 

ii(3Aiii  iiAc  !)(;ii  iii^opAiiA  A<3  TAiri;  0V02  oiiAV  niiAox; 
eiiiiiie  l'Ap  T«;0(O'.Mi  AG  ■r(3ii(ri  f3poii  ncTVAoc  11  nujpA- 
TiKoii  11(311  riTAïo  epATci  fi H I II An(3p;y <oov,"j I •  Acepovco 
neAAC  iiHi  nA(3  oiioroi   rniApoeiioc  ncuov  iiib(3ii  jifiii 

llieopAIIA  A«3  IIA."I(3IIAK  K(of  ITCA  +ll.\Ag  HAOVAll  HAOIU; 
AIIITC  e-f(3KK.\IICIA  AIIOK  ON  +IIAIAIIOK  t;<|MIA  finiC- 
Ti-.VOC    IJ    GOpnKTIlirO-.'    (3lll(3pATIOII.     MAI    AC    OTACAOTOV 

mil    nA{3   +(;2IIII   AM;p   AOHA'i"    GpOC3. 

(3TAir(OUT     A(3     OïAHATOOTI     AlOVlOpil     DCA     IHï.tOPpA- 

(|)Ot;    AltO.M     nT()T()     nfll.VAg     neiAKVIIHmoil     11(311    limovii 

non  iiKom  niim  ikmi  mK(30'i'oii  niiApi-Apii  rue  aiiok 
Ae   Aïoi    mu    nii()p(3A    iiiAp\impf3(;BVT(=po(;    ikîii    ka.m- 


(1)  Ms.  :  nj)IIT,  le  c  est  en  surcharge. 

(2)  ils.  ;  TAtjx-  avec  un  .second  a  en  surcharge. 


CATÉCHÈSE   ATTRinUKE   A    SAINT    BASILE    DE   CÉSAUÉE. 


281 


IIIKOC  IKMI  IIa[cT  JaiKOll  MIAIAKCOII  D  |)<;l  I A  A  1 1  A(:i;(  x:  ■ 
MAI  A<;  AMI'I'I'O'.-  |>(-:M  (|-.',-(l)ll  CIIIIIA  CI' Al  :  i  1 1 1 1  i  1 1  I  IIMI 
t;|)(l(|     •)(:ll     llie()|)AUA    n,\(:    OlKMXI'.Wr.    IIA|)IA-     (;iAli;"M()KI 

A«:  mineur  fn»VKOv,\i  n,"iA-.'  nuAei  li  AIAIIII  nfllAAt. 
nA«)'.-Aii  n.vjjiic  (SI  V°)  v:\)(i  «•.•(iii  ïboc  ntiu:  (:^()lll  n,\(uc; 
I.  ntiAociprKoii  (rrTAiiio'.'T.  aiiok  au  (;taiiia'.'  iipoc  Aiup- 
Vi(|)M|>i  (:Iia;'I(()  iiomii  ,\(;  amkxoc  k;  ((■.•(•i'OO'."  flTC 
'fei|>iiiiM  (|)Ai  (JTA  iiiiiiiiiii  ni'i;  iioc  ()'.'(>ii/(|  ^l^\iut 
n.')Mr(|-   AIIOK   A<:  Aïo'copii   niiienoc  noAocipiKoii   oi.oa 

AIMA/      (Hieo      n  +  )f.(()l'I>A<|)IA      ni(;      OimOO'.AIl      IKVpiA      IKill 

iiiVApAK'i'iipioii  nri:  iiocMipocioiioii  o'.oï  Ai^nr  ciiii- 
«:iir    Ai(r.-{o."jr    n+cn-.'Aii    «rrciiAptoo'.'T-    iiAco'.'ccotDii 

l:IIA,"lt()    OVOÏ    IIAIICpTAACIKOpill     n(;    .\«;    AIIIIA."I<|AI     (XDII 

IM;  niAir;r'.-.\ii  niiAipiif  ()^•()^  iiAiicodiii  ni;  immi  iiciH;- 
piM).-  (;m>(;  iiipiit  n<|Ai  riiioc-  +iiaae  a<;  ackiii  npoc 
,')(;ii  iii;'»iK  AO(|(().\i  CAii,"i(i)i  n'f'(|)0(:c:A  iicii  iiii^iioc: 
noAOcipiKoii  o-.-oi»  iiAipiii"  iiAii."i()(;p()(()p  in;  (;or.n 
iicco'.occKiii  ii(;ii  iiMi^'Jiii  .\(;  aiiiia.'ticoo.iio/  niicx; 
Oa;')    npiif  ■  ïiiriiif;   m;  o'.-ciiii  a(;."I(oiii    «iiiOA  JXHI   +iiaa£ 

(;p<;    M\ApAK-   {Si    R")    Tlip    IlOHeOO'.-AI'.    IKVpiA    (|)<)T?    CpOC 

,\n  noBG  ov  Tm-niioi  iiAïUJAfu;  n(|Ai  niioi  viiiiik; 
+A(:i(0()-.'     +zop,"i    AU     m;    viiiiik;    ivvp    +c<;iri(ur    (:ii(),"ii 

IMHIAK  MAI  AO  nTAIClOTIUl  npciX)'.'  AipA."ll  CMlAÎ'Md  AIIOK 
AI;     IICII      lIlKMipiKOC      <iBUO;*JI      lieillll      AII()AI      ))A     f  IIVAg 

•)«;ii  o-.-uoHii(;(;  Aiiniic  cfonKAiiKciA  ^y.•^y^  aiivac  (jiuîciiï 
niimioo  iiKipATioir  iiiiiii;'j  ac  (;ta-.ma-.-  c+iiaaf,  <u:vii 
(Mincirr  o-.-oï  iiA'.'(;p"i<|>iipi  ii<3  ninciiAiii  immi  iinciipi- 
iiiKipioii-  o'.oe  iiApc;  iiivApAKiiip  nri;  fci-.-Aii  ^oiii:  lU: 
jxMi  iiriT.oi:  noAoc'.'piKoii  o'.'o^  n iio'.'ciii  n.\n  iiiiiiivi 
Ac;  (;pu  o-.-ï.torpA<|)iA   (;,')iio'.-r  lipoc 

r;Ti     o-.-ii    f:<;\ii    niM;(:iiT     nxn    tirvAg     actao.c   (iiioA 

ACIIA,"       IIIIIA       O-.OZ      h'îll      toVIlO'.-     ACJO-OAI      n.\(;      IIIAAOC; 

■iMp<l  Ci'piii  <;.\(;ii  iio-.(-piio'.-  C:BpoviiA-.-  (;-f;M<|)iipi. 
eimiu:  ic  ovceiiii  aci  (jJiovii  ope  «vovoii  o'.'iiApAii- 
■i(oiiA    SJ  \        l)r;ii    imm:(;(uiia.    (•TAcniA"/    c+iiAAg    «:(;iA- 


lidlj 


282  RKVL'E    DE    l'orient   CHRÉTIEN. 

ovn  lice  er.oA  aciom  cbob  n))iiTC  AceAïcc  'tGn  f  oviiov 

ACKtOK  ncc;?!-  Tll|>(;  j)(MI  lltJGCCULIA  IIGU  ll(;<;?().  III|)(UIII 
A»;       (JlWVilAi-       (h|)II(;TAC|,"J«)MI       rillOC;       AVAIIOIII       riiKu; 

a'.'uik;  iiopcA  (1)  iiiA|)\iiiip(;c;iiVT(;|)()(;.  iiToq  .\u  ciaci- 
iiAV   o|>«)(;   A<|Aii()iii    niux;  a(|«ii(;   ."jApoi   aiiok   J)a   iik;- 

.\A\ICTOr,    IIAOIAIOC    CCOHpxep    PAG    fceilll. 

AIIOK    A(i    (riAlllAV    (ipOC    AI^IOMI    (MOI    n;'J(|)lipi    (3IIA*'JU) 

fiepiii  (iAini  <|)im;ta<|."I(oiii  ntc^im  aiiok  au  iiai."jiiii 
nuoc  MO  AU  Ap(;."Joii  j)cii  a.-i  riiior.i  noo  m;  ov  ikmjiaci 
^UHii    Oiio    ."lATOtpycom     nA<;     iiAicti^r    jxni     iigcioiia 

Tlip<|  IMMI  lIGlipOCCOIIOII-  nooc.  A(;  AGI:  pO  UOAO  f  1 1 1 
GGAIO  MIIOG  Sti  IIACrC  nitOT  \CO  lllll  GBO.V  AG  AIGpiiOlil 
nilGIlOO  rKh^  IKMI  lilIGKIlOO  GBOA-  IIGAMI  MAG  A(;  TA- 
."J(ipi      OitOlie      niKillor.l      GliOA      ÛIIGIIOO       nillllll,"!       Ilipci 

riGAAG  mil  AG  Oi-oi  lllll  MA-  (83  R)  uor  oviii;'if  iwp 
ne  nAiioBi  iiApA  o-.-oii  iiibgu 

ovoii  iwp  niiii  niiA'/  novGtoiii  nGenii  gagoi  noveAi 

aiiok  ZU)  MIIIO'UAI  aiiok  AG  AIGpiil  I  lO'.'ll  I  II  GIIGG^AI. 
AITtOIIT  AI^GIIIII  ."JAOVpUIIII  nA\tO  AC|AU)pA  noVAc|>OT 
lllll     AIIIIK|     niAG<OIII     OiOÏ     GBOA     ÏIIGII     lllc|)AJ)pi     OïlK 

G  rGiii)iiiq   AqoiriKAe    hag  neGCAj)0'iii    riipci   ikjii   iiec- 

BOq.  UGIIGIIGA  O'iMIII'M  (iGeOOV  GG.'MCOIII  (3(;IAO'iG  GIIO(| 
GBOA  O'i'oe  ilAipill  ACei  IIG«;OIIO'.-  AGIIOV-  O.oe  lliniGIIGA 
MAI  AlO'IHIAlOpi  GAGII  II^AI  HTAGIOIII  AIOTr(|  lllll  GOV2AI. 
?IIIIIM;  IWp  IG  lA  npOIIIII  IGAlill  GTAIIAI  ."HOIII  O'.'O? 
AIIOK     ll(;il     teGIIGI     IIGIIAC)     2COG     G2IIII     OVOe     AIA(|)0     IIA(| 

III-  ii,"jiipi  nïcoovT   iiGu   r  ii,"jGpi    nGeiiii.   eilllllG   IWp   IG 

llll  TlipoV  GTAV^KOIII  flIIOI  AITAIUOOV  GpOK  IIAUOT 
GGOVAB. 

AIIOK      AG;      GIAIG(OT(;ll      GMAIGAAI      AIIOK      1 1  IRAA\IGTOG 
BAGIAIOG     Al.")l(llll    ,I)GII     OVIII^i-     fl.-lOOpTGp     IIGII     OVeof 

giia;'1(og  (83  V")   iigaiii   iiag   ag  t)-.-oi    iig    (o    oiiGietoov 

AG  ApGipi    111-    IIIIOI'.l    nAiycO    (MIOA    ."lA    GIIGÏ     ApG    Ol     ,')(ill 

(1)  Pour  nilGpGA. 

[22] 


CATKCHÈSE   ATTRinUKE    A   SAINT    BASII.K    DE   CÉSARKE.        283 

irni  nrcKAiii  iiiiioiniiioc  iifiii  iiptoAiic  niiiA|>Aii()ii(>(: 
iinii   lo.AAi;    iii|)(;(|)iA  rciurc-   +ii«)-/    Ac;    ;'m«iiii    cpuicoiii' 

rillO'C  IICMO'.'  IIIKCII  llljll  'l°(;(|IIA'.'  rillA|>ll(:ll()(:  cVpilO'.' 
IIO'.'IIAI  IKHI  'r(»'.'AI°AIIII  IIATA^O  IICIIAII  (i'.'COII  D'I'f;- 
TO'.'IK)    CliOA^A    llliCliïT    ll(;ll    IKMIOlil    (-Td,"» . 

A|)(:'l'(;ilA'.'      (()      IIAII(HI|>Af       XV:     IIOpilOC       llIliCII      Ci^COt) 

riutnioo  ci'iO.v  ri<|)f  im;ii  'r(H|iiA'.-  fiiiApooiioc  o'.'oe  riiioii 

ll(H)IIAII(;<|        IIA'I'A'(>(;        (:A|>t.        IMIitMl     AÏI        (;'l'()l        flIIOpilOC 

rii|)|)iit    »;r(:(|,\<()    niioc   fiMi    iiiKopiiulxioc    lun-poc;   au 

IIIIIOpilOC  IMMI  IIIIKOIK  i\if  IIA+eAll  CpiOO/ ■  Api  A'."I()T- 
OIIIM)-.-  (()  IIA."llipl  .\(:  ÏIIIA  ni  CI  CIIIAÏC;  I  I  Ur  (:l  I  Cd)  Il  A 
(;pA'l'<|  n()'."(;p<|)(:l  ri<|)1  llllil  TOtlIlA'.'  rillApOUIIOC  JXJII 
O'.'I'AIIOC  ncIMIIIOM  IMHI  ()'.' 1 1 A  pOCI  1 1  A  (iC.MIK  (:I'>()A-  O'.'OI 
IIAII  (O  IIAVIIlpl  Ap(i."IAII(|>f  ^-Jllll  flIIOII  (;(>lt(;  ll(;l|- 
81  R"!  IIOIW  IKMI  IIIK:  rCllipi  nillDOV  nil(3ll(:pi  lO'.'.  ()'.(»l 
npcoill        llll'.IIII        liOllACpcMlir.-lllll       (JTC^IIII        rill(K|."J(|>lip 

(ip(i  <|)iiA  nciiTciii  niiAi  )»(ni  't^imuf  nrii  <|>ii()'.'ii  ikmi 
iiupniT   nA'i-(;iiKur- 

+  IH)V    A»;     C«)    IIAIKilipAf      1 1  Ap(;i  I  Ap(;^    CpOII     jxill      TO'.IIO 

iiiiuMi  ))(;ii  iii(;20()-.-  DKAOoMKoii  M=  o'.c^oo'.-  (■'.•npi;-.— 
HAPncof;     n))iiT(|     uAAicriA    iiiiiiiy^-     ntieoov     eoovoir; 

CBOA  lllill  IIMieOO'.'  COO'.AIl  ni(;  +AriA  lUVplA  IKMI  IIM;- 
200V     «;C)()'.-AI1     nie     fA|-|A     nK/piAKII     JxMI       TO'.'llC)     lllIKill 

ni»;    iiiccoiiA   ?iiiA    n  r(;ii;')(()Mi    n()-.(;p(|)ni    fiiuiiio-c    me 

ll\(;    IKMIIIO'.f     nAMMtlIIOC- 

IIApUHTACIM)     O'.ll      (3,\(MI      flCTOpiA       niC       MICAÀ'I       .\(: 

n^.'.'^     npiif    a'/ia^o     cpAïc    n+(n-.\ii     nic     oimîoo.ai; 

•fAriA    IIAplA     j  MAptXMIOC    n  ATOCU  Af  ;  Il  • 

Ac;yi()iii  (Cil  (m;\ii  «;!)piii  nxn  +i;t'.\\ii  n  tc  f  atia  iiApuv 
■f'iiApix-iioc  niHMioo  nmepATioii  cii  o.ii  (iiciiKor 
Acovoiiïi;  npoi  n<|>piif  n."H)pii  on  o-.-ov  ii(;,\'a<:  nui 
iS4  X")  _\Ci  (MM.c  ()'.•  KOI  ncMiKAï  nenr  o-roz  ckoi  nAiin- 
wa:  nrAiJ)«;  riipc  KKcoi^  au  ncA  iiict'.'acx;  niGKTA.vpo 
i;i"pin    «;Atoo'."   niAi:i  •.Ail.    iicmii    iiac    a»;    taoc   ?iiiiiifi 


[23j 


284  REVUE    DE    L  ORIENT    CHRETIEN. 

TGCtOOVIl    yO   AIIH=;"IT    ()VIIM,"J    ÛllcV    eiKlot    nCA    ÏAIICTV- 

.\()c  KAiA   rit'ii   fiiKn-AK)  copiTAetoov   epAïov  niieiioo 

nillfîpATIOII  IKMl  TCCIVMI  HBOVAIl.  IIHXAG  lllll  Xfi  ICAfi 
XOVtO^M  nTAÏO  (3|)AT(|  fl  1 1  lOTV.XOC  ?linrH5  IV.  0"np<[)fil 
CAIIULUilIT    nfllOAU;    IIAI     C(:TA2MOVT    (jpATOV   jjfill    Ollllt 

Qniopof;  nri;  iiiHp<|)Oi  ovoe   iiaigtv.voc  b  icacii  iichov 

nillA(|>(()<|)        (-TAVIAetOOV       CpATOV       (;p(;       eAI  KhAIITACI  A 

n.vnucoii  nom  niitoo/  fiiioii  ^aoli  nvn  zm  np<oiii  (miov 

(JIHÎCHT  CIlll.V  ,')(;il  lll<)VA2(,A2lll  OIM;  IIA.")lipi  niKMipiT. 
AOinnil  AK."IAI1T(()IIK  n?AIIATOO-.l  rilI6pt;pAT|)(t)()V^'JAII 
eOBH     IIAIOTVAOC     B     ."JATeKei  l()  V     nT(;KTA?a)()V      (jpAlOV 

nnoLioo  niii<;|>ATi()ii  (85  R°)  ovoe  nrnKTAApo  itiacivaii 
f-ypiii  (;,\(()<)v  KAiA  (|)ova?(:a2iii  niiA^'jiipi  riiiciipri-- 

MAI      A(;     ('lACAOTOV     lllll      11X6     'fceiUI     ACGpATOVtOI  lï 

oiioA  ^Apoi  o/oi"  iiAipiit  Aiiineci  (iepm  (inoA  .hcii  iin-o- 
pAiiA.  i)(;ii  luviiiopiiiceci  Ae  en.'ytm  j)(;ii  lll^()pAllA 
iiAir;pTAA(;iu()()iii     MO    (:iA«o    niioc     ,\e    a.-j     ik;    iiipnf 

(3<)pi(|AI        ))A        IIAICTVAOt;        iTIAIIIAMI        ."lA-hlIil        niUOOV 

niioiloo  nmcpAAioii-  an  nvii  oiiiokikîk  (;iiai  l^fiii 
iiAeiir  nepiii  .'xmi  iii(;.\ci)p?  a»;  o',iii^-f  rAp  no  iiAieioB 
HToi  n.")<|)iipi  ^iiiiiM;  m;  o'.ciin  ac^ioiii  eApoi  (u;a<o 
nuoc  uni  niiAipnt  ac  baciaioo  bagiaiog  gobg  ov  koi 
iKiiiKA?  neirr  gob»;  iiai  gt.wog  <[)+  cj>ii6TAt|i,'yi  hab- 
BAKo'.ii    GpG    iiiApicron    \ii    nroi(|    a(|()A(|    gobabvaidii 

A(|'l'lll(|  nAAIIIIIA  l)GII  (|)AAKK()G  HTe  IIIIIO'i"!  (S.')  V")  n()()(| 
on  IIG  (;OIIAKIII  GIIAIGT'i'AOG  GBOA  j)GII  llfj'i'IIA  ÏTIMill 
<hoVA?GAeill  ll<|)-h  IIGII  rG(|nAV  nilApOGIIOG  OVO?  IIAI- 
pilt   A    illO'.'(OIIII    G(0|)    GBOA. 

(;<)iia;'iai    .\«;    nA<;    <|>pn     AiGpovepKvpiï.in     flniAAOG 

Tnp<|    GOpoVOtOOvf    GIIAIIIA     GOOVAB     (I^AI     O'/O?     IIAipilf 

A'.o(oo'.-+    nA«:     ni<|)'iAoiionoG     non     iiiKAiipiKOG     iigii 

IIIAAOG  Tnp(|  nopOOAOgOG  OVO?  IIAipnf  AITAIKOOV 
GHBG  niIGTAIIJAV  GpcOOV.  OVO?  AC|6pOV(()  lllll  OAG 
IGpGA    (1)     llllipGGB-.rGpOG      IIGAAt)     AG     IIAI(i)T     IIApGllipi 

(IJ  Pour  llopiiA. 

[24] 


CATÉCHÈSE   ATTRtBL'KE    A    SAINT    BASILE    DE   CÉSARÉE.         '2S5 

riMAi,'(i»i>  f\iA7f  xv.  <|)h  iiA(t(-i-  iiciiyiri'  )><;m  <|)ii(;i  iiiiKtot 
n(:(()(|  ))(;ii  <|i()-.(()."i  niifiiurr.  inc  iixc  ikmiamioiik»»: 
niio-.t  o'.'o?  nT(:iiA()to()-."r.  iiA|)C:H(ri  iiaii  nowApriK: 
«)'.(»?    iiA|>(:ii(:l>Ai    n|)()(|    n  f'(:(|)|)ArM:    no.AAi    nie;    iiic- 

TA'.'pon  (:<>C)'.'AI>  IIA|)(ill(:l)AI  (•])()«:  ri(|>|)AII  niKîlKVC  IIIC 
l!\(:  IMMI  (|>|)AII  nf  ATIA  IIA|)IA  +1 1 A  pOUI  lOC  (8G  R°)  nOO.AH 
O'.'Oi'  IIA|)r;ll()-|  nO'.'VIIVU)  T  ITl'l;inA.\0  (;|)()<|  riiiiiiiiliil 
flTf;        IlICTAVpo»;        no'.AAI       OVCIÏ       IIA|»<;II."M;|IAII       (;<|)MA 

niiu;|)<|>ui  ()•.()?  iiA|)(:ii\(()  (;ï|)iii  (;,\c()(>'."  ri<|>iiiiiiii  muc- 
TA'.'pot;  iKiii  <|)|)Aii  niMHio-i:  me  iiyc  iicii  <|)|)aii  ni(H|iiAV 

nilA(>(H;ll()(:        ICIIIIA^-f        l)«;ll       O'.'l  I  (M)  I  I  1 1  I      ,\«:      (h+      IIAA'CJIK 

IIAII  (]i>o.\  riiieiio'i'iuiA. 

AIHJK  AU  HTAICCOreil  RUAI   nT(»T<|    n«:|>(;A    IIIA|)\llll|)(U:- 

r.-.  r«;|)or;  aioiii  .\<;   <|>+   inrrcAAi    nj)|)iii   n!)iii<|.  iiAipiij" 

AIOI     mil     rilll\A()  TIIC    AlcJjAI    «;|)(»<|     nilllf;iA<|.\()  rO'.'    n.\(; 

iiiiipocii'.' repoc  ovo?  aiioi  iiaii  n^Aiic  lA-.poc  niio'.i, 
iKMi  ?Aii^ovpii  neAT  in;ii  iiiiiripoii  niiVArreAioii 
Aii."iniiAii  (iniiiA  nrcuiiiAV  (;Iia<|()'.ii(>'."  l'Ap  ru;  cauoa 
ntiioAu;  ne  ov.xoc  nuvAioii  «vo?  iia(|!>(;ii  oviiaOïii- 
pciioc  f;C|()i  nz()+  eiiA."m>  (86  V°)  ovo?  ."lApc  oviiii,"! 
n(|>ApiiAr()(;     ."j(;    iMoo'.-     oiiiMA     i;i(;miA'."     n  ro.oicBto 

nilAV     (iOVllHJ'l     nUAI-IA     flTC:      lli  Al  AliOAOC      (;IA'.-(;t(J  r(:l  1 

.\(;  JMiAi  rmAipiii"  AVi"!»;    iKoov  j){;ii  ()'.'iii;y+  nyiooprcp 

IKMI  ()•.  ■lAAfJIMOpiA  IIAVOAIIiU  nZAIIIII^'lf  n<|)  AI  IIACI A 
nr(:     IIIA(:ll(OII. 

eTAii,"ie    Ae    eiiiiiA    ("rtniiiA'i-    aiiiuo^     niKsiieo   (hica 

fTfAIIAIOAII     A     IIIA|)\IIAIAKIUII     i     O  1 1 1  il  pOCAATI  IC      AMOK 

Ac;    ?(o    Aif    nfuv\ii    nru     n\y>uneiH)T     iicwi     oaiiiiiiia 

nAKAOAproil     OVOe    IIAipili~   a    HIKMIPIKOC     llf:ll    lll<|).\\0- 

iiuiiuc  iicii    iiiAAOc  nopooAot.of.  o'.oi"  A'.i;')i  nro'.ciiii 

rillAipil+   A(;    KVpitîAeiCOIJ-   O'.'OZ    IIAipil'f  Aimi    rilll."ll>ll)T 

Ai\A(|   c;Anii    Mir.TVACH;  n  ()V02   ,')«:ii  ■f'O'.-iio'.'  a   ïaii,')()II- 

))nil     ."MOril     IjApATOV     milCI'.'AOC     j)J:ll      O'.'CgAI  1 1  II  A     A'.— 

(|a)Ai    lieu    iiovBAGic    «ivoe    iiAipitf    AvcKCipKep    ns«; 

D25] 


286  REVUE  PE  l'orient  chrétien. 

iii{;tv.\()<:  ."iatovi  (;(|»iia   nmcTcVAi-  (87  R°)  on   iTrn  tai- 

IIOMC       AIIMIII      lll|)(()lll      CinOlllipOC      MKAKOVpi'OC     OVO? 

n(|)A|)iKvr'()(;  iiiinTAïKip.-iopii  n(|)ipi  optoov  yo  (ivcpetois 
i)nii  lll^lill(>vl  n(|)AiiTA(;iA  ovoe  iiAipiif  Avipi  n?Aii2- 
r>iio-.i  niiAriA  A-.;'i(()"jr  nmcTVAoc  b  bcii  oiiiif^  nfiio- 

AK;  OVO?  IIApH  III.VAOC  Tlipq  <()."!  OBOA  >•(;  KVpKÎAOlICOII 
Mil     Ae     IIAV."K()."JT     IMCTVAOC     jjBII     01111+     n  +  HOAIC.     AC- 

."uoiii  A(=.  (-TAciytoTii  ilAn  <hpii  ïtooAO  nie  iiie:vtope 
^'Jlo^l  cr.oA  ovii  ?ii(ni  iieovo  niii.hici  nrc  mioïoov  Aiif 
n+eipiiiiii  nniAAoc  ^•^A  netipAct  o'.-oe  Av>')t5iiioov 
(nio'i'iiAn."j(oiii  (;/()i  iKiiiKA?  n^irr  niiAipiii'  o'/o?  iiApc; 

IIIATOIOT  neilT  MTO  IIIAAOC  Ol  nAOllAet  IH3  ov:xou 
nOIHJOOVAB     IIApiA-     AllOK     AG     eTAI."((31l  M I     OU  AU  Afl^'JCOII  I 

riniov(oii  <)VA(;  nilicco  aaaa  iiAioei  (spAT  ne  (jij'jaiia 
iA(i)'f  xti  no'i;  i(;\(;  moko'.io^'j  ne  c|>ai  ope  nAiiiApAuo- 
noc  xeuson  opoK  m  UApe;  iieiiovco^^j  ^toin  (o  i\\c. 
iiAiiovi-  (87  V°)  OTi  ovn  tnozi  epAT  eni^yAHA  ennne  ic 
ovcpou  neniu  a(|i  eepni  esioi-  OToe  aiuav  epoi  ecuc 
epe  ovc?nn  oei  epAïc  cniAfioo  (-boa  nea:AC  nni  se 
BAeiAioc  (;Koi  iieuKA?  nenT  eoBe  nicTVAOc  ■hno'»-  Ae 
ic  nA>ynpi  nie  n\(;  A(|0'/A2(;A?ni  nnici'i'Aoe  eopo'.oei 
(ïpATov  ?i,\(;n  no-.BAcic  nneiioo  ninepAiion  nii  Ao 
^too'i'  eiA'iipi  niiAigcoB  eiecoov  nie  tnernepieproc 
me  "fiieichApuAcoc  ?iinne  ceoi  nseAAe  evsonseii. 
OiO?  tiiAAg;  epe  tacivaii  \n  eepni  escoe  iKiii  'h(;no'i"h 
nnA|)oeno(;  ynnne  (;(;TA,\pnovT  eepni  extooi-  nnenon  , 
OniepATion-  aiiai'  Onepoi  nen  +nAAg  nnipnf^  eiiAcoi 
Oiio(|  AO  iiAio-i'A^cAïiii  (|)AnA."nipi  nnenpiT  ne-  ovoe 
■fiiAope  Oi-.-Koi  niKoo.'  BeBi  (3n."ja)i  cA.hpin  nincr.— 
Aoe  eTCAoviiiAii  nniepATion-  ovon  iiiBeii  eoiiAStOKeu 
(jiiOA  iij)iir(;  (1)  KAii  i(;.\e  e(|.")«oni  ))eii  aiii."icoiii 
iiiTAAoo  iia:m(oiii  nA(|  eiioAiTien  nA^'Jiipi  nnenprr. 
ovoï   nipioni   ("lA/ipi    niniieT-  (88  R°)  ïtoov   Ouerne- 

ili  njiirre  est  en  surcharge  dans  le  ms.  ^\ 


■i 


[26] 


^^ 


CATKCHKSE    ATTnimKF.    A    SAINT    nASII-E    DE    Cl'iSARÉE.         2S7 

pxipi'oc    ))(;ii    imicTAVco    .v.";"i((iiii    nr.cAAc    im;ii     fc^im 

CIA  linCCdlllA  KlOKnctJi'T  A'.'.")  A 1 1  ."Mî  M(()()'.'  (-IKiCII'l'  .\"<i 
lTI'()-.'.\(OK(MI      ■f'IIA»)()(;     (|>ll<>'''*l     <)'."U)II      n|)((M|     n'l"l)()COUK 

niMoo/    ni()'.-,"n(Mi.\(:ii()'.-     ac;    ;'rA    (ïiiny-     nctoK    Ac-    u) 

liACIAMX:     ÏITOTK     nKA\(()i:     (!(|)  |)(()()'.-."l     fl  f  C  H  K  A  I  ICI  A      i  MA" 

(■ri'or   ii(3iiAK    ))(Mi   ','(()i'>   imicii   ()'.'<),>  <:K(;(;|>ai'iav.iii   riiMx: 

,")A    (M)'.-    KA    nilAlOIII.    ()-/OÏ    <|)Ai     IIC    1 1  ICi'O»  )'.'    «-TA     IIA."lll|H 

o|>(;  MiAiiocroAoc  Ktrr  (iKKAiiciA  uni  n.l>ii'r(|.  mai  c'I'ac- 

A"()l  <>'.■    mil    ITAO  +ceilll    AI(:|)A(»ilA'.'    «;|)J)(;. 

AiioK  ai;   riiiAT(!<|;'iAi    MA"*;   <l>["'   Ai;'M;mii   c+ckkaiicia 

AIMA.'    «JlliCI'.AOC    l'>    C'.-IAc'IIO'.'l     CpAIO."    niKMICK)    flIIK;- 

pATioii    t-po    +iiAA£;     rAA(>ii()'.  r     (J^pm     (;a(«)(»'."     ?((k:a"«: 

()-.li()ll()IIA<)(;  IICIKOO'.'  T(\  AOIK;  (JxopA"  (illOA  Ciri'lip(|- 
()•.•()?    AIAIIII     fifllO'.lll     flIKOO/    «SACfieOA'l    (;ll."l(()l    CAO'.!" 

iiAii   nmcTV.vac  exqAi  J)a   incpA non  ^(oca'c  k:  o'.mii.-i 

fICIK)-.-     188     ^'^l     IIA(;."JIIK      ne       nilA'.-        (nAIIIA'.-     AO      CIIAI 

Aiynoin  i)«:ii  «>vni;'jf  niioiri"  iicn  ()'.ni;'i1  npA,"Ji.  (riA 
iiio'.Hoini  ciop  tJiJOA  A  inuii;'i  inpci  «Moo-.f  c(|>iia  mue- 
i'.Aoc  nii()'.-.\(:iio'.'  jxni  iiniA  irro-.vn  ri!iiii(|  o.oï 
liAipnf  A'.croAi  (;+(;KKAn(;iA  a/iia/  cnicrvAot;  jïvta- 
i'iio'.r  (ipATov  eiAcni  no-.'iiA(;i(:  (;'.(|ai  .^a  nicpATion 
^(ocAC  ic;  o'.'inci  ncno'."  i(;A'«;n  «riA-.  rA?(0()'.'  cpAiov 
o'.oï  iiApc  tiiAAg  TAA'pno'.'T  iM:  (;^pnl  cA'cii  inci -.Aoc 
HDv.xfi  o'.'f;iu)A  rinioo."  m-  o'/oy  nAvto>y  ijivoa  ne  ))(;n 
ovin^t  ficun  ac  K.picAOïicoii  iioc  <M~  riinAUTOKpA- 
icop  o-.ni;'i+  ne  mrr.  (|)+  nie  nve  ,')nn  ne(|ïr.nc)'/i 
inpo'.-  lien  iic()in")+  n."M|)npi  (ri()()<:i  cie((ipi  ninoo'/ 
,l)cii  niKJOo'.AH  iiApiA  tiiApoenoc  nAin((»A(;i>  n-.oe 
ouAV  u(f)+.  ()•.-()?  inieo.-Kom  i  iipo-.-  iia-.oo.ii  r  ne 
evA«(iKen  .beii  +;y<of  o.o?  iiApe  iiidvaai  ."ion  ikoov 
n«;    er.c)A    eiTcii    <|)+    niAi-Aooe    (89    R°i    nen    oiicdovaii 

IIApiA    flIApOCIIOC    nATCHDACIi.    OVO?    Iliptoni    1 1 1  ICTAVi  pi 

ninuTnepiiiproc  f\rii  +ueT(|)ApnAr()e  a/i'hoiii  ni.cAA»; 
evAouAcii  iiAipnf  Avovcon?  riioa  munioo  Oinuii,-) 
lien  fi;enn    btackcok    neoer  ovo?    iiAipnf   A-.;yeiito()'.- 


288  REVUE    DE  l'orient    CHRÉTIEN. 

AT;  uviiA.\(i)K(ni  jxni  iiiLicoov  eTjieii  +;y«j-f  ovoe  !)oii 
•foviiov  A  iiKcVïi  ()-.K)M   npax)  A(|u)iiK   nuioov  evi|)i  n 

iV.      ,'l(JM      TOVimi       IMMI      -fceiUI      OTACKCOK      n(;(3?T.      OVOÏ 

i(:,\«;ii  iinîzoo-.-  (rrcMiiAV  aov20+  (vi  Ciriiiiii^'j  tii|i(| 
no|)o«»A()g()c  onoiKto  M<|)f  ii.xHii  nii6(|a)i>''j  epoii  n,\<; 
«bf"  fi<|ep«iiO|)riii  j)nii  iiaiha  Goo'.Aii  ;'jai()'.\\okc|  obo.v- 
i'iiiiiK;  i-A|)  cov  KA  nniAiiOT  nAioiii  ne  (|hïov  Aiinp- 
^yopii   flTA   iiu)TeM    A(;   (|)Ai    ne    ncjopn    ne20ov   eiAV- 

TA,\|JO    (;KKAHCIA    jjCJll     <1>|)AII     noneOt)VAB     IIApiA    njlUT(| 

(89  V")   -fiiov    Ae    ecDci    iiApeiiotoovf    •)eii    ovcnovAii 

meiIlipAr-lAïni      HTAI     AI"IA     nKAOO.MKII      nOKK.MICIA     eii- 

■ftoov  noiieoLiee  ncoov  iieii  taio  miieii  ^atia  ruvpiA 
■f-riApoeiioc  riAT(»(().\(;r>.  <«)  oviiiATt)  n<|)neoiiA'h  nov- 
ijeniAiir  oiii^hki  i)eii  iiAie^oo'i-  me  ij^oov  xe  cciiiA- 
epei|ov(Oii  tsBo.v  heii  iiiaiiiiioii  nie  ni^o  npoinii- 
co  ()-.'niA'i'<|  n(|>HeonA('.,')Ai  nTAïKAoniincic  oai  e'/;ye- 
nep<|)H(;Vi  iiioov  nen  noviot  xe  eenAep<|>iievi  nno- 
vevvn  niKHioo  eBo.\  ii<h+  neu  oiieoo'.AB  nApiA  nAe 
niAiTtsAoe  nie  <|)1-  (-opeippi  Oiiiiiai  neiaoov  en 
evonj)  ))en  iiaikociioc  <|)ai  ne  at^aiiciiii  bboa  niiec- 
epo/iiA'.-  eKOAACic  yiA  enee-  «o  Oi-niATti  ncl)HeoiiA- 
ecoo'i+  nieq(;u)Teu  eTAïKAOHKHcie  Ae  c|>+  nAopec|Gco- 
Teii  e+ev\ApiGTiA  nie  i.miii  nre  T<|)e. 


TRADUCTION 

Lettre  de  la  fondation  de  l'Église  parmi  les  gentils. 

Nous  vous  informons,  disciples  de  choix,  qui  êtes  dans  la 
Judée  et  .Jérusalem  et  la  Galilée  tout  entière,  que  nous  vous 
adressons  cette  lettre  (72  r°)  par  l'intermédiaire  de  Tite,  de 
Pannona(l),  de  Polycarpe  et  d'Achanatite,  disciples  de  Thiessa- 

(1;  Parmona,  dont  il  est  parlé  ici,  est  le  diacre  jtap(i.eiaç.  Cf.  Actes,  v,  5.  Il  est 
cité  dans  le  Pscudo-liippolytc  et  le  Pseudo-Dorothée. 

[28] 


I 


CATÉCHÈSE  ATTRIBUÉE  A  SAINT  BASILE  DE  CÉSARÉE.    289 

Ionique.  Nous  vous  l'adressons,  pour  vous  instruire  des  grùces 
qui  nous  ont   été  faites   par  le  Seigneur,  notre  Dieu,  notre 
niaitrc  et  notre  docteur  le  Clirist.  Au  temps  où  il  fut  crucifié 
par  les  juifs  athées,  il  ne  nous  caclia  pas  sa  sainte  résurrection. 
Il  nous  laissa  sa  mère,  la  Vierge,  pour  être  notre  consnlation, 
nous  fortifiant  par  sa  doctrine  de  vie.  Or,  il  advint  que  Dieu 
son  fils,  le  fils  de   Dieu,  vint  la  visiter,  f^lle  trépassa  connue 
tout  homme;  elle  fut  enlevée  auprès  de  lui,  pour  recevoir  le 
don    de   TEsprit-Saint  :  celui  qui  l'avait  consacrée  pour  lui- 
même  en  un  trône  sublime.  Et  le  Seigneur  Dieu  tout-puissant 
voulut  qu'on  bâtit  des  églises  en  son  nom  dans  les  villes  et  les 
campagnes,  pour  qu'on  y  offrit  le  sacrifice  au  nom  de  sa  mère, 
la  Vierge  sainte  {li  v"),  qu'on  priât  Dieu  son  fils  parmi  les 
Gentils  en  son  nom,  et  que  tout  le  monde  offrit  la  dimeavec 
des  présents  en  son  saint  temple.  Pour  ce  motif,  nous  vous 
écrivons  pour  vous  instruire  de  ee  qui  est  advenu  et  de  ce  que 
Dieu  nous  a  dit  de  faire,  ainsi  que  de  la  manière  dont  se  sont 
multipliés  les  Gentils  qui  connaissent  le  Christ.  Et  la  lettre 
poursuivait,  ainsi  rédigée. 

Il  arriva,  quand  nous  eûmes   achevé    nos   prédications   à 

Corintlie,  disaient-ils,  que  des  multitudes  considiTaldes  et  des 

foules  sans  nombre  crurent  au  Christ,  et  il  n'y  avait  point 

d'église  pour  les  contenir,  à  cause  de  leur  affluence.  Nous  nous 

réunissions,  nous  les  apôtres  avec  les  principaux  du  peuple, 

dans  la  maison  dWristorouchos,  le  fils  de  Panera  (1),  et  le  reste 

de  la  foule  demeurait  hors  de  l'assemblée,  sans  participer  au 

corps  et  au  sang  de  Notre-Seigneur  Jésus-Christ.  —  Le  fait  parut 

grave  à  Paul  et  à  Barnabe,  ils  écrivirent  à  l'Église  de  Rome  — 

(73  r°)  et  d'Éphèse.  Ayant  écrit  à  Pierre  et  à  Jean  et  à  l'Église 

d'Antioche,  leur  avis  ne  concorda  point.  «  Il  est  impossible, 

répondirent-ils,  de  faire  quoi  que  ce  soit  sans  l'assentiment 

de  notre  maître,  jusqu'à  ce  qu'il  nous  ait  commandé  de  faire 

sa  volonté.  Notre-Seigneur  Jésus-Christ  nous  a  envoyé  pour  la 

prédication  et  la  vocation  des  Gentils;  si  donc  il  veut  accéder  à 

votre  sentiment,  pour  qu'on  bâtisse  des  églises  en  votn-  nom, 

afin  d'y  réunir  la  foule  des  Gentils,  imposons-nous  la  prière, 

(I)Cf.  Actes,  \\,  1;  xxvii,  -2. 

129] 

ORIEM   CHRÉTIEN.  •  19 


290  REVUE   DE   L  ORIENT   CHRETIEN. 

le  jeûne  elles  veilles  avec  constance.  Il  ne  manquera  pas,  notre 
Maître  et  notre  Docteur,  de  venir  nous  instruire  sui-  rexécution 
de  notre  désir.  » 

Et  lorsque  les  lettres  furent  parvenues  à  Barnabe  et  à  Paul, 
ceux-ci  les  lurent  devant  le  peuple  et  la  foule  des  Gentils. 
C'était  le  douze  du  mois  de  Paoni;  ce  jour-là  même  était  un 
samedi  et  les  apôtres  imposèrent  un  jeûne  et  une  pénitence  de 
sept  jours. 

(73  v°)  Au  terme  du  septième  jour,  le  samedi,  à  la  troisième 
heure,  comme  on  était  dans  la  maison  d'Aristarque  pour  vaquer 
à  la  prière,  une  foule  étant  assemblée  en  ce  lieu,  voici  qu'une 
nuée  amena  Pierre  de  Rome  et  le  déposa  au  milieu  de  la 
foule  (1).  Nous  étions  encore  dans  l'étonnement  de  ce  prodige 
et  la  nuée  alla  à  Éplièse  et  amena  l'apôtre  Jean.  Avant  même 
qu'il  se  fût  écoulé  deux  heures,  la  nuée  assembla  les  apôtres 
des  extrémités  de  la  terre,  elle  les  amena  au  lieu  où  nous 
étions.  Ils  se  tinrent  avec  nous  en  prière  et  nous  étions  dans 
une  grande  joie.  En  nous  embrassant  mutuellement,  nous  leur 
demandâmes  :  «  Pour  quel  motif  ètes-vous  réunis  en  ce  lieu 
aujourd'hui  ?  »  Les  apôtres  nous  répondirent  en  disant  :  «  Nous  ne 
connaissons  pas  pour  quelle  cause  on  nous  a  conduits  ici. 
C'est  par  l'ordre  de  Notre  Sauveur  Jésus-Christ  qu'on  nous  a 
amenés  en  cet  endroit,  nous  ne  savons  pas  cependant  pour 
quelle  raison  ou  pour  quel  motif  (74  r")  nous  sommes  venus. 
Mais  demeurons  en  prière,  juscju'à  ce  que  nous  voyions  ce  que 
nous  ordonne  notre  maître,  Notre-Seigneur  Jésus-Christ.  »  Et 
nous  restâmes  ainsi  en  prière  avec  persévérance,  persistant  à 
prier  le  Seigneur. 

Nous  étions  encore  en  oraison  devant  le  Seigneur,  quand 
voici  que  Noire-Seigneur  Jésus-Christ  apparut  au  milieu  de 
nous,  porté  sur  un  char  de  chérubins.  Marie  sa  mère  était 
portée  avec  lui  sur  son  char:  des  multitudes  d'anges  et  d'ar- 
changes se  tenaient  devant  lui.  Il  y  avait  l'archange  Michel 

(I)  Ce  transfert  miraculeux  sur  une  nuée,  nous  le  trouvons  dans  plusieurs 
Apocryphes.  Cf.  Tischendokk,  Apocalypses  apocryphae,  pp.  xxxvi,  09.  Whioht, 
Contributions  to  the  upocryphal  lileralure  of  the  New  Testament,  dans  Journal  of 
sacred  lileralure,  .lanuar,  April,  séries  IV,  VI,  VU.  Encer,  Joannis  apostoli  de 
transitu  lieatae  Marine  l'iryinis,  Elberfeld,  185^1.  M.  Chaîne,  Liber  de  transita 
\'iryinis  Mariae,  C.  S.  G.  0.,sér.  I,  t.  VII. 

[30] 


I 


CATKCItÈSE   ATTRIRIKE    A   SAINT   BASILE    DE   CKSARÉE.         291 

lebout  à  sa  droite  et  Gabriel  à  sa  gauche.  Les  quatre  animaux 
récitaient  le  cantique  du  ciel  :  Glulro  à  Dieu  au  plus  haut  des 
lieux,  iiaix  sur  la  terre  et  joie  aux  hommes! 

Les  apôtres,  à  la  vue  «lu  Sauveur,  se  prosternèrent  et  l'ado- 
rèrent. Lorsqu'il  leur  eut  donné  la  paix,  il  embrassa  chacun 
d'eux.  Sainte  Marie  aussi  les  embrassa;  (7  1  v°)  et  ainsi  le  Christ 
nous  donna  sa  paix.  .\près  cela,  les  Apôtres  s'assirent  en  silence, 
■  tonnés,  se  demandant  qui  pourrait  avoir  la  hardiesse  de 
l'interroger  sur  notre  venue  en  ce  lieu,  pour  quel  motif,  pour 
quelle  affaire,  nous  étions  venus  ici. 

L'apôtre  Pierre  s'en  prit  à  Jean  et  lui  dit  :  "  .Mon  frère  Jean, 
tu  es  celui  à  qui  il  est  possible  d'aborder  le  Sauveur  de  bonté, 
demande-lui  :  Tour  quelle  raison,  pour  quelle  cause  nous  as-tu 
amenés  ici'.'  »  Jean  répondit  à  Pierre  :  «  Seigneur,  mon  père, 
c'est  toi  qui  es  plus  digne  de  l'interroger  que  moi,  car  tu  es 
notrt!  père  à  tous.  »  Pierre  reprit  en  disant  :  «  Jean,  il  ne 
m'est  pas  possible  d'aborder  le  Seigneur,  pour  l'interroger  sur 
quelque  mystère,  toi  étant  ici,  parce  que  tu  es  celui  que  le 
Seigneur  a  ceint  durant  sa  sainte  vie  et  de  qui  il  a  écarté 
toutes  les  sources  de  mauvaise  mort  de  la  part  de  l'ennemi. 
Maintenant  donc,  fais-toi  violence,  interroge-le  sur  ce  (7.j  r") 
mystère,  sur  la  cause  pour  laquelle  on  nous  a  amenés  ici.  » 

En  entendant  ces  paroles,  Jean  se  leva,  délia  la  ceinture  qui 
le  ceignait  et  la  donna  à  Pierre.  Il  alla  ainsi  vers  notre  Sauveur. 
11  se  prosterna,  l'adorcj  et  lui  dit  :  «  Mon  Seigneur  et  mon  Dieu, 
aie  pitié  de  ma  faiblesse  et  aussi  de  mes  compagnons  les 
a[)ùtri's  qui  sont  avec  moi.  Apprends-nous  pour  quel  motif, 
tu  nous  as  conduits  en  ce  lieu.  »  Notre  Sauveur  répondit  à  Jean  et 
lui  dit  :  «  0  Jean  mon  élu,  je  ne  vous  cacherai  rien  des  desseins 
qu'a  formés  mon  Père  avec  moi  etavccl'Esprit-Saint.  Le  dessein 
en  effet  projeté  par  Barnabe  et  Paul,  mon  Père  l'a  conçu  avec 
moi  dans  les  cieux  :  bâtir  des  églises  dans  le  monde  entier,  en 
mon  nom  et  au  nom  de  Marie  ma  mère,  pour  qu'on  y  offre  le 
sacrilice.  jour  et  nuit.  Maintenant  donc,  vous,  je  vous  ai 
transportés  en  ce  lieu  pour  que  vous  y  bâtissiez  une  église.  Ce 
jour  est  celui  voulu  (75  v°)  par  mon  Père,  pour  que  vous  en 
jetiez  les  fondements.  »  Et  alors,  le  Sauveur  conduisit  les  apôtres 
vers  l'oi'ient  de  la  ville  de  Piiilippes;  il  leur  indiqua  un  lieu 

[31] 


292  REVUE   DE   l'orient   CHRÉTIEN. 

spacieux.  Il  dit  à  Pierre  :  «  Toi,  prends  un  côté  de  cette  pierre  et 
que  Paul  prenne  l'autre  côté;  faites  ensuite  le  contour  des 
fondements:  moi-même,  je  vous  verserai  l'eau  (1).  »  Et  le  Sau- 
veur signifia  de  la  sorte  sa  volonté  en  cet  endroit.  Pierre  prit 
alors  la  pierre,  en  soutint  un  côté,  Paul  soutint  l'autre  côté,  et 
ils  la  firent  suivre  les  contours  du  tracé  que  le  Sauveur  mar- 
quait sur  le  sol.  La  pierre  était  molle  comme  une  cire,  allant 
avec  eux  tranquillement,  sans  effort  et  sa  hauteur  s'élevait  de 
douze  coudées  comme  une  colonne.  Puis  le  Sauveur  commanda 
à  des  colonnes  qui  se  trouvaient  en  cet  endroit  et  elles  allèrent 
et  s'établirent  au  milieu.  Personne  ne  voyait  le  Sauveur,  sauf 
les  apôtres  seuls  et  les  disciples  moindres,  et  la  foule  des 
Gentils  (TG  r°)  voyant  tout  ce  qui  se  passait,  était  dans  l'étonne- 
ment  en  face  de  tout  ce  dont  elle  était  témoin. 

Selon  l'ordre  de  Dieu,  l'église  fut  établie  sur  trois  pierres  et 
elle  se  dressa  comme  après  trois  ans  qui  se  seraient  écoulés 
pour  l'achever.  Après  cela,  le  Sauveur  commanda  à  une  table 
d'or  que  supportaient  cinq  colonnes  de  pierres  précieuses  et 
elle  vint  se  fi.ver  au  milieu  du  sanctuaire.  Des  vases  d'or  vinrent 
aussi,  avec  des  plats  d'argent,  des  patènes,  des  étoffes  de  lin 
pttur  l'aménagement  de  tout  l'autel.  Les  préparatifs  de  l'autel 
furent  tous  faits  ainsi  que  l'édification  de  l'église  le  2U  du 
mois  de  Paoni,  sans  parler  de  l'arrangement  du  haut  de  l'église 
et  de  la  construction  des  parties  intérieures  du  cimetière. 
Quand  vint  le  moment  où  le  soleil  allait  se  coucher,  le  Sauveur 
bénit  ses  disciples  et  les  frères  qui  se  trouvaient  avec  eux.  Il 
leur  donna  la  pai.x  et  leur  dit  :  «  Prêchez  à  tout  le  peuple  de 
Philippes  (70  v°)  et  de  Corintlieque  personne  ne  fasse  un  travail 
manuel  au  matin  du  21,  avant  que  vous  ayez  accompli  la 
liturgie  de  la  fête.  »  Le  Sauveur  s'éleva  ensuite  dans  les  cieux 
avec  Marie  sa  mère,  monté  sur  les  chars  des  chérubins,  des 
myriades  d'anges  chantant  devant  lui. 

Après  cela,  les  apôtres  prêchèrent  à  tout  le  peuple  suivant 
l'ordre  du  Sauveur  et  tous  les  peuples  qui  sont  parmi  les  nations 
exécutèrent    cet    ordre    commandant    que    personne    ne   fit 

(1)  A  noter  ici  la  façon  orientale  de  déterminer  les  limites  d'un  champ,  d'une 
bâtisse,  d'une  propiiùtô,  au  moyen  d'un  tracé  l'ait  avec  de  l'eau  répandue. 
Nous  le  voyons  faire  chez  les  premiers  lîoniains  avec  do  la  farine. 

[32] 


CATÉCHÈSE   ATTRIBl-KE   A   SAINT    BASILE    DE   CÉSARÉE.         293 

œuvre  manuelle  le  21  du  mois  de  Paoïii.  Les  apôtres  s'assem- 
blèrent ensuite  à  l'églisi'  le  21  du  mois  de  Paoni.  Ils  demeu- 
rèrent   cliantani    di-s   cantiques  et   iiénissant    Dii'u,  tnute   la 
nuit  jusqu'à  ce  que  l'aube  se  levât.  Comme  le  soleil  allait  se 
lever,  tnut  le  peuple  des  Gentils  se  réunit  à  l'c-glise  le  21  du 
mois  de  l'aoni.  Tout  le  peuple  étant  assemblé,  l'ierre  se  leva, 
(77    r")  ainsi  que    Paul  et  Barnabe.  Ils  instruisirent  tout  le 
peuple  de  la  iloetrine  du  Seigneur  et  des  commandements  de 
Notre-Seigneur  .Jésus  Christ.  Les  apôtres  prêchèrent  aussi  la 
doctrine  à  la  foule  des  Gentils  dis((iil  :  Voici  que  Notre-Sei- 
i^neur  .lésus-Christ  est  descendu  des  deux,  Il  est  venu   au 
milieu  des  .\pùtres  mnnté  sur  des  chars  de  chérubins.  .Sa  mère 
la  \'ierge  était  parée,  ornée  de  franges  travaillées  en  or,  cou- 
leur de  jacinthe.  Elle  avait  un  diadème  d'or  sur  la  tète,  avec 
une  couronne  de  perles  au-dessous  du  diadème.  Des  myriades 
d'anges  l'environnaient.  Prosti-rnés  ils  adoraient  le  Christ  avec 
sa  mère  la  N'ierge.  <  M-  le  Sauveur  dit  aux  apôtres  :  Préparez  le 
temple  et  la  table  et  l'offrande  car  celui-ci  est  le  jour  que  mon 
Père  avec  le  Saint-Esprit  ont  déterminé  pour  qu'un  construise 
un  sanctuaire  et  un  lieu  de  réunion,  au  nom  de  Marie  ma  mère, 
la  \'ierge.    Et   alors   les    Apôtres   préparèrent   le    temple  et 
77  V")  tout  ce  qu'il  renferme  en  même  temps.  Pareillement, 
Notre  Sauveur  prit  Pierre  comme  prince  des  .\pôtres.  11  plaça 
SCS  mains  sur  sa  tète  et  le  lit  le  père  de  toutes  les  nations  et 
de  la  l'iiule  de  tous  les  Apôtres.  Or  à  l'instant,  où  le  Sauveur 
plaça  SCS  mains  sur  la  tète  de  Pierre,  voici  que  des  voix  crièrent 
par  trois  fois  dans  le  ciel  :  Digne,  digne,  digne   est  l'arche- 
vêque selon  l'ordre  de  Melchisédeqh.  Il   assembla  aussi  des 
évcques  à  leur  tour,  des  prêtres,  des  diacres,  des  sous-diacres, 
lies  lecteurs,  des  chantres  et  le  mobilier  de  la  maison  de  Dieu 
pour  l'achèvement  de  la  disposition  de  l'église. 

Telle  est  la  manière  suivant  laquelle  fut  établie  la  première 
église  construite  parmi  les  églises,  au  nom  de  la  Sainte  Marie, 
la  mère  de  Notre  Sauveur  Jésus-Christ. 

Voilà  ce  que  nous  avons  trouvé  dans  Jérusalem,  au  milieu 
dhistoires  anciennes  écrites  par  les  Apôtres  (78  r°)  à  ceux  qui 
demeuraient  dans  la  Judée  et  Jérusalem. 

Maintenant,  ô  mes  lils,  célébmns  avec  joie,  la  fête  de  l'im- 

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294  REVUE    DE  i'ORIENT   CHRÉTIEN. 

maculée,  la  vénérable  Sainte  Marie  :  celle  qui  a  enfanté  pour 
nous  le  créateur  de  l'univers.  Que  personne  ne  pénètre  en  ce 
saint  lieu  aujourd'hui,  avec  des  dehors  d'ostentation  ou  de  pas- 
sion, que  ce  soit  l'impuretcS  l'adultère,  la  mollesse,  la  sodomie, 
la  magie,  la  sorcellerie,  la  divination,  la  prédiction.  Qu'aucun 
riche  sans  cœur  m-  pénètre  en  ce  saint  lieu  aujourd'hui,  car 
c'est  la  maison  de  la  nièi-e  du  grand  roi,  le  riche  de  tous  les 
mondes,  Notre-Seigneur  Jésus-Christ. 

Voilà  ce  que  j'ai  trouvé  dans  Jérusalem  ainsi  rédigé  :  Malheur 
à  tout  riche  sans  pitié  qui  est  sur  la  terre,  car  sa  demeure  est 
le  puits  de  l'abîme  pour  l'éternité. 

(78  v°)  Désormais,  soyons  miséricordieux,  au  nom  de  Notre- 
Seigneur  Jésus-Clirist  et  de  sa  mère,  la  'Vierge,  afin  qu'il  nous 
fasse  miséricorde  à  son  tribunal  terrifiant,  car  celui-ci  est  le 
lieu  où  nous  trouverons  pour  nous  miséricorde.  Malheur, 
malheur,  malheur,  ti'ois  fois,  à  l'homme  sans  affeclion  et  sans 
pitié,  soit  pauvre,  soit  riche,  au  jour  du  jugement,  sa  demeure 
est  le  feu  qui  ne  s'éteindra  pas  jusque  dans  l'éternité  avec  le 
ver  qui  ne  meurt  point,  les  ténèbres  extérieures,  les  grin- 
cements de  dents  ! 

Vous  n'êtes  pas  sans  connaître  le  riche  sans  pitié,  celui  tout 
adonné  à  ses  affaires,  celui  que  nous  fîmes  venir  à  propos  d'un 
bloc  de  jacinihe,  sur  lequel  nous  voulions  tracer  les  traits  de 
Sainte  .Marie,  et  ce  qu'il  nous  répondit  à  propos  de  ce  bloc. 
«  Qu'est-ce  donc  que  l'Église?  Qu'est-ce  que  Marie,  à  qui  on 
bâtit  ce  temple?  Basile  ne  le  sait-il  pas,  que  mange-t-il  le  soir? 
Mes  enfants  ont  besoin  de  ce  bloc  de  jacinthe.  Si  je  meurs,  ils 
le  vendront  pour  une  somme  d'or  afin  de  (79  r°)  se  nourrir. 
Maintenant,  en  aurais-je  un  millier  de  cette  espèce  en  ma  pos- 
session, je  ne  vous  en  donnerai  pas  un  ni  rien  de  mes  biens 
et  de  ma  cliarité.  Qu'est-ce  que  la  charité'.'  »  Le  mot  n'était 
pas  encore  achevé  dans  la  bouche  de  cet  impie,  quand  il  tomba 
et  rendit  l'esprit.  Ses  fils  et  ses  filles  furent  témoins  de  ce  qui 
était  arrivé  à  leur  père,  pour  avoir  peu  auparavant  prononcé 
des  paroles  extrêmement  insolentes.  Lorsqu'il  eut  expiré, 
une  grande  crainte  s'empara  de  ses  fils  et  de  ses  filles.  A  l'ins- 
tant, ils  prirent  la  tablette  de  jacinthe  avec  20  mesures  d'or 
et  une  quantité  de  pierres  précieuses  et  des  perles  et  me  les 

[34] 


CATKCIIÈSE    ATTUinUKF.    A    SAINT    BASILE    DE    rÉSARÉE.  205 

apporti'i-ent.  ;\  moi  l'huntble  Basile,  l'évoque.  Ils  pleuraient 
avfc  d'aiiondaiites  larmes  et  avec  force  prières  ils  disaient  : 
«  Accordô-nnus  le  pardon  de  notre  père  car  notre  père  a  péché 
p;ir  son  lanf^age  sans  pitié.  Voici  qu'il  a  rendu  le  dernier 
S'iiipir,  il  est  mort  suivant  l'ordre  de  Dieu  parce  qu'il  a  blas- 
pliémé  lontre  Dieu  et  (7'.t  v°)  sa  mère  la  Vierge,  \oiri  la  tablette 
de  jacintiie  et  20  mesures  d'or,  des  pierres  précieuses  et 
quantité  lie  perles,  pour  que  tu  fasses  graver  l'image  de  Sainte 
.Marie.  »  Kn  entendant  ces  paroles,  moi  l'humble  Basile,  je 
m'étonnai  grandement.  Je  glorifiai  Notre-Seigneur  Jésus-Christ 
.  t  sa  mère,  la  Vierge,  et  nous  travaillâmes  au  .sanctuaire  du 
lemple. 

Je  pris  la  tablette  de  jacinthe  avec  les  20  mesures  d'or, 
les  pierres  précieuses  et  les  perles,  j'allai  chez  un  peintre, 
excellent  ouvrier,  connaissant  parfaitement  le  dessin.  Je  lui 
dis  :  "  Je  voudrais  que  tu  nie  dessines  l'image  de  Sainte  Marie 
sur  celte  tablette  de  jacinthe  avec  de  l'or  pur,  et  des  perles.  »  Le 
peintre  prit  la  tablette,  la  céruse,  l'or,  les  pierres  précieuses  et 
les  [perles  (80  r")  et  les  plaça  dans  sa  maison.  Cnmme  le  soleil 
allait  se  coucher,  je  pris  mon  repas  selon  la  coutume,  dans  ma 
chambre,  puis  je  me  couchai  sur  ma  natte. 

Tandis  que  j'étais  couché,  j'eus  une  vision.  Il  m'apparut  une 
femme  brillante  comme  le  soleil.  Ses  vêtements  étaient  éclatants 
de  lumière,  deux  jeunes  vierges  l'accompagnaient,  extrême- 
ment belles.  Elle  me  dit  dans  la  vision  :  «  Seigneur  Basile,  tu  ne 
sais  pas  qui  je  suis?  »  Je  lui  n-pondis  :  «  Puis-je  savoir  d'où  lu 
viens,  n  ma  souveraine,  avec  cette  grande  gloire  qui  t'en\  i- 
lonne.  »  Elle  me  dit  :  "  Je  suis  Marie,  la  Vierge,  celle  à  qui  tu  as 
construit  ce  grand  sanctuaire  et  pour  qui  tu  t'es  donné  cette 
grande  fatigue.  Ces  deux  jeunes  vierges  qui  m'accompagnent, 
sont  Irène  et  Sophie,  celles  qui  se  sont  faites  les  émules  de  ma 
virginité  depuis  leur  enfance  et  qui  ont  versé  leur  sang  pour  le 
nr.m  de  mon  fils  bien-aimé  Jésus-Christ  (1).  (SO  v"")  Maintenant, 
pour  la  tablette  de  jacinthe  que  tu  as  reçue  de  l'homme  riche, 
garde-toi  d'y  faire  tracer  mon  image,  car  c'est  une  injure  pour 
celui  qui  l'a  reçue.  Pour  moi,  mon  esprit  ne  l'accepte  point, 

1  11  s'agit  de  sainte  Sophie  et  de  sainte  Irène  dont  le  synaxaire  copte 
Ale.xandrin  rappelle  la  mémoire  au  2  de  Paoni  et  au  21  de  Messori. 

[35] 


296  REVUE    DE   l'orient   CHRÉTIEN. 

ainsi  que  la  volonté  de  mon  fils.  Si  tu  y  as  déjà  fait  dessiner 
mon  imatje,  il  n'est  pas  possible  que  l'huile  d'un  pécheur  coule 
sur  ma  tète.  Lève-toi,  au  matin,  va  à  l'orient  de  la  ville,  à 
l'endroit  où  se  trouvent  de  vieilles  meules.  Tu  creuseras  en 
terre,  la  profondeur  de  deux  coudées  et  ainsi  tu  trouveras  une 
tablette  couleur  d'escarboucle.  Mon  image  s'y  trouve  dessinée, 
non  point  de  main  d'homme,  et  ces  deux  vierges  sont  repré- 
sentées à  mes  côtés  :  l'une  à  droite,  l'autre  à  gauche.  Tu  la 
placeras  devant  le  sanctuaire  de  l'autel  et  par  elle,  je  ferai  des 
prodiges  au  jour  de  ma  dédicace,  quand  on  la  placera  dans 
mon  sanctuaire.  »  Moi,  l'humble  Basile  (81  r"),  je  lui  dis  dans 
mon  songe  :  «  Ma  souveraine  et  la  mère  de  mon  Seigneur,  tu 
sais  qu'il  nous  faut  deux  colonnes  pour  le  culte,  pour  les  placer 
dans  le  temple.  »  Cette  toujours  vierge  me  répondit  en  songe  en 
disant:  «  Va  chercher  la  tablette  couleur  d'escarlioucle,  apporte- 
la  dans  mon  église.  Je  t'enseignerai  l'endroit  des  deux  colonnes 
pour  que  tu  les  transportes  dans  le  sanctuaire.  »  Après  m'avoir 
dit  cela,  la  femme  devint  invisible. 

Quand  je  me  levai,  le  matin,  j'allai  chez  le  peintre,  je  rap- 
portai la  tabletj-e  de  jacinthe,  l'or,  les  pierres  précieuses  ainsi 
que  les  perles.  Je  pi'is  avec  moi  Nérée  l'archiprêtre,  Calinique 
avec  Pastamon,  les  diacres  de  Damas.  Je  les  conduisis  en  secret 
au  lieu  que  sainte  Marie  m'avait  désigné  en  songe.  Lorsque 
nous  eûmes  creusé  un  peu,  la  profondeur  de  deux  coudées,  je 
trouvai  la  tablette  couleur  d'escarboucle  :  (SI  v")  un  voile  de 
soie  la  recouvrait.  En  la  voyant,  je  fus  rempli  d'admiration, 
je  m'écriai  :  «  Voici  un  jour  de  paix,  celui  dans  lequel  le  signe 
du  Seigneur  s'est  manifesté.  »  Je  retirai  le  voile  de  soie,  je 
vis  la  figure  dessinée  de  sainte  Marie,  avec  les  traits  de  son 
visage.  Je  me  prosternai,  je  vénérai  l'image  bénie.  Elle  était 
extrêmement  grande,  nous  étions  en  peine  pour  savoir 
comment  nous  transporterions  une  telle  image.  Nous  déli- 
bérions entre  nous  sur  le  moyen  de  la  transporter.  (»r  la 
tablette  se  remua  d'elle-même  dans  la  fosse  et  s'éleva,  se  dressa 
de  la  cavité  avec  le  voile  de  soie.  A  cause  de  sa  largeur  et  de 
sa  longueur,  nous  étions,  saisis  de  crainte  de  ne  pouvoir  la 
monter.  Voici  qu'une  voix  survint  de  la  tablette  (82  r°)  sur 
laquelle  étaient  tracés  les  traits  tie  sainte  Marie  :  «  Pourquoi 

[36] 


rATKCHÈSE  ATTRIBUÉE  A  SAINT  RASILF  hF.   CKSARKK.    ^^l 

tardez-vous  à  me  porter?  Me  voici  légère,  je  ne  suis  point 
lounl(\  nio  voici  prête  à  marciier  avec  toi.  »  Kn  entendant  ces 
paroles,  je  me  réjouis  grandement.  Moi  et  les  clercs  qui  nfac- 
compa!.rnaient,  nous  soulevâmes  la  tablette  avec  facilité,  nous 
la  portâmes  à  l'église  et  nous  la  déposàim-s  devant  le  sanctuaire. 
Lorsque  la  foule  vit  la  tablette  déposée,  elle  fut  remplie  d'admi- 
ration pour  sa  masse,  sa  qualité  de  choix.  Le  dessin  de  l'image 
était  caché  par  le  voile  de  soie,  et  la  foule  ne  savait  pas  qu'une 
iinajxe  y  était  tracée. 

Une  fois  déposée,  la  tablette  laissa  couler  une  huile  qui 
remplit  la  place.  A  ce  moment,  tous  les  gens  accoururent, 
les  uns  sur  les  autres,  pourvoir  le  prodige.  Or,  voici  qu'il  vint 
une  femme  qui  avait  péché  (S2  v"l  en  sa  chair.  Lorsqu'elle 
vit  la  tablette  qui  répandait  de  l'huile,  elle  prit  de  cette  huile 
et  s'en  fit  une  onction.  A  ce  moment,  elle  fut  couverte  entière- 
ment de  lèpre,  sur  le  corps  et  sur, le  visage.  Les  gens  qui  virent 
ce  qui  lui  était  arrivé,  se  .saisirent  d'elle  et  la  conduisirent  chez 
Nérée  l'arehiprétre.  Lorsque  celui-ci  la  vit,  il  la  prit  et  l'amena 
chez  moi.  l'humble  Basile.  Cette  femme  était  remplie  de  terreur. 

Pour  ma  part,  en  la  voyant,  je  demeurai  stupéfait  de  ce  qui 
était  arrivé  à  cette  femme.  Je  l'interrogeai  :  «  En  quel  péché  es-tu 
tombée,  ou  bien  que  t'est-il  arrivé,  pour  que  cette  lèpre  soit 
survenue  sur  tout  ton  corps  et  sur  ton  visage?  »  Elle  confessa, 
en  di.sant  :  «  Mon  seigneur  et  père,  pardonne-moi,  car  j'ai  péché 
devant  Dieu  et  en  ta  présence.  »  .Je  lui  dis  :  «  Ma  fille,  découvre 
ton  péché  devant  tout  le  peuple.  »  Elle  me  répondit  :  «  Malheur 
à  moi,  mon  ()<:i  r°)  père!  mon  péché  dépasse  tous  les  péchés! 
.l'avais  une  sœur  :  elle  était  mariée.  .le  n'étais  point  mariée 
et  je  désirais  son  mari.  Je  me  levai,  j'allai  chez  un  magicien. 
11  empoisonna  pour  moi  une  coupe,  je  la  donnai  à  ma  sœur,  et 
par  le  venin  du  poison  qu'elle  contenait,  ses  entrailles  et  ses 
jambes  furent  endolories.  Après  de  longs  jours  de  maladie,  elle 
rendit  le  sang  et  ainsi  elle  expira  et  mourut.  Je  violentai  ensuite 
le  mari  <le  ma  sœur;  je  le  pris  pour  mari.  Voici  déjà  treize  ans 
depuis  que  ces  événements  se  sont  passés.  Je  demeure  avec  lui 
comme  sa  femme  et  je  lui  ai  enfanté  trois  fils  et  trois  filles.  C'est 
là  tniit  ce  qui  m'est  arrivé,  je  t'ai  tout  appris,  ô  père  saint.  » 

En  apprenant  ces  laits,  moi,  l'humble  Basile,  je  fus  dans  une 

[37 


298  REVUE    DE    l'orient   CHRÉTIEN. 

grande  crainte  et  une  grande  terreur.  (83  v")  Je  lui  dis  : 
«  Mallicur  à  toi,  o  ]iervers(>,  tu  as  commis  trois  péchés  impar- 
donnables à  jamais,  à  toi  revient  le  sort  du  miserai  île  Caïn,  du 
criminel  Ilérodc  et  du  déicide  Judas!  Implore  maintenant 
sans  cesse  le  Seigneur  et  sa  mère,  la  Vierge,  peut-être  leur 
miséricorde  et  leur  iionté  te  placeront  ensemble  avec  nous, 
et  tu  seras  purifiée  de  ta  lèpre  et  de  ton  grand  péché.  » 

Vous  voyez,  ô  mes  bien-aimés,  que  tout  fornicateur  est  impur 
devant  Dieu  et  devant  sa  mère,  la  Merge,  et  que  le  bien  ne  se 
reposera  jamais  sur  toute  chair  qui  est  impure,  comme  le  dit 
Pierre,  le  chef  :  «  Les  fornicateurs  et  les  adultères,  Dieu  les 
jugera  (1).  »  Pour  ce  qui  est  de  vous,  ô  mes  enfants,  gardez 
votre  corps  comme  le  temple  de  Dieu  (2)  et  de  sa  mère,  la 
Vierge,  par  un  mariage  saint  et  une  virginité  parfaite.  Malheur 
à  nous,  ô  mes  enfants,  lorsque  Dieu  nous  interrogera  sur  nos 
(84  r")  péchés  et  ceux  que  nous  avons  commis  entre  nous! 
Malheur  à  tout  homme  qui  aura  convoité  la  femme  de  son 
voisin;  le  lieu  de  son  repos  sera  le  puits  de  l'abîme  et  le  ver  qui 
ne  meurt  point. 

Maintenant  donc,  ômes  bien-aimés,  conservons-nous  en  toute 
pureté  pendant  les  jours  fêtés  partout  ou  le  jour  de  réunion, 
surtout  les  grands  jours  marquants,  le  saint  jour  de  sainte 
Marie  et  le  saint  jour  du  Dimanche,  conservons-iions  dans  toute 
la  pureté  du  cnrps,  afin  que  nous  soyons  le  temple  de  Notre- 
Seigneur  Jésus-Christ,  notre  véritable  Dieu. 

Revenons  au  récit  de  l'histoire,  voijoiis  comment  on  établit 
l'image  de  sainte  Marie,  la  Vierge  sans  tache. 

Il  arriva  donc  qu'on  avait  placé  l'image  de  sainte  Marie,  la 
Vierge,  en  face  du  sanctuaire.  De  nouveau,  tandis  que  j'étais 
couché,  la  Vierge  se  manifesta  à  moi  comme  la  première  fuis 
et  elle  me  dit  :  «  (8  I  v")  Pourquoi  es-tu  aflligé  et  tardes-tu  de  la 
sorte"?  Tu  n'as  pas  cherché  les  colonnes  pour  dresser  mon  image.  » 
Je  lui  répondis  :  «  Ma  souveraine,  tu  sais  que  j'ai  parcouru  bien 
des  endroit  s,  cherchant  des  colonnes  qui  soient  vraiment  dignes, 
pour  les  élever  devant  le  sanctuaire  avec  la  sainte  image.  »  Elle 
me  répliqua  :  «  Si  tu  veu.\  l'érection  des  colonnes,  voici  qu'il  y  a 

(1)  Épitre  aux  Ilrbn.'ux,  mu,  I;  I  l'iene,  iv,  3-û. 

(2)  I  Coi-.,  vi,  9. 

[38] 


rATF.rHÈRF,    ATTRIRUKE    A    SAINT    BASIKF,    DE    rÉSARKE.         299 

un  li'inple  à  l'occident  de  la  ville.  Ces  colonnos  sont  dressées 
au  milieu  du  sanctuaire  du  temple.  Tnules  deux  sont  érip'es 
depuis  l'époque  des  ^^éants;  des  représentations  diaboliiiues 
les  recouvrent.  Il  est  impossible  à  un  Imuime  de  les  renverser 
si  ce  n'est  avec  Tordre  de  mon  (ils  biin-aimé.  Lorsque  tu  te 
lèveras  au  matin,  n'oublie  pas  d'emplpyrr  tes  soins  à  propos 
de  ces  deu.\  colonnes,  jusqu'à  ce  que  tu  les  aies  amenées  et 
dressées  en  face  du  sanctuaire,  (S5  r°)  et  que  tu  aies  établi 
mon  image  au-dessus  d'elles,  suivant  l'ordre  de  mon  lils  bien- 
aimé.  » 

.■\pres  m'avoir  dit  cela,  la  femme  disparut  à  mes  yeux  et  je 
m'éveillai  ainsi  <le  mon  rêve.  En  me  levant,  j'étais  soucieux, 
disant  :  Comment  pourrai-je  porter  de  pareilles  colonnes  pour 
1rs  amener  en  face  du  sanctuaiie.  Je  méditais  ces  considérations 
en  mon  cœur  durant  la  nuit,  car  c'était  une  grosse  affaire, 
prodigieuse,  quand  une  voix    vint  jusqu'à  moi  me  disant  : 

Basile,  Basile,  pourquoi  te  préoccupes-tu  au  sujet  de  ces 
"lionnes?  Dieu  qui  souleva  jadis  Ilabacuc,  portant  son  repas 
dans  ses  mains,  et  le  transporta  à  Babylone  pour  le  donner  à 
Daniel  dans  la  fosse  aux  lions,  (s.')  v')  Dieu  lui-même  ébranlera 
ces  colonnes  de  leur  emplacement,  par  l'ordre  de  Dieu  et  ûc 
sa  mère,  la  Vierge,  comme  la  lumière  est  distribuée.  -> 

Le  soleil  allait  monter,  je  convoquai  tout  le  peuple  à  une 
réunion  en  ce  saint  lieu  même.  Les  ouvriers,  le  clergé,  tout  le 
peuple  orthodoxe  se  rassembla  et  je  les  informai  de  ce  que 
j'avais  vu.  Le  prêtre  Xén'C  m'interpi'llanl  me  dit  :  «  Mon  Père, 
exécutons  cette  affaire,  je  crois  que  Dieu  nous  consolera  dans 
notre  poursuite  de  la  volonté  de  Notre-Seigneur  Jésus-Christ. 
Prenons  une  feuille,  inscrivons  sur  elle  le  signe  salutaire  di>  la 
croix  sainte,  inscrivons-y  le  nom  de  Notre-Seigneur  Jésus- 
t  lirist  et  le  nom  de  Sainte  .Marie,  la  Vierge  (80  v")  sainte  et 
prenons  un  bâton  pour  y  fixer  le  signe  de  la  croix  du  salut. 
Allons  ensuite  vers  l'endroit  du  temple,  nous  y  déposei'ons  le 
signe  de  la  croix  avec  le  nom  de  Notre-Seigneur  Jésus-Clirist 
et  celui  de  sa  mère,  nous  croyons  vraiment  que  Dieu  réalisera 
nos  désirs.  ■' 

En  entendant  ces  propos  de  Nérée  l'arehipréti-e,  je  connus 
que  Dieu  parlait  en  lui.  Je  pris  alors  une  feuille,  j'y  écrivis  ce 

(39] 


300  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

qu'avait  dit  le  prèlre.  Nous  prîmes  des  croix  d'or,  des  encen- 
soirs d'argent  et  les  quatre  évangiles;  nous  allâmes  vers  cet 
endroit,  distant  de  la  ville  de  cinq  railles  et  demi.  Il  était  situé 
en  une  région  déserte  tout  à  fait  terrifiante  (86  v°).  Des  multi- 
tudes de  magiciens  venaient  en  ce  lieu  pour  y  apprendre 
quantité  de  sorcelleries  diaboliques.  Lorsqu'ils  connurent  nos 
projets,  ils  partirent  avec  une  grande  crainte  et  avec  peine, 
et  ils  faisaient  de  grands  signes  diaboliques. 

Arrivés  en  cet  endroit,  nous  nous  tournâmes  la  face  vers 
l'Orient.  L'archidiacre  se  mit  en  tête  et  je  récitai  la  priéi'e 
d'action  de  grâces  avec  celle  des  esprits  impurs.  Les  clers,  les 
zélés  (1)  et  la  foule  des  orthodoxes  élevèrent  la  voix  en  disant  : 
Kyrie  eleison!  Puis  prenant  le  bâton,  je  le  plaçais  sur  les  deux 
colonnes.  A  l'instant,  des  fentes  se  produisirent  aussitôt  aux 
pieds  des  colonnes.  Elles  se  soulevèrent  avec  leurs  bases  et 
elles  se  mirent  à  rouler  jusqu'à  ce  qu'elles  fussent  arrivées  à 
l'endroit  des  stades  (87  r°)  de  cette  ville.  Nous  trouvâmes  des 
débauchés,  des  malfaiteurs,  des  magiciens,  ceux  dont  nous 
avons  déjà  parlé,  qui  exécutaient  dés  œuvres  de  sorcellerie. 
Leur  action  magique  fut  telle,  qu'ils  arrêtèrent  les  deux  colonnes 
au  milieu  de  la  ville.  Tout  le  peuple  criait  :  Kyrie  eleison! 
mais  les  magiciens  arrêtaient  les  colonnes  au  milieu  de  la  ville. 
Or  il  advint  que  le  soleil  se  coucha,  ce  fut  la  nuit.  Par  suite  de 
l'excès  de  fatigue  de  la  journée,  nous  donnâmes  la  paix  au 
peuple  jusqu'au  lendemain  et  il  rentra  chez  lui  attristé.  Il  y  avait 
certains  indociles  parmi  le  peuple  qui  demeuraient  incrédules 
dans  la  vertu  de  sainte  Marie.  Pour  moi,  je  rentrai  à  ma 
maison;  je  ne  pris  aucune  nourriture  ni  aucune  boisson,  mais  je 
demeurai  en  faisant  à  Dieu  cette  prière  :  «  Seigneur,  si  ta  volonté 
est  telle  que  ces  pervers  l'emportent  sur  toi,  que  ta  volonté  se 
fasse  donc,  ô  Christ,  mon  Dieu  !  »  (87  v°)  J'étais  encore  en  prière 
quand  un  sommeil  extatique  s'appesantit  sur  moi.  Je  vis  comme 
une  femme  qui  se  tenait  debout  en  ma  présence.  Elle  me  dit  : 
«  Basile,  tu  es  attristé  â  cause  des  colonnes,  or  voici  que  mon 
fils  Jésus-Christ  a  commandé  à  ces  colonnes  de  se  dresser  sur 

(1)  Sur  celle  classe  do  fidèles,  voir  Échos  d'Orient  (1901),  p.  341;  Crum, 
Caialorjue  of  Ihe  coptic  manuscripts  in  the  Brilish  Muséum,  London,  1905, 
n»  1013.  Jt.  0.  C,  190(3,  p.  47. 

[40] 


rATÉCIIÈSE  ATTRIBUÉE  A  SAINT   BASILE   DE  CÉSARÉE.        301 

leurs  bases  devant  le  sanctuaire.  Quant  à  ceux  qui  ont  accompli 
l'oeuvre  mauvaise  de  l'art  di'  la  magie,  les  voici  n'ollement 
aveugles.  La  tablette  sur  laquelle  se  trouve  mon  image  avec  les 
deux  vierges,  a  été  dressée  sur  les  colonnes,  devant  le  sanc- 
tuaire. Prends  garde  de  touciier  la  tablette  dans  Télat  où  elle 
est,  cet  ordre  appartient  à  mon  (ils  bien-aimé.  Je  veu.\  faire 
jaillir  une  fontaine  de  la  culonne  qui  est  à.  droite  du  sanctuaire. 
Quiinnque  s'y  lavera,  s'il  est  malade,  recouvrera  la  santé  de 
mon  nis  bien-aimé.  Et  les  hommes  qui  accompliront  (88  r")  le 
mal  de  la  surcellerie  par  la  magie,  qui  sont  devenus  aveugles, 
ainsi  que  la  femme  qui  a  la  lèpre,  s'ils  descendent  pour  s'y 
laver,  j'y  ferai  s'entr'ouvrir  un  gouffre  pour  les  engloutir  de 
siirte  qu'on  ne  les  retrouve  plus  jamais.  Pour  toi,  ù  Basile, 
prends  bien  soin  de  l'église,  je  t'aiderai  en  toute  chose,  tu  la 
consacreras  le  -21  de  Paoni.  C'est  le  jour  où  mon  fils  me  fit 
construire  une  église  par  les  apôtres.  »  En  disant  cela,  la  femme 
devint  invisible. 

Avant  le  lever  du  soleil,  j'allai  à  l'église,  je  vis  les  deu.x 
colonnes  dressées  en  face  du  sanctuaire.  La  tablette  était  placée 
,iu-dessus,  de  sorte  qu'elle  faisait  corps  avec  elles  sans  aucune 
séparation.    .le    trouvai    la    source  jaillissant   à  droite  de  la 
coloime  placée  auprès  du  sanctuaire,  comme  si  elle  (88  v")  eût 
ité  creusée  là  depuis  longtemps.  En  voyant  cela,  je  fus  dans 
une  grande  stupeur  et  une  grande  joie.  A  l'apparition  du  jour, 
toute  la  foule  se  réunit  à  l'endroit  où  les  colonnes  avaient  été 
laissi'es,  elle  ne  les  y  trouva  pas.  Elle  courut  à  l'église,  elle  vit 
les  colonnes  dressées  sur  leurs  ijases,  placées  auprès  du  sanc- 
tuaire, comme  si  elles  eussent  été  érigées  depuis  longtemps. 
La  tablette  était  posée  au-dessus  d'elles  comme  si  elle  en  faisait 
partie.  Et  la  foule  criait  avec  de  grandes  clameurs  :  Kijrie 
eleison.'  Seigneur  Dieu  tnut-puissantl  Grand  est  le  Seigneur 
Dieu.  Jésus-Christ,  dans  toutes  ses  œuvres  et  ses  grands  prodiges 
sublimes  qu'il  fait  par  Sainte  Marie,  la  Vierge  immaculée  et  la 
mère  de  Dieu  !  Et  tous  les  malades  se  réunissaient  à  la  fontaine, 
s'y  lavaient  et  ils  recouvraient  la  santé  grâce  au  Dieu  bon, 
89  r")  et  à  Sainte  Marie  la  Vierge  immaculée.  Pour  les  hommes 
adonnés  aux  u'uvres  de  magie,  qui  étaient  devenus  réellement 
aveugles,  ils  apparurent  tels  à  la  fuule  ainsi  que  la  femme 

[41] 


302  REVUE   DE   l'orient   CHRÉTIEN. 

couverte  de  lèpre.  Ils  vinrent  pour  se  laver  aux  eaux  de  la 
source.  Mais  à  l'instant,  la  terre  s'entr'ouvrit,  ils  furent  en- 
gloutis. Ils  étaient  au  nombre  de  seize  avec  la  femme  lépreuse. 
Depuis  ce  jour,  la  crainte  s'empara  de  tout  le  peuple  ortho- 
doxe en  présence  de  Dieu.  Toutefois,  Dieu  ne  nous  oublia  point, 
il  exerça  son  œuvre  en  ce  saint  lieu,  jusqu'à  ce  qu'il  fut  achevé. 
Voici  le -21  du  mois  de  Paoni,  nous  vous  avons  déjà  enseigné 
que  c'est  le  premier  jour  où  l'on  édifia  une  église  au  nom  de 
Sainte  Marie  (89  v°).  Maintenant  donc  rassemblons-nous  avec 
empressement  poui-  la  consécration  de  cette  église  catholique, 
pour  glorifier  la  toute  glorieuse  et  honorable  Sainte  Marie,  la 
Vierge  immaculée.  Heureux  celui  qui  fera  miséricorde  aux 
pauvres  en  ce  jour,  car  il  participera  au  festin  des  mille  ans! 
Heureux  celui  qui  transcrira  cette  catéchèse  pour  en  trans- 
mettre le  souvenir  à  ses  parents,  car  dans  leurs  prières,  devant 
Dieu  et  sainte  Marie,  son  souvenir  sera  rappelé  par  les  anges 
de  Dieu,  afin  qu'il  leur  fasse  miséricorde,  durant  leur  vie  en  ce 
monde,  et  lorsqu'ils  en  sortiront;  que  cette  catéchèse  ne  leur 
fasse  jamais  voir  les  tourments.  Heureux  celui  qui  viendra 
entendre  cette  catéchèse,  car  Dieu  lui  fera  entendre  aussi  les 
louanges  de  la  Jérusalem  céleste. 

M.  Chaîne. 


[42] 


LES  CANONS  DU  CONCILE  DE  CANCRES 


Le  texte  suivant  provient  du  manuscrit  éthiopien  n"  Gû  de 
la  Bibliothèque  Nationale  (fonds  d'Abbadie).  Il  occupe  les  fol. 
l-2.')r"a  (à  partir  de  la  moitié  de  la  colonne)  —  127r"a  (le 
premier  tieis  de  la  colonne)  (1  .  Ce  manuscrit  est  du  xv"  siècle. 

Le  titre  annonce  vingt  et  un  canons,  mais  en  réalité  nous 
n'en  avons  que  ving't,  bien  que  la  numération  soit  complète 
dans  le  texte  jusqu'à  vingt  et  un.  De  plus,  il  n'y  a  pas  con- 
cordance parfaite  entre  la  table  et  le  texte  dos  canons.  Tout 
d'abord  —  mais  ici  le  copiste  n'est  sans  doute  pas  en  faute  —  le 
premier  numéro  qui,  dans  la  table,  apparaît  en  marae  est 
le  nuiiit'ro  iJ;  les  préiédents,  semlile-t-il,  ont  été  pris  dans  la 
coulure  de  la  reliure  européenne.  Or,  dans  la  môme  table  des 
titres  des  canons,  avant  le  titre  du  canon  9,  nous  avons  non  pas 
huit,  mais  neuf  titres.  L'un  de  ces  titres  n'a  pas  de  canon  cor- 
respondant; c'est  le  quatrième  titre  :  Au  sujet  de  la  prière. 
Et  comme  nous  ignorons  la  numérotation  donnée  par  le  copiste 
pour  les  neuf  premiers  titres,  nous  avons  l'té  fort  à  l'aise  pour 
numéroter  :>''''  ce  titre  intrus,  et  ainsi  n'avoir  i)as  à  mudifier 
les  chiffres  du  copiste.  Cependant,  dans  la  table  encore,  il 
manque  le  numéro  et  le  titre  d'un  des  canons  du  texte,  le  n°  IG  : 
Au  sujet  {(/es  enpmls)  i/ui  estimenl  peu  leurs  /lorenis. 
Nous  avons  cru  qu'il   était  préférable,  afin  de  maintenir  la 


il)  L'iiidioation  iiiic  donne  le  K.  P.  CmiNF.  dans  son  Catalogue  des  manuscrilx 
hiopiens  de  lu  roUeiiion  Atiloinc  d'Abbadie,  p.  Il,  est  incomplète.  L«  H.  P.  écrit  : 
Fol.  Vi\  Vingt  et  un  canons  du  concile  de  <iangres.  —  Fol.  l-.!9  v°.  Vingt- 
ipiatre  canons  du  concile  d'Anliocln'.  •  Entre  les  deux  séries  do  canons,  il  y 
'Il  a  une  autre  :  c'est  la  série  des  canons  du  concile  de  Sardiquc  qui  commence 
.iu  fol.  127  r  a  (aux  deux  tiers  de  la  colonne).  —  Les  caiiuns  du  concile  de 
Sardique  ne  sont  pas  indiqués,  nnn  plus,  par  M.  Conti  Rossim  dans  sa  .Vo/iVe  sur 
les  manuscrits  éthiopiens  de  la  collection  d'Abbadie,  p.  lUti. 

[1] 


304  REVLE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

correspondance  que  nous  avons  essayé  d'établir,  d'insérer  ce 
titre  avec  son  numéro  dans  la  traduction  de  la  table;  nous 
l'avons  mis  en  italiques  pour  indiquer  que  ce  canon  appartient 
au  texte  et  non  à  la  table. 

Dans  le  texte  des  canons  qui  sont,  nous  l'avons  dit,  au 
nombre  de  vingt  et  non  de  vingt  et  un,  le  canon  7  porte  deux 
numéros  :  7  au  titre,  et  8  au  texte  du  canon  lui-même.  Tout  en 
respectant  la  numérotation  du  manuscrit,  nous  avons  introduit, 
entre  parenthèses,  les  numéros  qui  correspondent  à  ceux  de  la 
table. 

La  date  du  concile  de  Gangres  est  incertaine  :  elle  peut 
flotter  entre  340  et  380.  —  Le  concile  était  dirigé  surtout  contre 
les  théories  d'Eustathe  de  Sébaste  (qui  devait,  après  sa  con- 
version, devenir  le  maître  de  saint  Basile)  et  de  ses  partisans; 
aussi  contre  certain  «  nionacliisme  d'ordre  inférieur  »;  ces 
moines,  presque  toujours  fort  ignorants,  étaient  entraînés 
vers  «  des  pratiques  plus  ou  moins  suspectes,  des  idées  plus  ou 
moins  hérétiques  »  (1). 

(1)  DiJFûL'RCQ,  Histoire  de  l'Église...,  IV,  Le  Chrislianisme  et  l'Empire,  p.  130, 
011  l'on  trouvera  quelques  indications  bibliographiques. 


TEXTE 


(Fol.  125r''a)  Tf-J-I:  :  »/AA  =  rt.S"^A  «  h/i  ••  '\'PiÙ\^  ■  m 

nA.C)  :  f^'P  ••■ 

XA-l-  :•: 

?iA  :  ha»'{ï{['  .(1)  +^fl»-ft1-  :•: 


KhVV 

n?i'>/- 


(1)  Ms.    :  hnft-. 

[2] 


I.E^    CAXriXS    Dr    CONril.K    DK    fiANYlRns.  300 

i\h'i\-  ■  H^.i»"n  ••  'j/'v.-i-  :  oï-n/y"//'  •  An.i-  ■•  v»:n/;jp'> :•: 

n?i>/-  :  Hjl'.h'i'.A-  •  "ir'i-  (Fol.  1,':.  r    b)  l  :  Mf'.n  ••:= 
ï  •■  tth'il'  •■  hA  •  y.1'"ïïl,h-  ••  AôA  •  ?,A  ■  ha>-fi(\'  ■  (\-\ 

A'flA  :i: 

ïi:  ■  nh-j/'  :  ^'>ni-  : ?iA  :  y.t\-i\fï  •  ^lAOrt  ••  (>.e."  •  fl>^.>OTrt 

09^F'  :•: 

ï:»;  :  n?»'}J-  •  H^.^OT  :  rtvni-  :  mhJAtn  -  "Ihhty'i  •■  at 

1'hX\t\  ■•  "loo^  ■■■:■ 

.e.l-.'ï'nh.  •■  An'JA  :•: 

V     a     OB'}-!:  :  -if^A^-}    :    tthm-flO    :      :^)    flJ.e.flA  •'    n>i'>J-  :    <• 

"j/^h  •  fi'nyl'  •■  mtm-ff:  •  ?im.'j-  :  ricMiy'i'  '  t\ïxiiihntb. 

-flrh-C  :  K^'ià  ■■  atd,m6  ■■■.•■ 

(1)  Ce  canon  et  le  précédent  sont  numérotés  par  g,  ce  qui,  au  lieu  de  18,  19, 
donne  28,  29. 

(2)  Ms.  :  ttohlilt, 

[3] 

OKIEM   CHRÉTIEN.  20 


306  REVLE    DE    1,'ORIEXT    CHRÉTIEN. 

ë  •  l^H'H  ■  tth-il'  '■  '^Cao-t  :  nft.0  ■  /",-»  :•: 

f.r^  :  Hh'UlA  ■  ^.9"  •■  tnCn-tl  :  (DUa-lh  :  A^''7Aïl1"  •■  atn 
ht-ill  ■•  ^AO  ■•  -1^4.  •  afin  ■  A^.Td-'J  •=: 

I:  ■  •l-JiH'H  ■  nh'j'i-  •■  nhm  •  ^^-nc-f-  :  j&dAoï. .-  ^,1?,^ 

htioo  :  at-hi--  •■  ^.RAJP  ■  tO'-hll  :  Af-Yb"»  :•: 

A  •■  H^flJ-rtn  :  (Ohtl'l'/.'ln-'ft  •■   Fol    125  V"  b)  fl)J?,.nA  :  Ai.j?.?.A 
9*  •  ^.+^'ft  !  t^cni  •  h'iU  •  (O-t^-tt  ■■  (D-h'U  ■  Aj&ïh'î  :  (D-lx 

ë  '  ^'hn-w  ■  nh"}'»-  ■•  «.e+AA  •  «T^n^i  :  iL-h  ■  Vicft 

c  ■■  nn.'i:  ■  Tr+'i'  ■  a)h.fl>-A"'iL^  :  hao  :  Hj&7n<-  •■  nn.'j'  • 
yinA-i:.?^  ■  H?»'>nA  •  2)  p^a-  .■  jrftA  :  +A.ft  •  n««nA'/'  ••  ^A 

s  •  l-hH-n  ■■  hfmfl  :  -nhfL  ■  iihvyx  ■  hrn.'/-  ■  incMin  > 

(1)  Ms.  :  >,y".ç. 

(2)  Ms.  :  |IÎ,VA. 


il 


LES    CANONS    Dt;    CONCILE    DE    GANGRES.  30? 

0-  •■  ne«nx>v  ••  Ad./- :  \n:tii:n  ••  nx"//-  ••  auhf-/.  -.  tn",r' 
/.■\-  •■  \\'i^■n\^  ■  pn,h  :  hXt\  ••  4'Pf\  ■•  ^«»-  ••  iimun  ■  <n?»i»" 
Il  ••  mon  ■■  Mid.'t'y.  :  i/?i'>nA  •  f'nt],i,^.a»-  -.  ut-n-u  :  Ai'. 

ïh'>  ::    1  ûl    ljr,i  a)  aiWlo-  •  iinu/dy.  :  >i'>H  •  .eA'/'t:  :  A'. 

fil  ••  l'Mii  :  tth-i'i'  :  '}/»'/C.'l"  .•  «.e-ho-A-  •  Mf,n  •■'■■■ 
hf^p  ■■  ttTxfi.  :  HV/*'h  :  ïx'ri\'p'i'  ••  'ifi.n  ••  manfa  •  uri-in 
A  ••  .e^rc  ••  h,KH  ■•  «f'^ft  =  ?»<"•  ••  u/.-ttih  .1  .fthVA  :  rfx'P 
■I-  ■•  A,e-n-'j  ••  at'i'rt  :  imimin'/.  •■  amr'h'/.  ••  'înv.  ;:= 
ï  ••  ii'>i»ni  •  n?i'}'i-  ■  H<wi-}h°rt  •■  (nn.ivi-m  -.v- 

^otO  :    nhfl.  •■  ]H"T)l^'  :  h'rhai-f\0   :  (U/n-)',"  :  (OnhM'/.. 

'»•  :  '>XMI»  :  tnfr'JlAV  •  fl»-?1|    :  A^.ÏÎ-'J  :•: 

ÏA   !    "lïitni  :    nhll'   ■   .e.''>'7A    ■  Hlv/nyi^h    •■    AÔA  :    H^fl>• 
An   :: 

hOTO  :  ^?,A,  s  HïiV  :  ?iir.e.-}"îA  ■  ttïi'i'l'  ■■  YiCM-fh  -  ml' 
ao)nii\  •■  f\i>h  ■■  nh(0'{n\  :  at-i'-w  •  hy.'n-'i  ■■:•■ 
ïë  ••  ^Mi\  ■  nh"}'!-  :  H,p.-i-*}\'n  ••  rftih  ••  >^y7  :•: 

/7,A/rih  :  if.inc  ••  rA.h  î  hof  :  n^/A  :  A'/^,e'>  :  ,('.nh-  •  0»-ft 
't."i:  :  m.e.'flAo-  ■  n?i'>/'  •  "hn^hUiM:  -v-  mi-m  .•  i*",t  ••  m 

fi.n  ■■  rnh/TDO  :    r>    H^np  :  ,?.?.»»(:  :  at-tl  (Fol    12Gr"b)  -J-  : 

i-  ••  (O'I'li  •  A.e.ïi-'j  ::: 

ïi:  ■  1-hHTf  •  n?i'>'h  ■•  r/Anrt  :  nn.p.-fl»  ••  m/"«Dir),h  .•  A(>a  • 
H^.A-nrt  ■•  H-n.p.-flj  :;: 

i*",-^  :  flJ-lvïi  il"V  ••  fliVS"-!:  !  JVV.ft  !  flJ'IMl  !  Afl»'?»'|J  ••  «w/ 

(1)  Ms.  <cn#ti. 

(2)  Ms.  :  «DO. 

[51 


308  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

^ir">  :  H.e.A-nrt  ••  hfi\nù  •■  Ati-a  '  h»»  s  H-l-h-V  •■  A'^.e.-  :  a»- 

«flrt  ■■   ^'>rtH-  !   ?lA  ■  h"V/  :  <TO>ïl(^l-  :    œ-l'onflM'  :    >lAh   :    h 

ï/i  ■•  l-l^H-H  :  tth'il'  ■■  }x'i'l'  ■  ««"jliort-1-  :  "hrhat-m  ••.■ 
O-f-  !  fl>hAh-ï^  ■  Wfi  ■  hM'l.'\\^fï  •  (D-hl-  ■  l'tti:  :  H^.m/.  •■ 

hlW.h'tt.h.C.    '    -fÙxM'   ■   A-nhrt,   :•:   n?»"}'!-!!   :   A^4•'P   :   Hfl 

îi  :  ffl^irte  (I  oi  126  V  a)  ^i  :  Aipçj?.  =  h^w  •  Kn-?.  ■  fflh'rii  : 

i%  ■■  l'hHii  :  nh-H'  :  hA  ■  .e+AA-  !  htt'Zirai»'  -.i- 

ffl^.'ïAA'.î"tf«»-  ••  flJÂ,«<.?.p-  :  nhun  ■■  hi\\.h-nth.c  ■  ^àA.v 
nw-A-  •  'l'hnii  •■  Mi-nc  •  ^nfl>'  •  m^vx  ■■  ni-hna  ••  ©««.* 

^ffo-  ::: 

XX  :   VhH-H  ■  riK-if-  :  h'itll'  :  XA   :  .P.AXJP  =  CKl^'J  ■•   h'J 

(Fol.   126v  b)  ri  :    U^V  ■    r(ïA  •  r-f-1  '■  (D^anXi-i^  s  M-'i  • 


[6] 


LKS  CANON.S  DU  CONCILE  DK  OAXO.RES.  309 

T:i-  ■<■■  oiiO'hi:  :  r'c.o:f'  :  ^M  •■  ?i^ii.^'n/h.r:  ■•  ^c/i  •  a 
^ïh"»  :  œ-Tul'  ■■•■■ 

t\y.tp  :  lif/D  :  UéMtx'l'  •■  dA'/'  •  aih.y.'l'a)M.  .•  AII'J'I"  •■  l"?! 

■iiyi  ■<■■ 

œai'A-y,  :  n./-  :  )ni:t\'l:n  ••  i/K'JOA  =  y.'S  •  jifl^*  ■•  fl>9"'>>'i 
fl>  :  HhAh   ■  ^A  •■  ni-ll  (Fol    127r"a)  UCV  •  oxwrtrt-  •  HÂ. 

n^-t  •'  fï'^fi>  •  >iA  ■    l'+lA-  ■  nhli-  •■  fto»-  •  A^-llUV  ■ 


TRADUCTION 

(Fol.  12rjr'>a)  Troisième  synode.  11  s'agit  des  évéques  qui  se  réuniront 
à  Gang;res  et  édictèrcnt  vingt  et  ua  canons. 

1.  Au  sujet  «le  celui  qui  s'abstient  ilu  mariage  comme  illicite. 

2.  .\u  sujet  (le  l'interdiction  do  rnaii.;.x»r  de  la  chair  immolée. 

3.  Au  .sujet  de  celui  qui  ordonne  aux  serviteurs  de  se  rebeller  contre 
leurs  maîtres. 

3  '"'•.  Au  sujet  de  la  prière. 

4.  Au  sujet  des  prêtres  qui  sont  mariés. 

ï).  Au  sujet  de  ceux  qui  méprisent  les  réunions  de  l'église. 

0.  Au  sujet  de  ceux  qui  font  hors  de  l'église  ce  qu'on  fait  à  l'intérieur. 


310  riEVUE  DE  l'orient  chrétien. 

7.  Au  sujet  de  celui  qui  donne  les  dîmes  et  les  offrandes  votives  à 
l'église. 

8.  Au  sujet  de  ceux  qui  distribuent  les  dîmes  (Fol.  125  r"  b)  aux  pauvres. 

9.  Au  sujet  des  iidèles  qui  se  font  moines. 

10.  Au  sujet  de  ceux  qui  se  glorifient  de  laisser  le  mariage,  en  se  mettant 
au-dessus  de  ceux  qui  sont  mariés. 

11.  Au  sujet  de  celui  qui  méprise  les  invités  pauvres. 

12.  Au  sujet  de  celui  qui  se  glorifie  de  revêtir  le  cilice,  en  se  mettant 
au-dessus  de  celui  qui  ne  le  revêt  pas. 

1!{.  Au  sujet  des  femmes  qui  revêtent  des  habits  masculins  et  prennent 
l'aspect  d'hommes. 

14.  Au  sujet  de  celui  qui  fuit  le  mariage  avec  l'intention  de  fuir  le  péché. 

15.  Au  sujet  de  celui  qui  abandonne   ses   enfants   pour  le  monasticat. 
IC).  Ati  sujet  des  enfants  qtd  méprisent  leurs  parents. 

17.  Au  sujet  des  femmes  qui  se  rasent  les  cheveux  pour  s'adonner  à  la 
dévotion. 

18.  Au  sujet  de  celui  qui  ne  jeûne  pas  les  jours  des  sabbats  et  ne  fait  pas 
de  distinction  entre  les  sabbats  et  les  autres  jours  de  l'année. 

l'.l.  Au  sujet  de  ci'hii  (|ui  n'observe  pas  les  jeûnes  de  l'Église. 

20.  Au  sujet  de  celui  qui  ridiculise  les  membres  de  l'église  qui  se 
réunissent  jjour  une  fête. 

1'''"  j)récepte.  —  Au  sujet  de  celui  qui  s'abstient  du  mariage  comme  illicite. 

Si  quelqu'un  s'abstient  du  mariage  comme  illicite  et  considère  qu'il  est 
impur  pour  l'homme  de  coucher  avec  sa  femme,  alors  que  les  fidèles 
(Fol.  12.") va)  sont  purs  dans  le  mariage;  s'il  dit  au  sujet  du  coit  qu'il  est 
impur  et  illicite,  qu'à  cause  de  cela  ils  ne  pourront  pas  entrer  dans  le 
royaume  des  cieux,  qu'ils  seront  exclus  de  l'Église  du  Seigneur:  s'il  pense 
cette  chose,  il  est  anathéme  par  la  parole  du  Seigneur,  puissant  et 
créateur. 

2°  précepte.  — Au  sujet  de  l'interdiction  de  manger  de  la  chair  immolée. 

Si  quelqu'un  reproche  à  un  homme  de  manger  de  la  chair  immolée;  s'il 
dit  que  cet  homme  se  souille;  s'il  se  reg.irde  lui-même,  par  contre,  comme 
un  fidèle  pur;  (s'il  dit  que  pour  celui  qui  a  mangé  de  la  chair)  sans  sang, 
impure  et  immolée  aux  dieux,  il  n'y  a  pas  d'espoir  (de  salut),  qu'il  soit 
anathéme. 

3''  précepte.  —  Au  sujet  de  celui  iiui  ordonne  aux  serviteurs  de  se 
relieller  contre  leurs  maîtres. 

Si  quelqu'un  enseigne  à  un  serviteur  h  peu  estimer  son  maître  et  à 
quitter  son  service  pour  s'adonner  à  la  prière,  comme  si  le  service  n'exis- 
tait plus  pour  lui;  s'il  ne  lui  ordonne  pas  de  servir  son  maître  et  de 
l'honorer,  car  c'est  ce  qu'on  doit  faire,  qu'il  soit  anathéme. 

4''  précepte.  —  Au  sujet  des  prêtres  qui  sont  mariés. 

Si  quelqu'un  hésite  à  recevoir  rEucliari.stie  de  la  main  d'un  prêtre  qui  est 
marié  :  s'il  le  cunsidère  comme  impur  ;  (Fol.  125  v°  b)  s'il  dit  qu'il  ne  doit  pas 
consacrer  rKucharistio.  i)uisqu'il  est  marié,  que  cet  homme  soit  anathéme. 


[8] 


f 


LES  CANONS  DU  CONCILE  DE  CANCRES.  311 

5"  précepte.  —  Au  sujet  do  celui  qui  estime  peu  l'assemblée  de  l'église. 
Si  quelqu'un  enseijrne  à  mépriser  l'église  du  Seigneur  et  les  gens  qui 
s'y  réunissent,  qu'il  soit  anathémc. 

6''  précepte.  —  Au  sujet  de  ceux- qui  font  hors  de  l'église  ce  qu'on  fait 
en  elle. 

Si  quelqu'un  refuse  soumission  à  l'Kglise  par  dédain  et  fait  chez  lui  le 
baptême  et  l'eulogie.  comme  si  on  (les)  faisait  à  l'église,  sans  se  trouver 
avec  un  prêtre  ayant  l'autorisation  de  l'évéque,  (lu'il  soit  anathème. 

7"^  précepte.  —  Au  sujet  des  offrandes  votives  et  de  toutes  (les  offrandes) 
qu'on  apporte  à  l'église. 

("•■I  8"  précepte.  —  Si  qucNju'un  est  hors  de  l'Église,  n'a  pas  en  elle 
charge  de  ministère  et  retient  par  devers  lui  les  offrandes  qu'on  apporte 
à  l'église  :  offrandes  votives,  prémices  et  dimes,  sans  que  l'évéque  l'ait 
autorisé;  ou  s'il  (les)  donne  inconsidérément:  ou  enfin  s'il  les  donne  à  qui  il 
veut  sans  l'autorisation  (de  ses  supérieurs),  qu'il  soit  anathème.  (Fol.  126 
r'a)  Pareillement  (que  soit  anathème)  celui  (|ui  a  reçu  (1),  (sans  en  avoir 
le  droit),  alors  qu'il  savait  (ce  qu'il)  fai.sait. 

(8«)  9'  précepte.  —  Au  sujet  des  dimes  qu'on  distribue  aux  pauvres. 

Si  quelqu'un  prend  (une  partie)  des  aumônes  (destinées)  au.\  pauvres; 
(s'il)  donne  ;ce  prélèvement),  sans  que  l'évéque  (le)  sache:  ou  (s'il)  fait 
un  bénéfice  sur  les  aumônes,  (au  lieu)  de  (les)  distribuer  (intégralement), 
que  soient  anathùmes  conjoinlciuent  et  celui  qui  a  donné  et  celui  qui  a 
revu. 

9''  I  in»-)  précepte.  —  .\u  sujet  de  celui  qui  se  fait  moine  et  solitaire. 

Si  quelqu'un  se  détourne  du  mariage  par  dédain,  en  le  considérant 
comme  impur;  s'il  désire  devenir  moine,  sans  se  détourner  du  mariage, 
ne  comprenant  ])as  l'excellence  de  la  j)ureté  et  de  la  virginité,  qu'il  soit 
anathème. 

lO'  ,11')  précepte.  —  Au  sujet  du  chaste  qui  se  glorifie,  en  se  mettant 
au-dessus  de  celui  qui  est  marié. 

Si  quelqu'un  fait  partie  des  chastes  par  (amour)  du  Christ  et  se  glorifie, 
(en  se  mettant)  au-dessus  de  celui  qui  est  marié,  qu'il  soit  anathème. 

11''  il2«)  précepte.  —  Au  sujet  de  celui  qui  ridiculise  le  festin  (offert) 
aux  pauvres. 

Si  quelqu'un  veut,  par  mansuétude,  avec  foi  et  par  bon  sentiment,  faire 
un  festin  ou  une  fête  pour  les  pauvres  (et  les  invite)  à  entrer  chez  lui  et 
à  manger  de  la  part  du  Seigneur,  il  agit  bien  envers  les  pauvres.  Si  quel- 
qu'un refuse  de  s'a.ssocier  (Fol.  rjOr^b)  au  festin  par  dédain  des  pauvres, 
du  Seigneur  et  de  celui  qui  a  fait  le  festin,  qu'il  soit  anathème. 

12«  (13")  précepte.  —  ^u  sujet  de  celui  qui  revôt  le  cilice  et  se  glorifie, 
en  se  mettant  au-dessus  de  celui  qui  ne  revêt  pas  le  cilice. 

Si  quelqu'un  revêt  le  cilice  par  motif  de  sainteté  et  croit  que  par  là  il  a 
acquis  la  sainteté,  comme  s'il  avait  fini  de  faire  le  bien  et  comme  si  son 
humilité  et  sa  voie  étaient  bonnes  :  s'il  méprise  le  fidèle  qui  revêt  seule- 

(I)  M.  à  m.  :  a  donné. 

[91 


312  REVUE   DE   l'orient   CHRÉTIEN. 

ment  les  habits  vulgaires,  comme  c'était  l'usage  d'autrefois,  qu'il  soit 
anathéme. 

13°  (14'^)  précepte.  —  Au  sujet  des  femmes  qui  revêtent  des  habits 
masculins  et  prennent  l'aspect  d'hommes. 

Si  une  femme  se  fait  moniale  et  revêt  d'autres  habits  (jue  les  liabits 
féminins;  (si  elle  ne  ressemble  pas  à)  celles  qui  sont  moniales  comme 
elle;  (si)  elle  prend  un  autre  aspect,  en  revêtant  des  habits  masculins, 
qu'elle  soit  anathéme. 

14'-  (lu")  précepte.  —  Au  sujet  de  celle  qui  se  fait  moniale  et  se  détourne 
du  mariage. 

Si  une  femme  se  détourne  de  .son  mari,  refuse  de  l'approcher  et  lui 
interdit  sa  personne,  en  considérant  qu'il  est  impur  de  se  livrer  à  l'acte 
(du  mariage),  alors  que  le  Seigneur  a  créé  la  femme  pour  l'homme,  afin 
de  faire  subsister  la  race  de  cette  manière;  si  elle  regarde  (Fol.  12G  w"  a) 
cet  acte  bon  comme  mauvais  ;  si  enfin  il  ne  lui  suffit  pas  de  refuser 
d'approcher  de  son  mari;  mais  si,  au  contraire,  elle  considère  le  mariage 
(comme)  impur,  qu'elle  soit  anathéme. 

15°  (16=)  précepte.  —  Au  sujet  de  celui  qui  abandonne  ses  enfants  pour 
s'adonner  à  la  dévotion. 

Si  quelqu'un  abandonne  ses  enfants,  sans  les  élever;  s'il  fait  cela  par 
crainte  du  Seigneur;  s'il  estime  que  le  fait  de  les  abandonner  et  d'entrer 
dans  la  vie  monastique,  où  l'on  s'otïre  au  Seigneur,  est  préférable  au  fait 
d'élever  ses  enfants,  qu'il  soit  anathéme.  Or  demeurer  avec  ses  enfants 
et  les  élever  est  préférable  au  monasticat,  où  l'on  s'offre  au  Seigneur. 

lH"  il7«)  précepte.  —  Au  sujet  (des  enfants)  qui  estiment  peu  leurs 
parents. 

.\u  sujet  des  enfants  qui  abandonnent  leurs  parents  sous  prétexte  de 
s'adonner  à  la  dévotion,  surtout  dans  le  cas  où  les  parents  sont  des  fidèles  : 
s'ils  n'ont  pas  soin  d'eux  et  ne  s'acquittent  pas  de  ce  que  le  Seigneur  a 
ordonné  envers  les  parents,  qu'ils  soient  anathèmes.  On  doit  craindre  le 
Seigneur  (et)  accomplir  ses  commandements.  Or,  parmi  tous  (ses)  com- 
mandements, le  Seigneur  a  ordonné  d'honorer  les  parents  et  de  persévérer 
dans  (l'accomplissement)  de  (leurs)  ordres  et  de  leur  volonté. 

17'  (18'^)  précepte.  —  Au  sujet  des  femmes  qui  se  rasent  la  tête,  (Fol. 
126v''b)  pendant  qu'elles  se  trouvent  avec  leur  mari,  et  prennent  pré- 
texte par  là  de  quitter  le  monde. 

Si  une  femme  ayant  la  crainte  du  Seigneur  se  met  à  se  raser  la  tête  et 
à  se  raser  les  cheveux,  pendant  qu'elle  est  liée  par  les  liens  conjugaux  ; 
si  elle  viole  la  régie  directrice  établie  par  le  Seigneur  :  l'obéissance  à 
son  mari;  (si)  elle  veut  atteindre  au  relâchement  de  son  rôle,  qu'elle  soit 
anatlième. 

18'' (19")  précepte.  — Au  sujet  de  celui  qui  n'observe  pas  (le  jeûne)  les  jours 

des  sabbats  et  ne  fait  pas  do  distinction  entre  les  sabbats  et  les  autres  jours. 

Si  quelqu'un  ne  jeûne  pas  les  jours  des  sabbats  par  motif  de  pureté  ;  s'il  ne 

célèbre  pas  les  jours  des  sabbats  par  motif  de  pureté;  s'il  les  regarde  comme 


[10] 


LES   CANONS   Dr   CONCILE   DE   CANCRES.  313 

les  autres  jours  ;  s'il  ne  reçoit  pas  le  précepte  des  Apôtres  et  des  anciens 
Pères,  qu'il  soit  anathème. 

19'  StK)  précepte.  —  Au  sujet  de  celui  cjui  n'observe  pas  les  jeiines  de 
l'Église. 

Si  quelqu'un  mange  en  l'un  des  jeûnes  que  les  Pères  ont  prescrit 
d'observer,  dans  leur  loi  et  leur  rèjrle,  aux  moines  et  aux  enfants  de  l'Eglise, 
sauf  (dans  le  cas  de)  maladie  évidente  ou  d'empêchement  grave;  mais 
(s'il  agit)  par  (Fol.  127 roa)  impertinence;  s'il  lui  semble  que  le  jeune 
n'est  pas  nécessaire,  .sous  prétexte  qu'il  accomplit  la  loi  et  qu'il  est  rempli 
lie  science;  s'il  ne  veut  pas  jeûner,  qu'il  soit  anattiéme. 

■20'  ^31')  précepte.  —  Au  sujet  de  celui  que  l'orgueil  vainc  au  point 
iiu'il  rejette  les  fêtes  des  martyrs  qui  ont  été  tués  pour  le  nom  de  Notre- 
Seigneur  Jésus-Christ  :  que  (celui-là)  soit  anathème. 

L.  Guerrier  et  S.  Grébalt. 


I 


[11] 


LES  INSCRIPTIONS  ARMENIENNES  D'ANI 

DE  BAGNAIR  ET  DE  MARMACHÈN 

(Suite.) 


41 

AM.  —  Sur  l'extérieur  d'une  des  tours,  en  se  dirigeant  vers 
le  nord,  près  d'Igadzor  : 


I .  iWhînFîr,'i,iir:,i'h'h¥hi'Shriihi<t-hu invh'hi\siii'iH\h 
■2.  iiI'HI: u i\ui-rii'iir.(n\i.i\rt,i\^'hrd\:,iiv.r'Hihhii(rh'hi'f- 

;}.  l\l'l'iillUVi,Ul\hh!il'M\n-l\H¥T-himn-l\M.lWSl\ 

/,.  '////;r./w'r.:r.w7//<//'<./ir./'/'/'fn/:{fW''j,//f{/'.'>(î/'i'jn,//'/.(! 
5ja'/'/'^///'/''/y://'/-/'//"j,///'fy,-/'.-{/'(^jîNr.'W'W-t/>t-/'îr*f,//'/. 

Transcription  :  /'  /fJLin/jiuïi^m    //'/'/•,   ^^'''/''i/'LÎ'    'l'itlnunnuji,  [i 

uibnnLuibitniu  uuÊliituiinnnlatu  funi^nçif,  uiil/ifi  uiifinijuiiuin,  oiii^lf^uj*) 
l/iiiiinii/i  (/'),  tiii  l//u/i/i/iiiii/uii  riii/iÀiu/iLii/i,  o<ii;mih  'l'iiliinnnuli,  Il 
fijfiiriiif/i  i/fifiiiniji/ifiii  (  «Mfiiii^iiiiJnL  ommiiilii  h^f^l  i^lniLnjt  ntunAïuhuj 
i/uiiiu  i/iii/iiil/J/iiiiIi  <ÇnaLni  unnui,  /ii_  i/iniuiniu/i/i  ulJii  cl  ouniiiuii 
iWiiiiiii    :     ''PP     '/'"/"/"'(£     (/'?     /t|î   illluniu'^iiiu    fi   7'ii/iuinnii    î»/iuni_ii     : 

Traduction  :  «  En  GHl,  par  la  grâce  du  Christ,  sous  le  gou- 
vernement de  cliahncliali  Sai'guis  (II),  mandatortlia-khoutsès 
et  aniir  spaçalar,  moi,  Mkliitharitch  de  Gandzak.  sei'vileur  du 
Ciu'isl.j'ai  construit  ce  monument  avec  les  gains  légitimes  de 
mon  frère,   Abraham,  pour  le  salut  de  son  àme  et  en  notre 

L«2] 


ROC. 


Figure  II   ».  —  liisciiptiuii  >    k).  Voir  pages  [oij{i>lj. 


LES   INSCRIPTIONS    ARMÉNIENNES    d'aNI.  315 

-oiivoiiir,  ainsi  qu'en  celui  de  nos  parents.  Vous  qui  lisez  (ceci), 
souvenez-vous  li'Abrali.iiii  en  .Icsus-Christ.  » 

Liune  1  :  uiL^nL^^iLÎ/  pour  inl;pnLpfti.i,  est  à  noter. 

La  date  (KJl  de  l'ùro  arménienne  currespond  à  l'année  1215 
de  notre  ère. 

42* 

AM.  —  Sur  l'extérieur  de  la  tour  contiguë  à  la  porte  de 
Dowin  (le  n"  'M  de  notre  Plan)  : 

I .  H-i'hlIII'iViC. UT.I'f'Il'Ull' IIT.h-h'irN'I'ilb 

■2.  siii'H-hivi, iiT:i,'hr.siii'i'>r.hiih!ii:in'. iri'i'ii'U'. 

;{.  u^\l^\lu^,^\L^l,rA\l!inf^^\rl>^'.l•llr'l■l>ll{n,r,r.l 

4.  'i.r,r.:in'.i"i-iii'hiiin'.i"hi-iiiii"ii'iu\ii'iii<i;ih 

.-,.  },TJhrMf-hicnij\i.'ij\iisniiii!ihini!ir,h-i,i;ni'!i 

{\.  l\l'2l\'t.llhiU'r,l\S(\hl-h'JI;hh''hll'l.r.r,hl<!i('.l'l'.ii 

7 .  v.n uhi'iiniiri' iii'j"ii'.-:ifiihr,hni-i'-u u-hni-rii 


s.  Hin\i"hi'Uni'r,bnh'i' 

Transcription  :    /'''iii//jiiil|iii   //'/'/•,  /y.mîniLp  n/jn^iJimS^iî.  •/'■^|iu- 

innij/i,  Il  UiLtitnLHfLtuh  liniltntuinnnjjtn  liinLnr^ti ,  tiiùhn  unniniiiiiiap^ 
Mii'^U'iio»)  ^luniiin/iiuWi  /■  ,  nnnLnnt  «iii'Çu^iii'^  llwnnuli  (Ij),  tu 
I/iuiiii/mi,  "P'ih  1/iuuni.çi/i,  ouin.iui  'l'phtnnntijt,  Il  '^luiiui  ilujuiniiilinn 
nùnn  'iHiLnji  niunXiuUu,  h  i/i<)iuiiiiii/i  jihX  Ll  alinniun  Ll  iiiiilhi/iiiiii 
ùLnnn    :    llnp    lltiittittinp       ijtnLnt^iy     't"h^l    /'     l'/wMli/inu    :    ^Ulttnunu 

Traduction  :  «  En  604,  par  la  volonté  du  Christ  miséricor- 
dieux, sous  la  domination  du  clialinchah  Zacharia  (II.  manda- 
tortha-khoutsès  elamir  spaçalar,  fds  de  ciialincliah  Sarguis  (1), 
moi,  Sarguis,  fds  de  Samuel,  serviteur  du  Christ,  j'ai  construit 
ce  monument  de  mes  gains  légitimes,  en  souvenir  de  moi,  de 
mes  parents  et  de  nos  enfants.  Vous  qui  lisez  (ceci\  souvenez- 
\uiis  de  nous  auprès  du  Christ.  —  Souvenez-vous  de  Sarguis.  •> 

Ligne  7  :  ijiîtij_  pour  ^iîti(_i  d'après  la  copie  de  Kâstner  que 
je  donne  ici,  reproduite  par  Brosset  {Les  Jiuines  d'Ani,  p.  71  et 
pi.  XLIi.  car  cette  inscription  n'existe  plus.  —  Il  me  semble 

[63] 


316 


REVUE    DE    L  ORIENT    CHRETIEN. 


que  la  ligne  8  est  écrite  par  un  autre  Sarguis,  qui  est  le  fils  de 
Guéorg. 

La  date  064  de  l'ère  arménienne  coi-respond  à  l'année  1215 
de  notre  ère. 

43* 

ANl.  —  Sur  la  croix  d'une  tour  contigur  à  la  porte  de  Dow  in 
(le  n"  37  de  notre  Pian),  sur  l'extérieur  : 

ain'.n-NJiihnifiihf' 

Transcription  :  Hlliupt^ltu  j/'^'-yt^  = 

Traduction  ;  «  Souvenez-vous  de  Sarguis.  » 

D'après  Mkliilliariantz  {]'oijage  à  Ani,  p.  .j9)  et  d'après 
Sarguissian  (Topographies,  p.  110).  L'inscription  et  la  croix 
n'existent  plus. 

Sans  date,  mais  elle  est  probablement  de  1215. 

44* 
ANI.  —  xVu-dessous  de  la  même  croix  du  n°  43. 

i.wunr'hhuv. 
■2.  hrhhiiiin-iih 
;{.  Hiii'nmiri'i' 


Transcription  :  WnLjip  Wm^ij^io,  «uLijîri^   /Jui^i^u^    (fc»-)   'hl^njt- 

Traduction  :  «  Saint  Sarguis,  assiste  à  Sarguis  (et)  à  Guéorg. 
Amen.  » 

D'après  Mkhithariantz  (Voyage  à  Ani,  p.  ."iO)  et  d'après 
Sarguissian  (rojoo^/rajo/aes,  p.  110).  L'inscription  n'existe  plus. 

Lignes  1-2  :  "n-ijî't  pour  iiinjîitiu . 

Sans  date,  mais  elle  est  probablement  de  1215. 

45 

AM.  —  Sur  le  mur  intérieur  du  porche  de  l'église  des  Saints- 
Apùtres  (le  n"  2  de  notre  Plan),  côté  droit  de  la  porte  : 

m 


i 


I.KS    INSCRIPTIONS   ARMÉMENNKS    I)*A\I.  317 

I .   VMM l'.A'iKihh i':i,'ii'hv.ijir' ii'hr.ifhr. '» hv.nh'HVi.'jr. 'i 
■2.  i\tnn\hi\<iii\si'hi;r,hrjj"iisi\ATj'i\hhhr:hSi;Ui>(n\i' 

Vil'.h'i.Sh 
;;,     lllll'l'>l;H-f'-'i'i>M'l'''IJ\fllfn;l'l'Sllh!IllhlH:H-'i'î^f^ 

//./•/w/T.în,:/'/'.//- 

I      'i.   lVhhSI:Ll\lll;l\l/l>llhlr:UU'l>IIT.Shi:M-'hl\hlll' {sir/)  hh 

v:i.in,i;hi'H\'i.hnr.i>'in\ 

:,.  'h'hhsr.hi'i;  •(,  h'hhn-!f  irr:hin\r,i"i\i'U'JiiVhrjii;h'hi' 
r-Niriiinihi'Vjyi,iir 

i\.  ^\r•J■l:r.hlll>l'lT•rJl^'l.l:^\ul;^h^^iiu\h'Sl\M\SluuJl^^;U}W 
'H'h'hiiriir.: 

"ii'.sr.rr.'ihiji 

8. 7w///'/;r'.M"rj/7//'.s'/:i,/'(7r./''/////.//:r.v,//'/(w/v;///'/>///./' 
r.K'iirMiyhhhi'dii 

9.  U''hl\h!>-il\<l>l,l,!in']J;V.IJ,''l.l'nKt, 

Transcription  :  l^iii/ini_iijAiu<Çiiiùni  fet  nUnnLiui  ui»i_m'  J/iiiiiifiii- 
liLiunh  /'iiiLc\iii/fL(i/i,  I  nn  I  itlt'lt  lua  iiuhuiujiuuin  /liiiifiiiti, /uninuiâuinui/i 
OL  iiiliifi/iii  /i  i)iiiniiliiinjih  inLiiiii  pLht;,  Llih  h  niiiMiiinii  utn,  /i  i/irii - 
xnijilt^lil^u  (.iiuifiLort^  :  (aiLUuiOiiiib  «Jniiiiiioli  /i  SLitiiiAil^  •^iiiuLtiii  , 
ilinliiLniiii.  h  J^inUM  ObUixi-nn  (.S'Z''.')  //Liiiuiili.  tt  LliunLtiiuL  uiuilirijum— 
tUL.nt^ih'f  n  tiLtiLnùtuhu  fifp/ifiif/i«)fif/jiii//iurf  :  I/l  fthpp  i/ni  iii»  nutiLntun 
hnniu    iidji^lini  Uliili    iiiilÎ/ç   iiii)LIiiiii(>   iii/iiiniiio/iuiiiiii  : 

IVl  /jij  i/i/,fi  l'nliiinn^  titii*^t)tiihtitin  m  I  •ifijifiLiiiOiif  off /m  /j/ii  niif/ii^li 
litLnh  iiiiunLli  /i/iiiifj  itiiiitnttinttinLi  ij'hnlittinnii  :  //  i/  fiui)ifj  linLinnu  /i 
(liiWn/LÇu  •^il/li/;^,  limi)  inuiiLj  h'^jul^,  WioiÇo/i  tl_  «JuLl/iiiii/i  \Jiiii/i/j 
hniulLiiii    Lri/in/ili    : 

Traduction  :  «  Le  saint  ermite  de  Gandzat;,  élu  et  aprrralile  à 
Dieu,  apivs  avoir  vécu  05  ans  dans  la  sulilude,  se  nourrissant 
d'herbe  et  sans  être  vu  des  hommes,  vint  à  notre  ville,  par 
l'inspiration  divine.  A  l'instant  même  recevant  l'ordre  du 
Seigneur,  il  passa  dans  la  vie  éternelle  et  fut  enterré  comme 


[65] 


318  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

un  étranger  dans  la  sépulture  laïque.  Le  tombeau  de  ses  saints 
restes  guérit  tous  les  malades. 

«  Moi,  dom  Grigor,  j'ai  prescrit  que  le  dimanche  de  la  Mère  de 
Dieu  la  messe  soit  célélDrée  en  son  nom.  Celui  qui  en  enlé\  e  le 
revenu  à  notre  siège,  ou  qui  ose  y  prétendre,  soit  maudit  autant 
que  Caïn  et  Ju[das|.  » 

Ligne  1    :  nï/ij^tmi       pour    nLmpfemi    .    ;}    :    innLtnLptîit    pOLir 

uini-<nLhriîOÇ.    4  :    oii/ilinOfei/uiLnn    pOUr    Ofltn(n  l/(>c(iiiii_nn  . 

Sans  date;  mais  elle  a  du  être  tracée  entre  1215  et  1227. 

46 

ANL  —  Sur  l'extérieur  de  la  tour  contiguë  à  la  porte  de 
Glidzor,  au-dessous  d'une  croix  : 

l.  /''■///•... 

■1.  iiv.imh'hVJihuijn'iinsnn 

4.  i{h(:i\SlVil''h!>bhh%ll'l,i\{il'U'n 

.5.  nbhonrifhnv.siihi'ihr.iM,'!. 
6.  r,n:,hii"ii\i'mhsi'-i,Nn\iiwi\ii 

8.  W'mrii'ijinrbiMjihiinsh'hiurh'i, 

Transcription  :  /''•ni_(^Ir)  ...,  l^uitiiuJi  Knmm-An^,  feii'  /.ni_iinujii, 
"P'jh  ''nh't"P"li  ph"''']!'  aiuntMuhu,  inniutniuL  /lUA  cl  ohnniun  ntlnn, 
Ll   ^iiinti-^iuuinLW/iLlr    (»ii/<Çîrjiu<Ç/i(  il)  iiuiuiniiiuitin/iL  ; 

/'   iiiiil/iniiini-h/bluîr   '/.iii<Çniuiîi(ji   liuiiniunljnuiu   iinup^u    : 

n^ii   l«i<ini7Liiid,    rninniltri/i    i.nLunin/iu    :   («iJçlf  : 

Traduction  :  «  En  i"an  ...,  par  la  volonté  de  Dieu,  moi, 
Loussot,  fils  de  Grigor,  j'ai  construit  ce  monument,  en  souvenir 
de  moi,  ainsi  que  de  mes  parents,  et  pour  la  longévité  du 
généralissime  Chahnchaii  (I). 

Cette  tour  fut  terminée  sous  le  gouvernement  de  Valiram. 

Seigneur  Dieu,  aie  pitié  de  Loussot!  Amen.  » 

Ligne  (i  :  juiiî^ipimiLptiuî/  pour  iiuiJ/iiiu/inL/3feuiïr . 

Sans  date;  mais  elle  a  dû  être  tracée  entre  1215  et  1230. 

[66] 


! 


LES    INSCRIPTIONS    AKJIÉNIENNES    h'aNI.  319 

47 

AM.  —  Sur  ICxlérieur  de  la  seconde  tour,  à  gauclie  de  la 
porte  principale  (le  n"  21  de  notre  Plan)  : 

I.  l'I'tlIhlIiil.-r.hlII'U' 

■2.  h'hfhl'Sh-l'llhl'fl.-llinVh'h 

.{.  r..s7//7'r./"///'/;/.///'//7'/' 

',.  ii"n'.iu\i.i\i'()r.:.o.r.i'.Lhr,i'-i,i;ni> 

:,.  in'.i'2i':i,iiviri-iir.i"i'iu{i' 

7.  nhfM'innii'srirhi' 

8.  Uhu'hin. 

Transcription  :  /'  jîïnLiui^iuîj^ui   llhb,  jîinjj^J^LL  7'ji^n(innii^i,  ^i 

inLiiiiLM/iinljn  iliuliniuui/mtrriu  /unLnl~u,  iiii)/in  iiuiiKiiiuiiun  (»in'^L"J'«u">/' 
((•  ^/luLn/i  fifiiriAlJjJjii  ;J  /'f>P  /fli'/rfllllf  P  funlu^LlJp,  nuLu  llt2Lnqp  n 
'hnhuuinu    untinLii^   n    iiç"/'  liuli    :  Ifniil^nu    : 

Tratlurtion  :  «  En  Oiiri,  par  la  giàce  du  Christ,  sous  le  gou- 
vernement de  Cha|lincliah]  (I),  mandatortha-kliousès  et  amir 
spaçalar,  j'ai  construit  ce  monument|.  Vous  qui  lisez  (ceci), 
nous  vous  prions,  souvenez-vous  de  nous  en  Jésus-Christ, 
Notre  Seigneur.  —  Siniéon.  » 

Licrne  2  :  la  forme  int{ini_pLiuL  pour  in/,^iniptiiiîi  est  à  noter. 

La  date  6G.j  de  l'ère  arménienne  correspond  à  l'année  1216 
de  notre  ère. 

48* 

AM.  —  Sur  le  mur  de  l'église  géorgienne,  côté  méridional  : 

hlà-llh.  llUh. 
him'l''HII'l;<ilhllhir'llllll;h'il\U'l\U'''ll\Slunrl''l'.'IA'.'l'hll 

L(\usi\sbii'i'<iU'r.invi,iiiii'j'i-ii'i.hiiiiiii'h 

Transcription  :  /•  OnLIuitiuli/iu)  llhb.  Lu'  'hnliann  itiiluiLnuinu, 
Ll  'I,uj>jiiujiJ,  uiuimpnh  piiiiuunhu,  ^uiuinutmuup  nOiiiii)iiilj»  /iiiiHiin/i- 
lititijut    : 

Traduction  ;   "    En  66.').  .Moi  l'évèque  Grigor,  et  \'ahram, 

[67] 


320  REVUK    DE    l'orient   CHRÉTIEN. 

mailre  de  cotte  ville,  nous  confirmons  les  ordres  du  catholicos.  » 
Cette  inscription  n'existe  plus;  je  la  donne  d'après  Eugène 

Bore,  citée  par  Alishan  [Chiral:,  p.  49). 
A  noter  Tomploi  du  mot  u^mm^nli;  V.  à  ce  sujet  le  n"  56. 
La  date  663  de  l'ère  arménienne  correspond  à  l'année  1216 

de  notre  ère. 

49 

AXI.  —  Sur  le  mur  de  l'église  des  Saints-Apôtres  (le  n"  2  de  , 
notre  Plan),  côté  méridional,  qui  formait  jadis  le  mur  mitoyen  \ 
d'une  autre  église,  aujourd'hui  tout  à  fait  tombée  en  ruines  :       ! 

I.  [...'/.  hlThhllIlhllT.iri'Virhri'i'llhllhn'iAÏlM.  'ilMI' 

3.  [//w';tw^/«K•/••fiî'./^'^^./.5//^]//r.U(î^'//■JR■/"^^.^^./^/,• 

llf^hrVMlbh 

\ .  a'f'ivu\f'i'tik^bxbnifVMmi>iiivi.ii(wj'Ui\t  irivhhi'h 
5.  arbu\ovhbV:kriiiti<vhrhhu\8ia\iàiiii'nsi\i.bf'M' 
G.  Cf;r.y7/^r.î?'j,f'}//'/t'ï.fc/i/']Wo/'/'''/w/"/'W'!r.,s''//''f,,s'/î/«'j, 

IM'U-U(i 

7.  avuvi'ij({bi'hnrhb^ivjm\sriiu\m,]'irii(ibhiwd\ 

H.  a-hbVHwiU'U-iinbh'U\w'hiii'i-i'iinvhMhni:iji!iui-i' 
iini'Hi'i.Himti 

9.  L^i\nin\u%'^im/hby'irbiiThbh4'ii'Nihbi>PMsiihïrii 
ri'i-i''hi\u-b't.n;ri.bii 

\0.lb'IJ;!Wi{bhUnh'hhllf'lH^I»lVhllhl<hl>h'h^m\UVl'M-I.U' 
FhUI-'hlMJIh  lIS'irFJ'lVilV.blà- 

II.  [/.• Vd\Sl\l'hUf'Shr,l\SlViNI 

i-2 ni>'h(nu{bh(mirb'bi\;rhiii'NUi 

13 'ibf':hnvhnhWbbhsnh{n)% 

[68] 


t;y^rAV\.: 


LKS    INSCRIPTIONS   ARMÉN'IENNES    D'aNI.  321 

I', v.ni'hrbiVhii 

1.-).  .  .  .  ///"/•/.• 

IG. ['///•f,]'/-('.i,///'7W;"/r.[.S7']///,/M//'//// 


Transcription  :  L   ■   .  I^-  [•   iÎ/ilciuliÎ  iinî/i],   m^i  t^i  |l?nLiii/jiuî<u 

ll'l.i,  /iiiii)[iiiLpu  Lauuini-Oni,  Lu  "it/i  l'njiniiti,  "J/"l/'  l«iiinLiiiiiiJii/i, 
iiin>)/i  /,iii/iii/iniiiLnii,  liiiiiHiiiiiin  niiiiiAiiiij  ii/^iij/.i/ii  Viifi/i  /i  i)''ii  iiiiil- 
tuft^t-tl  hlinitlllllll  Ll  L/i  piffrillip/llf  iilitinltnLilinuJ  /l  iftfiiii,  ii/i  lllff*)l)llllf 
çn  /i  tilinntiiuh;  iiiiLiWjUiiii/i  qUitt^  Lfi/jricJ  'Ip/'l  *>'"ii  ntijJntvti  tniur,  ot_ 
/i  niuniiin/iii  Ll'""uuiiiiu  iLliLiiLiinin  tinniill)  iWi/i  r^iiiui/i/ili  iniiiL.ui jih\  : 
(•rin,  Lti  iLiiirtifinif  iLn/iniM  liLhjiiin  iifiii iriff (M/nin/i  /iiWiit,  /ii_  fiifitllff- 
//iilliiiiil,  ["L  Lni'iitnn  liùnn,  Lu  i/iiiju//  •^(iiiLiiii  lili'^t;iil^jiin  li^linil  fJii'l/i 
iiiiH»  [*>""/"  imitljiuilj  iiLmJi,  i)LJ(\/i  /il  ijtnniiL,  Ll  ^uiiii/i/i  i)iijijtlji]i 
iui)Luiiiili    /./i[/.riLiini  .    (.i_    »nLo/i    np     /ii/iiiii/iiilH/ii  IjJ     iiiiii>^ii>IiV^/ii    iWiiix 

/i   niuinLiiuiu    7'n/iuuinii/i    :    (<iiiiu    twLç :J     '/iiiiniiin/itp 

in^iiiuiiii/i/iii     L iiiLn>jl/tuJii/io  M  .iiiiiiiLcViii   ti.    iiiiiIlfUiuiu   "p[i- 

nn /iLiiiliiiiiiliiiLhrLiuu    dl    uinLlnjn     L iiiul— 

iii/fjiifn    jtLnbluUn    : 

.     .     .     npilti L'/''''J'I'"''ni A'"'!'"   iiiiiiL'"/']"''/'"  l'^'H 

Trailuctioii  :  «[...  dans  l'année  suivante]  qui  fut  l'an  ijijij,  par 
la  vci|lûnté  de  Dieu,  moi,J  l'arclievêlque  dom  (Irigor,!  ^i^"' 
d'Apoughamr,  [nous  avous  voulu  suppi-imer|  la  taxe  |impo]sée 
à  notre  canton  de  Chirak  et  [aux  églises  de  notre  ville]  d'Aiii, 
ear  il  avait  été  décidé  dès  le  commencement  que  [chaque  village 
donnerait  [deuxj  setiers  de  blé  à  notre  siège,  et  que  [toutes  les 
églisesl  de  cette  ville  donneriiient  une  peau,  à  PAques.  Maintenant 
moi,  p(our  la  longévi|to  de  mes  maîtres,  de  ma  parenté,  |de  mes 
frères  et  p[our  l'âme  de  nos  morts,  j'ai  supprimé  ce  [lilé  de  tous 
les  villages,  gra  nds  et  petits,  ainsi  que  la  peau  de  Pâques  de 
toutes  les  égjlises;  personne  n'a  le  droit]  de  réclaim-r  jusqu'à 
la  venue  du  Christ.  Doni;,  si  [quelqu'un  faisait  le  euntraire. 
qu'il  soit  maudit:  mais|  ceux  qui  observeront  ce  mémorial 
[....  soient  bénisj  par  Dieu  et  par  tous  les  saints » 

[69] 

ORIE.NT  CURCTIE.N.  ,  21 


3-22  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN- 

Ligne  ~  :  t"//'"^""/""  pour  feu^^u^nu^nn,  et  I.  3  :  ki^">[  pour 

tijtuii;  V.  à  ce  sujet  le  N"  9 7  et  1(5  :  iijiuuijmîr,  comme  dans 

rinscription précédente;  V.  len°56.  —  8  :  îiîi^tgtf"^  ^hp"^  pour 

ïiîiOtotinn    lîtnnn  .   13     :    tfeiiioniuunLHtîHil»  pOUl"  u'/uniiiîinLlrffcuiîi  . 

llestitution  d'après  Sarguissian  (Topographies,  pp.  133-134). 

Il  me  semble  qu'à  partir  de  la  ligne  15  commence  une  autre 
inscription,  malheureusement  tout  à  lait  mutilL^e. 

La  date  666  de  l'ère  arménienne  correspond  à  l'année  1217 
de  notre  ère.  —  Figure  n"  9. 

50 

AM.  —  Sur  une  pierre  provenant  de  l'église  de  la  Sainte- 
Mère  de  Dieu  (le  n°  S  de  notre  Plan),  près  de  l'acropole  : 

i .  [/•/''•.//] iiiir.hiii'i ha'W'buuiiNi irsi'ii-] 
■1.  ih'hU'Hihvisr;iii'i,i\'i.hiii''ij/i'tisi>Vhiirai'hi 

3.  Lbin'muiHWi\h'h'hiii'^\ii\ijmr'i'hi\o>n^ 

4.  a'iriivu;Nii''hhhii'iUA,i'r.a\^'pnH\ri;'i.iv.siihi 

5.  vil'^hlll^'PJ;l<h%ll'l^'.r,^^bl•alnll'rlv,l^v.h:i 

'   (5.  inni'iiiii'i\hsi\i'h'hhi'hi'r.hivn\si\rivhiq 
7 .  f-iia m- fi'h h'hUL nii'ii irsh 'n, vjn uh wi... . .] 
.s .  .s /' '/"// ('. u'h 'l'hiv/h ht, {'.: /■'/,[ Il r.si\riivi''i'i 
9.  [(î/'/'];"f,/''f,Hî/..:r. '/!'.// r.'/[//'/.-rf,.'>//'/././'/}/''j,] 

Transcription  :  [/• /J(ji-iii/^iiiÎ//iu  //]'i/t  2^nj7',"^i[L  7'^i^7iiinnii/T,  tu' 

^nn.nu  mnlipliu,  nnijuinn  'inijiuhjitin,  ilbnutiinh  7iiiii[iin/,ii/i  ii]l'nLna 
(•uuinLiuAiiirt/ilru,  h  <|uiiiiii  itunn  LiifCLii  /iiîn]n,  ti_  ";"//'  /iiî /<feîj/iji[iii'Ç  : 
'/'ii|iiiiijit^îi  '^iiiuini_n/iîr]  iJtii  fei_  ÂIinniiKi  iîtii[nii,  uuiiiiiiiiii_nri]p  unnui, 
ji   iiiiiiji^i/i   n^ifen  iiiLn    [iiiiiiuiiuimiii  /i]    '/■n/imnnu  .    ii    St^bii'  liltÀ,    ^niLnâ 

ut^i/j/iiii,      ij[iî/;^/^ïi' ]      ui^i/jLiii,     Sl^LV     iil^lili2Ui'^hli    :     [''""""«/iniinîj 

iuljiH'JÎj^iÎ/  ^i   'r^i^iuinniil;  .    vntiuiLiutCnnp'  îinm/  i/iii/iîi    :] 

Traduction  :  «  [En  6|GU,  par  la  grâce  |du  Christ,  moi,  la 
dame  Horom,  fil|Ie  de  Ilovliannès,  j'ai  de  nouveau  resftauré] 
cette  sainte  (église)  de  la  Sainte-Mère  de  Dieu,  de  [me]s  res- 
sour[cesJ  légitin.ies,  et  (avec  le  concours  de)  mon  fils  Zénich[ah; 
en  récompense  les  serviteurs  de|  cette  église  [ont  assuré]  pour 

•         ['01 


LES    INSCRIPTIONS    ARMKNIENNES    1>'aNI.  323 

nous  et  pour  n|os)  parents  trois  jours  |de  messes  au)  Christ  par 
an  :  une  pour  moi,  la  danir  Horoiu,  u|ne  ptuir  la  liame...  .  (et) 
une  pour  Zénichaii.  |Ceu\  qui  observeront  (cela)  sont  bén|is 
par  le  Christ;  (et;  ceux  qui  feront  obsta[cle  sont  maudits.]  » 

Lignes  7  et  8  :  m^i^Liu  pour  ui^i/iîmO  . 

Rrstauration  dapns  Marr  (/{uf/etin  etc..  Inscription  n°  l». 

La  date  iHiÙ  de  l'ère  arménienne  correspond  à  lannée  1217 
do  notre  ère. 

51 

A  M.  —  Sur  l'extérieur  dune  tour,  près  de  la  porte  de  Dowin, 
entre  cette  dernière  et  la  porte  principale  : 

1.  hl-H,Ml.lliil:.  . iilMIT.hrhlÛihU 
■2.  r.ChlIl'hlIiih'hV. 
:i.  iiNil"V.!2hl'hlll'i. 

'i .  iVh'hr.r'jii-i,  ' ! i"i'.uui'bui''h(i 

5.  i''hbni'Ui'ni'mi' 

6.  riiid-rd'.sr.iiirbu 

Transcription  :  h  pifjtu  II 'il;,  liiuSwLgb  llumnLftm,  feu'  r,iuinL- 

^u,  uLuujujin  /"fi/vLfifeii/iL,  iii/jriiijrrAnif  I  .' I  r'tuxLnuunh  '^/TuLn/f  uiinLn^* 
hunu,    ni^tutntub  dLn      ; 

Traduction  :  «  En  667,  par  la  voluntc  de  Dieu,  moi,  Clianoucli, 
épouse  de  Kiiatcliérès,  j'ai  construit  ces  t"urs  en  notre  mémoire, 
avec  les  fonds  de  Khatchérès.  » 

Ligne  1  :  p^f^u  pour  pnc/m.  —  Tj-ii  :  la  forme  pnLpoLfep,  avec 
la  désinence  plurielle  -Lp  de  la  langue  moderne  ou  dialectale, 
attire  notre  attention. 

La  date  667  de  l'ère  arménienne  correspond  à  l'année  1218 
de  notre  ère 

52 

ANI.  —  Sur  rextérieur  d'une  tour  des  murailles  de  Nord-Est, 
vers  Glidzor  : 

I.      Hlh[llà-lurhlirU>h'i,¥hhUllT.U'h'V.là'llh'himiNISI'l>' 

[71]         . 


324  REVLE    DE    l'orient   CHRÉTIEN. 

2.  J//'<////'^[.[l/'/ifrS/iC"b*/-IÎM7'W7-"J,K5/-r{/'U":r./'A''J,/': 

3.  i\Ul'hlll'Fi.2Sllhbi\lllT:ir3l'0nSlM-Hh'bb3mr'll 

/'/'>.  

irbâi^ii'i. 

5.  i\hlH'yu'hVb{i}:f'hW: 

Transcription  :  /'  //'//'  j^nLJiïi,  ^np'^jiLU  7'ji^iuuinu^i,  hu    WuiJ 

futuPtiiAiu,  nnLuuin  /"iinfciiou/iîi  l^muruanni,  uihaïuù  n  'l'nputnnu  nlriiiii/i  . 
ifiiî  «ÇiuLnlr  /i  'Çiuiuii  itniiiuhu  nn  /iÎia  irniLUiin  çn,  luui/i'iiuuiiuu  ç/i  : 
Ojiunnn  iiiinLnOuf'i  i/ipiumiu/i  /i/i.\  iiiil  'l'nhuiniiu  :  l«f"Jt  luniuxaù, 
nnp  /imnniiiip'  ilLu      HnnnLW/ii_î(  /uLiintii^p  /i  'l'nhuuinui^   : 

Traduction  :  «  En  668,  par  la  grâce  du  Clirist,  moi,  Mam- 
Iviiatoun,  fille  de  Katcliérès  de  Lori,  je  suis  allée  au  Christ 
par  une  mort  prématurée  (et),  avec  l'argent  légitime  qui  me 
revenait  de  mon  père,  je  n'avais  pas  laissé  de  souvenir.  (Alors), 
j'ai  construit  cette  tour  en  souvenir  de  moi  auprès  du  Christ. 
Je  vous  prie  donc,  vous  qui  lisez  (ceci),  demandez  pardon  au 
Christ  pour  nous.  » 

Ligne  1   :    le  mot  /uiup.iLÎr,  qui  est  le  turc  ^yi^^  ou  mieux    j 
.y^  =  «  dame  »,  ne  se  trouve  pas  dans  les  dictionnaires 
arméniens. 

La  date  068  do  l'ère  arménienne  correspond  à  l'année  1219 
de  notre  ère. 

53*  t 

ANL  —  Sur  une  pierre  proljablement  de  provenance  d'une 
tour  : 

I.  i'ii:,i\ià-}'(rhiu'i,N''i.f-i'hSbi'n 

■2.  a'I'i-VfllWrlWhnUHUH'Jihh CM-h 

;{.  bi'r,i\:,'(.f;i\:,i'bhi\i'ivhh'hbub'i, 

/,.  i'rMrh'iai<ni\ni\(m,i>wn(isi' 

5.  'hri%i\hiii'i''hn'iMrinihi<H.'V.iiT''hr,]' 

[7-2] 


LES    INSCRIPTIONS   ARMÉNIENNES    d'aNI.  325 

c.  ci.v;!ii':n'.i"jv:hiiiii'<-)i\s(\iiih:\ 
7.  O'iiV.-i'h'hinj'Mi-hur.hr.iiLVJiiii 

TranSiTiptiOll  :  /'  //»/'.  jU.n/iL,  Ainp-^liLh  ■/'■n/ioi/mn^i,  ^i  hiL^uiCl- 
LIJLitihii  iiiiii/tni.fijaiuif/;'ri  fifMriffiMii/i  /'Liifu/^/il  I  *  I,  i^i  f/iif^/i^iff^/ij  il), 
Ll  I  «1  iiffi/flf ,  Lif  f/fii'iif  (fi/iMii,  njiiiri  lui  inLiiiriIi  />i^iM  o  liurifiiulill, 
itnnhti  luiitnîini  pLnii)iui  '^lii.lijLnlt  lliiifiAill/iii,  f/Miiliriiii/i  L/'"»^].  "L 
iNuniiiijfi,  Li-  iiait.iii/jLiJ'ifiiJ    : 

Traduction  :  «  Kii  (571,  par  la  grâce  du  Christ,  sous  le  gou- 
vernefmentj  du  pieux  atabek  Ivané  (I),  de  Chalinchah  (I)  et 
d'Avag,  moi,  Éghbaïrifk,  sjerviteur  de  Tigran,  monseigneur, 
par  sa  charité  j'ai  cons  irjuit  ce  monument  en  souvenir  (de 
nioi|,  de  mes  parents  et  [de  mes  en  fants.  » 

Lignes  1-2  :  mlipni.pitJi  pour  uit/'nL|i?^7LL  est  à  noter.  —  D'apiès 
Marr  [liiiUctiii  etc..  Inscription  n"  -2). 

La  date  671  de  l'ère  arménienne  correspond  à  l'année  1222 
de  notre  ère. 

54 

P     ANI.  —  Sur  une  tour  en  face  de  la  double  porte  de  Glidzor, 
au-dessous  d'une  croix  : 

1.  ïïi'i"i\i>iirv.i'hi"i'.hu^l,u. 

Transi'iiptlon  :  llnup^-  Imu^^n  ^m^i/Juiiitu  (^.'i  twL/in\/i/.  /,  :  ll^i',  -. 

Traduction  :  «  Cette  sainte  croix  est  l'intercesseur  (?)  d'.\rlutz. 
671.  » 

La  date  671  de  l'ère  arménienne  correspond  à  l'année  1222 
de  notre  ère. 

55 

.\M.  —  Derrière  la  citadelle,  sur  une  tour  contiguë  à  la  porte 
menant  vers  Tsaghkadzor,  au-dessuus  d'une  croix  : 

1.  IIW. 

■1.  tiV.irilh'hî\ribUUV.I"hl' 

L'3] 


326  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

3.  in-m^ivxni'r.h'hhnh 

4.  pj''iihri>:hUhU\iMK'i 

5.  v.iisiviiinhwiuiiir 

7.  VJ'I'lIKihr.biih'l' 

Transcription  :  //sK  :  hiuSiuiî  [îuuini-àii^,  tu'  //lupij^u  'y-tijuiL- 

n/i  (  ?),   n/iLLii/i   niini-nOuii,  A   ^'"lu'l     JuiuintuLnn    bûnn    :   llpp  liiupnt^p, 
apu  nuntuujiTU    ipnuat^n  : 

Traduction  :  «  071.  Par  la  volonté  de  Dieu,  moi,  Sarguis  de 
Guézan  (?),  j'ai  construit  cette  tour,  de  mes  gains  légitimes. 
Vous  qui  lisez  (ceci),  souvenez-vous  de  moi  dans  (vos)  prières.  » 

Ligne  G  :  limnnl^n   pour  /iiunniuip  . 

La  date  671  de  l'ère  arménienne  correspond  à  l'année  1222 
de  notre  ère. 

56 

AXI.  —  Sur  l'extérieur  du  mur  contigu  à  la  tour  portant 
l'inscription  n°  52  : 


1.  l'HJ'U 

2.  M  c= 

4.  bmpj\vr'V.rh:\  -^ 

5.  mbhiifinriru,  ^ 

6.  lU'f,«7(!;^V-//'/-///'  ^ 

,  7.  ^'Ul/';r.//""i(Î.S7' /•'/;{  c- 

8.  nUVf'l.'U in"hl<l-i\r  WhhlHM'hU'l, 

Transcription  :  A'"i/iii/;iiiî./iii  ll!2  -.  Sl^p  V.umnLmèt,  •iilu,^upiii'\biL 

iijiuuip^i/^,    (in'^iu'Ll^u,    (riultpiun,    W/ii/iHiun/i*îj    :  Uiunnltu  : 

Traduction  :  «  En  680.  Seigneur  Dieu,  protège  Zacharia  (III) 
et  le  baron  Cliahnchnli  (I),  Gugor,  le  patrice  Vahram,  Hovhan-    f 
nés,  Mkhithar,  Mkhitharitch.  — Sarguis.  » 

Ligne  5  :  Donc  le  titre  de  u^ui^nL  (=  baron)  était  en  usage  en 

[74] 


LES    INSCRIPTIONS    An.MÉNIE.VNES    d'aNI.  Ml 

dehors  de  la  Cilicie  même,  au  \iii'  sitclc  \'.  aussi  les  n'  24, 
66,  67,  71  iu,..,p„îi-„../J/,L}is  72,  74,  83,  87,  155,  181.  Cela  peut 
aussi  l'ti-e  dérivé  du  mut  iijiii.iiji.iÎj  t=  latiMii.  maiti')  dos  ins- 
criptions, p.  e.  V.  les  N"  24,  48,  49,  68,  76,  87,  88,  89,  138, 
174,  180,  214.  —  T  :  '/.mjiv.Kf  pour  '/.ui-ijimi)' . 

La  date  680  de  l'ère  arménienne  correspond  à  l'année  1231 
de  notre  ère. 

57 

AM.  —  Près  d'Igadzor,  à  l'angle  de  l'enceinte  septentrionale, 
sur  le  mur  extérieur  d'une  tour,  au-dessus  d'une  ^-ande  croix 
en  miisaïqui'  : 

i.  r.'hlirLhKl.N'hhlI'l. 

■2.  nru'iii'i'ihi'.ui'U'.h 
;{.  n,hrii'i,r.i'iii'i',^j>"ii;S 
',.  ni'i'ib'hr.i'tv.i''r.iii'i'i\ 

G.  I"l'llhl;lliri"hl'i-l\ri''r.h 
7.  IJ-hhnh-rM-ni'-hl;l'!J>h 

8.  h'hr.iii":ii>u'invhV.t:r.Lh  >,r,hhbn 

9.  ^\•m'.r2^':l,^iil'r,^•.sv.|||•^h 

10.  Uhl'h'i,ll'I.V.!i'i.h'l,l'-l\iil'.... 

il. irhriiH.  .  .  . 

IranSCription  :  Oltnn-^liL.ii  'rnliuutnuli  Ll  niinpânLBLtuSui  «ÇuiLtiL 
Lnljiiiut.nnlt  (  ?),  Il  iiii>inni-J()LiiiLL  iiiUiupiu/i  /'lii»Iiç/i  i  t«|  CL  «"S"?'"*»/' 
fliunnuji  !  /'),  tu  U  lulikliiin  /"iiilwLuii,  oiuiLtui  'hnnumniilt,  Ll  (i/il- 
niii/i/iii  /ij  II  lu  II  lu  ^  lit  •^U  {.'],  ^/ilj/iiiiiip  nilinAiiiuii,  (/i<iiiiiniiili  /lli.\  Ll 
olinntiinh^   Lntîiiiin uLpni.     ...     : 

Traduction  :  »  l'ar  la  grâce  du  Christ  et  par  la  miséri- 
corde du  père  céleste  ('.'),  sous  le  gouvernement  de  l'atabek 
Ivané  (I)  et  du  chalmchah  Sarguis  (11  ,  moi,  Mkhithar  de  la 
famille  des  Klioths,  serviteur  du  Christ,  et  mon  épouse  Sana- 
cliah  (?),  nous  avons  construit  ce  monument  en  mon  souvenir 
■et  en  celui  des  parents,  frère notre.  ...» 

L75] 


328  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

LicTies  7-8  :  ^li^iu^^iij  poui'  ijnLijiu^|iij . 
Sans  date,  mais  elle  est  sûrement  de  1231  de  notre  ère,  date 
à  laquelle  est  mort  l'atabek  Ivané  l". 

58 

ANl.  —  Sur  l'extérieur  du  mur  méridional  de  la  cathédrale 
(le  n°  1  de  notre  Plan)  : 

1.  hM.hlIhi  ll'J'I'i  (rM//';/'/.UÎ3t/75///';«/.«'/r,/7.'c}/'///' 
'M''hlll"liilVi,-hU'hl\r- 

2.  m,///{r.y//WW'iî//-/y/i'/r./''-//'/./''/t-/'/////'/.-.s7//.r./'/y.siî/' 

3.  iui'hi'im\in\hiir'Niri'-iwuUwsi\sbiii''birb2hsnni' 

i\hn.'IJ',:,l'.rUT.Hbhii 
5.    bSllTXllhlVi'1-ll'll((l''h!mih'i.b'i,bhiib'hVJiSh'hl'irnSS 

i''ù,ni>hiii\si\rii'i:i'V-i'i'^'i'bnr,h 

TiaUSCription  :  /'  P'Ihn  h-  II2'I'.  ^np-^lidi  Kumm-in^,  tu'  HnL- 
^luiii  '/iiifiiiii/i,  "("//'  /'iiiiu/yiiiïiî/,  illiiuniuhaauii  ùbàtuihiun.  uni-iiu 
/iiii/Jnii/i/it/iii,  ti.  l^innL.  (;i_feiiiiiiniiiîi,  l/uiiii/i,  ^("OnV^'""-,  bL  i^iui-  : 
//L  II ui lu uilll-nnn  ununuu  •^iiiuinujuifcn/iu  lifcll  /l  uiuin/iu  lULn  ij/lli 
uiiuuiiuniun,  /i  uiuiLu/i  uiiunii  L»u  m  n  uiu  oui  ah  nli,  nniuiili  bu  ubunuili/i 
ifiî'  /iiî  bniiuiLit'L  'l.iu^niiiîuii,  Ll  ifeui  iîiu<Çni.uiL  /lU"!  nliA  lunLUfcu,  cl 
ficiiiiii/in/iu  huni    onuhnib  ;    'huuiutnnnu  lULn^bbuuh  : 

Traduction  :  «  En  (58 1,  par  la  grâce  de  Dieu,  moi,  Zoulial  de 
Kars,  fils  de  Gorguik,  je  me  suis  affilié  à  la  glorieuse  et  sainte 
cathédrale,  et  je  lui  ai  donné  (un)  Évangile,  (un  prophète)  Isaïe, 
(une)  chasuble  et  (une)  orifiamme;  et  les  serviteurs  des  saints 
de  cette  (église)  nous  ont  lixé  une  messe  par  an,  à  la  lète  de  la 
Sainte  Mère  de  Dieu,  pour  mon  frère  Vahram  tant  que  je  serai 
en  vie,  mais  après  ma  mort  ils  (la)  diront  pour  moi  et  pour 
mon  épouse  Tikin.  Celui  qui  accomplit  (ceci)  soit  béni.  » 

Ligne  2  :  t^umi.  pour  tuiuL.  //um^^i  pour  //uuij^i;  V.  à  ce  sujet 
le  n"  9.  jji^uiii.  pour  ^nLji^iun.  ^  <>  chasuble  ».  —  3  :  J/iîi  pour 

[76] 


i 


Él^èiLiJ^Jà 


LES    INSCRIPTIONS    AHMKNIENNES    d'aNI.  ."529 

"/'  =r   0    un    >'.   I   :    '/.iii>,"iinjiiii  pour    '/.niOiniiîuii  .    .")    :    iS'/i//îin< 

L'oniploi  debouth  (pni.p'),  pause  d'une  demi-virgule,  est  à 
signaler  dans  cette  inscription,  ligne  2;  V.  à  «e  sujet  le  n"  214, 
qui  est  de  l'année  1220. 

La  date  ()84  de  l'ère  arménienne  correspond  h  l'année  1235 
de  notre  ère.  —  Figure  n"  10. 

59- 

ANI.  —  En  dehors  de  l'enceinte,  près  du  village  turc  Ani, 
sur  le  piédestal  d'une  énorme  croix  : 

/^////^/vw//^q^/^rJ'^.^v>^^.i'//^.//^7//>r.•o7.'•^'^/•././//'/'•/,•^////• 
l;^\lJ'llurJ\^l,(lTr^ll^■ll^l;^\lsl:l%ll^^r•l^^lllll'frrrJll<^'.llr■^hh 
l^lul•l^\'hur.u'.nllt{■:i!{uv.u\r,l.^^\l:l•^ll.  r.i"i-huiir.i{hi'iiiii"h 
i'(i'i;i>inj'ur:i/i-'ht;r,hi{in\h(\riinjihi'i-h('.im'-hiih'i,iiiii'n 
;7/w^r.Nr.^/'/,i'^-/'?»'^//rr./;/w/'///»7;/'///'.///'/'///.r./7//'V,r./''r.) 
/•'•/'./• . . .  /'.//(•./"/•///'///•!</'."j,r./'/7/»,/''7//'/'7'r.;Tf,r.:r..s7'.'///7./,- 
/^•</^^//7:/'77^l'r.JT^.s7/7./•//i'.///7:■^'^//^7'/•7'•7•w/'.^^r./':^./> 
't,  I  'ii'i;iji'ija\i'h'i-f\h-hiVhin':i,i;'if-r.iin,i'Uyjii''i'Shhh> 
iirr.'hiih  ■(,  :///7'7W'./7'./''7'.7./'./'r./7'.o\  hurjuirshurj'hi, 
/w^/w^rj'wni/'/r^//fr/,//i^'/r./7'/'o7',v,///./>;/,r../irj^///>//'r.o/'' 
r.siihi'ii-r. iir-r-hi'hij;'ih(H'M ii in.sh'i.h .  r.'i.v.ub irahr.b ■. 

I  ranSCription  :  ^unt-nn  Ll.  lutnimntutn  nlinuxti  iiiutnnt  iiiAnLauji, 
nn  nLt.hn.Ltui  /i  111)111  iuui)ttis^  UntvLtui  int^nu  ùLn  i*nlttiiniittf  np  liiii^— 
nLiiii)('ij  ht  nnij  tuhùtw^uitinni  tii)itf)Httihiuinit  .  iiifwi,  hti  'httithnti,  '*P*lh 
U  1,1  nlin ,  hiiiunlihtiji  niitti,  huinnnnt  hlhttiiln  nhn  Itu  iinnttif  ni'^tttiniiili  /lUA 
Ll  \hnitiuti  ht)titi,  ht^u  tttiiitiLLi  ttinhiJttti\  hhu  ijattiL.  .  .  .  tu  Uuintiiiji,  lin 
^iifuiifLnr,»  r^'nt.nntuq  uiu^uitntuh  htiLc  iifjiii^iijnrifiJAiif  lu  inLit/ii/  'l"f> 
inin  ninhi.n  nh  iiiij^/uijin^(ui_u  (  ?\  i}P"l"tl  niii/iLnin/iliiu/juiiflJ  /«niMiimli 
ht),  nitn  tiiith  It  juiintuiinnh  \  '^nnli,  pittniiiPittn  utpttiptuci  :  /'  i^iiiiinii- 
uiun     ttipLuiiikltiiUiiipi    t)tttpilUnilt       n\      hiiipph     vtiiiltLi     iiliiii  /'iiinni-u 

iU2hituinni.klLtiti)pphpL\iu  il  Lnp    itutiitlli    tithtjli  :     ItttttixLt)^    (/T       'i^^  )    ' 

Traduction  :  «  La  croix  sainte  et  immaculée  qui  a  porté  Dieu, 
sur   laquelle  était  clou-'   le   mort   immortel,   Notre -Seigneur 

n7] 


330  REVUE    DE    l'orient   CHRÉTIEN. 

(.l.-)Christ,  qui  par  sa  mort  immortalisa  nous  autres  mortels; 
or,  moi,  Kazer,  fils  de  Mévon,  j'ai  érigé  ceci,  par  la  puissance 
de  la  charge  (=  Christ)  de  cette  (croix),  en  souvenir  de  moi  et 
de  mes  parents,  bien  plus  encore  (en  souvenir)  de  l'ensan- 
glanté ...  de  Sarguis,  qui,  dans  un  endroit  inhabité,  fut 
martyrisé  par  les  Turcs  criminels,  ....  j'ai  trouvé  mon  frère, 
semblable  au  soleil,  dans  un  fossé  très  profond,  enseveli  sous 
les  pierres;  à  cause  de  sou  corps  mazortn  ensanglanté  je  pou- 
vais à  peine  le  reconnaître;  avec  grand'peine  je  l'ai  apporté  (et) 
mis  en  ce  lieu.  Je  vous  prie,  souvenez-vous  (de  lui).  » 

Je  donne  cette  inscription  d'après  Sarguissian  {Topogra- 
phies, p.  170),  car  l'inscription  et  la  croix  n'existent  plus.  J'en 
relève  les  mots  suivants  :  uiumnLuiAjriîiijui^  pour  imiuinLiuÂ^ïr/^iu^  ; 
^unjiuii^nL.  pour  jun^uii^niji ;  lîiunnjiinïr,  dont  je  UB  connais  pas  la 
signification;'  '/""c/'/'  Amî'fef  pour  //"«pt/i  ùmï/imt^;  ^'«^"^  p^ur 

Sans  date,  mais  elle  est  postérieure  à  1236. 

60* 

ANI.  —  Sur  l'extérieur  du  mur  occidental  du  tribunal  (le 
n"  11  de  notre  Plan)  : 

Transcription    :  «^iiiuiniuuiULU     iiiiW^nnpU      iui_n'Çu/iu    iHuuinLOni    : 

Traduction  :  «  Ceux  qui  veillent  à  la  conservation,  sont  bénis 
de  Dieu.  » 

Cette  inscription  n'existe  plus.  Je  la  donne  d'après  .Alkhitlia- 
riantz  (Voijage  à  Aid,  p.  78),  d'après  Sarguissian  {Topogra- 
phies, p.  137)  et  d'après  Khanykof,  reproduit  dans  le  3"  Rap- 
port de  Brosset,  pp.  139-MU.  V.  aussi  le  n"  32. 

Sans  date,  mais  elle  est  probablement  de  l'année  1237. 

61 

-VXI-  —  Sur  un  fragment  de  pierre  provenant  de  l'église  de 
la  Sainte-Mère  de  Dieu  (le  n"  8  de  notre  Plan),  près  de  l'acro- 
pole : 

[7S] 


LES    INSCRIPTIONS   ARMKNIENNES    DANl.  iîSl 

I    l-M.h 
■2.  IIII!2I: 

l'ranscription  :  /•  /Ji/[iii  1121;  -. 
Traduction  :  «  En  tiST.  » 

La  date  687  de  l'ère  arménienne  correspond  à  l'année  1238 
de  notre  ère. 

62 

AM.  —  Sur  une  croix  taillée  dans  une  des  pierres,  l'orinaiit 
la  voûte  de  la  tour,  contigue  à  la  porte  principale  : 

I.   in.l'l-'l. 
■2, 

Transcription  :  ll'l,  /3i/(/ii»i 

Traduction  :  «  En  (J'.)(J ...» 

La  date  GOu  de  l'ère  arménienne  correspond  à  l'année  1241 
de  notre  ère. 

63 

A.Nl.  —  Sur  un  fragment  de  pierre,  dont  j'ignore  la  prove- 
nance : 

là- 

u 

Transcription  :  /''■•/[il/,  U  -. 
Traduction  «  En  TO.i.  » 

La  date  70(i  rie  l'ère  arménienne  correspond  à  l'année  1251 
de  notre  ère. 

64- 

AXI.  —  Sur  la  face  extérieure  du   mur  de  l'abside,  dans 
l'église  de  Saint-Grégoire  l'Illuminateur  (le  n"À  de  notre  Plan)  : 

[7H] 


332  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

/•/'•///.  h'hU.  Nii\inviA\tiUi\(HM'4\iiV.  irN'imMini.  v,r  r,nt, 
'hf;n:,i'r.i''bh{iv,hunhnrbiibVfnNi 

Transcription  :  /'  IJin-hl  il,  U  JiuStulnuLu  nipiuuniL  wSjin  uunu- 

iiiuiiiin   (/ui'^îifliii'^/il  t«)  fl/iïifcuiiii.   iiOLnu  clibiiunjiu  : 

Traduction  :  «  Cette  église  a  vU'  construite  sous  l'ataliek 
spaçalar,  Chahncliali  (I),  l'an  700  e.  a.  » 

Cette  inscription  n'est  connue  que  par  Klianykof  qui  ne 
donne  pas  le  texte,  mais  seulement  la  traduction  française, 
publiée  dans  le  3'  Rapport  de  Brosset  (p.  liS).  D'après  cette 
traduction,  j'ai  rétabli  le  texte  arménien. 

La  date  700  de  l'ère  arménienne  correspond  à  l'année  1251 
de  notre  ère. 

65 

AM.  —  Sur  une  pierre  provenant  de  l'église  de  la  Sainte- 
Mère  de  Dieu  (le  n°  8  de  notre  Plan),  près  de  l'acropole  : 

1.  iifi.rA,iii'i:.hi'h ] 

■2.  iriiMi . . .  snmi 

:{.  vJibrbi?)iinhN;n-i''(,]>irpj'Shi\i?)nr 

/i.  h3llh'hl\'flhl,nn'llh'hllhimm'V.W''hU 

.5.  Ti|?)</-rj/-"Hî.s'r./'r.'/-. . .  ii'i.mKus 

6 U'br'hillhlMUihimt 

Transcription  :  Ht'  -.  illnpl-^lid, ]  iÎhli^  . .  .mji!». ; 

wl^bpli  (?)  np  11  pt^iii/iïi  /iiî,  n/i  uiLiii(P)  nii  /i  iinLiiiiiiiiLïin  nndiu  it 
llni.pp  (iuuiiiLiuÀiiiÂ^iLii  .  /'  i^,')  Jtuâ  uiiuinuinwii  ...  :  II'  J  iiiiiiu  ui.  .  .  . 
SLji,  Lijiii^/iii/^  ^  jMuiniiLÂni  : 

Traduction  :  «  702.  [Par  la]  grâce  [de J  dans  ma  forte- 
resse . .  .  j'ai  donné  ma  maison  de  llounapenq  à  cette  Sainte 
Mère  de  Dieu,  (contre)  2  (?i  messes.  Celui  [qui  s'y  oppose,]  soit 
maudit  de  Dieu.  » 

Ligne  1  :  i^mï/  j)our  inndi  =  «  maison  y. 

La  date  702  de  l'ère  arménienne  correspond  à  l'année  1253 
de  notre  ère. 


LKS    INSCIUI'TION.S    AltMKMKNNKS    DANI.  ;>33 

66 

AM.  —  Au-dessus  de  la  [lorte  du  porche  de  IV^glise  «les 
|-  Saints- Apôtres  (le  n"  2  de  notre  Plan)  : 

1.   iilll'lllhl.'hlll'l'.n- 

■2.   VJi'hl'Ilhn.lll'hhhlI'iir. 

.{.  rin.r.'if'iii''i.r.i{iiiii"ii-i'.irhi' 
'..  //"//'.  ///'.  /.r./'(7r.:'i,or.:/'/''////- 

:,.  '(, U'hh'l''i.!U'.l'r.l'hl'.lil'l;l>hll 

a.  "n'.rin.i'i-v.in'.rii'iiihiisrhhhr. 

7.   W.ni'hh'IVhMH'.l'in.l-llh'iSi'. 

s.  iii''(.shin'.i'!{r:hiir.i'>iin- 

9.  iihNihrhmvhhiiiirw.n'i 

10.  iii:i'i''U;ri;'bi''i,uiii' irhni'J" 


\ 


1  ranSCriptiOIl  :  unLunihi  nn  hkl  L,tiinnLiaa  Ll.  iir;n  îinn/iL,  tu" 
tuuipnu  lanpnLniiiiu  (  (•  \  "f"j/'  "làtin  iiiiiiu(  iiui  liiiiii  («iif^/iiiii^)/!  (.), 
jiInnAi  i)Lo/iii  »'fifnfffn/iiui/f  |/'),  "L  oï'  tinunnh  l'''tiiuttinii^  iinnitnn 
If^liiiiilittin  li^jtiitiun  tiitunnh  l'itt^ninitiinh ,  inutitiin  ni, Uni  lu/r/rirLii  /it. 
(l/in/lfiiiju/ltf    rifl  *^lllnli    Li^p   (SV'*)   Il    l/Lr*V''/'''   '7"/'  l)''/!   If  11/ /ij    fi /m...  i    ; 

Trailuctioii  :  >i  Ayant  Tespoir  eu  Dieu  et  son  auinur,  moi,  le 
baron  Aglibouglia  I),  fils  de  lamir  spaçalar  Chalinchali  (I), 
petit-fils  du  grand  Zacliaria  II),  et  moi  la  baronne  ïlianiar, 
fille  du  baron  Boughta,  prince  des  princes,  nous  avons  vu  le 
siège  d'Ani  et  ses  prêtres  qui  payaient  l'impôt  que  nos  ancê- 
itres. . .].  » 

L'inscription  n'est  pas  aelievée. 

Lignes  2-3  :  uiuipHi  =  «  baron  »,  et  G  :  ii^iii^uiL  pour  uiiunnli- 
m.","^  r=  t  la  baronne  ».  Pour  l'emploi  de  u^iupnL  voir  le  n"  56.  — 
9  :  /ip^iijioîi^,  forme  vulgaire  pour  hplt^mlp  ou  [iplufnJj^,  avec 
une  disinence  -mL/i  pour  le  jiluriel.  —  lu  :  ^tp  puur  /^myi  ^^ 
«  existait  »;  i^L^/;îi|iîi  pour  i^tpiuîi^îi  =  «  sur  eux  ». 

Sans  date,  mais  elle  est  tracée  entre  1253  et  1276. 


181] 


331 


REVUE    DE    L  ORIENT   CHRETIEN. 


67 

ANI.  —  A  rintcrieur  du  porclie  de  l'église  des  Saints-Apôtres 
(le  n"  2  de  notre  Plani,  sur  une  colonne  soutenant  une  des 
arcades  : 

1 .  <rhiirLi>h'hniisiih\rn(ibjnhf'finr'H' 
'2.  '//iv'/'/r.vo///"'//'./'//'f,r..T(,:/'r./na(î/>"r, 
3 .  m,ii anvi. htm i'hi"Ui"iv.rin,  ivif-ni' % 

6.  p/hninj/hi'ivi.ivi'hiihhiirh'hrnNi'h 

7.  iuuirimiR'y:(,uhi'ij.],bWhifrfii\ 

8.  nw%îi'i.iuv.n'hinri'VMVhi'iii>i\ii-'h 

9.   b^  :  INJiriiiMiinM'm'hUMW'lVhi- 

10.  n\sf'iiJ\ïïin\u'i.bhr-v,ihi''hâ 

11.  llh'hV.!{l''i.VM-ni:^\llSV.SIIh'i. 

\-2.  "n\:.ii'if-'hVJ'i':,'hh'hiiiûi  ■.  VMUi'-vxi'iMhiMi'hiir'hirn 

13.   h'ilMM'i'bH'llSllhrb'i.b'l,  •.- 

Transcription  :  (/Ln^i'i^i-î/  lîuuim-An^,  tu'  'l'hi"<  "/"j/'  "'"i"/'^i"î'ï', 

nn  ttiuinnuiuuu  *)ntiiutuhtuL.h  («uni  riif/riiJuf\/i  t^bf  iliuiih  tiiuinnh  («ri— 
iifiLii/in  iifrir/f-^uffnrif^/Jlïfifuu  ti_  tliuuh  ititiinnh  ,\ninitimh  ^niiniL  /(rnn/i 
uptiiutublihli  unîiiunt^u  nttintuphii  Li_  nn  n  nniiLii  U'"î,  nn  iiiin_iiiO/i  \/;"n 
ilj(ui  jf  .  CL  iitiii/iiiiiiiiifiu  fii/fiit^iiffi./i/i{j  niifiiin/i/i/i  MutvhLli  :  Il  tl  nn  niuin 
lunAiiiuu  niiuiiiniit^  ntinnn  iL^utsint-anij  ûuiuu  L  l.  niualni  fi( OjnLnninilf 
in  n  tir;  :    4i^iifiiU)iiiinnL.u    unn^nnnli      niLn^^hnh    i(*ifuini-an|    ; 

(•Ml  itinhli  uiiLiiiOunnii     (/ iiliiiiiiuiÇIi   fei_   'l'njiuuinuinnLn  tiitiU    : 

Tradurlion  :  «  Par  la  grâce  de  Dieu,  ludi,  Guêcli,  fils  de 
Papik,  qui  étais,  par  ordre  des  liarons,  douanier  d'Ani,  j'ai 
abandonné,  puur  la  longévité  du  baron  Aghbouglia  et  pour 
l'àmc  du  baron  Zaza,  les  droits  de  qaçanik  de  cette  ville  et  de 
ce  qui  vient  du  dehors,  droits  qui  n'existaient  pas  autrefois, 
ainsi  qu'on  ne  doit  pas  percevoir  des  droits  de  qaçanil,-  sur  les 
brocantes  de  teinturier.  Quiconque  s'oppose  au  contenu  de  cette 


► 


LES    INSCRIPTIONS   ARMENIENNES    h'aNI.  335- 

inscription,  qu'il  soit  jugé  de  Dieu  et  qu'il  reçoive  la  part  de 
.hidas:  ceux  qui  l'oliservont  sont  bt-nis  de  Dieu. 

«  Ce  suiit  Mougliaitc  et  Ciiiist".stour  qui  ont  obfenu  cette 
faveur.  » 

Lignes  -2,  '.i  et  I  :  iifwpnL  =  «  baron  ».  V.  à  ce  sujet  le  n"  56.  — 
:{  :  ijiiiijiîiu-^i,  c'est  un  mottun-  dérivé  de  '-»*-•  ou  '-»*^  =;  «  timbre, 
droit  de  douane  »  et  qui  signifie  "  douanier  ».  — G  :  «jiiiiî»jt,  mot 
turc '•*»>'  —  «  timbre,  droit  de  douane  ».  /•  '//""^y  \"<uv  m/imiu^- 

HLUin.    7     :     |t|     pour   lin"!   ■    ^'     :    /umuiiilif;   puUr   /uiin/iiiiLt. 

-11  :  //l/jiii  P"Ui-  f^Lijiu.  —  12  :  On  notera  l'emploi  de  la 
forme  vulgaire  piuL  pi'ur  i^npA  =  «  œuvre  ». 
Sans  date,  mais  elle  a  dû  être  tracée  entre  1253  et  1276. 

68 

ANI.  —  Sur  le  mur  extérieur  du  porche  de  l'église  des  Saints- 
.\pôtres  (le  n"  2  de  notre  Plan),  dans  une  des  niches  : 

1 .  il  hl.'I.V. 

■1.     ,hi:  'hh'i, 

:i.  (ri.lll'ihh'hl'.iHnrl'Sl'.'IJir.A 
',.   M'-lhlJI-{hl'iiV.I'hhh'ir:i.lll>l'lh 

.-,.  ///••/.//  (sn-)  "iv.si'iiU'Mirhi'iuuir. 


7.  bH'i'.i'i>ur.'hh'i.h'i,rr.i"jr.f'i' 

8 .   (UVhll N' NU'Xn h lWJ''l\,l'hl>.H 
^).   l'hllii!{N':i,l:r.!>J'.SI:l'irhMJ; 

10.  i'(isi'i.r.ism\ii,si'.sh!u\-runh-h 

1 1 .  NH'hr.i-r:f,nhi'ti'r'i'..hiih!ii:i. 

1 2.   llhllUI>'hiH\i{'lll'I.Nil:in'iir. 

1:5.   'inyiJII'l.h'hhlhl.r.iU.H'.hlirLV.IIhl 

14.   iil'.Wl'.'l. inVhl'M-l'l'-'KIII'Hhl 

1.5.  /.///■  :  (t,i-i:  :  :r.î/[/'r."///.s'/'./{] 

Ki.  Vt.iWU'.'ifhil'.IISV.lSIlhVU'.l 

[83] 


336  REVUE    DE    L'ORIExM    CHRÉTIEN. 

Transcription  :  iitHl  •■  —  /.■^(fmîr/iîr  : 

(/îinii^/ii-li  l'iiuini-Ani,  ocp  uiiiiiiiÎh/ù/iijii,  i/iuiilr  ^Ln/iutri  Lbuiiuihni.- 
jiHiiu'b  Ll  Juiiiu  {sic]  Hiiiluinnuiiin  ubnnn  lliii'^nui  rpLuiunu,  cl 
Uiii'^iliutijni  liL.  7'iiiii/iiliiiii/iu/ili,  piiiiiAiiip  /i  i(«tini  /in/iitiultni_ii  nijijirfîi, 
fin/i  /»  uliniiiuhç  tuniiiin  i^n  .  ""P  ilbnutnliu  uni  ^^luutniuinhnttip  : 
ilnubli  np  /i^/uiiiîiniLl(//>i-U  iiiiirf  ni_ii^inL  nt,  /iïp*  luiianil  hnç,  »'i;i  liiiiuil^ 
ijnp  l/iîr/i  :  /'  1/  '"Il  /uiiiLup  L'""Çi]  'l"iu  uinUuiu  iiiliç,  puia  [ni_iiçjini_, 
ilf/'l,  <^iufLn(iiii/uinfijf)Jli  hiinijtiia  ç  :  >iuiji/iuiLmnL.u  tffiif  J<^ni]  pu  iiii-n^- 
L/iîi    iJ.uinnLdni    :    /'[iinuiiçij  «jp/'»]  : 

Traduction  :  «  71S.  (Au  nom)  de  l'il-klian. 

«  Par  la  grâce  de  Dieu,  nous,  douaniers,  pour  la  longévité  de 
nos  maîtres,  Saliip-Divan,  Sahmad  et  (iarimadin,  avons  sup- 
primé d'Ani  l'iinpiit  pour  les  prêtres  que  cette  ville  ne  payait 
pas  primitivement;  nous  confirmons  de  nouveau  (cet  affran- 
chissement). Personne  n'a  le  droit  de  demander  l'impùt,  de 
ciuelque  nationalité  ou  de  quelque  famille  qu'il  soit.  Celui  qui 
|ditj  autrement  ou  qui  tracasse  pour  [demander]  l'impôt,  est 
maudit  par  les  318  Pèrfes];  ceux  qui  ob[serventJ  (ceci)  sont 
bénis  de  Dieu.  —  l[srai'l  l'écrivain].  » 

Lignes  3- 1  :  umifjJuia"^,  c'est  le  même  mot  que  ipu/jiîim/i  ou 
ijiiiiîijiii^.  \'.  n°  67.  —  5  :  /l  i/u  à  supprimer,  ii^nim^iiîi  signi- 
fie ici  tout  bonnement  «  patron,  maitre  »,  qu'il  faut  dis- 
tinguer du  titre  u|iiipnîr  ir=  «  baron  ».  V.  à  ce  sujet  le  n"  56.  — 
8  :  /ip^gmli/i,  V.  ce  qui  est  dit  précédemment  dans  le  n'  66.  — 

1  1     :     "L'it/   pour  PLi^ti.    13     :     i^n^   pour  np.    14    :     lunSmi 

iiiLt^  :  je  ne  trouve  pas  ce  mot  dans  les  dictionnaires  arméniens; 
mais  il  doit  signifier  «  tracasser  ». 

La  date  718  de  l'ère  arménienne  correspond  à  l'année  1269 
de  notre  ère. 

69 

ANT.  —  Sur  le  mur  extérieur  du  porche  de  l'église  des  Saints- 
Apôtres  (le  n°  2  de  notre  Plan),  dans  une  des  niches  : 

1.  l<HM{?)l'f- 

2.  ;,/.'/.«'»,/••», 

3.   hhlirLI'h'bWibU'bllhriMi'h 

[84] 


LKS    INSCRIPTIONS    AUMKXIEXNES    O'aNI.  '.V.il 

/,.  l'-h'i'ni't-i'i'tiihnn.iii.rr.hruh 
:,.  'ii-in':i.i:sv.ir'ihihi,i.-i'rMsi;in'.m'. 

C.    hllitl'rHH'.i.llhlIUhr.lll.hhhi.il' 

7.  l'.in'.hi'hiii'i'iiiiiii'rMi'VJiihsr. 

s.    in.l\UI:h'l,S'IJ;IJ;IH'Ml.i l'. Il SV.S 
0.   b!ihhin:i,iil;l'l'.l<rillll'ilUN'.,ISIVi, 
Kl.  lll'lli>Sl\in.l'.;Sl{l>hUI'l'.IIIJ;l"h'i,il' 
I  I     l\IIT:h-l'i.l:l'l'lll'l.l\l''l.lli{l;l'iil'.l'iih'l, 

\-2.  'i'i':i.iii'i'f-i;<i'i\H-hi'.ihi.ii'ijirrM 

\:\.    IJH\JIII':>J:iil\ll\SI\lllJ\;n\iUlhhVhhMJiri.h'hhlll' 

'l.iill'I.IWrl; 

1  ', .  (ui'.WMi'i'.d'iihsi'jyi. iir.in.n 
I ;,.  iiiii''ir.i{i'i.hi'<fiiVMh-i,i>-i,r. 
16.  n'iii::.(i'.iiisi'.siii'i.'in\ii'.i'H''i,r.i' 

17.  l'L'hh'hVJunVi.l'.llh'H'hU  : 
Transcription  :  fà-if^l  2(h{?)là-  -.  _  /.-^.j.,,},/.},  = 

(lunn-^ItLli  (•uuinLOni,  eu  hnLniuitinU  'l'nUltflu,  nu  nhliLpiiiLiyu 
tli/i  ^(<li/i  .  iriiiiilii/iii  i/liniiii  uitiiiiiti  iil.ïiiii  jijtjiniiihniii  ii/iii/ii  iL/ii^i/i 
<}|iiifi)fiiuplj  nfi  /i  tiltiinttthk^  tîtiÊij  I1L  i/iiifi)riiif  ^lifth  uiilLi  .  L  ti  ttin 
*)UJui/iiiii/iLfi/i  m)  nuif/inuicpu,  nii  nt  vtiué  miuh  nL  ri\  iniui)riiiJt  .  'll'"^ 
hiiin  iLjiijiU  •^ntuùuiupu  çit  Unntun,  Jtuuh  iLnliiiin  liLhiiiiiliiiLklLiiili 
iniiijiJniu^^hh  II  il  nn  iiiff  niuil  riLtit;  Iniiu  tniiiuiitui  («ifijirii.An^f  iil 
phaLlUilitn  i/io/i,  iiL  Ijiini/iiio  /,  <»(/■/.  >)Uifnii/^iii/<iiiiiiiiL.  i)iiitiii  nfint- 
/iiiji/iu  IfL  If '/iiif/ju/i/i  iijiLii/-  «.MU  )iJmiifi/inL/j  iifiif*)iijL/upu  iiiLii'^hnh 
li|l<uinnLOni    :    Il iiiUuiut^   ipl'*    ' 

i'raductioii  «  En  7 11»  (".').  (Au  nom)  de  l'il-kan. 

«  Par  la  grâce  île  Dieu,  moi,  Noured<iin  «Jolliitli.  je  suis  venu 
à  Ani  avec  mes  camarades;  j'ai  reniarqui'  sur  cet  octroi  que, 
daprés  les  ordres  du  décret,  les  prêtres  d'Ani  ne  payaient  pas 
d'impôt  et  d'octi'oi  priniitivemonl;  moi  aussi  j'ai  approuvé, 
avec  mes  camarades,  qu'ils  ne  payent  ni  imp^'l,  ni  nclroi;  nous 
avons  laissé  tels  que  les  ordres  du  décret,  pour  la  longévité  du 
padicliah.  Quiconque  demande  un  autre  impôt  ou  un  octroi  de 

ORIENT   Clint:llE><.  T2 


338  UKVUE  DE  l'orient  chrétien. 

Dieu,  ou  lesétMblitc'),  est  maudit  par  les  318  Pères,  et  il  recueille 
la  part  de  Judas  et  de  Caïn;  ceux  qui  l'observent  sont  bénis  de 
Dieu.  —  Manas?!'  I"écri\aiii.  » 

Ligne  5  ;  uiuulq^ui,  c'est  le  même  mot  que  ijunJijt.  turc  li^v^  ou 
Li*j'  =  «  timbre,  droitde  douane  »,  maisici  il  signifierait  plutôt  : 
(<  octroi  ».  —  (■>  :  /iji/nj-mL/i,  ^'.  ce  qui  est  dit  précédemment 
sur  ce  mot,  au  n"  66.  —  0  et  Id  :  /muL^t/u,  je  ne  trouve  pas  ce 
mot  dans  les  dictionnaires  arméniens:  c'est  le  mot  tatare  ^f. 
qui  signifie  «  ordre  impérial,  ordonnance  du  monarque,  décret  ». 

—  ~    '■  h  ii/iKUiiiîit  pour  /i  iilinauiLl;  .   8  :   uijtl    pOUT  innLfcmi .  

13  :  /lîiijt/iJi^nji,  je  ne  trouve  pas  ce  mot  dans  les  dictionnaires, 
par  conséquent  j'en  ignore  le  sens.  —  1 1  :  'Ç"'(f"'j"ifc'"   pour 

^luinuiiuDui  .    1()  :    ujiii<Çuii./up   pour   •II"'V"'->IP  . 

La  date  710  de  l'ère  arménienne  correspond  à  l'année  1270 
de  notre  ère. 

70 

ANL  —  En  dehors  de  l'enceinte,  à  GOO  mètres  de  la  ville,  au 
bord  du  fleuve  Akhouriant.  en  amont,  sur  le  mur  extérieur  de 
l'église  dite  «  Karmir  vanq  »  (=  couvent  rouge),  côté  oriental  : 

1.  hlà'llhhU 

•2.  Ub 

4.  /•«'"/^."/7wr^•/.lî/-'/'^/^/•^/////"^/■■/'•//^./"^w/•/'^/y/^'^;//'y■ 

'NI 

(5.   l>hl'JMrh'i,l\srhin\L  mVhV.hrilLII'i  in  l;hmN.hhf'l''i> 

m 

7 .  nri'hnniuufhpxi'ninkmvrirmin'hf'bhi-rhui      ' 

8.  /'•/W//'/ri/î>-r.^-.';r./'-//'i//'i. /,■/{//.•{///> //7//''/-K'f,/>r//-/'"j, 

10.  r.''//'V>'/.///'///."?,///./r»////'/w;/«'j,///./>:r./'(r./')///'''«'/.'/' 
iviri. 

11.  hiihnjmhiVhii'i.Ujhivai'i'irhhrdii-riVhans'hbtnn, 


LES    INSCRIPTIONS   ARMKNIENNES    d'aNI.  330 

12     hh!>J\l'llShhiil\''i'i,l;h!>.H\!>N''lllllin  ■.  'h  ■.  'hlVh'i'i.hl' 

i:i.  ^\n^\r,ll^\iu•ll^\n'l'lll;l<l\iUJ;'lf^^\r■l'■ll^l>lll•^^\l'h•hir. 
su  h  a 

r,.  l'-i.nr.u'h'hi'.ii-hr.v.i'V.H-hV.hi'  ■.  'i- .  hiirv.hi.ut.-ru'.h 
n.iir.niihhi' 

i;..   llhl-il:hhin;l'L!h'H\Sl\l\lWH;'hhh  -.  '/■  :  l\hl'Hl\l"ll> 

in\rr-r.iii''i,i''i, 
Ki.  iiri'u\'ii\iiv.  iiMVt.i]'i.M\Num\sh'hm  :  v.irb'h  ■. 

irH'l'HWbii'Il'i'il  .• 
Transcription  :  /'  pn^liu  iih,  jïinjis'/n-ïi    V.utnnLhni^,  Lu'  IL^iul 

7'ii;nhi)iii(i/iliii,  Ll  Lniiium  lia  '/uillipuill  '/.ll»/liniiifl/i/<ii,  finil/m 
f/iii/ififf/i,  hlntiM  «.nanffj,  /ji_  ^iii/iiiu  fii)  hittujintui  lit  tu  Ut  n  lu  ii,  tiltutuiin 
iiilttiuntt  ht-tt  itttjLhtiim  iiiij*^t)iiiuujLnu,  '^nnntl  ul.  ^^ntiijf  Ll.  '>ltltLtitiip 
It  Ititnijti^,  Lt.  nttipnuinunitip  iittiiutijiLp  Ll  anuhiuLPf  ul.  nUoiu  i)uiiiiip 
LLLnLnmu  aùLn  niuhXuitljllt  ^iitntLltltnh  .  njuiithiuui[iun  )lut  niiililiu, 
nit  liu^tttLnLh  t^n^  '^ttt^tttttijih  ittILnuLUf  ul  iihunpULh  ul  it^ujn{tiiL]nL 
linnùiuhu,  IjnLntiiiiilititUntjli,  Ll  "'l'il'  <^/>  /'  l'itinnuth,  liu>m(<>)llinu, 
Ll  iil»putrtlth  Ijiufjju,  Ll  ttl^tu^ltlttiinni  h  nttthithf  Ll  ii^ittniiintt  :  ^utut 
lltitntipu  UL  luii  Lnniiinpii  tlttijuttipLu  *)  ut  tu  n  L  11  Itti  lut  il  Lu  m  ni  2'"t'"'r'" 
iifLn,  h  lunpiiihhf  tlLp  *)itiLpu  Utiipntip  .  ulu  pfol^  cl  uLp  iL'f  uiui  — 
ttiiiip  tu  tiLli  Ll  h  iiiin  lltttpnjiii  iiinniiinLu/lu  :  l'pP  V"/(mri  m  /i  I  liiiiu 
nl/Aiu  I  /inu      nuiui/iL    /i    'hpliuinnul^    :    LtâLh  :    (/ /u/i Wuiii/i s    <}/'/'>    = 

Tradurtion  :  «  En  720.  par  la  grâce  de  Dieu,  moi.  Ouqan 
','arimailin,  et  mon  frère,  Papqan  ^■akhrac^in,  fils  de  Sarguis, 
petit-fils  de  Hogui,  et  ma  bru,  Dapta-kliatoun,  nous  avons  acheto 
(!<■  terrain  de)  ce  couvent  avec  toutes  ses  dépendances,  avec  les 
terres  et  les  eaux;  nous  l'avons  construit  sur  la  friche,  nous 
(r)avons  enrichi  d'objets  du  culte  et  de  livres,  et  nous  avons  fait 
don  à  cette  église  de  notre  propriété,  achetée  de  nos  deniers  : 
le  denier  du  marché,  qui  était  la  moitié  (?),  le  haut  de  la 
propriété  du  maire,  le  bas  et  le  coté  sud,  avec  les  boutiques,  et 
aussi  une  vigne  à  lîagran  (sivec)  le  vigneron,  le  lien  d'Aqsout, 
les  quatre  deniers  de  Kiiatchikhor  et  des  moulins.  En  réconi- 

[87] 


340 


REVCK    DE    L  ORIENT   CHRETIEN. 


pense,  chaque  samedi  le  père  Sarguis  et  mes  autres  frcres 
diront  des  messes,  devant  les  trois  autels,  pour  notre  père 
Sarguis;  et  si  ce  n'est  pas  pour  notre  (père),  ils  diront  quatre 
jours  de  messe  pour  l'archonte  Sarguis.  Ceux  qui  s'opposent 
à  ces  dons  seront  jugés  par  le  Christ.  Amen.  —  Mkhi- 
tharitch  l'écrivain.  » 

Ligne  8  :  nLAuitnu/n  pour  iiî/Aïuifeiiuip .  —  9  :  hmiLniuiliL  pnur 
fiiuiLi»tuiun/il/ .  lî/ipiuLptîf  pour  iî^(»xui-£itî' •  —  10  :  S'"p"'-  pour 
<Çuif  iiii-nL .  —  11  :  iii^ijfe<îiu^  n'existe  pas  dans  les  dictionnaires 
arméniens;  il  signifie  probablement  «  vigneron  ».  —  13  : 
i^n^iiufitL  pour  i^in^iii^t^j .  —  15  :  /i/St  •••  i^  pour  fept  •••  ^t- 

uiiuuiitinalii     pOUr    luuiuiuinumfeîr  .     iiinpujni_î/,     d'aprèS    le    DtCtlOU- 

naire  manuel  (llfuÀtiLÎr  punLui^iuL)  des  Mekhitharistos  de  Venise, 
ce  mot  signifierait  «  chrétien  »  ainsi  appelé  par  les  Tatares; 
mais  d'après  N.  Marr,  ce  mot  désignait  les  Arméniens  de  rite 
orthodoxe!  Xi  l'un  ni  l'autre;  il  signifie  tout  bonnement  «  chef, 
magistrat  »,  car  c'est  le  mot  grec  à::7<ov  qu'on  peut  traduire  en 
français  par  le  mot  «  archonte  ».  —  10  :  <îm/ju»ii-m  pour  ^m^ui- 

n.iu/i .  nLAui/inu   pOUl'   nL5iui/inu  .  luSLi   pOUr   iiiiît^  . 

La  date  7-20  de  l'ère  arménienne  correspond  à  l'année  1271 
de  notre  ère. 

71 

ANI.  —  En  dehors  des  enceintes,  près  de  la  porte  d'Igadzor, 
à  l'extérieur  d'une  des  deux  ciiapelles  taillées  dans  le  rocher 
de  tuf  : 

■2.  hmirirhiih 
A.  Wbiwm 
4.  nhiurhrmiiin 

7.  ...  ii/3''j,iî'i(?)/;.sr. 

8.  nnf'irbrt^nuM.nr'h 

«).  IfV.UT-îih'ib'IMhU 

10.  i-i.wn.uurhnn 

[88] 


LKS    INSfRIPTIOVS    AUMKXIEX.NES    D'aNI.  341 

1 1 .  [.Hhriir.l'lll<l'il;V-hl'-l'IJ''h'l>l: 

i_>  invhhiir.l'hii.  hu 
\:i.  iii'siihhirr.'ij'.r- 

Transcription  :  huiSluiJi   l'.tiuinL^i^,']  y.  uiiunnlinLLILiii)!   •nLhn- 

Il^llll^      llfl)/in      UlUlUUlUlllIn       (/lU-^/lIl^IilvJ/l     (   (.    ,      Lu'      /."'ItlM/l    I  ?    ,     /l/<)llll^/l/lll 
.    .   llltr/liiii/i    (  .  I,     liuillinilip    llLn     •^luillli     iiiiill//iiii)i!     ii L 11 /•  Il Ii f l /l II ,     [i/iiiilti 
/^L]îiiuij  i^Lpl^iiipitLJiil.m'li']  /'^iji^i^iL,  i^i^iiiiib  :    /•   /iiiil/;ii   f;  .    nnn  innut;! 
l'un)    iiiuiiiup[/iu,    H1//111]   iJl'   :  (/iuria|/iii  I  : 

Traduction  :  «  |Far  la]  vol[onté  «le  Dieuj,  sous  la  baronnie  do 
l'atabi'k  Chahncliali  (I),  amir  spaçalar,  moi,  M^rdi  (?),  épouse 
de  ....  nous  avuns  acheté  cette  église  de  nos  ressources  légitimes 
IP'iur  la  lon|gé|vité]  de  Bibil,  (notre)  gendre.  Elle  est  en  tuf; 
(nous)  l'favons)  donnée  à  [notre]  ville,  |en)  720. —  Sarg(ui.s).  » 

Ligne  -  :  u^mjmîinLp^LÎi  est  sûrement  le  mot  franrais  «  baron- 
nie ».  V.    pour  le  mot  u^mfin}.  le  n    56.  — .">  :  (Tiu^Ç/iL^m^*  pour 

hw^lj'"'^ .    G     :    /jiiliiin/^^g    pOUI'   /^/lîiiii/i/in  .     11-12    :    i/it"'" 

pour  i^itiiiuj.  —   12  :  /i  i/i"t-t  signifie  «  en  argile  »,  mais  je 
traduis  «  en  tuf  »,  pane  que  ce  rnclier  est  en  tuf  volcanique. 

—    13  :  innL^^  pour   uini.fc|_  OU  miCUX  inni-tiui    . 

La  date  720  de  Tère  arménienne  correspond  à  l'année  1271 
de  notre  ère. 

72 

ANT.  —  Sur  le  mur  extérieur  du  porehe,  dans  une  des  niches 
de  l'église  dos  Saints-Apôtres  (le  n"  2  de  notre  IMan/  : 

1.  M,I>!>N;. 

2.  hl.'i.VXh'i. 

;{.   •H'.ll'htil.-l'iir.l'iih'i/hlVhlIhl'iIrhr. 

\.  i<>-r.r.:.hi,hhin'.h"i'i-hi'i':i.i--i,irhr-r. 
.■).  'hn'hV.'i.in\i2H'iii'i.'hiii<Ltr.hii'iir.i' 

G.  IIVhl\Sl'.'IJII'h'i,ni"l-l'i,l:Hl\sa'-lh'i' 

7.  ni'!iiii«i>ii'hiii'V.si''i,'hiii"ii.-i'r-r. 
s.  hijyi,i'."iri>hir  r.  'l'iii'h-i.-h'hii-iVh'h 


342 


KliVUE    DE    L  ORIENT    CHRETIEN. 


9.  'hrh'iPxainhns'inM'xn irnhf- 

10.  hriihriih'hShin\i'ni'iih,hi'ri\ri\m\ 

1  [ .  'hi'i'iU'nvi. u lU'hniihb'mi'svji'H'r. 

12.  IlSI/hiihll .  'inWhlIhh'h U'lrM.bl'V''l'l' 

13.  b iM'hm. '/'î/ï M'ii'ijWh obr '/ i\r 'i 

14.  b^nVhlINà-b'l'V.l'ir.V.:,!''!.!'}-!!'!, 


Transcription  :  t^tfj^li  2l'b  -.  —  /.-^rfioîi/iî/  : 

'l.imili   itii/iiiiii  IjL'Liiui'bni.pbiuU  i/iiu/J^ui^J/iu  bL  t/iuCÇl/iui     hlii-iiibhh, 

Jfcp"     (•îriii     nm(ium»/jnu,    *,unni_*ui/uu,    (nn)    uiiiinnu    ntuinuiJnnlij 

nnnjih    l^,    "uiui[ujj/iïr    IlLuni-ipu,     l/nLunn/iîi     hnnn,    ki.    /"ihliçu,    iuui- 

n/inJ(ui)nnnCT,   cl  lArmiîr  ^^/'/''/f  f"'!"  l/'C  ""/'"£    '*""(   ""Lp^n/it- 

nnLli,  tntruiup  nn  ni-a  nn  luptua  luu/iniuL  nuinUutÙbq,  nt-  cniup  iniuL  : 
hnuiuint^h  '/i^u  /  lui-LUtiLnu  .  ïl"P  tlbnuianbuii  niunutuiknnUf  uuiitu 
ibnljtun  libhnuihnulabiiih   i/iiulJjn/'Ç/iu,  Wnnliupj    : 

Traduction  :  «  En  725.  (Au  nom)  de  l'il-kiian. 

«  Pour  la  longévité  du  padicliah  et  du  .Saip-Divan,  nous, 
douaniers  d'Ani  :  Hindoutchakli,  (qui)  est  le  fils  ilu  sieur  ju.i;e, 
Oussoup  de  Zat[a),  Gorg  de  Nouât,  et  le  mercier  Baulé,  et  le 
gdrik  du  four,  nous  avons  donné  cet  écrit  aux  contrôleurs  (?) 
il'Ani,  nous  étant  aperçus  que  ceux-ci  étaient  encouragés  par  des 
iniques  douaniers,  et  nous  (les)  avons  supprimés.  Ils  percevaient 
sur  chaque  bète  de  somme  la  moitié  de  sa  charge  ('?);  nous,  doua- 
niers susdits,  avons  aboli  (cela)  pour  la  longévité  du  padichah.  » 

L'inscription  est  restée  inachevée. 

Ligne  4  :  //«u^m^  '/■^ouli  pour  //iu<J/iiu  'hUnuL .  —  ."i  :  nuinSiuift 
pour  tjuiSquipjt  =  «  douanier  ».  —  ô-G  :  ici  u^iujmïi  ne  signilie 
que  «  sieur  »  ;  aujourd'hui  les  Arméniens  emploient  n^iu^nL  pour 
«  monsieur  ».  V.  le  n"  56.  —  G  :  fjiumiui^np  pour  ijuiuiuiLnp .  — 
(S  :  u/uj^/ifliîann  pour  luujn/i^iîiiiann  =  a  iiiercicr  ».  —  8-9  : 
TlPl'k'  i^  "^^  trouve  ce  mot  dans  aucun  dictionnaire.  —  !»  : 
mt[iug  pour  mnLiug.  —  9-10  :  JnL^tc^fc(>.  je  US  Is  ti'ouve  pas 
non  plus  dans  les  dictionnaires;  il  signifie  peut-être  «  con-. 
trnleur  »,  d'après  le  contexte.  —  10  :  ni_c/^i{i  mpiuS  pour  n^c/  tf 
uifLui  =  «  était  encouragé  ».  —  1 1  et  lo  :  rjnn^iîma^  pour  ijinJ/jm^/i. 

[<M] 


I.Ks    INSCRIPTIONS    ARMI'NIKNNKS    Ii'.WI.  'M'^ 

—  Il-I:i  :  niiiiiutn  est  sûrement  iffimuui,  signilianl  «  licte  de 
somme  ».  —  1-2  :  je  ne  trouve  pas  le  vrai  sens  do  l'abréviation 
"/,  qui,  A  mnn  avis,  signifie  «  ciiargc  ». 

La  (lato  7-2r>  de  l'ore  arménienne  lurrespond  à  l'année  1276 
di,'  nnire  ère. 

73 

AM.  —Sur  le  mur  extérieur  du  pniclie  do  l'iyiise  des  Saints- 
Apûtres  (le  n"  2  do  nutro  l'ian),  dans  la  niclio,  au-dessuus  de 
rinscription  précédente  : 

1.  l<f.!IH; 

■2.  hiV-'l'I'i' 

:5.   r,-i.lll'U-h'hl\ii 'l'hU'hr'hV. 

1.  [.S ('.'/.//]/' '/W'i// hrushin\-h 

.> 

Transcription  :  l<f'nL^jh  iibl;  -.  —  /.-jii^iiiL^i/i  : 

hlinn-^IlLli    (.l/U7nLOn( Lu,  tiLp     niuLnùui\lipu,    Jiullh    i/<Jm/iiiiii 

liL\_UntuunLMiLtuu J/inii   tnuutup : 

Traduction  :  «  En  725.  (Au  nom)  de  l'il-klian. 

«  Par  la  grâce  de  Dieu, nous,  li's  dou(aniers,  pour  la 

!'on£ré|vité|  .  . .  avons  vu » 

La  date  72.J  de  l'ère  arménienne  correspond  à  l'année  1276 
de  notre  ère. 

74 

-VNI.  —  Sur  le  mur  oriental  du  porche  de  l'église  des  Saints- 
Apôtres  (le  n"  2  de  notre  Flan),  à  l'intérieur,  sous  l'arcade  : 

1 .  iiv.irv.i'rhVMhhU'v.mvhV.hmi 
■1.  i'!rhr/if-iii''i.i''i,hiiiri-i>i'i-r.i'ii 

:{.  r'hl''H'h'HII'h'lll'!U'llh'i, 

-'i.  iirr:hinisi'.'ijn\,^'N;i-iji"u\i'iih 

.-,.  i'.!n,v.rhi'r,i'.siii'i'i-h',,i't-in.hi'y. 

(i.  v.'ii'ji'hiKiiir.ii'h'i.iim'hr.u'i. 

7.  iyi.hh!^:hi\:hii'i.ii"n\rirh!J> 


;jii 


REVUE    DE    L  ORIENT    CHRETIEN. 


8.  IMih'i.aimiliU.-l'N.IIN' irh\r 

9.  rMhr.u'h'NH'iihmuiinM'iiiVhU 

10.  l"l\>l>lVhhUT.n-'hh'h  (sir!)  'uUthlMlb 

1 1 .  '/./•/;/>  :  iîiht\  :  iiMwiui'iihsnn 

[■2.  'h  UT.II'hhhlH\fhl''hâiillh'hlV3l- 
1  ;{ .  'h hhil '/ VJih'b h'h IMIUl- /;/•  ///' 

14.;  v.iisi\s"i  j'.:  /.-  i\h  /•;■»,  /■'(, 

15.   (iWt 

Transcription  :  'luiâiuLph  t'uinni_Ani,  /jl  ^niuSm'LiUL  tuiunnli 
l.nfînLiiliL,  feu'  U liihptun,  ni'ifh  ''l'["t"P  /"nLii/iii/iîi,  /iii  ••""l  uiiuii- 
ihuàli  L^jt,  i/iuiiL  uiuinn'UuinL  lunLi-niuinnuPLuilili  /o/in/i  ii^iumunhniu 
iiiJiiLni  (^'i')  imu/iînt")  tL  nntu'^bli  i/iuulr  uiiiinnu  ^iiuapb  ^niin(u  : 
(7«/ç  iip  /i  ilkàuia  Liiiù  p  ilinpnL.  iiiiiiu  uincviuliii  niuiiniuliç,  uuinnli 
ti  (sic!)  Liini/tiiii  feii/in/i  î«/'/.  'Çiuiniuiiufeiniunî/ .  iJiuuL  fci.  piiid/iL 
iiOnLniul/iu  /iL  n'Iiuilihph  iiiri-nç .  cl  nn  <Çiuuiniiiui  uiiii^t^  iuLfi<jo/iîi 
il<iiuiiiLrtiii  : 

Traduction  :  «  l'ar  la  volonté  de  Dieu  et  par  l'ordre  tlu  baron 
Ag'hboutz'ha,  moi,  Mkhithar,  fils  de  Grigor  Klmutsis,  qui  étais 
douanier  à  Ani,  pour  la  longévité  de  (mes)  maîtres  j'ai  cédé  tout 
l'octroi  sur  les  moulins,  et  pour  l'âme  du  baron  Zaz,  (j'ai  cédé) 
celui  sur  les  gouvernantes.  Si  quelqu'un,  grand  ou  petit, 
s'oppose  au  contenu  de  cette  inscription,  que  cet  homme  soit 
maudit  des  31<S  Fères,  (et)  qu'il  recueille  la  part  de  .ludas  et  de 
Gain;  celui  ipii  l'observe  soit  béni  de  Dieu.  * 

Lignes  1-2  et  7  :  u^mpnîi  =  «  baron  »;  V.  n"  56.  — 1  :  u^iuptii, 
ici  ce  mot  signifierait  sûrement  «  maître,  seigneur  »,  et  non 
«  baron  »  :  V.  n"  76.  uiiu/jiïma^  pour  ijiuJi^iuOt .  —  5-G  :  la  forme 

Oiuriiiinliii^ii,    de   Oiunmg-î'/i,   êSt  à  UOtOr.  6    :  luiîLLn^    pour    tuâh- 

îiiiijîi.  —  7  •.  ijms't'j  pour  ijiiij/iiii/j  ^  «  gouvernante  ».   —  0  . 
ilingnL.  pour  i^inpnJiij   |()  :  t;!)  dialcctal  pour  lu^  littéral  est  à 
signaler.  —  1 1  :  vii^jimiuifemp  pour  ^luinuiiubuip . 
Sans  date;  mais  elle  a  dû  être  tracée  en  1276  de  notre  ère. 

K.  .1.  Basmadjian. 
(.1  suivre.) 


càtaloCtUE  des  manuscrits  géorgiens 

DK  LA  BIHLIOTFIKQUK  PATRIARCALE  GRECQUE 
A  JÉRUSALEM 


AVANT-PROPOS 

Du  19  décembre  Ul'23  au  :î  janviiT  10-Jl  l'autour  a  séjipurnô 
à  .li-rusalem  où  il  s'était  rendu  pour  profiler  de  la  larullé  qui 
lui  avait  été  donnée  de  dresser  de  nouveau  le  catalogue  des 
manuscrits  géorgiens  du  patriarcat  grec  de  Jérusalem. 

Ce  travail  avait  d'autant  plus  d'importance  que  les  descrip- 
tions insuffisantes  de  Tsagareli  (1)  fournissaient  jusqu'ici  les 
seuls  renseignements  que  nous  possédions  sur  cette  collection. 
Les  Collertanea  de  M.  le  professeur  N.  Marr  dont  le  rapport 
préliminaire  (2)  fut  publié  il  y  a  une  vingtaine  d'années  et  qu'il 

(1)  I.o  catalogue  de  Tsaoauei.i  a  été  publié  deux  lois;  la  pn^miéro  fois  dans 
^■<n    livre  intitulé    rpy:tiini.i    m.   Cbhtoii    3eM.ib   n    iia  Cniiat>    (IlpaR.  !Ia.i. 

l'.opiiMKi.,  HMM.  4,  CnCi,  1888  r).  Cette  édition  a  été  répétée  dans  ses  CBbjjtriiH 
na>iHTiiHKaxi.  rpyjiiiicKoii  inicML-iiiKicTii,  Bun.  2,  Cno.  1880  r.  Nous  en 
vons  une  traduction  anglaise  très  soignée  faite  par  J.  0.  Warduhr,  avec  les 
citations  géorgiennes  en  transcription,  dans  le  Jom-nal  of  Hihlical  iileratur>\ 
vol.  XII  (Boston,  1893).  pt.  2.  pp.  l(ïS-l7'.).  Le  catalogue  renferme  aussi  des  ren- 
seignements sur  quelques  autres  manuscrits,  jadis  à  Jérusalem,  mais  aujour- 
d'hui à  l'étrognid,  comme  le  n°  Cil.  .Menaion  sur  papyrus  (dans  la  liibliotliéqiic 
publique  à  Pétrograd;,  et  les  n"  110-117  dont  .\vai.iikf  avait  fait  présent  au 
Musée  .\sialique  de  l'Académie  Husse. 

[i)  Ceci  se  trouve  dans  CDoruneuiii  Ihin.  IhueciuiicKaro  OfimecTBa, 
T.  14  (Cn6.  lOO:?),  -1.  2,  CTp.  1-.")1  :  II.  Mappi,.  IIpejuapiiTC.ibHbiii  OT'ietn.  ci 

'I.3JK1;  na  Cunaii  n  in.  Iepyca.i»>n..  A.  Haknack  a  renvoyé  à  cette  cornmuni- 

ilion  (Silzungshi'richte  der  Bcrtiner  Académie,  1!I03,  [jp.  8.'iI-840)  :  il  reproduit 
-  ulement  les  données  qui  concernent  la  patrologie  et  l'histoire  de  la  littérn- 
lure  chrétienne,  et  néglige  tout  ce  qui  semble  trop  étroitement  lié  à  la 
philologie  caucasienne.  En  dehors  de  ces  travaux,  il  faut  noter  que  N.  Mahi: 
a  décrit   plus    ou    moins   sommairement  quatre  manuscrits    de   la  collection 


:)  Ki  REVUE  DE  l'oriext  chrétien. 

est  difficile  de  se  procurer,  renferment  nombre  de  renseis;ne- 
ments  généraux  d'une  grande  valeur,  qui  cependant  peuvent 
être  complétés.  Grâce  à  la  liienveillante  recommandation  du 
il'  W.  F.  Albrig'ht,  directeur  de  l'école  américaine  archéolo- 
gique de  Jérusalem,  M.  Larson  a  pu  photographier  une  page 
de  chacun  des  manuscrits,  ce  qui  a  singulièrement  facilité  le 
travail  de  l'auteur.  En  effet,  les  photographies  qui  lui  furent 
envoyées  ensuite,  avant  son  départ  d'Oxford  pour  la  Palestine, 
l'avaient  renseigné  sur  les  caractèi'es  généraux  de  ces  manus- 
crits et  lui  permirent  de  se  documenter  plus  particulièrement 
sur  leur  caractère  paléographique  avant  même  qu'il  ne  lui  fui 
donné  de  les  examiner  par  lui-même. 

A  son  arrivée,  l'auteur  trouva  non  seulement  une  hospitalité 
très  agréable  à  l'École  Biblique,  mais  eut  aussi  à  se  féliciter 
de  l'accueil  très  amical  de  Sa  Béatitude  le  Patriarche  grec,  et 
de  l'obligeance  sans  bornes  du  curateur  de  la  bibliothèque 
patriarcale,  l'archimandrite  Hippolytos  et  du  sous-bibliothc- 
caire,  le  Révérend  Père  Théophilos.  L'un  et  l'autre  firent  tout  ce 
qui  était  en  leur  pouvoir  pour  faciliter  ses  recherches;  ils  lui 
ouvrirent  la  bibliothèque  du  matin  au  soir  et  ne  se  lassèrent 
point  de  l'éclairer  sur  les  points  douteux  qu'il  rencontra  fré- 
ijuemment  pour  tout  ce  qui  touche  à  la  liturgie.  Et  si  l'auteur 
parvint  à  dresser  un  catalogue  assez  détaillé  des  161  manus- 
crits, il  le  doit  en  grande  partie  à  leur  obligeance  à  laquelle 
il  se  piait  à  donner  ici  le  témoignage  de  sa  vive  gratitude. 

dans  certains  de  ses  travaux,  à  savoir  :  le  ii°  2  (/Kurie  ce.  rpiiropia 
XaH43TiiicKaro,  etc.  ii:)ji.  H.  Mappi  ÏP  n"  7.  Ciiû.  1911,  p.  xxxviii-xi.i);  le 
n"  ni)  (H.  MappT>.  AiiTioxt  CTpaTiin^,  Il.i-biieuie  Icpyca.'iuMa  nepcaMii  cb 
eu  TP  II"  0.  Tii'Kiiici.-CnC.  1907-9.  BBefleuie,  pp.  62-64;  le  synaxaire  n"  24 
et  2.")  dans  son  Agapni  Diiaris  Monastrisani  lerusalinasasina,  Petropoli,  191 1, 
pp.  vii-xv;  là  aussi  se  trouve  une  description  succincte  du  ms.  n°  37,  pp.  xv- 
xix.  On  doit  y  ajouter  la  description  revisée  dn  n"  2  et  aussi  du  n"  3  données 
par  M.  le  professeur  V.  N.  Benesevic,  où  les  lacunes  de  la  description  de  N.  JIahr 
sont  complétées  (0  jpeBiieMT>  iepyca.inMCKOMî.  cniicKl;  rpysHHCKOii  miihcii- 
MCTLCii,  -XpucriaHCKiii  BocToitt  1  (1912),  pp.  65-08.  Voir  P.  Peeters,  Ana- 
lecta  Bollandiana,  XXVIII  (1920),  p.  139  en  note;  Mélanges  Universitaires, 
Beyrouth,  ix,  1  (1923,  p.  1)  :  Hisloires  ?)wna  s  tiques  (/éorijiennes,  Bruxelles,  1923, 
p.  208. 


L-2] 


CATALOtiUE   DKS    MANUSCRITS   liÉOKfilENS.  317 


Les  manuscrits  gcorgions  de  Jérusalem  proviennent  pour  la 
plupart  du  couvrnt  de  Saint«'-Croix  1 1  )  pns  de  la  N'ille  Sainte. 
Ce  sanituaire  que  les  Falimides  détruisirent  presque  entière- 
ment dans  le  premier  quart  du  xi"  siècle,  fut  rétabli  vers  1U35 
par  des  moines  géortriens  sous  l'hégémonie  de  l'rokhoré 
llp;-/:p:;  (-2)  disciple  d'Kuthyme  l'athonite  (3),  le  grand  saint 
géorgien.  La  reconstruction  du  monastère  dura  quelques  années 
et  ne  s'acheva  pas,  il  semble,  avant  105G  (I).  Depuis  cette 
époque  jusqu'au  di.\-neuvième  siècle  il  y  eut  toujours  des 
moines  géorgiens  à  .lérusalem,  quoiqu'il  arrivât  parfois  qu'ils 
fussent  réduits  à  ne  former  qu'une  minorité  (ô)  parmi  les  reli- 
gieux d'autres  nationalités  qui  peuplaient  le  monastère.  Pen- 
dant le  xiii°  et  le  xiv'  siècles,  les  Géorgiens  et  les  Arméniens 
eurent  à  Jérusalem  un  rôle  prépondérant  parmi  les  chrétiens. 
Il  en  résulta  entre  eux  une  rivalité  qui  atteignit  parfois  un  haut 
degré  d'acuité  ((i).  Mais  l'intluence  géorgienne  ne  cessa  point  de 
rayonner  du  cou\entde  Sainte-Croix  bien  qu'il  veut  des  moines 
géorgiens  dans  d'autres  monastères  de  la  Ville  Sainte  (7).  Les 
anciens  foyers  de  iMar  Saba  et  de  la  .Montagne  Noire  prés 
d'.\ntioche  tinireni  par  s'éteindre  et  par  disparaître.  Tous  ces 
'•vénements  se  rellètent  dans  les  manuscrits;  et  quoiqu'il  semble 

l;  .Sur  ce  sanctuaire  voir  le  livre  de  Tsacakei.i,  o//.  'il.,  et  P.  Tiiomsen, 
f'ilnitiiia  Bibliographie,  s.  v. 

li)  Voir  sur  ce  personnage  ce  que  dit  P.  Pf.eters,  Analecla  lioUandiann , 
WXl  I  l'.il2),  p.  :îiJtJ,  et  lo  livre  de  TsAi.AREr.i  cité  ci-dessus,  note  I,  qui  est  la  seul'- 
•  tude  d'ensemble  que  nous  ayons  sur  les  Géorgions  dans  la  Terre  .Sainte.  Une 
MO  synaxarienne  de  Proklioré  a  été  retrouvée  par  Th.  Zohdama  dans  un  nis.  de 
l'jnic  et  publié  dans  son  J"cif)o,j,')ôo,  11,  pp.  5i5-51. 

i:i)  Sur  ce  saint  voir  I'.  Peeters,  Uislnires  monasli'jues  géorgiennes,  Bruxelles, 
l''.I3,  pp.  8  et  suiv. 

il)  Voir  P.  Peeters,  Analecla  liullandiaiia,  .\.X.\1  ^191î),  p.  oOl. 

5i  Nous  trouvons  quelques  renseignements  dans  les  niémoriau.x  et  les  colo- 
l'hons  des  mss.  dans  la  présente  collection. 

6)  Nous  puisons  quelques  renseignements  sur  ce  sujet  dans  les  mémoriaux 
<ii-s  manuscrits  arméniens  à  Jérusalem;  beaucoup  de  ceux-ci  ont  été  copiés 
par  N.  -Makr,  op.  cit.,  pp.  4:5  et  +4,  qui  les  a  employés  comme  matériaux  pour 
-  'U  seminar  en  I'.il.j-I916. 

')  Beaucoup  des  manuscrits  portent  des  notices  indiquant  qu'ils  appartien- 
iiiMit  an  monastère  du  Saint-Sépulchre  ou  à  d'autres  monastères. 

l:5] 


:J18  RKVUK    DE    I.'ORIENT    CHRÉTIEN. 

qu'un  en  ait  copii'  quelques-uns,  il  ne  s'en  trouve  que  des  traces 
rares;  d'autre  part,  on  trouve  quelques  feuillets  palimpsestes  qui 
remontent  à  une  époque  plus  reculée  que  le  commencement 
du  XI''  siècle.  Les  manuscrits  en  caractères  asomt'  avruli  (capi- 
tales) l'ont  complètement  défaut.  La  collection  ne  peut  rivaliser 
ni  dans  le  présent  ni  dans  le  passé,  il  semble,  avec  les  vieux 
fonds  géorgiens  du  Sinai  (1),  ni  avec  le  grand  nombre  d'auto- 
graphes et  de  manuscrits  du  x"  siècle  à  Iviron  {2). 

Néanmoins,  la  liibliothèque  est  riche  et  importante  et  en 
dehors  des  manuscrits  en  question,  elle  en  possède  deux  ou  trois 
autres  de  première. valeur  parmi  lesquels  le  grand  codex  des 
prophètes  (3)  et  le  mravalt'avi  (4).  Il  renferme  l'unique  copie 
delà  Vie  de  saintGrégoire  de  Khandztha,  cette  perle  del'hagio- 
grapliie  géorgienne.  On  verra  jilus  loin  qu'il  s'y  trouve  encore 
d'autres  travaux  qui  sont  loin  d'être  négligeables. 

La  ville  de  Jérusalem  est  beaucoup  plus  accessible  aux  visi- 
teurs que  les  sanctuaires  reculés  d'Athoset  du  Sinaï  ;  les  manus- 
crits qui  s'y  accumulaient  se  trouvaient  par  là  même  exposés  à 
une  dispersion  plus  grande  qu'ailleurs.  Ce  fut  le  cas,  précisé- 
mrnt,  des  manuscrits  géorgiens.  En  premier  lieu,  on  sait  que 
le  hc'àu  manuscrit  de  la  Bodieian  Library  est  de  la  main  même 
de  Prokhoré  (.j)  et  qu'il  a  été  écrit  à  Sainte-Croix.  Le  manuscrit 
géorgien  n°  1  du  Musée  Britannique  qui  renferme  une  collection 
très  étendue  des  Vies  de  saints  palestiniens  provient  sans 
doute  de  la  même  source  (G).  Au  Musée  Asiatique  à  Pétro- 
grad,  en  outre  de  ces  manuscrits  on  en  trouve  encore  une 
vingtaine  (7)  environ  qui  firent  l'objet  d'une  donation  du  prince 

(1)  Co  calalogiipse  trouve  dans  Ts.\r,AiiEu,  CEtjtiiia,  H,  pp.  51-98.  Le  catalogue 
<létaillé  de  M.M.  Marii  et  Djavakiiov  est  encore  inédit. 

(2)  Le  catalogue  se  trouve  chez Tsagareu,  C'Biabiiiji.  Bun.  I.  Cnû,  1886,  p.  1  ss. 
Une  traduction  anglaise  en  a  été  faite  pai-  J.  0.  \\'AiiDROP,  Journal  of  Theologi- 
cal  sludie»,  Xll  (1910-11),  pp.  ,".93-(Jfj7. 

(3)  Voirn"'  7  et  11. 

(4)  Voir  n"'  5,  3,  2  :  supra,  note  2,  et  sur  ce  mot.  K.  Kékki.idze,  -j.ifooi.  sr^of). 
oIhV'î"»^,  Tillis,  1923,  pp.  549-50. 

(.'))  Voir  P.  l'EETERs,  Analccta  BoUandiana,  XXX!  (1912),  p.  303. 

(0)  Voir  .1.  0.  Wardroi'  dans  Catalogue  of  t/ir  Armenian  and  Georr/ian  .Uss. 
of  titc  Urilish  Muséum,  pp.  397  ss. 

Ci  Comme  le  dit  Tsacarei.!,  ChI;a.  1,  p.  xxuj;  et  comme  l'auteur  du  présent 
«atalogue  a  pu  le  constater  par  ses  propres  reclierclies  dans  cette  collection. 

[■1] 


CATALOGUE   DES   MANUSCRITS   GÉORGIENS.  349 

l'iorgi  Avalulïau  commencement  du  siècle  dernier.  Il  convient 
de  se  méfier  dos  relations  plutôt  fantaisistes  de  vnyatreurs  d'au- 
trofiiis  comme  Sriiolz  (1)  et  (Iregory  ^2)  sur  le  nombre  des 
manuscrits  géorgiens  à  Sainte-Crnix;  mais  il  n'est  pas  permis 
de  douter  de  la  richesse  de  cette  Itibliothèque  dans  le  passé. 

Les  premiers  ronsoignoments  un  peu  détaillés  que  Ton  ait  • 
sur  les  manuscrits  géorgiens  à  Ji-rusalem,  si  Ton  ne  tient 
pas  compte  des  relations  assez  courtes  de  l'évèque  Timothée 
(17.V2)  (3)  et  d'AvaloCf  (18-20)  (  1),  se  trouv.-nt  dans  le  catidogue 
du  professeur  A.  A.  Tsagareli  {'>).  Les  défauts  de  ce  travail 
sont  nombreux  ot  évidents  ft  ils  le  sont  davantage  encore  dans 
la  partie  concernant  les  manuscrits  géorgiens  de  Jérusalem. 

<  lutre  une  vingtaine  do  manuscrits  décrits  d'une  manière  assez 
ilétaillée,  quoi(iuo  pas  toujours  e.xempte  d'erreurs,  les  rensei- 
-uements  fournis  sont  d'une  insignifiance  telle  qu'il  est  presque 
impossible  de  les  identifier  de  nouveau.  Si  enenre  les  descrip- 
tions étaient  correctes  on  pourrait  passer  outre,  mais  il  se 
tiouve  que  souvent  elles  ne  sont  qu'un  tissu  d'erreurs  gros- 
sières, comme  le  dit  le  R.  P.  Peeters  (G).  Il  convient  cependant 
d'ajouter  qu'en  dépit  do  ses  lacunes  et  de  ses  incorrections,  le 
travail  de  Tsagareli  a  rendu  de  grands  services  à  la  philologie 
géorgienne  comme  ayant  prouvé  indiscutablement  l'antiquité  et 
la  richesse  de  la  littérature  géorgienne  (7).  Grâce  à  son  travail, 
on  peut  se  faire  une  idée  de  la  composition  et  du  nomlire  des 
manuscrits  qui  se  trouvaient  dans  les  oolloclions  à  l'époque  où 
il  les  décrivit.  Il  y  a  des  cas  oii  des  feuillets  avec  colophons  ou 
inscriptions  des  pèlerins  ont  disparu  depuis  lors,  ce  qui  dnnne 
à  ses  remarques  une  valeur  qui  subsiste  encore. 

(1  .J.  M.  A.  SrHOLZ,  JûhlisrhKiilmche  Ih'hr,  l.ri|izi{;  imd  Sorau,  ISi?, 
pp.  Il8-M;i. 

(2i  C.  R.  GiiEiiOHY,  Ti-Tikrilik  des  .\eucn  TeslameMs,  Leipzife',  11*!-',  t-  H, 
pp.  ."iT-l-ôTS. 

(3)  Publié  par  l'iaton  Iosèliam  à  Tiflis,  INO'i. 

(4i  Des  extraits  dans  Tsai.arei.i,  Cidu.  II,  p.  xxi  el  suiv. 

(ôi  Voir  supra,  note  I. 

(5)  Uitloires  monastiques  géorr/iennes,  p.  "J08. 

7)  Voir  notainnient  CBtj.  I,  xxiv  et  suiv.  Aux  premiers  temps  des  études 
-•éorgiennes  on  a  du  soutenir  deslultcs  vigoureuses  sur  ce  sujet;  voir  les  remar- 
iues  de  Brosset  dans  son  Dif.ours  sur  C  histoire  et  la  lilléralure  géorgiennes 

liiblio^raphie  analytii|ue.  n"  G7  . 


350  REVUE    PE    l'orient   CHRÉTIEN. 

11  faut  parler  maintenant  de  l'endroit  où  sont  réunis  les 
manuscrits  et  de  l'état  dans  lequel  ils  se  trouvent  actuellement. 
Depuis  les  travaux  de  Tsagareli,  ils  furent  transportés  du  monas- 
tère de  Sainte-Croix  au  Patriarcat  yrec  de  Jérusalem  (1). 
Il  n'a  pas  été  possible  de  retrouver  la  moindre  trace  de  numé- 
rotation des  manuscrits,  telle  que  nous  l'avons  dans  le  cata- 
\o<j;ue  de  Tsagareli,  numérotation  qui  ne  semble  pas  avoir  fait 
partie  intégrante  des  manuscrits  (2).  En  revanche,  on  trouve 
trois  autres  espèces  de  cotes  dans  la  plupart  des  manuscrits  : 
1"  un  numéro  écrit  au  crayon  sur  le  recto  de  la  première  feuille 
du  manuscrit  ;  -2"  une  étiquette  portant  les  mots  -/Eipivpasiv  yswc- 
-.-i'.av  collée  soit  sur  le  recto  du  premier  feuillet,  soit  à  l'intérieur 
même  de  la  reliure;  3°  une  autre  étiquette  de  même  type,  mais 
collée  le  plus  souvent  au  dos  de  la  reliure.  C'est  d'après  cette 
dernière  cote  que  les  manuscrits  sont  rangés  aujourd'hui,  et 
ceux-là  seulement  figurent  sur  notre  catalogue.  Le  format  a 
décidé  de  leur  classification,  le  numérotage,  en  effet,  commen- 
çant par  les  formats  les  plus  grands  pour  finir  par  les  plus 
petits. 

Tsagareli  (3)  n'en  a  compté  que  138  à  son  époque.  Le  présent 
catalogue  porte  161  numéros.  Parmi  eux,  deux  livres  impri- 
més (4),  un  manuscrit  arménien  {'>)  et  cinq  porte  feuilles 
renfermant  tles  feuillets  tombés  ou  détachés  d'autres  manus- 
crits (6)  :  quelques-uns  ne  sont,  en  fait,  que  des  cahiers 
disjoints  de  certains  manuscrits  et  reliés  à  part  (7).  D'autres 
enfin,  parmi  les  plus  épais,  ont  été  divisés  en  deux  parties  pour 
les  besoins  de  la  reliure  (8).  Tsagareli  affirme  avoir  décrit  tous 
les  manuscrits  qu'il  a  trouvés  ou  qu'on  lui  a  montrés,  mais 
il  ne  va  pas  jusqu'à  prétendre  qu'il  a  vu  tout  ce  qui  pouvait 
exister  (9).  Les  recherches  faites  pour  la  rédaction  de  ce  cata- 

(1)  En  tout  cas  avant  la  visite  de  N.  Maiu!. 

(2)  C'est  ce  qui  résulte  également  des  travaux  de  N.  Mauu. 

(3)  Cn-ba,  II,  p.  40. 

(4)  N"  88,  15.-). 
(ô)  X»  M7. 

(<l)  N-  58,  59,  1.57,  158  et  159. 
0)  N"  144,  etc. 
(8)N-  7,  11,5,  3,  2,  etc. 
(9)  fnhn,  1.  p.   XXI, I. 

[6] 


CATALOGLIi    DKS    MANLSI.IUTS    GÉORGIENS.  3r)l 

loL-ue  permettt'nt  de  penser  que  rien  d"import;inl  n'a  échappé 
<les  chiises  que  Tsapareli  a  vues. 

Ij's  nianusorits  sur  papiir  ont  lieaucoup  snulTorl  des  vers; 
ciu\  sur  parcliemin  sont  parvenus  dans  un  ilal  Inen  meilleur, 
«liioique  les  uns  iM  les  autres  aienl  subi  assez  souvent  l'action 
de  riiumidité.  Les  détérioratiuns  semblent  remonter  à  une 
"■poque  assez  reculée.  Beaueoup  de  manuscrits  ont  été  réparés 
et  les  inscriptions  des  pèlerins  sur  le  papier  ajouti''  prouvent 
que  ces  réparations  datent  parfois  du  xvi'  siècle.  Presque  tous 
ont  leurs  folios  numérotés  suit  au  crayon,  soit  à  l'encre.  La 
plupart  ont  de  fortes  reliures  modernes  en  demi-cuir  de  cou- 
leur orange  avec  les  plats  en  toile  bleu  marine.  Quelques-uns, 
parnn  les  meilleurs,  sont  entièrement  reliés  en  cuir  jaune  avee 
leurs  litres  en  ^rec  sur  le  dos.  Les  autres  ont  gardé  leur  reliure 
ancienne.  Du  dépouillement  général  de  la  collection  se  dégage 
l'impression  que  le  travail  de  Tsagareli  correspond  assez  bien 
à  la  réalité,  mais  qu'il  faut  y  ajouter  beaucoup  de  détails  et  en 
retrancher  pas  mal  d'erreurs.  D  abord  la  collection  ne  renfernu- 
aucun  manuscrit  antérieur  au  xi"  siècle.  La  plupart  de  ceu.x  du 
xr  siècle  semblent  avuir  été  écrits  pour  Prokhoré  (1).  Les  tra- 
ductions de  saint  Euthyme  (2)  sont  assez  nombreuses,  mais  la 
bibliothèque  est  loin  de  les  posséder  toutes  et  il  s'y  trouve  peu 
des  travaux  de  Georges  l'Athonite.  Il  y  a  parmi  les  manuscrits 
une  série  de  travaux  remontant  à  la  \  ieilie  période  des  traduc- 
tions géorgiennes  (3),  mais  aucun  recueil  ne  renferme  exclu- 
sivement des  ouvrages  de  ce  genre,  et  il  semble  bien  que 
ceux  qui  s'y  trouvent  sont  là  par  un  heureux  hasard  plutùt 
que  grâce  a  un  choix  judicieux,  surtout  si  on  les  compare 
avec  le  contenu  des  manuscrits  d'Oxford  et  de  Londres. 
Parmi  les  scolastiques,  Ep'rem  Mtsin-  («  le  petit  »)  est  bien 
représenté  (I).  On  n'a  pas  moins  de  quatre  manuscrits  de  sa 

1 1 1  Notamment  les  n<"  7,  11,  '),  3,  2,  18,  fie.  .Vous  avons  une  série  semblnble  di' 
manuscrits  des  traductions  do  saint  Eutliyuio,  qui  ont  été  écrits  pour  l'évèqui' 
Zacliaiiedp  Valaskert  à  Consl;mtino|ili\  ainsi  quo  les  manuscrits  du  Tserki'vn\i 
.Muzéïà  Tillis,  n°'  I,tt6,  W8.  etc.  (v.  H.  Vliopaania,  Oniicanie  pvKoniiceii,  etc.. 
1.  I,  pp.   l  ss.  :  114-11.^.;  t.  II.  pp.  132-13:fi. 

e.')  X"'^  14,  73,  etc.;  voir  la  liste  di'  ses  travaux  chez  P.  Peeteks,  Jlixl.  mun.  geor.. 
pp.  31-36. 

i3i  Surtout  les  manuscrit.s  do  la  Bodieian  Library  et  du  Britisli  Muséum. 

I  11  On  V  trouve  sa  traduction  dos  «'livres  de  saint  lirégoiro  de  .Nazian/.oln"'  ^. 


3'rZ  KEVUE    DE    E'dHIE.Nï    CHRÉTIEN. 

tFaductiun  de  saint  Grégoire  de  Nazianzo  (les  seuls  qui  reti- 
l'crment  les  commentaires  complets  dus  à  Ephreni).  Un 
lïianuscrit  de  son  commentaire  sur  les  psaumes  donne  la  fin 
de  l'introduction  qui  manque  dans  le  manuscrit  deMartvili  (1  \. 
Nous  trouvons  là  aussi  un  exemplaire  complet  de  son  commen- 
taire sur  les  œuvres  apostoliques;  tous  les  manuscrits  de  ce 
travail  conservés  au  Caucase  n'ont  ni  commencement  ni  fin. 
C'est  bien  cet  exeniplaire  que  Tsagareli  décrit  (-2)  comme  conte- 
nant seulement  le  texte  des  Èpitres  catholiques,  maison  réalité 
il  renferme  aussi  les  Actes  des  Apôtres  et  les  épitres  de  saint 
Paul.  Mais  le  manuscrit  ne  renferme  pas  l'édition  du  texte  sans 
commentaire  fait  par  Eplirem  et  dont  nous  avons  plusieurs 
manuscrits  au  Caucase.  Aucun  manuscrit  de  cet  oiivrage  ne 
se  trouve  à  Jérusalem.  Les  autres  manuscrits  des  Evangiles  et 
des  oîuvres  apostoliques  qui  sont  à  Jérusalem  ne  paraissent 
pas  présenter  une  grande  valeur. 

Parmi  les  manuscrits  liturgiques  les  plus  importants  se 
trouve  le  synaxaire  de  (ieorges  l'Athonite  (3).  Ce  magnifique 
exemplaire  appartient  sans  aucun  doute  au  xi°  siècle  et  a  dû 
être  copié  par  conséquent  peu  d'années  après  sa  traduction. 
La  plupart  des  manuscrits  liturgiques  portent  des  notes 
grecques  tracées  au  crayon  en  lettres  capitales  :  QPOAOFION 
MIIN.MON  etc.  Ces  identifications  semblent  concorder  avec  la 
description  de  Tsagareli,  mais  elles  ne  sont  pas  toujours 
certaines. 

La  moisson  hagiographique  a  été  moins  abondante  qu'on 
pouvait  l'espérer;  la  quantité  de  â'za;  r,bpri\).é^x  s'est  trouvée 
assez  restreinte,  mais  il  y  a  cependant  des  Vies  intéressantes 
(en  dehors  decelles  deGrégoire  de  Khandztha  (1)  et  de  Timothée 
le  Thaumaturge  (.j)  dont  on  connaissait  l'existence),  comme 
par  exemple  celle  d'Abdul-Mesaia  (Abd-el-Masih)  qui  semble 

1:î.  15,  1));  son  comiiienlaire  sur  les  psaumes  lu"  1)  et  sui-  les  œuvres  apostoliques 
(II-  16). 

(1)  Ed.  P.  A.  Im;ohi>i)va,  iI^;)?'-'!)  î).\-|.>fôip>5;jg:'^c:!,  III,  pi.  I,  pp.  -J-lo-tl'J. 
(i)  N"  138;  le  texte  des  œuvi-es  apostoH(|ues,  par  exeuiple,  se  rencouti'e  dans! 
les  manuscrits  137,  18.")  et  077  du  .Musée  Eccliïsiasiique  de  Tillis. 
(3)  N°'  21  et  2&. 
(1)  N"2;  voir  supra,  note  2. 
(h]  N"  3. 

[S! 


CATALOGUE    DES   MANUSCRITS  GÉORGIENS.  353 

avoir  été  traduite  du  syriaque  (1).  D'autres  manuscrits  anciens 
renferment  les  l)iographies  des  saints  géorgiens  Jean  de  Zedaz- 
neli  et  Schio  de  Mgliwim  (2)  ainsi  que  la  vie  de  saint  Xéno- 
phoro  {'3).  Deux  manuscrits  modernes  contiennent  la  vie  de 
saint  Jean  Damascène  (4)  et  trois  anciens  l'histoire  de  Barlaam 
et  de  Jùsapliat  (5). 


Les  œuvres  de  saint  Macaire  (G)  dans  la  version  de 
saint  Eutliyme  l'Athonite  et  les  homélies  de  saint  Cyrille  d'A- 
li xandrie  forment  le  no^au  d'un  recueil  polémique  qu'Arsène 
Vacesdze  a  rédigé  dans  sa  forme  défmilive  (7).  l'n  autre 
manuscrit  dépasse  de  beaucoup  par  son  contenu  patristique 
I-  bornes  ordinaires  du  point  dé  vue  littéraire.  Le  manuscrit 
Il  14,  un  manuscrit  sur  papier  du  xui"  siècle,  contient  les 
ui^vrages  suivants  :  a)  Basile  sur  l'IIexameron;  b)  Grégoire 
de  Nysse  sur  la  création  de  l'homme  ;  c)  une  partie  sans  titre 
du  r.ip:  ;jL;Tp(iJv  xaî  tiTaO;j.G)v  d'Épiphane  de  Chypre  avec  un  texte 
anonyme  chronologique  suivi  de  d)  sept  traités  d'IIippolyte.  On 
nignoie  pas  parmi  les  théologiens  que  les  sept  ouvrages  d'Hip- 
polyte  se  retrouvent  dans  le  recueil  célèbre  de  Shatberd  à  Tiflis  ; 
N.  Marc  (S)  et  G.  Bonwetsch  (9)  en  ont  publié  cinq,  soit  dans 
l'original,  soit  en  traduction.  Dans  le  texte  du  commentaire  sur 

1)  N"  -20;  voir  /?.  H.  0.,  4  et  A  natecla  Bollandiana,  XL,  p.  259. 
i-'iN-36. 

!i  N"  140;  ce  texte  se  rencontre  autre  part  seulement  dans  le  syna.xaire  éthlo- 

II,  et  va  être  publié  dans  le  prochain  volume  des  ActaSancloriim,  pp.  142-144. 

h  N»*  20,  36;  cf.  K.  Kékélidze,  XpucTiancuiii  Boctokî,,  III,  Pétrograd,  1914  et 
II,  pp.  116  ss. 

.1  N"'  140,  51,  120. 

lii.V  73. 

7)  X"  151;  sur  celte  collection  v.  3.  ôgôas^od,-].  j.KoOTgstCf  SC<'ÔO"^Ôa""'> 
"l.f^fjiôo.i,  ÔQoe^obo,  1023,  pp.  293  ss.  et  515  ss. 

S)  Ilnno.iuTT,,  To.iKOBanie   ntcnu  ntcHcii,  in-8»,  .Saint-Pétersbourg.    llXil. 

iduit  par  G.  N.  Boswxtscb,  Hippolyls  Commenlar  zum  Ilohenlied,  wif  grund 

I  .V.  .\farr  Ausgabedes  griisinschen  Tf.rts,  dans  TeMe  und  i'ntersuchungcn  (1er 

hrisllichen  Literalur,  t.  XXllI,  Leipziir,  1!K»2. 

■  ')  lirei  Georgisck  erhiUene  Svhriflen  von  lltjppolyttu,  dans  Ttile  und  L'nler- 

liungen,  t.  XXVI,   Leipzig,    19<J4.   Die  unier   llgii/iolyl's   \amen   iiherlieferle 

'irifl  i'iber  den   lHonhen,   dans  Texte  und  Untersuchungeii,   t.  XXXI,  Leipzig, 


ORIENT  CIIKÉTIEN.  '  23 


354  REVLE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

les  bénédifiions  de  Moïse,  le  manuscrit  de  Sliatberd  (1)  offre  une 
lacune,  une  feuille  s  "étant  perdue  (2).  Le  manuscrit  de  Jérusa- 
lem contient  la  partie  manquante;  on  peut  en  déduire  qu'il 
représente  un  rameau  indépendant  de  la  tradition  manuscrite. 

Ce  témoin  nouveau  jette  aussi  quelque  lumière  sur  l'histoire 
du  recueil  de  Shatberd  lui-même.  Je  soupçonnais  depuis  long- 
temps que  ce  manuscrit  avait  dû  être  composé  de  deux  parties 
d'orii^ine  différente  :  d'un  côté,  Grégoire  de  Nysse  et  Hippolyte; 
de  l'autre  coté,  Epiphane  sur  les  douze  pierres  et  le  Ph3siologus 
avec  la  conversion  de  la  Géorgie,  évidemment  de  provenance 
étrangère.  On  peut  suivre  l'histoire  du  nouveau  manuscrit)' usqu'à 
un  certain  point.  Il  y  a,  en  effet,  à  Jérusalem  un  autre  exem- 
plaire de  ce  recueil,  beaucoup  plus  fragmentaire  que  le  précé- 
dent; on  y  peut  voir  une  note  constatant  que  l'original  se  trou- 
vait à  Kalipos  près  d'Antioche. 

Il  reste  maintenant  à  dire  quelques  mots  du  manuscrit  dvs 
prophètes  (3).  La  description  que  Tsagareli  en  fait  est  assez 
détaillée  et  suffisamment  correcte.  N.  Marr  a  vu  le  manuscrit 
après  lui  et  en  a  copié  les  livres  d'Esdras;  mais  le  manuscrit 
avait  disparu  depuis  (4).  Grâce  aux  photographies  dont  j'ai  parlé 
plus  haut,  je  suis  parvenu  à  l'identifier  de  nouveau  avant  même 
mon  arrivée  à  Jérusalem.  On  l'avait  divisé  pour  le  relier  en  deux 
parties  d'étendue  à  peu  près  égale;  il  va  sans  dire  que  je  n'ai 
pu  me  rendre  un  compte  exact  de  ce  qui  s'était  passé  qu'après 
un  examen  approfondi  de  l'original.  <Jn  avait  relié  par  erreur 
les  douze  premiers  folios  à  la  tête  du  deuxième  volume  et  par 
coniséquent  le  n°  7  commençait  avec  le  4"  cahier  (Obédie,  v.  9). 
La  faute  la  plus  grave  commise  par  Tsagareli,  c'est  d'avoir 
compté  dans  le  manuscrit  363  folios,  alors  qu'il  en  con- 
tient 333.  Il  lui  a  échappé  aussi  que  dans  Joël  il  y  a  une  lacune 
de  deux  fouilles  :  il  y  manque  Joël,  ii,  4  à  m,  IG.  Le  commence- 
il)  v.  e.  TaKainuiîu.'in,  Oniicaiiic  pyiioniiceii  «  OôiuecTBa  PacnpocTpaue- 
iiia  rpaMOTiiocTii  cpeaii  rpyiîinii.  »,  T.  H,  pp.  6o2  ss. 

(2)  Voir  BoNWETscn,  toc.  cil.,  p.  56-57.  J'ai  copié  la  partie  du  te.'ite  qui  lait 
défaut,  et  j'espère   la  publier  bientôt. 

(3)  T.S.40AIIE1.I,  n"  1  =  n"  7  et  11. 

(41  liruno  Violet,  Die  Esra  Apocalypse,  t.  I,  lierlin,  1910,  pp.  xli-xliii.  La 
copie  (le  N.  MAriii  est  faite  sur  le  manuscrit  de  .lérusalem,  comme  il  résulte 
clairement  du  te.xte  russe  de  l'OTMeTi)  (p.  14). 

[10] 


i 


CATALOOIE    DES   MANUSCHITS   GÉORGIENS.  S.'iô 

ment  est  le  morne  qu'au  temps  de  Tsagaroli  (Hosée,  xii,  2).  Si 
quoique  chose  s'est  perdu  ;ï  la  fin,  il  est  difficile  de  le  constater 
pane  que  pour  Tsagareli,  comme,  je  l'ai  remarqué  dans  d'autres 
cas,  la  fin  d'un  manuscrit  n'est  pas  toujours  au  mot  final,  mais 
bien  là  où  les  derniers  mots  sont  encore  d'une  lecture  facile. 

Le  oataioçruc  une  fuis  dressé,  deux  heures  de  loisir  periuirenl 
il  Taiiteur  du  présent  travail  de  copier  le  texte  du  livre  du 
prophète  Sophonie,  texte  dont  il  possède  une  transcription  faite 
sur  la  version  du  mont  Athos  0  et  une  autre  copiée  sur  le 
manuscrit  U  (ms.  Univ.  Georg.  Till.  n"  1).  Dans  une  étude 
rjuil  a  publiée  il  y  a  (|uelques  années  (1)  sur  ces  derniers 
I  Mes.  il  a  prouvé  que  le  texte  de  0  a  subi  une  rédaction  gri';- 
(  'iphile  où  tous  les  mots  arméniens  ont  été  remplacés  par  dos 
équivalents  géorgiens.  l'ar  contre  en  U  on  reconnaît  l'œuvre 
des  Scolastiques  qui  ont  retenu  les  arménismes.  Il  était  visible 
d'après  Tsagareli  que  le  manuscrit  de  Jérusalem  I  n'était 
identique  ni  avec  l'un  ni  avec  l'autre  et  qu'il  était  difficile  de  le 
classer  dune  manière  définitivo.  Mais  de  la  comparaison  des 
trois  versions  il  ressort  que  I  s'apparente  de  beaucoup  plus 
près  à  0  qu'à  U,  tout  en  ayant  moins  subi  rinfiuence  grécophile 
que  0.  Une  étude  approfondie  seule  établira  si  les  variantes 
s 'Ht  d'une  époque  antérieure  à  cette  version  ou  simplement  le 
l 'suliat  d'une  revision  parallèle. 

Parmi  les  termes  employés  dans  ce  catalogue,  quelques-uns 
demandent  une  explication  :  ( —  def.)  veut  dire  à/.îs^/,:;  :  qui 
manque  au  commencement;  (def.  — )  signifie  /.sXsJs;  :  dont  la 
fin  s'i'St  perdui'.  On  emploie  aussi  le  mot  nuskhuri  pour  dési- 
gner l'écriture  minuscule  ecclésiastique,  tandis  que  mkhetlruli 
désigne  l'écriture  civile  et  asomt'avruli  l'alphabet  capital. 

Deleiiave,  li.  //.  G.  désigne  :  liihliotheca  Ilagiographira 
///•flea/,  ediderunt  Socii  Bollandiani,  editio  altéra  emendatior, 
in-8",  Bruxelles,  19U0. 

Robert  P.  Blake. 

ili  IlaBkcTlH  KaBKaacKaro  OTjt.ieiiiji  Moci;oBCKaro  Apxeo.iorH'iecKaro 
OCiuecTBa.  Bbinycin.  VI,  Tii*.tiict.1921  r.  :  P.  II.  E.i3iiKi>,  O  apeBiie-i-pysuH- 
CKiixi.  uepciaxT,  BeTxaro  3aBtTa,  pp.  1-10. 


LU 


356  REVUE    DE    l'oIîIEXT    CHRÉTIEN. 


N°  1 


XIII''  siècle.  Portefeuille  de  toile  verte  avec  dos  en  cuir  jaune. 
Papier  oriental  déteinte  rougeàtre  ou  crème.  279 folios  qui  ont  souffert  des 
vers,  particulièrement  au  dos.  Cahiers  :  les  feuilles  sont  séparées  pour 
la  plupart  et  se  présentent  dans  un  grand  désordre;  les  signatures  ont 
disparu.  Dimensions  de  la  page  :  388  ><  292™";  de  l'écriture  :  328  >: 
SOS™™;  sur  deux  colonnes  avec  un  espace  de  "JG ■""  entre  elles  :  38  lignes 
à  la  page.  Ecriture  :  nuskhuri  arrondi  et  régulier.  Titres  et  initiales  en 
minium,  parfois  encadrés  en  couleur  verte.  Encre  brune  foncée.  Ponctua- 
tions :.,:,:•' 

Mémoriaux  :  Fol.  Gr»,  dans  l'espace  libre  à  la  fin  de  l'introduction, 
mémorial  du  fils  royal  Démenti  :  dix  lignes  en  mkhedruli  commencement 
du   XVlll''   siècle.  ,-1  ■')J5  3^6  :  (pdorq^oî  :  2330-)   :    poCobp.irâOoôygyoTif:!  ; 

yejQog^l.  :  yi,v';().ir>;)b  :  ciy  i;)l>  Uc^gaflio  :  0003  ygoGo  :  393  ()g  :  QCQrogoeja.i  : 
ÇfâotQ^b  :  j^K5;>;:ll>  :  flcjobbgB;]  :  ^fg^sj^cq  :  ôoÛ'btomgjmo  :  ligSo  doôjo- 
(1^)86  ('/)  :  306Q;  9g6ogoîô.i  :  ô6d55K!OT  :  [o~96  :  ro^-)~6Q6  :  SggoGfQOîl-. 
<;qc'î9gr)5o  (monogramme.)  Fol.  87 r°,  à  la  marge  inférieure,  griffonnage 
en  mkhedruli  grossier  en  partie  rogné  par  le  relieur. 

Contient  :  Lecorainentaire  d'Éphrem  Mtsiré  sur  les  Psaumes. 

Le  commencement  du  fol.  Ir"  est  défectif  :  «"ob.'i  j..r)..(T) 

9Ôtoc1 3b  ^"ot.").    (q^  b^gG^gcDi   8..J0.5    çj)~(T)b.'>    i,   [...]    .>0ob 

b.S.ygigOgnKjcîabo).')   ^""co  ogo  3~ço  5çogccî8...  .b^bb... 

Ce  folio  lr°  n'appartient  pas  à  Tintroduction;  celle-ci  va  du 
fol.  2r"  au  fol.  6v";  partie  non  conservée  dans  l'édition  de 
E.  Takaïchvili,  <33açï'o  l^^ij^roOTsgç^oî,  III,  Tiflis,  1913. 

Au  fol.  Tv"  commence  le  texte  (titre  en  rouge)  : 

Çaofr).^)^  (t)5  Gg(||)6woD.~)  0.')05œ5  BggBcoi  ic:^gjb55çofoogçT>  8005- 
3.sfo-g5ob3CîoTO.bœ.VQ  icoiBibg  çq^  35TOoçmgbo  ro^  bbg5co.~»  990(^- 
^cîOcoà  a.ba)m,~>Q  (o.yogaiBgÔiiQ  çgb^çj^agGooi  \îog5ob6Q.  cora.Sgçj' 
6c5o56  ib  0îôS8gCT.Q  ço.^  .'looGo  ajbignSgGo  çobgoOTobBo.  bp^c"""^ 
ôgw(16gçr>ob.S5.sr)  ^^êSmgçn-'.'^rp  om.'ifogO.sG.'^  Bgô^foob.s  ;l.>i"lob5 
gojPSgJlob  SogPS  :  Commentaire  de  nos  saints  et  bienheureux 
Pères,  les  patriarches  d'Alexandrie,  Athanase  et  Cyrille  et 
des  autres,  venus  après  eux,  sur  le  livre  des  Psaumes,  c'est-à- 
dire,  les  ir)0  psaumes  de  David  :  il  fut  traduit  du  grec  en 
géorgien  par  le  bienheureux  Père  Éplirern. 


CATALOGUE    DES    MANUSCRITS   GÉORGIENS.  3Ô7 

Le  manuscrit  a  des  lacunes  à  la  lin  :  les  feuilles  sont  en  grand 
■  l'sordre  et  il  est  im[iossilile  d'établir  le  point  précis  où 
s'arrête  le  texte.  Les  folios  1  Ht-l(J(tnnt  soulTert  de  l'huiiiidité  : 
I'  s  folios  1!>0-11I7  sont  d'un  autre  papier  et  d'une  main  niuins 
ancienne  (xvii'"  siècle"?). 

N'  2 

Fin  du  .\I"  siècle.  Reliure  moderne.  Parchemin  un  peu  jauni,  268  folios. 

Cahiers  de  8  feuilles  signés  de  î??~3  (lisez  36)  à  cî  (?)  (lisez  70)  :  en  tout 
^  à  Qir>  (lisez  69).  Dimensions  de  la  page  :  39S  X  270""°:  de  l'écri- 
re ;   298  X  185°"",  sur  une  colonne;  'M  lignes  à  la  page.  Écriture  : 

iiuskliuri    semblable   au  tj-pe   athonite,   mais  moins  incliné,  angulaire, 

«t  assez  grand  ;  on  peut  distinguer  au  moins  trois  mains  différentes.  Encre 

noire.  Titres  en  rouge.  Ponctuations  :  :•  ■ 
Mémoriaux  :  Fol.  17  r",  à  la  marge  inférieure,  mkhedruli.  ckIjiiwx'î  3~g 

.",iU.)(Ôooîr>  .)i)o5.  Fol.  27 r".  à  la  marge  inférieure,  nuskhuri  :  ^.çV~i<i  jn.:» 

"icî  n~,)  (5~o  «ôgoio  tq^  yac?d''JîR~ô  sî^  aobBo  33oc!^6o  aef'îG'^ejaS- 

1  ol.  47 V".  3  lignes  à  la  marge  inférieure,  nuskhuri   grossier  :    sf'i 

'V.'-l'^Ci'yf'J  <7;)6ob  <tp,«^.>îrX'jô<)b   <)~yisjjl>o  <,o.>iloô^afi    b.jj^gFiejb.V  b""j^g^ob.> 

~G  ilg  OcîG^ôgfÔo  gciçogoejo  Og  fl6'b6o  gbioi  :  6~6  :■  Fol.  68y<>,  2  lignes 

la  marge  inférieure  en  mkhedruli  élégant.  306  o.j.bnrKÔgo)  .'>nnbo  .^pSci- 

i].>  l>;^j}?^i)b.>  û.xÔyioiJViyi.M'ô  Vi.)êj(0  (pgbogwb.^  Omcjq^jjc^  MC'îoioîjio  ofiG.b 

'',I'^''S','-H5?'<')c^  Vi^  OgCytfjôi  oGgôgo)  Ggoob.)  gôc5  ooJGobi.    Fol.   81  v°,  à   la 

marge  extérieure  deux  notes  de  la  même  main  (nusklmri  XVIII'  siècle), 

mentionnant  :  1)  le  .scribe  .Nicliolas  (c'llpg<'ô.)s^o  Go^c^EpciT))   et  ses  parents; 

le  moine  Daniel  et  ses  compagnons.  Fol.  136r°,  à  la  marge  inférieure, 

it-morial  de  Besarion;   de  même,  fol.    21  Ir".   Fol.    2t);»r»,  à  la  marge 

extérieure,  inscription  en  13  lignes  en  mkhedruli  négligé,  très  difKcile  à 

déchiffrer;  de  plus,  les  extrémités  de  toutes  les  lignes  ont  été  rognées. 

Contient  :  Vies  des  saints. 

l.(Fol.  lr''-lUv".)'nJ3^)3cj;'o  Bgô.^ôSob.^  00^3.^6;)  «^.■>ajbjjic"ob5n  : 
jj.Kofo.iQ^çj'gôob^  (D^h  '{îOoyiob.)  jnOrocnob^GSoîôyçnobi  :  Sermon 
de  S.  Jean  Damascène  :  sur  la  mort  de  la  Bieniieureuse  Vierge 
Marie.  Im'.  è^a^Ô.^a  a.icocr)çjiob;)n  3000^6(36  oo^g^  boîç^c-îOcciG 
ôto(3gf)0.-)G...  La  commémoration  du  Juste,  comme  disait  io  sage 
Salomon...  Après  le  fol.  7  un  folio  a  été  enlevé;  deux  autres 
manquent  au  deu.xième  cahier.  Au  fol.  Sr",  inc.  acéphale. 
ac^OQQOgîQ^o  Qbcjfojjôob.ia  :  ;)Gj  -^oinAm  600^0.^  ,'>0ob.">  gOoSifo. 
'■ôoiaatr>aiG   050    3;p    aj^bC^çj^o   bo^jt^oçT-ob^o...   Des.  (def.— ) 

[la] 


358  REVUE    DE    l'orient   CHRÉTIEN. 

10v°.  a^gac^o  3;^  tooîGob  Jo^oiQ  roi^LDttjob...    Toute  intrigue 
était  écartée... 

2.  (Fol.  llr"-18v".)  Homélie  ii  acéphalon.  Inc.  t)Cîçc:'c>î  65b 
j»]53l)5  3o65  ;)c?o(3ôS5  Ô^rogiQ  oi^gOàb^)  dob>>  ^m^  cng  P55Qcn5c)g5 
9^cîÔ  a^9G,^  acîygàbo  aoîygibb.^...  Mais,  en  ce  temps... 

3.  (Fol.  18v°-22v°.)  œJg6gc;>o  g  occt355g  tçbaàbjgç^ob.^a  : 
giôSço^QS^CCgÔolib  cn^b  ÇOoçQobi  çoScocnob  93ociÔaç5^ob.")b.~>.  Homé- 
lie III  de  Jean  Damascènesur  la  mort  de  la  Bienheureuse  \ierge 
Marie.  Inc.  w^agm^  l^aaSS^Oo^Q  Çco^ggç^coùQ  Ihm  gbg  .M-ôb. 
foiaoDi  8ifo5çoob  biygicogçi^io  ogo  a^cno  o^bgBgÔc^çpgb  a;5o:> 
Ço6b3g...  Parce  que  c'est  la  coutume  des  enthousiastes... 

4.(Fol.  22v°-30r°.)OTœggb5  bg^^gaôgfobi  g  :  (note  du  correc- 
teur au-dessus  de  la  ligne  ^aoÔO^oa"^^  î9  ÔbÔoç;-'5b:>  :  5g 
bbgàb^  3oD5  locntcî)  :  \î.'>3gÔ5Q  ipaorDob:>  ço5  5gô-~>P5ob5  .sGcooacîb 
Bojcctagçogçm  gôobjoîSpjbàa.  3  sept.  Passion  du  saint  et  bien- 
heureux Anthimos,  évèque  de Nicomédie.  Inc.  joaa'^"^^  0001560- 
ob.-)b5  ^05^0  âO^''^'^'^  ôotùB^oobà  JiÇ5;'.'>jo  5(ob  bibgçmooi  (jo^o^ag- 
tt)()^Q...  Il  y  a  une  ville  du  pays  de  Bithynie  au  delà  de  Byzance 
appelée  Nicomédie...  Peut-être  y  a-t-il  une  lacune  d'une  feuille 
entre  les  folios  23  et  2-1. 

5.  (Fol.  30r°-33r°.)OTcnggb5bg3Ôg3Ôgeobi'b  :  ^^agÔ^Q^aoçoobi 
çni>  çogiÇçjioOT-agac'jbocnobi  api\î.^aob5  boî'boîGobo.  7  sept.  Pas- 
sion du  saint  et  athlophore  martyr  Sozon  :  Inc.  a;)jboao,s6gb 
aOT536cîÔ5b5  3oçr>ojo5b.  PS58gcr)g  ebcîgBçogÔoîçoi  ^^gcoom-ab^bg- 
fogôàbi  3oG5...  Quand  Maximien  était  gouverneur  de  la  Cilicie, 
parce  qu'il  vivait  dans  l'idolâtrie... 

6.  (Fol.  33r°-37r".  )  wOTggbi  bgjôg8Ôg6b5  o7)  :  ^(i^agôiQ 
Ç8oçoobi>  <io5  ycî3îs;^5ço  ^gÔgc?ob5  ac^Ç^aobi  Bo^oj^iûbo. 
15  sept.  Passion  du  saint  et  très   louable   martyr   Nicétas. 

Inc.  Çaoro.-)OT5    aco.Ç5agcD5   ôgff'oç;-'  i,nb  b.~>^bgr)gÔgç^iob5   ifobcog- 

çr.gÔ5Q...  Il  est  bon  d'accomplir  la  commémoration  des  SS.  mar- 
tyrs... 

7.  (Fol.  37rM5r°.)  bg^ôgaôgfob;»  03  :  ^^3gÔ5a  Çaorçob.^  fo5 
ycîSîmàfi.)  ^gôgç^ob.'i  3('}.Ç,^aob5  ggtggaoiabo.  16  sept.  Passion 
de  la  sainte  et  très  louable  martyre  Eupiiémie.  Inc.  3gi3]('îôjb5 

[14] 


CATALOGUK    DES    MAXISCRITS   GÉOUGIf:XS.  359 

;-)C?0(')or){'îab.^    yi.'»    ;"]35^;')Cj'Oîub5    a\)<'\)CroÔ'^'^^M^^'^---    Sous     le 
\<"j:ne  de  Dioclétien,  sans  Dieu  et  sans  loi... 

S.    (Fol.    45r°-r)7v°.)    œcnj^;)yb.^    l)j,^6a*^";i"^'^  o^    :    (p.^iJgô.^a 

'ornob.'»      îp.">       yC^.'iÇ^-^y>-J;)ô;'^Cr'f>b.N       Jlcî'jî.'x'lob.^       (ijCî.yMlbi)       rti.N 

!:!.^G;^bo  0('3(p.i<_gob.->  ilobob.Mj.  22  Sept,  l'assion  ilu  saint  et  tout 
louable  martyr  Pbocas  et  de  Jean  son  élève.  Inc.  ^oâSsgç^b.N 
Ç;ic;>b.^  3<^b5.^r)5oDg  çpoç^ob;>  âgojob^bà...  Dans  la  première 
année  de  Constantin  le  grand  roi... 

9.  ^Fol.  .j7v°-01v°.)  mœ^jlb-b  o3çjiobb.^  03  :  \i;.>âgù.iQ  \-)i)hy3ob5 
iirî^^ilob,^  a«Goy.%G(5;)bo.  16  juillet.  Passion  du  saint  martyr 
Boniface.  Inc.  cjOgnSOTo  B^yGo  o-'»6'"-*^'^ba-^"c)  ■~'^'^-  '■^'■^  XD^ 
oftoGyôb  OpS^^ac^ocT».-)  ^yjçpcîôoiDi  oi^bocn.'»...  Notre  Dieu  aime  les 
hommes,  et  l'a  déj;\  montré  par  sa  grande  compassion... 

10.  (Fol.  .64v"-69r\)  comQOb.^  fgjôgôSa.^çj^b.i  ()T>  :  Ç.^OaÔào 
\^log)ob;>  y)5  Q)o©gôgçj>ob5  8cîÇi8ob5  cogoïçpcîfog  (5oP5c3nob.>Q. 
17  février.  Passion  <lu  saint  et  glorieux  martyr  Théodore  le 
Jeune...  Inc.  ôô'^'^C;'  •'>wbf!J.')  b.')Ç.->f();)çr  0o}5b;]Ggô;»a8cî^.)(J3CD5Q... 
Il  est  doux  et  désirable  de  louer  les  martyrs... 

■     11.  (Fol.  69r°.)  cDcnggbà  85obb6  Ô~  :  gtc^fogôàn  ^j>  çog^Çcï^Go 

'  iQîob;>  ft).^  6g(|).^6ob;>  SiOobi  BggGob.s  .'joD^G.^b;")  (lOT53.^c>S-g3ob- 

jciocîbob.^  .-»ç:;^9^^b.>G<ofoogcnob5a.  2  mai.  Vie  et  œuvres  de  notre 

saint  et  béni  père  Athanase  le  patriarche  d'.\lexandrie.  Inc. 

■»3-'>Cr'Go  Ç()oy).sGo  3o^?3'^il^   C*-*  g.'^GoggfooflGgb  b^foyocnocni 

0  T);]Qob.>Qcn5  ÎQ536  I  le  texte  finit  :  note  du  scribe  :  a^'O  ?'^"- 

•h.'i    .^oi.^G.ibjjb    3boî«gô:)Q    ilocn    5foço5fo5    S>à3'pafogo)    ôScîagçr) 

i<^.>Q  (lôS;^rpo  oçiP}  roi»  bb^.Na  Sicocniç^o  5(o.~>  ô^'^j-jc^Grji.-)  :  Beau- 

(    up  de  saints  brûlaient  et  étaient  comme  transpercés  du  désir 

d'en  haut...  Le  scribe  ajoute  :  Je  n'ai  pas  pu  copier  plus  de 

cette  vie  de  saint  Athanase,  parce  que  Torigina!  était   fautif  et 

je  n'en  avais  point  d'autre  qui  fut  correct.  (Voir  plus  bas  n"  16.) 

12.  (Fol.  69v''-76r".)  0D^g8gîc;^o  Ç8oQoob5  çpi  53(5ifîSob5  856obà 

R^-)g6obi    0013^63    cîjfocî^ofoob.")    :    gbtnfogôob.')    co5b    yoî3ç;;'.>V!0 

ÇOorpob.^    p8coor)ob.>  i)3c»îÔj)ç;f>ob5  O.ifo.irpob    ^•'^cr'Çj'jÇT'ob.s    O.ifoo.^- 

8t)bb.K  Homélie  de  notre  saint  et  béni  père  Jean  Chrysostome  : 

sur  la   vie  de  la  Bienheureuse  Marie  toujours  Vierge.   Inc. 


[151 


360  REVL'E    DE    l/ORIENT    CHRÉTIEN. 

3^900^».  ••  Encore  l'évangile  de  joie,  encore  l'évangile  de  la 
délivrance... 

13.  (Fol.  Tôr^-DOV.)  cr>j;;39gc;io  ^iloooob.'^  O.-iaob.'i  fi,-;3;]6ol)5 
gfDO^oçmo  6e3bgç:^ol>5Q  :  Qbojrogôobà  cn^h  çoobi  9obob5  ÇOomobi. 
().^jwor).>Qbb5.  Homélie  de  notre  saint  père  Grégoire  de  Nazianze  : 
sur  la  vie  de  sa  sœur  sainte  Macrine.  Inc.  tbbg  Çog6ob.'> 
.-><l()b  \îgboOT,s  .~5g)^;]wob.^fior>.'>...  La  forme  de  ce  livre  est  comme 
une  description... 

11.  (  Fol.  99  v°-109v".)(déf.— )  œ^g8gç;^-io  \iilorpob.^  fo,->  6gô56ob.N 
95(lob.>  lîggBob.'i  gfoogcqçj^io  6pîbgçiniob5Q  :  3gbb85a  ÇSoçoobà  fp.i 
fl)Ofpob5  Ô.^boçTiobo  (38ob5  cD^bob.'>a.  Homélie  de  notre  saint  et 
béni  père  Grégoire  de  Nysse  :  Commémoration  du  saint  et 
grand  Basile  son  frère.  Inc.  ^gœoçno  ^gbogo5gÔ5Q  ^055035  gçg^- 
{mil.sG  riggBcrti  iO.sco  <pçogb  b^bÇigçmoDà  "bgçoi...  Le  Seigneur  a 
imposé  une  bonne  ordonnance  à  nos  fêtes... 

15.  (Fol.  I10r"-II5r°.)  \ï9o«)ob;)  005  Gg^bêSobi  goocj-^Bab 
OTjg9gç^o  j^Sfoogçnt)  aoo.'igàro-goob^cîSco.bobiQ.  focciSgç;!^  3criC)b55- 
6j^o.->b  ÇQgf^i^àçmùjbi  0Ç595.  b.^ro'p9g6oîgÔob5  oa^b  Ç9oçoob.> 
95co.'>niol')  ^^Ç^Çgç^ob.'i  9.-)foo."59obcn5b.  co.^9gœg  .^9ob556 
^oîfoQogçm  OJ965  gçg.^p^o  BggGo  ogb;g  ;)"<^^Ô9-  Homélie  du 
saint  et  béni  Épiphane,  l'archevêque  de  Chypre,  qui  a  souffert 
dans  la  Métropole  de  Constante  :  sur  la  foi  et  sur  la  Bienheureuse 
Vierge  Marie  de  laquelle  naquit  Notre-Seigneur  Jésus-Christ. 
Inc.  ÇQ9g(ocr)o  i>(oi>  bigji  jjob  gboçT>53b  àro59g^  focri9gçj^o  ogo  .iôSb 

^o>>^cn>>  969ob5OT.v..  Personne  n'a  vu  Dieu... 

16.  (Fol.  II5v°-I29v''.)  ebcîfogÔ5Q  ço5  çogb'pçmbo  Ç9oçpobi  ÎQ5 
Ggjl^.^ôSob.')  9.^9ob5  BggGob.^  ico^Gibo  gSobjoioci^bob^  ."iÇj'g^lb.^G- 
ç9TOogç:^^()b.VQ...  Passion  et  œuvres  de  notre  saint  et  béni  père 
Athanase,  le  patriarciie  d'Alexandrie.  Inc.  âro^abç^iGo  3go- 
C^giÇGgb  foi  g55ogg86Ggb  bgfi53oç:poco5'8ocD'bgQob5QOT5...  Beau- 
coup de  saints  souffraient  et  étaient  transpercés  du  désii-  d'en 
haut.  (Voir  plus  haut  n°  II.) 

17.  (Fol.  129v"-I31v".)  Ç.^9go5Q  Ç9oçQob5  c).->  ycQ3ci;'5ÇD- 
^gÔgs^obb  9cîÇ;)9ob5  çofoc^bobo.  PScî9gç^  oyoî  àbgçmo  (^foioiGgb 
âgc^oba.'i.  Passion  de  la  sainte  et  très  louable  martyre  Drosis. 

[16] 


CATALOGUE   DES   MANUSCRITS   GÉORGIENS.  361 

;;)œoç^n)...  Trajan,  le  roi  impie,  avait  une  fille... 

18.  (Fol.  ISIV-ll-iV.)  e^'^v"';)^'-^"  ÇOoaJob;!  0.)()(.b.-.  liQjGob.s 
(•iGcnjoiôSQ  g^DSt'îwgôgc^obio  u>^  bbg;>tn6  c1;>co  ^y).^ôr)C};]m;)i.i. 
<">cQi\]ç:^^r)o  oboçmBi  5.>(Tj6g5o.  Vie  tie  notre  saint  père  et  ana- 
chorète Onufré  et  des  autres  moines  du  désert,  lesquels  Pafnut 
a  vus.  Inc.  8^'<'îf''aô,NQ  bijoOâimoîQ  yj5b56i(^(03Çjio...  La  vie  divine 
et  iiéuie... 

19.  (Fol.  142v°-156r"'.)  Qbc'îêîgÔ;>a  Çaou)nb.^  u).i  r)3f)M'oob.'> 
iK^coOtjcl  {)g;j5o(5QÇj;>ob.sQ.  moîBgç^  oyoî^c^ftii  ^y)5Ô6cQoo5  Omt) 
(.o^(o^oGob.^(r>.^.  Vie  de  la  sainte  et  bénie  Marie  TÉgyptienni', 
qui  demeurait  dans  les  déserts  du  Jourdain.  Inc.  b.5on)^-]i)- 
v'-'CîQcnà  (sic)  cljtjob.'iOTi  «)59;56b3,iQ  jjœoçr.  .-ifôb...  C'est  bien 
d'observer  les  saints  mystères... 

20.  (Fol.  lÔôr'-SiOv".)  agcocnclàn  rn.-»  i.lfrîîo,'-).^^;^-'*'^  COOcob.>(0 
(^bo3M;^ôob.sn  ((lOorpob;»  çp,')  G^^^iâSob  (3.^c1ob.s  fi^;)r)()b.>  ;-,f5ogoîc^()b() 
.^coJoO.'.Gyicoo^ob^ia  b.>GdiTi.)bo)  çnà  3.)(5ôgô)fiiob.^  .içQil.iSjjGgôgc^ob.^n 
yi.^  ilob  mibi  ^bgG^Ôia  (au-dessous  de  la  ligne  en  noir)  8653.^- 
rocn.^  i).)3.ico5  6g(55â)OT5Q  bàjocDb^so  .>.  Travail  et  labeur  de 
notre  saint  et  béni  père  de  digne  vie  Grégoire  rarcliimandritc 
de  khandztlia,  le  renovateur  de  Staberd,  et  avec  lui  la  com- 
mémoration de  beaucoup  de  saints  pères.  Leçon.  1.  Inc.  8033- 
i^Q^  .)cob  boÔmdGg...  La  saii'esse  est  donnée... 

21.  (Fol.  221v''-237r".)  o)jgiV-]çj;'()  ^Oouiob.s  n).->  G;i5.^wobà 
iLnlobi  fi3j)Gob5  ;5fpwo5  (s^'c)  jcoo^gçm  .^oob^Pîocîbob.ia  :  àOcîQoob;) 
()i5b^.^30îÔfoo3cn5b533goDiQ  ^5  3gbj])QGôgçncoi  cn5b  :  5""3bG  cîcî  : 
;)bg  bi^ocnbùso  o3O0Db3gôob  :  3.iG.^955co5  :  9305Ï'"  (sic)  gwobà 
bgC'-'ODdbi  :  f£)5  'bàj^ojOD.'i  SgfltPôC^âifo  bgç;;nor)6b6  ;  rçi  OTg  goGçogb 
fîCPgbQ^  bgç^obi  ^bGgô.'ib:)  âtjc^f^fcjg  :  Gg^-icocb;}  O.Mlob.^  gcgmoilgb 
.))àW50Goîmo  5cob.  Homélie  de  notre  saint  et  béni  père  André 
évêque  de  Crète,  «ur  la  vanité  des  choses  humaines  et  sur  les 
défunts,  etc.  Traduction  de  saint  Euthyme.  Inc.  Jg^û^^coo^im 
.>ô)j  w.>n  àîôh  b.>^0gco.>5.>Go  j.>Qeîô(oci3o>;>o...  En  vérité  rien  des 
choses  humaines... 

22.  (Fol.  23Sr°-211r°.)  b535PS3gç::;^gÔ5D  îp5  b^bÇ^geiio  ÇOorpobi 


[17] 


362  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

5ofo3gîm  Ç5(3gÔol)5.  Miracles  et  prodiges  du  saint  martyr  George, 
quand  il  était  encore  de  ce  monde,  avant  sa  passion.  Inc. 
obyoGyo)  (ly.'iGoî  lîgilGcî  b^^jwygçrio  çyof^o...  Entendez,  ù  mes 
frères,  une  grande  merveille... 

23.  (Fol.  244r°-268v°.)  œœ^gbi  5g5l)ôrcil)l)5  ^^  :  \^à8--]6ba 
\îi)o^)ol)5  fo5  yoîsc^^î^  ^aogc^olii  fog<^5j5eol)5  (à  moitié  gratté) 
o5l>o5ol)0  fD5  Çilog).'>co.">  cIcciÇiOga).")  dgcD."»  Sobmia  cngrQgcciBo^abo. 
.S(o.b5ol)o  Ç05  5cîr)(5c'îQl)o.  21  août.  Passion  de  la  sainte  et 
toute  louable  Basiayet,  des  SS.  martyrs  .  ses  fils,  Theogonia 
(sic),  Agapius  et  Pontos.  Inc.  95^bo9oi5g  i'ji^gibG  ô.^6bQi> 
Ôc'îfocc!ôoÔTOf).'^r)gô.su...Leroi  Maximien  publia  un  édit  funeste... 
Au  fol.  255 r"  en  marge  inférieure  de  la  même  main  que  le  texte  : 

958560  OT^-^  Qom9oçm  OL|CQb  6^  95Ôfo5gnCîÔor)  56(^OC3^b^gfO0î0D5  135 

(sic)  oycj  b~b()o)  Bg9oa)  fooî9gçTi  rpçog  (?)  Ôg3foo  9crî30g)C>îÇQ5  Ç559g- 
PSgogçji(?)  y85\r'^çnH)  çp5  J5çji'j)j-^çmo  rp5  Q6cîÔ5a  figSo  <-jç;'^o)5  0)565 
oypî  <S>^  ;;5côlirp5  ^^ooog  ro5  gfoÇygçn  oyoî  g.. 5  A  la  fin,  il  y  a  une 
note  du  scribe  Jonas  disant  que  la  vie  de  saint  Basia  et 
d'autres  nouvellement  traduites,  ont  été  rapportées  de  Kallippos, 
ou  reçues  de  Kliakhul,  puis  une  liste  des  vies  contenues  dans 
le  manuscrit.  Cette  liste  est  très  difficile  à  lire,  ayant  été 
fortement  grattée.  Ce  manuscrit  est  décrit  par  N.  Marr, 
/KiiTie  Tpnropifl  Xan^aTlilcKaro,  pp.  xxxviii-xl);  quelques 
erreurs  et  omissions  sont  rectifiées  par  B.  H.  BeHcmeBim'b, 
XpiicTiancKiii  BocTOKt  I  (1912),  pp.  6.5-68.  V.  P.  Peeters, 
Histoires  monastiques  géot^icnnes,  p.  208  note  3. 


N°  3 

Milieu  du  X!°  siècle.  Reliure  moderne.  Parchemin  blanc  de  bonne 
qualité,  un  peu  jauni.  220  folios.  Cahiers  de  8  feuilles  :  le  premier  n'appar- 
tient pas  à  ce  manuscrit,  mais  au  commencement  du  manuscrit  n°  2.  Les 
feuilles  ne  .sont  pas  en  ordre  :  il  faut  les  classer  ainsi  (fol.  2  5  1  x_x  4  6  3 
(d;)  (lisez  35).  Avec  le  fol.  7  r»  inc.  cahier  g»  (lisez  4)  et  ensuite  à  3(3  (lisez 
28)  (déf  — ).  Dimensions  de  la  page  :  398  X  aVS"»";  de  l'écriture  :  294  X 
ISO""»;  sur  une  colonne,  34  lignes  à  la  page.  Écriture  :  nuskhuri  sem- 
blable à  l'athonite,  comme  aux  n<"  2  et  7.  Encre  d'un  noir  grisâtre  :  titre 
à  l'encre  rouge,  soit  en  asoiut'avruli.  soit  en  nuslduirl.  Ponctuations  :  :■  • 

[18] 


CATALOGUE   DES    MANUSCRITS   OKORGIEXS.  363 

Mèmoriatix  :  Kol.  ISr",  à  la  marge  inférieure  en  deux  lignes  inklicdruli  : 
Xili"  siècle  (?)  :  ci  fitoni.y'j  ocîg.-iBg  c'},-)cÔci3o<ôc'i  n;)()li<,<-|.){r';i  ;)P"<>  Jc"i)l>.>  : 
il('jô.>yMcr)(>l)6  (?)  :1').>;j,>i5o.')b6  {ft.i  jif'jtl^.c'j  (Ig  y;.^....  Mémorial  assez  peu 
inpréhensible  de  Zacharie.  Fol.  20v°,  à  la  fin  du  texte  en  asomt'avruli 
noir  :  ,-)~y  •'>'/'<",";l  l>~cr'i>a)i  i)~da  ,••,"<)  .'>r).  Prière  pour  le  père  (leorgc. 
Kol.  7'2v",  mkhcdruli  à  la  marge  inférieure.  vi~  a  n^hci  ;\~i\  <)~a 
ô,|l)6(ooc}6  j-iobcjbtocn  i!>5  inixnoi  df)  (sic)  etc.  :  (t  rt  à  la  fin  Jf^D-oîBb 
l'.'iom  =  1814.  Fol.  93v°,  mémorial  de  Besarion  Kaikhosro.  A  la  fin  du 
teste  inscriptions  de  trois  mains  différentes:  a)  .Mkhedruli  pas  élégant: 
•icre  grisâtre,  f^flocjjicj  ôoaoîœ;^  îl;]opj;)2^jj  yc^oo  (::')  Mémoire  d'Klie  (?). 
Nuskhuri  encre  noire.  \^"  bgsr^b;)  ôoosi^aflob.i  (sic)  {pi  «lobm.i  di);>OT5 
.(..jm-^ib,:)  çoi  jç^i^OùBibi  :  0~fi  p~6  cjà  3o6g5  JûcôdùBpîb  O^bQà  0~6  !?~5. 
.Mémoire  de  Rartholomée  et  de  ses  frères  Falvan  et  Djavsan.  o  Nuskhuri 
oncre  très  noire.  \î~fT  (^oOcjcna  3~V>  ')yM-)3  p~"y  j~.'>  boy~oc^b.')  ,-]abb.')  : 
Invocation  à  saint  Timothée.  Fol.  204 v",  16  lignes  nuskhuri  du 
X\'I"'  siècle  :  p  iQ~i'i  i3~0('î  iQi  b^cpc'î  f~ci  Oyo^.'^.^jîï^a  H~'^>-'^  ec'iif,'3"P?"'^ 
nRf'îif3aSïr3^"  55"*  ii~'^'>  flc'lB^TpcuBcnà  ^Birjfig^^jbo  .^^^cjb  dob  ^b^-^jtjo 
b,)p^.>Sî7o  âojBitiPîBo  îôgmo  {ni  Oobœi  OOcjôac^oDà  bggjo  o^bgB  b^gjg- 
Bpjûb;»    bbj^a!5;ob;>366    çni    Oobo   âaSTijoTiagiag    çgi   OobBo   gcjcrn^osrjBo 

iftc'jRbsr^aB  3ÙQ  Oa  GW3~$?;i>''>  ^o  of'-^'^ac;"  a?-'»  a6:)Çiojr>30în  ;i(î3a5r!' 

'/■"pjB    Ç~cn6    igpgosTï^a)    9aO(r)bg636a    flaspotôbi    b~'bo    ^ot^sî^o    i>(ôi> 
•,'i.)  îoiBpî  Oa'^C'f^''"'''  «IcjtlOf-jbaCaofQocD.  (t)i>  <n^~5Q6  ilc'j^jo^baBc'îb  C3"~B 

(■>M'ab  aB^Bo  n>.itn^3Ba6  ni.>  b.>j(iaBo  ^^■i>u?ùy,>a^23c)'j  • 

Long  mémorial  de  la  moniale  Ruth  Kaposdze. 

Coudent:  Vies  de  saints. 

Vie  d'Épiphane  de  Ciiypre  (v.  plus  haut).  Inc.  (sur  fol.  2)  : 

1 .  aoob^cîCj^G  :  biÔoGgbo  :  joob^^cîocQbob.^a  :  Scîç^oôogbi  : 
,1  MibjCîSoîbobàQ  :  ^6ç;i;'5^5tQ  :  foo5cîjPîfo5co5ro  :  Lettre  de  l'évèque 
Sabinus  à  Polybius  révoque  de  Rhinokouroura.  Inc.  a^^-Koc^c^ô 
Î^Sgcocnb^  SyDooi:»  ôOR?^  OoîfOj^oBgôocoi  OcqG^sc:!  c)î3f5(T)ob.">cct. . . 
Xiptv  lyu)  T(T)  OîôJ  7.x\  Trj  ùii-t-ipz  ~pz()\t\j.ix... 

Des.  fol.  3.  C?f^63^  a-^3  f>a9  ("5^  îoofobca  Oîorc.gçT>OT-6c^(3c);35fooî 
Ç3oço5c^  9i85cci  :  Trpoceû^o'j  [aoi  açie  r/i;  !£fii)ff'jvT,ç  Scu  Tarep... 

Dki.f.iiavf.,  n.  II.  G.,  .j9S-.j99. 

2.  Vie  de  saint  Sylvestre  (continuation  du  texte  dans  le  n"  5). 
Inc.  ycctsgçnoD.^  860D  lgfoo6(P5  (3çj;'33àa  3P)œÔ50.)rQ...  Vaincre 

tous  les  juifs  ensemble... 

3.  o'J^"]8^C^o  ^30î'bO.>G   û^b^o^QfiJobo.tÔoîOjjç^    5f3b    Sgggoi^ 

[19] 


364  liEvuE  DE  l'oriext  chrétien. 

0023563  C2^ro,cî5o6ol>5or>.~>  jcîO^Doot  jcîGbôifjôoBaço  (^sic).  IIoiiK'lie 
du  Cosmas  Vestitor,  un  des  skeuophylaxes  impériaux,  sur  la 
translation  des  reliques  de  saint  Jean  Chi-ysostoiue  à  Constan- 
tinople.  Inc.  S  jwaô^gjGoî  jwotôgl)  0o3yg5foa6cî  çoi  lio^Soççob.^ 
3cîl)gf<56a6c'î...  0  congrégations  qui  aimez  le  Christ  et  voulez 
être  pures. 

Delehaye,  B.  h.  g.,  878. 

4.  orxTiggbi  (érasure  de  presque  toute  la  ligne),  glscî^aô^a 
(Q>t  c1c'î^5çti5^c'îo5q  Ç3otool)5  Q56  ço8gf>SoD-3g8cQl)oç^ol)5  9^9oli5 
fijT)y[Jol>5  d^oOccicQg  b5^5co3gçmcD-8cî(^0g<TDol)5Q.  Vie  et  o;'uvres  de 
notre  saint  père  Timothée  le  Thaumaturge,  semblable  au 
Christ.  Inc.  <Qorpol)5  ço5  gàGoD^gOgc^obi  l)535fo3gçmaÔ5a)5 
3o65  ^^oOcQoigb  OiOgçmo  oycî...  La  patrie  du  grand  Timothée 
célèbre  par  ses  miracles  était  (1)... 

T).  gbcîrogô.'ia  ^iloroobi  tbOobi  BggBob^  oo:!35Gg  8CT.^iy5çT)ob.~>Q 
52og^b55çofogçji  Uœ^sàfo-gobjcQoCQbobiQ  :  .^çoÇg«5  çi^gcriB^ooîb 
Go3KiSoîçjogçri955  goobjoîSccibSbb.  P)cc!8gçT;>o  5rob  355coobiQ.  Vie 
de  notre  saint  père  Jean  le  Compassioniré  (?),  le  patriarche 
d'Alexandrie,  écrit  par  Léontios,  l'évoque  de  Néapolis.  Inc. 
3o6gÔg  çoi  oBgÔgb' 868501.")  8501  ww,8gçji  ^oPSagçm  BggBobi  oysBgb 
SQ5  çQ5î^3gb  Ç8oroob5  580b  858ob5  Bggbob^Q...  Je  voudrais,  et 
les  pères  qui  nous  précédaient  auraient  voulu... 

6.  'p.')8go,">n  ^'3()(oob5  (!_>5  ôgmoc^i^o)  8dç;;iob5  8caÇ.s8ob5  o5boç-io 

^■""•^Off?  gSobjPîSccibobàQ.  Passion  du  saint  et  victorieux  martyr 
Basile,  l'évêque  d'Émèse  (Hamel.).  Inc.  SgojKiÔibà  6g8gwo5Gc3- 
bobib.'i  ^5ç:o;-,jb5  Tjgai.^  .NG^oPîJoibi .  8Çyg8bon-8cn53TO(?îû5b.'> 
g3c:?abo5b5  tgc^b...  Sous  le  règne  de  Namérien  sur  l'Église... 
Edité  par  Kékélidze,  Monumenta  Ilagiographica  Georgica 
in-4°,  Tiflis,  1918,  t.  I,  pp.  5-10. 

8.    QbcTtrogÔ.'iQ    <;05    b5^^50)3goT)go.^Go     \i6og)ob5     <(j5     Gg(|)5?5ob5  f 
8580b.')  B^^gGob5  gPSogcctç^o  goob3CQoc'îbob5  .-)3(o.')35G5gçT>OT5  j.->Ç5;>5- 
^-j()b5û.  (oc>î8g2T.  .^iob  bo^^oçT>oob5û  :    5ço\igpS5  ç^goîG  bg3gb85G  çq5 
8oi55'bCT.585G  ^i'8oçoob5   853ob5  BggGobà  b5Ô5Qb  gn53(oob5  8585- 

(1)  Va  l'tre  édit(5  par  K.  Kékklidze  dans  Bibliolheca  Hagiographica  Georgica.\ 

[20] 


CATALOGUE    DKS   MANUSCRITS   CKORGIEXS.  365 

li.<bc;>ob(l.'>6.  fopjOgc^o  .'tioh  J-'>ç:;''.v]b.>  floG.^  moyjbà  IfocrjOb.  br^c^cî 

■  '.■>(0(ji)r).'>   ,ir)i)b.>    ft;-];^Gb^    b.-)r>i(^fo;)C;Hl.'>&    ^p.'j^oœ    (|)Oj)çj'9.')r>.    Vie 

et  miracles  de  notie  saint  et  béni  père  Gréuoire,  révèque  de 

Girgent,  qui  est  en  Sicile,  écrits   par  Léon  (sic)  le  prêtre  ot 

moini',    l'hisoumène  de  la  laure  de  notre  saint   père  Saba. 

Tiailuit  en  notre  langue  par  le  béni  Davit  Tbeli.  Inc.  b.^HoGgçno 

"'    ili)Q\ï<^C'îOjc''o    b.^^^iÔggc^aû.m    (pj  bùfôggôycj'o  bgc;;>ob;)Q,.. 

-  :,Ï£pîv  v.xi  xvjx-ï'.f,--.yi  Oaj;j.«... 

Delf.have,  fi.  H.  G.,  707. 

9.  mmggb.»  O;)obb;>   g   :   Ç.^clyÔ.^n    ^Ooijiob.'i   rp6   ^ofÇj'jiV-jt^Mib.^ 

.i(î^.>()()bo>  ocoo6gbo.  5  mai.  Passion  de  la  sainte  et  glorieuse 

martyre  Irène.  Inc.  Socosgc:^  Ç^wbfogç^-'m.N  dbcn  j.^aoi;>  oyoî  306- 

'.1  ^DSO  ^^^ac;'"  ^"3'^'^'^  (S*c)...    Kx-'x   t:j;    zîOÀagsv-a;   -/.aîpsa; 

j-r;c-/£v   3^T'.Xîj;... 

Les  fol.  21.1-220  sont  fortement  détériorés  par  rhuiuidité. 

Deleiiave,  li.  H.  G.,  9.Ï3.- 

Des.  (def.— )foI.  220v°  ©•>  3a>56OT^5.^  ObibgfoGo  ç^à  gçjôicciQ- 
l-t")."»  .~>ro.>  lco[ 1.^  '^DSO^"*  tP'""  -"^f^G'^  8obcr)56.'>(T).>  Oicn  àfo.^Ojy/i  '^g^^. 

Décrit  par  B.  H.  BcHeiiieBni'b,  XpiicT.  Boctok'l  I  (1912), 
pp.  6j-(>S.  Voir  la  description  dos  manuscrits  2  et  5. 

(Tsag.vreli,  n"  101.) 

Jjo   4 

Kcrit  par  Saba  (fol.  91  v°).  Reliure  moderne.  Papier  oriental  de  teinte 

^iis  brun,  assez   dur  et  à  côtes,    piqué  dans  les  marges  par  le.s   vers. 

IU7  folios,   numérotés  au  crayon.  Cahiers  de  8   feuilles  :  le  manuscrit 

roinmence  par  les  deux  dernières  feuilles  du  cahier  o.>  (lisez  11).  Dimen- 

Mons  de  la  page  :  393  X  301  "m;  de  l'écriture  :  326  X  212""™;  sur  deux 

lonnes,  avec  un  espace  de  22™™  entre  elles.  30  lignes  à  la  page.  Ecriture  : 

iskhuri.   Encre  noirâtre.   Kephalaïa   en    cinnabar.   Ponctuations  :  .  :  - 

Mémoriaux  :  Fol.  72 v,  à  la  marge  e.xtérieure   en  asomt'avruli  rouge 

iichevétré  (b  r  3010)  de  haut  en  bas  :  çii;iO!f^SS??''-^    ••    "O^D!."-»'"'''  •• 

.1-0  :•  (!>-G  :  que  Dieu  pardonne  à  la  reine  Uousoudan. 

l"ol.   90r^-91r°,    coloplion   de   scribe.    ,.)~;j  (o"^}- yo}c:;;ciô~jc^c'j    >-)a)ioj 

I iGnrjgO  y~6o  QC'jroQ.iOo  çnofï)obo  yGb(^(Ôobi  ôgôbj  9dci    fOOT  Odgi    ôbo 

'i)Pî6o    ôPî(pcciô(5acrb.i.  gbg   (fo^Bo  9^foôiicno(5o  biÇtqjmob  OÇoûOcqôtopj- 

Uj     l'iilbb.)     OoR.)    ro.^gfgrOoO.)    ÇlJ)     îibÇ}>>Ç^O     rp.)    .iîpUjÔgÔ^SÎ^O     iôSSJÎï;.')    ; 

•|.3    OcîOobf^tob     ô.>œo3rn.>    ^jT^ocoi    bjô6     O'pgtÔos^obiûoi.'»    :  •    b.>rnà6'> 

[211 


366  RKVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

ogcîlFol.  91 V)  1,  ;)b;;i  ^logRo  e^PJG3-^l^^  âf^ùl^'aGcIu)  Ôgeoo  âcqdjiig.M'oi) 
55^cî6()  yi.s  i);)Q.'>  ilgofoo  (sic)  biôi  :  0  Christ  Dieu,  toi  qui  as  pouvoir 
sur  tous,  pardonne  les  péchés  du  maitre  des  maîtres  Antoine  Godobréli 
du  grand  monastère  qui  a  fait  copier  ce  livre,  «  la  perle  »  ;  dans  son 
scriptorium,  il  y  a  beaucoup  de  lacunes  au  commencement  et  à  la  fin. 
Il  fut  achevé  par  le  scribe  Saba,  dans  ce  monastère.  Que  deviendra  ce 
livre?  Souvenez-vous  dans  vos  prières  du  vieillard  .\ntoni  et  de  moi 
aussi,  le  petit  Saba. 

Contient  : 

1.  (Fol.  lr°-v°.)  Acéphalon.  Inc.  wmoî  cbor>  0)565  î55{5.^çpgôrj>.) 
«>•■>  oôa«tQ-'>  3oœ5ilgro  Oggi  jôSobôgiBy  sbn  : 

2.  (Fol.  lv°-7r°.)  OT^gOçi^Go  ^Oofpoli.i  ^5  6-]55ô5ob5  O^Sob.') 
Bgg6ob5  ôiboç^o  jgb5coo5  ^^Ôiçpgjogçjiobiû  :  Sgbbflia  \i9oçp5(o.^ 
0îP)8gcîQ0D5Q.  Saint  Basile  de  Césarée  :  sur  les  quarante 
martyrs.  Inc.  y.sw55cî'0)5  ^bg5Ôoco5  cîçogbgi  0^865  g56(3ço(Tj85Q 
3cîyg5coob.s  8obob5a...  MapTÙptov   [avi^[j,-^v  -tç  ctv  ysvsito  vispoç... 

Delehaye,  i?.  i/.  G.,  1205. 

3.  (Fol.  7r"-Sr".)  flobo^g  :  bgçmob.")  m^b  ro5Ô5fogôob5Q  Scogb 
co3ob5  (?).  Du  même  :  sur  la  création  de  l'âme  (titre  corrigé). 
Inc.  8^8.\3^  .->wo56  coc'îâgfmOTj  b^JOgHo  ,^gcr>oc;i5o...  Us  sont  sem- 
blables à  ceu.\  qui  ... 

4.  (Fol.  8r°-8v".)  bÇ.')3çv>5a  Poroobi  Û68ob5  BggBobia  c7g  cjj- 
€6pîoocoob.s.o,  :  Co^acnb  ."ifoi  Scvjsgàbçmgôcîgooa)  g{5<o>^  b5ço  ^roo- 
b^gb  b5orr);^8çiipîcf)5.  Saint  Jean  Chrysostome;  qu'il  ne  faut 
point  approcher  des  mystères  de  Christ  d'une  façon  indigne. 
Inc.  sgcpob  ^8.^  cj,^3  3530?....  Comprends,  ô  homme... 

(Fol.  S  v°-16  v°.)  Vient  ensuite  une  série  d'extraits,  de  commen- 
taires sur  les  P.saunies  se  rapportant  aux  œuvres  apostoliques. 

5.  (Fol.  nr^-iUr".)  Saint  Grégoire  de  Néocésarée  :  sermon 
sur  Tannonciation  de  la  Sainte  Vierge.  Inc.  f<;>£ogb  ^CisgçnQ'bai^ 
g56  ÇycîÔoç;igà56o  g5çnc'îÔoo)5  g55ûco\ît|o6çoo56...  2(-i;.£psv  àv-j'eXf/.^ 
7:xpoi-i:^ii  JiJ.vwîîa'.  <p:tiop:;vsv"X'.... 

MifiNE,  P.  a.,  \,  col.  1115-1156. 

6.  (Fol.  20r''-23r°.)  Saint  Jean  Chrysostom.e  :  sur  l'annoncia- 
tion.  Inc.  ^gàç^iàg)  bob^fogçnio  bàbiPSgÔia...  Encore  l'évangile 
de  joie... 

MiuNE,  P.  a.,  X,  col.  1172-II77,subnomine  Gregorii  Thaum. 

[22] 


CATALOOLE    DES    MANUSCRITS    GÉOHGIEXS.  367 

7.  (Fol.  ^-k^-l^OV.)  Saint  AndiV-,  archevêque  <le  Cn-te  :  sur 
l'annonciatiou.  Inc.  \Ï5côOiny)^.^  y>i?jb  yciaje'ui.^  bolk^cojçno  yi.^ 
il^^r.;)f^^y'  oo(î)3;icnol>5  Oolv  ^9;);5ob.x . .  'E-£ttt,  r^iAîîiv  y;  rivTwv 
•/api... 

Mic.NE,  p.  (;.,  \CVII,  col.  SSl-iM:5. 

8.  (Fui.  JOv-l^v".)  Saint  .André,  archevêque  de  Crète  : 
sermon  sur  Lazare,  mort  depuis  quatre  jours,  que  le  Seigneur 

;i  ressuscité.  Inc.  c;>;>'bi<^)a  3gapy(ooû.):)ÇoFiy);)cnoDj)b6jfoyÔ3çno... 
Xilizz-  -VI  TapivTa  ::j-{y.zv.z:-r,Y.i  7J"/."/.:-;;v... 

.Mi.iXE.  p.  G.,  XCVII,  col.  960-985. 

9.  Fol.  l-2v°-55v°.)  Saint  André,  archevêque  île  Crète  : 
sermon  sur  la  fête  des  Rameaux  et  l'entrée  du  Seigneur  dans 

Jérusalem  (,bo(^yQôo  f)'lJoîôob.i  m^b  :  foj  o6ç^<3.-)fp  3Qbç;"3ob.">  or):^b 
3.5C;^ob.>  ft^gGobi  ogbg  3toobôyb.i).  Inc.  5g3o6  OoSO^"^  '"•^f"'^ 
C;>it)5TOa  8ob(5g9coG.^  f^aO^---  XOî;  r,ii.3:  ■iJ.t-.'x  -.z'j  Inr.z-iu... 

MiGNE,  P.  (t.,  XCVII,  col.  985-1017. 

10.  (Fol.  52v°-57v".^  Saint  .lean  Damascène  :  sermon  sur  le 
figuier  desséché  et  sur  la  parabole  du  vignoble.  Inc.  bo5yg.>a 
crOC?5b5  ô^Ç^'ô^gCTob^  ÎÇ5  ogà3ob5  8ob  or>5b  agB^^ob.i  .^{Q(3<]co.)3b 
"O  bo(J)Cjg5îQ  gcooDo  icobo  {sic)  bo(5yg5a  c>8c>Sa>ob5  il.>3ob.io... 
K'.vïî  ;j.£  r.zzz  -z  'i.i';v:i... 

MiG.N'E,  P.  f;.,XCVI,  col.  576-588. 

11 .  (Fol.  57v"-65r°.)  Hésychius  :  sur  la  résurrection  des  morts 
et  de  la  loi  et  du  recours  des  hommes  selon  leurs  œuvres,  etc. 
Inc.    yobilj)    5fo6  yG;)ôcîb  fQ,'>  b^wc^mob  8j^fp.~»cocn.>  .^toyjj^cjilob^ 

050  b.>Qfr)g8çn(no...  Qui  ne  voudrait  et  ne  désirerait  le  mystère 
de  la  résurrection... 

1-2.  (Fol.  65rM;t)V".)  Jean  (Chrysostome),  patriarche  de  Cons- 
lantinople  :  sur  l'envie  des  pharisiens  contre  Jésus,  comme  dit 
IKvangile  [qu']  ils  sortirent  et  prirent  conseil  comment  ils 
le  feraient  mourir.  Inc.  w^afpjnGo  b.icoa)  ^çnoàab  aoîÇ.^gyGo... 
Vous  tous  êtes  les  di.sciples  d'Élie... 

13.  (Fol.  60v°-68r°.)  8obo  :y^.  Du  même  :  sur  ce,  comme  les 
juifs  se  rassemblaient  et  disaient  :  »  Qu'est-ce  que  nous  ferons 
de  cet  homme  »,  etc.  Inc.  (•^clb^.^jbGab  33oç^Go  g,3çngboob;)Go 
yto8.->iP.')  (l-jjgnb  8\îccia5(oai.)...  Les  fils  de  l'Église  sont  sem- 
blables aux  enfants  nourris  par  leurs  mères... 

[2-3] 


368  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

11.  (Fol.  eSr'-TSv".)  Saint  Jean  Chrysostome  :  sermon  pour 
le  Vendredi  Saint  sur  la  trahison  de  Judas,  sur  la  communion 
des  saints  mjstères,  et  qu'il  ne  faut  pas  se  souvenir  du  mal. 
Inc.  OQoôSgço  biJoTOCQ  5«b  fp[ogl)  co^ggBob^  3o35fooD  boyg^wj^- 
ÇT>ol)5  cn^gBàf^...  H  faut  vous  parler  un  peu  aujourd'hui  de  votre 
amour... 

15.  (Foi.  75v"-77r°.)  Saint  Jean  Chrysostome  :  sur  la  trahison 
(le  Judas  et  la  passion  de  Notre-Seigneur.  Inc.  OJôgBsiPSau) 

Avec  regret  je  vois  aujourd'hui  à  l'église... 

IG.  (Fol.  7Tr°-90r".)  Saint  Séorge,  archevêque  de  Nicomé- 
dia  :  sur  la  crucifixion  et  la  sépulture  de  Notre-Seigneur.  Inc. 
3.->c55ÇT.l)5  ro5  ic)3553ûgçv>b.:i  b^bog^isgçpbi  ;>çoo\îo.'>...  Sur  ce  spec- 
tacle si  grand  et  si  élevé... 

Au  fol.  91  r"  colophon  du  scribe.  Le  fol.  91  v°  est  sans  écri- 
ture, sauf  quelques  lignes  du  colophon. 

17.  (Fol.  92r"-100v°.)  Saint  Épiphane  de  Chypre  :  sur  la 
sépulture  de  Jésus-Christ,  sur  Joseph  et  Nicodème,  etc.  Inc. 

(0.>a  iinh  gbg  «ÇîÇgb...  Te  TOÙTo  c/;'ppov. . . 

MiGNE,  p.  G.,  XLIII,  col.  140-164. 

18.  (Fol.  100v°-101v".)  Saint  Grégoire  de  Nazianze  :  sur  la 
fête  de  Pâques,  etc.  Inc.  ^iorogcriaob^  çog^ab^...  'AvacTa^îw; 
y)[i.Épa... 

MiGNE,  P.  G.,  XXXV,  col.  396- 101. 

19.  (Fol.  101 V"- 107  v".)  Saint  Grégoire  de  Nazianze  :  sur 
la  fête  de  Pâques,  deuxième  sermon.  Inc.  b.^^^gSogî^àsbù  %q<x^>> 
fîgâb.^  rr).'>3C^ô3  «095^- ••  (déf.-).  'Eul  tt,?  «pu'Xay.-îiç  pu... 

MiGNE,  P.  G.,  XXXVl,  col.,  624-664. 

N  '  5 

Fin  du  XI''  siècle.  Reliure  moderne.  Parchemin  blanc  de  bonne  qualité, 
?<■>  folios.  Cahiers  de  8  feuilles  :  ^  (lisez  l,''  —  g  (lisez  3)  avec  deux  autres 
feuilles,  qui  n'appartiennent  pas  à  ce  manuscrit.  C'est  le  commencement 
du  codex  formé  par  les  n"^  2  et  3,  dont  Benesevic  avait  reconnu  l'exi-s- 
tence,  mais  qu'il   no  parvenait  pas  à  retrouver. 

Mémoriaux  :  au  fol.  2r°,  à  la  marge  inférieure,  deux  mémoriaux  en 
mkhcdruli  :  le  premier  difficile  à  déchiffrer;  le  second  en  mémoire  de 
Sérapion.  Fol.  8v",  mémorial  de  Besarion  (ci;)b.i(ooc>î6). 

[24] 


CATALOGUE    DES   MAXLSCRITS   GÉOROIEXS.  3G0 

Contient  :  Vie  de  saint  Sylvestre. 

'■' l.lHob.N     bocnoÔob(^to(r{bi)br)o     iPipiDcn^)    ^.'i^ob.^Go.    fopîiJ;)îmr)() 
.•>\v)(of).'>  ;);{b;]àot'îb  5.-)On]()Çn'>ojÇ[nO,'>r>  :  gybgôocjb  a.'>flo^oçv)f)jcni3.->5 
b.iyjjÇj'gbooîGo  Ço^GGo  .sjoljîfoG,')  flc5.^;{.>c"Go. 

A  la  suite  (fol.  iGv")  du  cahier  ô  (lisez  -2),  on  a  relié  dt^ux 
iVailies  provenant  du  cahier  c;*  (lisez  30). 

(Fol.  17.)  Inc.  ;)G(lob,ï  j)b;)  ^.moGo.  w.'^Ojlcn;-)  cn!0)jb  î);)l;!.^Mfp;) 
l.,";i)t;-';)G(li)b.')  ^.«obj  g)5  Ô'~'^'^ô"6'*^'^  gwdGjùooi,^  OjGom.')... 
ilcn.ig.icoo  ô.sôftx^b  ^.'iÇj'oGc'îb  ^.içj^.'i^bi  çj)à  OogÇrnço.')  ÇûoQ3.'>b.'> 
ii(ili>.v)gb5.  Ç05  0o-ôS.^Q-oy3.>6gb  ogo  ^ajf^'gô^çj^o... 

(Fui.  IS.)  Signature  au  verso  c"  (Usez  30).  Inc.  [<s^)  P)Oîi]j)ç^io 
"''^•^i'ij  OS-^CÎ'o   o^jb^  ;)r)obô;)  Oô^osa  3ôaa  oyaoGoco...    b5o- 

)G(]ob;>  ogo  ^,'>foo  âôSJ^.')  ^Ooro.^b.'».  ûro<l.>Ggoob.'>  SgGob^  co^b 
.,.>.-.3Çao5b5oç^'. 

Avec  le  fol.  19r°  inc.  Vie  de  Sylvestre,  cahier  5  (lisez  3)  et 
au  fol.  -20  v".  des.  Voir  la  continuation  au  manuscrit  n"3,  fol.  1 
et  le  manuscrit  tout  entier.  Ce  manuscrit  forme  en  effet  le 
commencement  de  la  grande  collection  qui  comprend  les 
mss.  .").  3.  2. 

(T.sAiiAKEi.i,  op.  cit.,  n°  loi.) 

N"  6 

XII'  siècle.  Reliure  moderne.  Parchemin  assez  épais.  9G  folios  non  numé- 
rotés. Cahiers  de  >^  feuilles,  commençant  avec  0  (lisez  40)  jusqu'à  6.> 
(lisez  51).  Dimensions  de  la  page  :  384  X  278°>";  de  récriture  :  288  X 
190  ™m;  sur  deux  colonnes,  avec  un  espace  de  16™™  entre  eu.x.  3-1  liirnesà 
la  page.  Kcriture  :  nuskhuri  carré  de  moyenne  grandeur;  kephalaïa  au 
minium.  Ponctuations  :  •  :  "  Pat  de  mémoriaux,  mais  au  folio  âGr°.  dans 
la  marge  inférieure,  deux  alphabets  complets  dan>  un  nuskhuri  i:rossier. 

Contient  : 

Une  partie  du  commentaire  d'Éphrem  .Mtsiré  sur  les  œuvres 
apostoliques. 

Le  texte  commence  au  fol.  1  r"  a\ec  la  préface  de  Ti-pitre 
aux  Hébreux:  puis  suivent  les  kephalaïa  de  l'épitre  au  nombre 
de  2-2. 

[25: 

ORIKNT  cnnÉTtEN.  24 


370  REVUE    DE    l'orient   CHRÉTIEN. 

Le  commentaire  commence  au  fol.  2v°. 

(Fol.  92r".)  A  la  marge  extérieure  en  capitales  noires  :  ;)l'>o 
m\io  Ôj'jfodBgçTiiçn  .v].^  ocjoî.  Ce  chapitre  était  ici  en  grec. 
(Fol.  94r°.)  Inc.  chapitre  xix;  des.  (def.  — )  (Fol.  96  v°) 
Héb.,  Xli,  25  :  âojQo^gçr'obba:.  g^PSt^cngBooD  5g  g^gg  Sof^^O 
ojç^flBgm  <\)ôyggçj'ol>5  Oo^giG  :  cnifogO^Bo:.  gbg  ogosg  i>(oh 
lîgaoî-m^gilgcno  h.^tgçr,,,  gO^oîôgb.^y)  Ogôyggçj'o  gogôScial. 
.">ôgç[;i()li  b5l)gçT>ol):>.  fp5  .^8ol)  âgÔy^OC?"^^  'à^^  ïi^Bil).')  sgi^c'^fl^- 
Ç^gôl)  9cc!go^gîmo  :  IkQg^cc!  j^OG.^u  gbg  5fob  fo^jj^Oli  ogo  b^bggg- 

L'écriture  de  ce  manuscrit  ressemble  beaucoup  à  celle  du 
manuscrit  n"  9,  mais  l'identité  des  signatures  des  cahiers 
prouve  qu'elles  ne  proviennent  pas  du  même  codex. 

Milieu  du  XI»  siècle.  Ecrit  probablement  à  Sainte-Croix  par  Siméon 
l'Agiorite  (iJinjpi^longgc^o),  le  scribe  du  manuscrit  n"  49.  Reliure  moderne 
en  cuir  jaune;  parchemin  de  bonne  «jualité,  très  blanc  et  plutôt  mince. 
128  folios,  marqués  par  deux  séries  de  chiffres,  dont  le  premier  recom- 
mence après  le  fol.  79  avec  le  n°60.  Cahiers  de  8  feuilles.  Inc.  çp  (lisez  4)' 

jusqu'au  001  (lisez  19).  Dimensions  de  la  page  :  378  X  295™":  de  l'écriture  : 
270  X  192"'"';  sur  2  colonnes  avec  un  espace  de  18'»'»  entre  elles;  de  27 
à  28  lignes  à  la  page,  mais  parfois  moins.  Ponctuations  ;  ^  :  -  Très  belle 
écriture,  nuskhuri  khutsuri,  très  semblable  à  la  main  de  Prokhoré,  mai^ 
un  peu  plus  fine.  Sans  aucun  doute  de  la  même  main  que  celle  du  n"  49. 
Beaucoup  de  contractions  et.  parmi  elles,  quelques-unes  peu  usitées. 
Titres  au  minium,  parfois  en  lettres  capitales,  parfois  en  onciales.  Encre 
noire  tirant  sur  le  gris. 

Mémoriaux  :  Dessins  à  la  plume  en  marge  :  Fol.  ISv,  marg.  inf.  ; 
fol.  15v»,  marg.  ext.  ;  fol.  90r",  marg.  ext.  ;  fol.  23v-24r%  marg.  inf., 
nuskhuri  grossier  :  go^b6o6  :  fi5.  ycjgbbi  gôG  (sic)  Jocoib.^  «ïxiçpgôc^nb^ 
fc;)l)C'i3('3  g).')  ôob.  Fol.  25v°,  de  la  même  main  :  ô"ô^'^a  O-  Fo'-  297°, 
de  la  même  main,  un  alphabet.  Fol.  OSv,  65r,  70r'',  74r°,  87r°  :  quel- 
ques mémoriaux  presque  incompréhensibles.  On  rencontre  les  noms  de 
Dacione.svili  (yiifiooîGjjtlgos,"^,))  et  d'Asar  (?),  au  nom  de  Anton  (.idtoOi 
JJcîQoçmo  .')n(»)C'î6). 

Contient  : 

1.  (Fol.  h-'-v".)  Inc.  Abdias,  v.  9  :  s^^à^h^  aobm^b. 

2.  (Foi.  lv"-lr":)  Jonas. 

[261 


t 


I 


CATALOGUE    DES    MAXfSClUTS    «iÉORGIEXS.  371 

:i.  (Fol.  lr°-l(tvMMicli.e. 

I.  (Fol.  l(Jr''-i:iv°.)Naliuiii. 

:..  (Fol.  i:îv''-l(;r".)  Haliakuk  :  los  Col.  l:i  tl  I  I  suut devenus 
jaunâtres. 

6.  (Fol.  13r°-19r°.)  Sophonie. 

7.  (Fol.  19r"--21r".)  \ggée. 

.s.  (Fol.,  --'ir-aiv".)  Zacharie. 
9.  (Fol.  31v°-31v°.)  .Malaclue. 
1(1.  (Fol.  31v"-98r°.)  Isaïe. 

II.  (Fol.  38r-l-29v°.)  Jéi-émie  (en  partie),  jusqu'à  la  lin  du 
(iiapitri-  wviii. 

Ce  manuscrit  comprend  la  première  nioitii'  du  codex  des 
Prophètes,  lautro  moitié  est  devenue  maintenant  le  n'  11.  Lrs 
deux  premiers  cahiers  sont  reliés  par  erreur  au  commence- 
ment du  manuscrit  n"  1 1.  Voir  plus  loin,  p.  3T1. 

(TsAGAItKLI,   o/i.  cit.,  n"   1.) 

N^  8 

XlII-XIVe  siècle.  Sans  mention  d'origine  ou  de  scribe.  Reliure  moderne 
du  tj-pe  usuel.  Papier  oriental  de  teinte  brunâtre  :  les  pages  sont  abimées 
l'ans  les  marges  par  les  vers,  et  ont  été  séparées.  Il  y  a  102  folios  numéro- 

s  à  l'encre  rouge.  Les  cahiers  ont  chacun  8  feuilles.  Ils  vont  de  T  (lisez  I) 
jusqu'à  -jM)  (lisez  24).  Les  signatures  ne  sont  pas  écrites  au  milieu  de  la 
marire,  mais  un  peu  en  coté  comme  dans  deux  manuscrits  de  Zelati. 
Dimensions  de  la  page  :  365  X  250™™:  de  l'écriture  :  252  X  145™™  sur 
une  colonne:  28  lignes  à  la  page.  Kcriture  :  nuskhuri  arrondi.  Encre  d'un 
noir  brun.    Ponctuation  :  accents  sur  les  monosyllabes  ':•■:,  ^ 

Mémoriaux  :  Sur  la  feuille  de  garde  en  avant  :  1 1  Mémorial  de  Basile 
.(■..ilnisrio) ,  nuskhuri.  2)  Mémorial  du  fils  royal  Domenti  (ù.>(y-îri<iî)3(ic"() 
•,'K'3i');|f>(^i))  en  mkhedruli.  3i  Notice  faisant  remarquer  (|ue le  livre  fut  relié 
de  nouveau  par  le  pécheur  Saba  (iDÔlxxn.'»,  sic).  4i  Autre  mémorial  de 
Basile.  Fol.  Or",  note  en  nuskliuri  grossier.  Fol.  lOv",  mémorial  de  Damien 
(tQiao.>63b). 

Contient  :  Homélies  de  saint  Grégoire  de  Nazianze  tra- 
duites par  Kplirem  Mtsiré. 

l.(Fol.   1  r^-lOv".  )  ^<1fifl>.'>(ri.)g.ir)nb.'>  JL^ilob.-)   fi;-];]r)()l).i  gcÔO^C^Çï^o 

[27J 


372  REVUE    DE    l'ORIEXT    CHRÉTIEN. 

l)^oîTOgÔ;)rnioL.^  ()).^r),^   '^<'îl'''(''-''3c:^^a    ll()l>b.->  yo^c^otn^L^.    Sur  Julien 
réÇwÛTï;;.  Inc.   "•'■"  •~^wl>   c)(3c;;'53fogÔ5a...  Tî;  r;  Tupavvîi;... 

MiGNE,  P.  G.,  XXXV,  col.  1014-10G4. 

2.  (Fol.  1 1  i'"-2-2r°.)  Oolx);;;]  3oîôol),^cr)^l)  OiglScaswobi  :  Sur  la 
naissance  du  Sauveur.  Inc.  ^•jwol'>(«);]  oD3;3ool>.   ^foofo^oçoocn... 

MiGNE,  F.  a..  XXXVI,  col.  312-333. 

3.  (Fol.  22r°-84r°.)  ÇOorii.sio.^g.^Gol».^  O^Oobb  fi;j;ir)ob.'^  ;>,o)ogcQC''o 
Ç58ô5cr)ol).">  ''oÔHnilSÎ^"^''  ■  ^'^Ôy3'''-^  ;)<5o(|J).>(j^o;)fo  «poroob^  ô-iboçiiol» 
cnjB  :  Epitaphios  sur  saint  Basile.  Inc.  aô3C?oo'^f^'^  ^•'>ft>9a 
95ôS.')fp<)b  (iio^.-j.^C''  (Joljg'bco^  bo(|J)cj^.')cr).')b5...  "E'j.i'akv)  iipx... 

MiGNE,  y.  a.,  XXXVI,  coi.  193-605. 

4.  (Fol.  S4v°-87r".)ôrao,'^oîe;iob  yo^w  ioacoonob  a;](«)>-|n;iç:'^ob.->  : 
goo(J)i(^().>U,)  ("3.'>boç^-'()bb.^  b^ol'x'îbr»)  ocooîo^oîbGo  :  o.^(o.>o3W.^bco.Go 
6030(^5  O5oçjicciboîç5cc!bob.->r)()  :  Vers  héroïques  sur  saint  Basile 
dans  la  rédaction  de  Nicétas  le  Paphlagonien.  Inc.  qs^  ^mob^gb 
8pîyg5fo;]Oî...  Voici,  amants  du  Christ... 

5.  (Fol.  87r"-I00r".)  \^i)()y).'5œ.s  (IfQwob  8.M3ob.->  Pi;^3r)ob;>  ô"'^~ 
gcigno  55a(5œ()b-i3g5yg6cnob,->  :  Sur  les  lumières,  bo^y^^àa 
BcoçT'ODi  (sic)  ai^h.  Inc.  j^-'^C;''^©  o;)bco.^  I^O^f),  rp.'>  Ô3^Ç1"'^ÇQ  b^o- 
çogçTicria...  IlâXiv  'Ir,c7c5;  c  èij.bç... 

MiGNE,  1'.  G.,  XXXVI,  col.  336-360. 

6.  (Fui.  l()Uv''-I33r°.)  ^oboag.  65OTg;;'ob  ço;]Ôob,^  aoBiraoi 
f^^^hlOflsacTf^oocn  :  Sur  le  baptême.  Inc.  ôO^oB  ôfoÇyo535c''a 
65or)gçm0);>  çpjog  SoçQçogbàbÇigîmgor)...  X6à;  -f,  '/.x[j.-px... 

A  la  fin,  delà  main  du  copiste  :  c.'-'>a'^wgçT.5  G^mç^^ob  cia"'''^^ 
0030b  boôy;-).so  :  Og,^ç;-'o  :  lî~  :  5  :  00^  :  bmhh  amhbh  gtco^ag^o  :- 

MiGNE,  P.  G.,  XXXVI,  col.  360-425. 

7.  (Fol.  133v"-138r''.)  Ç3oû).yT»5  ac^fiSob  a^aob.s  IV^gGob,^  gP5o- 

gojçj^o  çnafooDob  (laôyciaR?"^"^"  •  ôwogoîÇTiob  aoa.'ifoOT  Go^b^ç^^ob^ 

ô'dohi)  fooonobi  Ô5boç;^-'ob.'>  <l3arogo:iairiO  ^gçjico-m.^bbaob.^  8('îb6g- 
ç^iob.s  :  A  Grégoire  de  Nysse.  Inc.  aggc'îôcoob.^i  b.x'oÇagGpîab^ 
.~ipS.->n  .^ô)b  G^Qj,)ç«ob-b5g3:>cngÔgcr)...  'tfAiu  r.i7-:'j  z'r/.  îttiv... 

MiGNE,  P.  G.,  XXXV,  col.  832-841. 

8.  (Fol.    138r"-I50v".)    ^8oc),V7i.>    doimoh    a.->aob.s     Rj^gGob.'» 


i 


CATALOGUK    DES    MAXUSCUITS   OÉOULIEXS.  373 

ô^"ô^'îCi^"  Cîè)(0(T)()l')-(l;)(^tJ;"J;)Oiii)l>.')n.  b()(5j-)Q.1U    <(M)y)ob.'>  .^(D.'iri.^bjjb 

."■,b  :  Sur  Atlianaso  le  granii.  Inc.  .'>in5r);)bob  il\-|;)";)cril.ir)  b.xn- 
fu'igô.-iu  ;i-'>Ji'î...    AOïvijiîv  i-xuC.y/  — 

AlKiNE,  l'.a.,  W.W,  col.  l(isl-ll-.ib. 

9.  (Fol.  I.">!<v"-I77r°.i '{ît1oyi.-)«n.i  Scifoob  il.^Jlob.i  fi;2)j'"'"^*-">  ô^"" 

ln>(^i|;-).>u  ^^iJHob.^o  :   Aux  150  évi-ques...  Inc.   .jom.^M  tr)jg;)r)<p.^ 
r>ri  ;)ùr>o  (sic)  :  <l  b.>>.j;-).->(Ô;]Çpr)C'î  «•'fî<-|;)i1brnî...  llw;  ■j;j.iv  ri  r,;j.£T£pa. . . 

10.  (Fol.  177r°-I92  v")  (def. — )  '(•(•o<ii^oi.>;'.'.f)ob.'>  cJ.>il()b.>  tîj-^jjfiob.^ 
■Ôogcîçpt)  t5i)coOT»)b-(l;)(^i.j;^;)Çpob;>a  :  bo(^yQ.^a  (^^^5^53005  Oc^yg;>- 

("ijôob.^  (ri-yh.  Inc.  ô-'>6'""'^  «ly.incî  y>.'>  œ^G.^^pSfrKQâoçjiGc:!. 
Sur  la  charité  envers  les  pauvres...  ".Vvîp:;  icf/.;;'... 
Le  texte  se  termine  def.  —  au  fol.  l'J-2  V. 
(Ts.VjAkeli,  op.  cit.,  n°  1-2S  |?|.) 

N    9 

La  première  partie  est  du  .\i'^  siècle,  la  seconde,  du  Xh'oudu  .\il'.  Le 
i'Uxième  scribe  s'appelle  Dositliée  (gipjboa);)  (FoI.Gdv»).  Reliure  moderne 
iii  cuir  jaune.  Parchemin  blanc  et  de  bonne  qualité.  VJô  folios;  cahiers 
de  îS  fi'uilles  commençant  avec  le  n"  03  (lisez  IG)  et  se  terminant  avec 
le  n"  <lj  (lisez  41).  Dimensions  de  la  page  :  382  X  284™™;  de  l'écriture  : 
s")  X  180'"™;  surdeu\  colonnes  avec  \\n  espace  de  20™'"  entre  elles. 
'.  l  lignes  à  la  page.  Écriture  :  on  distingue  deux  mains  :  la  première  va 
'lu  fol.  Ir"  au  fol.  4r";  la  deuxième,  du  fol.  Àr"  à  la  fin.  La  première 
est  celle  des  manuscrits  n"'  2,  3  et  ').  La  deuxième  ai)partipnt  à  la  même 
époijue  et  ressemble  beaucoup  à  celle  du  manuscrit  n"  t"i. 

Mihnoriaux  :  Fol.  4r"  à  la  marge  inférieure,  on  minuscules  microsco- 
piques de  la  première  main  (voir  la  descrijjtion  du  manuscrit  n"  2  ; 
''"ù''05  '"'a  fl^'  "~  36^10  (sic)  0;sb  300  fijjilroi  (ôjr^  i'cj.'jî'auîo  glîoficj 
(>,.|.'iri;|nr,l>  Ï7  6.)Jil.>(ôr«  l>.>Fi.ir)<T  .sôSl).  Fol.  34v°-35,  à  la  marge  inférieure, 
en  nuskhuri  de  basse  époque,  mémorial  de  Macaire  (iJoj.nÔ;^,  sic). 
Fol.  34VO,  à  la  marge  inférieure,  par  une  autre  main,  mémorial  de  Silas 
(ilojr"->b).  Fol.  35r",  à  la  marge  inférieure  en  nuskhuri,  du  XIX"  siècle, 
mémorial  de  Besarion  (ô;)b5wocir)). 

Conliciil  : 

Le  commentaire  sur  les  épitres  apostoliques  d'Kplirem 
Mtsiré.  Le  commencement  est  perdu.  (Fol.  6r°.)  00530  3. 
r5.)oin.^  .^co.!  jjgtio.iwjjôo^moco  ;)(lil.>3(r>.>  :  yi.>  (h^am^  ^(^.t  39fooy)g- 

:î9; 


374  KKVUK    liK    l/oaiKNT    CHRÉTIEN. 

^Cob   Q^gCQO.^W    Çr'C':îQ;!.^l).^    ()()5.')    :    ;'|Ori.^     ii.->wb;j.%l).>    il.>(i.-)i)).-).<!     :     .if);^ 

Texte  des.  (clef.  — )  au  fol.  195 v"  (I  Tlies.,  ii,  17)  :  o).i,j()  ô  : 
bgfÔaoçfo  (p>>  boV)5ô$gçj'o  Uobo  iL^cn  co^b  :  rfj>>  Iîtoj;^ 63,^11.  (obaai.^ 
bfo^Çji  o^^iiDj^f)  :  Oc'îQo^j^ç;"ob.~)a  bco.ç^^cc!  (^Hi')'^  ilJl.^rxo.  cQÔco.çf  ço.^  cn^j 

^-jiljiôjib.yj)  ;i,,b. 

Le  type  caractéristique  de  l'écriture  est  le  même  que  dans  le 
manuscrit  n°  (5,  mais  ces  deux  manuscrits  ne  peuvent  provenir 
du  même  codex,  car  les  signatures  des  caliiers  sont  identiques. 

N"  10 

XIII«-XIV«  .siècle.  Reliure  moderne  en  cuir  jaune.  Papier  oriental  d'une 
teinte  brunâtre.  2r)2  folios,  numérotés  au  crayon  en  haut  et  à  l'encre 
en  bas.  Cahiers  de  8  feuilles  :  les  signatures  ont  été  découpées,  sauf  au 
fol.  14  v»  ô  (lisez  2j  (tin).  Dimensions  de  la  page  :  385  X  284™'";  de  l'écri- 
ture :  323  X  219™"'  ;  sur  deux  colonnes,  avec  un  espace  de  15"'™  entre  elles. 
32  lignes  à  la  page.  Ecriture  :  nuskhuri  arrondi  et  régulier.  Kephalaia 
au  minium.  Ponctuations  ,  •  :  -  Il  y  a  un  certain  nombre  de  mémoriaux. 

l'oiUient  : 

La  deu.xième  moitié  du  commentaire  de  saint  Jean  Clirysos- 
tome  sur  l'évangile  de  saint  Matthieu  dans  la  version  de 
saint  Kuthyme  l'Agiorite.  Inc.  (— def.)  au  fol.  1  r",  avec  le 
chapitre  xlv  (Matth.,  \ni.  •21)...   '.V/,a-/;v  -apx^^Xr,/... 

(Fol.  ;ir".)  Chapitre  XLVi  :  ;iU'  b.->(nr)co.;)ô.^a  n-'^t5«;)l>  -^"l^  b.-.bi{).>- 
nco).")  :  yj.')  ï^i'gôil^  .'><)ob^j.'ir)  g.^Goco^îtj-jofifoj^b  Çiloai.^rxi. 

(Fol.  -i.jTr".)  Cliapitre  lxxxix  :  (oo))  boLj;"].>pSgç;"()b.^  (n^b  m.-^ 
<)()^fjjw.ùi)b.^o)-b  ;  le  texte  se  ternune  au  loi.  257 v"  avec  la  fin 
de  ce  chapitre  (def.  — ). 

('e  manuscrit  semble  avoir  IVirmé  un  deuxième  volume. 

N    dl 

.\1"-  siècle.  Ecrit  probablement  au  monastère  de  Sainte-Croix  par  Siméon 
r.\giorite.  Reliure  moderne.  Parchemin  de  bonne  qualité.  Beaucoup  de 
feuilles  sont  très  minces;  elles  sont  numérotées  au  crayon  ;i  l'aide  de 


1301 


I 


CATALOGLE    DES    MANUSCRITS   GÉOUGIENS.  375 

doux  séries  de  chiflVes  :  la  première  commeni;ant  au  fol.  1,  de  1  jusqu'à 
'-'14;  la  deuxième  commençant  au  fol.  5.  de  1  jusqua  20â.  Il  y  a  214  folio.s. 
I.e.s  cahiers  sont  de  S  feuille.s.  Inc.  avec  ô  (=  2l.fol.  1-4;  pui.s  ;i(=:3), 
fol.  5-12;  puis  ô  (—  20),  fol.  13  jusqu'à  Oy)  (=  44),  dont  le  dernier  est 
incomplet.  Dimensions  de  la  page  :  378  >:  ^.tD™'"  :  de  l'écriture  :  270  X 
192™'";  sur  deux  colonnes  avec  entre  elles  un  espace  de  18"'™.  27  lignes 
à  la  page,  mais  parfois  moins.  Kcriture  :  la  même  qu'au  n"*  7  et  40. 
l'onctuations  •  :  - 

Mémiiriiiuj-  :  Vo\.  20r«',  marg.  inf.,  main  du  .WI"  siècle  :  R('it03O!r^obA 
il.\j.>ô').il>  :;^~()l>  <'loi).>b.>  rj~f)l)  :  t:i~ri  .liiofi.  Kol.  3sr",  marg.ext.,  nuskhuri 
tremblant  :  f>;i''  ;V>"  ji'obci  b^CMoioin.)  (pfjô.m  <l''^Kl6t)''-  Fo'-  '>9r',  marg. 
inf. ,  nuskhuri  grossier  (.XV'III»  siècle,  tin).  j~y  J3~ej  3~a  bi^yis^o  5,)b.)- 

"HK'jf)    (ii.i     i)ncjo;)C^r)(>     (,ii.^    "^^fij      ôiôd.iricioi     i)>,.);)r>R.)     î);V)'>r>ri)C'jb     (•l~r) 

, -,' wv»'^"  '^".'i;)r'f'>'>  •>~r'.  Fol.  i:î5v»  et  fol.  l.'jjr",  irriffonnages  illi- 
sibles de  la  même  main  que  le  fol.  38r'. 

Contient  : 

1.  (Fol.  lr"-2v".)  ost'e,  .\ii,  2  jusqu'à  la  fin.  Les  feuilles  ne 
sont  conservées  qu'en  partie  ;  elles  sont  déchirées  et  ont  soullVrt 
lieaucoup  de  l'iiuniidité. 

i.  {Vo\.  2v°-5r°.)  Joël.  Entre  le  fol.  lv°:  «p-^  lôgcogoo  Ggbù-;)!).^ 
boc-^ni)  3.1.  ^.)  Lj.')3m  et  le  fol.  ."ir":  c^Bo.  Pi"  <1«.^;);ir>;'3c;'  •'>wb 
lMb.i>;-)cr.yô;)çmo,  ij  y  a  unc  lacunc  de  deu.x  folios  (Joël,  ii,  15- 
III.  i:i). 

:{.  (Fol.  5r''-l-2v".)  Anios. 

I.  (Fol.  I2v°.)  Ahdias,  v,  1-9  (pour  la  suite  du  te.vle  voir 
n"  7,  fui.  1  et  suiv.). 

.">.  (Fol.  i:ir"-4  Iv".)  Jérémie,  xxix,  I_(pour  le  texte  antérieur, 
voir  n°  7 1  jusqu'à  la  fin.  o;]fo;)iloô  ÇipyçjiOG  oÊclom  :•  «'('îb^G;)"."]- 
Çj^io.-)  ^•>fo^y;^')6jç^(i).).  fp.^  c)ioy<C^nr).>  Qp),-^  Ç'pyGoD.i  jo.i  yob.~>  il~i5i)) 
•)M()b.'>... 

0.  (Fol.  nv°-49r°.)  Baruch. 

7.  (Fol.  19r°-54r°.)  Lamentations  de  Jérémie.  disposées  en 
strophes.  Fol.  51r",  en  rouge  :  jG  3;)  3(ob?S(l, 
.S.  (Fol.  51r°-51v".)  Prière  (c;^f'î(53'>o). 

9.  (Fol.  54 v''-56r°.)  Lettre  (a<^"Mf'^c?a)- 

10.  (Fol.  5Gr'-ll  IV.)  Ézéchiel.  Lr  fol.  SOVaété  laissé  en 
blanc. 

II.  (Fol.  lllv'-138r-.(  Danid. 

■M] 


376  REVUE    DE    l"0RIE.\T    CHRÉTIEN. 

1-2.  (Fol.  138a°-171r°.)  1  Esdras, 

13.  (Fol.  171r°-191r°)  Néhémie.  Au  l'ol.  179v°,  nous  n'avons 
que  13  lignes  à  la  page  :  l'écriture  est  très  agrandie,  mais  elle 
est  de  la  même  main;  cet  agrandissement  se  retrouve  dans  les 
dix  folios  suivants. 

14.  (Fol.  194v"'-214v°.)lV'' Esdras  (def.  — ).  Il  y  a  peut-être  une 
lacune  après  le  fol.  209  v",  qui  est  le  ilernier  du  quaternion  :  (1(J7 
(lisez  11).  La  signature  du  cahier  fait  défaut  sur  le  fol.  ilOr": 
celui-ci  et  les  quatre  folios  suivants  ont  subi  profondément 
l'action  de  l'humidité  et  le  parchemin  est  fortement  déchiré 
et  très  fragile.   Des.   fol.   214  v°  :   <£>^   solâoc;'^  l>çi^[..]o  figOo. 

Le  codex  où  a  été  pris  ce  manuscrit  a  été  divisé  en  deux  par- 
ties :  la  première  moitié  se  compose  du  manuscrit  ii"7,  mais  les 
douze  premières  feuilles  de  cette  partie  du  manuscrit  sont  reliées 
au  commencement  du  n°  11  (folios  1  à  12).  En  général,  le 
manuscrit  n'est  pas  en  mauvais  état,  sauf  les  deux  premières 
et  les  cinq  dernières  feuilles,  qui  ont'  souffert  de  l'action  de 
l'humidité  et  de  plus  sont  déchirées.  Dans  quelques  endroits, 
l'encre  est  devenue  très  pâle.  Les  titres  des  livres  s'écrivent 
soit  en  onciales,  comme  dans  le  manuscrit  d'Athos,  soit  en 
capitales  et  au  minium.  11  y  a  quelques  passages  où  des  mots 
sont  écrits  dans  les  marges  par  la  main  d'un  correcteur, 
semble-t-il,  et  peut-être  par  le  copiste  lui-même;  en  tout  cas, 
les  mots  en  marge  sont  de  la  même  époque  que  le  texte.  Un  a 
coupé  les  marges  de  quelques  pages,  toutefois  sans  déchirer  le 
texte.  Au  milieu,  se  trouvent  quelques  pages  qui  ont  subi 
l'action  de  l'humidité,  mais  l'encre  a  laissé  des  traces  sur  la 
page,  de  sorte  que  l'on  peut  rétablir  la  leçon  sans  difficulté. 

(TSAGARELI,  op.  Cit.,   ïï"  1.) 

N"  12 

Commencement  du  Xh'  siècle.  Écrit  au  monastère  de  Sainte-Croix  à 
Jérusalem  (fol.  472  v")  par  Stephaney  CbôG,  fol.471  r")  et  son  aideZacharie 
(T).\.|.yo().>o,  ibid.).  Reliure  moderne.  Parchemin  assez  épais  de  bonne 
qualité  et  de  teinte  crème,  comme  ceux  de  Constantinople.  472  folios, 
mariiués  au  crayon.  Cahiers  de  S  feuilles,  sauf  le  premier,  qui  n'en 
contient  (jue  7,  signées  comme  d'habitude    par  des  lettres  capitales  :  •> 


CATALOGUE   DES    MANUSCRITS   GÉORGIENS.  377 

lisez  1)  jusqu'à  Go)  (lisez  59).  Dimensions  de  la  paf;e  :  370  X  255""°  ;  de 
l'écriture  :  272  X  173"'™;  sur  une  colonne:  'M  à  32  lifrnesà  la  pa^'c.  F-'criture 
minuscule  du  type  athonite,  mais  avec  un  peu  plus  d'inclinaison.  Titres 

lU  n)inium.  Encre  brunâtre.  Ponctuations  :  :  - 

Coudent  : 

(Fol.  1 1-"- 17 1  v°. )  Le  cniniiientaire  de  saint  .lean  ("lirvsostomc 
<iir  l'évangile  de  saint  Matthieu,  complet  dans  la  version  de  saint 
Euthynif  d'.Vthos.  Le  te.xte  Unit  au  folio  171  v  et  immédiatement 
après  nous  avons  le  mémoire  des  scribes  :  J.)  H;)  bçj^o  b(5;)6bo  (sic 
y  S-  '>Ô.'1"^^'^i)^"t  •^'''^^  li>og6ob.>  (Ts.  ÇgGb.^)  UJ.^clÇgfogC^ioba  i<i(i 
l  Ts.   ;-)f'î)   3j   bçjiQ  Tj.^^-J.îfoo.^abo   (Ts.    T).v].')(o<).'>bo)    ^'ônh   Ço^riob.» 

.•iiil,',;)ôcpobùQ.  Ici  même,  semble-t-il,  commence  le  texte  du 

•  Testament  »  (•>'JfC);]cotlo).  La  listedes  travau.xdesaint  Eutliyme 
donnée  par  Tsagareli  se  trouve  au  1'"!.  ITir";  il  en  existe 
d'autres  que  ceux  qu'il  cite,  mais  la  page  est  abîmée  pairiiumi- 
dite. 

(Ts.ViARKLI,  ijp.cit.,  n"  II.").) 

N"  13 

\ll[=-XVl'-  siècle.  Écrit  par  le  scribeGiorgi  Kutiréli  (ôocjoijo  Jaô""asî?'* 
fôl.  271  r").  Reliure  moderne.  Papier  oriental  de  mauvaise  (lualité.  un  peu 
mince  et  de  teinte  jaunâtre.  '.iS'2  folios  numérotés  au  i-rayon.  Cahiers  de 
^  touilles;  le  manuscrit  commence  avec 'ÏÏ  (lisez  7),  dont  il  ne  reste  que 
5  liilios.  A  partir  du  fol.  6r°  (3  (lisez  81  les  autres  signatures  des  cahiers 
suivent  sansinterruptionjusqu'au cahier  (lodisez 40).  Les  signatures  de  ces 
cahiers  sont  <îe  côté  et  non  pas  au  milieu  de  la  page,  comme  à  l'ordinaire. 
Dimensions  des  pages  :  364  X  251™"';  de  l'écriture  :  270  X  165™";  sur 
deux  colonnes  avec  un  espace  de  18™™  entre  elles  ;  29  lignes  à  la  page  ; 
!■  mde  écriture  forte  en  nuskhuri  un  peu  incliné  du  type  arrondi.  Encre 

un  noir  luisant.  Titres  au  minium.  Ponctuations  :■:•,' 

Mi-moriatix  :  Fol.  lOv»,  à  la  marge  inférieure,  griffonnage  grossier  en 
nuskhuri.  Fol.  10 v»,  à  la  marge  inférieure,  mémorial  presque  effacé  en 
mkJiedruli  d'un  type  très  élégant.  Fol.  162  \°,  à  la  marge  inférieure, 
mémorial  en  six  lignes  en  petit  nuskhuri  angulaire  du  docteur  (pi j^olld- 
u'jofôo  Jean  Avalichvili  (<i6y  o3.>!53oi")3ocj'o).  Fol.  130v",  à  la  marge  infé- 
rieure, mémorial  en  mkhedruli,  très  diflicile  à  lire. 

En  liaut  du  fol.  177  r'  de  la  main  du  scribe  :  cqcj  ipej  iff!"iï!a  '"">  r'Iojirloo)^ 
H!<i2.'(jôi)in.j  rjji  i^UotôyG  fGo   gbg  Ço^GGo   tf)Ci,']ô"''ac)5ï?aôil)o  Oo  fo  'h]0~ 

•3:r 


378  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

<ijaL^  :  vm.)  :  ■^MCîCflioçrjoc;^!).^  :  .VI. .G  :  uy;y;f>  :  Vœu  pour  l'évoque  Davit 
de  Cqûiididf'li  ;  et  plus  bas  :  _  _ 

ri1.-)(i\vj(ôri;jl.    (^T)()     \i();ir)r)()     ,V)fc^'""-''     '^'^      Bi'Vi'3i)eT;ob.i      ;;o     (•)\V;)(ÔO''(il>.^ 

^gf)oco')S"oÏÏo(j).^...  Inscription  du  scribe  Giorgi  Kutireli. 

Contit'iif  :Leii  homélies  de  saint  Grégoire  de  Nazianze  dans 
la  version  et  avec  les  scholia  d'Éphrein  Mtsiré. 

1.  (P'ol.  lr"-:30r".)  Acéphale.  Grégoire  de  Nazianze  :  Epita- 
phios  sur  Basile  le  Grand. 

Muse,  P.  G.,  XXW  1,  col.  493-605. 

2.  (Fol.  30r''-3-iv°.)  Du  même  :  versets  héroïques  sur  Basile 
le  Grand  dans  la  parapiirase  du  philosophe  Nicétas.  Inc.  ;)â''' 
^woLôjjb  i)(ay^-).K'o;)oî...  Voici,  amants  du  Christ... 

3.  (Fol.  S-^vMGr".)  Du  même:  bo^y^-^a  GifDgçmm.s  («^b.  Sur 
les  lumières.  Inc.  ,^3.'>ç:!'.^ft>  ^Klhj  'îg^^O'-.  IliXiv  'Iricoi;;  6  spj;... 

4.  (Fol.46v''-83v°.)  Du  même:  B.^oDçmob  ipjjoob.-)  (IoD.'^coot  ih^^j- 
êçnç<xàomo.  Exhortation  au  baptême.  Inc.  ôg3oG()ôw'(ic|oG3.'iÇjf>;)... 

X6è;  T-?,  Aa|;.Trpz... 

MioNE,  P.  G.,  XXXVI,  col.  300-42:.. 

ô.  (Fol.  83v"-89r".  )  Du  même  :  à  saint  Grégoire  de  Nysse  sur 
son  ordination.  Inc.  i);),',(o.ôt5()b.->  b.-)ô5Ç0;-;)6c':!ab.'>...  <Pilo\i  iziazoù . . . 

iMiiiNE,  F.  G.,  XXXV,  col.  832-841. 

6.  (Fol.  89r"-114r".)  Du  même  :  sur  saint  Athanase  d'Alexan- 
drie.  Inc.   ."jûDàG.^bob   il.vjj^ôjoinil.^ri...   AOavzGtov  S-«IV(I>V... 

MiGNE,  p.  G'.,  XXXV,  col.  lOSl-1128. 

7.  (Fol.  II  lr"-133v".)  Du  même  :  aux  cent  cinquante  évêques 
sermon  fait  sur    son  départ.    Inc.    30Qri.->co    ligGG;)ô.)Go...    Ildi; 

■jfAÎv  rà,  y)[^.éT6pa.. 

.MiiiN'E,  /'.  6'.,  XXXVI,  col.  157-192. 

8.  (Fol.  I33v"-163r".)  Du  même  :  sur  la  charité  envers  les 
pauvres.  Inc.  j.nqGo.  ilO.^Gco....  "Aviîps?  i^ik'^oi... 

MiiiXE,  P.  q.,  XXXV,  col.  857-909. 

9.  (Fol.    lG3r"-I78v".)    ^l'yocy.sm.-)    OiTjfoob    0.-)()ob.->    f^^j^Golw 

gcÔo^jC'îçmo  tO(lô)(_r)()b-();)(')i-|;"]6çj''ob.-)    :    bo(|^y;"].-)n    \\qC:\'^C!^0°"^'*'^^"^^ 

b-)5y^b,^  (1;')co.coob.s  :  Du  même  :  sur  le  dommage  causé  par  la 

grêle.  Inc.  «.x^  Uî^at^bG^m  'pgbbà  b5^gû^)C^b.>...  Tî  "aj-ts  tï;v  Tà;iv 

ï~y.vKJ\i.vrr,'>... 

MifiNE,  /'.  (V.,  XXXV,  col.  933-9134. 


CATAtOiiUr:    DKS    MANUSCHITS    CÉOUGIKXS.  MO 

10.    (Fol.    ITSv'-lSOv".)    \îi).)y).Mj>.^  Drî«^)()l>    Jl.Mlob.^    li^.jCiob.^ 
,',o)<)^i'}5ni,)  liHlrtiDdb-iliK^çil-jl'txDb.^    :   3jbb.>ub.>    m-^b    y>.>    y).'>,i)<'î.!- 

r);)ôi»b.^  (i):;b.  l»u  iiiêiiie  :  sur  la  fête  de  Pâques  el  sur  la  solitude, 
homélie  I.  Inc.  ■~>u'>y>;v'î''-''"  y>i!';).   ui.^ib.io.^ilo  i).M'ô5{;']0...  'Avaj- 

-izuo:  r,\J.ipx  ^p'/r,  iîZ'.i... 

.Ml. .m:.  /'.  (;..  X.WV.  cul.  :3;tti-101. 

1  1.  (Fui.    l8UV"--JUlr.)  \ïiluyi.)(().>  <)(.}(Ôob  il.nlob.^  Iv-jjjbob.^  .i'^'o- 
,,.îç<>o  c>i)co(j>ob-();)(^tj,-)lîc?'r>l>->"'  o.^b;)_.].>nb  (j>^;b  bi)(5>-j;-).Nu  il;)('îfÔ;)  : 

iMi  même  :  .sur  PAques,  iioiiiélie  ii.   Inc.  b.\^'-3<1oç[;i.\{b.^  'lj;)U).^ 

Ii;)i)b.'>  y)i;jory;^;)...    "KriTi;;   suXay.ïjç   ;v.îj  CTT,î:;j.a'.... 

Mir.NE.  p.  G.,  WXVI,  col.  G21-()(;i. 

\2.     (Fol.    •2lllr'-223v°.)    «lobo,-!;)-     .-^Vl^C     ^^^ôio.^jjjb.-)     cP^^b    yià 

.-(TMib.i  y).>  ;)b^jr)().>()).>  u.-b.  Du  même  :  sur  le  nouveau  Dinianclie 
■  I  sur  le  printemps  et  IKncénie.  Inc.  o'^dM^'""'^  <"5->ô".'5*'  <^;")^5" 

''j(;')C...     K';y.xi'i'.x  -•.■j.xz'Ix'.  r.x'/.x:'zz  v:y.;ç... 

Ml.. NE,  P.  a.,  W.W  1.  col.  (idS-ti-Jl. 

F!.  (Fol.  -'iiiv'-iSOv".)  ilobo  ;j;]  ;).^_^.^»-)j]eHn.>  i))^b.  Du  même: 
sur  les  .Macchabées.  Inc.  ôS.hi  ;i;|  «L^^^-^ôj^çino...  Ti  ;=  :■.  Ma/./.i- 

;jX\:i... 

MiN.NE.  P.  a.,  xxw  ,  cul.  'ji-2-'.>;j:j. 

1  I.  (Fui.  SS.'jV"-^  l.Sv".)  ilobo.î;)  b()(^y;:].^ft  clciyjjjçiifn-Oca'p.^Oobùu 
"i^  .jv^M')->f>;|b.   Du  même  :  sur  rhiéromartyr   Cyprien.   Inc. 

■.r.on  y).-»  ^^i^Scoo.iHjjb  iJ->r)i);).{ç;^i(».^  '^3;)^'...  M'./.c:i  Kjt.z'.xiï:  l<.içj';vi 

r/J.x:. 

Mi...\i:.  /'.  ^•..  XXXV.  col.  ll(ia-ll'.i:j. 
Au  fol.  ilQr"  se  trouve  l'épilogue  à  la  traduction  dFphrem. 

l.">.  (Fol.  "2  19  v'-'i/Tr".  )Ç<l<>y'<>b.-)  y).'>  r);)5.^W()b.>  il.^ilob.i  lv-);)r)()l).> 

i'fî()j(0(?r)  <)~(5c^-'n  [sic)  o.i5(o«).^(o^^()b.>.    ^"ôyn*^"  njjbbitub.in 

\^il(iy>ob.)  (n^h  y)i  y)oy)ob.")  gôîo^c^c;^o    yi(]f5o)ob-i);)(|)}j;-)Gt:i'><)b.">    : 

De  notre  saint  et  béni  père  Sophronius,  le  patriarche  de  .Jéru- 
salem :  homi'lie  en  mémoire  du  i;rand  saint  (iré-goire  le  Théolu- 
fïien.  Inc.  b-^".)^."^)"  yioy»)  yi.i'r.jjQob.M!...  L'nc trompette puis.santi' 
't  céleste... 
•  Le  fol.  2til  appartient  à  un  autre  manuscrit  :  le  fol.  271  appar- 
tient bien  au  manuscrit,  mais  à  la  partie  où  se  trouvent  les 
schùlia.  Fol.  277v"-27Sr",  versiambiques.  Inc.  S  .•>y).MJi)b  'bjjnn).-) 


380  UKVUE  DE  l'ouhcxt  chrétien. 

^85gîmoîfi)5  ag;5;;)çp  V)^(^ob...  Les  premières  et  les  dernières 
lettres  sont  écrites  en  rouge,  et  forment  des  acrostiches  :  il  faut 
les  lire  dans  l'ordre  que  voici  :  col.  1,3,2,1;  elles  donnent  les 
vers  suivants  : 

btOj^çj^ooi^    (loo)   l).Vbo:!8ooi.~)   bcogç;"  ^96oç^Of)5 

dî]ô^l]  li;]Oft).')  ojOgG  f^s^gl).^  g.^BSj^ob^b,-) 

6c'î3çmol)5cr)5l)  gb.^foo  gBroc^  c)Qo(5g  ggcoyS  : 

Le  fui.  278  v°  est  resté  en  liianc. 

Au  fol.  279r''  une  nouvelle  main  commence  :  nuskhuri  angu- 
laire du  xvn"  siècle,  et  papier  de  la  même  époque.  Les  scholia 
d'Éplirem  commencent  avec  le  sermon  sur  Julien  (voir  n°*  8  et 
1),  et  s'étendent  jusqu'au  n°  22  sur  Voration  aux  IT)!)  évêques 
(fol.  382v°).  La  fm  du  manuscrit  manque. 

(Peut-être  Ts.vG.vRELi,  op.  cit.,  n°  131.) 

N'  14 

Daté  de  Tan  1050  au  toi.  492r<'.  Écrit  par  le  scribe  lované  Dvali  (iif'î3->ri;) 
fi)3.iC?o).  Reliure  ancienne  en  cuir  brun  ;  ce  cuir  est  déclare  au  dos,  mais  la 
reliure  se  maintient  encore  solidement.  Parchemin  blanc  de  la  meilleure 
qualité.  4G'2  folios,  numérotés  au  crayon.  Cahiers  de  8  feuilles,  de  •)  (lisez  1)  à 
QÔ  ilisez62i:  à  l'origine,  ils  se  poursuivaient  jusqu'à  aoj  (lise/.  ()4),  mais 
aujourd'hui  il  en  manque  à  la  fin.  Dimensions  de  la  page  :  360  X  274""'  ; 
de  l'écriture  :  270  X  190""";  sur  une  colonne,  du  fol.  Ir"  au  fol.  7v°; 
puis,  sur  deux  'colonnes,  avec  un  espace  de  17"™  entre  elles;  28  lignes  à 
la  page.  Ecriture  :  nuskhuri  grand,  très  lisible,  incliné,  du  type  atlioniste  et 
d'une  calligraphie  e\traordinairement  belle.  Kephalaïa  en  lettres  asomt'a- 
vruli  au  minium.  Encre  noire.  En-tètes  à  la  manière  bzyantine  dans  les 
tons  roses  et  bleus,  admirablement  faits  (fol.  1  r°,  GSr",  380r»).  Ponctua- 
tions :  ■ 

Mémoriaux  :  Au  fol.  r)2v»,  à  la  marge  extérieure,  en  14  lignes  en 
grand  nuskhuri  carré  (je  laisse  toutes  les  erreurs  sans  correction)  : 
gl);]  tQfOÔsî^o  fOi  yen  o^tiCo  fooffio  ôbjj^o  i);)  6iO3C:^0r)  n).i  b\îyr]f;-'i;ir) 
garaUiGg  ()cjR,^T>eîB(b6  a'ba!^33S?;od;^()6  d^)^o^6%'dQ  b^sj^ob.:»  l)icc!baÔ;içri.in> 
9b  j),'>  crjfpflb  d('4\ic:"f)oob5  ,5.')é5o  (îi(lca^|b(if)b  oo.'^fooDiocn.')  yi.')  Tifogoi;) 
jji.SOT^gyb  .■xo5(^.)  .'><).>  (p^Dob^  ôCî;"^''  9abaô.ib6  nioêîb  3oy53  O^fléJ^  5.:)ôoe5- 
h66dB  5(^0)06  ooocÔD^îf).^  5t)obo  Î]a3.')'b()^...  Ce  magnifique  et  très  véné- 
rable Basile  le  Grand  i?),  moi,  le  pécheur  et  misérable  moine  Germané 
Ezdavélidze,  je  reliais  afin  d'intercéder  pour  mon  àme,  quand  les  Tar- 
tares  ouvrirent  la  porte  de  compassion  (?)  et  déblayèrent  le  mur;  je  n'étais 
pas  digne  de  toucher  ce  saint  livre,  mais  la  croix  vénérable  l'a  fait  relier... 

[Su] 


CATALOfiUE    DKS    MANUSCRITS   GKORGIE.VS.  381 

l'oiitk'nt  :  35  hoanMies  rt  la  vir  de  suint  Basile  le  Grand 
ilans  la  vci-sinn  de  saint  Eutliymo  lAgiorite. 

l.(Kûl.  1  r^-Û'ir".)  gIh'î(o;)Ù.->«  y).)  î3;)bV)i).'vu  ^iiiloy^job.)  U.'iilob.") 
l'-j-jGob.')  y)ofj)obi>  ô:iboç;^obo  oiJ3i\"}Ç!;'o  (pfloyiob.s  il.'iOobà  Bg^Bob."» 
.■.ioo^cîç^o  Ç58tocoob-a;)5ij3;]e>()b.vî  :  \ie  et  mr-moire  Je  notre 
-aint  père  Basile  le  Grand  par  saint  Grégoire  do  Nazianze. 

Inr.  n}(')i).->f!)  i).M)(1;-)t;\)ùu).^  ;>■;)  uKxno...  Le  i;rand  et  théo- 
pliore  Basile  me  pressait  fort. 

i.  (Fol.  T.'îr'-TûV.)  D;)bV)U.^u  l()0()ft>ob:i  O.^Oob.^  B^j^Gob.^  <poçgiob."> 
ô.iboçjlob,")  :  œJ;']i1;-)çi->o  \îOoy)()b.')  il.-iilob.'»  (Vn;)r)ob.'>  ('ifoogoîçjio 
n.îbyçT,  ;^.'5ob5oî.j(abob.-)n.  Mémoire  sur  notre  saint  père  Basile  le 
i-rand  par  saint  Grégoire  de  Nysse.  Inc.  .^no'^îî?"  Çal>o;i6So^-^°--- 
Ra),/)-;  £'!T='Oy;x.ev  ô  0cà:  tyiv  tz^-v... 

tMK.NE,  I\  G-,  XLVl,  coi.  T88-S17. 
3.  (Fol.  TSv'-SSv".)    <"1.K'oV);job.'i    co^b.    r.id    vr.iTeîa;  (a').    Inc. 
«).'>*làgco3a)  6;]b5gb:>  5bçT)ob:>  coisbà. . .  Sa)>irîcaTe  ovîciv  s*  veo(A7;via. . . 

Mi(;ne,  p.  g.,  XXXi',  col.  lG3-lSl'. 
1.  (Fui.  8Sv''-97v°.)  9^TOb;{ob,')  co5b  ,î;).  Uio'i  vrcTsia?  (fi'). 
Inc.  fJg^yOonob  b3;]8g)oœ...  riaïay.aXeÎTe... 

Mi.;ne,  )'.(;.,  XXXI,  coi.  185-197. 

5.  (Fol.  O^V-ll  Ir".)  3oœ.)toi);)rp  .">"•>  •'>cob  îoU-^ôSoto  Oo'bgti  Ôeî- 
<ÔcQ5or):>a  On  ojx  sariv  aÎTio;  tùv  /.xy.ii)^  ô  Oco;...  Inc  t3co.);i.^C|i 
.x'oo.^fi  bàbi'iGo  0^,0  b^5;jç;nob.'>Ro . . .  FIoT.VjI  t-?;;  ^•.^a'7)(.x>.îaî  oî  tîotco'..  . . 

Ml. m:,  /'.  ^■..  XXXI,  col.  329-3.53. 

6.  (Fol.  I14v"-l-2(;r°.)  bogcj^b^  ilob  œ^b  c;;'3o-''Qb  b.^b.Moj)ôob 
Oo»oy)(oob.^  (lob  o^b...  Eî;  t6  pviTov  to-j  xxrx  Aouxâv  i\iixf(i\ivj 
«  RaSelù  [AO'j  Tx;  à-oOr,xx;  »  /.ta.  Inc.  «ô'y;)co()cc!u  .n'ob  bil')6 
/i.iGb.^QçpaçTiODùa...   AiTT^.oOv  tÔ  eiboç  twv  TTSipa'îfxcôv. . . 

Mi.iNE,  /^.  G.,  -XXXI,  col.  201-277. 

7.  (Fol.  126v"-141  r".)  tJjfoçsi^c'îôob.^m^bioilwmob^...  napl  ei/a- 
i'.i-'.TL;...    Inc.   àl,^  gligcoà  3ab8;iG;)b   bo5tj;-].^Go...  'H/.o'kix.-i   tùv 

OnaZTOjV.  .. 

MifiNE,  /'.  G.,  XXXI,  col.  217-237. 
S.  (Fol.   1  11  r'-151v°.)   0coobl)Gji)r>;)cr)5b. ..  Kxtz  ôiyi^ojxî'vojv... 
Inc.    ;{ooD5f9Q5  bÇi3ç;;>56o   ogo    SjgôiGàçnoDiGo. .. 'ftcirsa  8t:1   tcôv 
'./Ti'.y.ôiv  TTapavve'Xit.aTuv. . . 

Mir.NE,  /'.  G.,  XXXI,  col.  353-372. 

[oT; 


382  REVIM-:    DK    l/ORIENT    CHRÉTIEN. 

9.   (Fol.    I.jI  v°-l(>lv".)    3;']fool'),soo5b...    Uecï    (pÔovou...    Inc. 

b.-)V)o;]co   .'x'Ôb   joilgfoœo    y»    l').')T'iogôSyoob.>...   'AyaQoç  o  ©eô;,    xal 

àvaOwv . . . 

MiGNE,  P.  G.,  XXXI,  col.  372-386. 

lu.  (Fol.  l(34v''-182v°.)  f)îQoçç)56OT5  (n^h...  ripôç  toù;  -Xoutoùv- 

Taç...     Inc.    OT^gOgc;;'     5col)     oocosac^Q-"»     W>r)C)b.'î.    ^-j.^ilb.^     fi3;]G 

()Oj']c5...   E'ior.Ta!.  /.al  Trpwviv  r,[jiîv... 

MiGNE,  P.  G.,  XXXI,  col.  277-304. 

11.  (Fol.  I82v"-I97r°.)  boyagnob^  o)3b  <n.->  glp-afongônb.-) 
(D^b...  'Ou.t>.îx  ^rfiv.na  iv  "ki^io  /.al  aù}([AW.  InC.  çjj^tQclO.^G  otj^foB^ 
ç).'!  j^of)  .■)«.:>  O;)(lor)yi;)b.. .  Ascov  ÈpeûçeTxi  xal  Tt;  où  «poê'/iQ/i^eTat . . . 

•MiONE,  P.  Cr'.,  XXXI,  col.  301-328. 

12.  (Fol.  197r°-22Ir°.)  bi^çcccaOnBob  og^goDùo...  Eiç  tôv  àppv 
Tùv  napoi[y.itôv.    Inc.   ôi'J'noC;;'  •'>"b    G.-iycQri^o    050...    'AyaÔoi;  ô  t^ç 

EÙTTEiGeiaç  Lttçôdç... 

Mid.NE,  P.  G.,  XXXI,  col.  385-121. 
13.(FoI.221r''-229r".)   b.sw^pagBcîgÔob:)    m^b   Çao<yob.^   b-^Hj-i- 
Ôob^... .  riepl  TTWTSto:.  Inc.  ii.iio.^nirtb  ^b^Gaô^a  Qclcocnob.^!}  jjiœoçm. . . 
0eoij  [y.eu.vyî'îQat  tj.hi  S'.v,v£/.wç. . . 

MiGNE,  /'.  G.,  XXXI,  col.  461-172. 

14.  (Fol.  229r°-246v''.)  g\ia3Ôob.->  <n-b  ooî3.)6ab  b;>V).-)waôob.^... 
Ec;  -h-  Èv  àp;(^Y)  -flvôAoyoç...  Inc.  ycîaae'rio  030  bo5yj;35r)()  c.:!(nbo).^ 
(•.•xn...  nàcy.  v,£v  iq  Twv  EùayvEluov  oco-jti... 

MiG.xE,  p.  tr.,  XXXI,  col.  172-481. 

15.  (Fol.  236v''-2  1.5r".)  ^gçï^o^^  Ç8oçQob.s  cn^b...  Oepl  tou  âyîou 
irveu[/.3CT0ç...  Inc.  ^0^935^)60  G^cngçi^^b  oçogÔçogb  bibgç^b.s  Tjyy).'»... 
'O  paT:Ti!^d[Ji.svoç  eiç  Tpià^a  paTTTÎ'CsTai  eiç.-. 

16.  (Fol.  245r°-257r''.)  ilc'îi-lo)?)^^^;"^;^^  m^b  Mtai);)^^"  ">J3^ 
^O'^'-^'ô'^'î'^^S?.  •'>i53^^0""^-''---  K.*Tà  jieOuôvTtdv...  Inc.  .^çoiklwyjjG 
9;:)  bo(||)yg5y.)...  K.tv£Î  <^j.é'i  ae  ttoo;  tov  )^dyov... 

MiG.NE,  P.  G.,  XXXI,  col.  444-161. 

17.  (Foi.  257r''-266v".)  boQÇ|g6.«  rooiOgc^o  rn^g.')  çr..Vr)()j;)b 
3oG6  j.')s;^.^jb.->...  'Oty.ilîa  pnOelcx  èv  AaniV?---  Il^C.  obÇfj.-x^ob 
359<oo  iîggGo  f5.buor>.^...  'Avrocyoïvii^sTai  ô  Èy_8poç... 

iMiGNE,  P.  6'.,  X.\XI,  col.  1437-1457. 

18.  (Fol.    266v''-276v''.)  .'iOo.^pj^^a.iGgôob^    m^h  yj5    bo8çg.^- 


CATALOOUE   DES   MANUSCRtTS   OÉORC.IENS.  383 

MI..NK.  r.  G.,  .\.\.\1,  col.  Tylo-oM. 

19.  (Fol. -'TGv'-jîti r".)  e;)QV)Ç"()b.> «lob  in:;b  fon;)j)c"<) n^ia^p.-jà 

,;,)b5Pioj)ÇT)OT6  J.^c:;i.^^b.>...  ritpi  toO  ar,  Trpoiîr AÛcôxi  toï;  [ittoTiAOÏ; 
y.xl  T£cl  TO'j  YS''Ou.£vou  è(jnîoy,ii[/.o'j  l^wOîv  Tr;  Kxx'Xr.si?;. ..  Iili'-  ''1;i 
oâg<^r\')ôy ><)...  'F.ytij  ly.èv  (oy.Tiv... 

MiGNK,  y.  (i-,  .\.\.\I,  Cul.  310-0(11. 
F    20.  (Fol.  •JlJlr°-293r''.)   bip.\}c»o    {sic)  aobo3;).    Encore   une 
e.vliortation  :  celle-ci  n'appartient  point  à  Basile,  comme  on  l'a 
noté  dans  l'index.  Inc.  Jj9«3iâSo(^o  o,yi  bo0.^(5o1c^(3 .  La  vraie 
justice... 

11.  {Vo\.  •,'93r°-301r°.)  1>^$5P533C['0Ô5OT5  9.^cn  tn5b  cocriiljjçmo 
ojOGd  Ipyofjmbi  ôùboçj;>ob  îq5  GgPibgb  (y>-^.  Sur  les  mira<le.s  qui 
se  produisaient  à  cause  de  Basile  et  de  Nersès.  Inc.  (l.->b  ■j.Mib.> 

goob^^oiioi'îbil.ir). . . 

12.  (Fol.  3ulv°-309v°.)  bÇ.^^îmiBo.  Doctrines.  Inc.  ,v^g<"- 
iirîyg^foG  i^agcooDo  figaBo...  Notre  Dieu  qui  aime  les  hommes... 

•23.  (Fol.    309v''-312r".)  bofwHgcnob^  cn5b.  Sur  la  pénitence. 

Inc.  <lil->ric<î  T);-)  ;^^^;-);i  px'î<t;)ÇT,o  fp.\i83^- ■  •  Mcs  frères,  que  rc  qui 

soit  ne  tombe... 

É     24.  (Fol.  ;>12r°-323r''.)  W-^as^'^ûag.    Encore  de  la  doctrine. 

Inc.  fooîOgçmb.i  JjDy.^wo^^rp  boîcocîçpob...  Qui   veut  en  vérité... 

2.'3.  (Fol.  323r"-337v°.)  bÇ.i3cc.^u3g .  Encore  de  la  doctrine. 
Inc.  b.^bjôSgô.>b.>  (3()f).i  '{'gôioc^  .)cob...  Il  est  écrit  dans  l'évangile... 
-Après  le  fol.  337  une  feuille  non  numérotée. 

2G.  (Fol.  337v°-340v°.)  I>Ç->3C;"->n.  Doctrine.  Inc.  b.^^gà- 
(-'  ignpKQ  3,)3;)œ;-)  ilQofogb.^...  0  bien-aimés,  si  dans  un  petit... 

27.  (Fol.    310v"-312v".)    b^.^ic^.u!.   Doctrine.  Inc.    ô)ù-j.ii)b 
i  Sj^ççÊ  bgBù^b.^  a;)r)b.N...  Quand  tu  es  assis  dans  ta  chambre... 

28.  (Fol.  342^-3  l9r°.)33ob6(<îÇ^6  Ç8ofoobi  i\àdo\,i>  Bg.jFmb.^ 
ù.iboç^obo  çn<'"<"<''>-'\"lôH^"];jC"'^^'^  (jfoogoîç^ob  (i()<l,>f5o).  Lettre 
de  notre  saint  père  Basile  à  Grégoire  de  Xazianze.  Inc.  .•io8>'J 
g5ob(^oîcn6  3gGo...   'ETreyvwv  cou  tï;v  â7:'.(îToXviv... 

.MiG.NE,  p.  a.,  X.WII,  col.  224-233. 


[391 


384  REVIK    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

29.  (P'ol.  3 19 r" -.'579  V".)  bÇ.xjçj^^Go  çç^oîeaob.'s  cn^b  (jQh  blig-'^coi 
œococ'îb.'i'bgOTi  b.'ïcnGcago.^oi.^  cn^h  bàg'bp:!3cogôyC!,i5g)  b^çmob.^. 
Homélies  sur  la  prière  et  sur  les  autres  vertus  pour  revivifier 
rame.  Inc.  co^^-''  \Klofp.'>c).')6  ô;5l)oçmo  :  çnicîQg.")  j]]oGco,Ô5q  .^fob 
bgç^'obà  çoclcoo^ob.^  (loO^îtocn.. .  Saint  Basile  dit  :  la  prière  est 
la  conversation  de  Tfime  avec  Dieu... 

30.  (Fol.  380r"- 107r°.)  aojsçî'^tp  'ç'aoroobà  c)acoOTob-a3co.Ô3- 
îç^obi  8og36çT'gàob,'5  (n^b.  Sur  la  mort  de  la  bienheureuse  Vierge 
Marie  (.André  de  Crète).  Inc.  bàoçogâîmcua  ifob...  MuTT-Aptov -jî 

•rcapoùca... 

MiGN-E,  P.  G.,  XCVII,  col.  107-2-1089. 

31.  (Fol.  107 r°-  1-20 r°.)  Giooçmobb  ç^aûobi)  co5b...  Eî;  tô  àyiov 
paTCTiojxa...  Inc.  ÔcoJiifx)  bcofjicjOcîB  co^^.^Ob  ogo  b^ç^ob.N  ."«Oob... 

O  [aèv  cocpo;  So).'j[/.à)v.. . 

MiGNE,  P.  G.,  XXXI,  col.  1-21-111. 

32.  (Fol.  4-20 r° -  1-27 v".)  ^^g.^ôSobi  5io85îoçraaô.^a.  Sur  \\''\v- 
vation  de  la  Croix  (André  de  Crète).  Inc.  jç^g.-iPSob  ^cogo,-.  ^>, 
•~>CJ3^bfo^ÇT)go(D...    STaupoî)  Trav/fyuptv  aytop-ev. . . 

MiGNE,  P.  G.,  XCVII,  col.  1017-1036. 

33.  (Fol.  427v"-447r°.)  OabbO^a  ^3oçoob5  acnîÇ^aobi  gooîfo. 
gobo  (André  de  Crète).  Mémoire  sur  le  saint  martyr  Georges. 
Inc.  y.i(o.')fpob  ilôfo^ïyoB^.^çmB.. .  'Ael  ij.i-^  "ky.'j.-r.Qx. .. 

MiGNE,  P.  G.,  XCVII,  col.  1 109-119-2. 

34.  (Fol.  447r°- 162v°.)   3abb85Q   0355^055  aoî'(î.^8ob5.Q...  Ei; 

TYIV  (^.àpxupot    'l0U>.lTTaV .  .  .      Inc.   JWQÛ5Q    OgO    gjÇmgtoob.'iQ.  .  .    'TI    [J-VI 

ûttoOeiiç  ty)?  iy./Jcriaixç. . . 

MiG.NE,  P.  G.,  XXXI,  col.  -237-201. 
37).  (Fol.  462v°- 171v".)  9gbb85a  Ç8oçp5ot5  cîfo8g(Tîgor)5  8oî^-).v 
890)60.    Ei;    Toù;     j7    i^.âpTupa;...    Inc.    95TO(^5ç:nco.'>    ^baBgÔ^o . .  . 

MapTupwv  [jiv/i[A7);. . . 

MiGNE,  P.  G.,XX\\,  col.  .507-5-2.5. 
36.  (Fol.  475r»-485v°.)  bo(«)y5b5  80b  co^b  8oîb6  \M>i>Q- 
b^.ico  t);)5y^'3yfi;''ob5.  fooîOgçT>b5  o^^y^b  3of^'"^^Çï'8'"  m.S3b5  (IgTjbà. 
Sur  le  texte  de  Moïse,  qui  dit  :  garde-toi  toi-même,  inc.  llpicsys 
csajTM...  Dans  le  texte  géorgien,  l'incipit  a  été  omis  par  erreur 
du  copiste. 

MiGXE,  P.  G.,  XXXI,  col.  198-217. 

1.40]. 


CATALOGUE    DES    MANUSCItlTo   fiÉOItlilKNS.  3R.J 

(Fol.  lS6r°-v°.)  Indox  du  manuscrit. 

(Fui.  I86v°.)  Colopliun  du  scribe,  en  asuiiit'avruli  rou^-'e 
(,n.>i)(j;;)(o.>  y^).N  s.'>r)bo)j;]Vi'y,'-^  Ç"  ;)1>J  \^<'ô'^'^  g^sM.),  cil  nuskiuu'i  rouge 
ri.HnçT>j]ôj-)ç^o  ^OovQobi  ft)6  {ou)-DgOoîbç[pobj  O.iilobi  fiGob.')  ôç^iobo 
.iii65b(|^foobi  i))^b  5^P)ob.').  (oo  .^loBgG.^  yîn  (106  5toV)fo6  ôPid.^Trjôod).') 
(ii.i  <l5j)\(î;|ô()0).%  |5bc;;«ob^  ^-j^Qob.^  i)c)f>bi  yojm^îljlboœà  JG  «lojig-jG 
«'•^U'C^J""  oil'""^^'^  oOÎÎ^'^'"'^  j-^çpocoob.^  ÔQfoob.")  <K'î;iG;^  (•*"') 
y>;5,>c;->ob.Mio).>  (i>.^  H^ioçfob.')  (i;)ilob.^  ^^bçnob.')  il^-l^oboo).^. . .  Ce  salllt 

livre  à  lalouange  de  notre  saint  pore  Basile,  eenililable  au  Christ, 
futé  crit  et  achevé  pour  le  monastère  de  Sainte-Croi.x,  monas- 
t'To  qui  fut  bâti  par  le  saint  jière  Prokhoré  par  ordre  lie 
riiomme  béni,  le  père  F^utliyme  et  grâce  à  ses  efforts  — 
que  le  Christ  ait  pitié  d'eux  —  par  la  main  de  l'indigne 
vieillard   Iou(.i)ne  Dvali  et  de  son  lils  béni  Mikel... 

A  la  tin  (fol.  4S7v")  nous  avons  une  homélie  ^?)  sur  saint 
Basile,  dont  le  litre  est  détruit.  Inc.  3l>a  ^ilo^Jàn  çp.>  îna^focn- 
DjOiQbocj^o  ,5.^Qo  b.\^5c53aç;;if)...  Ce  saint  homme  semblable  au 
Christ  (■/f'.îTîsip:;),  merveilleux...  Les  trois  dei'nières  feuilles 
ont  éli'  déchirées  en  deux  moitiés  horizontales,  et  cillées 
•  iisuite  ensemble  dans  l'ordre  inverse.   En  bas  du  foi.  492r° 

;'.r>^/)o  oycî  :  bcîj  (Usez  an  IO.j.j)  en  asomt'avruli  noir.   Des. 

Mlef.— )  fol.    19-2  v°. 
Les  titres  sont  très  longs  pour  la  plupart;  nous  les  avons 

abrégés  çà  et  là. 

(TSAGARELI,  0/*.   cil.,  \\"   10."). ) 

N    15 

.\II1"  siècle.  Ucliure  moderne.  Papier  oriental,  dur  et  brillant,  de  teinte 
brunAtre  :  les  bords  sont  troués  par  les  vers.  28?  folios.  Cahiers  de 
8  feuilles;  les  cinq  premières  feuilles  du  caliier  •>  (lisez  1)  sont  perdues; 
les  signatures  se  suivent  depuis  ô  (lisez  2;  (fol.  4r")  jusqu'à  la  première 
feuille  de  h%  (lisez  37)  (fol.  282  r").  Dimensions  de  la  page  :  350  X  206"""  ; 
de  l'écriture  :  242  X  152""";  sur  deux  colonnes,  avec  un  espace  de  24"'"' 
entre  elles.  27  lignes  à  la  page.  Écriture  :  nuskhuri  régulier  et  arrondi. 
Très  beaux  en-tétes.  enluminés  en  teintes  claires  et  lettres  initiales  très 
ouvragées.   Ponctuations   :  ■  •  '  :  Scholia  dans  les  marges. 

Mémoriaux  :  fol.   Kir",   le  diacre   Palaqtion  (36c^;)35ociG);  fol.   102 V- 

[11] 

OniENT  CHRÉTIEN.  25 


386  iiEVUK  DE  l'ohient  chrétien. 

lOSr",  ISôv-iaOr",  IS3r°,  Besarion.  Mémoriaux  en  inkhedruli.  :uix  folios 
79r'',  119v<>-120  r«,  125r",   183  r",  2757°,  282 v°. 

Contient  :  Homélies  de  saint  Grégoire  de  Nazianze  avec 
Scholia  dans  la  rédaction  d'Éplirem  Mtsiré. 

1.  (Fol.  lr°-10r°.)  Le  commencement  manque.  Inc.  333301^ 

oçj;iGf)r)... 

■2.  (Fol.  lor".)  i).mJÔ()jco.m  ^roobôgb  apîùob.^Q.  lambiques  sur 
la  nais.sance  de  Christ.  Inc.  b.>3oî£'.o>  ^Mb;]ô()(i),  'd%-^  ooôSsgç^' 
9OT0QÔob.^...  Formé  dans  le  sein  comme  l'étoile  du  matin  par 

le  soleil... 

3.  (Fol.  llr"-21v°.)  Grégoire  de  Nazianze  :  sur  la  naissance 
du- Christ.  Inc.  JwobQjj  o33gÔob...  Le  Christ  est  né... 

MiG.xE,  P.  G.,  X.WVL  col.  312-333. 

Au  fol.  21  v°,  cinq  vers  ïambiques  sur  Basile.  Inc.  oàboç^ioQ.vn.^ 
.sfi.^... 

1.  (Fol.  •22r"-77r".)  Grégoire  de  Nazianze  :  oraison  funèbre 
sur  Basile  le  Grand.  Inc.  gggçcogôcQço^  b;5fi)9;}...  "Ep.el7.ev  apa... 

MiGNE,  P.  G.,  X.WVI,  col.  193-60.":). 

ô.  (Fol.  77r"-79v".)  Vers  héroïques  sur  Basile  dans  la  version 
de  Nicétas  Paphlagonensis.  Note  en  marge  :  go  clcni^aocogçjiob.-) 
cnicoga^Go  :  Traduction  de  Georges  F  Athonite.  Inc.  gs^  j6obô;)b- 
Occiyj^^icog...  Voici,  amants  du  Christ.  A  la  fin  du  fol.  79v°cinq 
vers  ïambiques.  Inc.  Jicï^'pgç::;'^.-)^  f'5c'îOgçT>05G  ^^GO'^^^'---  La 
vierge  qui  comme  un  homme... 

6.  (Fol.  80r"-91  v".)(;régoire  de  Nazianze  :  G.-xngrccm.'sOT^b.  Sur 

les  lumières.  lue.  ôcl-^c;"'^'.^ "3^<"]  IVj"'^---  Encore  mon  Jésus... 

MiGNE,  P.  G.,  X.WVI,  col.  336-36U. 

7.  (Fol.  9Iv"-I21r".)  Grégoii'e  de  Nazianze  :  Gùwçnniob-cigoob.-) 
o)-.ib  i1.-.^r-)6rnu9.ôoa)o  :  e.\hortation  à  recevoir  le  liaptême  dans 
l'Ksprit.  Inc.  g^Oob  Oôw\î<-jor)3.->çjig...  XOè;  t-^  Xajxirpz... 

MiGNE,  P.  G.,  XX.XVI,  col'.  360-425.     .■ 

8.  (Fol.  1 22 r"-! 26 v°.)  Grégoire  de  Nazianze  à  Grégoire  de 
Ny.sse.  Inc.  i););>(o.ôc5i)b.s  b.^TOÇa^Bw.Qb.'i...  ctt'Xou  -kictw  où/.  I'ctiv... 

MiGNE,  P.  G.,  .\X.\V,  col.  832-811. 

9.  (Fol.  127  v"-I46v°.)  Grégoire  de  Nazianze  :  sur  Athanase 
le  Grand.  Inc.  ^MH.-iG.^bob  (l.\.];)Ô;)ç;'x)5r)...  'AOavzdiov  è-xivwv... 

Mk.'ne,  p.  g.,  XXW,  col.  1U81-1128. 


'U 


D» 


CATALOGUE    DES    MANUSCRITS   OÉOUOIENS.  387 

A  la  lin  du  fol.  NliV  cinq  vers  ïanibiques.  Inc.  \]  dcn'- 
iirKÔ^îoG^iç^ob.^  b.>il;)ôub-i1t;v)(ji  'ijjjOoi'-d  'Gcjo.-m. 

lu.  (Fol.  1  17 r"-H)lr''.)  Grégoire  de  Nazianze  :  aux  cenl  cin- 
quante évèques.  Inc.  30OT.MO  lî--)(3r);iô.^r»()...  riiu;  JaîvTXT.fAÉTSpa... 

Mi.iXE,  /'.  a.,  .\\XVI,'col.  157-19:2. 
11.   (Fol.    161r"-181  V.)  Gicgoire  de  Nazianze  :  ^^ç^.^b.^jo^- 
iitîy^3ùw-)ôob5  o^yh  :  sur  la  charité  envers  les  pauvres.  Inc. 
,.>3r)(>î  (1;).^^>(Q...   0  hommes  qui  êtes  frères... 

Mi<;.\E,  F.  ti.,  .\.\\V,  col.  SÔ7-909. 
1-2.  (Fol.  ItN-Jr'-igiv"'.)  Grégoire  di-  Nazianze  :  sur  la  urôle... 
Inc.  to.^y»  yMl^bHoin  \v)bb.>...  Pourquoi  rompez-vous  l'ordre... 

Mi-iXE,  p.  a.,  X.WV,  col.  933-961. 

13.  (Fol.  19.jr"- 197v'\)  Grégoire  de  Nazianze  :  oùb;iJ.bab.'> 
o-)^b  yj.^  u).>^joî36QÔobc)  oD^b  :  sur  l'àques  e1  sur  la  .solitude. 
Inc.  •'JîpflJ^cîflob.i  flic?.)...  Le  jour  de  la  résurrection... 

Mio.NE,  /'.  G.,  \X\\,  col.  39(J-1UI. 

14.  (Fol.  197v"-217r".)  Grégoire  de  Nazianze  :  deu.xième 
sermon  sur  Pâques.  Inc.  b.'i^Ooçji.xjb.^  'bj«).>...  T-\  -Sr,z  ou/an-?,; 

lO'j   'îT'/i'Toaat.. . 

Mio.NE,  p.  a..  \.\XVI,  col.  G2-4-6G1. 
\'i.  (Fol.  217  v"--2-2.jr''.)  Grégoire  de  Nazianze  :  ^b^c"  35foo;>3;jb.-> 
.n^b  y).>  .^ôSob.')  o).>  jb^jboob.i  ir>:^b  :  sur  le  Douveau  dimanche, 
>ur  le  printemps  et  sur  l'encéniec?).  Inc.  gGjyboob.^  '5.)5o;{o... 
L'iionneur  de  l'encénie... 

Mi.-.NK,  l'.C,  X.X.WI.  roi.  608-G2I. 
l(j.  (Fol.  225  r"-231v".)  Grégoire  de  Nazianze  :  sur  la  Pentecôte 
(0;);)63jbob.>a)5b)  et  sur  l'Esprit-Saint.    Inc.  çpc?;)b.)b\f).>gç^()bj 
oi^b...  Sur  la  fête... 

Mk.xe,  p.  a.,  X.XXVI,  cul.   12s- 152. 
17.    (Fol.    235r"-214r".)    Grégoire    de  Nazianze:   sur    les 
Macchabées.  Inc.  fo;)u  0;)  O^i^^iôjjcnGo...  Tî  Bï  v.  Mx/./.x.ixîoi... 

Mp.ne,  p.  g.,  X.XXV,  col.  912-933. 

15.  (Fol.  244v"-255r°.)  Grégoire  de  Nazianze  :  sur  saint 
Cyprien.  Inc.  ^^BoGço.)  ^55ocoo.^Gj)...  MixpoO  K-j^rpiavoç... 

Miii.NE,  /'.  G.,  XXXWcol.  1169-1193. 
-Vu  fol.  255r°.  une  note  avertissant  que  la  traduction  de  Gré- 
goire se  termine  ici. 


38S 


REVUK    DE    l'orient    CIIRÉTIEX. 


19    (Fol    '>5r)V°--2S2v".)etcricoaÔ5afo^  atri3,->e:5^criÔXQ  Ç6ou.o\).i 

Vie  et  œuvres  de  notre  saint  et  bienheureux  père  Grégoire  le 
Théologien  (par  Gregoriuspresbyter).  Inc.  c7,.>G.to  ^R^oce  ôac^gb. 

"  Deleiiaye,  B.U.G.,  /^S. 

Des.  (clef.  — ).  Pas  de  Scholia. 
(TsAGARELi,  op.  cit.,  n°  99.) 

N"  16 

Xlle  siècle.  Reliure  moderne.  Papier  oriental  de  bonne  qualité  et  assez 
résistant,  de  teinte  chrome.  Les  marges  sont  perforées  par  les  vers 
S  folios,  numén.tés  au  crayon.  Cahiers  de  8  feuilles;  ils  commencent 
;vecl(lis'ez  1)  et  vont  Jusqu'au  ^  (Usez  27)  fin  (fol.  ^O'^' -)  ' --^^l^ 
commence  une  nouvelle  pagination.  Dimensions  de  la  page  .  331  X22o 
de  l'écriture  •  243  X  ItiO'-';  sur  deux  colonnes,  avec  un  espace  de  13-- 
entre  elles  29  liunes  à  la  page.  Écriture  :  nuskhuri  assez  petit,  arrondi, 
S^ement  incliné.  Encre  brune,  avec  les  en-tètes  et  'es  lettres  initiale^au 
minium.  Les  en-tétes  sont  parfois  écrits  en  asomt'avruli.  Apres  le  fol.  .0.» 
vo  l'écriture  change,  et  le  texte  est  écrit  sur  une  colonne. 

Beaucoup  de  mémoriaux,  mais  presque  tous  sur  les  teuil  es  de  garde 
du  commencement  et  deux  à  la  fin.  Les  premières  feuilles  du  manuscrit 
sont  très  détériorées  par  l'humidité. 

Contient  :  Le  commentaire  sur  les  œuvres  apostoliques  de 
Jean  Chrysoslome  (et  des  autres  écrivains),  traduit  par  Ephrem 
Karicisdze  (Mtsiré);  cf.  fol.  279r  :  ^o^'^^'i  oœ^foôSG.  Ôgcod- 
F,^:3ç^ob555G  J5ôS(pgç^Mo  ^0360  gba  çooSbobb  aS^^O^  o^f^^ojob  .lob.. 
aoa(o  :  Ce  livre  à  été  traduit  du  grec  en  géorgien  par  le  chgne 

Éphrcm  Karicisdze.  ,       *  * 

Le  livre  commence  (fol.  lr"-v")  avec  les  en-têtes  des  Actes 
des  Apôtres  :ô56\i3baÔ.^Q  œo-^n^a  \îao«.ob5  acaGo^acc"^^  ^^^^"- 

b5Q  •  5  iî5«>ô«'i"^^  3aas>ô"îî^-^«'  jaç^oBm.  a.v7,.  c^foaacQgœ.. 

«.çogOT.^     aoG5     IV^GGaÔob.^     œjb    a«\Î.V5am.VQb5.    «...    ooçoaSocn 

•Hoa^çoç-aô.-'l^.-'  3Sc:ob5b5...  Après  vient  la  préface  d'Ephrem 

(fol.  2r"-3v°). 

(Fol.  4r°.)  En-téte  du  commentaire  en  asomt  avruli  rouge. 

inc.'çao(^ob6  u...  r.aô^wob..  a.^a.ib^  li^af'"^^  "~^'a  ^'iè^^'^^'^- 

(oob.\    [^^tctVlô^GôoGaScQÇï'aee   aœ535PS-a3ob^o7.5oîbob,.    :  05B3C0- 

]4I] 


I 


CATALOOIE    DES   MANLSCHITS   r.ÉOnOlEXS.  389 

(^gçfyôocncnà  (sic)  0D.'>c53i3;iCtn.>g.~>6  OgOoj^^çngôj-^çno  f)r).'>fogO;>r);)ô.')u 
bjJOob.-)  OoîQoj^çmcn^Qb.").  ôSoiO;]çj>bi  Sofj.'»  od^at  foigfomsob 
bb;-)itr).s  ÇOoyjàooi  oDàco-^O^Ggôji^çnob.^  gi6  tJt'^iC;';!  (],>çt>o  boi^ytjb.in  : 

ùjcnob.^  :  £)e  notre  saint  et  boni  père  Jean  Chrysostome,  patri- 
arche de  Constantinople  :  commentaire  des  Actes  des  Apôtres, 
abrégé  des  commentaires  détaillés  oii  s'ajoutent  parfois 
quelques  passages  du  commentaire  d'autres  saints.  Les  Actes 
dfS  Apùtres  écrits  par  Luc  l'évangéliste  :  u)-^to,^3.>o^^  ^■"'J'';) 
ik'îQojji^çncD.^  ^■^Çoîtpo.^G  \îog06b.>  .^0.'>b...  bien  qu'on  appelle  ce 
livre  les  Actes  des  Apùtres... 

.\])rfs  les  Actes  se  trouve  le  commentaire  sur  les  épltres 
de  saint  Paul,  puis  celui  sur  les  épîtres  catholiques.  Des.  le 
te.xte  avec  la  fin  des  dernières  épltres,  au  fol.  '279  v°. 

Ce  manuscrit  est  sans  doute  le  n°  138  de  Tsagareli;  il  con- 
tient non  seulement  tnutes  les  épitres  catholiques,  mais  aussi 
toutes  les  œuvres  apostoliques. 

N    17 

Xli'-XVI'"  siècle.  Reliure  moderne.  Papier  oriental,  épais  et  côtelé. 
36:5  folios  (174-200  non  numérotés  i;  les  bords  sont  troués  par  les  vers. 
Cahiers  de  8  feuilles;  deux  séries  de  signatures  :  a)  ~  (lisez  1)  à  l'iô 
(lisez  46)  (fol.  343)  ;  b)  Une  autre  :  B^î  (lisez  37)  a  «J»  (lisez  4).  Les  premières 
18  pafres  renouvelées  par  une  main  du  XVI"  ou  .\VII«  siècle.  Dimensions 
de  la  page  :  :586  X  228">'°:  de  l'écriture  :  240  X  163">ra-  s„r  deu.x 
colonnes,  avec  un  espace  de  17™™  entre  elles.  31  lignes  à  la  page. 
Kcriture  :  nuskliuri  régulier  et  arrondi  :  encre  noire  :  en-tétcs  au  minium. 
Ponctuations  :  •  :- 

Nombreux  m^monajwr  .•  Fol.  22r'>  :  riDjcjc^cîT)  y.>ri|ij£:-'( i  ;  ôôv":  (5ojjà(ô;)dob 
j^Plo;  63v<>-(V4r^-82v"  :  gî^oli,-)  PloiPif)oQl)()a ;  84v'',  148r',  202r". 

Contient  :  Vie  des  saints  et  homélies  pour  les  grandes 
fêtes. 

1.  (Fol.  lr°-llr°. )  Saint  Grégoire  de  .Nazianze  :  sur  la  nais- 
sance de  Jésus-Christ  (version  d'Éphrem  .Mtsiré).  Inc.  Jwobùa 
o<);?;yiob...  Le  Christ  est  né... 

Mi.;ne,  r.a..  .W.WI.col.  312-333. 

2.  (Fol.  11  r -22 r°.)  Saint  Jean  Damascène  :  sur  la  naissance 
■de  Jésus-Christ.  Inc.  co.^j.iOb 'b.'>o]b,-)5ç-'o...  (juand  l'été... 


390  lîF.VUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

3.  (Fol.  -22  r"-31v''.)  Saint  Sophronius  de  Jérusalem  :  sur  le 
baptême  de  Jésus-Christ.  Inc.  ooco3gç;^o  FiggB  Ôgonç^gOfl.sr)... 

4.  (Fol.  31v"-46v".')  Saint  Sophronius  de  Jérusalem  :  sur  la 
Présentation.  Inc.  UVj^  bfob  gl^g...  C'est  un  autre... 

MiGNE,  P.  G.,  LXXXVII,  col.  3288-3302. 

5.  (Fol.  46v"-55v°.)27  (?)  novembre.  Passion  de  sainte  Cathe- 
rine. Inc.  ^ç5"ol).s  m.Q(fi>'  (IgligOTgbi...  Dans  le  trente-cinquième... 

Deleiiave,  IJ.  //.  (!.,  30. 

6.  (Fol.  55v°-63v°.)  4  décembre.  Passion  de  saint  Barbara, 
Inc.  oLjfî  j.>0a)5  a,->cD...  C'était  au  temps... 

Deleiiave, /?.//.  6".,  213. 

7.  (Fol.  63v"-84v*.)  Vie  de  saint  Nicolas  de  Alyre.  Inc. 
Q^c^eogÔ^Bo  roi  3cî^5çm5^gô56o...  Vies  et  œuvres... 

8.  (Fol.  84v"-95r".)  Saint  André  de  Crète  :  mémoire 
(3gl)lîai>6o)  sur  saint  Nicolas.  Inc.  ^^.sqoî  cnapimob^c?...  0  homme 

de  Dieu... 

Delehaye,  B.  h.  g.,  1362. 

9.  (Fol.  9.")r"-98v".)  Saint  Jean  Chrysostome  :  sur  l'ascension 
de  Jésus-Christ,  traduit  par  Éphrem  Mtsiré  (note  en  marge). 
Inc.-  ôôiÇyo635çT)g  bmh  yo...  Tout  est  brillant... 

10.  (Fol.  98v°-I00v°.)  Du  même,  sur  le  même.  Inc.  b-^a^o 
g.'>6b5^5ro3ggogÔ55o...  Trois  grands  miracles... 

11.  (Fol.  lOOV-Pjgr".)  8  septembre.  .Saint  Jean  Dama- 
scène  :  sur  la  naissance  de  la  Bienheureuse  Vierge  Marie. 
Inc.  acî3gçoocr)  ycî3gcpr)o  Ç5foa.s6cn6o...  Ici  tous  les  païens... 

Mione,  p.  g.,  XCVI,  col.  661-680. 

12.  (Fol.  I09r"-115v°.)  Mémoire  (ao:îb5ô^gGgÔgç:;u))  des 
saints  Côme  et  Damien  et  de  leur  mère  Théodora,  traduit 
par  Théophile.  Inc.  gçgç^ob,'^  fp.~>  a.'iglâcafoob.^  lî^gGobi...  De  notre 

Seigneur  et  Sauveur... 

Deleiiave,  B.  II.  G.,  372. 

13.  (Fol.  lir)v"-119r".)  Saint  Cyrille  d'Alexandrie  :  sur  la 
Pentecôte  et  la  descente  de  TEsprit-Saint.  Inc.  jôSob^gb 
''3y3-'""a°DÇÏ'^"^---  Oh!  ceux  qui  aiment  le  Christ... 

14.  (Fol.  II9r°-122v".)  24  juin.  Leçon  sur  la  naissance  de 
saint  Jean-Baptiste.  Inc.  ro.-)  o33.->  ogbg  ogcoç^gab...  Et  Jésus 
naquit  à  Bctliléhem... 

[■16] 


I 


I 


CATALOGUE   DES    MANLSCHITS   OKORfilENS.  391 

ITi.  (Fol.   1-2J\  -I  IJv".)  iMémoiro  ('^«^^■'>ô^y''0<">;)c;'o)  sur  saint 

l'ierre  et  saint  Paul.  Inc.  u>'>ô0cc<'î.if';)'''^'""'6-^^"^"*''-  Et  dans  les 
;irts... 

Df.lkiiam:.  /;.  //.  G.,  I  l'.DJ. 

16.  (Fol.  i  IJv'-l  lSv°.)  13  août.  Mort  de  la  Mienheureuse 
Vierge  Marie.  Leçon  de  saint  Jean  l'évangélisle.  Inc.  ,40î,îc:i.>>y) 
\î(l()rp.->u  n>oa>;]Ôgcj'o  çnu^ob  ODcjiVnj.'o...  La  très  Sainte  et  glo- 
rieuse mire  de  Dieu... 

17.  (F(j1.  148v°-I52v".)  -2!)  août.  Saint  .lean  Clirysostome  : 
sur  la  décollation  de  saint  Jean-Baptiste.  Inc.  obfloGacn  om 
iiij^.i.nbow  tnj;-);)r)...  Entendez  et  on  vous  dira... 

18.  (Fol.  Iô2v"-10:jr".)  ...  Pa.ssion  de  saint  Théodore  Strati- 
laies.  lue.  aom^fog.^  91Sy...  Comme  le  soleil... 

19. (Fol.  163r"-171v".)  19novcmbre.  l'assion  de  saint  Grégoire 

!'■  Thaumaturge. Inc.  ^nc^'^."''';)"-";)^'^---'^^"^ '^''^^'^'^"^^"""^''••• 

i^ô.  (Fol.  17  lv"--20Gv°.) -iGseptendire.  Les  actes  de  saint  Jean 
lapôtre  par  Prokhoré  (version  de  .-^ainl  Euthyme  l'Athonite). 
Inc.  gbg  ô-^Qo...  Cet  homme... 

DliLEHAVi:,  li.ll.  (/.,  îtlG. 

-M.  (Fol.  iOGv'-ilOr".)  S  novembre.  Saint  Jean  Chrysostome  : 
leçon  sur  les  archanges.  Inc.  ;;]?'^'\'1'''*M^  ^iioci-^bà  Oc^3oJ^-)în>- 
"'■>b.^...  Le  saint...  des  apôtres...  témoigne... 

-■2.  (Fol.  ilOr^-ilI v".)  Saint  Jean  Damascene  :  sur  les 
archanges.  Inc.  coc<î8gçp0;>r)  ^5lÔùU)f>.>...  Qui  fondait... 

•23.  (Fol.  212r''-2I7v".)  1 1  septembre.  Saint  André  de  Crète  :  sur 
l'éli'vationdelaCroix.  Inc.  5^3iP)ob.^,^ê)j)ù()b.-....ï;TauooO-avr;YUfiv... 
MiGNE,  l\  G.,  \CVII,  col.  I(il7-103G. 

21.  iFoI.  217v''-283r°.)  Vie  de  saint  Bagrat  (Pancratius)  de 
Taniuméniuiii.  Inc.  Occt^j^ab^çj"  .scob...  Il  est  arrivé... 

Df.leiiave,  il  II.  G.,  1 IGU. 

2.">.  (Fol.  283r''-289v°.)  25  novembre.  Passion  de  saint  Clément 
de  Rome  par  Phoibaios  ((goôgoib).  Inc.  ;)b;]  Ipogbo  ;>f5b...  Ce 
livre  est... 

2G.  (Fol.  290r''-3IGr°.)  Vie  de  saint  Siméonibjajjcîbob)  Lalos 
{'.Il  Leontius  de  Neapolis.  Inc.  S^lg-^ijb  d^cn  TOc:ifl;)çj^Go  rci^tP^o- 
•">;jôj;]ÇT.  5(ooj6...  Ceu.x  qui  sont  appointés  doivent... 

Dei.eiiavi:,  //.  //.  G..  1G77. 


392  liEVUK    DE    l'orient    CHliÉTlEX. 

27.  (Fol.  31Gv''-329v°.)  Vie  de  saint  Jean  Damascène.  Inc. 
b^.'^açmob  8fo.t),^']5mga)5...  Ceux  qui  aiment  la  doctrine... 

Edité  par  I».  Kenciii^ac,  XpiicTiancKii1  BocToirt,  lU, 
pp.  119-171. 

28.  (Fol.  330r"-3(53v°.)  Vie  de  suint  iMacaire  par  Sérapion. 
Inc.  gôagœg  3CT535cn  g'ISol)  ô^a6gÔgçm  hfr,h...  Si  on  commémore 
^souvent...  Des.  (def. — ). 

N    18 

XIII'^-XIV'-  siècle.  Reliure  moderne.  Papier  oriental,  assez  mou  et  de 
teinte  rougentre.  un  peu  troué  par  les  vers  et  rongé  au  coin  extérieur  et 
supérieur  par  les  souris.  243  folios.  Cahiers  de  8  feuilles  ;  le  manuscrit 
dans  l'état  actuel  commence  avec  le  fol.  3  du  cahier  ô  (lisez  3)  jusqu'à  c,-) 
(fol.  239?").  Les  signatures  du  commencement  se  trouvent  au  coin  inté- 
rieur et  .supérieur.  Dimensions  de  la  page  :  339  X  248"":  de  l'écriture  : 
244  X  162"'''>:  sur  deux  colonnes,  avec  un  espace  de  10"'™  entre  elles; 
25  lignes,  parfois  plus,  à  la  page.  Écriture  :  nuskhuri  arrondi  et  un  peu 
irrégulier.  Encre  noire  brunâtre;  kephalaïa  au  minium,  enluminés  çà  et 
là.  Les  feuilles  sont  réparées  en  quelques  endroits  par  une  main  du 
XN'III''  siècle.  Ponctuations  :  .   : 

Mémoriaux  :  Vo\.  86 r",  Ruth  ((ogroo);  fol.  228v°,  fpcjilgG^o  o^i^f'^'''"" 
agofîjo  :  Domenti,  le  fils  du  roi;  fol.  229r'',  invocation  en  grec  à  saint 
Demien  avec  une  signature  on  géorgien,  apparemment  de  Domenti,  car 
l'encre  est  la  même. 

Contient  :  Homélies  et  vies  des  saints. 

1.  (Fol.  lr"-7r°.)  Acéphale. 

2.  (Fol.  7r°-13r°.)  7  mars.  Passion  des  quarante  martyrs, 
qui  souffrirent  dans  la  ville  de  Sébaste.  Liste  de  leurs  noms. 
Te.xte  inc.  j-)59od.-)  çyo^joBocVI')  ilgi^ob^o").^...  Dans  le  temps  du  roi 

Lifinius... 

Delehave,  B.II.  G.,   1201. 

3.  (Fol.  ISf-SOv".)  Saint  André  de  Crête  :  leçon  sur 
Lazare,  etc.  Inc.  ç:^-'5T).'io)g  Sgilf'^^fogûi  .■>^o5m;)ç^io  ;)bg...  Aa^xpo; 
Tov  -acovTa  '7'jy/,£-/,:6TViy.e  cj'X'Aoyov . . . 

MiG.xE,  1>.(L,  .\CV11,  col.  960-985. 
•1.  (Fol.  .30v°-48r°.)   Saint  André  de  Crête  :   sermon  sur  le 
Dimanche   des    Rameaux   et  sur   l'entrée   de  Notre-Seigneur 
Jésus-Ciirist  à  .lérusaleni.  Inc.  ôgSoB  il^i^ob;)  olsH.^...  X6è;r,|jià; 

[XSTZTO'J   Ù^ilT.r'i-rj'j. 

Mio.NE,  P.  G.,  XCVII,  col.  985-1017. 

[48] 


<ATALOf;UE   DKS   MANUSCRITS   OEORGIEXS.  393 

.').  (Fol.  ISr°-r)3r".)  Saint  Grégoire  de  Nazianze  :  sur  le 
Kimanclie  nouveau  et  sur  l'encénie.  Inc.  j^GjjjGoob  3.>f)o,j<)... 

EYi'îtivia  T'.u.à'îÔx'.. . . 

iMir.NK,  /'.  ^'..  .\.\\\  1,  col.  (JUSG-21. 

G.  (Fol..'»3r"-61r".)  Saint  .(ean  Chrysoslome  :  sur  l'ascension 
lie  Xotre-Seigneur  Jésus-Christ  (long  titre).  Inc.  w.>j.iOb  ogo 
>(,-).MO()li.^  u>ci;ibb.>b\î.v-)ç:-^b.^  .>io-pbMgçnQÔoïfl)oon...  Quand  nous 
I  <Mébrions  la  (ète  de  la  Croix... 

7.  (Fol.  r>li'°-73v"'.)  Saint  Grégoire  de  Nazianze  :  sur  la  Pento- 
côte  et  sur  rEsprit-.Saiiit.  Inc.  a'iQO^^-^W-^OCT"'^^  ^"5^ '^6"^'auJ 
3i^>]OC^iab('ii»}b('îùyj;)<t)...  FIspl  -rr,;  iopTr,;  %'.rt/i%  oO.oiîoor.'îwy.cV.. . 

.MiL.NE,  l'.r,.,  X.XXVl,  ojI.  |-2S-4rr2. 
Après    ce    texte    suivent  quinze  vers  ïambiques,  dont  les 
initiales  des  six  premiers  forniont  l'acrostiche  ôocîco^jO  :  (iionji. 

8.  (Fol.  73v"-S3v".)  i  septembre.  Combatdu  saint  et  glorieux 
martyr  Mamay  (Manias).  Inc.  il.^il.'ib  <ï)o«)bj  :)i).ib  jwob^jb  Oc^^.^- 
âgbi...   Ma'ax;  ô  [J^-Y^î  O'Jto;  roO  XpiçTOÙ  (Azotu;... 

Kklkiiaye,  n.  II.  C,  1018. 

9.  (Fol.  83v''-91v".)  4  septembre.  .Martyre  de  saint  Babylas,  l'ar- 
chevêque d'.Vntiocho,  qui  souffrit  au  temps  de  Numérien.  Inc 
6;30gcoo;)Goîb  ôjcodgfiœ.^  tJgigcîû.^b.^ . . .  NouiAspixvoiï  -rà  "Ftojiaitov 
c/.y.TTTpx. .. 

Deleiiave,  B.H.  0.,  iOC). 

10.  (Fol.  92r"-96r*'.)  15  septembre.  (Passion)  du  grand  saint 
martyr  Nicétas.   Inc.  OdçngoïôocDi  c?3^Ççï;'Ofr).')  OciÇ.Nflob.^  Go^jo- 

dj.snboi.^ . . .  \i/.y;T'.x'j'j;  àywvx;  to-j  azpT'jpoî  Niy.r'Ta. .. 

Deleiiaye,  li.lI.C,  1340. 

11.  (Fol.  96r''-119v''.)  20  septembre.  Passion  du  saint  et  glo- 
rieux martyr  dans  le  Christ  Evstati  et  de  Teopistiay  et  de 
leurs  deux  enfants  Aghapi  et  Ti'opisti.  Inc.  5co.so;>G(^b  IwoîO<».^ 

bjo5(|)coob   iloyôSc'îôjÇllic'îô.^b.^  ..    TpxtavoO  twv  'Pw;i.x{o)v    t/.t.tzxox 
ois'îrovTOî. . . 

Deleiiave,  li.ll.  C,  tilJ. 

12.  (Fol.  l-20r'-l."33v°.)  itî  septembre.  Actes  de  l'apôtre  Jean 
écrits  par    Prokhoré.    Inc.    jbg  ,^^30  çoOjyooi  Oj^Oc^boîmo...  Cet 

homme  de  Dieu... 

Deleiiave.  //.  //.  C.  910. 

[491 


394  REVUE    ME    l'orient    CHRÉTIEN. 

13.  (Fol.  l.">3v°-167i".)  2^1  octobre.  Passion  du  yrand  saint 
Aret'ay  et  des  saints  martyrs  qui  soulïrirent  avec  lui  et  histoire 
des  événements  du  pays  en  ce  temps.  Inc.  [^;]]c"o^.m^()  bùfoGg 

Deleiiave,  B.H.  il.,  167. 
M.  (Fol.  167r°-180r".)  \"  novembre.  Les  faits  et  miracles  des 
saints  Côme  et  Daraien,  les   fils  de  Teodaté.    Inc.   gçgc^ob.-) 
Bgg5ob5    o;]b^    ^^"^^Ô3^    llgajc'îôob^.  .  .    ToO   Rupto'j  r.y.Civ    'I/;co'j 

Deleiiave, /A  //.  G.,  372. 

15.  (Fol.  lSUr°-185v".)  14  novembre.  Mémoire  (()(r!b.>ôbar);^- 
ôae?o)  du  saint  apôtre  Philippe,  digne  de  toutes  louanges.  Inc. 
iOf)c5iT)ol).'>  ^.'iG  çoOgw(r)o  bo^yg.'iû...  ô  toù  WeoO  Ao'yo;... 

Deleiiave,  B.  H.  G.,  1527. 

16.  (Fol.  186r°-2I5r".)  20  novembre.  Passion  du  saint  et 
glorieux  martyr  Artémi.  Inc.  OgOgc^fl^rt)  gç5C"ob.^  rp.^  8.^(:5l')fQ- 
SôSob^  Bgg6ol)5  Tiggàfo  5{oOiçoçTigôol>.^...  Merà  T'/iv  toû  Kuptou  y.al 
'jtoT-ôpo;  '/^adiv  £tç  oùpavoOç  àvâ7vy)diiv.. . 

Deleiiave,  B.  II.  G.,  172. 

17.  (Fol.  215i"-227r".)  16  janvier  (titre  abîmé).  Vie  de  notre 
saint  père  |Paul]  le  Théb[éen].  Inc.  fp5  âbùôsaç^^c^fogi  '^'Q'D'S: 
^^Ô^Ç^omin.Sj-î.^GGo.. .  Kaî  ï^toyozooiç  xGv  àpy£T'j-cov. .. 

Deleiiave, />'.//.(,'.,  1468. 

18.  (Fol.  227r"-235v".)  16  janvier.  Vie  et  faits  (i)(':!J,Hm.->^pjÔ5Q) 
de  notre  saint  père  Jean  le  pauvre  (gcj'ilSà^ôbiQ').  inc.  «a".  '^•'"» 
Q3t5a<T>.'5  3oG5  ^.^Qo  5a3(l5foo(|^o...  Il  y  avait  dans  ces  jours  un 
homme  vrai... 

19.  (Fol.  235v°-215v°.)  Des.  (def.  — ).  Vie  et  faits  (Oc■^j.x^^>- 
£Jcqô.'>q)  de  notre  digne  et  bienheureuse  sainte  Xenia  [Kseniay)- 
Inc.  .^b.^çpo  gbg  fi),^  j^gbc'î-y  Jg08.>coo(«)5op  ^bgGoob  QboîPSgô.VQ. . . 
Nouvelle  et  étrange  en  vérité  est  cette  vie  de  Xenia... 

Fol.  215  endommagé  :  après  lui  des  fragments  de  deux 
autres  feuilles. 

(Tsa(;aheli,  ()/).  cit.,  n"  109.) 


[ÔOI 


CATALOfiUE   DES   AtANUSCUITS  liKORGIEXS.  :î95 

N    19 

\ll'-.\lll'"  siècle,  lù'liui'e  inodenie.  Papier  oriental  île  teinte  briin;Ure; 
170  folios.  Caiiiei's  de  «  feuilles,  commençant  avec  le  deuxième  folio  de  ô~ 

>ez  2),  avec  les  .signatures  en  lettres  capitales,  tantôt  coté  des  marges 
-ujiérieures,  tantôt  coté  des  marges  inférieures;  les  cahiers  vont  de 
,".  lisez  2)  tin  du  fol.  7 v"  jusqu'à  ,50  (lisez  22)  (inc.  fol.  lG8v»).  Dimen- 
sions de  la  page  :  382  X  2:57"'"'  :  de  l'écriture  :  2:50  >;  loi»""":  sur  deux 
CMlonnes,  avec  un  espace  de  17™™  entre  elles:  'H>  lignes  à  la  page. 
i;crifure  claire,  nuskliuri  arrondi,  de  grandeur  moyenne;  encre  brune. 
Ponctuations  :  •  -r  Pas  de  mémoriaux. 

Contient  :  Les  œuvres  apostoliques  avec  proemia  ot  keplia- 
laia  dans  la  version  di"  Goortres  rAtimnite. 

1.  (Fol.  1  r"-17r".)  Acépliale  traitant  des  apôtres  et  de  l'iiis- 
toire  biblique.  Inc.  (def.  — )  l>^f)o  :  co^âgoDg  336  3gb.vlîmgôgc^ 

1}  rp.'iyj^Ggô^n  9ob  clo;-)cS. 

■,'.  (Fol.  lTr"--2.jr°.)  Sur  la  décollation  de  .Jean.  Inc.  ;iou).Kog.'> 

•^u',)b('^';-3cr'0'^Q'-' •""îa-^'';!  ^^"'''■''^•'"^^^^'•''■•-  Quand  Jean  acheva  sa 
course... 

3.  (Fol.  -25  r'-tiv".)  Actes  des  apôtres. 

4.  (Fol.  -ISr'-.'tÔv".)  Relation  (.-j^yaô.sa)  sur  les  épitres  catho- 
liques. 

•1.  (Fol.  ôôV-GSr".)  Chapitres  (00536)  des  épitres  catholiques. 
0.  (Fol.  G3v''-8-2r°.)  Te.xte  des  épitres  de  saint  .lacques. 

7.  Texte  des  épitres  de  saint  Paulau.K  Romains  e)  à  l'hilémon. 
Au  fol.  I60r°,  vingt-sept  vers  ïanibiques,  dont  les  premières 
lettres  du  premier  groupe  et  les  dernières  lettres  du  deuxième 
forment  un  acrostiche  :  u'-~>abcogçr''>  ^^^çra  î'no^y-v;;'^-]  G«.çi);iOî5r.o 
go(}w-',()  :  Paul  est  terminé  :  Christ,  aie  pitié  du  pécheur  Géorgi. 

(Fol.  I60v°-166r°.)  Liste  îles  leçons  de  l'apôtre  pour  toute 
'année. 

8.  (Fol.  IGCr^-lTOr".)  b.>b.>(ô;)ù,->r)o  b-s^oby^tono  ibcngbu  :  Les 
(leçons)  de  l'évangile  de  suint  .Matthieu  pour  matines  et  quel- 
ques autres;  au  total,  douze  leçons. 

(Fol.  ITOv".)  Table  des  écrits  apostoliques  contenus  dans  li^ 
manuscrit. 


[51] 


SOG  RKvrE  DE  l'orieivt  chrétien. 

N    20 

Xlli-Xll"^  siècle.  Ecrit  par  loselj  ()c5b;]o  (fol.  283v°).  Reliure  ancienne 
en  cuir  brun  foncé  avec  plats  en  bois,  ornée  de  dessins  en  relief.  Papier 
oriental  de  teinte  jaunâtre.  331  folios  (def.  — ).  Cahiers  de  8  feuille.s, 
de  ;»  (lisez  1),  à  g  (lisez  3)  et  jusqu'à  8Ô  (lisez  42)  (des.  fol.  331v<>).  Dimen- 
sions de|la  page  :  340  X  535"'™;  de  l'écriture  :  235  X  151"™,  sur  deux 
colonnes  avec  un  espace  de  17™™  entre  elles  ;  26  lignes  à  la  page.  Écriture  ; 
nuskhuri  fortement  incliné  et  un  peu  arrondi.  Encre  brune.  En-têtes 
en  rouge  vermillon.  Lettre  initiale  enluminée  (fol.  6v")  et  en-têtes  enlu- 
minés. Ponctuations  :  -  ■ 

Un  certain  nombre  de  mémoriaux  :  sur  les  feuilles  de  garde  au  com- 
mencement. Fol.  1  r",  Uesarion  (a.  1814)  en  mkhedruli.  Fol.  Iv".  le 
pécheur  Antoine  (8C'^tP3"ît':!o  ^650360)  (a.  1764)  en  mkhedruli;  plus  bas, 
par  une  autre  main,  l'indigne  Antoine  (npotobo  ^6(y'j5o)  (a.  1768)  en 
mkhedruli.  Fol.  2r°,  du  Métropolite  de  Jona  Gedonidze  (•Irar^goe?''  O05- 
to.iâo  oc'iR^  Q9CQ(j(3ob  dg)  ;  plus  bas,  mémorial  de  Besarion.  Fol.  2v''. 
en  caractères  différents  4  fois,  mémorial  de  Beéna  Colagasvili,  qui  a  fait 
relier  le  livre  en  1518  (4?  J3I)  h;)  (0?).  Il  y  a  d'autres  mémoriaux  de 
lui  au  fol.  224VO  et  au  fol.  260vo,  ainsi  que  du  prince  royal  Leonti 
(ô.ifjcsGo  se^fjo^Gôo)  et  de  Georges.  Fol.  283V",  mémorial  de  Besarion. 
Fol.  293^,  note  de  Saba  (b.bÔ.b)  qui  a  relié  le  livre.  A  la  fin,  sur  les 
feuilles  de  garde  :  fol.  1  r",  mémorial  de  ,Iean.  prêtre  et  moine,  de  Besarion 
continuant  sur  le  fol.  1  v";  au  fol.  2^,  mémorial  de  Barnabas,  archevêque 
de  Tiflis  (ô6p555Ô6  j^S^Riaff?  âœSlm),  d'Antoine  et  de  quelques  autres. 

Contient,  :  Le  yJà;j.a;  de  Jean  le  Sinaïte  dans  la  version 
de  saint  Euthyme  l'Atlionite  et  quelques  vies. 

1.  K"Aî!j.a;  de  Jean  le  Sinaïte.  Inc.  (fol.  li°--224v°)  avec  la 
lettre  du  moine  Daniel.  coçi5oi.'>  I6gô,'>3l)...  Qui  veulent...  (des. 
fol.  22 Iv").  Au  foi.  225r",  dessin  du  y."/aij.a^  (ô"og).  Au  fol. 
225v°,  lettre  de  Jean  le  Sinaïte  à  l'Iiigoumène  de  Raitha. 
Inc.  ^gyyàBob^  ^Ool)  '(logBo'bi  9g  3g5  ç5cJgcoco-9g8oîl)oçT^o3...  Le 
livre  de  cette  terre,  ô  -/pia-ccpipoç,  je  vous...  (des.  fol.  246v°). 
(Fol.  216v°.)  Commentaire  (de  saint  Eutiiyme)  sur  des  pas- 
sages difficiles  dans  le  texte.  Inc.  viba  5cool>  gy-^ôSob  y«.oi.x<>... 
Qu'est  ce  que  la  négation?...  (des.  fol.  260r''). 

2.  (Fol.    26Ir°-283v''.)    çggÔôSsiîmb.-»  (sic)    :  sa   ■    'i^'^'^a'''^^^ 
Çiloffjol).^)  Oc'îÇiOob.s  5ôço;>çm9gl>ol)o  (sic),  mc^d^çoo  ^.sOcnom.STO.yl.^- ' 
6gÔol)  i)(r(R.').Q  Jgbo.  2.")  février.  Passion  du  saint  martyr  .\bdalme- 
sia,  ce  qui  se  traduit  par  «  serviteur  du  Ciirist  ».  Inc.  .s\î  ^oÇo^ 

[r,2] 


(ATALOOLE   DES    MANUSCRITS   OÉOKGIEXS.  'A07 

'■)   c^.">l>it>-'>Oo   ;3^yj)ô.^y>    \î.^(l3Ô.'>Q  Ç~()b;)  flcQ^.iilol).'»  iôy)5ç^<)Q- 

l'  '.-«alxi.     cocîilj^çnu     ,'^.>(1c'îi)ii).i(o,-^;K'>r>;)(>ob     OoîG.iu     J~;)bn.     -).>ilu).'> 

ii;|l>c>il;)y>  (sic)  i)^yv)-')çj>(i).')l).i  (ôdqI'):^!).^  ;)ôo)  oi'jriiDùub.-). . .  Main- 
tenant je  commi-ncerai  à  raconter  la  passion  du  saint  martyr 
Vbiialniesia  l'Abdalniasili),  ce  qui  se  traduit  par  «  serviteur 
du  Ciirist  ■>,  dans  l'année  70o  et  la  tioisirnie  (annre)  selon  les 
Ioniens... 

r.  I'eeters,  liihliotlieca  /lagioyraphira  orieiUalis,  3. 

:!.  (Fol.  284r''-293v°.)  o;)f)35fob.^  o"ô  :  \ï.Ml;)ô.-)n  Ç~ob.^  to.'> 
fi;)().')(oi)b.^  o^i)ç^;)o);)(r!b()bo  :  12  jan\ier.  Passion  du  saint  et 
bienheureux  Philothéoz.  Inc.  in.'>\î^);)ù.'.b5  rp.^  i1;io3C':!Ô.>b.>  r,o;i(Ti,5- 

i^o-^Gc^bo...  Au  commencement  du  règne  de  Dioclétien... 

P.  Peetehs-,  op.  cit  ,  p.  210. 

1.  (Fol.  29-lr"-31Tv".)  là  août.  Saint  Basile  de  Césarée  : 
s;ir  la  mort  de  la  sainte  Mère  de  Dieu.  Inc.  b.iilîjà.ML^f)  Çaotti.)8;>6 
v'.v;3bjô.>Ooî9.>f)...  La  sainte  Trinité  sans  commencement... 

Ti.  (Fol.  298r''-331  V°.)  \î.^i3gûôa  Çflotpob.'»  çDi  yc^3er'^«>  J^ôg- 
V  -obj    ilcirpgçT.oi-(lc>:{^.>3ob.'>     ôiÇj>.)ôS.^(1lncnb.    focCjOjjOpo    ocD.^ôSgOà- 

ri;iùi)b  bob.->ô;-)c''  ôpjÇyoria.^çn^'j  :  17  septembre  (mais  il  y  a  une 
note  au-dessus  écrite  par  une  main  plus  récente  indiquant  le 
10  février).  Passion   du   saint   et  digne    de    toutes   louanges 
liiéromartyr  Khalarampios  (Charalampius),  ce  qui  se  traduit  par 
«  joie  brillante   ».  Inc.    i';)^')fgoîô.>>b.)   3^>jc^ob.^    fig^Bob.)    ogb;^ 
jioob^abb......  Sous  le  n-gne  de  Notre-Seigneur  Jésus-Christ... 

IiKLEii.wi:.  B.II.  G.,  298. 
(TsAiiARELi,  op.,  cit.,  n°  13()  ou  137.) 

N°  21 

XIV'-XV'  siècle.  Reliure  ancienne  en  cuir  brun,  fixé  sur  planches  de 
-  J1.S.  Papier  oriental,  assez  mou  et  d'une  teinte  blanchâtre.  33"J  folios. 
Cahiers  de  S  feuilles,  commençant  avec  .>  (lisez  1)  jusqu'à  <)ô  (lisez  42). 
Dimensions  de  la  page  :  .'Î4t)  x  202""":  de  l'écriture  :  254  X  182""»; 
sur  deux  colonnes,  avec  un  espace  de  IC"""  entre  elles.  30  lignes  à  la 
page.  Ecriture  grande  et  peu  soignée,  nuskhuri  arrondi  et  incliné,  avec 
en-tétes  en  rouge  vermillon.  Encre  brune.  Ponctuationc  :  •  ■ 

Mémoriaux  :  Beaucoup  de  mémoriaux  sur  les  feuilles  de  garde  au  com- 
mencement et  à  la  fin  :  1.  Kouille  de  garde  (Iv»),  long  mémorial  en 
nuskhuri  négligé   qui  remplit  toute  la  page,   de  i->3i)->3->Ja  asî^'*^riy  (sic) 


398  REVUE  DE  l'orient  chrétien. 

{Eliané  Cavcavatze).  2.  Feuille  de  garde  (2'°),  mémorial  de  ,53i)gQ>cîê)3;)t'' 
■bawù5ocqCl)  (Sérapion  KumudoroeliJ.  3.  Feuille  de  garde  (2v°)  :  n)  mémorial 
du  eejfp^ogr'o  5f)ôji3.->R;]  (le  pécheur  German);  b)  mémorial  du  njibotôdc»!') 
(Besarion).  4.  Les  deux  mémoriaux  cités  par  Tsagareli,  p.  38,  dont  voici 
le  texte  corrigé  :  «)  llilarion  d"Opizal  :  ;]li;]  pogGo  j^3.')cÔ<)l)o  Llaoîd'"" 
O^giol).')  yi.y^oaiob  g('îCQ3icn.i  8a^'>'5S)'^09SÏ'"'S5  ^9  9f)l>9^6  floîdj^g^ô);).)!'! 
oj3o'5.)(0().iB  àf)P59.^6  og^iêSoc^G  ço^go^LRa  liâ.iêSlxjigB  95l)  ,"],>9l)ù  ('ini;)li 
•^':j5éSob  OojGMiôa""  li^.'îtobooi  tQ^a^ocoi  ;  b)  Béena  Colagisvili  :  yb;)  \Vi);/hi 
()),')fo3i3^r)o  (');)  i);)0><dj.>  biV)f!r'obi>  gl)£)gab9;)G  Ô,');)(>-i9  fic'îjmiyùcjgofp-'il.) 
0a3-\y')1'>9a   ù.jfie^riob    ;i;]ii;ol).-)    |",oej(05()b.Q    b.:)rio[r'aô'^"l')ff''f'îy'- 

Co)itieJit  : 

l.(FoI.  Ir".)  La  deuxième  moitié  du  commentaire  de  Jean 
Clirysostome  sur  l'évangile  de  saint  Matthieu  dans  la  version  de 
saint  Euthyme  l'Agiorite.  Le  texte  commence  avec  le  chapitre 
9fp  (lisez  44)  par  ces  mois  :  fc).>  sofowg  ogo  ;^ôyoîfp5  2:).-);](ob.^().ib. 
5l5  gbgS.^  «)a«5'~>«  (lobo...  (Matth.,  xm,  10  ss.).  Inc.  de  l'ho- 
mélie  :   l')o(^cj;^.'>f)o  ;)b;)  .ipji  œg  i>'do\>   œ^l>  oi^^gG.')  gog5çT>85G.. . 

2.  (Fol.  305  V- 308 r".)  Testament  de  Jean,  le  père  d'Euthyme. 
.^Bfpgfodo  ocQ.sfigbo  ;)(,']0i^(1gl)  9.'>()oI).s.q. 

3.  (Fol.  30Sr°-315v''.)   Leçon    sur    le    miracle  de  Bérytos. 

Inc.  ôgwo^^tt  iimh  j.'iÇ^.VJo... 

4.  (Fol.  315v°-327r°.)  Leçon  sur  le  miracle  de  Khalkopraté. 
Inc.  Ij^OggigoîOT.^  b5l)Ç5j"]çiicr)5  l)5,^l)gGgÔgçi-'o... 

.").  (Fol.  327v''.)  31  août.  Le  Patriarche  Germanos  de  Cons- 
tantinople  :  sermon  sur  la  consécration  de  l'église  (litt.  temple) 
de  la  Sainte  Vierge  à  Khalkopraté  (bà^cnj^côgôob^  m^h  ^idcoob^) . 

Inc.  ujoy'gf'nsï''^  '^'"dn"'  '^i')'''  "^^^^  tl'^Ç^'^^'d'-'-*  c^tlôScoob.'ic^... 

(Fol.  332 r".)  (De  la  main  d'Hilarion  d'Opiza)  b.sbgç!''ooi.^  [oOfomo- 
b^Goo.'i  fo.")  ()gco.V);)ô()ii);')  (piloccxib."»  çoOcocnob-clOoîôgcT'ob.^  n,).S  ^Çl^'og- 
fogÔoOT5  o5(»)oro.bBob.'5  yi.">  Qljcci;3gç^-8tj<TjOTgçj^ol>à  j^g.'>Pîob.")am.') 
gbg  ÇogGo  o).^ôSgU.'>r)o  bib.^ôSgÔob.'iQ  ^5o5ocngfoo  (çî.^w^ygCîGooiTo 
l^o5fol)cn5g5G  ilg  .~>r)(«)C'î6o  çgpSoiçp  gcîQJSoçmOùG,  3o^bg6  lîgihnn.^ 
b.vj^iboîaœi  <p5  3g33ob^~fog  clgGag  ^àSiSm.^b...  Plus  bas, 
mémoire  en  nuskhuri  du  vieillard  Nahum'  (ÔgPSb^  Gàc^Ob). 

Sur  le  fol.  332  trois  ou  quatre  mémoriaux;  sur  la  feuille  de 
garde  suivante,  huit  mémoriaux  de  différentes  époques. 

(TsAii.vitELi,  op.  cit.,  n"  135.) 

[51] 


I  AT  \  LOI  ILE    DES    MANTSCHITS    nÉOROIENS.  399 

N   22 

\II"^-.\II1''  siècle.  Heliure  moderne  en  cuir  jaune.  Parchemin  mince 
.  bl.mc  d'assez  bonne  qualité,  un  peu  jauni.  2i>v'  folios.  Cahiers  de 
^  feuilles  dont  les  t>  premières  sont  perdues;  le  manuscrit  commence 
aujourd'hui  avec  1'.'~  (lise/.  7)  a\i  fol.  Ir"  et  se  termine  à  la  tin  de  !r"~;| 
(lisez  :Xi  au  fol.  202V».  Dimensions  de  la  pape  :  :fô4  X  24ô"">';  de 
l'écriture  :  21;  X  158""";  sur  deux  colonnes,  avec  un  espace  de  19""" 
entre  elles.  '£1  lignes  à  la  page.  Ecriture  :  luiskliuri  arrondi,  de  grandeur 
moyenne  et  un  peu  incliné.  Ponctuations  :  •  •  '  , 

Fol.  2r<'.  ;i  la  marge  inférieure,  mémorial  de  Besarion  (ùyliitoociC). 

Contiriit  :  Un  commentaire  sur  les  évangiles  de  saint  Marc 
et  (le  saint  Luc  pai'  un  auteur  inconnu.  Le  te.xte  conimencr 
avec  Marc  : 

(Foi.  Ir".)  (x.  36-30)...  bcîçjioî  t).)G  Iwjg-^  à^m  :  ôS-m»  gGgô^i.-jb 

■|fÔo)o  ().')f55^;'^;]r)oo)  3;)r>b.)  yj.>  ;)coo")o  iJ.'irtQbj^Goa)  3j)5b;>  '^•^.'ililiU);)'" 
.■•ofogô^b.")  0;)6b.^    :  lipjçrxrj  ogbj^   IwJq^   Oàcn.  àôS^  oQom   (o.'ih.^ 

nullJOîycn    (LçrigOQ.S  3ybgilày)    l)."»bQi1;^Ç;no    foCîO;]C»b.^    9;]    3;);{b£).^i), 

'  '.i  r).')cncj'ob  îoj^ô.in  ôSr^Ojicpb.^  Og  GioDjjçr)  ^oçogô  G.~)or»ç^ob  iojô^y> 
••>  O.^oD  iT>J;^;)b   ().><n    <1->CJ'50Q   :•    (n.'>c5g().')6gô.')n    :•    Inc    bbj-j.in 
i.>b.^â);)ô;)ç:>vi   <>5d5^    aoœ.^coil;)^)    yjottjgôio    d^cno  iU'îg^Çp.^  jcoo- 
b^gb.^.  boîçj>cQ  3;)b.^ilb3;>3b  ;>tob  cQ(5ob.)  ^3  ^8G.>a...  Le  commen- 
taire sur  saint  Marc  se  termine  au  fol.  32 v°. 

(Fol.  33  V".)  Conimentaii-e  sur  saint  Luc  avec  de  grossières 
l'iiluniinures.    Inc.     ct'Oô-"»   b.^ioOwmoîco^Q  .sG5ocqJo;)ç^->o  ^jjK 
Me?  t3oîj.)çm.jjfnôoœ.  b~i]3gfoG.>çno  ^^çpoîsGgôocn...  Le  commen- 
taire sur  saint  Luc  des.  (def.  — .)  fol.  iOJv"  avec  saint  Luc, 
wii,  .j(i  :  Tlx'i-t^. 
(Ts.\fi.\REi.i,  op.  cit.,  n"  IIS.) 

N    23 

Xll-Xlll  siècle.  Reliure  ancienne,  forte,  en  cuir  brun,  sans  orne- 
mentation; vestiges  de  fermetures.  La  planche  du  verso  est  perdue.  Papier 
oriental,  mou,  de  teinte  gris-jaune.  411  folios.  Il  manque  des  feuilles 
au  commencement  et  ;t  la  fin;  les  premières  feuilles  sont  tachées  d'huile. 
Cahiers  de  S  feuilles:  les  signatures  ne  sont  pas  conservées.  Dimensiims 
de  la  page  :  3i)0  X  248°'"';  de  l'écriture  :  3(J0  X  185">"';  sur  deux 
colonnes   avec  un   espace  de  24"'"'  entre  elles.   32    lignes  ;'i   la  page. 


400  ULVUE    DE    l"0I!IENT    CHRÉTIEN. 

Écriture  :  nusklmri  incliné.  Encre  d'un  noir  brunâtre  ;  kepiiahiïa  en 
rouge  vermillon  Jusqu'au  fol.  179,  ensuite  en  carmin.  Ponctuations  :  .  : 
Quelques  mémoi'iau.x. 

Contient  :  Homélies  sur  les  grandes  fêtes. 

1.  (Fol.  lr"-Gr''.)  Acéphale.   Inc.  ô3"onbggçm  .^wl)  B^yccsoio 

2.  (Foi.  6r°-F2v''.)  Saint  Jean  Damascène  :  sur  la  naissance 
de  la  bienheureuse  Viei-ge  Marie.  Inc.  ilcîagtpoo)  yccî3gç;oGo 
^.icoOiwooOn. . .  Ae'jT£  TTzvra  ï6vvi... 

Mkine,  p.  g.,  XCVI,  col.  661-680. 

3.  (Fol.  l-2v"-I7r".)  Saint  André  de  Crète  :  sur  le  même  sujet. 
Inc.  fo^K^ô.^iJo  ^•^^^•^(s...  'A^-/rh  ;-«.èv  •/îjy.îv... 

MioNE,  P.  G.,  XCVIl,  col.  805-820. 
1.  (Fol.  17r°':52r''.)  Saint   Jean  Damascène    :   sur    la  con- 
sécration   de  la  bienheureuse  Vierge   Marie.   Inc.  coàcQççgBGo 
çg8foor>ol)  ;icc!J5çTi.->^;]  Ijiiwori...  Combien  de  vous  aiment  Dieu... 

5.  (Fol.32r''-3Gv°.)  Saint  André  de  Crète  :  sur  l'élévation 
de  la  sainte  Croix.  Inc.  ;j^;'}.'>foob5  ^fogô^^b^...  Sxaupoij  Tïav/iyupiv... 

MuiNE,  P.  G.,  XCVII,  col.  1017-1036. 

6.  (Fol.  36v°-39v°.)  Saint  André  de  Crète  :  sur  le  même 
sujet.  Inc.  igiacoflBgcr)  ff)[o;)b...  K'.v/f'7co[ji.£v  âyxif/;Toi  r;vi|jt.epov.. . 

MiGNE,  P.  G.,  XCVII,  col.  1036-1015. 

7.  (Fol.39v°--I8r".)  Saint  Jean  Damascène  :  mémoire  (SgbbObfl) 
sur  saint  Jean  Chrysostome.  Inc.  nà^^ft'-""  ^•^tf»''.']...  "E^si  pi.èv... 

Delehaye,  n.n.  G.,  S7't. 

8.  (Fol.  •lSr'-55r''.)  Georges,  évêque  de  Nicomédie  :  sur  la 
présentation  de  la  bienlieureuse  Marie  dans  le  temple.  Inc. 
ôô)\îy()G35çi''g  .')fob...  <t>at^p6v  tô  tt,;  T^apouuy,;  éopT-^ç... 

Delehaye,  B.H.G.,  1152. 

9.  (Fol.  58  r^-ÔSr".)  Vie  de  saint  Jean  Damascène  par 
Siméou  d'Adana,  traduite  |)ar  Éphrem  Mtsiré.  Inc.  bi^-xif/'iob 
Oc'îyj'^.^fogcn.^... 

Edité  par  K.  KeKe.iiiinae,  XpiicTiaHCKiii  Boctok'l,  III, 
pp.  119-174. 

10.  (Fol.  65r°-73v".)  Saint  Jean  Chrysostome  :  mémoire 
(a^bViOio)  de  l'évêque  Pelagonios  d'Antioche.  Inc.  Og  gjgê 
gi69'b5<^)gÔgç;o   yoy^a   6Ç35ÇT>gôg2;;'cn5    Ç5g5Çc;'OT5    OoOifoto  ^ycQ- 

[56]  ^ 


il 


I   \TALiHH  K    lii:s    MAXL'.SCniTS   (îÉORfilE.N'f?.  lOl 

Ô.">tt>...  Jetais  déjà  pivparc  ;ï  faire  la  guerre  au\  af,'issements 
des  lirrôtiquos... 

Mi.iNK,  !•.(!.,  \L\III,  col.  7l7-7r)(i. 

11.  (l-'ol.  7  Ir'-TSv»  des.)  Saint  Atiianase  d'Ale.xandrie  : 
'"'t>MO"^"  .~>to\ï;)(~)()b.'>(r>:^l')  5;i()~(ofr)(»l>  il(JoîujçT.()b.>b.>  :  sercûon  on 
l'Iiunneur  de  la  Bienheureuse  Vierge  Marie.  Inc.  .îihd.moçj.. 
''n'''\>'"'"  "^ô"  focîil^çj^no  .')ioO(nB^5;^Oii)(,(«i).>r(  ('lu\î.ib.i...  C^nuim'  les 
travailleurs  qui  creusent  la  terre... 

IJ.  (Fol.  7!)r°-S2v°.)  Acépliale.  Inc.  eOcrtôù^i)  iJi)j.)bçn;'yùgeob.) 
i'-^tj...  A  savoir  l'inapprochable... 

i:^.  (Fol.  <s;}r"-91r''.)  Saint  .Iran  Damascène  :  leron  sur 
la  bionlieureusr  N'ierge  Marie.  Inc.  (ovj.>iib  'b.^o^bj^C^-'o... 
ijuaiid  I  été... 

1  1.  (Fol.  91  r''-9!»r".)  S.iiiil  Jean  Dauiascène  :  .sur  la  uii.sùi'i- 
corde  de  Dieu  et  sur  la  naissance  de  Jésus-Christ.  Inc.  <p>b,^- 
ô.Kl.^rp  oyrd  bo(|)ijj')5n...  Au  coniaiencernent  il  y  avait  le  \erlje... 

I.j.  (Fol.9î)r"-I07r".)  Saint  Grégoire  de  Nysse  :  sur  la  nais- 
sance de  Jésus-Christ  et  sur  les  saints  Innocents  de  Bethléem. 
Inc.  fi>.^  lôgrtgm  .sbçT>()b  (P5b  co^j^ti.^  njjbfj^m.s  (de  Basile)... 
— a>,-i(;aT£  çt.c.v  âv  viO'xr.vîa  . . 

Mii.Ni-:.  /-•.  a.,  WXl,  coi.  IGiMfSl. 

IG.  (Fol.  lu?  r"-Il.jv".)  Basile  l'Isaurien  :  sur  le  massacre  des 
saints  Innocents.  Inc.  ^cl-^^-'W^  ^^<1  ôjjôjjcoo...  rix/.iv  ôys'=<»>"'  îyw... 

I>Ki.i:itAvi;, /y. //.  6'.,S-21. 

17.  (Fui.  1I5V-12-2V''.)  SaintBasile  le  Grand  :  sur  le  baptême. 
Inc.  ô(Ô<l-)r>o  bcîçnc'încQn...    O  <j\'i  -jo'^oçSo/.oy.c-jv... 

Mi.Îne,  /'.  C,  \\\1,  col.   IJl-lll. 

l.S.  (Fol.  I-'2v"-IoI  V".)  Saint  Supin'onc  de  Jérusalem  :  sur  le 
môme  sujet.  Inc.  oocoayçr.  I'i^qG  ôyo)^^^^^.)^...  Avant  nous,  à 
liethléem... 

10.  (Fnj.  l;]2r°-M0r".)  Du  même  :  sur  le  baptême  de  Jésus- 
Christ.  Inc.  oO-iÇî'.iîQ  r).ior>j)ç^o  55fi6u>aôb...  Encore  la  lumière 
nous  apparaît... 

20.  (Fol.  1 10r''-i:)2r".)  Saint  Méthode  de  Constantinople  :  sur 
l'incarnation   de  Jésus-Christ.   Inc.  djGç:;^  l>->Co9y   gocDMo  ogo 

3?ô05f>;-)ô...  V[y.\%:  •i.ï'i  (b;  Èyco  vcai^w... 

,57] 

OKIEKT   CIIRKrlEN.  V> 


402  liKVUE    DE    L'OHIEXT   CHRÉTIEN. 

21.  (Fol.  152r''-157r°,)  Amphilochius  d'Iconium  :  sur  Tin- 
carnation  de  Jésus-Clirist.  Inc.  i1fo535ç;i^6o  gjorocTi,^  y,-iu>... 
Beaucoup  de  grands... 

22.  (Fol.  157 r"- 160 r".)  Saint  Théodose  de  Studion  :  sur 
la  ilécollation   de  saint  Jean-Baptiste.  Inc.  Ogb.'jOg  ^m\>  ^o^yj;)- 

ô.>.'-!. . .  TpiTov  irovut^.x. . . 

Delehave,  B.  h.  g.,  s  12. 

23.  (Fol.  IGOV-ieOr".)  Saint  Basile  de  Césarée  :  commé- 
moration ((lijWul.^n)  des  quarante  martyrs.  lnc.i3.sro55ç^co.>^b;^r);i- 
60OT6 . . .  IMaprOp cov  [avyÎ[A71v  . . . 

Deleh.we,  n.  H.  G.,  120."). 
21.  (Fol.  169v°-176r°.)  Saint  Grégoire  de  Nysse    :    sur  le 
même  sujet.   Inc.    ô;"]3oG  i1c':!Ç.N();-)r)()  LO,~>;iol>5  OocI^cood...  X()£;  oi 
p.âpTupsç  Tïpo;  ÉajTO'j;... 

Delehave,  B.H.G.,  1207. 
25.  (Fol.  176r"-181r".)  Éphrem  Syrus  :  commémoration  des 
quarante  martyrs.  Inc.  ;i()r).->QOT35ri  ofo^yoGyùç^-'jb.s  iil.sb  ac^J.^t'"'""- 
^ûîô.->a...  Vu  que  cette  politie("?)  brillante... 

Delehave,  B.H.G.,  1201  (•)• 
2G.   (Fol.  lS4r°-I87r°.)  Saint   Grégoire   le   Thaumaturge    : 
.sur  l'Annonciation...  Inc.  foç^yb  .'iG^gç^^oîTScob  g.^6\^yoîôoç;i3ô.-.Go 

g.'5Çj'>r'îàom.~>  ;',."iGofo\îoGQ:io,sG. . . 

Migne,  p.  g.,  X.,  col.  1 15-11.50. 

27.  (Fol.  lS7r"-190r°.)  Saint  Jean  Chrysostome  :  sur  l'An- 
nonciation. Inc.  33-'>çî;'^q?  l)olJ,H'5g5;'ob5  b.>l)ùcogô5Q...  Encore 
l'évangile  de  joie... 

28.  (Fol.  190v"-199v°.)  Saint  André  de  Crète  :  sur  l'Annon- 
ciation. Inc.  ^■i.^foilcQy)^.^  <(Koyb...   'ETTscrn  c-zfafpov... 

Migne,  /'.  G.,  XCVII,  col.  881-913. 

29.  (Fol.  199v°-203r°.)  Saint  Jean  Chrysostome  :  sur  la 
parabole  du  publicain  et  du  pharisien.  Inc.  b^cjg^fojrjçn-'Gc'j 
0.0360  j-^eGo...  0  bien-aimés,  les  deux  hommes... 

30.  (Fol.  203r"-208r°.)  Saint  Jean  Chrysostome  :  sur  le  fds 
prodigue.  Inc.  il.MoiH^ob  10.^6585030  3.^6)00...  Toujours  nous  dési- 
l'ons... 

31.  (Fol.  208r"-212v°.)  Saint  Anaslase  le  Sinaïte  :  sur  ceu.\ 
qui  mouraient  dans  le  Christ.  Inc.  co5q  àfob  ybg... 


CATALOfiUE    DES   MANUSCRITS   OÉORCIENS.  40 

32.  (Fol.  •21-2  v°--223  v°.)  Saint  Jean  Damascène  :  sur  le 
mt'nie  sujet.  Inc.  b.Vbfoujjjçjio).^  gyOcj;^.^r)(r).N...  Dos  plats  appétis- 
sants... 

33.  (Fol.  •223v°-2-28v°.)    Saint     Fphrein    Syrus   :     sur    la 
leuxième  apparition  du  Christ  (traduit  par  Kphrem   Mtsiré). 

Inc.  b.>y^-)5ioyç;>f)(':j  Oj-jw-^b...  0  bien-ainiés,  que  rien... 

3-1.  (Fol.  228 V" -230 v».)  Du  niênie  :  sur  les  pères  décodés.  Inc. 
,„5cnoftaao  Oj^çmAob...  Mon  cœur  me  peine... 

35.  (Fol.  23(»v°-231v".)  Du  même  :  sur  les  mêmes.  Inc.  .^il.^b 
y>{o;)b.>  SoG.s...  En  ce  jour... 

30.  (Fol.  23lv"-2-10i*.)  Saint  Nectaire  de  Constantinople  : 
sur  le  miracle  de  .saint  Théodore.  Inc.  Ôto^yo63.'iç;:;>;]  .icob... 
Brillant  est... 

Delem.vvk,  /;.  11.  G.,  17GS(?). 

37.  (Fol.  2IOr°-218v°.)  "ESoiax;  -?.;  ôpfloSoÇeîaç.  Inc.  agtgob.^ 
(ogpî(3ocr)gb...  Ed.  <•)  ^'ciK'iiKiit.  IleA'Iî.iH  npaBoc.iaBiîi. 
Ojeccna,  1803. 

3S.  (Fol.  218v°-252v".)  Relation  sur  le  miracle...  Inc.  m'o.-» 
fi.>u  .->f6b  ybaSj^oi  0;)b.^«^)ô;)çn...  n  n'y  a  rien  de  si  réjouissant... 

39.  (Fol.  2J2v°-26Ir''.)  Relation  sur  les  miracles  à  Chalko- 
praté.  Inc.  b50;);;3o]c-}œ.^  b.>b\r-.g(;^OT.>...  Des  miracles  royau.x... 

lu.  (Fol.  261r"'-272v°.)  Saint  Soplironius  de  .Jérusalem  : 
vie  de  sainte  Marie  l'Égyptienne.  Inc.  b.'iOfpgOîmoicnà  âggo- 
b;>co.-). . .  Mu'TTrlptov  ^îta'.Asw;. . . 

DELEn.vYE,  //.  u.c.,  1012. 

11.  (Fol.  272v°-273v''.)  Miracle  arrivé  au  siège  de  Constanti- 
nople.   Inc.    '{'(IÇ^Oii    ofoà^çnob     ôypjdgGoi.i...     'Ev    toî;    yoovo:; 

'Hsxx,/.£Îo'j.. . 

Deleiiave,  /y.  //.  C,  Iu60. 

12.  (Fol.  276r°-28Gv°.)  Saint  André  de  Crète  :  sur  Lazare. 
Inc.  çjii'bicog  Sgypî^tooô.i...  Az^xço;  tqv  TrxpôvTx... 

Mio.NE,'  l'.  G.,  XCVII,  lol.  960-!>85. 

43.    (Fol.  28(3 v"-29Ir°.)  Saint    Jean   Chrysostome   :  sur    le 

Dimanche  des  Rameau.v.  Inc.  b.^j5pS3gçj'0)ig55...  Des  miracles... 

11.  (Fol.  20 lr°-.302v°.)  Saint  .^ndré  de  Crète  :   sur  le  même 

sujet.  Inc.  ggîlof)  (JggiTjob^  u)ù6.>...  X9è;  •/;aâ;  (AôTa  toj  Aurrôzo-j . 

MiGNE,  F.  G.,  XCVII,  col.  98.J-1UI7. 

[59] 


401  REVUE    DE    I,'ORIE.\T   CHRÉTIEN. 

i").  (Fol.  :!O2v°-306v°.)  Saint  Jean  Damascène  :  sur  le  figuier 
desséché.  Inc.  .')[o86m:)31>  îl;]  l^ogyg^rp...  RusT  jxe  -rpôçTO  le'ystv... 

MiGXE,  P.  G.,  XCVI,  col.  576-588. 

16.  (Ko!.  307v°-30Sr°.)  Saint  Jean  Chrysostome  :  sur  le  ven- 
dredi saint,  sur  la  trahison  de  Judas,  etc.  Inc.  SJcIgBsàfoQçp 
3b;)co.i;3...  Avec  regret  je  vois... 

17.  (Fol.  o(i8r''-315v")  Saint  Jean  Chrysostome  :  sur  les 
mêmes  sujets.  Inc.  Sgorogro  bijofocî  56b...  Il  faillit  être  néces- 
saire... 

18.  (Fol.  315v"-321v°.)  Georges,  évoque  de  Nicomédie  : 
sur  la  croix  et  sur  la  sépulture  de  Jésus-Christ.  Inc.  9.'>c)6ç!^l>.~>. . . 
Sur  le  haut... 

MiGNE,  P.  G.,  t.  C,  col.  1457-1489. 
49.    (Fol.    324v°-333r".)    Saint   Épiphane    de  Chypre   :   sur 
le  corps  et  la  sépulture  de  Jésus-Christ.  Inc.  co^q  bPSb  gbg... 

Tî  TOÛTO  '7-/îa£pOV.  .. 

MiGNE,  P.  G.,  XLIII,  col.  140-464. 
.50.  (Fol.  ;i33r°-333v\)  Saint  Jean  Chrysostome  :  sui'  Pâques. 
Inc.   TOojOgfmGo   ■bifoo)  ^ôSob^gl)  3c<îcjg56g5o...    Vous  qui  êtes 
amants  du  Christ... 

51.  (Fol.  33Ir°-336v°.)  Saint  Jean  Chrysostome  :  sur  l'Ascen- 
sion. Inc.  Ôw\ïyoG3.sç:^ig  brob  ao^sg^mo...  Brillant  est  tout... 

52.  (Fol.  336v°-3.37v°.)  Du  même  :  sur  le  même  sujet  (traduit 
par  Éphrem  Mtsiré).  Inc.  b^clDo  3.s5l)535eo3gçmgÔi>fJo. . .  Trois 
grands  miracles... 

53.  (Fol.  33Sr"-314r".)  Saint  Cyrille  d'Ale.xandrie  :  sur  I;i 
bienheureuse  Vierge  Marie.  Inc.  ora^o535c«g  5fol>  çoçogli  boj^yg.sn 
fîggrio...  <t>aiSpo;  -ôfAÎv  ô  ^.ôyoi;... 

Delehave,  B.H.  6^.,  1154. 

51.  (Fol.  344r"-348v''.)  Saint  Tiiéodoret  de  Cyrrhus  :  con- 
fession de  foi.  Inc.  3O5  ocjcj  658^5çji3g...  En  vérité,  il  fallait... 

.55.  (Fol.  318v°-3,54r".)  Saint  Jean  Chrysostome  :  commémo- 
ration (3gM')05fj)  des  saints  martyrs.  Inc.  aogrooϙ^G  305,^,0- 
015.^5...  En  ce  temps,  parce  que... 

56.  (Fol.  354r°-357v".)  Saint  Ephrem  Syrus  :  sur  le  même 
sujet.  Inc.  K\-)râcc!3.sr)  y)^  l).'>Ç5çpgçT>...  Il  est  beau  et  désirable... 

.57.  (Fol.  357v''-363v°.)  Saint   Jean    Chrysostome  :  sur  la 

[60] 


I 


CATALOnUE   DES   MANUSCRITS   UÉORGIEX.S.  lU.') 

naissance  de  saint  .lean-Baptiste.  Inc.  3--)6r)<i;^ôS...   Ejy-xiio;... 

Oklehavi:,  /.'.  //.  ^'..  S 18. 
.'is.     ^Tol.     3G3v°-in  Iv.)    Mémoire    (iWîb.N^bjjfijùjjçno)  des 
saints    Cierre  v\    Paul.   Inc.   u).n   ôOC^icpf^iyô.^cr);)   OoG.)...    K.ai 

TWV  T£yvà)V  .  .  . 

llELEII.WE,   B.I/.G.,  11915. 

.j'.i.  (Fol.  375i-"-378r".)  Saint  Jean  Chrysoslonie  :  commé- 
moration (OybVxl.'xa)  des  saints  Pierre   et    Paul.  Inc.  s"'^-^  V'' 

Deleiiave,  IJ.  II.  a.,  1197. 
OU.  (Fol.   37Sv''-380v°.)  Saint  Jean  Clirysostome  :  commé- 
moration (ôgbV)0;>a)  des   douze   a|i6tres.  Inc.  j^^jcomaGoui.^  y>.> 
•3gGG()gfoo(Dù  g^G...  E'-xÔto);.  .. 

Deleii  vvK,  li.  II.  a.,  159. 
(il.  (Foi.  3Slr°-393v".)  Saint  Jean  Damascène  :  sur  la  trans- 
liguration.   Inc.    Ocîagmoa)    a'^i?jb.>b.>b\>.v-)0T);jàp7.(!)i')cr)    u^çr';)'^'--- 
Ac'j7£  Tavr,Y'jp{i7io|j,£v  rrr,<J.î:'^J•^ . . . 

.Mm.nk,  /-■.  G.,  XCVI,  515-570. 
G-2.  (Fui.  393 V"- 397 r".)  Saint   Fplirera  Syrus  :  sur  le  mêm>' 
sujet.  Inc.  .■)g5co.>j()bi  ^bb  ô^^iu...  Du  champ,  la  récolte... 

G3.  (Fol.  397r°-  105r°)  Saint  Jean  Damascène  :  sur  la  mort 
de  la   bienheureuse  ^'ierge   .Marie.   Chapitre  I.   Inc.  ^bgGgoon 

Mi...\K,  /'.  G.,  .XCVI.  70U-7-2I. 
01.  (P'ol.   lU5r°-llI  v".)  des.)  Du  même  :  sur  le  même  sujet. 
Chapitre  II.  Inc.  .^cob  gyg^]...  "Egt-.  u.h... 

Mir.M:'  /'.  /;..  \(\I.  TJ  1-7.53. 

N'  24 

XI''  siècle.  Reliure  moderne.  Parchemin  blanc  d'assez  bonne  qualiti'. 
2'22  folios.  Cahiers  de  8  feuilles  coininen«;ant  avec  les  trois  dernières 
feuilles,  de7  (lisez  1),  jusqu'à  ^  (lisez  30),  dont  la  dernière  feuille  est  insé- 
rée dans  le  manuscrit  suivant.  Il  manque  quelques  feuilles  ra  et  là.  Dimen- 
sions de  la  page  :  :!34  X  238™"'  ;  de  l'écriture  :  STw  x  IM""',  sur  une 
colonne.  :{1  lignes  à  la  page.  Kcriture  :  nuskhuri  du  type  athonite  assez 
grand;  les  kephalaia  et  lettres  initiales  en  capitales  écrites  en  rouge 
vermillon.  Encre  gris-brun.  Ponctuations  :  J,  •  In  grand  nombre  de 
mémoriaux  des  XIII'^XVIF  siècles  écrits  par  des  mains  différentes. 

;61. 


•  106  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

Contient  :  Le  synaxaire  géorgien  de  Georges  rAthonite,  du 
6  septembre  jusqu'au  23  mai.  II  y  manque  les  jours  suivants  : 
septembre:  1-5,6  (inc);  février  :  13  (des.),  14,  15,  16  (inc), 
17.(des.),  18-22,  23  (inc);  mars:  7  (des.),  8-10  (inc),  12  (inc), 
13,  11  (inc),  16  (des.),  17-23;  mai  :  9  (des.),  10,  11  (inc). 

Inc.  w.'iâgcD^-^  'bgço5ûb1jggo5  1)Ç53coood5  ço5  6o(^y5çjiol>,'>... 
6  septembre. 

Ce  manuscrit  a  été  décrit  très  soigneusement  et  tous  li- 
mémoriaux  déchiffrables  ont  été  publiés  avec  grand  soin  yav 

II.  le  professeur  N.  Marr  dans  Bibliotlieca  Arnieno-Georgiea^ 

III,  Petropoli,  1014  :  Les  notices  commémoratives  du  monas- 
tère  de  Sainte-Croix  à  Jérusalem  :  (en  géorgien)  avec  quatre 
planches  paléographiques.  La  fin  de  ce  codex,  reliée  séparé- 
ment, se  trouve  dans  le  manuscrit  25. 

N°  25 

XI°  siècle.  Ce  manuscrit  forme  la  deuxième  moitié  dn  n»  24.  Reliure 
moderne.  185  folios  (fol.  223-408)  ;  les  trois  dernières  feuilles  sont  dété- 
riorées par  l'humidité.  Cahiers  :  de  cm  (lisez  30,  la  dernière  feuille)  jusqu"à,-)0 
(six  feuilles  seulement).   Beaucoup  de  mémoriaux,  comme  dans  le  n"  24. 

Contient  : 

1.  (Fol.  223r"-312r".)  La  partie  du  synaxaire^  pour  tous  les 
jours  de  l'année,  du  23  mai  jusqu'au  31  août  sans  lacune. 
(Fol.  ol2v".)  Colophon  du  traducteur  Georges  l'Agiorite  (publié 
par  N.  Marr,  /.  c,  p.  viii). 

2.  (Fol.  3I3r°-40Sv°.)  En  capitales  rouges  :  g58c<î3ffr)g556o  : 
^gî^oÇcyob.^  :  bigçgçTiooîooà  ^sii(5l)-l),^bÇ5gçjicr)55o  :  çn5  b^lio- 
6oîcr)i.  Ç8oçr)5cr)56o  :  çp.")  Ç8og)5cr)5  SbtobgicoiBo  : 

«  Exposition  des  grandes  fêtes  de  l'année  et  de  celles  des 
saints  importants...  De  cette  partie  du  manuscrit  on  trou- 
vera une  analyse  détaillée  chez  N.  Marr,  l.  c,  pp.  viu-xii. 
Sur  ce  travail  au  point  de  vue  liturgique,  voir  K.  KeKejiiiii:3e, 
rpy.'^iiHcivie  JiiiTyprn^ecKie  naMHTHiiKii  B'b  OTSMecTBeHHbix'h 
KHiiroxi)ann.iiiimax'b,  Tii-t-imcL,  1908  ss.,  pp.  228-316;  483- 
506. 


[62] 


CATALOGUE   DES    XIAXUSCIUTS   CÉORGIEXS.  l(>7 

N"  26 

.\l\-.\\''  siècle.  Keliuro  moderiu'.  l'épier  oriental  de  teinte  gris-jauni' 
fortement  abimé  par  les  vers.  ;}30  folios  environ  (non  numérotés), 
l'aliicrs  de  8  feuilles,  de  .»  (lisez  1)  dont  les  deux  dernières  feuiih's  seule- 
ment nous  sont  p;irvenues,  jusqu'à  do  (lisez  -11).  Dimensions  de  la  page  : 
.505  X  200'""';  de  l'écriture  :  200  X  151""",  sur  une  colonne.  30  lignes  à 
la  page.  Écriture  :  nuskhuri  arrondi  et  un  peu  incliné,  pas  très  ré- 
gulier. 

Mémoriaux  :  Fol.  '2  r°,  à  la  marge  inférieure,  notice  de  Beena  Colaga-svili 

Confient  :  Ménaion  pour  les  grandes  fêtes  de  toute  l'année. 
Le  manuscrit  a  des  lacunes  à  la  lin. 

(TSAOARELI,  op.  cit.,   U"  51.) 

N'  27 

W'I'-.WIl'  siècle.  Reliure  de  cuir  sans  planches  avec  simples  dessins 
linéaires,  dans  laquelle  le  manuscrit  est  inséré  sans  être  cousu.  Papier 
laid  d'origine  orientale,  assez  fragile  et  sans  aucun  filigrane;  sur  les 
marges  le  papier  est  décomposé  et  fortement  gratté.  348  folios.  Caliiers  de 
'^  feuilles,  commençant  avec  .>  (lisez  1)  dont  la  première  feuille  est  perdue, 
lusqu'à  ;in>  (lisez  44)  (déf. — ).  Signatures  au  coin  intérieur  de  la  marge 
supérieure  de  la  feuille  au  commencement  du  cahier  et  au  coin  intérieur 
lie  la  marge  inférieure  de  la  feuille  à  la  fin.  Dimensions  de  la  page  : 
:180  X  "SSO""»;  de  l'écriture  :  225  X  160""';  sur  deux  colonnes,  avec 
un  espace  de  19'»'"  entre  elles.  21  lignes  à  la  page.  Ecriture  :  nuskhuri 
clair,  soigné,  incliné  et  arrondi,  mais  .sans  vie.  Encre  noire  de  teinte 
brunâtre,  qui  a  troué  le  papier  en  beaucoup  d'endroits.  Kephalaia  en 
rouge  carmin.  Ponctuation  :  "  • 

Mémoriatix  :  Fol.  348r'  (n'est  pas  de  la  main  du  texte)  :   bàligcjoai.i 

t>    uOTo   ;)by    pogBf)    gi.^    ()o(ôV);:j.)G(>    t);)    0|Î.>6;)I>    yi;]ri).,i')"~F>    ô;)(5().')n     .^00., 

*'il3-^o"'''^yf)p  if!->  i'a3''f'îl'<)  ^be^,>(Q    îpoj   <^,i^ai333"K:^.  Fol.   348  v»  (même 
main)  :  bcjb^    àOà    ÇogGobo   0;),j,>'ba.)3f>b6.    rno    Dgdpîbacï^obi    dljrgfÔojrrjb,) 

ri'^Tbb.,... 

Contient  :  Le  /.'/.i'^xl  de  Jean  le  Sinaïte  dans  la  version 
d'Euthvme  l'Agiorite  et  quelques  cliapitres  ascétiques. 

(Fol.  Ir".)  Inc.  te.\te  du  •/."/.Cy.x;  (acépiiale). 

(Fol.  .Ji"'.)  Im-.  introduction  de  l'abbé  Daniel  de  Raithu. 

(Foi.  323v°.)  Des.  te.\te  du  •/."/.■:;jia;  (fol.  3-2-1  r")  table  du 
contenu. 


40S  HF.VUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

(Fol.  3-2li".)  b\î.^;iC'-'-^r)o,  Instructions.   Inc.    ^-jgjj^^Gobà  .^i3ob 
\iog6b.->  OoT).^. ..  en  tout  (w  chapitres  (def.  —  à  la  fin). 
(Ts.viARELi,  op.  cit.,  n"  136  ou  137.) 

N"  28 

XV'-XVI''  siècle.  Keliure  moderne.  Papier  oriental  de  mauvaise  (|ualité 
;i  côtes,  de  teinte  jaune.  1015  folios  sans  pagination,  mais  dont  le  nombre 
est  marqué  à  la  fin.  Cahiers  de  8  feuilles,  mais  les  pages  sont  brouillées. 
Dimensions  de  la  page  :  307  X  lOS"'";  de  l'écriture  :  213  X  ISO"";  sur 
une  colonne.  30  lignes  à  la  page.  Écriture  :  nuskhuri  grand,  gothique. 
Encre  noire.  Kephalaia  et  initiales  en  rouge  vermillon.  Ponctuations  :  •  :  • 
Pas  de  mémoriaux. 

Contient  :  Un  lectionnaire  des  évangiles  avec  éléments  d'un 
ménaion(?)pour  les  grandes  fêtes  de  l'année.  Le  te.xte  commence 
avec  le  l-'''  dimanche  de  saint  Luc  et  continue  pour  les  cycles 
du  Carême  et  de  Pâques,  et  puis  pour  l'année  entière  avec  des 
éléments  ménêens  pour  les  grandes  têtes.  Le  commencement 
du  manuscrit  manque. 

Ce  manuscrit  n'est  que  la  deu.xième  partie  d'un  seul  codex, 
dont  la  première  est  le  n"  21. 

N"  29 

X\''-XV1'=  siècle.  Reliure  moderne.  Environ  96  folios  (non  numé- 
rotés). Cahiers  de  8  feuilles,  de  ô  (lisez  2)  (fol.  1  r")  jusqu'à  o;;  (lisez  13i 
(fol.  '.tiiv").  Fait  partie  du  même  manuscrit  que  le  n"  28. 

Contient  :  Lectionnaire  des  évangiles.  Inc.  avec  saint  Jean 
f)=5U(vi,  11):  n.'Kn  ^.iildi.'i  DoG.-)  ()V)oçï>gb  j5Q(T).^  O.scn...  Des. 
avec  saint  Luc.  nn'W  =  117  (x,  17). 

Ce  lectionnaire  est  la  version  de  Georges  l'Agiorite;  à  la 
dernière  page,  en  rouge  dans  le  texte  :  cj'ccîQ3.~>  y^sm  ^<^:ihi,^o\)à 
(•yxo.Mgob.^Di-b.  coco.ilgçmil.^r)  ÇOocp.^,Q  ;)l)g  l)C)V).-^m;)Ô5.«  .-{(rCsôSgtir);^. 
«  Priez  pour  moi,  le  misérable  Georges,  qui  ai  traduit  ce  saint 
Évangile...  » 

N»  30 

.Xll'-Xlll'  siècle.  Keliure  ancienne  de  cuir  brun  sur  planches  de 
bois  avec  dessins  en  relief,  <lesserrée.  Papier  oriental  côtelé,  assez  mou, 

.[01] 


CATALOGUE    DES    MAXLSCRITS    OÉOROIENS.  |l»9 

teinte  roufïcAtrc.  257  folios.  Cahiers  do  8  feuilles,  de  "(lisez  1)  (la  pro- 

;iTe  feuille  manque)  à  c^a  (lisez  33)  (fol  '?ÔOr').  Dimensions  de  la  paiie  : 
.0  >;  33"2'"'"; -de  récriture  :  340  X  l"»"?""",  sur  une  colonne  jusqu'au 
1  7"2;  après,  sur  deux  i-olonnes  avec  un  espace  de  17"""  entre  elles. 
'.  liunes  à  la  pajre.  écriture  :  nuskliuri  carré  et  droit.  Knere  brune. 
..  allâtes  en  rouge  vermillon.  Ponctuations  :•  :  •  (jueliiues  mémoriaux. 

Contient  :  Homélies  pour  los  gramles  liHesilo  tonte  l'annéo. 

1.  'Vo\.  Ir'-l-ir".)  8  septembre.  Saint  Amiré  de  Crète  :  .sur 
la  naissance  de  la  bienheureuse  \iergo  Marie.  Inc.  ,vr)ii- 
T)OïOc'îb  o>-)...  Si  on  mesure...  V.'.  \j.--pv.-0L:... 

yUi.sK,  P.  G.,  XCMI,  col.  >S(il-b^;i. 

H.  (Fol.  lJr'-17v°.)  Saint  .Fean  Chrysostome  :  sur  l'cléva- 
lion     de    la   Croi.\,   etc.    Inc.    MCQsacT'o;};]    ^-jgj.'^PSybOT.^    ô-'>f'--- 

I  17.57.  aàv  vi   i-ô  Tcôv  y  îio'jvtov. . . 

Di;li:iiavi:,  //.  //.  a.,  ]:«. 
.!.    (Fol.    lSr''-;5Ui''.)    Georges    le    Cliartopiiylax    :    sur    la 
rrt'senlation  de  la  bienheureuse  Vierge  .Marie  dan.s  le  temple 
Inc.  ,;;)4i)()ç;''()).-)  (l()T>;)'t'>oi.K..  De  bonnes  raisons... 

Mig.m:,  I'.  (!.,  t.  C,  col.  I  IJU-j  1  |ii. 
l.    (P'ol.  SOr'-SSr''.)  9    décembre.    Éiiiphane    de   Chypre   : 
sur    la  conception   de   sainte  Anne.   Inc.  ô);>u.>(ob  b.^oçsj^ç^cîu 
il',)...  Qu'est  ce  mystère... 

.j.  (Fol.  38r"-  ly  V.  )  2.")  décembre.  Saint  Grégoire  de  Nazianze  : 
sur  la  naissance  de  Jésus -Christ  (version  d'Ephrem.Mtsiré).  Inc. 
jcoobôg  oOajjoob...  le  Christ  est  né... 

Mp.ne,  /'.  Ci.,  .\.\\V,  col.  I3IJ-i:};]3. 
>'     G.   (Fol.  l.Sv'-ôOv".)  G  janvier.  .Saint  Grégoire  de  Nazianze  : 
sur   les    lumières    de    Notre-Seigneur.    Inc .  jg^çj^^c^    o.jb^ 
iJ.iQboî3;>foo  l^ggfio...  Encore  Jésus  notre  Sauveur... 

MiGNE,  P.  a.,  .\.\.\VI,  col.  ;53(i-:}6U. 

7.  (Fol. 6Ur"-TGv''.)2février. Saint  .Méthode  deConstantinopIe  : 

sur  rilypapante  (Oo;3aôyô;5o).  Inc.  <)gac^^  ||  bM^il;)...  Flzî.ai  ;j.èv... 

S.  (Fol.  TGv^SSv".)  i.")  mars.  Saint  André  de  Crète  :   sur 

l'Annonciation  (trad.   par  Éphrem  .Mtsiré).  Inc.   Ç^wilc-î^iUW» 

C>C>3b  ycQ3;)çncr).>  bob.yogcpo...  'Eirs'ïTr,  <7/i'jji.£pov  ■/)  irivTwv  yj^-'A.-- 

Mmne,  /'.  Ci.,  XCVII,  col.  SSI-913. 
9.  (Fol.  SSv°-101r».)  Saint  André  de  Crète.  ôlicQÔob.»  ..i^b  : 

[(55 


41Q  REVUE  HE  l'oriext  chkétien. 

sur  le  dimanche  des  Rameaux.  Inc.  iyj^o^t  '\)3VJ"^^-^  m.^G.i... 
XOèç  lîf.âç  [Ji.e'rà  TQÛ  Asctco'tou... 

MiGNE,  P.  G.,  XCVII,  col.  9«.j-1017. 

10.  (Fol.  104r°-110v°.)  Saint  Jean  Damascène  :  sur  le  figuier 
desséché.  Inc.  ^çnOdfo^sliOg...  Riveî  [/.£... 

MidXE,  P.  G.,  XCVI,  col.  57()-.j8S. 

11.  (Fol.  110v"-l  10v°.)  Leçon  sur  le  jeudi-saint  du  com- 
mentaire sur  l'évangile  (de  saint  Jean),  chap.  ix  (saint  Jean 
Chrysostome).  Inc.  Iktiçtic:!  oof03gç;-'b.>  dàh  rptogb;^...  Mais  au 
premier  jour... 

12.  (Fol.  1  lUv"-15Ir".)  Georges  de  Nicomédie  :  sur  la 
crucifixion.  Inc.  a;5çq.^îml>.v . .  Sur  le  haut.-.C?) 

MifiNE,  P.  G.,  t.  C,  col.  13Ô7-1  189. 

13.  (Fol.  154v"-lGlv".)  Épiphane  de  Chypre  :  sur  la 
sépulture  de  Notre-Seigneur,  etc.  Inc.  «.jq  6fob  gbg  fociyb . . . 
Tt  toQto  c-4[J.£pov... 

MKiNE,  t.  XLIII,  p.  G.,  col.  410-  16 1. 

14.  (Fol.  161v°-179v".)  Grégoire  de  Nazianze  :  sur  Pâques. 
Inc.  bi^gâoçTibgbi  133505  figOb.>...   'Ei:i  T7)ç  ou>>a)ffli;  [xou... 

MiGNE,  P.  G.,  XXXVI,  col.  624-664. 
lo.    (Fol.    179v''-18rjv°.)    Grégoire    de    Nazianze  :  sur    le 
dimanche  nouveau  et  sur  rEncénie('.'')  (b^^^oigcogûobà.)   Inc. 
bi^iggTOgôobb  55{5o3o...  'Eyjtaîvist  T.^Zn^a.1 . . . 

M\r.sE,P.  G.,  XXXVI,  col.  608-621. 
10.  (Fol.     188v''-19:)V".)    Saint    Jean   Chrysostome    :     sur 
FAscension  de  Jésus-Christ.   Inc.  fo^^iâb  050  jj^^coobi  ft>ç5ab- 
b^bÇi^ç^-ib.^...  Quant  à  la  fête  de  la  Croix... 

17.  (Fol.  195v°-205v°.)  Grégoire  de  Nazianze  :  sur  la  Pente- 
côte. Inc.   mgjgb-b.^b^.NgcJ'obb    àOob     OT^b...    Ospl   T-?1Ç  éopTviç... 

MiGNE,  P.  G.,  XXXVI,  col.   128-452. 

18.  (Fol.  20i3r''-211  V".)  Saint  Jean  Chrysostome  :  mémoire 
(3gbb35Q)  sur  les  martyrs.  Inc.  1)036000550  aoG^Qai^.if)...  De  ce 
temps  parce  que... 

19.  (Fol.  212r°-227r°.)  Jean  Damascène  :  sur  la  transfigu- 
ration. Inc.  i3('i33<n()o)  y<A>cij}b-b5bÇ5gç^9Ôçoyof)...  AeÛTE  lïavYiyj- 
piitoi/pcy.. . 

jMigne',  p.  g.,  XCVI,  coi.  .jl.j-.j76. 

[6G] 


i 


CATALOGUE    DKS   MAXCSCRITS  GKORfilENS.  111 

•20.  (Fol.  JJT  r-J  17  vM  Basile  le  Graml  (c.-à-il.  .Vndré  île 
<  rt'te^  :  sur  la  mort  de  la  bienheureuse  Vierge  Marie.  Inc.  l^n- 

Mici.VE,  P.  a.,  .\CVI1,  col.  IU7-2-1U89. 
■-'  1 .  (Fol.  2  17v"-2.j3v°.)  29 juin.  Saint  .leanChrysostoine  :  sur  les 
-  lintsPierreet  Paul.  Inc.  ^oU.^  y).^  jOJMf''*^"' •••  OùpavoO  /.al -,••?.;... 

Di;t.EiiAVE,  /;.//.  a.,  Il!)7. 
22.(FoI.2.j3v°-2.j6v".)  SOjuin.  .Saint  .lean  Chrysostome  :  com- 
mémoration (D3bb0c»û)  des  douze  apôtres.  Inc.  j^Qf'îccisrjofni... 

£1X070»;... 

Di:i.i;iiAVE,  B.ll.  G.,  l.VJ. 
(Foi.  2ô7v°).  î)j(Jfp3^o.  Index  du  livre. 
(Ts.vfiARELi,  op.  cit.,  \\°  126  (?].) 

N    31 

XIII""-XIV=  siècle.  Reliure  moderne.  Papier  oriental  de  teinte  roupeàtre, 
fortement  troué  par  les  vers,  mais  réparé  plus  tard  avec  du  pai)ier  blanc. 
Kuviron  170  folios,  non  numérotés.  Cahiers  de  S  feuilles,  de  .^  (lisez  I) 
jusqu'à  ,v>  (lisez  22).  signées  aussi  avec  des  lettres  arméniennes.  Dimen- 
sions de  la    page  :  298  X  221'"™;    de  l'écriture  :  263  X  70""™;  sur  une 

lonne.  27  lignes  à  la  page.  Ecriture  :  nuskhuri  grand,  fort,  arrondi, 
incliné.  Encre  d'un  brun  très  foncé.  Ponctuations'".  :  :•  Quelques  mémo- 
riaux. 

Contient  :  a''>bu>oÔ3ç^->6o  5îo(030îaoK->r.o  (chants  pour  Pâques) 
et  le  Pentekostarlon. 
Le  manuscrit  est  défectueux  à  la  fin. 

N   32 

Xl"  siècle.  Copié  par  le  scribe  David  de  Tiflis.  Reliure  moderne  en  cuir 
jaane;  sur  le  dos,  en  capitales  grecques,  EI'MUNHIA  TOV  KVAITKAIOr. 
Parchemin  assez  raide,  blanc,  mais  un  peu  jauni.  151  folios.  Cahiers 
de  8  feuilles,  de.»  (lisez  1)  jusqu'à  ,^'t>  (lisez  27).  Dimensions  de  la  pape  : 
317)  X  232""";  de  l'écriture  :  2tjl  X  174""";  sur  deux  colonnes,  avec  un 
espace  de  10™">  entre  elles.  34  lignes  à  la  page.  Ecriture  :  nu.skhuri 
petit,  clair,   incliné.  Encre  brune.  Ponctuations  •  :  :• 

Mémoriaux  :  Fol.  151  v",  notice  mentionnant  que  le  manuscrit  a  été 
copié  par  nD^ciu)  rt<.'}05r"gîr'"  :  David  de  Tiflis.  Le  deuxième  mot  a  été 
ajouté  plus  tard,  au-dessus  de  la  ligne,  par  une  autre  main. 

Contient  :  Le  commentaire  de  saint  Jean  Chrysostome  sur 

:67; 


412  REVUE    DE    l'oHIEiNT    CHKÉTIEN. 

l'évangile  de  saint  Jean.  Le  texte,  très  abîmé,  commence  sur 
le  lui .  1  V" .  Inc.  [8]^g2)5co(«,')  .>0ol)  b(r!ajçmob.:>(j)5 .  (o.i;j50b  ol)ocj>o.~)r) 
5t)çm;>yj     (lco.bTO;^oTio     aorHl;)...    Le  te.xte    des.    au   loi.    149 r". 
Ensuite  vient  Yanderdzi  (testament)  (foi.  149v"-151  v"). 
(Ts.ujARELi,  op.  cit.,  n°  119). 

N°  33 

XIII^-XIV''  siècle.  Reliure  ancienne  de  cuir  brun  sur  planches  de  bois, 
ornée  de  dessins  linéaires,  de  rosaces  et  de  points  arrangés  en  cercle. 
Papier  oriental  de  lin  (?),  poli,  épais,  de  teinte  crème.  420  folios.  Cahiers 
de  8  l'euilles.  de  •>  (lisez  1)  à  fi^  (lisez  53).  Dimensions  de  la  page  :  320  y:. 
053mm;  de  l'écriture  :  230  X  150™"";  sur  une  colonne.  26  lignes  à  la  page. 
Écriture  :  nuskhuri  irrégulier,  arrondi,  incliné.  Encre  noire,  ou  d'un  brun 
noirâtre.  En-tétes  en  rouge  terre-cuite:  Ponctuations  :•:"'• 

Quelques  mémoriaux  :  3  sur  la  première  feuille  de  garde  en  mkhedruli 
tremblé;  fol.  164 v",  mémorial  de  ôjrjujgjïi.ijo  (kandelaki);  fol.  32t'>r".  à 
la  marge  extérieure  en  arabe. 

Contient  :  Liturgica  et  liagiographica. 

1.  (Foi.  lr°-120r".)  Ménaion  -/.xO'  r,:j.£pa:  du  \"  septembre 
jusqu'au  6  décemiire  (les  1,2  et  3  décembre  font  défaut).  Les 
noms  des  auteurs  des  cliants  sont  donnés  en  marge. 

2.  (Foi.  120r"-lG4v"'.)  \^'^wÔy3a'^3-'>Q  ogfogb5çr)e3ob,vu.  œjg 
a^-^çroo  B-)(«)5foob.s  b^fo.^Qojo  aco.B^'bcîGob.'iQ  fooîOgçmo  O^jçpco- 
oyo?  (m.');566b.S  (l.'iOob^  ii^gBob.^  b.bô.^obb.'i  :  gbg  cnjg.")  ogcogb.^- 
ç;n6(J<)b.s  ()OT.oî(^wgÔob5  cojb  ni.s  Ç.'>wôy;L]g63ob.^  m^b  ^wob^gb 
5^^.~>foob.^.  ôScQcîgçm  ogo  .">fob  cigçvio  gbo^togônb.^  liggBob.'io.  qj;-) 
\K)o(i)b(n.">  OJCJ^gbo^œi  <î)iÇ^3ob.^  ro;>  ÇQ^wsg^OSob^  on^b  ro.i 
Ô9;^gt':!0ob.'i  œjb  'tj.sj.stoo.s  o.i^^ôSo^cojobi  c>^  iloîbm-job^  m^b 
«)u>Uigç^''œ.')  u)5  fpo.^jc>îGa).>  fo.i  Oc'îO^'bcciGcDà  JwobQgb  (Jcr!co\î9g- 
r>co.gof),~)  gfoob.^  œ^b  ro.'i  yro.3ç:;^ob;>  clob  œjb  fo^a  050  Oc^ioÇo.) 
Dgôjgbbç^^GOb.'»  'Ijgu;^  <o-'>  ()35g)P5a).^  Oobm.'j  ù^iôoçt^oîsGgîmai.s 
ilogco  bo.Nfobm.^  yi.'»  (■JiçT.yjgaçjimi  ôô)(l.sGgôoo>.^  b^'^.'^bcoo:!  (lgo]ob.> 
cl.'xDob.'ï.o.o).')  : 

La  captivité  de  Jérusalem  par  le  moine  béni  .stratilci  qui 
lial)itait  la  laure  de  notre  père  Saba  :  il  parle,  à  propos  de  la 
dévastation  de  Jérusalem,  de  la  prise  de  la  croix  du  Clirist, 
de  le  qu'est  le  iiois  de  vie,  de  l'incendie  des  saintes  églises  et 

[68] 


CATALOGUE    DES    MAXUSCIIITS   GÉORGIENS.  113 

de  leur  destruction,  de  la  captivité  du  patriarciie  Zaciiarie  et  de 
l'extermination  des  prêtres,  des  diacres  et  des  moines  et  de  tout 
Ir  peuple  dévot  qui  croyait  au  Christ,  et  de  tout  ce  que  tirent  à 
l.rusalem  et  sur  ses  habitants,  les  Babyloniens,  les  Perses 
'  t  li's  Ciialdéens  sous  le  commandement  de  leur  roi  Kiiuaoro. 
1.1.  H.  MappTj  AiiTioxh  tT|)aTnri..  Cuo.  1900. 

:J.  (Fol.  164v"-19Ûv°.)  S  juillet.  Passion  de  saint  Procope. 
Inc.    Oicn  j).scliP.'>  3of)5  c<îfl>;^b... 

À.  (Fol.  190v°-107v°.)  15  juillet  :  \ï,^iJ-)ô.^u  \ïiJou)i)b.>  ,y-,vw- 
j^gbo  036  y,Ji)ft)ob.)  Oobob^  o3(^(>f).^f>.bo  :  Passion  de  saint 
Cyriaque  et  de  sa  mère  Juliette.  Inc.  b;)C|g.^ô)j)ç^ob.>  dOobi 
'."•^  6(^yg5bobà  Raflob.'»...  de  mon  frère  bien-aimé  et  compagnon. 

5.  (Fol.  198r"-251v°.)  e^'<^";lô-^o  îQ-"'  (l<^j-iCï>->(-)cciô.->Q  ÇSo- 
V")b.^  m-^  baù.^foob.'v  i).>8ob.^  fi^^gGob.^  bjO^ftinobo.  toaî9;]Cr" 
'"•'''^ô5tP^()^3E?     ^(i'^     dcniihb     tguJi     b5^5pS3gç^b5     b.')G.^V)gôb.> 

(jor^obibd  çQà  ôwÇyo6;{oçp5  30or);>6Q5  flcnogÔo  cn^gbi  "bgîp.^  : 
l'iission  et  œuvres  de  notre  saint  et  bienheureux  père  Siniéon, 
qui  liabitait  le  mont  merveilleux  près  d'Antioche,  et  brillait 
ronmie  un  astre  sur  sa  colonne.  ô3"*"''33C?  ^"1>  îo8j)ô)or)o 
<'Hi3ac;;>b.'>  l63Ô;)3b  yciagcpcn.^  ,y^6'"''  3baî«aÔàQ...  Béni  est  Dieu, 
qui  veut  sauver  la  vie  â  tous  les  hommes... 

G.  {Fol.  32.')r°-120v"  des.)  Qbc'}cogô.)u  ^,)  âpîj.sçj'.^joîÔ.^Q 
\-.iorpob.)  foù  f>;)(^.5Mob.>  ibrpcoo;)  b.^c^c'îbob.ia  :  Passion  et  œuvres 
du  saint  et  bienheureux  André  Salos.  «Itl^Gc^  figOGca  b^ygà- 
rtgçjiGcci  Q).")  OcQGàGcQ  gçgcj'ob.'»  lîgjGob.s  o'^h'j  jfôob^gbGco..  obOo- 
G^m  3gfpfogôob.s  figOob.^û...  U  frères  bien-aimés  et  serviteurs  de 
Notre-Seigneur  Jésus-Christ,  entendez  ma  requête... 

Ce  manuscrit  est  décrit  par  N.  Marr,  Antiolxli  Stralig,  Titlis- 
Saint-Pétersliourg.  1007-1909,  pp.  ()-2-61.  qui  a  publié  l'Iiistnire 
de  la  captivité.  Ici,  un  lungcolophon  (fol.  ;î2 1 1-"  et  v°)  en  géor- 
gien et  en  russe,  du  scribe  Ekateriné,  la  fdle  de  Stroy. 

(^1  suie  IX'.) 

Robert  I'.  I!i.aki;. 


|6.'>] 


MÉLANGES 


I 

NOTE  SUR  L'EXIL  DE  MARC  D'ÉPHÈSE  A  LEMNOS 

Le  séjour  de  Marc  d'Éphèse  à  Lemnos,  où  l'avait  consigné  un 
ordre  de  l'empereur  au  moment  où  il  essayait  de  gagner  les 
solitudes  de  l' Atlios,  constitue  pour  les  dernières  années  du  héros 
un  point  de  repère  important,  qui  nous  a  permis  de  fixer, 
au  moins  approximativement,  plusieurs  de  ses  écrits.  Une 
épigramme  de  Marc,  publiée  depuis  longtemps  par  A.  Papado- 
poulos-Kerameus  dans  ses  'Av£-/,îCTa  "E/,/.-^vt/.â  (1),  indique  le 
jour  où  cette  détention  prit  fin.  Voici  tout  d'abord  dans  son 
intégrité  cette  courte  pièce  : 

Tov  aiTuv  sic  ttxôi'a  rtur  «y/cur  tquÛv  (I.  Iirià)  nalâiov  rwc  tv  'Eqiam. 
Z-Y^>,2t:v  ù;j.5;  s.'.ys.  vexpîùç  àOpiouç, 
(oç  eativ  iScîv  à|J.u2pwç  àv  £'.y.ovt, 
Wîô)  oà  LÙvxaç,  wç  àa>'  uttvcu  ~pbç  (jÎîv 
'é\}.T,oCKvi  àv£a-r;a-£"  %My.i  -i  %viz^i. 
Kaî  vïïv  Se  Çwvta^  sv  Ssù  -îTîi7i/£v:r 
ô  "ïjç  7.3c/v"^ç  -pisîpoç  'j|j.(ï)v  TTaTpîs:; 
Èv  •/.ivîûvoi;  £'jp"^'/.a  7:p:Œ/.£y.Av;;j.î'v:; 
£Tîi|j.:Ti-:î'jç  £Î;  pOTiOîiav  Sévr;v. 
1'-^  Y^^'^  ^'p~?i  '^^^  ûfi-ûv  £xSri;v.(a.; 
ây.  tï;;  çuAay.T;?  à-oAuOvjvai  çGâtra?, 
£v  ■:(0Σ  -rw  rjyy.v.i  -r,y  y^ip'-^i  -'piso). 

«  Du  même,  pour  l'image  des  trois  (lire  sept)  saints  enfants 
d'Kphèse. 

«  Une  grotte  vous  gardait  réunis  dans  la  mort  —  à  peine 
peut-on  le  voir  encore  sur  l'image  —  vivants  eu  Dieu  qui,  du 
sommeil,  vous  ressuscita  à  la  vie.  Prodige  étrange!  Et  que 
maintenant  vous  viviez  en  Dieu,  je  le  crois,  moi  le  proèdre  de 
votre  belle  patrie  :  dans  mes  dangers,  je  vous  invoquai  et  je 
vous  trouvai  tout  prêts  à  me  secourir  d'une  manière  extraordi- 

(1)  Iii-8",  Coustantinoplo.  1881,  p'.  lOi-103. 

[1] 


.MÉLAXGKS.  115 

iiaiie.  On  lOtait  donc  votre  départ,  quand  enlin  je  fus  l;\ché  de 
iiia  prison.  Et  sur  cette  tablette  j'en  inscris  le  bienfait.  » 

C"est  donc,  au  témoignage  de  .Marc  lui-même,  le  jour  de  la 
iVie  des  Sept  Dormants  d'Eplicso  qu'il  retrouva  la  liberté.  Le 
calenilrier  de  l'Eglise  grecque  fait  mémoire  de  ci-s  .-^i-pt  enfants 
à  deux  jours  diiïcrcnts,  le  I  août  et  le  i-J  uctobre;  mais  la  (étf- 
principale  ayant  lieu  le  4  août,  c'est  évidemment  ce  jour-là  que 
.Marc  a  pu  sortir  de  prison. 

Reste  à  savoir  en  quelle  anm^e.  Dans  le  synaxaiie  composé  en 
l'iionneur  de  .Marc  par  son  frère  Jean  Eugénikos  et  publié  par 
le  P.  .Sophrone  Peiridès  (1),  il  est  dit  e.vpressément  que  cet  exil 
avait  duré  deu.x  années  entières  :  Ti-.ajtr.v  :  Ozj;j.i7i:;  îvîîîCxvjt: 
-■jz'  zi.'.'.z  lj'\-i  ï-.iz:i  ïi  t:'.2jt2'.;  0"/.viî-'.v  ■j-z-^.z'ir,'i  (2).  Le  manuscrit 
ns  du  nionasiére  d'ivirun,  au  mont  Atlios,  contient  une  rédac- 
tion diflerente  de  ce  synaxaire,  mais  en  l'occurrence  le  ren- 
seignement est  identique  :  \\v.  x-'imz  tï;v  -xz  u.z'.z  z-jzh  îtîjiv  h 
-.z-x'j-.T.'.^  fj>.{'i£-'.v  ■J-:;/;vr,v(3).  N'ous  pouvons  donc  affirmer,  grâce 
à  ces  témoignages  concordants,  que  Marc  sortit  de  sa  prison  de 
Lemnos  le  I  août  144-2,  puisqu'il  y  était  entré,  deu.x  ans 
auparavant,  durant  l'été  de  1  140. 

Ce  même  syna.xaire  parle  d'un  siège  de  l'iie  par  la  tlolte 
turque,  qui  aurait  été  repoussé  grâce  aux  prières  de  Marc.  Or, 
nous  savons,  par  le  n'cit  îles  historiens  contemporains,  que  le 
siège  en  question  eut  lieu  au  mois  de  juillet  14  12  (  1). 
■  Enfin,  le  même  document  nous  apprend  que  lors  de  sa  mort, 
le  23  juin,  Marc  avait  cinquante-deux  ans  :  "Hsy;  Tbv  r.v>-.r,t.zrCz^ 

■i.A  zf'j-ipz-i  -/zziz-i  {'y)  ï/.ajvojv  -f,z  zar^x-.v/.f,;  ■'r^i.<./J.:tz.  Comme  j'ai 
•établi  dans  l'Introduction  aux  Œuvres  anticonciliaires  de  Marc 
d  Éphése  (6),  que  ce  23  juin  devait  être  celui  de  l'année  11  1 1, 
il  faut  fixer  en  I:!'.tl-I3ri2  l'année  de  la  naissance  de  Marc. 

f  Louis  Petit. 

1)  Revue  de  l'Orient  Chrétien,  deuxième  série,  t.  V  (IDlHi,  pp.  99-107. 

-',  /biil.,p.  KKj. 

'■><  Cod.  cit.,  fol.  TCtJ. 

1    Voir  W.  Millor,  The  GattUiiit  of  Lesbos,  dans  la  By:.  Zeitschrifl,  t.  .\X1I 

l:!),  p.  «2. 

■    ÉTo;  dans  le  codex  d'Iviron, 

<i)  UocumenUi  relatifs  au   concile  de  Florence,  dans    Patrologia  orientalis, 
t.  XVII,  fasc.  ■-',  pp.  .320-321. 

[2] 


416  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

ir 

UNE  HYMNE  DU  NAGARA  MARYAM 

La  collection  d'Abbadio  contient  sous  le  n"  102  un  manuscrit 
que  M.  Conti  Rossini  intitule  (n°  51  du  catalogue  C.  R.)  Nagara 
Mâr)/âm,  Légendes  de  la  Vierge.  Au  fol.  33  r°  de  ce  manus- 
crit commence  une  hymne,  que  M.  Conti  Rossini  appelle  : 
Hamra  Masqnl  et  dont  il  cite  les  deux  premiers  vers.  C'est 
celle  dont  le  texte  est  édité  plus  loin.  Le  Xagitra  Maryûm 
est  un  petit  volume  de  9x16  centimètres;  il  a  11  lignes  par 
page.  Il  est  orné  de  nombreuses  figures  représentant  la  Vierge 
Marie  opérant  des  miracles.  Les  figures  sont  en  couleur;  leur 
facture  est  originale.  Les  titres  et  les  noms  de  Marie  sont 
toujours  écrits  à  l'encre  rouge.  Cpmme  l'indique  le  catalogue 
Conti  Rossini,  ce  manuscrit  est  probablement  du  xvii"  siècle. 

M.  Conti  Rossini  donne  au  sujet  de  cette  hymne  une  référenci' 
au  catalogue  Wrigiit  du  British  Muséum;  il  renvoie  au  manus- 
crit n°  LXXX,  c.  Ce  manuscrit,  en  effet,  contient  une  hymne  à 
la  Vierge,  dont  M.  \\'right  cite  le  premier  vers,  identique  au 
premier  vers  de  notre  hymne.  M.  ^^'rigilt  cite  encore  le  premier 
vers  d'autres  hymnes  à  la  Vierge,  sous  les  n°'"  LXXXV,  fol.  3G: 
LXXXVI,  fol.  -la;  XCV,  fol.  \b;  XCVI,  fol.  116.  Nous  avons 
donc  cinq  manuscrits  qui,  si  l'on  s'en  rapporte  au  premier 
vers,  reproduiraient  l'iiymne  du  manuscrit  102  d'.ibbadic.  11 
est  intéressant  de  noter  que  ces  manuscrits  sont  tous  du 
xvii''  siècle. 

Il  est  à  remarquer  que  le  titre  Ilanva  Masqal  (1)  donné  à 
notre  hymne  par  M.  Conti  Rossini  ne  paraît  pas  justifié.  Celle 

(1)  Les  iiymnes  ,l\^./,  :  oi'fl<|-A  :  sont  rares.  Je  ne  connais  que  celle  qui  esl 
contenue  dans  un  Rituel  de  la  Pénitence,  ms.  162  d'Abbadie,  fol.  "20 v°  à  31 1", 
et  la  prière  magique  Rempart  de  la  Croix,  attribuée  au  prophète  Jcrémie  et 
destinée  à  protéger  l'honinie  dans  la  vie.  Ce  dernier  texte,  écrit  sur  un  rouleau 
de  parchemin,  fait  partie  de  la  collection  de  M.  Jlarcel  Cohen.  Cf.  Nouvr/lis 
Archircs  drs  Missions  scienti/iqws  et  littéraires.  Rapport  sur  une  mission 
linguistique  en  Abi/ssinic  {l'JlO-IHl l),  par  Marcel  CoiiEX,  p.  20;  R.O-C,  191L 
p.  255,  cotation  de  cette  amulette  dans  le  catalogue  de  JI.  Ciuîne,  Catalo;/ue 
des  manuscrits  éthiopiens  des  Bil/t.  et  Musées  de  Paris,  des  départements  et  de 
collections  privées. 

[1] 


MÉLANGES.  (17 

mention  ne  se   rencontre  qu'une  seule  fois,  au  second  vers 
>le  la  preniRMv  stropiie.  M.  Wright  aux  n"'  des  inanus.rit.s  cités 
qui  sont  tous  -onsacrés  à  m-  .Uirar/es  nf  tl„-  hhssed  Vir.jin 
Manj.  donne  la  simple  indication  suivant.'  :  .  Hymn  tu  tlie 

blessed  \irgin  Mary,  beginning  :  hl'ACAl  -.  ,7,A.v  »  » 

Le  dabtarà  Al.ba  Jérôme  (1),  à  qui  j'ai  soumis  cette  livmne. 
m  a  .claire  sur  son  caractère  religieux  et  ma  indiqué  .son  nom 
litur-ique.  lequel  est  ««AhO  :  r'àfi<  :  Mall„'„  Sec/.  Les 
Ethiopiens  regardent  cette  hymne  comme  important.-,  car 
selon  les  [.aroles  mêmes  d'Abba  Jérôme,  «  elle  est  très  llatteusè 
puur  la  Sainte  A'ierge  et  peut  enti'ainer  l'octroi  .le  dons  et  de 
grâces  «.  Aussi  est-elle  adoi-tee  .^omme  hymne  liturgique  dans 
toute  1-Éthi..pie;  elle  fait  partie  de  l'..lTrce  canonique  rtVI" 
'L"s  Heures).  Elle  séchante  avant  la  messe,  selon  deux  modes  : 
1"  «hant  sur  le  .'  mode  tranquille  «  :  elle  est  chant.'e  sur  ce 
mode  presque  quotidiennement  dans  les  monast.-res;  2°  chant 
solennel  :  dans  les  églises,  aux  fêtes  de  la  Sainte  Vierge,  elle 
est  chantée  avec  accompagnement  .le  lamhours  .-t  de  sistres 
Deux  chœurs  -20 1  ou  lîuu  exécutants,  sel.jn  i'importan.x^  d.^ 
1  église)  chantent  successivement  chaque  strophe;  le  maitre- 
cliantre  corn  mène-  les  deux  prenuers  vers,  et  tout  le  chœur 
entonne  les  trois  suivants.  Ensuite,  une  vigoureuse  attaque  de 
tambours  et  de  sistres  soutient  I.'  chœur  qui  répèt.-  la  strophe 
entière  (2). 

\oici  le  texte  de  l'hymne,  tel  qu'il  se  trouve  dans  le  manus- 
crit 102  dWbbadie.  Je  donne  en  note  les  cjrrections  propo.sées 
par  Abba  Jérôme,  par  M.  jMarcel  Cohen  et  par  moi-même.  Le 
texte  n'est  corri-é  que  lorsqu'il  présente  une  laute  .-videnie  de 
copie   (.acographie,  dittographie,  etc.  .  a  chaque  correction 

.1)  .Abba  .b-ivnip  ,ou  G,:ébré  Momsié  Jérôme,  ainsi  qu'il  se  nomme  lui-même» 
l-nnc'  et  haut  fonctionnaire  du  gouvernement  impérial  dÉthiopie  a  été 
présenté  aux  orientalist-îs  par  M.  Marcel  Cohen.  ,Cf.  Marcel  O-hev,  La  Pronon- 
oatwn  tradiho,m.-ne  du  Cui-.e  (éthiopien  cla»siqHc,.  Journal  ,uiallqw  octobre- 
décembre  lOoi,  p.  048).  on  verra  plus  loin  quelle  est  dans  ce  travail  la  part 
cl  Abba  Jérôme  et  combien  je  lui  suis  redevable. 

.21  Abba  .lérù.ne  lait  observer  que  l'exécution  musicale  des  deux  derniers  vers 
de  cJiaque  strophe  se  fait  sur  un  rythme  pl.is  lent.  Ce  sont  des  .  vers  allon- 
g'-s  ■;  cest  .  un  chant  long  .,  suivant  son  expr.h'vsion. 


12] 

ORIEJIT  CHRÉTIEN. 


27 


.J18  nEVUE  DE  l'oiîiext  chrétien. 

correspond  ime  note  reproduisant  le  texte  fautif.  Les  variantes 
sont  constituiîes  par  les  leçons  orales  d'Abba  Jérôme.  Dans  le 
manuscrit,  scriptio  continua.  La  division  en  vers  et  en  strophes 
a  été  faite  selon  les  indications  d'Abba  Jérôme. 

Je  suis  reconnaissant  à  M.  Jlarcel  (^"ohen  d'avoir  bien  voulu 
revoir  le  texte  du  manuscrit,  les  corrections  d'Abba  Jérôme, 
ainsi  que  ma  traduction.  Qu'il  reçoive  ici  mes  liien  vifs  remer- 
ciements. 

M.  Sylvain  Grébaut,  qui  prépare,  depuis  de  longues  années, 
une  nouvelle  édition  du  Lexicon  iinguae  aethiopicae  de  A.  Dill- 
mann,  a  bien  voulu  me  donner  des  indications  lexicogra- 
phiques  sur  plusieurs  mots  d'origine  étrangère,  tels  que yj.'^, 
tD^tO'd.,  ^ft,<t.  Qu'il  soit  aussi  remercié. 

Sigles  :  A.  J.  =  .Vbba  Jérôme;  M.  C.  =  Marcel  Cohen. 


TEXTE 


4.   (F.  .53  r  )  hChCA-i-  :  r'hA.V  ■  hç+ï^-J-  :  ,1)  iïtth  =  A 

AAïu'OB-  s  (2)  ^'/roftA  •■  ïi'i'ny,  •■ 

U,MO\\.  :  (F.  53  v°)  K^.  !  f^ï-  « 

A?|OT  •  oo.hCiii,  !  (3)  ht-h  ••  (4)  HJ&tl.lVJ:  î  OB',,  :: 

(1)  >.V*Ct  :]  .A.  .1.  llhV^iri-  : 
(2}  anti:  hfn.o'oB.  :  A.  .1.  mld.  >,Ii>.  : 
(3)  on^hCIt*.  s]  lus.  «ivhr.Vlï.  :  sic. 

(it  h-v-i:]  A.  ,).  >,.vni>,.>p  , 

|3] 


I 


.MKL.\N<iE.S.  j.jj 

Aif-/V  •  VT/.1-  :: 

'>«ÏA"7  :  •>«.  :  A/",iA   •  '^CPîT'  :  n'Cill'  " 

'      rt/\y"  :  A/"dAh.  :     7    «lA/^'lVA  :  «AP-J,     :  ?.7V.". 
'^i:y9-  :  l8,  (F.   04  V  ,  y,ao  :  ,!.,  ^.^..'j;  ,'         "'  " 

H?i>nrt.h.   •  >iA'nP  :  ?"'}'/-^  :: 
''      ft'^9"  :  A/"Mh.  :  liy.h,.e'r  :  AJ^^  :: 

^•Ç.  ••  rtA?"  :  0>A/»-,iA  :  fllA.P.-il.  :  nV-n/»  « 

^Jlrt.A  :    "/.r/D./:  :   AA.T(?rt  :    IC.yT  :   ?.7'/"  :    l-^.P.A.  : 

A/>.^  C    (f  .    o..   r  .  h.  :    n^-d  :   fin  :    >,'ki:^  :    ^,a,^  , 

iKti-  coireciion.  '■  />  M  '  >...?>,"»<:  n.  leçon  adoptée  en 

'■■    rtVfl^]  A.   I.  >,rtn  , 

•  r-btq  A.  .1.  rt/"4rt  ■ 

s   ,„,./  avc^5^  .  A.  .1.  a.J.I.  K-ne,  ,  ^-icyr-  . 
''    >i«n>]  lus.  ),ao  1  sic. 

'"  /  -'  •^àf.^fc .  A.  .1.  „d,/.  tji-^r^n  > 

(Il 


1-20 


REVUE    DE    I.ORIENT    CHRÉTIEN. 


h.e^'».  ■•  A/l-  :  (1)  Ai-flCh.  •■  "fUAh.  :  ^So^  « 

«JAo»>.  !   :^A«i.  •  Ç  •!     55  V")  -1-flJ-|:i  :  >M.  '■   hiio"   • 

W-A-  •  'Md.  •  fl>-K'l=  « 

vu-  ■•  K'i'flc^ïi.  •  n+A  !  '^lA.-'i-  •  f-nA-  ■••■ 

ùf\r  •  A/*'* Ah.  :  fl»A  (F.  56  r°)  /^-^A  =  a)A.^h. 


10. 


i-ïR  :  flïrh/.  !  «w-J-ïA  •  h.*c?-h  •■  «A-  « 


(D  (F.  5(;  V  i  AJÇ-h.  :  <i.mâ  •■  (8   Ç^-T^bA 

-ih'Bhrt- 

1 10  •'/UA"  « 


h^/n  •  fjini:  :  XJt^-*  =  fl».e.xiflï5'. 


(1)  ft.t]  A.  .1.  om. 

(2)  C7>V|:]  A.  .!./">  ■  f.>iVI:  • 

(3)  v.e.'ini]  ins.  iRvn.  = 

{•!}  i\f^\r'c\\.']  A.  .1.  •>.e.-(«>  1  •i>ii'"r.K  = 
(ô)  V/niM]  A.  J.  ■i'ir't  ' 
((î)  o.iiir  Vvirvn  >  A.  .1.  tiild.  m  I 

(7)  *.Ç.ft]  ms.  4».S.fl  ! 

(8)  i"!/.]  A.  J.  oi>.i.<î  ! 

(9)  ',-H'i'h.A  ■■  Il.e.^-IMIA"]  A.  .1    nr'P-i  ■■  H-I-wïlA- 

(10)  a»;BX"Jfl»V.]  A.  1.  mina"  >  .e«Toi  i 


MÉLANGES.  121 

n}^.?„'>.e  •  ffl^-nx-  ••  ^  n^o)-:*»»!-  :  n^.,i,0'B  ■■•■ 

Aï  « 
l'.ïl-Vlr   :   »A«i.    :   XA'lh.  ••  (F     57  r  )  >,9"H«w>V   :  Ïf-A-  • 

"z+IL  :  rl^/n'jAV  •  mHA.A/"h  •■  //lA-B  •" 
I^.    rtAir  :  A/"rtAll.  !  r^n  :  RAPl-  :  "ICih  ■•■ 

f.  i    3l  OT'J.-h  :: 

h.P.-'»,  ■•  A'wxP'F:  •  'F.    pT  VI  ,hi^.  :  mmi\:i'  •.• 
I  !.  {\^r   'i  mÂir:^  .•  .e.e.A-  :  A/»'AAh.  := 
<DA/"r>A  •  W.M'tx  •  o»A.e.li.  " 

flih^/n  .-  'Hfii-n  •■  oi:'/,  ■  T  n'/nii/.Al-ii.  « 

I  'l.     rtA'/"   :   A/"ÔAil.   •   ««""/.P/r   :     nC'/i'  ■■•• 
mV'|-fl»-  ••  <F.    "iS   I    )  'l^lfy  :  /"V-  ::    (S 
•/^.T,"'/'  •  ^A^ft   ■    Al-}'/:  :    «^Cyr  :    hOT  ;  Afl>-A"ft  :  ^. 


,1,  »7c^y"]  A.  I,  nVV-f:>,f  > 

(2)  lD^•n»]  lus.  ms>i'-^..t'  ■ 

CJ    flin>-_e]  MIS.  ftji»  1 

I    rtl?"]  A.  I   ft)..('.-  ■ 

5i  '^Cf}  A.  .1.  •"icyf"  ■ 

(•;-  »n4?"h.]  A.  .1.  mbao  I  v^-r.ii,  i 

("'  fl-Ci]  nis.  fjw. 

(S.  «PVft  1  /**>■]  IN*.  «/"VflV-  ' 

[6] 


.J-22  r.KVUK    DIC    1,'OUIEXT    CHRÉTIEN. 

la.  {i^r  :  A/*'<)Aii.  ■  m.H.  ■•  h-i-H'ic  « 
fl»n  ■  ^H.  ■•  Il  H-1-Ï10-  •■  R»»  î  '^^î^•t:  « 

A'^'Vyft  •■  «»•*  (F.  58  V)  ;h  î  rDAjPd^-fl  '  (O-'hC  ■■"• 

17  (F.  59  1  )   rtAî»"    !    A/"dAh.    •    fl)A/»'AA   :    flïA.P."tl. 

KA4> 

fl»*T-H  !  .P.Yh'J  :    -il  n.'**A"tf«>-  !  MiD'fii  :  ffllL^-  « 


TRADUCTION 

1.  0  (toi)  dont  la  pensée  est  pleine  de  tendresse,  (loi)  dont 

l'habitude  est  d'aimer  les  hommes, 
(Toi)  qui  demandes  miséricorde  (6),  (ô)  Marie  qu'entoure  le 

rempart  de  la  Croix! 
Venez,  allons  à  la  rencontre  de  la  fdle  de  David,  (de  la 

tribu)  de  Juda, 

(1)  lit]  ins.  IH.  :  ■•'if. 

(-)  "ïc.!']  A.  .1.  •ncyr'  > 

(4)  o>ii.K7£<f.]  lus.  (o]iy.,Q:/,.  -.  sic. 

(5)  ante  fiXt-'i  i  A.  J.  add.  t\. 

(6)  M.  C.  :  inlercesseur  de  yvàit:. 

[71 


MKLAXGES.  123 

Elle  est  venue;  la  voici  en  même  t«^raps  que  s»n  Fils;  dan- 
sons (1  )  «levant  son  image,  en  prt'sentantune  oITrande. 
Chaijue  matin,  elle  soml>le  (être)  im  (nouvel)  iiùt»'  c,*). 
•2.  «Mtoi»  dont  la  pensée  est  pleine  de  tendresse,  écrin  du 

SfMgneur, 
Tel  que  sa  main  droite  a  cunstruite. 
Aie  pitié  de  moi,  Vierge,  sois-rani  propice  en  tout  temps. 
Si  tu  as  pitié  de  moi,  qui  (pourra»  rae  condamner  / 
Le  Juge  du  corps  et  de  l'àme,  n'est-œ  pas  ton  Fils? 

3.  0  (toi)  dont  la  pensée  est  pleine  tie  tendiesse.  ton  amour 

embrase  les  entrailles, 
Étant  devenu  du  feu. 

La  pureté  de  ta  virginité  ne  eunnalt  pas  la  souillure. 
(Oi  Marie,  accomplis  des  bienfaits,  chaque  jour. 
J'ai  mérité  la  mort,  mais  patiente  un   peu  envers  moi, 

jusqu'à  ce  que  j'aie  fait  pénitence. 

4.  (>  (toi)  dont  la  pensée  est  pleine  de  tendresse,  dont  la  loi 

habituelle  est  la  miséricorde 
Envers  toute  eréature  ! 

.Vllons  saluer  (en  ehiruD  l'image  de  Marie  bénie, 
L'image  de  son  Fils  .Sabaoth,  l'image  de  Geoiges  martyr, 
L'image  de  Michel  et  de  Gabriel  (3),  les  Vertus  du  troisième 

ciel(l). 

(1)  11  s'agit  d'une  danse  liturgique. 

(2)  Variante  :  Tous  les  malins,  ne  senMe-l-dle  pas  un  {nouvel]  hOle:' 

(3)  Addition  :  el  de  Raphaël. 

M)  Vi-'H  '  ^fA^  >  Les  Vertus  du  troisième  ciol.  i~'^  i  est  ici  un  leiiiie  géni>- 
r.Tj.  Liidoir  et  Dilliiianii  traduisent  ^"7  ■  par  troisiime  ciel,  et  n'iiidif|u<'nl  pas  de 
rcl'orences.  ^"7  i  n'est-il  pas  ici  un  vocable  poétique  ayant  le  sens  de  hCf9°  i, 

Voici  sur  ^'»7  :  quelques  notes  lexicographiques  qui  m'ont  été  très  obligeam- 
ment communiquées  par  M.  S.  Grébaut  :  1'  ;J»A  >  "^Afclf-  >  -^iV  ■  >iflh  i  y.)f.9"6  i 
«»AéA+  I  <J."7  a  C-  S.  C.  O..  s.  Il,  t.  X.K.  p.  i'i:?;  -'•  >,>tr  i  /.XCi-  ■  .*A  i 
1-(tr'0  '  rn-'n  s  Ibid.,  p.  257:  3"  \r'fF'^l^  >  n'Tfi  >  /hw-X.  I  a>y^  1  •h-n-l  s 
ll'i-l.,  s.  II,  t.  XXV.  p.  139;  I  f,y  1  ooTrAft  ■  !pfi.i\  i  WHV.  ■  •nc.fT'  >  H^"7  » 
.\.  GuoriMANV,  Aelhiopische  Marienhymnen,  p.  'i\t'>.  II  convient  de  rapprocher 
'le  <i."7  •  le  mot  C1"'>  ■  Qui  se  trouve  dans  J.  PERBicuoset  1.  Gciw,  £c  Livre  des 
Mystères  •lu  ';,•/  ,-1  de  la  Terre,  p.  57  :  a»«r  i  ^frA  •  ùt  >  CT*"*  '  Wl  i  /,■**  > 
Ô8  I  hC.y^"  >  •n%ti  s  Le  rédacteui-  du  Lieie  des  Myxléres  rapproche  lui-même' 

[8] 


424  REVUE    DE    l'ORIEXT   CHRÉTIEN. 

5.  Salut  à  ton  imat;e  et  à  l'image  de  ton  Fils!  Je  (te)  supplie, 
Marie,  mère  d'Adonaï. 

Voici  que  le  flot  puissant  de  l'égarement  arrive  sur  moi 

pour  submerger 
Mon  navire  et  mon  rivage. 
En  dehors  de  toi,  je  n'ai  aucun  (secours). 

6.  Salut  à  ton  image  qui  est  agréable  à  contempler! 
Salut  aussi,  en  même  temps,  à  l'image  de  ton  Fils! 
Couronne  de  la  dignité  de  Pierre,  Marie,  tu  es  plus  res- 
plendissante que  le  topaze  (1). 

Lorsque  j'offrirai  une  hymne  à  tes  miracles  utiles, 
Couvre-moi,  (qui  suis)  ton  serviteur,  de  ta  clémence,  comme 

d'une  tunique  {i). 

7.  Salut  à  ton  image  qui  possède  un  parfum  de  sainteté, 
Et  salut  à  l'image  de  ton  Fils  dont  la  vue  réjouit  ! 
Marie  fut  la  foi  de  l'apotre  André,  autrefois. 

Voici  que,  pour  le  miracle  (que  tu  as  fait  en  faveur  d'André), 

je  renonce  à  ma  vie  (sur  la  terre)  éphémère. 

Le  monde  est  (■phémère;  la  concupiscence  est  éphémère  : 

tout  est  éphémère. 

8.  Salut  à  ton  image  dont  l'ombrage  (est  fourni  par)  l'aile  des 

Anges  ! 
La  iieauté  de  sa  splendeur,  c'est  la  splendeur  du  Christ. 
Mère  de  Jacques,  par  la  grâce,  Marie  est  la  maîtresse  de  tout. 
Voici    que   tes   serviteurs,  en    des   paroles   de  cantique, 

disent  : 
La  gloire,   l'honneur   et   l'adoration    conviennent   à    ta 

royauté. 

K'/"'ï  :  dp  hCf9"  '.  De  la  même  manière,  nous  pouvons  rapprocher  <î-<»7  i  ilc 
hCf9"  ••■  51.  S.  Grébaut  me  dit  encore  qu'il  a  rencontré  souvent  le  mot  i."l  : 
dans  le  Dersâna  Mikn'êl  (ms.  de  M.  É.  Delorme). 

(1)  A  propos  de  mi.a>-&  i,  M.  S.  lirébaut  me  communique  le  texte  suivant  : 
io>»->H-  !  "Vùm'VI-  :  ...  ifyl'èna^i■lo•^  '•,  tiré  de  J.  Perrlcuon  et  I.  Guidi,  Le 
Livre  des  Mijsicres,  pp.  16-17. 

(2)  Je  dois  encore  à  l'obligeance  de  M.  S.  Grébaut  sur  ^.f„<t  :  les  notes 
lexicographiqucs  suivantes  :  1'  ...  A-flA  =  onTriCfl  ••  ^'.Ç.fl  i  ^.P„<£.  •••■  C.  S.  C.  0., 
s.  II,  t.  XXV,  p.  111;  :.'  rDAIlrt-  '  rthlT'V  :  it.e„<{.  :  1.  Pehuichon  et  I.  Gunji,  Le 
Livre  des  Mystères,]-).  33;. î    mf,.9y„  :  -IIV.A  !  A-rifl  =  HO^  ••■■  Ibid.,  p.  30. 


MÉLANOES.  42') 

".).  ?<aliit  à  ton  image  et  à  l'image  de  ton  Fils,  que  (Jean)  a 

baisé, 
Jtan,  plante  odorante,  Jean,  cinnamome! 
De  ton  Fils  miséricordieux,  s'interdisant  la  vengeance  et 

(même)  le  désir  de  von^eance, 
Marie,  alors  que  tu  invoques  le  nnm  de  ton  Fils,  donne- 
moi,  de  ta  main, 
Son  corps  saint  et  son  glorieux  .sang  (  1). 

10.  Salut  à  ton  image  et  ensuite  à  l'image  de  ton  Fils, 

"Jui   a    voyagé    et    est   allée    à   d'endroit  ni\)  se  trouvait 

Al.gar(2)! 

Auprès  de   ton  Fils,  créateur,  à  qui  s'est  confié  Natlia- 

^  nai'l  (:J), 

pk        Afin   qu'il   me  doime   sa  justii.v    et  qu'il    m'aecorde  sa 

clémence, 
(<  i|  Vierge  .Marie  i  1 1,  intercède  davantage. 

11.  Salut  à  ton  image  iqui  fit  couler    uuf  sueur  vivilieatrice. 
ijue  (la   fatigue)  fit  couler  à  Sédénia  (5)  et  en  Egypte, 

»  d'une  manière  non  fictive! 

Marie,  toi   qui  as   fait   du   publicain  .Matthieu   un  évan- 

géliste, 
^  Que  ta  prière  m-'  soit  toujours,  au  moment  de  chaque 
M  tentation. 

F'         Un  gardien  (pour)  le  jour,  une  sentinelle  (pour)  la  nuit, 
i -.  Salut  à  ton  image  qui,  lorsque  Marthe  eut  prié. 

S'est  inclinée,  afin  de  (montrer)  qu'elle  agréait  la  demande 

(de  Marthe)! 
.Marie,  tu  es  la  fierté  de  Thaddée  et  la  gràee  de  Thomas, 

appelé  Jumeau. 
Quand  la  mère  ne  sauvera  plus  .sa  lille  t-t  quand  la  terre 

rendra  son  dépôt, 
Protège  le  mortel  que  je  suis  de  l'écu  et  du  bouclier. 


(1)  Marie  remplit  ici  l'office  du  prêtre  pondant  la  .Messe  (A.  J.  . 

(2)  l'ourle  nom  ir.\bgar,  cf.  S.  liuKBMT,  liflnlinm  entre  Abr/nr  el  Jésus,  dans 
lî.O.C,  troisième  série,  lomo  1  (XXI),  19l8-l'.tl9,  pp.  73,  190  et  253. 

l3;  \'ariante  :  à  qui  s'est  confié  Sitnon. 

(4)  Variante  :  en  mn  faveur  au  lieu  de  Marie. 

(5;  Variante  :  et  eu  Ét/nopie. 

[10] 


426  REVUE  DE  l'orient  chrétien. 

13.  Salut  et  révérence  conviennent  à  ton  image  j 

Et  il  rima<;-e  du  Chrisl,  ton  Fils. 

Tu  es  le  vin  de  Barthélémy,  (ù)  Marie,  toi  dont  la  suavité 

rejouit. 

Place-moi  comme  anneau  à  l'intérieur  de  ton  cœur  tendre. 

Et  porte-moi  comme  liracelet  à  ton  bras  (1). 
11.  Salut  il  ton  image  dont  la  lumière  est  agréable 

Et  dont  la  beauté  gracieuse  est  désirable. 

Marie,  tu  (fus)  la  foi  de  Philippe.  Comme  le  déclare  Paul, 

La  souffrance,  le  glaive,  la  torture, 

Qui  pourra  me  faire  abandonner  ton  amour  (-2)"? 
ir).  Salut  à  ton  image!  Tantôt  elle  parle. 

Et  tantôt  elle  répand  un  sang  miraculeux. 

Marie,  glorifiée  et  louée,  tu  es  la  mère  du  Seigneur. 

De  Matthias  enchaîné  et  de  Jacques  lapidé 

Tu  es  la  grâce,  dans  le  ciel  et  sur  la  terre. 
le.  Salut,  Marie,  à  tes  images  qui  se  trouvent 

En  Ethiopie,  (en)  Egypte,  (en)  Syrie,  à  Antioche  et  (à) 

Rome! 

Qu'avec  .lacques,  évêque  de  Jérusalem, 
\iennent  vers  nous,  pour  nous  bénir  de  ta  part  aujourd'hui, 
Marc,  (figure)  de  Lion,  et  Luc,  (figure)  de  Bœuf. 
17.  Salut  à  ton  image  et  à  l'image  de  ton  Fils  Alpha  (3), 

Marie,  (toi)  qui  es  l'espérance  des  pécheurs  de  la  terre  (4)! 
S'il  est  parmi  les  hommes  quelqu'un  qui  répudie  et  qui 

rejette 

Tes  miracles  j.récieu.x,  que  Daqsyos  a  écrits, 

Qu'il  soit  excommunié  par  la  parole  de  Saul  et  de  Céphas. 

A.  Roman. 

(1)  Cf.  Cant.  Canticorum,  viii,  0  :  Pone  me  ut  signaculum  super  cor  luum,  m 
signaciilum  super  brachium  luum.  ■     i    ■   < 

(2)  Cf.  llom.,  VIII,  35  :  Quis  ergo  nos  separabit  a  caritate  Christi?  tnbulatio.^ 
an  angusliav  an  famés?  an  nuditas?  an  periculum?  an  persecutio?  an  gladius? 

(3)  Cf.  Apoc,  I.  S  :  Ego  sum  a  et  a>,  principiunn  et  finis,  dicit  Dominus  Dous. 
(.1)  Variante  ':  (Un)  ,/ui   es  l'espérance  de  fàm,-  de  Mamhara  Kreslos.  Le  copiste 

avait  inséré   le   nom    du  possesseur  du   manuscrit  à  la  place  du  texte  restitue 
par  A.  J. 


[U] 


MÉLANGES.  427 

ITI 
LES  CITATIONS  DE  SAINT  JEAN  CIIRVSOSTOME 

DANS    LK    ILOniLK<iK    Dl     COD.     VATICAN.    i.UAEC.    1  1  IJ. 

L'étude  des  llorilèges  dou-maUques  n"a  pas  encore  retenu  un 
grand  nombre  de  travailleurs.  Le  tluriloge  dyopliysite,  qui 
senilile  commencer  en  <  •rient  avec  une  eollection  patrislique 
préparée  à  la  lin  du  concile  d'Éplièse  par  les  évi-ques  du 
patriarcat  dWntioclie.  en  Occident  avec  les  témoignages  que 
recueillent  saint  Celestin.  ('assien,  et  saint  Lénn,  a  été  naguère 
l'ol'jet  des  savantes  recherches  de  M.  L.  Saltet(l).  L'histoire 
du  tlorilége  monoplij'site,  dont  les  principaux  témoins  .sont 
liioscore  d'Alexandrie.  Tiniotliée  Aelure  et  Sévère  d'.Vntioche 
est  beaucoup  moins  avancée  (J). 
m  II  faut  avouer  «lu  reste  que  les  recherches  à  travers  ces 
reeueils  de  citations  n'ont  rien  de  particulièreruent  encoura- 
geant. Elles  sont  longues;  elles  sont  arides;  et  le  plus  souvent 
elles  sont  décevantes,  apportmt  peu  de  résultats  nouveaux 
I  ou  do  découvertes  utiles.  Les  assembleurs  d'arguments  patris- 
!  tique.s  se  contentent  très  ordinairement  de  se  copier  les  uns  les 
autres;  de  répéter  à  satiété  les  mêmes  textes  et  les  mêmes 
témoignages  sans  apporter  aucune  contribution  personnelle 
à  l'œuvre  de  leurs  devanciers.  Il  est  cependant  indispensable 
d'entreprendie  et  de  mener  à  terme  une  exploration  métho- 
dique des  tlorilègres  dogmatiques.  Le  travail  de  Th.  Scherraann, 
(ieschichle  dev  dorjmatischen  Florilerjien  vom  V-VIII  Jalti- 
fitindert  (3),  ne  fournit  guère  autre  chose  qu'\m  cadre  mal 
rempli.  Il  indique  le  résultat  auquel  il  l'audrait  atteindre,  et 

•  \)  I,.  S.4LTET,  Les  sources  de  l'Eranis(es  île  Tfiéodnrel,  dans  Revue  d'/iisloire 
ecclésiastiqite,  t.  VI,  l'K^,  pp.  28;V303;  513-.'.:î6:  741-7rM. 

(2l  J.  Lebiin.  Èphrem  il'Am'ul,  /lalrUirchc  <l'Antii>ohe  (.■>2(><>44),  dans  .Uélaiiges 
Charles  Moeller.  1. 1,  Louvain,  lî'l-l,  p.  iOi,  n.  2;  F.  Cav.vi.i.bka,  Le  dostier  palri»- 
ti'jiie  de  Timoihée  AeUire,  dans  Bulletin  de  littérature  erclétiaglii/ue,  19(W, 
pp.  3-12-359. 

l'i)  Cet  ouvrage  a  paru  dans  Texte  nnd  L'rUersuehunyen,  nouvelle  série, 
t.  XIII.  1.  Loip/ig.  1004. 

Il] 


428  RKVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

qui  serait  la  constitution  d'une  histoire  de  ces  florilèges;  mais 
il  ne  fait  pas  cette  histoire,  et  trop  souvent  les  références  qu'il 
fournit,  les  descriptions  qu'il  donne  sont  inexactes  et  inutili- 
sables. Par  contre,  l'admirable  édition  qu'a  publiée  F.  Diekamp 
de  la  Dortriiia  Patnnn  (1),  l'un  des  plus  importants  sinon 
le  plus  important  de  tous  les  florilèges  dogmatiques  de  la  fin 
du  vu"  siècle,  est  un  modèle  du  genre  :  elle  peut  être  le  point 
de  départ  de  fructueuses  recherches  dans  les  compilations 
analogues. 

C'est  une  très  faible  contribution,  à  l'étude  des  florilèges  que 
je  voudrais  apporter  ici,  en  publiant  et  en  commentant  les 
fragments  de  saint  Jean  Chrysostorae  cités  par  le  florilège 
dogmatique  que  contient  le  cod.  Vaticanus  graecus  11  \l 
(saec.  W,  d'après  Pitra;  saec.  XIII,  d'après  Mercati).  Ce  petit 
recueil  est  intitulé  :  mXA:~;x'.  izipl  twv  rîjo  ç.'J<7£(dv  t;u  XpwTiu 
CJKKi'iiXaxi  i7:o  Xîywv  oiaçipwv  àviojv  'A9avaŒi:u,  Bxsikdo'J,  Ppr,-;:- 
pisu  (wv?)  KupT/vAcu,  'E-tiavt:u,  vS'.  à-Épwv  tivwv.  Peut-êtl'C  Ce  titie 
promet-il  plus  qu'il  ne  donne,  car  on  ne  trouve  pas;  dans  le 
texte  fourni  par  notre  manuscrit,  de  fragments  de  saint  Épi- 
phane;  et  les  £T=p:(  Ttvs;  ne  sont  représentés  que  par  saint  Jean 
Chrysostoine.  Tel  quel,  le  florilège  esl  intéressant  pour  l'histoire 
de  l'argument  patristique;  et  l'étude  des  27  morceaux  qu'il 
emprunte  au  grand  arciievêque  de  Constantinople  pourra  com- 
pléter les  recherches  déjà  faites  par  S.  Haidacher  sur  les  textes 
de  saint  Chrysostome  cités  dans  des  recueils  analogues  (2). 

1.    T;j     àvr^îi)     Iwàvvîu    t:j  Xpujiatîjj.î'j   àpy.î-w/.izs'j    KoovjTav- 
TtvsuTCîAïwç,  kv.  -rcu  z.''.^  Tq-f  Xpi^Tîu  vÉVEav  Aîvou. 
~îpl  îûs  (pUî-ïOJV. 

Incip.   -;'.:jtî;  yàp  -^v  -/.at  :  ■f(;vr,0£Î;  XpijTîç... 
Desin.    «-/.pâTï^xcç  y.aTà  tôv  X^yiv. 
Homélie  lu  itatale  Domiin  iiostri  Icsii  C/rn'sli,  éditée  parmi 

(1)  DoctruKi  Pati'iiiii  tir  Incarnalhinc  Verbi.  Eiii  griecliisclies  Florilegium 
ans  der  \Vond(-  des  7.  und  8.  .lahrhunderts,  zum  erslen  .Maie  vollstandig  lieraus- 
gogeljcn  und  milersuclit,  von  F.  Diekamp,  Munster,  1907. 

(■2)  S.   IIailaciieh,   Chri/sostijinos-Fraginentc  iiii   Maxbnos-FlorilctjUon    iinil   in 
dcr  Sacra  ParaUela,  dans  Jiyzanlinische  Zeitschrlft,  t.  XVI,  1907,  pp.  I6S-i01 
Stndien  iiber  Chrysùsivmùs-Eclogen,    dans  SUzungsherichte  der  philol.  histor. 
Masse  dcr  K.Akademie  dt'r  U'isscnsch.  in  Wien,  t.  CXLIV,  4,   Vienne,  1905. 


MÉLANCiES.  129 

les  spiiria  de  saint  Jean  Cluysostome,  /'.  li.,  L.\I,  Tc.  1.  En  fait, 
cette  homélie  appartient  ;i  Sévérien  de(iabala.  Et  c'est  .sous  le 
nom  de  SéviTicn  qu'on  trouve  le  même  texte  cité,  un  peu  plus 
longuement,  par  Théodoret,  Pm/.  II,  /'.  (J.,  LXWIII,  Jni),  C- 
■JI-2,  A(l). 

"J.    'ïzj  x'j-zj  ïv.  -f,:  ip[xr,'n'.xz  t;j  /.x-.'x  MaTOaïîv  i'jx-;-;ti,izj 
-îp't  àvOpuTT'vr,;  îj-£(i),. 
Incip.   ivvir,7;v  -;àp  r,/,{x:v  ïz-.vi... 
Ilesiu.    i>./,i  Oîô)  ivOîoj-'ivr,  7.;jrT:;j.îV(|)  s'Jîït. 

If      /y/  .)/«///<.  //o»;//.  II.  i  :  P.  ^■.,  LMI,  21-2.",. 

"  >n  trouve  une  allusion  à  ce  même  passage  dans  .Vnastase  le 
Sinaïte,  Ilo<lc(jos,  lu,  /'.  G.,  L.WXIX,  150,  B  :  -/.r.  -i/.-.v  ;  aJTb; 
'-■I  Tw  a  3'î"'-''y  "<!>  -^î  "î  -/.XTi  MaTOaîsv  «  Ocbv  »  aéye'.  «  tîv  Xî'.ît'îv 
èv  avQpwrîvr,  y.îj-T:;j.£v;v  ijîî'..   » 

."!.   -/.x.  T.x/.:-i  17.  zfiZ  xj-f,i  iz'j.r,-n\xz. 

Incip.  v.x:  ivTÎ  SJiàv  TfS; -a/,a;a;,   MdvJîÉo);  àvaîxtvîvT:;. .. 
Desin.  :'J-m  r'z  ::v£î;;xa  ■/.x-.r,v.. 

In  Maith.  hnmil.  i,  1;  P.  G.,  LVII.  I.'). 

I.    t;3  x'j-.z'j  iy. '.ï,^  'z';z'zr,z  ïz\i:r,'iv.xz  -zj  y.xzx  yix-J)xiz-/  t'jx\-\'î/J.Z'j 
~ip\  àvOp(i)-{vY;;  oûïîwç. 
Incip.  Zï;tîî  YSÎp  çr,s'.'/  'Ilpcôiy;;... 
Desin.   ;jî'  îv  àv;;j.{jOr,  ivOpw-;;  îîvat. 
//(  .l/rt///r  /iom(7.  VIII,  3:  P.  G.,  LVII,  8(1,  A. 


» 


).    TS3  ajTïj  £•/.  tî;;  ï'.?  tï;v  tj/.ï;v  £p]j.r,v£{3:ç. 

TTîpi    îj;    OJ3£(0V. 

Incip.  (.)  xiv/.opxz-.zj... 
Desin.  -x-xi  -à,'!  •;?,•/. 
In  i>arahijlaiii  'de  fini,   1  ;  éditée  parmi  les  spuriu  de  saint 
Jean Clirysostome.  P.  G..  LIX,  .")S(i. 

Montfaucon  remarque  déjà  que  cotte  homi'lie  n'est  certaine- 
ment pas  de  l'archevêque  de  Constantinople.  Klle  doit  être  de 
Sévérien  de  Gabala,  sous  le  nom  do  qui  on  la  trouv>' on  effet 

il)  Le  discours  tle  Sévérien  sur  la  nativité  de  Xotre-Soignour  selon  la  cliair 
est  également  cité,  sous  ce  nom,  dans  VE-rposé  de  la  foi,  do  .lenn  Maho.n, 
publié  par  F.  Nai'.  Opuscules  niaroniles,  dans  /{.  O.  C-,  1S9  •,  p.  197. 

:3i 


430  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

dans  une  traduction  arménienne  :  J.  B.  Aucher,  Severiani  sive 
Jieberiaiii  Gabakirum  episcopi  Emesensis  liomiliae,  \'enise, 
1827,  n.  13,  pp.  111-4-27.  Cf.  0.  Bardenhewer,  G.A.K.L.. 
t.  111,  Fribuuri;-,  191-2,  p.  360. 

G.  -/.ai  i^sx'  îXiya. 

Incip.  TTcoç  }v£Y£i  s    Hïaîaç... 

Desin.  -i  5è  IpYcv  0£ïy.îv. 
IbicL,  P.  G.,  Ll\,  .587,  A. 

7.  Tîû  aÙTii  èz  t:3  ïw'  Aiviu  tsj  5'  |âi5A(su -^ç  aJT?;;  Ép[;.-r,vîiai;. 
-£pî  aap-/.r/.(ôv  TiaOwv. 

Incip.  -p(i)'!a?  2è  ÈTTavaYwv... 

Desin.  È-r.îît/.vuTai  aJTrjç  xi  -àOîç. 

In  Matth.  homil.  lxvii  (lxviii),  1;  P.  G.,  LVIll,  633. 

11  s'agit  ici  encore  de  l'histoire  du  figuier;  l'auteur  du  flori- 
lège semble  dire  ijue  le  passage  emprunté  par  lui  au  sermon 
inautlientiquc  proviendrait  aussi  des  homélies  sur  saint  Mat- 
thieu. On  notera  ici  la  répartition  tles  homélies  sur  l'évangile 
de  saint  Mattiueu  en  livres  distincts  (au  moins  4,  puisque 
uous  avons  affaire  au  4").  On  sait  que  la  plupart  des  homélies 
de  saint  Clnysostome,  sinon  toutes,  étaient  recueillies  par  des 
tachygraphes,  et  copiées  ensuite  xr.l  arjiAeîwv.  On  pouvait  alors 
les  grouper  en  volumes  suivant  les  besoins.  Cf.  S.  Haidacher, 
Drei  unedieiie  Chrijsostvinus-Te.iie  einer  Baseler  Huiid- 
schriff,  dans  la  Zeifsr/irif/  fiir  hothol .  Theul.,  1907,  p.  112, 
note  1. 

8.  TîS  ajTî3,  ïxî  -ç)  èv  'AvTt:-/îi:x  s;;  x;  ij.j3-(/.cv  c£îtv:v  aï-;;'j  :-j 
■r;  y.i'yii'  y.-y.^-/r^^i  à::;ppr,xc'j  Ojiàç  !;r,;j.£p:v  îopxâ;^;;j.îV. 

rspî  £V£p-j'-;(i)v  OîiV.f;;  -/.a!  àvôpwTrivï;;. 
î  aùxî;  ;j.£v  l'jv  ûç  ivOpioxrsç  û-Èp  iQy.tov  ivr|pY-/;7£  xr|V  ■j-a/,:r;v  -/.aï 
-/.zx-i^p-'-^o-s  x-(;v  TiapaxcriV  x:j  T:pO':xixopc.g-  -/.axà  0£A-r;jtv  'Jzcs'j;  x-r;v  xîj 
51  a'j--/;v  7.y.iy  r,|j.ùv  ipuÔsvxoç  ôavàxou  •/.aTâ-/.pwiv  ï'va  f/iŒO)[J.cV  (ô; 
;î  Oîi;  àvi^pY'^Sî  xyjv  àvdtTxao-iv  •rravxoâuvàjj.w  0£X-r;a£i  xbv  6àvaxov 
Vî7.p(.)7:z;,  y.aî  xr;v  àsOapai'av  oii]iJ.toupY'Ôiîaç,  îva  Sià  x9;ç  I?  rji;.wv  à-apy^r)? 
T^;  stj-ïjç  Oï'!a;  '/âpixi  ■/.îi,vwv(^<t(i)|j.îv  çja-£(i);.  Ajo  çujiy.i;  ïywv 
îvspYî''3tr,    5îi7.vj;j,îvîç   Oîi'av  -/.a';   âvOpojrîvrjV  w;  Os;;  -/.a\  à'vOpw-oç,   i 

[4; 


I 


MÉLANGKS.  4i5I 

,-,   x-.xf)f,  zi'.r,7U)\xv',  f,  Tîjvav-iîv  ;î'::(i);j.îv  àA/,r,/,C'.r  x\j.z:-zpx. 

Je  nai  pu  identiflfr  le  discours  d'où  est  tiré  o'  passage.  Il  est 
pourtant  cité  avec  uno  indication  très  pn-cise,  la  mention  d'An- 
tiociie  où  il  aurait  été  prononcé.  .Mais  il  ne  tigure  |>as,  seniMe- 
t-ii.  dans  la  l'atroloijic  ijr<'C<jiie.  parmi  les  œuvres  de  saini 
.lean  Chrysostome. 

il.    ■zi'j   ajT;j  kv.  t;j   a;-'S'j   -rci   i\:  ts  ziOs;  -cj  v.jpdj.  zl  r,  xpyr,' 
:Jî£:;  rEpiYpiçîi  a:v<;>  "b  j-if  :-jr'.v  /.a-  Ai-;:v  ;j.j7TT,pi;v. 
tîï;  ^■jz'.Y.f,:  ïvs;-;î{aç. 

Ivjti  aJT:  yip  t'î  rpïTOAuGévai  t'jv  y.jp'.iv  Tf,;  ;:;k;^  tw  ;JX(.)  t;j 
•r:ajp;j  î-jv(;0?,vai  sjt'.xtJç  £ttiv  Èvapyiia;;  ^ç  TrpîjîÎATiSs  sjîîuç  '::âv:a>v 
:..îT,;  ;j-i/.<T>;  Îî/.tsxyJç  Ttov  /.2O  r.y.àç  ::aOr,;j.iTO)v  ciyx  ;j.:vi;;  Tiji 
i;j.aî-{iç. 

Non  identifié. 

lu.   7.x:  ::àAtV 

i'viu  •f'xp  syTtxv;;  vnp\'s.ix:  z'jIvk  ;>î'.;  i-{î-(;>,;;'  î-îve-.  yip  iy.âTr»; 
;j7£'.  yxpxv.-.fipx  -;vo)p'.JT'.y.bv  ;  îr,;j.'.;jp-;:r  tt.v  ;'.ay.p;v;'ji3cv  aj-rr,'/ TÔiv 
;(AAti)v  ;j-'.(.);(ô;   iVaTTiOîT;  y.{vr;7'.v. 

Non  identifié. 

1  I.    Tïj  XJTÎJ  îy.  Tïj  îiç  Tbv   2Y'.:v  0(oy.5v  tiv  àrTir-:;/,;/  /,;-;;j. 

"îp;  âvïpYî''ti)v  :J:. 

Incip.  TaO-a  T/.zJ7x;... 

Desin.  iJ:  "a:'.-:v  ivîpYî'.û/  ï;:f»:y.r,v. 
//i  :<anrtuin  Tliomuin  senno:  P.  G.,  LI.\,  .'><"•,  A.  Sermon 
•dite  parmi  les  spuria  de  saint  Jean  Chrysostome.  Tillemont 
pense  que  ce  discours  a  été  prononcé  en  102  à  Édesse  en 
Mésopotamie,  où  étaient  conservi-s  les  restes  df  saint  Thomas. 
Mémoiri'n,  t.  I,  p.  '.i7}S. 

Ce  même  passage  du  sermon  apocryphe  est  encore  cité,  et 
sous  le  nom  dr  saint  Jean  Chrysostome,  par  Ma.xime  le  Confes- 
seur, par  le  Concile  deLalran  de  i'<7,n  i/'.  (!.,  XCI.  l.">s.  C;  .Mansi, 
Coiicil.,  \.  llO.j.  IM,  par  k-  concile  de  Constantinople  de  681 
(.Mansi,  ConcU.,  XI,  1-21.  C).  par  la  Doctrina  Pahum,  édlt. 
Diekamp,  p.  101,  S  ss.  et  par  Nicéphore   de  Constantinople, 


432  REVUE  UE  l'orient  chrétien. 

Antirrht't.  vont.  Constant.,  édit.  Pitra,  Spicileg.Solesm.,t.  I, 
p.  369. 

12.  Tîj  aJTîO  èy.  tîS  e'.ç  -à,''  àvi/.r/iiv  Aiyiu. 

InCip.  £VV:-(ÎTO)y.£V  TÎÇ  £371... 

Desin.  y.al  ï'.;  7î;v  àrîAEJar,. 
7n  ^sceHS.  Domini  A'ostri  lesu  Christi  honiU.  m;  P. G.,  L, 
1 10.  Ce  passage  est  classique  rlans  les  controverses  sur  l'In- 
carniition.  Ou  le  trouve  déjà  cité  par  Théodoret,  Dialog.,  II. 
P.  (t.,  L.XXXIII,  201,  B.  Le  texte  de  Théodoret  est  sensiblemeut 
différent,  ce  qui  provient,  selon  L.  Saltet,  de  ce  qu'il  n"a  pas 
été  copié  sur  le  grec  original,  mais  retraduit  en  grec  d'après 
la  version  latine  déjà  utilisée  en  450  par  saint  Léon  pour  le 
dossier  patristiquo  qui  suit  la  lettre  à  Flavien  (1).  Saint  Léon 
lui-même  (cf.  M'ansi,  Concil.,  VL  967)  n'a  pas  eu  à  traduire 
le  texte  de  saint  Jean  Chrysostome;  il  a  utili.sc  la  version  latine 
déjà  existante,  incerti  atictoris,  c'est-à-dire  celle  d'Anien  (2). 
Le  inéme  passage  est  em'ore  cité  par  Vigile  de  Thapse,  Contra 
Eulycli.,  P.  L.,  LXIII,  132,  et  par  Auastase  le  Sinaïte, //ot/c- 
gos,  10,  P.  G.,  LXXXIX,  156,  B. 

13.  y.a'i  r.xiA'i. 

Incip.  è-£Aa5i[j.£0a  t:3  Op:v:j... 
Desin.  yéyz'n  c-qp.zpz'/. 

In  Ascensioncm  Domini  homil.  ii;  /'.  (»'.,  L,  143,  A. 

11.   -où    vtJTïj    iy.   ■:;■;   z\    "Ai-j-ou    t^ç  £pi;.-/;v£i3:^  tiù  y.aTi    Iii)ivvï;v 

Incip.  z:  -;:5v  à-iiTOAi'.... 

Desin.  î'.i  vàp  -rbv  j;,xOr,-r,v  -.oCJ-y.  £-£î£iy.vuTS. 

In  loanii.  Iioniil.  lwxvii  (al.  lxxxvi),  1  ;  P.  G.,  LLX,  17  I. 
La  référence  ici  donnée  est  inexacte,  puisqu'il  faudrait  le 
cliiffre  r.'i'. 

(1)  !..  Sai.ikt,  /.es  sources  de  l'Eranisles  de  '/'/leodurel,  dans  Beruc  d'IIistnire 
ecclésiasiii/iœ,  t.  VI,  1905,  pp.  294-295. 

(2)  Chr.  Hauk,  Saint  Jean  Chrtjsostome  el  ses  œurres  dnns  l'histoire  lilleniiic, 
Louv:iin,  1IK)7,  p.  11,  note  1. 

[6] 


.Mi;i.AN<iES.  433 

Ilioip.  ;:;a3;v  ^ï  -atEp... 

llesill.  î'JTS  7îS  Opiviu  x;'.v(ovr,j5Uîa  Tsy  3^îi/,iy.î3. 
//*  loann.  Itoinil.  i.xxx  (al.  iaxix),  -2;  /'.  (!.,  LIX,  i:'>").  F). 

lli.  y.x:  -i/.iv  iy.  -.%z  aJTiJ;  îp;j.r,v£Î3(ç 

Incip.   T5  ;j.kv  vip  7:vîCI;/a  aJTb  j'.£-/,x;£v... 
l'esin.  à>./,;Tp'.:v  xj-'z  TiJ;  r,;j.£T£p2ç  •tz]jj.ir,  çjsïwç. 
Ce  passage  ilcvrait  provenir  lui  aussi  d'une  des  homélies  sur 
-aiiit  Jean.  .le  n'ai  pas  réussi  à  l'identifier. 

1  7.    t:j  2Jt:j  iy.  tîî3  aîycu  'stt  s  Xsys?  si?;  îy^ve-::. 

;t'.  : j  îJY"/J~'.v  ;jTî  àçavi7;/."îv  tûv  çjtîwv  t,  vim-\z  -i-zW,y.ii . 
lucip.  -f,  ';'xp  àv(Ô3îi  y.a'.  Tf,  ar/xçzix... 
l)esin.  ày.p'.îôj;  ïtîîv  aJT;;. 

//(  /ort»?K  /lontil.  XI  (al.  X);  /^.  G.,  LIX,  80,  B. 

Le  mémo  te.xte  est  cité  parTlu-odoret,  avec  le  titre  :  tî5  xI-zj 
iv.-'.j  v.x-'x  'loivvov  îLiYV^'.^j.  Dit! lu;/..  Il;  r.a.,  LXWIII,  201, 
D.    La    citation   de    Théodoret   est   d'ailleurs  plus  longue  et 

commence   aux    mots   :  -i  -fxz  i-x-;i'.'    /.x:  ïr/:t,)Mr:vi   ï-i  r^\x\-i.   Elle 

-achève  par  cintre  quelques  nn.its  avant  la  ni">tre.  parles  mots 
xz^r-.j  -vizz  /.ai  'xzzx--.z\>.  Selon  L.  Saltet,  ce  passage  pruvient, 
dans  Théodoret,  du  dossier  patristique  constitué  par  les  Antio- 
chiens  en  131  (1).  Il  est  également  cité  dans  le  recueil  du  concile 
de  Chalcédoine,  .Mansi.  Concil.,  VII,  109.  Puis  il  ligure  dans  le 
dossier  de  Gélase.  De  flualms  naluris  in  Christo  :  «  Audi, 
inquit,  Evangelistam.  Intulitenim,  etc.  »  (édit.  Thiel,  Epistolae 
I  (tinanorum  pund/i'-iiiii  (/ciniiiiat',  Brunsclnvig,  1<S6S;  n"  31-, 
p.  553).  La  citation  de  Gélase  est  un  peu  écourtée  à  la  fin. 

18.  TSy  ajTîj  ïv.  Tsy  ç5  Xîvsa  zf,;  èp;j.r,v£''aç  ■:z\j  x\>-z\i  -/.xrx  Io)ivvr,v 
zJaYYî'-'.î'J  î'.;  ~''  vjv  y;  'iu/r,  \i.s\>-:tzxzx7.-:x:. 

-îz\  avOpiijzivT;;  5Jj=(o;. 

Incip.  yixî-Z'.  ~f,:  -xzxyf,^  -xj-.x  x'ix'y/.x'lz'jzr,:... 

E)esin.  ï-v.  îjÎ   iv  zw\j.x  r-i.  ^ 

In  loann.  honiif.  lxvii  (lxvi  ,  J;  /'.  G-,  LIX,  371,  Ii. 
Référence  ine.xacte. 

(I)  t..  Saltet,  nrl.  cit.,  p.  .020. 

[il 

OHIEKT   CDRCTIEN.  28 


434  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

La  même  citation  commencée  un  peu  plus  liaut,  cj  aé-.-w" 

it-iXAa;:v   ;;.£,   et  terminée  aussi  un  peu  plus  haut,  zapsùav;;  L>-^; 

bîîcjOai,  figure  dans  [âDociriiia  Patrum,  édit.  Diekamp,  p.  1-0, 
7  ss.  Ce  texte  est  encore  cité  par  Facundus  d'IIermiane,  Pro 
defeiislonc  trium  capitul.,  III,  3;  P.  L.,  LXVIl,  593,  C-ÔOI. 
Incip.  <v!ui  etiani...  desin.  corpus  fuit.  L'ouvrage  de  Facundus 
d'Heriniane  fut  écrit  à  Constantinople  en  ÔIG;  ce  fait  peut 
expliquer  la  familiarité  de  l'auteur  avec  les  œuvres  de  saint 
Jean  Cbrysostome.  Au  reste,  la  plupart  des  passages  mention- 
nés par  Facundus  se  trouvent  dans  les  florilèges  et  font  partie 
de  l'argumentation  classique.  Chr.  Baur  remarque  que  Facun- 
dus donne  ici  l'indication  inexacte  «  homil.  wvi  in  loannem  ». 
«  Il  est  évident,  ajoute-t-il,  que  le  vigosimo  est  une  faute  di' 
copiste  pour  sexagesimo ;  et  par  là  on  a  une  preuve  qu'au 
vi'  siècle  la  première  homélie  du  commentaire  figurait  comme 
prologue  (1).  » 

On  trouve  également  ce  passage,  plus  ou   moins  complet, 
dans  les  dossiers  du  concile  de  Latran,  Mansi,   ConciL,  X, 

1092,  B  (è::El  y.àYW  TapaT-:i|j.îVî;  —  :J/.  iv   aw;j.2  v/),  et  du  COncile 

de  Constantinople  de  681,  Actio  X,  Mansi,  ConciL,  XI,  108, 
B.E.  (Nuv  T,  '1/uyr,  iji.sj  —  -w;j.a  iv  -i^v).  Cette  dernière  citation  est 
fort  longue. 

19.  Ts3  aj-oj  1/.  TSû  Xi';o'j  sic  tô'  -iiep,   î!  SuvaTîv  -apEAOÉTio  x- 
£lxo3  T3  ■::OTiipiov  tcO'ts. 

•jTîpi  àv6p())-îvti)v  7:a6àiv. 

Incip.  CJ  yip  «TïAwç  s'.;  à'vOpw-jv... 

Desin.    ZtC-OJjASVOÇ  -s  •j'iVSJASVÎV. 

Homil.  in  illud  :  Pater  si  possibile  est,  4;  P.  G.,  L\,  37,  1». 

Le  texte  est  cité  à  deux  reprises  par  le  concile  de  Constan- 
tinople de  681,  Mansi,  Concil.,  XI,  376,  E,  et  101,  E.  La  cita- 
tion du  florilège  cunciliaire  est  d'ailleurs  beaucoup  plus  longue 
que  celle-ci. 

20.  %ix\  [I.S.-'  îAÎ-'a"  * 
Incip.  î!  Yap  Tîjrwv  àuTzi^Kiaw  ■;v/t[j.éwi>>'i... 

Desin.  -:'x  r.ifir,  -'ût;.va  zp;Ti6-(;a'.. 
Ici.,  ibid.;  P.  G.,  LI,  37,  E-38,  A. 

(1)  Chr.  Bauk,  up.  cit.,  p.  15,  note  D. 

[«1 


MÉLANGES.  485 

La  même  citation  exactement  est  fournie  par  la  Dncfrina 
/'n/nnn,  éiiit.  iJiekamp,  p.  lJ(i,  1  ss.  ;  on  la  trouve  ('galcmint 
dans  les  dossiers  du  concile  de  Constanlinople,  aux  référonci-s 
pn^iidemment  indiqui-es. 

A  la  suite  de  la  citation,  le  copiste  de  notn-  manuscrit,  nu 
plutôt,  semble-t-il,  l'auteur  du  iLu-ilège,  ajoute  une  note  très 
intéressante  :  ■:xj-r,-/  oï  tt;v  •/pr,"'-'/  /.al  à-'aOb;  i  Y£v:y.£v3;  àp/is- 
T.'.z/.zr.zz  TÛv  ôsîîî-'.avôjv   iv    'AXîravîpîia  èv=Or,y.£v  ïiç  jiixv  twv    i;p- 

-xz-.:-M'i  xj-.z'j  /.h-.'x  tô)v  -'7'.av.Twv.  Le  personnage  dont  il  est  ici 
question  est  sans  doute  Ag'athon,  successeur  de  Benjamin,  et 
tiente-ueuvièine  patriarche  d'Alexandrie,  suivant  YHistoin' 
(les  Palriavchos  de  l'Église  copte,  édit.  B.  Evetts,  dans  Palro- 
loijia  Ofii'itkdis,  t.  V,  p.  H  "îriTj  ss.  L'épiscnpat  d' \gathiin  s»» 
place  entre  (itll  et  (177.  et  l'on  sait  qu'il  fut  un  adversaire 
déterminé  des  Chalcedoniens;  il  était,  par  contre,  le  chef  des 
«  ortliudoxes  Théodosiens  »,  pour  employer  l'expression  de  son 
liiograpiie,  op.  rit.,  p.  .'j  \ih\)\.  Nous  ne  connaissons  pas,  que  je 
saciie.  Agathon  comme  un  écrivain  ;  mais  il  était  resté  fidèle 
à  l'usage  d'adresser  à  ses  diocésains  des  lettres  pascales;  et 
l'occupation  d'Alexandrie  et  de  rÉLr\'pte  par  les  Arabes  n'em- 
pêchait pas  les  chrétiens  de  poursuivre  leurs  intiTiuinaliles  cun- 
troverses  théoloçriques.  Nous  possédons  encore  la  lettre  festale 
qu'écrivait,  entre  7(i-2  et  72!).  un  des  successeurs  d'.Agathon,  le 
patriarche  Alexandre  II  (1).  Cette  li'ttre  d'.Vlexandre  est  un 
e.xcellent  spécimen  du  genre  :  avec  des  allusions  aux  malheurs 
des  temps  et  des  exhortations  à  la  pénitence,  elle  renferme  des 
considérations  théologiques  qui  s'appuient  sur  des  citations 
patristiques  :  la  lettre  de  Fé'lix  à  Maxime  d'Alexandrie,  la  lettre 
de  Jules  à  Prosdocius,  Denj's  l'.Vréopagite,  le  De  Incarnatione 
de  saint  Athanase,  le  7'/<t'S(/(o-j/.s  de  saint  Cyrille  d'Ali'xandrie, 
sont  tour  à  ti)ur  cités  «  contre  la  malignité  chalcédnnienne  et 
la  perfidie  manichéenne  des  docétes  ».  La  position  doctrinale 
d'.A.lcxandre  est  la  même  que  celle  de  son  prédécesseur  Aga- 
thon.  Il  est  curieux  de  voir  cité  dans  notre  llorilégeietAgatlion, 
qui  est  assez  peu  connu  d'ailleurs.  Si  la  nute  appartenait  à 

(1)  C.  ScnuiBT  und  W.  Schur.vrt,  .Mtchrulliche  TexU-,  lîerlin.  1910,  pp.  ô.'j-IfW; 
cf.  la  reccnsion  de  cet  ouvrage  par  1'.  Hvtikkol  dans  le  /iiillelin  d'ancienne  IUIk- 
ralureel  d'archéologie  chrétiennes,  t.  I,  1011,  p.  221. 

[9] 


^36  REVUE    DE    l'orient    CHRÉTIEN. 

rauleur  du  recueil,  elle  fournirait  une  assez  bonne  indication 
pour  la  date  de  sun  dossier;  la  fin  du  vn"  siècle  ou  le  début 
du  VIII''  est  d'ailleurs  une  époque  qui  convient  parfaitement  pour 
ce  genre  de  compositions;  et  il  pouvait  être  intéressant  pour 
un  dyopliysite  de  noter  que  le  passage  de  saint  Jean  Chrysos- 
tome  avait  été  utilisé  contre  les  Gaïanites  par  un  nionophysite 
modéré  (I). 

21.   TCj  aj-ou  èy.  Toî)  sîç  tsv  (jTscjpîv  v.yX  s'ç  tôv  A-f;c7tr,v  Xiys'j. 
7:£pi  ç'jo-s/.(JV  âvcpYSiôJv. 

Incip.  èvTauOa  -fuJ-ûv  Àa[A6âv:vTai  ci  àvvùjj.svsç... 
Desin.  -/.al  oTia  ^piaxôv  T:pb  a'.o'jvojv. 
Pseudo-Chrysostome,    /»      venei-abilem     atque   vivi/icaiu 
crucein;P.  G.,  L,  S18. 

Ce  sermon  sur  la  croix  est  certainement  inauthentique,  et 
c'est  à  bon  droit  qu'il  figure  parmi  les  Spuria  de  saint  Jean 
Chrysostome.  Il  est  pourtant  remarquable  qu'il  ait  été  cité  de 
bonne  heure  parmi  les  œuvres  de  l'archevêque  de  Constanti- 
nople.  Il  figure  en  effet  à  ce  titre  dans  le  dossier  de  Gélase,  qui 
cite   précisément   ce   passage,  De  duab.  natur.,  édit.  Thiel, 
p.  557,  n°  Ai.  Selon  L.   Saltet,  le  fragment  cité  par  le  pape 
Gélase  aurait  déjà  fait  partie  du  dossier  antiochien  constitué 
en  loi  ;  mais  Théodoret,  qui  connaissait  mieux  les  écrits  authen- 
tiques de  Jean,  ne  l'aurait  pas  repris  dans  VEranistes  à  cause 
de  son  origine  suspecte  (2).  Chr.  Baur  fait  remarquer,  non  sans 
raison,  que  les  Antiochiens  de    131  devaient  également  être 
renseignés  sur  les  livres  de  leur  illustre  compatriote;  et  que, 
d'ailleurs,  si  le   fragment  du  sermon  sur  la  Croix  avait  pris 
place  dans  leur  llorilège,  ce  serait  le  seul  apocryphe  qu'on  y 
trouverait.  Il  ne  pense  donc  pas  que  Gélase  ait  pu  trouver  ce 
passage  dans  le  recueil  antiuchien  (3).  Par  contre,  Gélase  n'a 
pas  eu  de  peine  à  connaître  le  sermon  en  question;  car  dès  421,  ; 
il  circulait  en  Occident  sous  le  nom  de  saint  Jean  Chrysostome  : 

(1)  Théodose  et  Maïanus  avaient  été    élus   l'un    contre    l'autre    patriarches  ', 
d'Alexandrie   en  535.   Cf.  .1.   .Maspeiio,  Histoire   des  palriarchcs  d'Alexandrie, 
depuis  l'empereur  Anasiase  jusrju'à  la  réconciliation  des  Éi/lises  jacobites  fôlS-i-' 
616),  Paris,  1923,  pp.  111  ss.  Le  schisme  se  poursuivit  pend.ant  longtemps.  > 

(2)  1..  Saltet,  op.  cit.,  p.  '>iO. 
Ci)  Chr.  Baik,  o/i.  rii.,  p.  8,  note  6. 

[10] 


MKI.AXGKS.  |;>7 

à  cette  date  nous  le  ti-..u\ons  cité  par  saint  Augustin  dans  Tou- 
vrag..  Contra  Iulianum,  II.  17;  P.  L..  \LI\  .  (iSÔ.  Saint  Au-iis- 
tin  cent  :  .  Sanctus  vem  lo.mnfs  Const^mlinopolitanus  e'pis- 
copus,  quantum  vorecundia  perniittere  |.otuit,  totum  illud 
pnmoruni  hominum  erulHscentium  factum  duobus  verhis  evi- 
dont.T  exT,rrssit,  dicens  :  Foliis  aulem  fi.-us  erant  cooperti 
teg.'ntes  specit-m  peccati  ».  cr  qui  est  une  citation  du  s-Tm-ii 
la  sanctam  cmcem,  P.  G.,  L,  820.  11  e.st  assez  vrais.-mlMable 
que  ce  sermon  faisait  partie  de  la  collection  traduite  par 
Amen  vers  11.S-1-2U  (1).  Il  y  a  lieu  de  n^marquor  encor..  que  lo 
texte  donn.--  par  Golase  est  sensiblrm-nt  différent  de  eelui  qui 
ligure  dans  lancienne  version  lalino.  de  sorte  qu'on  doit  aussi 
se  demande.r  à  quelle  collectiMn  (;.4as..  a  emprunté  sa  citation 
Notons  enfin  (,ue  ce  même  sermon  a  été  édité  à  Bruxelles 
■n  1613  par  Petrus  Wastellus,  sous  le  nom  de  Jran,  évèque 
de  Jérusalem  (2),  et  qu'il  en  existe  une  traduetion  syriaque 
signalée  par  Assemani  dans  la  BihUolhfca  orieiitxlis  t  l' 
p.  5G7;  t.  III,  p.  2:,.  ■        ' 

T.tpi  sus  èv£pYÇf.ô)v. 
x/f)pw7::-r,-::  v.xi  -f.z    Ocirr—-     ?,'-,--*--  j,   ;,.,/   .'   '  "  -,'        .  '' 

■/zpv:f.-  v.z-.^  ÎÎ./..5  ^aî  ivw  ^psvTâ,  v.iruy  l-;,.y:--r,  =  m  -o^ziz-rv^  vu' 
.va.Osv  iao-v  <H^p^V  ...f  S|  ,^,  u.,r,,.zz.rr,.  ..npv/v.  -'.^;  Î..X^, 
:v:cv£t.ç-  :  -..v,  ivo^Osv  èx  TÔiv  ytpz;^^.,^.  ^^^^^^  ,,r.  iXEv;^s.::c;, 
:.t:;  ..pz  -zj  Yarcfw.axi'îu  ■/.aOv^ij.Ev:;  î;xiy.iL:î-.  T:i;  siXavOs.iTrîu;. 

Le  sermon  dont  nous  venons  de  citer  le  passage  contenu 
dans  notre  llorilôge  est  perdu.  Le  même  passage  est  reproduit, 
avec  quelques  lignes  de  plus  au  début,  dans  la  Dnc(n>u, 
A7/r»/»  edit.  Diekamp,  p.  91  ss.  On  le  trouve  également  dans 
•Maxmie  le  Confesseur,  Traclat.  de  Ect/wsi,  P.  G.,  XCI.  168,  B 

dani  fa  ^^«rd'ii!;"'''  «'f «'''^.''^  ^«""  •/<'<"'  Chryso.tome  dans  le  monae  latin, 
aans  la  «et  ue  d  Histoire  ecclesui.sl,,/ue,  t.  NUI,  1907,  pp  255  et  '6:3 

p    m^''  '^'"''  *"'"'  '''"'"'  '-'''•'J"''"'""^''  ^'-^  "■«^■«»  «'a/,.  rA«^o,Ve /.•«/.Voire, 


438  liF.vuK  DE  l'orient  chrétien. 

et  17G;  dans  le  llurilège  du  concile  de  Latraa,  .Mansi,  Concil.,. 
\,  110.J,  B.  Ce  sermon  est  encore  mentionné  par  saint  Jean 
Itamascène,  Sacra  Parallela,  P.  G.,  XCVI,  281».  On  peut  rap- 
peler ici  que  le  dossier  patristique  du  concile  de  Latran  fut 
composé  par  le  primicier  Théophylacte,  sur  l'ordre  du  pape 
Martin,  d'après  des  manuscrits  grecs.  Somme  toute,  les. seules 
attestations  (pie  nous  ayons  de  ce  sermon  ne  nous  permettent 
pas  de  remonter  plus  haut  que  le  vu'  siècic 

23.   Tcij  a'JTOu  ïv.   -:î3   aiyou  -ïz^o-  tcjç   à'^îAsioÔÉvxaç  t-^ç  -jviçswç 

vsYSvî. 

Trspî  çjssuç  •/.al  ï^^ip'fdy.ç  ctvOp(i)7:îvr;ç. 
Incip.  ipw-TjCTîv  Tsîv'jv  TÔv  atpêT'.y.bv... 
Desin.  àva3j=-:at  t.-xkiv  w;  avôpo)-:;. 

De  consubstantiali  contra  Anomaeos,  homil.  vu,  6;  P.  G., 
XLVIII.  705,  D. 

Nous  avons  ici  affaire  à  l'un  des  plus  célèbres  sermons  de 
saint  Jean  Ciuysostonie,  et  nous  sommes  en  présence  d'une 
citation  tout  à  fait  classique  dans  l'histoire  des  controverses 
christologiques.  La  même  citatinn  avec  le  même  incipit  et  le 
même  desinit,  se  retrouve  dans  la  Doctrina  Pairum,  \U,  li^, 
édit.  Diekamp,  p.  111).  Mais  on  ti'ouve  également  ce  texte,  plus 
ou  moins  complet,  chez  Théodoret,  Dialog.,  II  (P.  G.,  LXXXIII, 
200, C-I)  (-/.al  ;j.£Tà-v  — zic7-£Ûa£Tai);  /)m%.,  111(7'.  ("/. .  LXXXIII, 
305,  C  (xto;  c'jv  Iv-auOa  —  âvsÎTrcv);  3U5,  D  (opa  tzmç  —  ây.çai'vivTiç)  ; 

308,  A  (âv  -l'àp  l-l  — ivfjpii)-:;  -^v);  dans  le  florilège  du  concile  de 
Latran  (Mansi,  Concil.,\,  1089,  E);  chez  Maxime  le  Confesseur. 
Tj-arlai.  de  Ectiiesi.  {P.  G.,  XCI,  161,  C  et  17(3,  C);  chez  Aga- 
thon  (Mansi.  C'oncil.,  XI,  260,  A);  et  dans  le  concile  de 
Constantinople  (Mansi,  ConciL,  XI,  396,  B).  Un  fragment  latin 
est  cité  par  Facundus  d'Hermiane,  Pro  clefens.  trium  capi/., 
XI,  5  [P.  L.,  LXVIl,  S(»9,  D)  :  «  Qui  (loannes)  in  sermone  quo- 
dam,  cuius  est  principiuni  :  iterum  equomm  cursus,  sic  ait  : 
Quando  ergo  dieit  :  si  possibiie  est,  transeat  calix  iste;  et  :  non 
sicut  ego  volo,  sed  sicut  tu,  nihil  aliud  ostendit  nisi  quia 
carnem  vere  circuniamictus  est  timentem  mortem.  Timere 
enim  mortem,  et  subtrahi,  et  agoniam  habere,  iilius  est.  Nunc 

[12] 


MKL.VNGKS.  J3j, 


quid..m  eam  -lesertam  et  nurlam  r..lir,„it  al.  operatione  ,Mv,p,.ia. 
ut  ostendens  e.us  infirmitatem,  ...anifestaret  eius  naturam.  . 

Incip.  tïi-::  s.acvEC-Ôo)  Ji^.-;-,... 

Desin.  r;  jxspçf.  t=3  ejoc;  Oesi  ç-Ja:.;,  sLy.  ip^  i^é,^,^ 
I"Lp>st.wiPhilir,,.  honni.  M,  U  !>.(;_    Lxil    -'19   C 
Le  rnènie  texte  est  cit,.  plus  ou  moins  exactement  'dans  le 
tome  dogmatique  d'Anastase  le  Sinaïte,  /'.  (;..  L.WXIX    18 1  • 
=  ï^f  l>^z?^f,  OecO  .:.v,  ixîps^v  SciXs.  aa5E  S."  r;^5ç.  ^  5i  ;,,„^,,; 

«vOpa,.,v,v  ,vw.:.  Le  scholion  de  ce  texte,  dans  le  md.  Pari, 
grâce,  lllo,  donne  la  rélVrence  'I.iwc.  àp,......i,,,  k...,,.,,: 

crt":/.r;,-. 

:■:•.  TT,v  i^|x£T^p2v  Ti:/.a  ivîXacj  Xi--:;  -,  i).'-- 
Incip.  y.^:-  Ti  2^  ixîÇîv  i  Tf-,-:.:...'    ' 
Oesin.  TzJTYivTv/  •/.ïTaT:;v5u;jLîy;jiev,;v. 
///  A/'/sAV.  ml  Roman,   hnmil.  xiii,  -,:  l'.a,,  i\r:y\\,  B. 

-U.  /ai  T.zi.K-r 

Incip.   î!   ;x^  ivTr;crap>Lt... 

L'esin.  Tr.v  vt/.ir;v  r;paT:. 
/''  Kpistol.  ad  Roman.  Iiomil.  xni,  .-,;  /'.  (;.,  lx,  .'.14,  ]^. 
-•  ■  v.r.  r.i'/.:;- 

Incip.  îjTî  -.ip  âjj.ap7w/.;v  72p/.a... 

Desin.  àXÀ'  i^çj^  ^.a,.,, 
Id.,Ibid.,  5LÎ,  A. 

Ce  dernier  fragn.ent  est  cité  par  Nicéphore,  .l»^,V,./w.  contra 
/-«.cV..,  dans  le  .sV;.c^-%/,,m  .s-o/..s«./.s.,  t.  I,  p.   isj  , incip 

-  ^  .1  -xp  ai^apTco/.iv  7ipy.y....  ;  dcsin.  iOivxT.-v  -j-i-,-- , 

[13] 


440  REVUE    DE    L'OIUENT    CHRÉTIEN. 

Notre  florilège  arrête  là  les  citations  de  saint  Jean  Clirysos- 
torae.  Comme  on  a  pu  s'en  rendre  compte,  la  plupart  de  ces 
citations  sont  classiques  et  beaucoup  d'entre  elles  se  retrou- 
vent textuellement  dans  les  dossiers  d}'opliysites.  Quelques-unes 
cependant  semblent  nouvelles.  La  note  relative  à  Agathon 
d'Alexandrie  nous  fait  entrevoir  l'état  des  controverses  en 
Egypte  dans  la  seconde  moitié  du  vu''  siècle.  Il  parait  que  ces 
raisons  peuvent  suffire  à  légitimer  la  publication  de  ces  frag- 
ments. 

Gustave  Bardv. 

Lille,  avril  19i4. 


114] 


niHLiOUHAIMIli: 


D''  Cari  WessKLY,  Duodecim  Prophetarum  minorum  versionis  iichinimicac 
codex  /{ainerianus  (Studien  zur  Palaeographie  und  Papyrusurkunde, 
vol.  X\'Ii,  .\iv-308  pp..  VII  planches  hélioî^r.,  iii-fol.,  lithoirraphié. 
Leipzig,  Haessel,  1915. 

/'/(('  cuplic  Versiun  nf  Ihr  Xeic  Testaineiil  in  t/ie  sihiIIutii  ilialeci,  vol. 
\  I  :  The  Acts  ofthe  Apostles.  iv-672pp.,  in-fol.  Oxford.  Clarendon  Press, 
l'J-2-2. 

Le  manuscrit  sur  parchemin  dont  le  D'  Cari  Wessely  public  l.i  jirosque 
•  italité,  provient  des  ruines  du  monastère  d'AkIiiniui,  ou  monastère  de 
<clienouti,  et  reproduisait  le  texte  aclimimique  des  Petits  Prophètes  en 
ls:î  feuillets  répartis  en  215  cahiers.  Il  fut  malheureusement  partiigé  entre 
les  chercheurs  au  moment  de  la  trouvaille  :  trois  cahiers  complets  et  une 
vingtaine  de  feuillets  détachés  parvinrent  au  Musée  du  Caire;  le  reste, 
moins  un  caiiier  et  IV  feuilles,  qui  sont  perdus,  fut  acheté  pour  sa  biblio- 
thèque par  Tarchiduc  Hégnier.  C'est  ce  dernier  lot,  le  plus  important, 
que  publie  le  V)'  Cari  Wessely,  en  y  ajoutant  les  fragments  du  Caire, 
ilèjà  édités  dans  le  Recueil  des  Travaux  relatifx  à  lu  Philnlat/ie  et  à 
\rrhéoliii/ie  égy/ilienne  et  assyrieiDte.  tomes  AMI  et  XIX,  par  M.\SPERO 
■    par  BoiRiANT,  et  en  y  joignant,  en  colonnes  parallèles,  les  versions 

■  liidique  et  bohaïrique  d'après  Ciasca  et  Tattam.  Une  traduction  latine 

■  '  ire  de  prés  le  texte  aclimimique  et  sept  planches  d'héliogravure  apportent 

iir  contribution  à  la  paléographie  copte. 

C'est  donc  un  texte  presque  complet  des  Petits  Prophètes  qu'édite  le 
If  Cari  We.ssely  dans  le  dialecte  copt*  le  plus  archaïque,  l'idiome  de  la 

-ion  de  Panopolis  ijui  eut  son  heure  de  vogue  au  ni''  siècle  et  qui  .s'altéra 
:  tpidement  dès  la  seconde  moitié  du  iv.  La  langue  très  pure  de  cette 
.  ersion  la  rattache  à  l'âge  d'or  de  ce  dialecte  qui  a  laissé  peu  de  témoins 
scripturaires  parmi  les  rares  productions  qui  en  sont  parvenues  jusqu'à 
nous  :  c'est  dire  l'intérêt  que  cette  publiiation  du  D''  Cari  Wessely  pré- 
sente tant  jiour  le  philologue  que  pour  le  scripturistc. 

La  (  larendon  Press  d'Oxford,  dont  l'éloge  des  éditions  critiques  n'est 
plus  à  faire,  continue  sa  série  de  la  version  copte  du  Nouveau  Testament 
en  dialecte  du  sud  par  le  VI"  volume,  celui  des  Actes  des  Apôtres. 
Son  appareil  critique  utilise  entre  autres  le  précieux  papyrus  du  British 
Muséum  édité  par  Bud.ire  en  191:5  et  qui,  daté  par  sa  paléographie  des 
environs  de  l'an  30(>,  est  antérieur  à  tous  les  manuscrits  grecs  connus  du 
.Nouveau  Testament. 

E.  Drioton. 

Il] 


-1  1-2  REVUE    DE    L  ORIENT    CHRETIEN. 

\V.  E.  CiiUM  et  II.  I.  BiiLi,,  Wadi  Sarga.  Coptic  and  grcek  texts  (Coptica. 
consilio  et  impcnsis  Institut!  Rask-Oerstodiani  cdita,  vol.  III),  \\-23:î  pp., 
in-4".  Copcnha.iiue,  Gyldcndaiske  Bogliandcl-Nordisk  Forlag,  l'.l22. 

Pénétrer  dans  un  couvent  copte  des  vi"-vir'  siècles  qui,  débarrassé  do 
son  linceul  do  sablo,  s'ouvre  avec  ses  cellules,  son  église  souterraine,  sa 
nécropolo,  et  permet  de  retrouver  en  place,  comme  si  les  moines  s'étaient 
retirés  d'hier,  leurs  inscriptions  murales,  leurs  stèles,  leurs  graffiti,  leurs 
notes  sur  ostraca  et  sur  papyrus,  telle  est  l'aubaine  que  ménage  à  l'historien 
et  à  l'épigraphisto  modernes  le  livre  de  MM.  Crum  et  Bell.  Tout  ce  que 
les  fouilles  de  1913-1',)14  de  Campbell  et  Thompson  à  Wadi  Sarga,  à  quinze 
milles  au  sud  do  Sinut,  sur  le  site  de  l'ensemble  monastique  —  cœnobium 
et  laure  — d'.Vpa  Thomas,  ont  livré  de  textes  bibliques,  théologiques, 
médicaux,  magiques,  mathématiques,  etc.  conçus  dans  le  dialecte  sahi- 
diquo  très  pur  de  la  contrée,  est  ici  minutieusement  roouoilli,  situé  et 
traduit  par  les  auteurs  de  ce  livre.  Des  index  scrupuleux  permettent 
de^  ne  perdre  aucun  des  précieux  renseignements  recueillis  pondant  cotte 
journée  d'épigraphie  chez  les  moines. 

E.  Drioton. 

E.  DÉv.AUD,  Études  d'elymologies  coptes,  vii-68   pp.,  in-4",  lithog.  Friiiourg 
(Suisse),  Ancienne  Librairie  Ad.  Rody,  1923. 

Depuis  un  siècle  que  l'égyptologio  existe,  égyptologues  et  coptisants  se 
sont  ingéniés  à  rapprocher  les  vocables  égyptiens  des  mots  coptes,  dans 
l'intérêt  de  l'une  et  l'autre  discipline.  Si  parmi  le  trésor  de  ces  identifi- 
cations un  certain  nombre  doivent  être  considérées  comme  acquises,  il  en 
est  encore  trop  qui  conservent  droit  de  cité  alors  qu'une  méthode  rigou- 
reuse les  démontre  impossibles  :  la  série  des  identifications  légitimes, 
d'autre  part,  est  loin  d'être  épuisée  et  de  ce  côté  un  terrain  d'investiga- 
tion vaste  et  fécond  s'ouvre  devant  le  philologue. 

La  belle  thèse  de  doctorat  ès-lettres  de  l'éminent  professeur  do  l'Uni- 
versité de  Fribourg  fournit  une  contribution  importante  à  la  question  en 
même  temps  qu'elle  annonce  un  heureux  travail  de  mise  au  point. 
M.  Dévaud,  avec  sa  précision  habituelle  à  laquelle  tous  les  égyptologues 
rendent  liommagc,  apporte  vingt-huit  étymologios  nouvelles  de  mots 
coptes,  qu'il  découvre  soit  dans  l'égyptien,  soit  dans  des  développements 
du  copte  lui-même,  .soit  dans  les  langues  sémitiques.  Il  ]iromet  pour  une 
seconde  partie  à  paraître  la  liste  de  tous  les  mots  coptes  rapproches 
jusqu'à  présent  de  l'égyptien  et  dont  l'identification  doit  être  tenue  pour 
définitive.  Ce  sera,  traité  comme  sait  le  faire  M.  Dévaud,  un  travail  de 
première  importance  qui  deviendra  classicpie  pour  tous  ceux  qui  s'occu- 
pent de  philologie  copte. 

E.  Drioton. 


[2] 


IlIBLIOliHAPIlIK.  i4'i 

Missale  iusta  rilum  Eccletùie  Aponlolicnr  Anliochrnae  Si/ronim  tniclo- 
rilali-  reciignilHiii.  CJiarfé  Liban  .  l".t'J2.  15,  2f)  et  282  pp.  /'i-lil  innniifl 
(te  la  messe  syrienne,  publié  par  ordre  de  S.  If.  M;,'r  Ipnaco  Iù-hrem  il 
li.^HMAM,  pjitriarche  syrien  d'Antioilie,  Charf6,  l'.K?:?,  '.lO  pj).  Lilier 
riluali.-<  iistti  Erclesiae  Aulincheiute  Si/ri>niin,  Cliarfé.  1922.  13  et  277  j)]!. 
Office  jioiir  la  (Ole  de  saint  Ki)lirein  titre  en  syriaque  soulenicnt  ; 
lifts-m  _jo-3;  -vjo;  i.^i.  itv^i^  (ia:>.j;  inj-sûjl  i,  Cliarfé.  I'.l23.  -17  pp. 

Sa  Héatitude  .M"'  I;;nace  liplirem  II  Ratiniani,  patriarche  d'Antiocho  de 
rit-syrien,  qui  a  célébré  il  y  a  quelques  autis  le  cinquantième  anniver- 
^aire  de  son  sacerdoce  et  le  vingt-cinquième  de  son  patri;ircat,  et  qui  a 

■  nservé  jiour  les  reelierclies  littérairos  IVntliousiasme  de  sa  jeunesse. 

•  lit  de  imblier  deux  importantes  éditions  lituix'iqiifs,  «-ello  du  misse!  et 

■Ile  du  rituel,  en  attendant  i|u'il  ies  fasse  suivre,  —  et  rimpression  est 
•  ;i  cours,  —  d'un  puntilical  des  ordinations  qui  n'a  jamais  été  imprimé. 

1.  La  liturgie  de  la  messe  suivant  le  rit  d'Autioclie,  que  suivent  les 
Syriens  catlioli(|ues  et  jacobites.  et.  avec  (|iielqucs  modifications,  les 
Maronites,  se  compose  d'un  oido  commimis  , prothèse,  messe  des  catéchu- 
mènes» messe  des  fidèles  jusqu'au  lavaho,  fraction  et  consignation,  com- 
munion, dernières  ablutions,  bénédiction  des  eulogios)  et  d'une  anaphore 
(baiser  de  paix,  inclinaison,  prière  du  voile,  action  de  grâces,  consé<;ra- 
tion,  épiclèso.  anamnèso.  J'ater,  élévation,  aition  de  grâces  après  la 
communion',  pour  laquelle  il  existe  plusieurs  formules  rid  lihilum.  On 
connaît  dans  le  rit  antiochion  de  lanirue  syri;j(|ue  une  soixantaine  d'ana- 
pliores.  dont  plusieurs  no  sont  pas  d'ailleurs  parvenues  jusqu'à  nous. 

Les  Jacobites  n'ont  jusqu'à  présent  imprimé  aucune  édition  du  missel 
ou  partie  du  missel  :  dans  leurs  églises,  on  se  .sert  le  plus  souvent  de 
manuscrits,  (|ueliiuet'ois  de  missels  catliolii|ues.  Du  coté  catholique,  il  n'y 
avait  d'ailleurs  i|u'une  seule  édition,  celle  que  la  .'''.  C.  de  f'roj)n^atuia  jiile 
a  l'ait  imprimer  à  Rome  en  1843.  et  qui  comprend,  en  plus  de  Vnnlo 
eoinmiinis.  les  anaphores  dites  do  S.  Jacques,  S.  Pierre,  S.  Jean  Chrysos- 
tome.  S.  Xyste,  Matthieu  le  pasteur.  S.  Basile  de  Césarée,  S.  Jean  l'Hvan- 
géliste.  Il  s'y  trouve  en  outre  les  formules  spéciales  aux  messes  de  la 
Semaine  Sainte,  des  leçons  des  épitres  et  des  évangiles  pour  les  jours 
de  la  semaine  et  les  évangiles  des  fêtes. 

Le  nouveau  missel  est  assez  difTérent  du  précédent,  et  avec  raison,  car 
celui-ci  contient  plusieurs  anaphoras  certainement  composées  par  des 
auteurs  monophysites  et  de  date  récente,  celles  mises  .sous  le  nom  des 
SS.  l'ierreet  Xystc,  celle  de  Matthieu  le  pasteur,  composée  par  un  évèque 
iiionophysite  de  la  région  de  Mossoul,  et  celles  mises  sous  les  noms 
glorieux  de  S.  Jean  Chry.sostome  et  S.  Basile,  qui  n'ont  aucune  relation  ni 
avec  les  liturgies  de  même  nom  du  rit  byzantin,  ni  avec  ces  saints 
personnages  eux-mêmes.  La  place  d'honneur  a  été  donnée  dans  le  nouveau 
missel  à  l'anaphore  de  S.  Jacques;  c'est  l'anaphore  fondamentale  du 
rit  antiocliien.  dont  on  connaît  le  texte  grec,  et  dont  il  reste  de,s  témoin.s 
syriaques  à  partir  du  vi'  siècle.  La  nouvelle  édition  marque  pour  le  texte 

13] 


.114  REVUE    Df;    L  ORIENT    CHRETIEN. 

de  cette  anaphoro  un  très  sensible  progrès  sur  l'édition  de  1843  :  le 
patriarche  Hahniâni  n'a  pas  hésité  à  revenir  aux  leçons  anciennes.  Nous 
avons  collationnè  plusieurs  pages  avec  une  copie  prise  à  Londre.s,  il  y  a 
quelques  années,  sur  le  manuscrit  du  .\h'=  siècle  Add.  14.690,  qui  a  servi 
de  base  pour  la  traduction  anglaise  de  Brrwitm.vnn,  Easlern  liturr/ien, 
Oxford,  ISOO,  et  sur  les  collations  par  rappbrt  à  ce  manuscrit  de  Add. 
14.[)23,  qui  est  du  vil'' siècle.  Partout  nous  avons  trouvé  la  nouvelle  édition 
suivant  ce  dernier  manuscrit.  C'est  ainsi  que  l'on  a  retranclié  le  ;^^ 
«  enim  »  ajouté  dans  la  formule  de  consécration  du  calice,  ce  qui  était 
un  latinisme  des  plus  regrettables,  cette  conjonction  ne  se  trouvant  jamais 
dans  les  manuscrits  syriaques. 

On  doit  louer  aussi  le  choix  des  anaphores  introduites  dans  le  nouveau 
missel  au  lieu  et  place  de  celles  admises  en  1843,  et  qui  sont  celles  udses 
sous  les  noms  de  S.  Jean,  des  douze  apôtres,  de  S.  Marc,  de  S.  Eustathe, 
de  S.  Cyrille  de  Jérusalem  et  de  S.  Basile,  car  ce  sont  celles  qui  se  rencon- 
trent le  plus  souvent  dans  les  manuscrits  anciens,  sauf  celle  de  S.  Marc, 
dont  on  n'a  pas  de  traces  avant  le  xin"  siècle.  Quant  à  l'anaphore  de 
S.  Basile,  ce  n'est  pas  du  tout  la  composition  récente,  qui  figurait  au 
missel  de  1843,  mais  l'adaptation,  faite  anciennement,  au  rit  antiochieu, 
de  la  liturgie  de  S.  Basile,  si  connue  dans  le  rit  byzantin. 

Comme  dans  le  missel  antérieur,  il  y  a,  dans  la  nouvelle  édition,  les 
messes  des  derniers  jours  de  la  Semaine  Sainte  et  le  rite  de  la  bénédic- 
tion du  calice,  ou  messe  des  présanctiflés  ;  on  y  trouve  en  outre  les  prières 
et  cérémonies  spéciales  aux  messes  pontificales  célébrées  par  l'évèque  ou 
le  patriarche.  Enfin,  nous  signalerons,  et  c'est  un  beau  progrés,  que,  grâce 
à  la  meilleure  formation  du  clergé  syrien  catholique,  il  a  été  possible  de 
donner  au  nouveau  missel  des  rubriques  en  syriaque:  en  1843.  il  avait 
fallu  les  rédiger  en  arabe,  parce  qu'une  partie  des  prêtres  auraient 
éprouvé  de  la  difficulté  à  comprendre  des  rubriciues  dans  une  autre  langue 
que  la  langue  vulgaire.  Ces  rubriques  sont  évidemment  de  rédaction 
récente,  mais  sur  ce  point  il  n'y  a  pas  de  tradition  ancienne  à  recueillir 
dans  les  anciens  manuscrits:  elles  paraissent  particulièrement  abondantes, 
le  patriarche  ayant  voulu  sans  doute  fixer  le  plus  possible  la  manière  de 
célébrer,  .\joutons  encore  que,  dans  une  double  introduction,  en  latin  et 
en  syriaque,  S.  B.  Jls''  Rahmani  a  exposé  les  caractéristiques  de  la  nouvelle 
édition  et  les  idées,  qui  lui  sont  chères,  sur  l'honneur  qu'ont  les  prêtres 
de  son  église  de  célébrer  dans  la  langue  dont  s'est  servi  le  Sauveur 
lui-même  pour  prononcer  la  première  formule  de  consécration  du  sacri- 
fice eucliaristique,  et  qui  fut  la  langue  liturgique  de  l'église  de  Jérusalem 
à  l'époque  apostolique. 

2.  Après  cette  édition  officielle  du  missel,  le  patriarche  syrien  a  pensé 
qu'il  ne  serait  pas  superflu  de  publier  un  petit  manuel  en  français  pour 
les  Occidentaux  qui  ont  l'occasion  d'assister  à  la  liturgie  du  rit  antiochien  ; 
c'est  un  livre  particulièrement  opportun,  puisque  le  nombre  des  l'rancais 
qui  circulent  en  Syrie  est  plus  grand  (jue  jamais,  et  que  plusieurs,  parmi 


[41 


tu 


niiii.iofiiiAi'iiir;.  115 

l'iix,  sont  heureux  de  montrer,  en  assistant  aux  saints  mystères  il.ins  dos 
(■■lîiises  de  rit  oriental,  combien  ils  ressentent  vivement  le  cattioiicisme  de 
l'Kfîlise  et  la  grandeur  de  la  fraternité  chrétienne.  Les  cérémonies  sont 
expli<|Uées  avec  assez  de  détail  pour  que  le  fidèle  attentif  retrouve  facile- 
ment à  ([uelle  partie  du  sacrifice  en  est  arrivé  le  prêtre,  et  les  prières 
traduites  lui  prouveront  qu'avec  leur  intinie  variété,  les  prières  de  TlOglise 
proviennent  toujours  du  même  souffle  divin. 

3.  Le  nouveau  rituel,  ainsi  que  nous  en  avertit  le  patriarche  Hahmani 
dans  la  lettre-préface,  n'est  pas  très  différent  de  celui  qui  avait  été  publié 
.1  Beyrouth  en  1S7„':  cependant,  le  texte  en  a  été  partout  revu  sur  les 
manuscrits  les  plus  anciens  ijuc  l'on  a  pu  atteindre  et  l'on  est  revenu  aux 
usages  anciens,  même  en  supprimant  ou  en  ajoutant  des  prières  entières, 
principalement  dans  le  rite  de  l'administration  du  baptême.  Nous  croyons 
être  agréables  aux  lecteurs  de  la  fievw  en  donnant  la  liste  des  rites  et 
prières  contenus  dans  cette  édition  :  tout  d'abord,  le  rituel  du  baptême,  qui 
comprend  la  prière  sur  une  femme  qui  vient  d'enfanter,  la  bénédiction 
de  l'eau,  le  rite  du  baptême,  la  formule  pour  la  déposition  de  la  couronne 
du  nouveau  baptisé,  et  celle  des  relevailles.  .\près  le  baptême,  le  mariage  : 
prières  des  fiançailles,  du  pacte  ou  don  de  la  main,  bénédiction  des 
époux,  de  la  chambre  nuptiale,  cérémonies  spéciales  au  mariage  des 
veuves.  Deux  courts  chapitres  sur  la  pénitence  et  l'eucharistie,  où  les 
instructions  relatives  à  ces  s:icrements  tiennent  plus  de  place  que  les 
formules  servant  pour  lein*  administration,  sont  suivis  du  rituel  de  l'ex- 
trème-onction  sous  sa  forme  longue  et  sous  une  forme  abrégée  à  employer 
en  cas  de  mort  imminente.  Puis  viennent  les  cérémonies  de  la  réconcilia- 
tion des  hérétiques,  soit  laïcs,  soit  ecclésiastiques,  précédées  d'une  double 
profession  de  foi  :  celle  qui  est  spéciale  aux  convertis  de  l'hérésie  jacobite 
et  celle  commune  pour  tous  les  orientiiux  pa.ssant  au  catholicisme.  Il  y  a 
enfin  -41  différentes  formules  de  bénédiction  que  le  prêtre  récite  dans  les 
circonstances  les  plus  diverses  et  qui  montrent  combien  le  sentiment 
religieux  est  profond  chez  les  chrétiens  de  l'ancien  patriarcat  d'Antioehe  : 
prières  sur  les  petits  enfants,  sur  l'enfant  qui  demande  à  apprendre  la 
lecture,  sur  celui  qui  veut  lire  un  livre,  sur  les  fidèles,  lorsque  le  prêtre 
entre  dans  leur  maison,  sur  les  ennemis  qui  se  réconcilient,  sur  celui 
qui  entreprend  un  voyage,  sur  celui  qui  s'embarque,  sur  ceux  qui  revien- 
nent de  voyage,  sur  les  malades,  sur  ceux  qui  sont  tentés,  sur  une  femme 
qui  ressent  les  douleurs  de  l'enfantement,  sur  une  femme  enceinte,  sur 
ceux  qui  sont  troublés  par  le  démon  :  cérémonies  de  la  réconciliation 
il'une  église  ou  d'un  autel  pollués;  bénédiction  des  instruments  du  culte, 
bénédiction  des  eulogics,  bénédiction  de  l'eau,  bénédiction  des  maisons 
à  .Noël  ou  à  Pâques,  bénédiction  de  l'eau  le  jour  de  l'Epiphanie,  bénédiction 
de  la  table,  actions  île  grâces  après  le  repas,  bénédiction  d'un  verre  d'eau 
ou  de  vin,  bénédiction  des  fruits  ou  de  n'importe  quel  aliment,  bénédic- 
tions des  grains,  des  cultures,  des  aires,  des  silos  et  des  vignes,  des 
animaux,  prières  contre  les  insectes  nuisibles,  etc. 


[51 


,M6  lŒVIE    DE    l'oUIENT    CHRÉTIEN. 

4.  Enfin,  l'élévation  de  saint  Éphrem  au  rang  de  docteur  de  l'Église  a 
fourni  l'occasion  de  rédiger  en  son  honneur  >in  office  complet  pour  le  joiir 
de  sa  fête.  IS  haziran. 

Tous  ces  ouvrages  ont  été  imprimés  au  Séminaire  de  Charfé  ;  à  part 
■quelques  fautes  d'impression  dans  les  textes  en  français  ou  en  latin,  —  le 
syriaque  et  le  karsouni  m'ont  paru  très  corrects,  —  il  n'y  a  qu'à  louer 
l'élégance  de  la  composition 'et  la  netteté  de  l'impression  en  rouge  et  noir. 
Nous  souhaitons  vivement  que  le  Patriarche  Rahniani  puisse  mener  à 
l)onne  fin  la  réimpression  de  tous  les  livres  liturgiques  de  son  église  :  il  y 
aura  profit  à  la  fois  pour  la  piété  de  ses  prêtres  qui  auront  plaisir  à 
«mployerdans  leur  forme  génuine  les  prières  dont  se  sont  servi  leurs  pères, 
et  pour  les  savants  s'intércssant  aux  liturgies  orientales,  car  ils  y  trouve- 
ront une  meilleure  base  pour  leurs  recherches. 

Eugène  Tisserant. 
Rome,  le  iCj  août  l!t-'4. 


[0] 


T.VlîLE  DES  MATIERES 

CONTENUES  DANS   CE  VOLUME 


Pages. 
I.  —  I.ES  MONGOLS  ET  LA   PAPAITK,  pai'  P.  Pelliot 3 

IL  —  KAVAiiES  1>E  TIMOCU-LO.V;  EN  AKMÉMi:.  par  F.  Tournobize.       :!1 

IIL  —  LES  INSCRII'TIONS  ARMENIENNES  D'ANL  DE  1!A(;NAIR  ET  I>E 
MARMACHEN,  par  K.  J.  Basmadjian  i^uile) 17,  oU 

IV.  —  IN  RtriEIL  DllDMÉI.IKS  Dl    I.V  SIÈCLE  en  langue  syriaque,  par 

H.  Béguin  iiuUe\ 82 

V.  —  SÉVÈRE  D'ANTIOCIIE  EN  ÉiiYI'TE.  par  W.  E.  Crum itî 

VI.  —  LE   CLLTE     DE    PIIOTILS    D.\XS     L'ÉGLISE     liYZANTlNE.    par 

M.  Jugie lOô 

Vil.  —  LA  LISTE   DES   P.4TKIARCIIES   D'ALEXANDRIE   DANS   QALQA- 
CIIANDI,  par  E.  Tisserant  ei  G.  Wiet li'5 

MIL  —  .MACARIOS  CALORITÈS  ET  CONSTANTIN  ANAGNoSTÈS  à  pro- 
pi*  de  l'article  tie  .M.  le  Professeur  G.  S.  Jleicati,  par  N.  Banescu III 

I.X.  —  C.\TÈCIIÈSE    .\TTRim  ÉE    A    S.    HASILE    DE   CÉSARÉE    :  UNE 
LETTRE  apocryphe  de  S.  Luc,  par  M.  Chaîne IjO,  271 

X.  —  LA  MORT  DU  K.VGIIAN  KOL  VOl  K.  par  E.  Blochet lOÛ 

XI.  —  II.E    DE   CHYPRE  :  NOTICE   DE   MANISCRITS  ARMÉNIENS,  par 

F.  Macler 172 

XII.  —  LONOMASTICOND'EbSÉBE  DA.NS  INE  ANCIENNE  TRADUCTION 
SVUlA^'l  i:.    par-    S.    B.     le    patriarche     Éphrem    II     Bahmani, 

M-"  Tisserant.  R.  P.  Power  S.  J..  R.  Devreesse •-'■-'ô 

XIII.  -    LES  <'ANoNS  DU  CONCILE  DE  G.\NGRES,  par  L.  Guerrier  et 

S.  Grébaut 3<i:( 

XIV.  —  CATALOGUE    DES    MANUSCRITS  GÉORGIENS   DE   LA  WBLIO- 
riIÈQUE  P.\TRIARC.'V.LE  GRECQUE  A  JÉRUSALEM,  par  R.  P.  Blake ...    :U0 

MELANGES 

I.  —  PRIÈRE  POUR  CO.NJURER  LES  DÉ.MONS.  par  S.  Grébaut 19!» 

II.  —  NOTE     SUR     L'EXPRESSION    COPTE    fiOOVOIIî   (MiOA,    par 

M.  Chaîne H» 


448  TABLE    DES    MATIERES. 

Pages. 

III.  -  LA     DIHÉE    DU     PATRIARCAT    D'ISAAC,    XLI"    PATRIARCHE 
D'ALEXANDRIE,  par  M.  Chaîne -'1 

IV.  -  NOTE    Sl-R     L'EXIL     DE     MARC     D'ÉPIIÉSE    A   LE.MNDS,    par 

S.   E.  M='  Petit ■'^^ 

V.  -  UNE  IIVMNE  DU  NAGARA  JIARYA.M,  par  A.  Roman 41H 

VI.  -  LES  CIT.A.TIONS  DE  S.  JEAN  CHRYSOSTOME  DANS  LE  FLORI- 
LÈGE DU  COD.  VAT.  GRAEC.  11  lï.  par  G.  Bardy '-• 

BIBLIOGRAPHIE 

I.  _  SuTTAs  et  DiuoTON,  Introduction  à  l'étude  des  hiéroglyphes (.4.  Tricolu    217 

II.  _  ,1.  Vajs,  Psalleriumpalaeoslovenumcroatico-glagoliticumtL.-l/flCH's).    218 
m.  -  A.   B.uMSTAiiK,  Geschichle   der  syrischen  Literatur  (f.  Tisseranl).    219 

IV.  _  Ouvrages  publiés  par  la  Sociét('  royale  des  Sciences  et  <les  Lettres 
d'Upsal,  tomes  XVI.XYIIl,  XIX  ^A.  llumbfrl) ..^ 251 

V.  _  c.  YYessf.ly,  Duodecim  prophetarum  minorum  versionis  achmimicae 
codex  Haineriannn.  -  The  coptic  version  of  tlio  New  Testament  in  tlie 
southern  dialect  (E.  I)rio(on) _ '" 

VI.  _  w.  E.  Crim  et  11.  1.  Rell,  \Vadi  Sarga.  Coptic  and  greelc  texts 
(E.  Driolon  i 

Vil.  —  E.  Dlvaed,  Études  d'étymologies  coptes  (E.  Driolon) 1 IJ 

VIII.  _  S.  B.  Ignace  Éi'imEsi  11  Rahmam,  Missale,  Liber  ritualis,  olTice  pour 
la  fête  de  S.  Éjihrom  (E.  Tisserant) "3 


Le  Direrteui-G&ranl 
11.  Graffin. 


Tj'iJOBl'aiilMC  hiriuin-Uidol  et  C".  —  Paris. 


Prévue 


DE 


L'ORIENT  CHRÉTIEN 


f 


DIRIGEE 


Par   R.    GRAFFIN 


XROISifeME     SÉRIE 
Tome  IV  (XXIV) 


24'  volume    —  1924 


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I-7Ï.23/24 

Revue  De  L'Orient  Chrétien 

Princeton  Theological  Sfm'na'y^Speer^Ubrary ^ 


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